Quiz: Introduction à la criminologie et justice — 24 domande

Domande e risposte dettagliate

1. Qu’entend-on par judiciarisation dans le rapport profane à la justice pénale ?

Le recours plus fréquent aux procédures judiciaires pour résoudre des conflits
L’évaluation subjective de l’équité d’une décision de justice
L’intégration croissante du droit dans les situations de la vie quotidienne
La centralité accrue accordée à la victime dans les discours publics

Le recours plus fréquent aux procédures judiciaires pour résoudre des conflits

Spiegazione

La judiciarisation désigne l’usage plus fréquent des procédures judiciaires pour traiter des conflits ou des problèmes sociaux. Elle se distingue de la juridicisation, qui renvoie à l’emprise plus large du droit sur les rapports sociaux.

2. Quel élément participe à la construction des cadres d’interprétation des rapports au droit, à la justice et à la police ?

Uniquement les décisions des tribunaux
La socialisation, les expériences personnelles, les médias et certains discours politiques
Principalement les statistiques pénitentiaires
Seulement le niveau d’études et l’âge

La socialisation, les expériences personnelles, les médias et certains discours politiques

Spiegazione

Les représentations profanes s’appuient sur des cadres construits par la socialisation, le vécu, l’exposition médiatique et des discours politiques. Ce ne sont donc pas seulement les institutions judiciaires qui les façonnent.

3. Dans les critiques profanes de la justice pénale, à quoi renvoie surtout l’idée de clémence judiciaire ?

À une priorité donnée aux victimes dans les procès
À des peines jugées trop légères ou insuffisamment privatives de liberté
À une hausse systématique des peines planchers
À une répression excessive des infractions routières

À des peines jugées trop légères ou insuffisamment privatives de liberté

Spiegazione

La clémence judiciaire est perçue comme une justice trop indulgente, notamment lorsque les peines ne privent pas de liberté. Les critiques mentionnent aussi les relaxes et les acquittements.

4. Quel groupe est particulièrement visé par la critique populaire de l’excessive mansuétude ?

Les auteurs de délinquance sexuelle et les atteintes graves aux personnes
Les infractions purement administratives
Les victimes demandant réparation
Les magistrats du siège uniquement

Les auteurs de délinquance sexuelle et les atteintes graves aux personnes

Spiegazione

La critique d’excessive mansuétude vise surtout la délinquance sexuelle et les atteintes graves aux personnes, ainsi que les mineurs via l’excuse de minorité. Elle ne renvoie pas à un simple désaccord technique sur la procédure.

5. Quel est un des objectifs principaux des recherches sur les représentations profanes de la justice ?

Comparer les codes pénaux européens
Mesurer uniquement le nombre d’affaires jugées
Évaluer la productivité des tribunaux
Étudier la confiance et la défiance envers la justice et l’ordre institutionnel

Étudier la confiance et la défiance envers la justice et l’ordre institutionnel

Spiegazione

Les recherches visent notamment à analyser la confiance ou la défiance envers la justice et l’ordre institutionnel. Elles portent aussi sur les finalités attribuées à la justice et aux peines.

6. Quel résultat revient fréquemment dans les enquêtes sur les représentations profanes de la justice pénale ?

Les femmes critiquent systématiquement plus que les hommes
Le genre explique fortement toutes les opinions sur la justice
Les personnes plus âgées et moins diplômées critiquent davantage la justice pénale
Les plus diplômés se montrent toujours les plus sévères

Les personnes plus âgées et moins diplômées critiquent davantage la justice pénale

Spiegazione

Les résultats indiquent que les plus âgés et les moins diplômés sont plus critiques envers la justice pénale. L’effet du genre, lui, est décrit comme peu significatif.

7. Quel dispositif appartient à la méthode qualitative utilisée pour saisir les représentations de la justice ?

Des entretiens biographiques suivis de focus groupes différenciés
Un recensement exhaustif des condamnations
Une expérimentation en laboratoire
Une analyse des seuls dossiers de police

Des entretiens biographiques suivis de focus groupes différenciés

Spiegazione

Le dispositif qualitatif repose sur des entretiens biographiques puis sur des focus groupes différenciés selon l’expérience de la justice, la position sociale et le positionnement politique. Il s’agit d’une approche centrée sur le discours et l’expérience vécue.

