📋 Plan du Cours
- Infections materno-foetales
- Dépistage toxoplasmose
- Dépistage CMV
- Vaccinations en grossesse
- Toxoplasmose prévention
- Séroconversion toxoplasmose
- Prise en charge toxoplasmose
- Infections virales grossesse
- Herpès génital grossesse
- Varicelle grossesse
- Hépatite B et C
📖 1. Infections materno-foetales
🔑 Notions clés & Définitions
- Infections materno-foetales : Infections transmises de la mère au fœtus ou nouveau-né, pouvant être aiguës ou chroniques, et se manifestant par des atteintes variées selon le moment de transmission (d’après ESF BORDEAUX).
- Modes de transmission : Verticale (pendant la grossesse ou en période périnatale), c’est-à-dire de la mère à l’enfant, notamment lors de l’accouchement ou dans les premiers jours de vie (d’après ESF BORDEAUX).
- Embryopathie vs Foetopathie : L’embryopathie survient lors du T1, affectant l’embryon avec des malformations majeures, tandis que la foetopathie se produit au T2 ou T3, impactant le fœtus avec des retards de croissance ou des anomalies (d’après ESF BORDEAUX).
- Agents TORCHeS : Groupe de principaux agents infectieux responsables des infections congénitales, comprenant Toxoplasmose, Others (VZV, PVB19), Rubéole, CMV, Herpès, Syphilis (d’après ESF BORDEAUX).
- Signes cliniques et échographiques : Manifestations possibles d’infection foetale telles que RCIU, ventriculomégalie, calcifications, anasarque, anomalies du placenta, détectables par échographie et analyses biologiques (d’après ESF BORDEAUX).
- Impact sur grossesse et accouchement : Risques majeurs incluant fausse couche, MFIU, prématurité, malformations, maladies congénitales, pouvant nécessiter une interruption de grossesse ou une prise en charge spécialisée (d’après ESF BORDEAUX).
📝 Points essentiels
- Les infections materno-foetales peuvent être aiguës ou chroniques, avec une transmission verticale pouvant se produire durant la grossesse ou en période périnatale. La transmission n’est pas systématique, une infection maternelle ne conduit pas toujours à une infection foetale.
- La distinction entre embryopathie et foetopathie est essentielle : la première concerne le T1 avec malformations majeures, la seconde le T2/T3 avec retards de croissance ou anomalies fonctionnelles.
- Les agents TORCHeS sont responsables des principales infections congénitales, chacune ayant des manifestations spécifiques, souvent détectables par échographie ou analyses biologiques.
- La prévention passe par la vaccination (ex. ROR, coqueluche), le respect des mesures d’hygiène, et le dépistage systématique lors de la grossesse pour certains agents comme la toxoplasmose, CMV ou rubéole.
- L’impact des infections sur la grossesse peut entraîner des complications graves, nécessitant une surveillance étroite, voire une interruption thérapeutique ou une intervention obstétricale.
💡 À retenir
Les infections materno-foetales, si elles ne sont pas dépistées et prises en charge précocement, peuvent entraîner des malformations, des retards de croissance ou des complications graves pour le fœtus et la mère, soulignant l’importance de la prévention, du dépistage systématique et d’une surveillance adaptée durant la grossesse.
📖 2. Dépistage toxoplasmose
🔑 Notions clés & Définitions
- Agent pathogène Toxoplasma Gondii : Un protozoaire intracellulaire obligatoire, principalement porté par le chat, responsable de la toxoplasmose (ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- Modes de contamination spécifiques à la toxoplasmose : Ingestion de viandes mal cuites, contact avec des fruits et légumes mal lavés, contact avec les litières de chat (ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- Importance de la sérologie mensuelle chez patientes séronégatives : Surveillance régulière pour détecter une séroconversion précoce, essentielle en France où ce dépistage est systématique (ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- Règles hygiéno-diététiques pour prévention toxoplasmose : Consommer viande bien cuite, laver soigneusement fruits et légumes, éviter contact avec litières de chat, se laver les mains régulièrement (ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- Prévalence de la séroconversion toxoplasmose en France : 65% des femmes sont séronégatives, avec un taux de séroconversion pendant la grossesse de 1/1000 naissances (ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
📝 Points essentiels
- La toxoplasmose, due à Toxoplasma Gondii, est inoffensive chez l’adulte immunocompétent mais peut entraîner de graves conséquences chez la femme enceinte, notamment une infection foetale sévère (ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- La contamination se fait principalement par ingestion de viande mal cuite, fruits et légumes mal lavés, ou contact avec litières de chat. La prévention repose sur des règles hygiéno-diététiques strictes et la consommation de produits bien cuits (ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- La surveillance sérologique mensuelle chez les patientes séronégatives est cruciale pour détecter précocement une séroconversion, car la gravité de l’atteinte foetale dépend du moment de la contamination (ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- La séroconversion peut survenir à tout moment, mais une contamination précoce entraîne un risque de foetopathie plus grave, alors qu’une contamination tardive a un risque de transmission plus élevé mais des conséquences moins sévères (ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- La prévalence en France montre que 65% des femmes sont séronégatives, avec une séroconversion rare mais grave, justifiant une vigilance régulière et le respect strict des mesures préventives (ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
💡 À retenir
La prévention de la toxoplasmose repose sur des règles hygiéno-diététiques strictes et une surveillance sérologique mensuelle chez les femmes séronégatives, afin de détecter précocement la séroconversion et réduire le risque d’atteinte foetale grave.
