Hoja de repaso: Nouveaux Espaces de Conquête Mondiale

📋 Plan du Cours

  1. Mers et espace, nouveaux espaces de conquête
  2. Enjeux scientifiques, militaires et économiques
  3. Ressources marines et pêche hauturière
  4. Droit de la mer, de mare liberum à Montego Bay
  5. Traité de l’espace et principes juridiques
  6. Guerre des étoiles et tensions spatiales
  7. Acteurs émergents et montée en puissance
  8. Chine et conquête spatiale
  9. Souveraineté chinoise et revendications maritimes
  10. Collier de perles et stratégie d’accès aux routes
  11. Mer de Chine méridionale, rivalités et points chauds
  12. Gouvernance de la haute mer et biodiversité au-delà

📖 1. Mers et espace, nouveaux espaces de conquête

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vision géostratégique : Approche des relations internationales qui relie la puissance d’un État à sa capacité d’influence et d’expansion à l’échelle mondiale.
  • Espace extra-atmosphérique : Espace situé au-delà de l’atmosphère terrestre, devenu un théâtre d’affirmation scientifique, militaire et économique.
  • Triade océanique : Découpage du monde en trois grands océans, utilisé pour structurer la compréhension géographique à l’échelle mondiale.
  • Bureau hydrographique international : Institution internationale chargée de la reconnaissance et de la normalisation des données maritimes, dans la continuité de la SDN.
  • Nodules polymétalliques : Agglomérats riches en métaux situés sur les fonds marins, susceptibles d’alimenter une future exploitation minière.

📝 Points essentiels

  • Après la domination des espaces terrestres, les mers et océans puis l’espace extra-atmosphérique deviennent des espaces majeurs de rivalités et de tensions internationales.
  • Les logiques géopolitiques de l’océan et de l’espace sont présentées comme des prolongements de l’organisation multipolaire terrestre.
  • La Chine est décrite comme une puissance de premier plan dans ces deux domaines, avec un rattrapage économique, technique et stratégique au début du XXIe siècle.
  • La conquête spatiale s’inscrit dans l’histoire de la connaissance de l’univers, avec des jalons comme Copernic, Galilée et Newton.
  • Les missiles à longue portée apparaissent au début du XXe siècle en Russie et en Allemagne, puis sont réorientés vers des usages civils et scientifiques dans les années 1950-1960.
  • La conquête spatiale est associée à des étapes clés : orbite en 1957, vol habité en 1961, premier pas sur la Lune en 1969, puis limites liées aux distances du système solaire et au caractère immense de l’univers.

💡 Astuce mémo

Terre→Mers→Espace : même logique de puissance, nouveaux terrains de rivalité.

📖 2. Enjeux scientifiques, militaires et économiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mare liberum : Principe juridique attribué à Grotius selon lequel les mers sont ouvertes à la navigation.
  • Mare claustrum : Idée issue de conférences internationales qui tend à encadrer l’accès aux mers par des règles territoriales et de gestion.
  • Plateau continental : Notion du droit de la mer qui désigne un espace sous-marin dont l’exploration et la cartographie progressent avec les techniques.
  • Traité de l’espace (1967) : Traité-cadre signé en 1967 qui définit l’espace extra-atmosphérique et fixe des règles de non-appropriation et de paix.
  • Traité de 1979 sur la Lune : Traité qui considère la Lune comme un espace non appropriable et s’inscrit dans la continuité du traité de 1967.

📝 Points essentiels

  • Les progrès techniques transforment océans et espace extra-atmosphérique en ressources stratégiques, combinant opportunités militaires et potentialités économiques.
  • L’appropriation des espaces maritimes commence aussi par leur dénomination, car des mers, détroits ou îles peuvent faire l’objet de litiges malgré un consensus sur les océans.
  • Les conventions de 1958 (liées notamment à la pêche) contribuent à définir mer territoriale, haute mer et plateau continental.
  • Le traité de l’espace de 1967 interdit l’installation d’armes nucléaires ou de destruction massive en orbite, tout en laissant des usages militaires et commerciaux possibles.
  • Le traité de 1967 pose trois principes : liberté d’explorer, liberté d’utiliser et principe de recherche scientifique.
  • Le traité de 1979 sur la Lune qualifie la Lune de res nullius, donc non appropriable, et n’est signé que par une poignée d’États (avec États-Unis, Russie et Chine cités comme exceptions notables).

