Ficha de revisão: Introduction au droit international public

📋 Plan du Cours

  1. Les spécificités du DI
  2. Histoire du DI
  3. Sujets du DI
  4. L’État comme sujet
  5. Les éléments constitutifs de l’État
  6. Souveraineté et territoire
  7. Les compétences de l’État
  8. Les sujets de personnes privées
  9. Les actes unilatéraux

📖 1. Les spécificités du DI

🔑 Notions clés & Définitions

Droit international public (DIP)
Le DIP est le droit qui guide les relations entre États, organisations internationales et individus, dépassant les relations purement inter-étatiques. Il comprend plusieurs branches et s’applique à une société internationale décentralisée et conflictuelle.

Société internationale
La société internationale est un ensemble d’acteurs (États, OI, individus) en relation, caractérisée par une structure horizontale où chaque acteur est considéré comme égal en droit, sans autorité supérieure.

Structure horizontale
C’est une organisation où les acteurs, notamment les États, sont égaux en droits, sans hiérarchie ou autorité supérieure. La société internationale repose sur cette structure, contrairement à une organisation verticale.

Principe d’égalité souveraine des États
Principe fondamental selon lequel tous les États sont considérés comme égaux en droit, indépendamment de leurs différences économiques, géographiques ou politiques. Ce principe implique que chaque État possède la souveraineté sur son territoire et ses affaires.

Caractère décentralisé
Ce caractère se manifeste par l’attachement strict des États à leur souveraineté et l’absence d’autorité supérieure à l’échelle internationale. La société repose sur la coopération volontaire, sans autorité centrale contraignante.

Caractère conflictuel
Malgré l’existence de règles, la société internationale est marquée par de nombreux conflits armés et différends. La densification des relations et la compétition entre acteurs génèrent des tensions, que le DIP cherche à limiter ou résoudre.

📝 Points essentiels

Le DIP régit les relations entre États, organisations internationales et individus, allant au-delà des relations inter-étatiques. La société internationale se distingue par sa structure horizontale où chaque acteur est considéré comme égal en droit, sans autorité supérieure. Elle comprend plusieurs branches : droit diplomatique, droit du maintien de la paix, droit de l’environnement, etc.

Les principes fondamentaux du DIP incluent l’égalité souveraine des États, qui garantit à chaque État le même statut juridique, et l’interdiction du recours à la force armée, sauf en cas de légitime défense ou autorisation internationale. Le droit à la légitime défense et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes complètent ces principes.

Malgré ces règles, la société internationale demeure conflictuelle, avec de nombreux conflits armés et différends. La présence d’un réseau étendu d’organisations internationales ne supprime pas cette conflictualité, mais offre des mécanismes de négociation et de règlement.

💡 À retenir

Le DIP est un droit unique qui encadre une société internationale décentralisée et conflictuelle, où chaque État est souverain et égal en droit, sans autorité supérieure. Malgré ses principes fondamentaux, la coexistence des acteurs génère des tensions que le DIP cherche à gérer.

📖 2. Histoire du DI

🔑 Notions clés & Définitions

Système de Westphalie : Ensemble de principes et d’arrangements issus des traités de paix de Westphalie (1648), qui ont posé les bases du système inter-étatique moderne, notamment la souveraineté des États et leur égalité territoriale.

Pères fondateurs du DI : Théoriciens ayant contribué à la formalisation du droit international, notamment Vitoria, Suarez, Grotius et Vattel. Ils ont articulé les notions de droit naturel, droit positif et souveraineté pour élaborer le cadre du DI.

Droit naturel : Concept selon lequel il existe un ensemble de règles universelles et immuables, inhérentes à la nature humaine, qui constituent la base du droit international. (sans référence explicite dans le contenu source, cette définition est implicite dans la contribution des pères fondateurs).

Droit positif : Ensemble des règles juridiques effectivement en vigueur, établies par les États ou les traités, qui régissent leurs relations. (idem, définition implicite).

Volontarisme intégral : Doctrine défendue par Vattel qui souligne la souveraineté absolue des États, insistant sur leur liberté de déterminer leur propre droit et leur volonté dans l’interprétation et l’application du DI.

Traités de paix de Westphalie : Accords signés en 1648 mettant fin à la Guerre de Trente Ans et à la Guerre de Quatre-vingt Ans, qui ont instauré la reconnaissance de la souveraineté des États et leur égalité sur le plan territorial.

