📋 Plan du Cours
- Entreprise : organisation, objectifs et moyens
- Approche économique de l’entreprise
- Approche juridique : entreprise individuelle et sociétaire
- Liberté de création et normes limitatives
- Formes de sociétés : définition et classifications
- Sociétés civiles : objet civil et régime
- SCI : détention et administration d’immeubles
- Procédure de sauvegarde : finalité et conditions
- Procédure de redressement judiciaire : période d’observation
- Fin de l’observation : plan, cessation ou liquidation
- Liquidation judiciaire : effets et rôle du liquidateur
- Aides aux entreprises en difficulté : objectifs et efficacité
📖 1. Entreprise : organisation, objectifs et moyens
🔑 Notions clés & Définitions
- Organisation d’entreprise : Une organisation d’entreprise regroupe des personnes autour d’un objectif commun et organise l’exécution des tâches.
- Unité de production : Une entreprise est une unité qui produit des biens et des services destinés à être vendus sur un marché.
- Centre de pouvoir décision autonome : Une entreprise dispose d’un pouvoir et de décisions propres, nécessitant une organisation plus ou moins complexe.
- Entreprise individuelle : Une entreprise individuelle est une forme juridique où l’activité est portée par une seule personne.
- Entreprise sociétaire : Une entreprise sociétaire est une forme juridique structurée autour d’associés et de règles de fonctionnement propres.
📝 Points essentiels
- Une entreprise combine des moyens humains, matériels, immatériels et financiers pour atteindre un objectif commun.
- La coordination et la répartition des tâches font partie de la définition organisationnelle de l’entreprise.
- L’entreprise peut être une personne physique ou une personne morale en droit français.
- L’approche économique insiste sur la production en vue d’un objectif économique et sur la vente sur un marché.
- La diversité des entreprises dépend notamment de la taille, du secteur d’activité et du statut juridique.
- Le choix de la forme juridique influence la crédibilité commerciale, la possibilité de s’associer, la complexité des règles et le niveau de responsabilité du dirigeant.
💡 Astuce mémo
Organisation = Objectif + Coordination + Moyens (humains, matériels, immatériels, financiers).
📖 2. Approche économique de l’entreprise
🔑 Notions clés & Définitions
- Personne du créateur : Notion juridique qui encadre qui peut exercer une activité commerciale ou artisanale et dans quelles conditions.
- Carte de séjour temporaire : Titre exigé pour certains étrangers afin d’exercer une activité commerciale ou artisanale en France.
- Incompatibilités professionnelles : Ensemble de fonctions légalement incompatibles avec l’exercice du commerce pour préserver l’indépendance du titulaire.
- Propriété intellectuelle : Droits (marques, brevets, dessins et modèles) utilisés comme levier stratégique pour une entreprise nouvelle.
- Entreprise individuelle : Forme d’exploitation où une personne physique exerce seule une activité lucrative et indépendante, sans créer de société.
📝 Points essentiels
- L’exercice du commerce est réservé aux personnes majeures n’étant pas sous tutelle ou curatelle.
- Pour les étrangers, l’exercice en France suppose une carte de séjour temporaire valable un an.
- Certaines fonctions sont incompatibles avec le statut de commerçant (exemples : juge, notaire, avocat, expert-comptable, pharmacien, architecte).
- Les interdictions peuvent viser des sanctions civiles ou pénales empêchant l’exercice.
- Pour un projet d’entreprise, une recherche d’antériorité sur le nom et l’enseigne précède souvent le dépôt.
- Les marques, brevets d’invention, dessins et modèles sont généralement déposés à l’INPI pour sécuriser la stratégie industrielle et commerciale.
💡 Astuce mémo
Carte = 1 an ; Incompatibilités = métiers “à indépendance” ; Propriété = dépôt INPI ; Créateur = majeur sans tutelle/curatelle.
📖 3. Approche juridique : entreprise individuelle et sociétaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Entreprise individuelle : Forme d’activité où l’exploitant agit sans séparation entre patrimoine privé et patrimoine professionnel, ce qui expose personnellement aux dettes.
- Micro-entreprise : Régime simplifié d’entreprise individuelle où les cotisations et l’impôt sur le revenu sont calculés à partir des revenus effectivement réalisés.
- Auto-entrepreneur : Statut correspondant au régime de la micro-entreprise, permettant une gestion simplifiée et une protection sociale dédiée.
- Entreprise sociétaire : Forme d’activité organisée sous forme de société, dotée d’une personnalité morale distincte de celle des associés.