8. Pourquoi les images et les émotions sont-elles étudiées dans l’analyse des représentations de la justice ?

Parce qu’elles servent uniquement à calculer les peines
Parce qu’elles suffisent à établir la culpabilité
Parce qu’elles remplacent les règles juridiques
Parce qu’elles influencent la réception de la justice par les citoyens

Parce qu’elles influencent la réception de la justice par les citoyens

Spiegazione

Le cours souligne que les images et les émotions jouent un rôle dans la manière dont la justice est reçue et interprétée. Elles complètent l’analyse des jugements rationnels ou institutionnels.

9. Que désigne la politique criminelle ?

L’organisation de la réponse pénale, de la loi jusqu’à l’exécution des sanctions
L’étude psychologique des auteurs d’infractions
La seule rédaction des codes pénaux
L’ensemble des peines prévues pour les mineurs

L’organisation de la réponse pénale, de la loi jusqu’à l’exécution des sanctions

Spiegazione

La politique criminelle organise la manière de définir les infractions, de poursuivre et d’exécuter les sanctions, de la loi aux décisions des parquets. Elle va donc au-delà du seul texte pénal.

10. Quel instrument permet de mesurer la surpopulation carcérale ?

Le taux d’occupation des prisons
Le nombre de relaxes prononcées
Le taux d’élucidation des faits
Le nombre de classements sans suite

Le taux d’occupation des prisons

Spiegazione

Le taux d’occupation sert à apprécier la surpopulation carcérale. Les autres indicateurs relèvent d’autres dimensions de l’activité pénale ou policière.

11. Quel changement caractérise l’évolution du droit pénal au XIXe siècle puis au XXe siècle ?

La disparition immédiate de toutes les peines corporelles dès 1804
La suppression des tribunaux correctionnels
L’atténuation de la rigueur du code napoléonien et l’abolition tardive de la peine de mort en 1981
L’abandon du droit pénal général au profit du seul droit civil

L’atténuation de la rigueur du code napoléonien et l’abolition tardive de la peine de mort en 1981

Spiegazione

Le cours indique que la rigueur du code pénal napoléonien s’atténue progressivement au XIXe siècle, avec la fin des châtiments corporels, puis l’abolition de la peine de mort en 1981. C’est un mouvement d’évolution graduelle, pas de rupture immédiate.

12. À quoi servent les peines planchers dans la politique criminelle contemporaine ?

À imposer un seuil minimal de peine pour limiter certaines décisions jugées trop clémentes
À remplacer toute appréciation du juge
À supprimer les sanctions éducatives
À réserver la prison aux seuls délits financiers

À imposer un seuil minimal de peine pour limiter certaines décisions jugées trop clémentes

Spiegazione

Les peines planchers fixent un minimum de peine afin d’encadrer la clémence judiciaire dans certains cas. Elles ne suppriment pas le rôle du juge, mais le bornent davantage.

13. Dans quelle catégorie tombe une violence commise sur un conjoint avec une ITT supérieure à 8 jours ?

Une mesure administrative
Une contravention
Une simple infraction civile
Un délit

Un délit

Spiegazione

Le cours précise que les violences sur conjoint, concubin ou partenaire de Pacs avec ITT supérieure à 8 jours relèvent d’un délit. Le seuil d’ITT sert ici de critère légal de qualification.

14. Quel exemple illustre une atteinte à l’autorité de l’État ?

L’offre de stupéfiants à des fins de consommation personnelle
Le blanchiment du produit d’un délit
L’outrage à une personne chargée d’une mission de service public
Le dépôt illégal de déchets par leur détenteur

L’outrage à une personne chargée d’une mission de service public

Spiegazione

L’outrage à une personne chargée d’une mission de service public fait partie des atteintes à l’autorité de l’État. Les autres propositions relèvent d’autres catégories d’infractions.

15. Que vise une peine portant sur les choses ayant permis de commettre le délit ?

Les produits directement issus de l’infraction
Les moyens matériels de l’infraction, comme des armes ou des véhicules
Le document falsifié lui-même
Les droits civiques du condamné

Les moyens matériels de l’infraction, comme des armes ou des véhicules

Spiegazione

Les peines sur les choses ayant permis le délit concernent les moyens matériels utilisés pour commettre l’infraction. Elles se distinguent des peines visant le corps du délit ou les choses produites par le délit.

16. À quoi correspond l’interdiction d’exercer une fonction, un art ou une profession ?

À une mesure qui concerne uniquement le droit de vote
À une sanction qui supprime automatiquement la détention provisoire
À une peine réservée aux seules infractions routières
À une mesure destinée à protéger la société contre un professionnel dangereux

À une mesure destinée à protéger la société contre un professionnel dangereux

Spiegazione

Cette interdiction sert à limiter le risque lié au professionnel et à protéger la société. Elle peut aussi préserver le prestige de la profession, ce qui n’a rien à voir avec le droit de vote.