💡 Astuce mémo

Océan + espace = même logique : techniques → stratégie (militaire) + valeur (économie), puis droit → appropriation disputée et négociée.

📖 3. Ressources marines et pêche hauturière

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pêche hauturière : La pêche hauturière désigne la capture de poissons au large, loin des côtes, nécessitant des moyens et une organisation adaptés.
  • Ressources marines : Les ressources marines regroupent les espèces et ressources exploitables de l’océan, dont la disponibilité dépend des milieux et des pressions humaines.
  • Cosmodrome : Un cosmodrome est une base de lancement d’engins spatiaux, dont la localisation et le rôle s’inscrivent dans une logique géographique et géopolitique.
  • New Space : Le New Space désigne l’essor d’acteurs privés qui complètent ou remplacent partiellement l’action des États dans l’accès à l’espace.

📖 4. Droit de la mer, de mare liberum à Montego Bay

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mare liberum : Notion juridique du droit de la mer qui défend l’idée que les espaces maritimes doivent rester libres d’accès pour tous.
  • Sea power : Concept géostratégique qui désigne la capacité d’un État à contrôler la mer et à y projeter une influence, directement ou indirectement.
  • Porte-avion : Navire de guerre conçu pour projeter et appuyer des avions de chasse depuis un pont d’atterrissage en haute mer.
  • Sous-marins lanceurs : Sous-marins équipés de missiles, utilisés comme outil de dissuasion nucléaire capable de frapper depuis les profondeurs.
  • Cosmodrome de Baïkonour : Site spatial historique ouvert en 1956, devenu un lieu clé de coopération pour les missions habitées vers l’ISS.

📝 Points essentiels

  • Le sea power vise à contrôler des points stratégiques comme détroits, îles et canaux, ainsi que les ressources et routes maritimes en cas de rivalité ou de conflit.
  • Le sea power peut s’exercer directement par des forces propres ou indirectement via d’autres nations ou des institutions internationales.
  • La domination maritime est renforcée par la maritimisation des économies : l’approvisionnement en matières premières et l’essentiel des exportations passent par la voie maritime.
  • Le porte-avion sert de base flottante mobile en haute mer, sans violer la souveraineté d’un État lorsqu’il se trouve dans les eaux internationales.
  • Les porte-avions sont accompagnés de forces de protection, notamment sous-marins et frégates/destroyers, formant une task force.
  • Les sous-marins lanceurs et SNLE constituent un pilier de la dissuasion nucléaire : ils sont présentés comme capables de frapper n’importe quel État depuis les profondeurs.

💡 Astuce mémo

Sea power = Mer + Influence : contrôler routes et points clés, puis projeter (directement ou via alliances).

📖 5. Traité de l’espace et principes juridiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Traité de l’espace : Traité international encadrant l’usage pacifique et la coopération dans l’espace extra-atmosphérique.
  • Station spatiale internationale : Projet orbital coopératif rassemblant plusieurs agences spatiales pour mener des activités en orbite.
  • Skylab : Station spatiale américaine lancée pendant la guerre froide, destinée à des missions habitées.
  • Mir : Station spatiale soviétique devenue la seule station habitable après la désintégration de Skylab.
  • Soyouz : Vaisseau russe utilisé pour transporter des équipages vers la Station spatiale internationale.