- Article 1832 du code civil : Texte définissant la société comme un contrat visant à mettre en commun des biens ou une industrie pour partager bénéfices ou économies, avec contribution aux pertes.
📝 Points essentiels
- Le régime micro-entreprise évite de payer des charges sur une base forfaitaire la première année en calculant cotisations sur les revenus réalisés.
- L’auto-entrepreneur bénéficie de formalités administratives simplifiées, d’un mode simplifié de calcul/paiement des cotisations et de l’impôt sur le revenu, et d’une protection sociale.
- L’auto-entrepreneur peut exercer en artisan, commerçant ou profession libérale, à titre principal ou complémentaire selon sa situation.
- Le micro-entrepreneur ne facture pas de TVA jusqu’aux plafonds : 91 900 € (ventes) et 101 000 € (seuil majoré), 36 800 € (prestations) et 39 100 € (seuil majoré).
- En entreprise individuelle, il n’y a pas de distinction patrimoine privé/patrimoine professionnel : le créateur répond indéfiniment et personnellement des dettes sur ses biens personnels.
- La société offre une séparation de patrimoine : les biens affectés à l’entreprise sont distincts de ceux de l’associé, même si des garanties personnelles peuvent atténuer cet avantage.
💡 Astuce mémo
Individuel = “pas de séparation” (risque sur le privé) ; Sociétaire = “patrimoine séparé” (société distincte).
📖 4. Liberté de création et normes limitatives
🔑 Notions clés & Définitions
- Liberté de création : Principe permettant de choisir librement la forme d’organisation et d’initier une activité via une société, sous réserve des règles applicables.
- Intérêt économique de la société : Raison liée au regroupement de capitaux et de crédits au sein d’une personne morale pour financer l’exploitation d’une activité.
- Intérêt fiscal de la société : Avantage tenant au fait que l’impôt sur les sociétés est supporté par la société, avec des déductions possibles sur ses bénéfices.
- Affection societatis : Intention d’agir ensemble et de partager le bénéfice, considérée comme l’élément moral du contrat de société.
- Apport en nature : Apport consistant en un bien autre qu’une somme d’argent, dont l’évaluation constitue la difficulté principale.
📝 Points essentiels
- La création d’une société permet de réunir des capitaux ou des crédits pour obtenir les investissements nécessaires à l’exploitation.
- L’impôt sur les sociétés est dû par la société en tant que personne morale indépendante, et non par les associés.
- Les bénéfices de la société peuvent faire l’objet de déductions, notamment pour les rémunérations des dirigeants sociaux.
- Les associés sont imposés à l’impôt sur le revenu sur les bénéfices distribués, avec des abattements et réductions selon leur situation.
- Les dirigeants peuvent, dans certains cas, bénéficier d’un statut protecteur des salariés, sans allocations chômage sauf si un contrat de travail distinct existe pour les fonctions de mandataire social.
- La constitution d’une société suppose un nombre minimum d’associés, par exemple 2 pour la SARL et 7 pour la SA.
💡 Astuce mémo
Éco = capitaux, Fiscal = société paie, Moral = intention d’agir ensemble.
🔑 Notions clés & Définitions
- Société : La société est une personne morale qui regroupe des associés pour exploiter une activité commune et partager les bénéfices ou profiter des économies.
- Objet social : L’objet social correspond au contenu licite et certain de l’activité que la société se propose de réaliser.
- Statuts de société : Les statuts sont l’écrit fondateur qui fixe les règles essentielles de la société et doivent contenir des mentions obligatoires.
- Entreprise individuelle : L’entreprise individuelle est une structure où l’entrepreneur et l’activité ne forment pas une entité séparée, ce qui expose directement le patrimoine personnel.
- Société à responsabilité limitée : Une société à responsabilité limitée limite, en principe, l’étendue de la responsabilité des associés au montant de leurs apports.
📝 Points essentiels
- Les sociétés sont des groupements à but lucratif constitués par contrat ou par acte unilatéral d’affectation de biens ou d’industrie à une entreprise commune.
- Les statuts doivent être rédigés par écrit et peuvent exister sous forme de formulaires types à compléter.
- Les mentions obligatoires des statuts incluent notamment la forme (SA, SAS, SARL, SNC…), l’objet social, la dénomination, le siège, le capital et la durée (99 ans renouvelables indéfiniment).
- Le choix entre entreprise individuelle et société se fait notamment au regard du risque sur le patrimoine privé.
