★ À maîtriser
La surdité n’empêche pas nécessairement la parole, car les personnes sourdes ont une voix.
Il y a environ 50 ans, les enfants sourds bénéficiaient rarement d’un diagnostic précoce et les programmes étaient principalement centrés sur l’appareillage, l’entraînement auditif, la parole et la lecture labiale.
Jusqu’aux années 1970, les enfants sourds présentaient souvent un retard massif du langage ainsi que de la lecture et de l’écriture par rapport aux enfants entendants.
À partir des années 1970, les recherches ont montré les bénéfices d’une exposition précoce aux signes et ont établi que la langue des signes est une langue naturelle à part entière.
Dans les années 1990, les enfants sourds de parents sourds exposés précocement à la langue des signes présentaient un développement langagier comparable à celui des enfants entendants de parents entendants.
Le dépistage néonatal est devenu universel et la ligne directrice 1-3-6 recommande un dépistage avant 1 mois, un diagnostic avant 3 mois et une intervention avant 6 mois.
Compléments
Dans les années 1980 et 1990, les niveaux de langage et de lecture ont souvent stagné malgré la communication totale, avec un plafond de lecture situé autour de la quatrième primaire à 18 ans.
À partir des années 1990-2000, le dépistage néonatal, l’appareillage précoce, les programmes d’intervention précoce et l’implant cochléaire avant 2 ans se sont développés.
Dans l’étude de Yoshinaga-Itano et collaborateurs portant sur 321 enfants et 1422 évaluations entre 2000 et 2014, la probabilité d’atteindre un haut niveau de lecture a quadruplé en dix ans après la mise en œuvre du dépistage néonatal.
★ À maîtriser
📌 Le français signé accompagne chaque mot du français par un signe, alors que la langue des signes possède une organisation syntaxique propre.
📌 Le diagnostic précoce doit être suivi d’une intervention précoce centrée sur une communication parent-enfant réactive et sur l’accès à une langue accessible dans ses dimensions morphosyntaxique, phonologique et pragmatique.
Compléments
La lecture labiale est limitée parce que plusieurs sons possèdent la même image labiale et que certains phonèmes, comme /g/ et /r/, ne sont pas visibles.
Les recommandations FCEI-DHH préconisent des environnements langagiers riches, un accès constant à la langue, des interlocuteurs réceptifs et actifs, des reformulations, des occasions authentiques de communication et des échanges prolongés.
L’Alphabet des Kinèmes Assistés est utilisé exclusivement à l’IRSA.
LSFB = langue ; français signé = accompagnement
★ À maîtriser
Les premières années de vie sont une période majeure de changements cérébraux comprenant notamment la myélinisation, la synaptogenèse et l’élagage synaptique.
La privation auditive congénitale modifie la maturation du cortex auditif, et les amplitudes des pics EEG se rapprochent davantage de la norme lorsque l’implant cochléaire est posé plus tôt.
Compléments
Chez l’enfant sourd, le cortex auditif peut être recruté par le langage visuel et ainsi être réutilisé pour traiter du langage plutôt que d’être perdu pour cette fonction.
Environ 92 à 95 % des bébés sourds ont des parents entendants.
Privation auditive → plasticité cross-modale
★ À maîtriser
L’attention soutenue prédit les compétences langagières, tandis que les compétences langagières soutiennent en retour le développement de l’attention soutenue.
Dans l’étude de Quittner et collaborateurs, la sensibilité maternelle était le facteur le plus puissant pour prédire la trajectoire et le niveau de langage après quatre ans chez les enfants implantés cochléaires.
Compléments
Les enfants sourds signants non natifs ont des performances de mémoire de travail non verbale inférieures à celles des enfants sourds signants natifs et des enfants entendants.
L’engagement coordonné apparaît à partir de 9 mois, tandis que l’engagement symbolique implique l’alternance entre l’objet et les mots ou gestes qui le symbolisent.
