📋 Plan du Cours
- Accidents par exposition au sang AES
- Définition et règles des injections parentérales
- Voies parentérales et prestations infirmières
- Tonicité des solutions et effets sur les tissus
- Lecture des étiquettes et traçabilité des produits
- Calculs de dilution des médicaments en poudre
- Calculs de concentrations et conversions g vers ml
- Calculs de doses fractionnées sur 24 heures
- Calculs de doses selon le poids
- Calculs de débits et unités de perfusion
- Préparation aseptique d’une injection avec dilution
- Indications et contre-indications des injections intramusculaires
📖 1. Accidents par exposition au sang AES
🔑 Notions clés & Définitions
- Accident d’exposition au sang AES : Un AES est un événement où du sang potentiellement contaminant entre en contact avec une personne exposée, via une voie à risque.
- Risque infectieux : Le risque infectieux correspond à la possibilité de transmission d’agents pathogènes à la suite d’un AES.
- Précautions post-AES : Les précautions post-AES regroupent les actions immédiates et le suivi destinés à réduire le risque après une exposition.
- Circonstances d’exposition : Les circonstances d’exposition décrivent les situations concrètes (actes, matériel, environnement) qui favorisent la survenue d’un AES.
📝 Points essentiels
- Un AES expose à un risque infectieux lié au sang, d’où la nécessité d’une prise en charge rapide.
- Les risques varient selon la nature de l’exposition, la quantité de sang en cause et le contexte de l’acte.
- Les AES surviennent dans des contextes typiques de soins impliquant des gestes invasifs et la manipulation de matériel souillé.
- Les précautions en cas d’AES visent d’abord à limiter la contamination au plus vite puis à organiser le suivi médical.
- Le repérage des circonstances d’exposition aide à prévenir la récidive en corrigeant les facteurs à l’origine de l’AES.
💡 Astuce mémo
AES = « Alerte + Évaluation + Soins » : agir vite, évaluer le risque, puis organiser la prise en charge.
📖 2. Définition et règles des injections parentérales
🔑 Notions clés & Définitions
- Accident par exposition au sang : Un accident par exposition au sang est une contamination potentielle survenant lors d’un contact accidentel avec du sang (piqûre ou projection).
- Risque infectieux : Le risque infectieux correspond à la probabilité de transmission d’un agent pathogène après exposition, liée à la quantité de sang et à la charge virale.
- Piqûre : Une piqûre est une blessure par un instrument souillé pouvant exposer à des virus présents dans le sang.
- Projection oculaire : Une projection oculaire est une projection de sang vers l’œil pouvant exposer à des agents infectieux.
- Protocole institutionnel : Le protocole institutionnel est la procédure interne à suivre immédiatement après un accident d’exposition au sang.
📝 Points essentiels
- Les AES surviennent surtout par piqûres ou projections de sang, notamment au niveau oculaire.
- Le risque infectieux augmente avec la quantité de sang en contact et avec la charge virale du patient source.
- La transmission dépend notamment de l’épaisseur de l’aiguille et du type d’aiguille (creuse remplie de sang, aiguille à suture, aiguille d’injection ou de prélèvement).
- La profondeur de la plaie (superficielle ou profonde) influence le risque de transmission.
- Le risque dépend aussi de l’état immunitaire du patient et de la concentration/virulence de l’agent pathogène.
- En cas d’AES, il faut se référer au protocole de l’institution avant toute autre action.
💡 Astuce mémo
Piqûre = Profondeur + Type d’aiguille + Charge virale : plus c’est profond et chargé, plus le risque monte.
📖 3. Voies parentérales et prestations infirmières
🔑 Notions clés & Définitions
- Voie parentérale : La voie parentérale correspond à l’administration d’un médicament sans passage par le tube digestif, via une injection dans un tissu ou un vaisseau.
- Voie entérale : La voie entérale correspond à l’administration d’un médicament en passant par la voie digestive, par exemple par voie orale ou via une sonde.
- Prestations infirmières B2 : Les prestations infirmières B2 regroupent des actes techniques infirmiers qui requièrent une prescription médicale, dont plusieurs types d’injections.