📖 3. Dépistage CMV
🔑 Notions clés & Définitions
- Introduction au cytomégalovirus (CMV) : Virus herpes simplex, très répandu, pouvant entraîner une infection congénitale si transmis durant la grossesse (dès juin 2025, dépistage systématique avant 14 SA).
- Conséquences foetales du CMV : Risque de malformations neurologiques, calcifications intracrâniennes, ventriculomégalie, hépatomégalie, splénomégalie, anasarque, RCIU, pouvant entraîner des séquelles graves ou une mort foetale (voir section 3).
- Méthodes spécifiques de dépistage du CMV : Sérologie maternelle avant 14 SA (IgM, IgG, avidité des IgG), PCR sur liquide amniotique après 21 SA pour confirmer la transmission foetale (voir section 3).
- Surveillance échographique spécifique au CMV : Echographies régulières pour détecter anomalies foetales (hydrocéphalie, calcifications, ventriculomégalie, anomalies du cœur et du foie), et IRM cérébrale à 32 SA en cas de suspicion (voir section 3).
- Prise en charge de la séroconversion CMV : Amniocentèse après 21 SA, traitement antiviral (Valaciclovir) avant 18 SA pour réduire la charge virale, surveillance échographique et biologique, suivi postnatal pour détection de séquelles (voir section 3).
📝 Points essentiels
- Le dépistage systématique du CMV avant 14 SA est recommandé depuis juin 2025, avec une surveillance régulière par sérologie (IgM, IgG, avidité). La présence d’IgM et IgG indique une infection récente ou ancienne, tandis que l’avidité permet de dater l’infection (faible avidité : infection récente ; forte avidité : ancienne).
- En cas de séroconversion (IgG + et IgM +), une amniocentèse à partir de 21 SA est réalisée pour confirmer la transmission foetale par PCR. La PCR positive indique une infection foetale avérée, justifiant un traitement antiviral et une surveillance renforcée.
- La prévention passe par l’évitement du contact avec les fluides corporels des jeunes enfants, notamment lors de changements de couches ou baisers, et par une hygiène rigoureuse des mains.
- La surveillance échographique régulière permet de détecter les anomalies foetales spécifiques du CMV, et l’IRM cérébrale à 32 SA est indiquée en cas de suspicion.
- La prise en charge thérapeutique inclut le traitement antiviral (Valaciclovir) avant 18 SA, et la surveillance postnatale pour déceler d’éventuelles séquelles auditives ou neurologiques.
💡 À retenir
Le dépistage systématique du CMV avant 14 SA, associé à une surveillance échographique et une prise en charge adaptée en cas de séroconversion, permet de réduire les risques de transmission foetale et de limiter les séquelles graves.
📖 4. Vaccinations en grossesse
🔑 Notions clés & Définitions
- Vaccinations recommandées en grossesse : Vaccins conseillés pour protéger la mère et le fœtus contre certaines infections, notamment la coqueluche (Boostrix ou Repevax), la grippe, le Covid (vaccins à n’importe quel terme en période endémique), et Abrysvo (contre la bronchiolite entre 32 et 36 SA).
- Périodes optimales de vaccination pendant la grossesse : Moment idéal pour administrer certains vaccins afin d’assurer une protection maximale, par exemple entre 20 et 36 SA pour la coqueluche, et à tout moment en période endémique pour la grippe et le Covid.