- En entreprise individuelle, il n’y a pas de séparation entre le patrimoine de l’entreprise et celui de l’entrepreneur, ce qui rend le chef d’entreprise responsable des dettes.
- Dans une société à risque limité (SARL, SA, SAS), la responsabilité des associés peut se limiter à l’apport réalisé lors de la constitution, mais le risque n’est jamais nul (ex. cautions).
💡 Astuce mémo
Patrimoine : Individuelle = tout pour l’entrepreneur ; Société = risque cadré par l’apport (sauf cautions).
📖 6. Sociétés civiles : objet civil et régime
🔑 Notions clés & Définitions
- Société civile : Une société est civile quand son objet est civil ou quand sa forme n’est pas commerciale, ce qui la soustrait aux règles des sociétés commerciales.
- Objet civil : L’objet civil désigne l’activité visée par la société, qui doit relever du civil pour que la société soit qualifiée de civile.
- SCI : La société civile immobilière est une société civile dont l’objet est la détention ou l’administration de biens et droits immobiliers.
- SCP : La société civile professionnelle permet à des personnes physiques d’exercer en commun une profession libérale réglementée.
- Société commerciale : Une société est commerciale si sa commercialité vient de son objet (actes de commerce habituels) ou de sa forme (SA, SARL, SNC, etc.).
📝 Points essentiels
- Une société est civile si son objet est civil ou si elle n’est pas commerciale par sa forme, même si elle prend la forme d’une société.
- Les sociétés civiles ne sont pas soumises aux textes et règles de comptabilité commerciale applicables aux sociétés commerciales.
- La SCI doit être constituée par au moins 2 personnes (conjoints, concubins, parents ou non) qui mettent en commun un ou plusieurs biens.
- La SCI a pour objet la détention ou l’administration des biens et droits du patrimoine, avec possibilité de mise à disposition aux associés ou de location à des tiers.
- La SCI ne peut pas avoir pour objet l’achat d’immeubles en vue de leur revente, même si des cessions peuvent survenir de façon exceptionnelle.
- La SCP a pour but l’exercice en commun d’une profession libérale réglementée et elle est régie par la loi du 29 novembre 1966 complétée par des décrets propres à chaque profession.
💡 Astuce mémo
Objet civil = société civile ; forme commerciale = société commerciale.
📖 7. SCI : détention et administration d’immeubles
🔑 Notions clés & Définitions
- SCI : Société civile immobilière : société destinée à détenir et gérer un patrimoine immobilier, avec une logique plus patrimoniale que commerciale.
- Intuitu personae : Caractère d’une société où la personne des associés compte davantage que le capital apporté, ce qui peut limiter la cessibilité des droits sociaux.
- Sociétés de capitaux : Formes sociétaires où l’essentiel est le capital apporté, ce qui réduit l’importance de la personne des associés.
- SA : Société anonyme : société de capitaux où la logique patrimoniale domine et où les actions sont en principe cessibles selon les règles applicables.
- SCA : Société en commandite par actions : société de capitaux combinant des associés et des actions, avec une logique centrée sur le capital.
📝 Points essentiels
- En principe, le décès d’un seul associé entraîne la dissolution de la société, et les actions ne sont pas librement cessibles dans ce schéma de principe.
- Les sociétés de capitaux (SA, SCA, SAS, SASU) reposent sur le capital plutôt que sur la personne de l’associé, donc l’intuitu personae est très faible.
- La création d’une société répond souvent à un besoin de financement : les investissements nécessaires sont plus faciles à réunir en se regroupant.
- La création d’une personne morale permet une séparation des patrimoines entre la société et son créateur, ce qui limite la responsabilité du dirigeant (avec limites liées aux exigences de caution, à la cessation de paiem
- La société peut améliorer la pérennité et la transmission : l’entreprise survit plus facilement au dirigeant (maladie/décès) et la cession de parts ou d’actions est plus simple.
- Certains dirigeants peuvent relever du régime des salariés (protection chômage, retraite, sécurité sociale), alors que l’entreprise individuelle cotise personnellement au régime des non-salariés.
💡 Astuce mémo
Décès = dissolution (principe) ; Capitaux = capital (intuitu personae faible).
📖 8. Procédure de sauvegarde : finalité et conditions
🔑 Notions clés & Définitions
- Ordre public de direction : Notion d’ordre public qui permet à la loi d’encadrer l’activité économique au nom de l’intérêt général, même si cela limite la liberté d’entreprendre.
- Ordre public de protection : Notion d’ordre public qui justifie des contraintes sur la liberté d’entreprendre afin de protéger des intérêts comme les consommateurs.