📝 Points essentiels

  • Les États-Unis et l’URSS ont d’abord rivalisé en orbite avec deux stations : Skylab côté américain et Mir côté soviétique.
  • Skylab se désintègre en 1979, ce qui laisse Mir comme station habitable unique.
  • Un projet de « station internationale » est proposé aux Européens, puis le traité est signé à Washington le 29 janvier 1984.
  • Les États-Unis renoncent à une nouvelle station dès 1984 sous Ronald Reagan, en privilégiant la dimension balistique et militaire plutôt que la science.
  • La participation russe est cruciale car les deux premiers caissons lourds, Zarya et Zvezda, sont mis en orbite par le lanceur Proton, et les équipages sont acheminés par Soyouz.
  • Le cosmodrome de Baïkonour reste le point de décollage pour accéder à la station.

💡 Astuce mémo

Guerre froide → Rivalité (Skylab/Mir) puis Coopération → ISS (traité signé à Washington le 29 janvier 1984) avec Soyouz depuis Baïkonour.

📖 6. Guerre des étoiles et tensions spatiales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Station spatiale internationale ISS : La Station spatiale internationale est un laboratoire orbital habité, construit par plusieurs pays, pour mener des expériences en microgravité.
  • Microgravité : La microgravité est un état où la gravité ressentie est très faible, permettant d’étudier le comportement de la matière dans l’espace.
  • DECLIC : DECLIC est un dispositif utilisé à bord de l’ISS pour étudier la croissance et les liquides critiques.
  • CARDIOMED : CARDIOMED est un programme de recherche mené pour mesurer l’impact d’un séjour en orbite sur le corps humain, notamment cardio-vasculaire et immunitaire.
  • Convention des Nations unies sur le droit de la mer CNDUM : La CNDUM est un traité international qui fixe des règles pour l’organisation des espaces maritimes et la création de zones comme la ZEE.

📝 Points essentiels

  • L’ISS a une masse d’environ 115 tonnes au début des années 2000 et atteint 420 tonnes en 2019, pour 108 m de long, 74 m de large et 30 m de hauteur.
  • Le coût de l’ISS est estimé à 150 milliards de dollars, ce qui en fait un défi financier et surtout technique.
  • La participation russe est centrale car les deux premiers caissons lourds Zarya et Zvevda sont mis en orbite par le lanceur Proton, et Soyouz transporte les premiers équipages.
  • La NASA supervise les travaux et fournit notamment des poutrelles, des panneaux solaires, un module d’habitation et un laboratoire, tandis que l’ESA fournit Colombus et gère aussi l’informatique de la station.
  • L’ISS réunit quinze pays, sans la Chine à cause de la méfiance américaine liée aux risques de transfert technologique, alors que la Chine développe Tiangong 1 puis Tiangong 2.
  • Le projet a nécessité 140 lancements pour convoyer matériel et équipages, dont 91 assurés par la Russie, 37 par les États-Unis, 7 par le Japon et 5 par l’Europe.

💡 Astuce mémo

ISS = « Lego » orbital : Russie lance les briques lourdes (Zarya/Zvevda), NASA assemble et équipe, ESA ajoute Colombus, et la Chine reste à l’écart.

📖 7. Acteurs émergents et montée en puissance

🔑 Notions clés & Définitions

  • CNDUM : La CNDUM est la convention issue de Montego Bay qui sert de cadre juridique et institutionnel pour la territorialisation des espaces maritimes.
  • ZEE : La ZEE est une zone maritime où l’État riverain dispose de droits exclusifs d’exploitation des ressources, tout en laissant la circulation aux navires étrangers.
  • Haute mer : La haute mer désigne les eaux internationales situées au-delà de la limite fixée par la CNDUM, hors souveraineté étatique directe.
  • Tribunal international du droit de la mer : Le Tribunal international du droit de la mer est une juridiction créée pour trancher les différends liés à l’application de la CNDUM.
  • Autorité internationale des fonds marins : L’Autorité internationale des fonds marins contrôle les activités relatives aux ressources minérales des fonds marins en eaux internationales.