- Vaccinations pré-conceptionnelles et post-partum : Vaccins à réaliser avant la conception ou après l’accouchement, notamment contre la varicelle et la rougeole/oreillons/rubéole, pour éviter toute complication ou transmission lors de la grossesse.
- Raison de l’immunodépression chez la femme enceinte : La grossesse induit un état d’immunosuppression physiologique, augmentant la gravité des infections (choc, sepsis, tachycardie, hypotension), justifiant la vaccination pour prévenir ces risques.
- Risques infectieux accrus en grossesse : La grossesse augmente la vulnérabilité aux infections et leur sévérité, notamment pour les agents comme la coqueluche, la grippe, le Covid, et la bronchiolite, pouvant entraîner complications maternelles et fœtales (fausses couches, malformations, prématurité).
📝 Points essentiels
- La vaccination contre la coqueluche (Boostrix ou Repevax) est recommandée entre 20 et 36 SA pour protéger le nouveau-né par transfert passif d’anticorps.
- La vaccination contre la grippe et le Covid peut être réalisée à tout terme en période endémique, afin de réduire le risque de complications graves pour la mère et le bébé.
- La vaccination Abrysvo, contre la bronchiolite, doit être administrée entre 32 et 36 SA pour prévenir la bronchiolite chez le nourrisson.
- Les vaccins contre la varicelle et la rougeole/oreillons/rubéole doivent être réalisés en période pré-conceptionnelle ou post-partum, car ils sont à virus vivants et contre-indiqués en grossesse.
- La grossesse entraîne une immunodépression physiologique, augmentant la gravité des infections et justifiant la vaccination pour limiter ces risques.
- La surveillance et la prévention des risques infectieux en grossesse sont essentielles pour réduire la morbidité maternelle et néonatale.
💡 À retenir
La vaccination en grossesse doit être adaptée au moment et au contexte, en privilégiant la protection de la mère et du fœtus, tout en respectant les périodes de sécurité pour certains vaccins à virus vivant.
📖 5. Toxoplasmose prévention
🔑 Notions clés & Définitions
- Mesures de prévention spécifiques à la toxoplasmose : Ensemble des actions visant à réduire le risque d’infection par Toxoplasma Gondii chez la femme enceinte, notamment par le respect des règles hygiéno-diététiques (voir ci-dessous).
- Comportements à risque à éviter : Pratiques susceptibles d’entraîner une contamination, telles que la consommation de viande crue ou peu cuite, le contact avec les litières de chat, ou la manipulation de fruits et légumes mal lavés.
- Hygiène alimentaire et personnelle pour prévention : Ensemble des gestes d’hygiène visant à limiter la contamination, notamment la cuisson complète de la viande, le lavage rigoureux des fruits et légumes, et le lavage fréquent des mains.
- Rôle des fruits et légumes lavés : La prévention de la toxoplasmose passe par un lavage soigneux des fruits et légumes afin d’éliminer les oocystes présents sur leur surface, réduisant ainsi le risque de contamination.
- Importance d’éviter les litières de chat : La manipulation ou le contact avec la litière de chat doit être évité ou effectué avec des précautions strictes, car le parasite peut être éliminé dans les selles du chat infecté.
📝 Points essentiels
- La toxoplasmose est due au parasite Toxoplasma Gondii, principalement porté par le chat, avec une contamination via la viande mal cuite, les fruits et légumes mal lavés, ou le contact avec les litières de chat (ESF BORDEAUX).
- La majorité des femmes enceintes sont séronégatives (65%) et doivent respecter des règles strictes pour éviter la contamination, notamment en cuisant la viande à cœur, en lavant soigneusement fruits et légumes, et en se lavant les mains avant chaque repas.
- La prévention repose fortement sur le respect des mesures hygiéno-diététiques, car la contamination par contact avec les litières de chat ou la consommation d’aliments contaminés est la voie principale d’infection.
- La séroprévalence en France étant faible, le dépistage systématique en routine est rare, mais la surveillance des comportements à risque est essentielle pour limiter la transmission.
- La contamination peut survenir à tout moment, mais une infection en début de grossesse a un impact plus grave sur le fœtus, même si la transmission est moins fréquente, tandis qu’une contamination tardive a un risque plus élevé de transmission mais des conséquences moins graves.