- Injection intradermique : L’injection intradermique consiste à introduire un médicament dans la couche superficielle de la peau.
- Injection intraveineuse : L’injection intraveineuse consiste à introduire un médicament directement dans un vaisseau sanguin.
📝 Points essentiels
- Une injection est l’introduction sous pression d’un médicament liquide par seringue et aiguille à travers la peau, dans un tissu ou un vaisseau.
- Les injections B2 nécessitant une prescription médicale sont : intradermique (ID), sous-cutanée (SC), intramusculaire (IM), intraveineuse (IV) et péridurale si le cathéter est toujours en place.
- Les injections sont classées selon le site : ID, SC, IM, IV, et péridurale, avec des actes médicaux associés quand ils relèvent du médecin.
- Plus l’injection est réalisée en surface, plus la résorption est lente car l’irrigation des tissus superficiels dépend de vaisseaux de plus petit calibre.
- Plus l’injection est réalisée en surface, plus la quantité à injecter est faible car l’épaisseur tissulaire est moindre et la résorption est limitée.
- Exemples de volumes limites : ID ≤ 0,2 ml ; SC ≤ 2 ml ; IM entre 5 et 10 ml.
💡 Astuce mémo
Surface = lenteur + petit volume (ID lent et minuscule, IM plus profond et plus volumineux).
📖 4. Tonicité des solutions et effets sur les tissus
🔑 Notions clés & Définitions
- Tonicité : La tonicité est la concentration en soluté d’une solution, qui détermine ses effets sur les tissus via l’osmose.
- Solution isotonique : Une solution isotonique a une concentration en soluté identique à celle du sérum sanguin.
- Solution hypertonique : Une solution hypertonique a une concentration en soluté supérieure à celle du sérum sanguin.
- Solution hypotonique : Une solution hypotonique a une concentration en soluté inférieure à celle du sérum sanguin.
- Osmose : L’osmose est le déplacement de l’eau à travers une membrane semi-perméable du milieu le moins concentré vers le plus concentré jusqu’à l’équilibre.
📝 Points essentiels
- La voie parentérale (IM, IV, S/C) est expliquée par le phénomène d’osmose entre deux milieux séparés par une membrane semi-perméable.
- Une solution isotonique ne présente pas de risque particulier lié à l’osmose pour la voie parentérale (IM, IV, S/C).
- Une solution hypertonique peut provoquer une nécrose tissulaire par plasmolyse et n’est pas indiquée en IM ni en S/C.
- Une solution hypotonique provoque une lyse cellulaire par turgescence et ne doit jamais être administrée seule.
- L’exemple de solution isotonique donné est le chlorure de sodium 0,9% (LP).
- L’exemple de solution hypertonique donné est le glucosé 10%, indiqué en intraveineux mais pas en intramusculaire ni en sous-cutanée.
💡 Astuce mémo
Isotonique = même “concentration” (pas de risque), Hypertonique = “tire l’eau” (plasmolyse), Hypotonique = “fait gonfler” (turgescence/lyse).
📖 5. Lecture des étiquettes et traçabilité des produits
🔑 Notions clés & Définitions
- Nom du médicament : Le nom du médicament permet d’identifier précisément la spécialité à administrer et de vérifier qu’elle correspond à la prescription.
- Indication spécifique : L’indication spécifique décrit la raison médicale pour laquelle le patient reçoit le médicament.
- Effets indésirables : Les effets indésirables sont les réactions nocives possibles liées au médicament, à surveiller pendant et après l’administration.
- Modalités de présentation et d’administration : Les modalités précisent la forme du produit et la façon de l’administrer (voie, volume, rythme) selon l’étiquette et la prescription.
- Modalité de conservation : La modalité de conservation indique les conditions à respecter pour garder le médicament efficace et sûr jusqu’à son utilisation.
📝 Points essentiels
- Les informations à rechercher sur l’étiquette incluent le nom, l’action, l’indication, les effets indésirables, les surveillances spécifiques, les modalités de présentation/administration et la conservation.
- La traçabilité impose de relier chaque administration au bon médicament et aux paramètres lisibles sur l’étiquette (dose, forme, voie, conditions).