- Liberté d’exploiter : Principe selon lequel un entrepreneur choisit librement le marché, l’organisation, la forme juridique, le recours aux salariés et le financement de son activité.
- Liberté de concurrencer : Principe selon lequel chaque entreprise peut chercher à développer et conserver sa clientèle, y compris par des moyens commerciaux agressifs, tant qu’ils restent loyaux.
- Concurrence déloyale : Qualification des comportements fautifs qui portent atteinte à une saine concurrence et ouvrent droit à réparation.
📝 Points essentiels
- La liberté d’entreprendre peut être encadrée par l’intérêt général, notamment via des autorisations ou déclarations administratives (ex. numerus clausus) ou par la nationalisation d’une partie des activités avec déléguer
- Toute réglementation restrictive doit être justifiée par les menaces que l’activité encadrée fait peser sur l’ordre public
- La liberté d’exploiter se traduit par le choix du marché, du mode d’organisation, de la forme juridique, du recrutement et du financement, l’entrepreneur assumant la responsabilité de ses choix
- La liberté de concurrencer autorise notamment des prix attractifs, une communication dynamique et l’implantation dans la zone de chalandise d’un concurrent
- Une déstabilisation concurrentielle n’est pas fautive si elle ne repose pas sur des pratiques déloyales
- Les comportements déloyaux incluent l’imitation d’un signe distinctif, le dénigrement, le parasitisme et la désorganisation de l’entreprise concurrente (ex. débauchage)
💡 Astuce mémo
Ordre public = Direction (organiser) / Protection (protéger) ; Concurrence = Loyale (moyens) / Déloyale (tromperie ou atteinte).
📖 9. Procédure de redressement judiciaire : période d’observation
🔑 Notions clés & Définitions
- Période d’observation : Période de la procédure de redressement judiciaire destinée à analyser la situation de l’entreprise et à préparer les décisions de redressement.
- Continuité de l’exploitation : Principe selon lequel l’entreprise doit pouvoir poursuivre son activité sans être compromise par des difficultés financières ou de paiement.
- Faits de nature à compromettre la continuité : Événements ou difficultés qui signalent un risque sérieux pour la poursuite de l’activité et déclenchent des obligations d’alerte.
- Alerte du commissaire aux comptes : Obligation pour le commissaire aux comptes d’alerter les dirigeants lorsqu’il constate des faits susceptibles de menacer la continuité de l’activité.
- Mandat ad hoc : Procédure amiable, préventive et confidentielle, visant à régler à l’amiable les difficultés avant la cessation des paiements.
📝 Points essentiels
- La période d’observation sert à faire un diagnostic de la situation avant de décider des mesures de redressement.
- Les difficultés peuvent entraîner une chaîne de réactions en quelques mois si elles ne sont pas traitées, pouvant conduire à la faillite.
- Les alertes portent sur des faits susceptibles de compromettre la continuité de l’exploitation, comme des difficultés de paiement ou de remboursement de crédit.
- Le commissaire aux comptes doit alerter les dirigeants dès qu’il relève de tels faits, dans le cadre de son contrôle de la comptabilité.
- Le CSE doit être mis en place dans les entreprises de plus de 11 salariés, avec des membres élus pour une durée maximale de 4 ans.
- Le président du tribunal de commerce (ou du tribunal judiciaire selon le siège) peut convoquer le dirigeant pour envisager des mesures de redressement lorsque des difficultés sont connues.
💡 Astuce mémo
Observation = « on regarde avant d’agir » : diagnostic de continuité, puis mesures.
📖 10. Fin de l’observation : plan, cessation ou liquidation
🔑 Notions clés & Définitions
- Cessation des paiements : La cessation des paiements correspond à l’impossibilité pour l’entreprise de régler ses dettes.
- Déclaration de cessation des paiements : La déclaration de cessation des paiements est le dépôt auprès du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire, appelé « dépôt de bilan ».
- Mandat ad hoc : Le mandat ad hoc est une procédure amiable, préventive et confidentielle, destinée à régler à l’amiable les difficultés avant la cessation des paiements.
- Procédure de conciliation : La conciliation est une procédure amiable et confidentielle visant à trouver un accord avec les principaux créanciers pour résoudre les difficultés.
- Suspension des poursuites : La suspension des poursuites est l’effet de l’ouverture d’une procédure collective qui empêche les actions en justice et les mesures d’exécution contre le débiteur.