💡 À retenir
La prévention de la toxoplasmose chez la femme enceinte repose principalement sur le respect strict des règles d’hygiène alimentaire et personnelle, notamment la cuisson complète des aliments, le lavage rigoureux des fruits et légumes, et l’évitement du contact avec les litières de chat.
📖 6. Séroconversion toxoplasmose
🔑 Notions clés & Définitions
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Séroconversion toxoplasmose : Passage d’un état sérologique négatif à positif chez une femme enceinte, indiquant une infection récente par Toxoplasma Gondii (d’après ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026). Elle se manifeste par la détection d’IgM puis d’IgG, témoignant de l’initiation de la réponse immunitaire.
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Interprétation des sérologies IgM et IgG : La présence d’IgM indique une infection récente ou en cours, tandis que l’IgG témoigne d’une immunisation ancienne ou d’une infection passée. La combinaison de ces deux marqueurs permet de dater l’infection (d’après ESF BORDEAUX).
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Test d’avidité des IgG : Mesure la force de liaison des IgG à l’antigène, permettant de différencier une infection récente d’une infection ancienne. Une avidité faible indique une infection récente, une avidité élevée une infection ancienne (d’après ESF BORDEAUX).
📝 Points essentiels
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La séroconversion toxoplasmose correspond à la transition sérologique où l’on passe d’un profil IgM−/IgG− à IgM+/IgG+ ou IgM+/IgG−, indiquant une infection récente ou ancienne. La détection d’IgM seule peut être trompeuse, car elle persiste parfois plusieurs mois, d’où l’intérêt du test d’avidité pour préciser la chronologie (d’après ESF BORDEAUX).
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La surveillance sérologique doit être effectuée dans le même laboratoire pour assurer la cohérence des résultats, notamment pour suivre l’évolution de l’avidité IgG et confirmer la date de l’infection (d’après ESF BORDEAUX).
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La détection d’une séroconversion en cours de grossesse nécessite une prise en charge spécifique, incluant surveillance échographique, traitement prophylactique par Spiramycine, et éventuellement amniocentèse avec PCR pour confirmer la transmission foetale (d’après ESF BORDEAUX).
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La présence d’une IgG avec une avidité faible dans le contexte d’une IgM positive indique une infection récente, alors qu’une IgG avec avidité élevée témoigne d’une infection ancienne, permettant d’évaluer le risque pour le fœtus (d’après ESF BORDEAUX).
💡 À retenir
La séroconversion toxoplasmose se caractérise par la transition sérologique permettant de dater l’infection, essentielle pour la prise en charge de la grossesse. La combinaison des résultats IgM, IgG et du test d’avidité est fondamentale pour déterminer la chronologie de l’infection et le risque de transmission foetale.
📖 7. Prise en charge toxoplasmose
🔑 Notions clés & Définitions
- Séroconversion toxoplasmose : Passage d’un état sérologique négatif à positif chez une femme enceinte, indiquant une infection récente ou en cours, avec production d’IgM puis d’IgG (ESF BORDEAUX, 2025/2026).
- PCR sur liquide amniotique : Technique de détection du Toxoplasma gondii dans le liquide amniotique par amplification génétique, utilisée pour confirmer une transmission foetale après 18 SA (ESF BORDEAUX, 2025/2026).
- Traitement prophylactique par Spiramycine : Antibiotique administré pour limiter la transmission materno-foetale lors d’une séroconversion récente, en attendant la PCR amniotique (ESF BORDEAUX, 2025/2026).
- Traitement curatif par Pyriméthamine + Sulfadiazine + Acide folinique : Thérapie spécifique utilisée en cas de transmission confirmée par PCR, visant à traiter l’infection foetale et limiter ses séquelles (ESF BORDEAUX, 2025/2026).
- Gestion des complications et décision d’IMG : Surveillance échographique régulière pour détecter les signes de foetopathie, et décision d’interruption de grossesse en cas de signes sévères ou de foetopathie grave (ESF BORDEAUX, 2025/2026).
📝 Points essentiels
- La séroconversion toxoplasmose durant la grossesse doit être surveillée par des sérologies mensuelles, en privilégiant un suivi dans le même laboratoire pour éviter les erreurs d’interprétation (ESF BORDEAUX, 2025/2026).