Le langage adressé au bébé utilise la répétition, l’intonation, la hauteur tonale, les pauses et une syntaxe simplifiée pour augmenter l’attention et faciliter la segmentation de la parole.
★ À maîtriser
À la naissance, les bébés peuvent discriminer les sons de toutes les langues, puis se spécialisent vers 6 à 8 mois dans les sons de leur langue maternelle et perdent progressivement la discrimination des sons non pertinents vers 10 à 12 mois.
Le développement phonologique suit une progression où la perception guide la production:
L’interaction sociale est indispensable à l’acquisition des phonèmes, car des enfants exposés au mandarin par contact humain l’ont mieux appris que ceux exposés seulement par vidéo ou audio.
Compléments
La spécialisation perceptive facilite la détection des régularités phonotactiques, la segmentation des mots et l’encodage des détails phonétiques des premiers mots.
Les enfants présentant une déficience auditive légère à moyenne ont généralement un vocabulaire réceptif et une lecture des mots et des non-mots comparables aux contrôles, mais leur vocabulaire expressif, leur grammaire et leur répétition de non-mots sont plus fragiles.
Les enfants avec implant cochléaire suivent globalement le même ordre d’acquisition phonologique que les enfants entendants, des voyelles aux occlusives puis aux fricatives.
Dans l’étude de Halliday et collaborateurs, 26 % des enfants présentant une déficience auditive avaient des difficultés langagières significatives.
★ À maîtriser
L’implant cochléaire reproduit relativement bien l’enveloppe temporelle de la parole, mais il reproduit mal sa structure temporelle fine.
La rééducation auditive progresse de la détection à la discrimination, puis à l’identification et enfin à la compréhension, en mobilisant des processus ascendants et descendants.
La LfPC fournit un modèle linguistique et phonologique complet même en l’absence d’audition, mais l’enfant doit ensuite gagner en vitesse, en fluidité et en expressivité.
Compléments
Les enfants avec implant cochléaire présentent notamment des confusions de voisement, comme b vers p et g vers k, ainsi que des erreurs de lieu articulatoire, tandis que les voyelles sont mieux perçues que les consonnes.
En français, les enfants implantés acquièrent globalement la phonologie malgré la privation auditive, mais distinguent moins bien les fricatives alvéolaires /s, z/ des post-alvéolaires /ʃ, ʒ/.
L’implant cochléaire bilatéral favorise davantage de tours de rôle vocaux, une meilleure reconnaissance de la parole dans le bruit, une meilleure localisation sonore, ainsi qu’une meilleure conscience phonologique, mémoire phonologique et dénomination rapide.
L’Auditory Verbal Therapy est une intervention précoce qui apprend aux parents des stratégies auditives et verbales afin de maximiser le développement de l’écoute, de la parole et du langage de leur enfant.
Le langage remplit des fonctions de communication, de pensée, d’apprentissage, de lecture et d’écriture, d’identification sociale, de création et de réflexion sur la langue.
Les habiletés de langage oral influencent fortement l’accès à la littératie et la réussite scolaire et sociale de l’enfant sourd.
📌 Pour accéder correctement à la lecture et à l’écriture, l’enfant doit développer des représentations phonologiques précises, quel que soit le moyen utilisé pour les construire.
★ À maîtriser
Compléments
L’entraînement auditivo-cognitif renforce notamment la mémoire de travail, l’attention auditive et la vitesse de traitement auditif.
Chez des adultes sourds de naissance porteurs d’un implant cochléaire, l’entraînement auditivo-cognitif a amélioré la compréhension de la parole et l’accès lexical.
Chez les enfants avec implant cochléaire, les groupes bénéficiant d’une intervention auditive-verbo-tonale ou d’une exposition intensive à la LfPC obtiennent de meilleurs scores de perception auditive que les enfants ayant une faible exposition à la LfPC, avec des résultats parfois proches de ceux des contrôles entendants.