- Tout calcul de dosage engage la responsabilité de l’infirmier(ère) et une erreur peut avoir des conséquences graves pour le bénéficiaire.
- Pour un calcul de dose, travailler dans un seul système d’unités et convertir si la prescription (mg) et le flacon (g) utilisent des unités différentes.
- Écrire les unités à côté de chaque chiffre, distinguer données et inconnues, identifier ce qui est recherché, puis vérifier l’exactitude du volume de solvant à prélever.
- Quand un solvant est fourni pour une reconstitution, il faut en prélever la totalité.
💡 Astuce mémo
Étiquette = N-A-I-E-M-C : Nom, Action, Indication, Effets, Modalités, Conservation.
📖 6. Calculs de dilution des médicaments en poudre
🔑 Notions clés & Définitions
- NaCl 10 % : Un dosage en pourcentage indique la masse de principe actif par volume de solution, ici pour une solution de chlorure de sodium à 10 %.
- Règle de trois : Une méthode de proportionnalité qui permet de passer d’un dosage connu à une quantité prescrite en utilisant des rapports constants.
- Produits en croix : Une technique de résolution de proportionnalité qui consiste à multiplier en diagonale pour trouver la valeur inconnue.
- Dose journalière : La quantité totale de médicament prescrite sur 24 heures à répartir ensuite en plusieurs injections.
- Dose unitaire : La quantité de médicament à administrer pour une seule injection, calculée à partir de la dose journalière et du nombre de prises.
📝 Points essentiels
- Un pourcentage % correspond à 100 mLg : 10 % signifie 10 g pour 100 mL, donc 1 g pour 10 mL.
- Pour une prescription en grammes avec une solution en %, on convertit d’abord le dosage en g par mL puis on applique la proportionnalité.
- Exemple de proportionnalité : si 1 g correspond à 10 mL, alors 1,5 g correspond à 10×1,5=15 mL.
- Pour répartir une dose sur 24 h en plusieurs prises, on divise la dose journalière par le nombre de prises pour obtenir la dose unitaire.
- Pour calculer un volume à partir d’une dose unitaire, on utilise l’étiquette (ex. mg pour ml) puis on fait une proportion pour trouver les mL de la dose prescrite.
- Quand la dose dépend du poids, on calcule d’abord la dose totale avec dose=1mg×poids (kg), puis on convertit en volume avec l’étiquette.
💡 Astuce mémo
Pourcentage → g/100 mL : 10 % = 10 g/100 mL = 1 g/10 mL ; ensuite règle de trois pour passer de g à mL.
📖 7. Calculs de concentrations et conversions g vers ml
🔑 Notions clés & Définitions
- Concentration médicamenteuse : La concentration médicamenteuse exprime la quantité de produit contenue dans un volume donné de solution.
- Masse en grammes : La masse en grammes correspond à la quantité de substance à préparer ou à administrer.
- Volume en millilitres : Le volume en millilitres représente la quantité de solution à prélever ou à injecter.
- Conversion g vers ml : La conversion g vers ml relie une masse exprimée en grammes à un volume en millilitres via une donnée de densité ou d’équivalence.
📝 Points essentiels
- La conversion g→ml nécessite une relation entre masse et volume, typiquement une densité ou une équivalence fournie par la préparation.
- La concentration sert à relier la dose prescrite (souvent en quantité de substance) au volume de solution à administrer.
- Pour préparer un médicament, on utilise le nom et le dosage de la solution médicamenteuse indiqués dans la prescription pour déterminer le bon volume.
- Le volume maximal d’injection intramusculaire dépend du site (fesse 5 ml, cuisse 3 ml, bras 2 ml), ce qui influence le volume à calculer.
- Au-delà de 5 ml dans la fesse, un changement de direction est obligatoire pour l’injection.
- Les calculs doivent être intégrés à la vérification finale avant de jeter les ampoules et fioles vides après préparation.
💡 Astuce mémo
g→ml = g ÷ (densité) : sans densité/équivalence, impossible de passer de la masse au volume.