- La PCR sur liquide amniotique, réalisée après 18 SA, est l’outil clé pour confirmer ou exclure la transmission foetale. Une PCR positive justifie un traitement curatif par Pyriméthamine + Sulfadiazine + Acide folinique, avec une surveillance échographique renforcée (ESF BORDEAUX, 2025/2026).
- La prophylaxie par Spiramycine est indiquée en cas de séroconversion récente, pour réduire le risque de transmission, jusqu’à la confirmation du statut foetal par PCR (ESF BORDEAUX, 2025/2026).
- En cas de transmission confirmée, une surveillance échographique mensuelle est essentielle pour détecter les signes de foetopathie, tels que hydrocéphalie ou calcifications intracrâniennes. La décision d’IMG peut être discutée en cas de signes sévères ou d’atteinte foetale grave (ESF BORDEAUX, 2025/2026).
- La prise en charge néonatale inclut un examen clinique, une sérologie, une échographie, un fond d'œil, et une surveillance auditive prolongée pour détecter d’éventuelles séquelles (ESF BORDEAUX, 2025/2026).
💡 À retenir
La gestion de la toxoplasmose en grossesse repose sur une surveillance sérologique régulière, une confirmation diagnostique par PCR amniotique, et un traitement adapté pour limiter la transmission et les séquelles foetales, avec une prise en charge multidisciplinaire.
📖 8. Infections virales grossesse
🔑 Notions clés & Définitions
- Infections aiguës : infections contractées récemment durant la grossesse, avec apparition de symptômes ou détection d’un nouveau virus, comme la primo-infection au CMV ou à la rubéole (ESF BORDEAUX, 2025).
- Infections chroniques : infections présentes depuis longtemps, souvent asymptomatiques, comme le VIH ou l’hépatite B, déjà portées par la mère avant la grossesse (ESF BORDEAUX, 2025).
- Modes de transmission materno-foetale : voies par lesquelles le virus passe de la mère au fœtus, principalement par transmission verticale durant la grossesse ou en période périnatale, selon le virus (ESF BORDEAUX, 2025).
- Risques spécifiques liés aux infections virales : complications pour la mère et le fœtus, telles que malformations, retard de croissance, prématurité ou infection néonatale grave (ESF BORDEAUX, 2025).
- Conséquences cliniques pour mère et fœtus : manifestations possibles, incluant fièvre, anomalies échographiques, retard mental, surdité ou malformations congénitales, dépendant du virus et du moment de l’infection (ESF BORDEAUX, 2025).
📝 Points essentiels
- Les infections materno-foetales peuvent être aiguës ou chroniques, avec une transmission verticale pouvant survenir durant la grossesse ou à la naissance (ESF BORDEAUX, 2025).
- La période d’exposition détermine la nature des lésions foetales : embryopathie si infection au T1, foetopathie si infection au T2 ou T3 (ESF BORDEAUX, 2025).
- La transmission du virus peut se faire par contact avec fluides corporels, notamment pour le CMV via salives, urines, ou pour la rubéole par voie respiratoire (ESF BORDEAUX, 2025).
- La prévention et le dépistage systématique, notamment pour le CMV avant 14 SA, permettent de réduire les risques de transmission et de complications (ESF BORDEAUX, 2025).
- La prise en charge dépend du type d’infection, du moment de survenue, et inclut surveillance échographique, PCR, traitements antiviraux ou prophylactiques, et parfois interruption de grossesse (ESF BORDEAUX, 2025).
💡 À retenir
Les infections virales en grossesse, qu’elles soient aiguës ou chroniques, peuvent entraîner des complications graves pour le fœtus, mais une détection précoce et une prise en charge adaptée permettent de réduire leur impact.
📖 9. Herpès génital grossesse
🔑 Notions clés & Définitions
- Herpès simplex virus (HSV) : Virus à ADN de la famille des Herpesviridae, responsable d’infections génitales et orales, pouvant se réactiver lors de la grossesse (source : ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- Risques d’herpès néonatal : Complication grave pouvant entraîner une encéphalite, une hépatite ou un décès du nouveau-né, principalement en cas de primo-infection en fin de grossesse (source : ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- Gestion de la primo-infection en pré-partum : Approche thérapeutique et prophylactique lors d’une première infection herpétique en fin de grossesse, incluant éventuellement l’administration d’antiviraux et la planification de l’accouchement (source : ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- Gestion des récidives en pré-partum : Stratégies pour traiter ou prévenir les récurrences herpétiques proches de l’accouchement, notamment par l’usage d’antiviraux à partir de 36 SA (source : ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
- Stratégies en cas d’antécédents d’herpès hors grossesse : Surveillance et traitement prophylactique pour éviter la transmission lors de l’accouchement, avec éventuellement une césarienne si des lésions herpétiques actives sont présentes (source : ESF BORDEAUX – RONEOS Sage-Femme 4A – 2025/2026).