Une exposition LfPC+ correspond généralement à une exposition quotidienne depuis la petite enfance, dans plusieurs contextes et avec des adultes formés, tandis qu’une exposition LfPC− est tardive, irrégulière ou limitée à certaines séances.
★ À maîtriser
Compléments
La méthode verbo-tonale part du postulat qu’une audition résiduelle existe toujours et doit être évaluée puis exploitée pour organiser la perception auditive.
En 1939, Gubérina a souligné l’importance du rythme, de l’intonation et des gestes dans la structuration et l’acquisition des langues orales.
La sensibilité tactile se situe autour de 300 Hz et décroît rapidement entre 500 et 1000 Hz.
★ À maîtriser
Les enfants sourds ou malentendants présentent souvent un lexique plus réduit, moins de connexions entre les mots, un vocabulaire de lecture plus limité et moins d’opportunités d’apprentissage incident que leurs pairs entendants.
Dans une étude comparant 50 enfants, 57 % des enfants avec implant cochléaire bilatéral avaient un vocabulaire expressif dans la norme, contre moins de 20 % des enfants avec implant unilatéral.
Les enfants sourds de parents sourds signants natifs présentent généralement un développement signé plus précoce et plus proche de celui des enfants entendants que les enfants sourds de parents entendants.
L’intervention lexicale directe repose sur un apprentissage explicite, intensif et collaboratif qui associe explication de la signification, activités ludiques et stratégies métalinguistiques.
Les approches indirectes développent le vocabulaire grâce aux conversations enrichies, à la lecture interactive d’albums et à la lecture autonome.
Compléments
Chez les enfants sourds ou malentendants, les noms et les verbes sont généralement mieux représentés que les adjectifs, les adverbes et les connecteurs.
Une tâche de dénomination ou de désignation renseigne sur la taille du lexique, mais pas sur la qualité des représentations lexicales ni sur leur organisation.
📌 Pour apprendre de nouveaux mots à partir d’un texte, l’enfant doit connaître environ 90 à 95 % des mots du texte.
Direct = explicite ; indirect = conversationnel
★ À maîtriser
Un implant cochléaire posé précocement, notamment avant 2 ans, rend possible chez de nombreux enfants un développement morphosyntaxique proche des normes d’âge, sans toutefois garantir un résultat normal.
Les difficultés morphosyntaxiques concernent notamment les pronoms objets, les phrases relatives, les flexions verbales et nominales, les adjectifs, les prépositions et les déterminants.
📌 Chez les enfants avec implant cochléaire, la longueur moyenne des énoncés et le nombre d’omissions peuvent être proches de ceux des contrôles, tandis que les substitutions restent davantage déficitaires.
Dans les tâches narratives, les enfants avec implant cochléaire rapportent souvent moins d’éléments essentiels et subsidiaires que les enfants entendants, même si 47 % d’entre eux peuvent se situer dans la norme des entendants.
Les enfants sourds peuvent présenter une macrostructure narrative équivalente à celle des entendants tout en ayant une microstructure narrative inférieure et des réponses moins complètes aux questions d’inférence.
Compléments
Chez les enfants porteurs d’un implant cochléaire, le vocabulaire tend à être mieux développé que la morphosyntaxe.
Les facteurs associés aux difficultés morphosyntaxiques comprennent l’âge d’implantation, le caractère unilatéral ou bilatéral de l’implant, la saillance perceptive des éléments, le traitement phonologique, la mémoire de travail et l’input parental.
★ À maîtriser
Les enfants sourds ou malentendants présentent souvent des compétences appropriées pour introduire un sujet et initier une conversation, mais une contingence conversationnelle plus fragile.
La réparation conversationnelle consiste à identifier la source d’un bris de communication, demander une clarification, reformuler l’énoncé ou s’autocorriger.
Le programme CONVERSE travaille la contingence, les opportunités d’interaction, les indices non verbaux et verbaux, le regard, la réparation, les conversations soutenues et l’approfondissement des sujets.