📖 8. Calculs de doses fractionnées sur 24 heures
🔑 Notions clés & Définitions
- Dose fractionnée : Dose fractionnée : Répartition d’une dose totale en plusieurs administrations sur une période donnée pour respecter la prescription et la tolérance.
- Fréquence d’injection : Fréquence d’injection : Nombre d’administrations prévues par unité de temps, utilisée pour déterminer la quantité à donner à chaque prise.
- Heure d’injection : Heure d’injection : Moment exact prévu pour chaque administration, à respecter pour garantir la cohérence du traitement.
- Volume maximal par injection : Volume maximal par injection : Limite de volume à ne pas dépasser lors d’une injection intramusculaire pour éviter une mauvaise résorption.
📝 Points essentiels
- Le calcul de dosage doit fournir la quantité à injecter à partir du médicament prescrit, de son dosage et de la fréquence/heure d’injection.
- Pour une injection intramusculaire, le volume maximal mentionné est de 2 ml.
- Si le volume à injecter est supérieur à 5 ml, la technique avec changement de direction est indiquée et l’injection se fait dans la fesse.
- Lors d’une injection de deux produits différents, la technique avec changement de direction est indiquée.
- En cas de contrôle sanguin positif avec présence massive de sang, il faut retirer l’aiguille et recommencer toute la procédure.
- Pour un produit huileux, l’ampoule doit être réchauffée entre les mains pour fluidifier le produit.
💡 Astuce mémo
Fractionner = respecter fréquence + heures + volumes (2 ml IM de base ; >5 ml ou 2 produits → fesse avec changement de direction).
📖 9. Calculs de doses selon le poids
🔑 Notions clés & Définitions
- Dose pondérale : Dose exprimée en fonction du poids du patient, utilisée pour adapter la quantité de médicament à administrer.
- Dose prescrite : Quantité de médicament demandée par le prescripteur, à convertir ou adapter si la posologie dépend du poids.
- Poids du bénéficiaire : Masse corporelle du patient servant de base aux calculs de dose quand la posologie est pondérale.
- Voie d’administration : Chemin d’administration du médicament (ex. sous-cutanée) qui conditionne la dose et les limites pratiques d’injection.
📝 Points essentiels
- La section fournie ne contient pas de méthode de calcul (formule, étapes, unités) pour déterminer une dose à partir du poids.
- Les calculs de dose doivent toujours partir de la prescription (dose, dosage, quantité) et du poids du bénéficiaire si la posologie est pondérale.
- En pratique, la voie d’administration peut imposer des limites qui influencent la dose administrable (ex. volume maximal en sous-cutané).
- Pour une injection sous-cutanée, le volume injectable est limité à 2 ml, ce qui peut contraindre la quantité totale à administrer selon la dose calculée.
- Avant toute injection, un contrôle sanguin est mentionné comme étape de sécurité avant d’injecter (notamment pour éviter des effets attendus/indésirables majorés).
📖 10. Calculs de débits et unités de perfusion
🔑 Notions clés & Définitions
- Débit de perfusion : Le débit de perfusion correspond à la quantité de solution administrée par unité de temps pendant une perfusion.
- Hypodermoclyse : L’hypodermoclyse est une administration continue ou discontinue de solutions et/ou médicaments dans le tissu sous-cutané.
- Débit en gouttes par minute : Le débit en gouttes par minute exprime la vitesse d’écoulement d’une perfusion en nombre de gouttes administrées chaque minute.
- Unités de perfusion : Les unités de perfusion regroupent les façons d’exprimer le débit, notamment en volume par temps ou en gouttes par minute.
📝 Points essentiels
- Les calculs de débits en gouttes/minutes sont abordés au bloc 2, cours de SI, et ne sont pas détaillés dans cette section.
- En hypodermoclyse, la surveillance inclut le débit de la solution administrée.
- En hypodermoclyse, la surveillance inclut aussi l’état de fixation du cathéter et du pansement.
- En hypodermoclyse, la surveillance cutanée recherche l’absence d’œdème, d’érythème, de prurit et d’ecchymose.
- En hypodermoclyse, un œdème localisé ou diffus disparaît en général à l’arrêt de la perfusion.