17. Quel principe permet au parquet de décider s’il engage ou non des poursuites ?

Le principe de l’opportunité des poursuites
Le principe de non-intervention judiciaire
Le principe de spécialité des juridictions
Le principe de légalité absolue de poursuite

Le principe de l’opportunité des poursuites

Spiegazione

Le principe de l’opportunité des poursuites donne au parquet la faculté d’engager ou non des poursuites selon la politique pénale. Il traduit un pouvoir d’appréciation, et non une obligation automatique.

18. Quelle situation peut conduire à un classement sans suite ?

Une condamnation définitive déjà prononcée
L’exécution d’une peine de prison
La non-identification des auteurs ou un préjudice peu important
La reconnaissance de culpabilité par l’auteur

La non-identification des auteurs ou un préjudice peu important

Spiegazione

Le classement sans suite peut résulter de l’absence d’auteur identifié, d’un préjudice faible ou du désistement du plaignant. Il intervient précisément lorsque le parquet décide de ne pas poursuivre.

19. Comment la criminologie est-elle définie au sens large ?

Comme une méthode policière d’enquête
Comme un ensemble de connaissances sur le crime envisagé comme problème social
Comme une branche exclusive du droit civil
Comme la seule étude des peines

Comme un ensemble de connaissances sur le crime envisagé comme problème social

Spiegazione

La criminologie est présentée comme un corpus de connaissances sur le crime comme problème social, mobilisant plusieurs approches. Elle ne se réduit ni au droit ni à la police.

20. Que caractérise la criminologie clinique ?

Une analyse pluridisciplinaire de cas individuels ou spécifiques
Une étude des sanctions uniquement
Une théorie des causes urbaines de la délinquance
Une lecture strictement statistique des crimes

Une analyse pluridisciplinaire de cas individuels ou spécifiques

Spiegazione

La criminologie clinique est une démarche pratique et appliquée qui traite des cas particuliers de façon pluridisciplinaire. Elle se distingue de la criminologie générale, plus tournée vers les mécanismes et trajectoires.

21. Quelle différence principale sépare la première et la seconde école de Chicago ?

La première traite du droit civil, la seconde du droit administratif
La première explique la délinquance par la désorganisation sociale, la seconde par des processus et interactions
La première nie toute influence urbaine, la seconde s’y oppose totalement
La première s’intéresse seulement à la peine, la seconde seulement à la police

La première explique la délinquance par la désorganisation sociale, la seconde par des processus et interactions

Spiegazione

La première école de Chicago met l’accent sur la désorganisation sociale, tandis que la seconde décrit la déviance comme un processus construit dans les interactions. Elles ne reposent donc pas sur la même logique explicative.

22. Que montre la notion de stigmate dans l’analyse de la déviance ?

Le discrédit naît du regard d’autrui et de l’interaction
Le stigmate dépend seulement des dossiers judiciaires
Le stigmate disparaît dès l’infraction terminée
Le stigmate est une propriété biologique fixe

Le discrédit naît du regard d’autrui et de l’interaction

Spiegazione

Le stigmate est défini comme une réalité interactionnelle : il se construit dans le regard d’autrui et dans la possibilité de discréditer une personne. Il n’est pas un attribut naturel ou purement individuel.

23. Quel courant cherche à expliquer le crime par des causes observables et des méthodes scientifiques ?

L’humanisme juridique
Le normativisme pénal
Le formalisme procédural
Le positivisme en criminologie

Le positivisme en criminologie

Spiegazione

Le positivisme en criminologie vise à expliquer le crime par des causes observables plutôt que par des jugements moraux. Lombroso est présenté comme une figure majeure de ce courant.

24. Que soutient la sociologie criminelle de Durkheim à propos du crime ?

Le crime n’a aucun lien avec la société
Le crime disparaît avec la fin des peines
Le crime est un fait social normal révélateur de la cohésion et de la structure sociale
Le crime provient uniquement de caractéristiques biologiques

Le crime est un fait social normal révélateur de la cohésion et de la structure sociale

Spiegazione

Durkheim considère le crime comme un fait social normal, utile pour comprendre la cohésion et la structure d’une société. Cette approche s’oppose à une explication purement biologique du criminel.

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Juridicisation — définition ?

Processus social intégrant le droit dans les rapports sociaux.

Judiciarisation — rôle ?

Recours accru aux procédures judiciaires pour régler conflits.

Figure de la victime — importance ?

Centralité croissante dans discours et attentes envers la justice.

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