Compléments
Dans une tâche de communication référentielle, les enfants entendants utilisent davantage de requêtes spécifiques que les enfants oralistes ou signants sourds, avec des proportions de 85 %, 65 % et 52 % respectivement.
Les difficultés pragmatiques peuvent être liées à une compréhension linguistique insuffisante, à des occasions réduites d’interaction, à un accès limité à l’apprentissage incident et au développement de la théorie de l’esprit.
★ À maîtriser
Une langue des signes naturelle est une langue à part entière, tandis qu’un système signé est une forme artificielle de soutien à la langue orale.
Chez des enfants sourds signants natifs porteurs d’un implant cochléaire, les performances en langage oral sont prédites par l’âge et ne diffèrent pas significativement selon le statut auditif.
Une exposition précoce et de haute qualité à une langue des signes naturelle avant l’implantation cochléaire soutient le développement du langage oral post-implantation.
Compléments
Chez les enfants entendants de parents sourds, 36 à 51 % du vocabulaire précoce correspond à des équivalents de traduction entre la langue orale et la langue signée.
Chez les adultes entendants enfants de parents sourds, le code-switching représente 6 % des productions et le code-blending 36 % des productions.
Chez les enfants entendants de parents sourds, le code-blending représente environ 90 % des alternances bimodales, contre 10 % pour le code-switching.
★ À maîtriser
Les performances en langue orale étaient prédites par l’âge, comme chez tout enfant en développement, sans différence significative selon le statut auditif.
L’exposition précoce à une langue des signes naturelle et de haute qualité avant l’implantation ne nuit pas au développement de la langue orale et peut réduire l’impact d’une privation auditive précoce.
Le bilinguisme bimodal associe une langue des signes et une langue orale, qui peuvent être utilisées simultanément et dont la combinaison peut soutenir le développement langagier.
Un enfant sourd a besoin d’un accès aussi précoce que possible à une langue totalement accessible, qui peut être la langue des signes et/ou la langue française parlée complétée, en complément de l’audition avec ou sans implant cochléaire.
Compléments
L’étude de Davidson et al. a comparé 25 enfants signants natifs de 4 à 8 ans, dont 5 enfants sourds avec implant cochléaire non exposés à la langue des signes et 20 enfants entendants de parents sourds exposés à la langue des signes et à la langue orale.
Les enfants entendants signants obtenaient de meilleurs résultats en langue orale que leurs pairs monolingues implantés non exposés à la langue des signes.
LS précoce → langage oral soutenu
★ À maîtriser
Le multilinguisme est la possibilité de s’exprimer dans plusieurs langues et la capacité à utiliser plus d’une langue dans la vie quotidienne et dans différents contextes.
Le bilinguisme bimodal implique moins de compétition interlinguistique, car la langue orale et la langue des signes peuvent être produites simultanément.
Le vocabulaire des enfants bilingues est distribué entre leurs deux langues, ce qui peut donner l’impression qu’ils possèdent moins de vocabulaire que les enfants monolingues, sans décalage des étapes d’acquisition.
Compléments
Les enfants sourds multilingues représentent 47 % des enfants avec implant cochléaire à Bruxelles et 18 à 35 % des enfants avec déficience auditive aux États-Unis.
Les principaux facteurs d’influence du multilinguisme sont l’âge d’acquisition, le niveau de maîtrise, la quantité d’exposition, le contexte socio-économique et le pairage des langues.
Un apprentissage précoce et simultané commence avant 3 ans, tandis qu’un apprentissage plus tardif est davantage associé à un accent non natif et à une discrimination phonologique différente.
Le multilinguisme peut augmenter les fonctions exécutives, l’attention et l’inhibition, améliorer la flexibilité et retarder l’apparition de maladies dégénératives grâce à une réserve cognitive.
Le multilinguisme peut entraîner un transfert de connaissances entre les langues, faciliter l’apprentissage de mots et de nouvelles langues, développer les compétences métalinguistiques, modifier la syntaxe et favoriser le code-switching.