📝 Points essentiels

Depuis l’époque pré-étatique jusqu’au système moderne, le DI a connu une évolution notable. Au départ, il était peu structuré, puis s’est développé avec la formalisation des relations entre États souverains, notamment par les traités de Westphalie en 1648. Ces traités ont instauré la souveraineté des États, leur autonomie et leur égalité territoriale, fondements du système inter-étatique actuel.

Les pères fondateurs, Vitoria, Suarez, Grotius et Vattel, ont théorisé le DI en articulant trois concepts clés : le droit naturel, qui établit des règles universelles ; le droit positif, qui correspond aux règles concrètes en vigueur ; et la souveraineté, qui confère aux États leur indépendance et leur pouvoir suprême sur leur territoire. Vattel insiste particulièrement sur le volontarisme intégral, soulignant que chaque État détient une souveraineté absolue, capable de l’interpréter et de l’appliquer selon sa volonté.

Le système de Westphalie a ainsi posé les bases de la souveraineté étatique moderne, en affirmant que chaque État est souverain sur son territoire, sans ingérence extérieure, et que tous sont égaux en droits et en dignité. La protection de l’intégrité territoriale et la reconnaissance de la souveraineté ont été consolidées par ces traités, qui ont marqué le début d’un ordre international basé sur la coexistence pacifique des États souverains.

Le volontarisme intégral de Vattel souligne la souveraineté absolue des États dans l’interprétation et l’application du DI, ce qui implique que chaque État peut définir librement ses règles internes et ses relations extérieures, dans le respect du cadre international.

💡 À retenir

Le droit international a évolué depuis ses origines pré-étatiques jusqu’au système moderne instauré par les traités de Westphalie, qui ont établi la souveraineté et l’égalité des États. La doctrine du volontarisme intégral, défendue par Vattel, insiste sur la souveraineté absolue des États dans leur relation au DI, façonnant ainsi un ordre basé sur la reconnaissance mutuelle et la non-ingérence.

📖 3. Sujets du DI

🔑 Notions clés & Définitions

Sujets du droit international : acteurs reconnus par le DI capables d’avoir des droits et obligations. Selon le contenu source, ils incluent principalement les États, les organisations internationales, et dans une moindre mesure, les personnes privées.

Organisation internationale (OI) : entité créée par plusieurs États pour réaliser des objectifs communs, reconnue comme sujet du DI, capable d’avoir des droits et obligations en fonction de sa personnalité juridique internationale.

Personnes privées en DI : individus ou entités non étatiques, dont la reconnaissance comme sujet du DI est limitée et dépend du contexte. La source ne donne pas de définition précise, mais mentionne leur rôle moindre.

État comme sujet : acteur principal du DI, doté d’une personnalité juridique qui lui confère la capacité d’avoir des droits et obligations. La reconnaissance de l’État comme sujet dépend du consentement et de sa capacité à participer aux relations internationales.

Personnalité juridique internationale : capacité reconnue à certains sujets du DI d’avoir des droits et obligations, permettant leur participation aux relations internationales. La reconnaissance de cette personnalité dépend du consentement et de la capacité à agir.

📝 Points essentiels

Les sujets du DI incluent principalement les États, les organisations internationales et, dans une moindre mesure, les personnes privées. L’État est le sujet principal du DI, mais les OI et individus peuvent aussi être reconnus comme sujets selon les contextes. La personnalité juridique internationale permet à ces sujets d’avoir des droits et obligations en DI. La reconnaissance comme sujet du DI dépend du consentement et de la capacité à participer aux relations internationales.

💡 À retenir

Les acteurs reconnus par le droit international sont principalement les États, les organisations internationales et, dans une moindre mesure, les personnes privées. Leur capacité juridique à agir sur la scène internationale repose sur leur reconnaissance en tant que sujets du DI, qui dépend du consentement et de leur personnalité juridique.

📖 4. L’État comme sujet

🔑 Notions clés & Définitions

État souverain
AUTEUR (date) : L’État souverain est doté d’une autorité suprême et indépendante sur son territoire, sans aucune autorité supérieure. Il contrôle de manière exclusive ses affaires internes et externes.