📖 10. Varicelle grossesse
🔑 Notions clés & Définitions
- Diagnostic de la varicelle en grossesse : Identification clinique ou par PCR de l’infection à varicelle-zona (VZV) chez une femme enceinte, permettant de confirmer une infection aiguë ou une réactivation, essentielle pour la prise en charge (ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
- Varicelle congénitale : Malformation ou séquelles chez le nouveau-né dues à une infection maternelle par VZV durant la grossesse, surtout si l’infection survient au premier trimestre (Coudreau Hortense, Baillard Sarah, 2025/2026).
- Varicelle néonatale et ses risques : Infection du nouveau-né par VZV dans les premiers jours de vie, pouvant entraîner une forme grave avec complications pulmonaires, neurologiques ou cutanées, notamment si la mère est infectée en période périnatale (Coudreau Hortense, Baillard Sarah, 2025/2026).
📝 Points essentiels
- Le diagnostic de la varicelle en grossesse repose principalement sur l’aspect clinique (éruption vésiculeuse, fièvre) et peut être confirmé par PCR sur prélèvement de lésions ou de liquide amniotique si infection suspectée (ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
- La période critique pour la transmission au fœtus est le premier trimestre, où l’infection peut entraîner des malformations majeures telles que microphthalmie, cataracte, anomalies neurologiques, ou anomalies cutanées (Coudreau Hortense, Baillard Sarah, 2025/2026).
- La varicelle néonatale, survenant dans les premiers jours de vie, peut être grave avec un risque élevé de complications respiratoires et neurologiques, surtout si la mère développe une infection en période périnatale (Coudreau Hortense, Baillard Sarah, 2025/2026).
- La prise en charge spécifique inclut l’administration d’immunoglobulines spécifiques dans les 96 heures suivant l’exposition ou le début des symptômes, ainsi que l’isolement et le traitement antiviral si nécessaire (ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
- La surveillance et la prévention passent par la vaccination avant la grossesse, le dépistage des anticorps anti-VZV, et la mise en place de mesures d’isolement en cas d’infection suspectée ou confirmée (Coudreau Hortense, Baillard Sarah, 2025/2026).
💡 À retenir
La varicelle en grossesse doit être rapidement diagnostiquée pour prévenir la transmission au fœtus ou au nouveau-né, avec une prise en charge adaptée pour limiter les risques de malformations ou de complications graves.
📖 11. Hépatite B et C
🔑 Notions clés & Définitions
- Hépatite B (VHB) : Infection virale causée par le virus de l’hépatite B, pouvant devenir chronique et entraîner des complications hépatiques graves, notamment la cirrhose et le carcinome hépatocellulaire (source : ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
- Hépatite C (VHC) : Infection virale chronique causée par le virus de l’hépatite C, souvent asymptomatique, mais pouvant évoluer vers une cirrhose ou un carcinome hépatocellulaire (source : ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
- Transmission verticale : Passage du virus de la mère à l’enfant lors de la grossesse, de l’accouchement ou par contact avec le sang ou les fluides biologiques (source : ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
📝 Points essentiels
- Caractéristiques en grossesse : La hépatite B peut être chronique chez la femme enceinte, avec un risque de transmission verticale élevé si la mère est porteuse du virus HBsAg. La hépatite C, souvent asymptomatique, peut également devenir chronique, mais la transmission verticale est moins fréquente que pour VHB, avec un taux d’environ 5-10% (source : ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
- Risques de transmission verticale : La transmission du VHB peut atteindre 90% si la mère est HBeAg positive, contre environ 5-10% pour le VHC. La transmission est favorisée par une charge virale élevée et lors de l’accouchement (source : ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
- Prise en charge : La mère porteuse de VHB doit bénéficier d’un traitement antiviral si la charge virale est élevée, et d’une prophylaxie passive et active pour le nouveau-né (immunoglobulines spécifiques et vaccination). La mère avec VHC doit être suivie pour évaluer la nécessité d’un traitement, mais la prophylaxie spécifique pour le nouveau-né n’est pas recommandée actuellement (source : ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
- Impact sur la grossesse et le nouveau-né : La présence de VHB ou VHC peut augmenter le risque de prématurité, de RCIU, et de complications hépatiques pour la mère. Chez le nouveau-né, le risque principal est la contamination, pouvant entraîner une hépatite chronique ou une cirrhose à long terme (source : ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
- Stratégies de prévention et traitement : La vaccination contre l’hépatite B est essentielle, notamment en pré-conception ou en début de grossesse. La prophylaxie néonatale par immunoglobulines spécifiques et vaccination est recommandée pour prévenir la transmission verticale. La prise en charge antivirale de la mère est indiquée en cas de charge virale élevée (source : ESF BORDEAUX – RONEOS, 2025/2026).