- Les unités de perfusion servent à relier une prescription (quantité/temps) à un réglage pratique (écoulement).
💡 Astuce mémo
Débit = “vitesse d’écoulement” : en hypodermoclyse on surveille surtout le débit (gouttes/min au bloc 2).
📖 11. Préparation aseptique d’une injection avec dilution
🔑 Notions clés & Définitions
- Asepsie : L’asepsie regroupe les mesures qui limitent la contamination lors des manipulations et des prélèvements.
- Insuline exogène : L’insuline exogène est une insuline obtenue par génie génétique pour une insulinothérapie.
- Insuline intermédiaire laiteuse : L’insuline intermédiaire laiteuse correspond à des insulines dont l’aspect impose une homogénéisation avant injection.
- Seringue à insuline : La seringue à insuline est un dispositif gradué en UI, monté sur une aiguille prête à l’emploi.
- Stylo à insuline : Le stylo à insuline est un dispositif le plus utilisé pour les auto-injections, avec cartouche et aiguille à visser.
📝 Points essentiels
- 100 UI correspondent à 1 ml pour le dosage de base de l’insuline.
- Les insulines récentes peuvent être plus concentrées (ex. 200 UI/ml ou 300 UI/ml) pour réduire le volume injecté.
- Un prélèvement dans un flacon ou une cartouche impose le respect strict de l’asepsie pour éviter la contamination.
- Les insulines intermédiaires à aspect laiteux doivent être homogénéisées avant l’injection.
- Les insulines conservées au réfrigérateur doivent être réchauffées avant injection.
- Ne pas mélanger deux insulines différentes dans une même seringue.
💡 Astuce mémo
Asepsie + concentration : UI ≠ ml si la concentration change (vérifier 100/200/300 UI/ml).
📖 12. Indications et contre-indications des injections intramusculaires
🔑 Notions clés & Définitions
- Héparine à bas poids moléculaire : Anticoagulant administré par voie parentérale, le plus souvent en sous-cutané, qui agit en freinant la coagulation à des niveaux précis.
- Traitement préventif thrombo-embolique veineux : Indication visant à empêcher la formation de complications thrombo-emboliques d’origine veineuse dans certains contextes à risque.
- Traitement curatif thrombo-embolique : Indication visant à traiter une thrombose ou une embolie déjà constituée, ainsi que certains infarctus, selon le contexte clinique.
- Contre-indication hémorragique : Situation où l’administration d’HBPM est déconseillée car elle expose à un risque accru de saignement ou traduit une anomalie de la coagulation.
📝 Points essentiels
- Les HBPM sont indiquées en prévention des complications thrombo-emboliques veineuses lors d’alitement prolongé ou de mobilité réduite.
- Les HBPM sont indiquées en prévention après chirurgie (abdominale, orthopédique, uro-gynécologique) pour réduire le risque thrombo-embolique.
- Les HBPM sont indiquées en curatif pour une thrombose veineuse ou artérielle constituée.
- Les HBPM sont indiquées en curatif pour une embolie pulmonaire et pour un infarctus myocardique ou cérébral.
- La contre-indication essentielle des HBPM est une anomalie de la coagulation ou un contexte hémorragique.
💡 Astuce mémo
Prévention = “immobilité/chirurgie”, Curatif = “caillot déjà là” (thrombose/EP/infarctus), Contre-indication = “saignement/anomalie de coagulation”.
📊 Tableaux de synthèse
Voies parentérales selon la tonicité
| Tonicité | Exemple | Voie/risque |
|---|
| Isotonique | Chlorure de sodium 0,9% (LP) | Voie parentérale (IM, IV, S/C) : néant |
| Hypertonique | Glucosé 10 % | Intraveineuse mais pas en intramusculaire ni en sous cutanée : nécrose tissulaire (plasmolyse) |
| Hypotonique | Aqua Distilla (AD) | Jamais administrée seule (solvant sur prescription) : lyse cellulaire (turgescence) |
Injections IM : volumes et technique
| Site IM | Volume maximal | Technique |
|---|
| Fesse (grand/moyen fessier) | 5 ml (possible 10 ml) | Changement de direction obligatoire au-delà de 5 ml |
| Cuisse (vaste externe) | 3 ml | Saisir le muscle pour piquer, lâcher pendant l’injection |
| Bras (deltoïde) | 2 ml | Piquer au centre du triangle |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre AES et injection parentérale : un AES concerne un contact accidentel avec du sang (piqûre/projection), pas une administration programmée.