📝 Points essentiels
- Le président du tribunal de commerce (ou du tribunal judiciaire selon le siège) peut convoquer le dirigeant lorsqu’il a connaissance de difficultés pour envisager des mesures de redressement.
- Le mandat ad hoc est réservé aux entreprises en difficulté mais qui ne sont pas encore en état de cessation des paiements.
- Pendant un mandat ad hoc, le dirigeant continue à gérer et diriger seul son entreprise.
- La conciliation vise un accord amiable avec les principaux créanciers et partenaires, afin d’obtenir notamment rééchelonnements, remises, crédits ou une restructuration.
- La déclaration de cessation des paiements doit être déposée dans un délai maximum de 45 jours après la date de cessation.
- Seul le représentant légal est habilité à effectuer la déclaration de cessation des paiements, appelée « dépôt de bilan ».
💡 Astuce mémo
Cessation = « dettes exigibles non payables » : Actif très court terme ≠ Passif exigible à échéance (délai 45 jours).
📖 11. Liquidation judiciaire : effets et rôle du liquidateur
🔑 Notions clés & Définitions
- Liquidation judiciaire : Procédure collective qui entraîne la cessation de l’activité d’une entreprise en difficulté, afin de vendre ses biens et payer les créanciers.
- Liquidateur judiciaire : Mandataire désigné par le tribunal pour gérer la liquidation, exercer les droits de l’entreprise et organiser la vente des actifs.
- Arrêt des poursuites individuelles : Effet du jugement de liquidation qui bloque les actions menées séparément par les créanciers contre l’entreprise.
- Vente des biens : Opération réalisée pendant la liquidation pour transformer les actifs de l’entreprise en sommes destinées au paiement des créanciers.
- Créances déclarées : Dettes que les créanciers indiquent dans la procédure et que le liquidateur doit vérifier avant règlement.
📝 Points essentiels
- Le jugement prononçant la liquidation impose une cessation immédiate de l’activité de l’entreprise.
- La liquidation entraîne l’arrêt des poursuites individuelles des créanciers.
- Le cours des intérêts est interrompu pendant la liquidation.
- Les contrats de travail des salariés sont rompus à la suite du jugement.
- Le liquidateur est nommé par le tribunal et agit à la place de l’entrepreneur sur ses droits et actions.
- Le liquidateur vérifie que les créances sont certaines, liquides et exigibles avant de procéder au règlement.
💡 Astuce mémo
Liquidation = STOP : activité, poursuites, intérêts ; puis VENTE + PAIEMENT via le liquidateur.
📖 12. Aides aux entreprises en difficulté : objectifs et efficacité
🔑 Notions clés & Définitions
- Redressement de l'entreprise : Le redressement de l'entreprise vise à éviter l’effondrement en chaîne et à restaurer la capacité de l’entreprise à poursuivre son activité.
- Maintien de l'emploi : Le maintien de l’emploi consiste à sauvegarder les postes grâce à des procédures adaptées, sans exiger un niveau d’emploi identique en toute circonstance.
- Paiement des créanciers : Le paiement des créanciers organise le remboursement des dettes selon des priorités, en tenant compte des garanties et privilèges.
- Droit de gage général : Le droit de gage général permet aux créanciers de se faire payer sur les biens meubles et immeubles du débiteur.
📝 Points essentiels
- Objectif général : proposer un panel de solutions pour affronter les difficultés et permettre la poursuite de l’activité de l’entreprise.
- Trois objectifs fixés par le législateur : redresser l’entreprise, maintenir l’emploi et payer les créanciers.
- Le redressement comporte un volet financier (gestion des créances) et un volet organisationnel (réorganisation du travail).
- L’efficacité des procédures dépend de la précocité du diagnostic, ce qui renforce la prévention des difficultés.
- La prévention s’appuie sur des mécanismes d’alerte issus notamment des informations comptables et sur la conciliation lorsque le dirigeant demande de l’aide.
- Le maintien de l’emploi ne signifie pas conserver le même volume d’emplois, mais sauvegarder l’emploi via les procédures mises en œuvre.
💡 Astuce mémo
Prévenir → Redresser → Protéger (emploi) → Payer (créanciers).