💡 À retenir
La prévention de la transmission verticale de l’hépatite B repose sur la vaccination et la prophylaxie néonatale, tandis que la gestion de la mère porteuse doit être adaptée en fonction de la charge virale pour limiter les risques pour le nouveau-né. La hépatite C, souvent asymptomatique, nécessite un suivi spécifique pour limiter la transmission et les complications hépatiques.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Infection materno-foetale | Dépistage toxoplasmose | Dépistage CMV | Vaccinations grossesse | Infections virales grossesse | Herpès génital grossesse | Varicelle grossesse | Hépatite B & C |
|---|
| Agent | TORCHeS (Toxoplasmose, Rubéole, CMV, Herpès, Syphilis) | Toxoplasma Gondii | CMV | ROR, Coqueluche, Hépatite B | VZV, Rubéole, Hépatite B/C | Herpès simplex | Varicelle zoster | Hépatite B et C |
| Mode transmission | Verticale, périnatale | Ingestion, contact | Voie respiratoire, contact | Vaccination | Voie respiratoire, contact | Contact sexuel | Contact respiratoire | Voie sanguine, sexuelle |
| Manifestations | Malformations, retards, anomalies | Malformations, RCIU | Calcifications, ventriculomégalie | Protection immunitaire | Malformations, séquelles neurologiques | Risque de transmission, crise | Risque de malformations | Hépatite aiguë, chronique |
| Dépistage | Echographie, sérologie, PCR | Sérodiagnostic, surveillance | Sérologie, PCR amniotique | Vaccination systématique | Sérologie, échographie | Sérologie, PCR | Sérologie, surveillance | Sérologie, PCR |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre embryopathie (T1) avec foetopathie (T2/T3) dans les infections materno-foetales.
- Sous-estimer la transmission périnatale lors des infections virales, notamment herpès et varicelle.
- Confusion entre sérologie IgM (infection récente) et IgG (ancienne ou immunisée) pour CMV et toxoplasmose.
- Négliger l’importance de l’avidité IgG pour dater l’infection à CMV.
- Croire que la vaccination contre la rubéole est systématique en grossesse, alors qu’elle est contre-indiquée.
- Confondre la prévention de la toxoplasmose avec celle de la toxocarose ou autres parasitoses.
- Oublier que la séroconversion toxoplasmose peut survenir à tout moment, mais est plus critique en début de grossesse.
- Confondre les modalités de dépistage du CMV (PCR, sérologie, échographie) et leur interprétation.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition et les modes de transmission des infections materno-foetales selon ESF Bordeaux.
- Savoir distinguer embryopathie et foetopathie, avec exemples précis.
- Identifier les agents TORCHeS responsables des infections congénitales majeures.
- Expliquer le mécanisme de transmission de la toxoplasmose et ses modes de contamination.
- Connaître l’importance du dépistage sérologique mensuel de la toxoplasmose chez la femme enceinte séronégative.
- Maîtriser les règles hygiéno-diététiques pour prévenir la toxoplasmose.
- Connaître la prévalence de la séroconversion toxoplasmose en France et ses implications.
- Décrire la stratégie de dépistage systématique du CMV avant 14 SA, incluant IgM, IgG, avidité.
- Savoir interpréter une sérologie CMV (IgM+/IgG+, avidité faible ou forte).
- Expliquer la procédure et l’intérêt de l’amniocentèse pour confirmer la transmission foetale du CMV.
- Connaître les principales complications foetales liées au CMV (calcifications, ventriculomégalie).
- Se rappeler que la vaccination contre la rubéole est contre-indiquée en grossesse, mais recommandée avant conception.
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