📝 Points essentiels

  • La CNDUM entre en vigueur en 1994 et organise la mer en trois zones distinctes : mer territoriale, ZEE et haute mer.
  • La mer territoriale s’étend sur 12 milles marins et relève de la souveraineté de l’État riverain.
  • La ZEE s’étend de 12 à 200 milles marins et donne à l’État riverain un droit exclusif d’exploiter les ressources, sans souveraineté politique.
  • La liberté de circulation des navires étrangers est maintenue en ZEE.
  • Au-delà de 350 milles marins, la haute mer correspond aux eaux internationales.
  • La ZEE est présentée comme un compromis entre la non-appropriation et l’idée ancienne de liberté des mers, sous pression des pays du tiers monde pour protéger leurs ressources.

💡 Astuce mémo

ZEE = 12→200 : exploitation exclusive, circulation libre ; au-delà 350 : haute mer internationale.

📖 8. Chine et conquête spatiale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Tsien Hsue-Shen : Tsien Hsue-Shen est le fondateur de l’astronautique chinoise, formé au MIT et impliqué dans les programmes de fusées avant de poursuivre ses travaux en Chine.
  • Lanceurs longue marche : Les lanceurs longue marche sont les fusées chinoises issues du développement de missiles à longue portée, utilisées ensuite pour les missions spatiales.
  • Dong Fang Hong : Dong Fang Hong est le premier satellite chinois de télécommunication mis en orbite en 1970, diffusant un chant patriotique.
  • Shenzhou : Shenzhou est le nom des stations et vaisseaux habités chinois, associé à l’idée de « vaisseau céleste ».
  • Tiangong : Tiangong est le laboratoire spatial chinois qui sert de base aux expériences en orbite et à l’accueil de taïkonautes.

📝 Points essentiels

  • La Chine devient une grande puissance économique et scientifique, avec un rôle majeur dans les dépôts de brevets et une adhésion à l’OMC en 2001.
  • Le programme spatial chinois s’appuie sur Tsien Hsue-Shen, expulsé vers la Chine en 1955 après des accusations d’espionnage pendant le maccarthysme.
  • Dès 1956, les autorités chargent Tsien Hsue-Shen de développer des missiles à longue portée à des fins militaires et civiles, à l’origine des lanceurs « longue marche ».
  • Après la rupture avec l’URSS, une première fusée sonde est lancée en 1960 et les travaux portent sur des modèles de satellites et de lanceurs.
  • En 1970, le satellite Dong Fang Hong est mis en orbite et diffuse le chant patriotique L’Orient est rouge.
  • En 1975, la Chine envoie une première sonde récupérable, puis perfectionne ses appareils dans les années suivantes.

💡 Astuce mémo

Tsien → 1955 retour en Chine ; 1956 missiles ; 1960 sonde ; 1970 Dong Fang Hong ; 1975 sonde récupérable.

📖 9. Souveraineté chinoise et revendications maritimes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Ligne en neuf traits : La ligne en neuf traits est une revendication maritime chinoise qui sert de base à l’extension de sa souveraineté en mer de Chine méridionale.
  • Taïwan : Taïwan est un territoire dont la Chine mobilise la question dans sa stratégie de gouvernance et de contrôle maritime.
  • Îles Paracels : Les îles Paracels sont un archipel revendiqué par la Chine et le Vietnam, avec des arguments historiques et géographiques.
  • Îles Spratleys : Les îles Spratleys sont un ensemble de récifs et hauts fonds au cœur de rivalités, où la Chine mène une politique d’artificialisation.
  • Base de sous-marins d’Hainan : La base de sous-marins d’Hainan est une installation chinoise destinée à renforcer la dissuasion et la capacité de projection en mer proche.

📝 Points essentiels

  • La Chine revendique une large partie de la mer de Chine méridionale via la ligne en neuf traits, en s’appuyant sur des droits historiques et une logique de gouvernance maritime.
  • La Chine utilise aussi des moyens de pression concrets, notamment la force armée, pour soutenir ses revendications dans la région.
  • En 1974, l’invasion des îles Paracels contre le Vietnam illustre l’usage de la force dans le cadre des revendications chinoises.
  • En 2013, un traité est ajouté pour englober les îles Spratleys, ce qui élargit le périmètre revendiqué par la Chine.
  • La Chine pratique l’artificialisation des îles Spratleys en remblayant et aménageant des hauts récifs et atolls pour créer des usages à la fois civils et militaires.
  • Cette artificialisation est associée à l’expression « grande muraille de sable » et inquiète les États-Unis et les pays de la région depuis plusieurs années, selon le cours fourni.