Personnalité juridique internationale
AUTEUR (date) : La personnalité juridique internationale confère à un sujet de droit la capacité d’avoir des droits et des obligations en droit international, lui permettant d’agir, de conclure des accords et d’être responsable.

Reconnaissance de l’État
AUTEUR (date) : La reconnaissance est l’acte par lequel un État ou une organisation internationale accepte l’existence juridique d’un autre État, condition essentielle pour l’exercice de ses droits en droit international.

Souveraineté territoriale
AUTEUR (date) : La souveraineté territoriale implique le contrôle exclusif d’un État sur son territoire, sans ingérence extérieure, et la capacité de déterminer ses propres lois et politiques.

Consentement de l’État
AUTEUR (date) : Le consentement est l’accord volontaire de l’État pour l’application de règles, la compétence des juridictions ou la réalisation d’actes juridiques internationaux, essentiel pour leur légitimité.

📝 Points essentiels

L’État est le sujet principal du droit international, doté de la personnalité juridique internationale et souverain sur son territoire. La reconnaissance internationale est fondamentale pour que l’État puisse exercer pleinement ses droits en droit international, car elle confère la légitimité et la capacité d’agir. La souveraineté suppose l’absence d’autorité supérieure et un contrôle exclusif sur le territoire, ce qui signifie que l’État peut décider librement de ses affaires internes et externes. Enfin, le consentement de l’État est indispensable pour que les règles, accords ou compétences des juridictions internationales soient valides et applicables, car il reflète la volonté souveraine de l’État.

💡 À retenir

L’État, acteur central du droit international, doit être reconnu et souverain pour exercer pleinement ses droits. Sa capacité d’action dépend aussi du consentement, qui garantit que ses décisions et ses engagements sont volontairement acceptés.

📖 5. Les éléments constitutifs de l’État

🔑 Notions clés & Définitions

Population
L'ensemble des personnes qui résident sur le territoire d’un État. Elle constitue un élément essentiel de l’État, car sans population, il n’y a pas d’entité humaine à gouverner ni à représenter.

Territoire
L’espace géographique délimité sur lequel l’État exerce sa souveraineté. Il comprend la terre, la mer territoriale et l’espace aérien, et doit être défini pour que l’État puisse agir et appliquer ses lois.

Gouvernement
L’ensemble des organes ou institutions qui exercent le pouvoir effectif au sein de l’État. Il traduit la capacité de l’État à exercer ses fonctions de direction, d’administration et de décision.

Capacité à entrer en relations internationales
L’aptitude de l’État à participer aux relations avec d’autres États ou organisations internationales. Elle constitue un critère fondamental pour la personnalité juridique internationale de l’État.

Souveraineté
L’attribut clé de l’État qui lui confère l’autorité suprême sur son territoire et sa population. Elle implique l’indépendance dans la conduite de ses affaires internes et externes, sans subordination à une autorité supérieure.

📝 Points essentiels

Un État est constitué de trois éléments essentiels : une population, un territoire défini et un gouvernement effectif. La population représente les personnes vivant sur le territoire, le territoire est la zone géographique sous contrôle, et le gouvernement est l’entité qui exerce le pouvoir. La capacité à entrer en relations internationales est un critère fondamental pour la personnalité juridique internationale de l’État, permettant à celui-ci de signer des traités et de participer à des organisations. La souveraineté est un attribut central, conférant à l’État l’autorité ultime sur son territoire et sa population. L’absence d’un de ces éléments remet en cause la qualification d’entité étatique, car ils sont indispensables pour que l’État puisse exister en tant que sujet de droit international.

💡 À retenir

L’État est juridiquement défini par la présence d’une population, d’un territoire et d’un gouvernement, ainsi que par sa capacité à entrer en relations internationales et sa souveraineté. La combinaison de ces éléments confère à l’État sa personnalité juridique et son autonomie sur la scène internationale.

📖 6. Souveraineté et territoire

🔑 Notions clés & Définitions

Souveraineté absolue

  • AUTEUR : voir section 4

Territoire étatique
Espace géographique délimité sur lequel l’État exerce sa souveraineté. Il constitue le support matériel de cette souveraineté, comprenant la terre, l’espace aérien et les eaux intérieures.

Non-ingérence
Principe selon lequel un État ne doit pas intervenir dans les affaires intérieures d’un autre État. Il interdit toute ingérence dans la souveraineté d’un État, respectant ainsi ses limites territoriales.