★ À maîtriser
En français, la précision de la parole était similaire entre enfants bilingues et monolingues et entre enfants bilingues implantés et enfants bilingues avec aide auditive, avec une meilleure précision chez les enfants implantés que chez les enfants appareillés.
Moins de la moitié des enfants bilingues étaient intelligibles dans leur langue familiale, et une différence d’intelligibilité de niveau de preuve modéré apparaissait entre enfants bilingues avec et sans implant.
Les résultats ne justifient pas d’éviter le bilinguisme chez les enfants avec implant cochléaire, mais ils imposent une attention particulière au maintien des langues familiales.
Compléments
L’étude de Van der Straten Waillet et al. a comparé 69 enfants de 4 à 11 ans répartis en quatre groupes:
Les enfants ont réalisé une tâche de dénomination d’images mesurant la précision consonantique et vocalique en français, tandis que les parents ont évalué l’intelligibilité en français et dans la langue familiale avec l’échelle ICS.
Le risque d’attrition ou d’extinction d’une langue est encore plus élevé lorsqu’un trouble du langage ou de l’audition est présent.
Les enfants étaient appariés sur leur niveau de vocabulaire en français et les analyses utilisaient des statistiques bayésiennes pour évaluer les similarités et les différences ainsi que leur niveau de preuve.
La déformation des voyelles est typique chez les enfants bilingues, mais les résultats globaux montrent une similarité des performances de parole en français entre les groupes comparés.
Français préservé, langue familiale fragilisée
★ À maîtriser
Le soutien des enfants sourds multilingues repose sur trois axes:
Une politique linguistique familiale explicite se planifie à partir des langues utilisées, des lieux et des moments d’utilisation ainsi que des souhaits des parents, afin de soutenir un bilinguisme actif et le maintien des langues familiales.
📌 L’évaluation d’un enfant sourd multilingue doit prendre en compte toutes ses langues, car leurs interactions forment un profil linguistique unique et leurs compétences sont rarement équilibrées.
📌 L’intervention logopédique doit soutenir toutes les langues de l’enfant, être linguistiquement sensible et reconnaître la situation d’interculturalité en s’adaptant à la culture familiale.
Compléments
| Période | Caractéristiques principales | Limites ou avancées |
|---|---|---|
| Avant les années 1970 | Oralisme, appareillage, entraînement auditif et lecture labiale | Diagnostic tardif et faible implication parentale |
| Années 1970-1980 | Communication totale, signes, progrès de l’appareillage | Modèles signés souvent incomplets et stagnation de la lecture |
| Années 1990-2000 | Langue des signes précoce, dépistage néonatal, intervention précoce | Meilleur accès linguistique et intérêt pour le bilinguisme |
| Vingt dernières années | Dépistage universel, ligne 1-3-6, technologies améliorées, intervention familiale | Amélioration globale de la lecture, mais variabilité persistante |
| Approche | Public principal | Objectif |
|---|---|---|
| Méthode verbo-tonale | Enfants sourds ou malentendants | Développer l’accès auditif, le rythme, l’intonation et la parole |
| Langue en mouvements | Enfants entendants allophones | Affiner les représentations phonologiques du français |
| LfPC | Enfants sourds ou malentendants | Coder précisément les contrastes phonologiques par lecture labiale et configurations manuelles |
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1. Pourquoi la surdité n’empêche-t-elle pas nécessairement une personne de parler ?
2. Sur quoi les programmes destinés aux enfants sourds étaient-ils principalement centrés il y a environ cinquante ans ?
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La surdité empêche-t-elle nécessairement la parole ?
Non, les personnes sourdes ont une voix.
Quels étaient les axes principaux des programmes pour enfants sourds il y a 50 ans ?
Appareillage, entraînement auditif, parole et lecture labiale.
Quel retard les enfants sourds présentaient-ils jusqu'aux années 1970 ?
Un retard massif du langage, de la lecture et de l'écriture.
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