💡 Astuce mémo

Ligne en neuf traits + sable artificiel = « contrôle par le périmètre puis par le terrain ».

📖 10. Collier de perles et stratégie d’accès aux routes

🔑 Notions clés & Définitions

  • Collier de perles : Expression désignant la présence de la marine chinoise dans des ports d’Asie et du Moyen-Orient pour sécuriser l’approvisionnement pétrolier via des escales.
  • BRI Belt and Road Initiative : Projet géostratégique chinois des « nouvelles routes de la soie » lancé à partir de 2013 par Xi Jinping pour faciliter les échanges mondiaux.
  • ZEE : Zone économique exclusive définissant des droits d’exploitation au-delà de la mer territoriale, à partir de 200 milles marins.
  • Maritimisation : Dépendance des économies des États aux mers et aux océans, visible notamment par l’essor des ports et des flux maritimes.

📝 Points essentiels

  • Le « collier de perles » vise à sécuriser la route d’approvisionnement pétrolier en s’appuyant sur des ports considérés comme des « perles ».
  • La BRI combine des routes maritimes et des ceintures terrestres de communication (routes et chemins de fer) pour relier Europe, Afrique et autres régions.
  • La ZEE commence à 200 milles marins et sert de repère pour situer l’espace au-delà des juridictions nationales.
  • La maritimisation se manifeste par l’augmentation des ports et par des échanges maritimes (importations de matières premières et exportations de produits finis).
  • La Chine s’appuie sur une marine récente et moderne et sur une politique de revendication plus offensive, notamment en mer de Chine méridionale.
  • La stratégie d’accès aux routes s’inscrit dans la montée en puissance régionale de la Chine en Asie-Pacifique avec des prétentions de plus en plus mondiales.

💡 Astuce mémo

Collier de perles = ports = perles, donc pétrole = route sécurisée.

📖 11. Mer de Chine méridionale, rivalités et points chauds

🔑 Notions clés & Définitions

  • Thalassocratie : Puissance politique fondée principalement sur la maîtrise des mers pour peser sur les rapports de force.
  • ZEE : Zone économique exclusive où un État exerce des droits sur l’exploration et l’exploitation des ressources marines, sans souveraineté politique.
  • Convention de Montego Bay : Convention de l’ONU qui encadre le droit de la mer et fait naître le régime des ZEE.
  • Liberté des mers : Principe affirmant que la navigation en mer ne doit pas être indûment contrôlée par un seul État.
  • Collier de perles : Concept décrivant une stratégie chinoise d’implantations et de points d’appui pour sécuriser ses routes maritimes.

📝 Points essentiels

  • La thalassocratie est associée au projet géostratégique américain porté par l’amiral Alfred Mahan.
  • La ZEE s’étend sur 200 milles marins à partir du littoral et porte sur une souveraineté économique.
  • Dans une ZEE, l’État dispose de droits d’exploration et d’exploitation des ressources marines, mais pas d’autorité politique sur le territoire maritime.
  • Le principe de « liberté des mers » est affirmé dans la Charte de l’Atlantique entre Roosevelt et Churchill.
  • La naissance des ZEE est liée à la Convention de l’ONU sur le droit de la mer à Montego Bay (Jamaïque).
  • La Chine contrôle des îles Paracels et, plus tard, l’occupation militaire chinoise dans les îles Spratleys apparaît dans la chronologie comme un point chaud régional.

💡 Astuce mémo

Thalasso = mer + pouvoir ; ZEE = 200 milles = ressources (éco) sans pouvoir politique.