Limites territoriales
Frontières délimitant le territoire de l’État. Ces limites peuvent être naturelles ou artificielles et définissent l’étendue de la souveraineté territoriale.

Droit à la légitime défense
Droit reconnu à un État de se défendre contre une agression extérieure. Il limite la souveraineté en permettant une réaction légitime face à une violation du territoire ou de la souveraineté.

📝 Points essentiels

La souveraineté confère à l’État un pouvoir exclusif sur son territoire et la population qui y réside, lui permettant d’exercer ses compétences sans intervention extérieure. Le territoire étatique, espace géographique délimité, est le support matériel de cette souveraineté. Le principe de non-ingérence interdit à un État d’intervenir dans les affaires intérieures d’un autre, respectant ainsi ses limites territoriales. Cependant, la souveraineté n’est pas absolue : elle est limitée par des principes internationaux, notamment le droit à la légitime défense, qui autorise un État à se protéger contre une attaque ou une menace extérieure, et par des traités internationaux qui encadrent l’exercice de cette souveraineté.

💡 À retenir

La souveraineté est un pouvoir territorial exclusif, mais elle est encadrée par des règles internationales telles que le principe de non-ingérence et le droit à la légitime défense, limitant ainsi l’exercice absolu de cette souveraineté.

📖 7. Les compétences de l’État

🔑 Notions clés & Définitions

Compétence territoriale
L’État exerce sa compétence principalement sur son territoire, c’est-à-dire sur l’espace géographique qu’il contrôle. Il peut appliquer ses lois et règlements à l’intérieur de ses frontières, en vertu de sa souveraineté territoriale.

Compétence personnelle
L’État exerce sa compétence sur ses ressortissants, c’est-à-dire sur les personnes qui ont la nationalité de cet État, même lorsqu’elles se trouvent à l’étranger. Elle permet à l’État d’appliquer ses lois à ses citoyens hors de son territoire dans certains cas.

Compétence universelle
La compétence universelle permet à un État de poursuivre certains crimes graves, indépendamment du lieu où ils ont été commis ou de la nationalité des auteurs ou victimes. Elle concerne notamment les crimes de génocide, crimes contre l’humanité ou crimes de guerre, et vise à lutter contre l’impunité.

Extraterritorialité
L’extraterritorialité désigne la situation où un État applique son droit en dehors de ses frontières, dans certains cas précis. Elle permet à un État d’étendre son pouvoir juridique au-delà de son territoire, sous réserve de conditions strictes.

Immunité d’État
L’immunité d’État protège un État contre la juridiction d’un autre État sans son consentement. Elle empêche la justice étrangère de juger un État ou ses biens, sauf exceptions prévues par le droit international ou accord entre États.

📝 Points essentiels

L’État exerce sa compétence principalement sur son territoire (compétence territoriale) et sur ses ressortissants (compétence personnelle). La compétence territoriale lui permet d’appliquer ses lois à l’intérieur de ses frontières, tandis que la compétence personnelle lui donne le pouvoir d’agir sur ses citoyens, même hors de ses frontières.

La compétence universelle autorise un État à poursuivre certains crimes graves, même hors de son territoire, lorsque ces crimes touchent la communauté internationale dans son ensemble. Elle s’applique notamment aux crimes de génocide, crimes contre l’humanité ou crimes de guerre.

L’extraterritorialité désigne la capacité d’un État à faire appliquer son droit en dehors de ses frontières dans certains cas limités, souvent liés à la protection de ses ressortissants ou à la lutte contre certains crimes.

L’immunité d’État garantit que les États ne peuvent être jugés par d’autres États sans leur consentement, afin de préserver leur souveraineté. Elle s’applique sauf exceptions prévues par le droit international ou accord spécifique.

💡 À retenir

L’État dispose de différentes compétences qui lui permettent d’exercer sa souveraineté : la compétence territoriale et personnelle sont ses principales modalités, tandis que la compétence universelle et l’extraterritorialité lui offrent des moyens d’intervenir au-delà de ses frontières, sous réserve de respecter les règles du droit international. L’immunité d’État protège sa souveraineté contre la juridiction étrangère.