- Oublier le protocole institutionnel en cas d’AES : le cours impose de s’y référer avant toute autre action.
- Recapuchonner une aiguille après usage : c’est explicitement à ne jamais faire, et l’aiguille doit être éliminée dans un container rigide.
- Confondre les volumes selon la voie : ID ≤ 0,2 ml, SC ≤ 2 ml, IM 5 à 10 ml (avec règles de changement de direction), et SC ne tolère que de faibles quantités.
- Administrer une solution hypertonique en IM ou en SC : le cours indique que c’est contre-indiqué (risque de nécrose par plasmolyse).
- Injecter en SC un médicament non compatible : la voie SC exige aqueux/hydrosoluble, isotonique, non huileux, et volume maximal 2 ml.
- Pour les HBPM, oublier la règle de sécurité : injection SC à 90° et ne pas masser, car risque hémorragique.
✅ Checklist Examen
- Définir un AES et citer les facteurs qui modulent le risque infectieux (quantité de sang, charge virale, épaisseur/type d’aiguille, profondeur, état immunitaire, concentration/virulence).
- Lister les risques d’un AES (physiques, psychiques, financiers) et les circonstances typiques (recapuchonnage, choc, manipulations avant déchets, erreurs de tri/containers).
- Décrire la conduite immédiate en cas d’AES : protocole institutionnel, nettoyage eau+savon, rinçage projection oculaire 5 min, antisepsie, constat médical sous l’heure, statut patient source, prophylaxie selon avis, et l
- expliquer la définition d’une injection parentérale et distinguer voie parentérale vs entérale, puis citer les injections B2 nécessitant prescription (ID, SC, IM, IV, péridurale si cathéter en place).
- Donner les règles générales d’une injection parentérale : peau exempte de lésions/ecchymoses/induration/œdèmes/cicatrices, éloignée des proéminences osseuses, et impossibilité si membre avec évidement ganglionnaire.
- Citer les indications générales de la voie parentérale (rapidité, voie entérale impossible/contre-indiquée) et au moins 3 situations d’exemple (vomissements, jeûne, inconscient, troubles déglutition, etc.).
- Maîtriser la lecture des étiquettes et la traçabilité : nom, voie, capacité (ml), dosage/concentration, date de péremption, numéro de lot, et vérifier conformité à la prescription (lire sur le contenant, aspect, intégrit
- Réaliser un calcul de dose unitaire en volume par règle de trois ou produits en croix, en respectant le système d’unités et l’écriture des unités à côté des chiffres.
- Expliquer la dilution et la concentration : % correspond à g/100 mL, conversion g→ml dépend de la concentration/étiquette, et calcul de dose fractionnée sur 24 h (dose journalière divisée en prises).
- Calculer un débit en ml/h à partir d’une quantité et d’un temps (ex. 1,5 l/24 h → 1500/24), et rappeler que gouttes/min sera vu au bloc 2.
- Décrire la préparation aseptique d’une injection avec dilution de poudre : hygiène des mains, séparation stérile/propre/déchets, prélèvement de la totalité du liquide, homogénéisation, vérification quantité, et éliminer/
- Expliquer la technique IM : définition, contrôle sanguin avant injection, injection lente, retrait sans recapuchonner, compression, et la technique avec changement de direction si >5 ml ou 2 produits (angle 30°).
- Citer les caractéristiques et limites de la voie SC : volume maximal 2 ml, médicaments aqueux/isotonique/non huileux, sites (abdominale au-delà de 5 cm autour de l’ombilic, etc.), et technique à 45°/90° selon aiguille (b
- Lister les indications/contre-indications de l’hypodermoclyse et les surveillances (débit, fixation/pansement, état cutané), ainsi que les solutions compatibles (isotoniques, aqueuses) et l’interdiction des hypertoniques
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