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 2021 | Près d’1 million de création d’entreprises en 2021 |
| 18 juin 2014 | Loi Pinel sur l’artisanat du 18 juin 2014 |
| 99 ans renouvelables indéfiniment | Durée de la société : 99 ans renouvelables indéfiniment |
📊 Tableaux de synthèse
Entreprise individuelle vs entreprise sociétaire
| Critère | Entreprise individuelle | Entreprise sociétaire |
|---|
| Personnalité juridique | Pas dotée de la personnalité juridique | Personne morale distincte des associés |
| Patrimoine | Confusion : pas de distinction patrimoine privé / professionnel | Séparation des patrimoines (atténuée par cautions/garanties) |
| Responsabilité | Responsabilité indéfinie et personnelle des dettes | Responsabilité en principe limitée aux apports (mais risque non nul, ex. cautions) |
| Transmission | Décès source de difficultés (blocage, indivision, etc.) | Décès moins pénalisant : la société continue, transmission par parts/actions |
| Fiscalité | Impôt sur le revenu (souvent via micro-entreprise) | Impôt sur les sociétés dû par la société ; associés imposés sur bénéfices distribués |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre entreprise individuelle et société : en EI il n’y a pas de séparation patrimoine privé/patrimoine professionnel, donc risque sur le privé.
- Croire que la liberté d’entreprendre signifie absence totale de limites : l’ordre public (direction/protection) peut imposer autorisations, déclarations ou interdictions.
- Mélanger cessation des paiements et simple difficulté : la cessation correspond à l’impossibilité de régler les dettes, avec actif disponible vs passif exigible.
- Penser que le mandat ad hoc est une procédure collective : c’est une procédure amiable et confidentielle, et le dirigeant continue à gérer seul.
- Oublier que la déclaration de cessation des paiements doit être faite par le représentant légal et dans le délai maximum de 45 jours.
- Confondre société civile et société commerciale : une société civile est civile par son objet (ou l’absence de commercialité par la forme), et n’est pas soumise aux règles de comptabilité commerciale.
- Croire que la SCI peut acheter pour revendre : la SCI ne peut pas avoir pour objet l’achat d’immeubles en vue de leur revente (cession seulement exceptionnelle).
✅ Checklist Examen
- Définir l’entreprise comme groupement humain organisé avec objectif commun, moyens humains/matériels/immatériels/financiers, coordination et répartition des tâches, dans un cadre juridique adapté.
- Expliquer l’approche économique : unité de production de biens et services destinés à être vendus sur un marché, centre de pouvoir décision autonome, et mise en œuvre de moyens en vue d’un objectif économique.
- Distinguer biens et services : biens stockables avec décalage possible production/consommation, services immatériels non stockables avec production et utilisation simultanées.
- Justifier pourquoi le choix de la forme juridique influence crédibilité, possibilité de s’associer, fonctionnement juridique et niveau de responsabilité du dirigeant.
- Lister les normes limitatives à la liberté de création : activités réglementées/professions réglementées, artisanat (immatriculation + diplôme/titre/qualification), activités commerciales (art. L.110-1).
- Maîtriser la « personne du créateur » : capacité (majeur, pas tutelle/curatelle), carte de séjour temporaire valable un an pour étrangers, et incompatibilités (ex. juge/notaire/avocat, expert-comptable, pharmacien, archi
- Expliquer la propriété intellectuelle et la concurrence : recherche d’antériorité nom/enseigne, dépôt INPI (marques, brevets, dessins et modèles), et clause de non-concurrence (limites temps/lieu, effet sur le cocontract
- Décrire l’entreprise individuelle : activité lucrative et indépendante, agissant en son nom personnel, risque sur son propre patrimoine, absence de personnalité juridique, responsabilité indéfinie et personnelle.
- Connaître les points forts et points faibles de l’EI : démarches simples, gestion simplifiée, fiscalité via IR/micro-entreprise, et confusion des patrimoines comme risque majeur.
- Présenter l’entreprise sociétaire : intérêt juridique (séparation des patrimoines), économique (capitaux/crédits), fiscal (IS dû par la société), et social (statut protecteur possible des dirigeants sous conditions).
- Réciter les 4 éléments caractéristiques de la société : associés, mise en commun d’apports, participation au résultat (profits/dividendes et pertes), affectio societatis (intention d’agir ensemble).
- Expliquer la constitution et les statuts : écrits, formulaires types possibles, mentions obligatoires (forme, objet social, dénomination, siège, capital, durée 99 ans renouvelables indéfiniment).
- Comparer sociétés civiles et commerciales : critère de qualification (objet civil vs commercialité par objet ou forme), absence/soumission aux règles de comptabilité commerciale, exemples (SCI, SCP).
- Maîtriser la SCI : au moins 2 personnes, objet détention/administration, mise à disposition ou location, et interdiction d’achat en vue de revente (cession exceptionnelle).
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