📖 8. Les sujets de personnes privées

🔑 Notions clés & Définitions

Personnes privées en DI
Les personnes privées en droit international privé sont des sujets du droit qui, dans le cadre de relations comportant un élément d’extranéité, sont considérées comme des acteurs du droit. Elles ne sont pas des États ou des organisations internationales, mais leur statut leur confère une capacité à agir et à être parties à des relations juridiques internationales.

Extranéité
L’extranéité désigne la situation d’une personne ou d’un bien situé dans un État autre que celui dont il relève ou avec lequel il entretient un lien juridique. Elle constitue un élément déterminant en droit international privé, car elle influence la compétence du juge et l’application du droit.

Droit international privé
Le droit international privé régit les relations juridiques entre personnes privées comportant un élément d’extranéité. Il détermine notamment la loi applicable, la compétence judiciaire et la reconnaissance des décisions dans ces relations. Il est distinct du droit international public, qui concerne les relations entre États et organisations internationales.

Nationalité
La nationalité est un critère essentiel en droit international privé pour déterminer la loi applicable ou la compétence du juge. Elle désigne le lien juridique entre une personne et un État, et influence la qualification de la personne comme sujet de droit dans un contexte international.

Choix du juge
Les personnes privées peuvent, en cas de litige international, choisir la juridiction compétente. Ce choix peut résulter d’une clause attributive de compétence ou d’autres mécanismes prévus par la loi ou le contrat, permettant de déterminer la juridiction la plus appropriée pour trancher le litige.

📝 Points essentiels

Les personnes privées en DI sont des sujets du droit qui, par leur relation avec un élément d’extranéité, relèvent du droit international privé. La nationalité constitue un critère déterminant pour l’application du droit international privé, car elle influence la compétence du juge et la loi applicable. En cas de litige international, ces personnes privées ont la possibilité de choisir la juridiction compétente, ce qui leur permet d’orienter la résolution du conflit. Il est important de distinguer le droit international privé, qui concerne ces relations privées, du droit international public, qui régit les relations entre États et organisations internationales.

💡 À retenir

Les personnes privées jouent un rôle central en droit international privé, où leur nationalité et leur choix de juridiction déterminent souvent l’application du droit et la compétence du juge, dans un cadre distinct du droit international public.

📖 9. Les actes unilatéraux

🔑 Notions clés & Définitions

Actes unilatéraux en DI
Manifestations de volonté d’un État ou d’une Organisation Internationale (OI) produisant des effets juridiques en droit international sans qu’un accord préalable d’autres États soit nécessaire. Bien que non mentionnés à l’art. 38 du statut de la CIJ, ils sont reconnus par la jurisprudence internationale comme une source de droit. (CIJ, 1974, Affaire des essais nucléaires)

Déclaration unilatérale
Acte par lequel un sujet de droit exprime de manière claire et publique sa volonté de s’engager ou de reconnaître une situation. Elle doit émaner d’une autorité compétente, être précise, et produire des effets juridiques en droit international. Elle peut engager la responsabilité de l’État qui l’émet. (CIJ, 1986, Affaire Différend frontalier entre le Burkina Faso et le Mali)

Consentement unilatéral
Expression de la volonté d’un sujet de droit d’accepter ou de reconnaître un fait, un droit ou une obligation, souvent par acte tel que reconnaissance ou acceptation. Il peut également résulter d’un acte unilatéral qui manifeste cette volonté. (CIJ, 1974, Affaire des essais nucléaires)

Effets juridiques
Conséquences en droit international résultant d’un acte unilatéral, telles que la création de droits ou d’obligations, la reconnaissance d’un fait ou la modification d’une situation juridique. Ces effets sont produits sans accord préalable d’autres sujets. (CIJ, 1974, Affaire des essais nucléaires)

Retrait d’acte unilatéral
Procédure permettant à un sujet de droit de revenir sur un acte unilatéral, sous réserve de respecter certaines conditions. Ce retrait doit être clair, précis, et conforme aux modalités prévues, mais peut engager des conséquences juridiques et doit respecter la bonne foi et les principes de procédure. (CIJ, 1974, Affaire des essais nucléaires)

📝 Points essentiels

Les actes unilatéraux sont des manifestations de volonté d’un État ou d’une OI qui produisent des effets juridiques en droit international sans nécessiter l’accord d’autres États. La jurisprudence internationale, notamment la CIJ, a reconnu leur existence et leur portée en tant que sources du DI.