📖 12. Gouvernance de la haute mer et biodiversité au-delà

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sea power : Notion de puissance navale qui relie la stratégie d’un État à l’usage de la mer comme levier d’influence et de sécurité.
  • Géostratégie maritime moderne : Approche stratégique centrée sur la mer, qui organise l’action d’un État au-delà du seul volet militaire.
  • Convention de Montego Bay : Traité des Nations unies sur le droit de la mer qui fixe des règles juridiques pour les espaces maritimes et leurs usages.
  • Convention des Nations unies sur le droit de la mer : Acronyme CNUDM/UNCLOS désignant le texte signé à Montego Bay et structurant notamment ZEE et libertés en haute mer.
  • ZEE : Zone économique exclusive définie par la CNUDM comme une bande jusqu’à 200 milles marins à partir des lignes de base, avec des droits d’exploitation.

📝 Points essentiels

  • Sea power est présenté comme un concept clé pour les États-Unis, associé à l’idée d’une influence fondée sur la puissance navale.
  • L’auteur cité insiste sur le rôle des facteurs économiques dans la stratégie globale, au-delà des seuls aspects militaires.
  • La CNUDM est signée à Montego Bay le 10 décembre 1982 et entre en vigueur le 16 novembre 1994 après ratification/adhésion de 60 États.
  • La CNUDM prévoit la liberté de la haute mer pour tous les États (navigation, survol, pose de câbles et tubes, pêche, recherche scientifique).
  • La CNUDM crée la ZEE à 200 milles nautiques et encadre les droits d’exploitation, dont la construction d’îles artificielles.
  • La CNUDM impose aux États riverains de ne pas entraver le passage dans les détroits et d’en faciliter la navigation par une signalisation adéquate (art. 44).

💡 Astuce mémo

Mer = droits + libertés : ZEE jusqu’à 200 milles, puis haute mer libre (navigation, survol, câbles, pêche, recherche).

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1957Premier vol en orbite
1967Signature du traité de l’espace
1969Premier homme pose le pied sur la Lune
1979Traité de 1979 sur la Lune
1982Convention de l’ONU sur le droit de la mer à Montego Bay (naissance des ZEE)
1994Entrée en vigueur de la CNDUM
2003Premier taïkonaute dans l’espace
2013Lancement du projet des routes de la soie (BRI)

📊 Tableaux de synthèse

Rivalités et bascule dans l’espace (guerre froide puis détente)

PériodeActeursLogique
1957-1969États-Unis / URSSRivalité scientifique aux enjeux militaires (lanceurs/missiles)
1975États-Unis / URSSCoopération (amarrage Apollo-Soyouz)
1980-1988États-Unis (Ronald Reagan) / URSSTensions avec l’IDS (« guerre des étoiles »), projet mis en sommeil après la chute du communisme

Droit de la mer : trois zones (CNDUM)

ZoneÉtendueRégime
Mer territoriale12 milles marinsSouveraineté de l’État riverain
ZEE12 à 200 milles marinsSouveraineté économique : droit exclusif d’exploiter les ressources, circulation maintenue
Haute merau-delà de 350 milles marinsEaux internationales : liberté pour tous (navigation, survol, câbles/tubes, pêche, recherche)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre « liberté d’explorer » et « liberté d’utiliser » dans le traité de l’espace : ce sont deux principes distincts.
  2. Croire que la ZEE donne une souveraineté politique : la CNDUM prévoit une souveraineté économique, sans autorité politique sur le territoire maritime.
  3. Penser que la haute mer commence à 200 milles : dans le cours, elle correspond au-delà de 350 milles marins.
  4. Mélanger mare liberum et mare claustrum : le premier défend l’accès libre, le second vise à encadrer l’accès par des règles territoriales.
  5. Oublier que le traité de l’espace interdit les armes nucléaires/destruction massive en orbite, mais n’interdit pas tous les usages militaires.
  6. Dire que la Lune est appropriable : le traité de 1979 la qualifie de res nullius (non appropriable).
  7. Croire que la Chine participe à l’ISS : le cours indique qu’elle n’y participe pas à cause du refus américain et développe des projets unilatéraux (Tiangong).

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi mers/océans et espace extra-atmosphérique deviennent des espaces de rivalités et de tensions (vision géostratégique, affirmation scientifique/militaire/économique).
  2. Relier la conquête spatiale à l’histoire de la connaissance (Copernic, Galilée, Newton) et montrer le lien lanceurs/missiles (Russie/Allemagne, réorientation 1950-1960).
  3. Citer les jalons de la conquête spatiale donnés dans le cours (orbite 1957, vol habité 1961, Lune 1969) et expliquer la prise de conscience des limites par les distances.
  4. Présenter les enjeux « exploiter » : ressources (pêche hauturière, hydrocarbures offshore, nodules polymétalliques) et la mer comme route de commerce (conteneur/porte-conteneurs).
  5. Décrire comment l’appropriation maritime commence par la dénomination et donner des exemples de litiges de mers/détroits/îles (mer de l’Est/mer du Japon, golfe Arabo-Persique).
  6. Expliquer l’évolution du droit de la mer : mare liberum (Grotius), mare claustrum (conférences de 1958) et ce que ces conventions définissent (mer territoriale, haute mer, plateau continental).
  7. Exposer le traité de l’espace (1967) : non-appropriation, paix, trois principes (explorer/utiliser/recherche scientifique) et interdiction d’armes nucléaires/destruction massive en orbite.
  8. Expliquer le traité de 1979 sur la Lune : res nullius, non appropriable, et le fait qu’il n’est signé que par une poignée d’États (exceptions notables citées).
  9. Raconter la logique de la course à l’espace pendant la guerre froide : rivalité États-Unis/URSS, puis détente (Apollo-Soyouz 1975) et retour des tensions avec Reagan/IDS (« guerre des étoiles »).
  10. Présenter la multipolarité de l’espace à partir des années 1960 : Europe (ASE, Ariane, Kourou), Japon (Mu), Inde (puissance spatiale), et logique multipolaire des cosmodromes.
  11. Définir sea power et en donner les outils : porte-avion (base flottante), task force (sous-marins + frégates/destroyers) et sous-marins lanceurs/SNLE comme pilier de dissuasion.
  12. Expliquer la territorialisation de l’océan par la CNDUM : mer territoriale (12 milles), ZEE (12-200, droits exclusifs ressources sans souveraineté politique), haute mer (au-delà de 350) et libertés associées.
  13. Maîtriser les institutions liées à la CNDUM mentionnées dans le cours (OMI, Tribunal international du droit de la mer, Commission des limites du plateau continental, Autorité internationale des fonds marins).
  14. Présenter la gouvernance durable : menaces (marée noire, surpêche, acidification, pollution plastique, biodiversité) et rôle des aires marines protégées + conférences BBNJ (2018-2020).

Pon a prueba tus conocimientos

Pon a prueba tus conocimientos sobre Nouveaux Espaces de Conquête Mondiale con 24 preguntas de opción múltiple con correcciones detalladas.

1. Quel changement majeur caractérise l’essor des mers et de l’espace dans la géopolitique contemporaine ?

2. Quelle évolution de la conquête spatiale illustre l’entrée de l’espace dans la logique de puissance ?

Realiza el cuestionario →

Repasa con tarjetas de memoria

Memoriza los conceptos clave de Nouveaux Espaces de Conquête Mondiale con 24 tarjetas de memoria interactivas.

Mers et espace — nouveaux espaces ?

Nouveaux terrains de rivalités internationales.

Enjeux principaux — scientifiques, militaires, économiques ?

Contrôle, ressources et influence géopolitique.

Ressources marines — exemples clés ?

Pêche, hydrocarbures, nodules polymétalliques.

Ver tarjetas de memoria →

Similar courses

Crea tus propias hojas de repaso

Importa tu curso y la IA genera hojas, cuestionarios y tarjetas de memoria en 30 segundos.

Generador de hojas