Les déclarations unilatérales peuvent engager la responsabilité de l’État qui les émet, notamment lorsqu’elles portent sur des faits ou des engagements précis. Elles doivent être formulées publiquement, émaner d’autorités compétentes, et exprimer une volonté claire de s’engager.

Le consentement unilatéral peut être exprimé par diverses formes, telles que des reconnaissances ou des acceptations, et peut créer des droits ou obligations. Par exemple, une déclaration de non-essais nucléaires de la France a créé des droits pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Le retrait d’un acte unilatéral est possible, mais il doit respecter des conditions : il doit être formulé de manière claire et précise, émaner d’une autorité compétente, et tenir compte des circonstances, notamment la confiance légitime des tiers et le changement de circonstances. La jurisprudence insiste sur le fait que ce retrait ne doit pas être arbitraire, sous peine d’engager la responsabilité de l’auteur.

Les actes unilatéraux peuvent émaner d’un seul sujet de droit ou d’un groupement d’États ou d’Organisations Internationales, sans qu’il soit nécessaire qu’ils soient permanents. La portée juridique dépend de leur contenu, de leur forme, et de leur conformité aux principes de bonne foi et de légitimité.

💡 À retenir

Les actes unilatéraux sont des moyens par lesquels un État ou une Organisation Internationale crée ou modifie des droits et obligations en droit international sans accord préalable, leur validité et leur retrait étant soumis à des conditions précises pour éviter toute arbitraire.

📊 Tableaux de Synthèse

AspectDroit international public (DIP)Société internationalePrincipes fondamentauxHistoire du DISujets du DI
DéfinitionRelations entre États, OI, individusEnsemble d’acteurs en relation, structure horizontaleÉgalité souveraine des États, interdiction de la forceÉvolution depuis le système de Westphalie, pères fondateursÉtats, OI, personnes privées
StructureDécentralisée, conflictuelHorizontale, sans autorité supérieureRespect de la souveraineté, non-recours à la forceSystème Westphalie (1648), doctrine de VattelCapacité à avoir droits/obligations selon leur reconnaissance
Principes clésÉgalité souveraine, non-recours à la force, légitime défenseAutonomie des acteurs, coopération volontaireSouveraineté absolue, volontarisme intégral (Vattel)Souveraineté territoriale et égalité (traités de Westphalie)Capacité juridique reconnue par le DI

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre société internationale et organisation internationale : la première est une structure horizontale d’acteurs souverains, la seconde est une entité créée par des États.
  2. Croire que tous les acteurs ont une personnalité juridique équivalente : seuls certains sujets comme les États et OI en disposent pleinement.
  3. Confondre droit naturel et droit positif : le premier est universel et immuable, le second est constitué par les règles en vigueur.
  4. Assimiler la souveraineté absolue de Vattel à une souveraineté totale sans limites : elle est limitée par le respect du droit international.
  5. Confusion entre principes fondamentaux (égalité souveraine) et règles concrètes (interdiction de la force).
  6. Négliger le caractère conflictuel de la société internationale malgré l’existence de règles.
  7. Omettre que la reconnaissance d’un sujet dépend du consentement ou de la capacité juridique.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition du DIP et ses branches principales.
  2. Expliquer la structure horizontale de la société internationale.
  3. Maîtriser le principe d’égalité souveraine des États et ses implications.
  4. Identifier les éléments constitutifs du DIP : acteurs, règles, principes.
  5. Connaître l’impact des traités de Westphalie sur l’ordre international.
  6. Comprendre la doctrine du volontarisme intégral de Vattel.
  7. Définir qui sont les sujets du DI : États, OI, personnes privées.
  8. Savoir ce qu’est la personnalité juridique internationale.
  9. Identifier les acteurs principaux du sujet du DI et leur capacité à avoir des droits/obligations.
  10. Connaître les auteurs clés : Vitoria, Suarez, Grotius, Vattel.
  11. Comprendre le rôle des organisations internationales dans le DI.
  12. Vérifier la maîtrise des notions de décentralisation et conflictualité dans la société internationale.

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Droit international public — définition ?

Le droit régissant les relations entre États, OI et individus.

Société internationale — structure ?

Organisation horizontale sans autorité supérieure.

Principe d’égalité souveraine — rôle ?

Garantit l’égalité juridique des États.

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