Ficha de revisão: Introduction à la neurologie animale

📋 Plan du Cours

  1. Abiotrophie cérébelleuse et ataxies
  2. Affections oculaires et cécité aiguë
  3. Crises convulsives et épilepsie
  4. Méningoencéphalites infectieuses
  5. Encéphalopathie spongiforme bovine
  6. Hypercorticisme hypophysaire
  7. Otites et paralysie faciale
  8. Syndrome vestibulaire et AVC
  9. Traumatismes et tumeurs du système nerveux
  10. Jetage, corps étranger et fractures nasales
  11. Actinobacillose, actinomycose et West Nile
  12. Strangles, headshaking et examen neurologique

📖 1. Abiotrophie cérébelleuse et ataxies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Abiotrophie cérébelleuse : Maladie neurologique génétique entraînant une ataxie, avec apparition de symptômes chez certaines races.
  • Ataxie sensorielle : Ataxie due à un déficit proprioceptif lié à une lésion de la moelle épinière, avec troubles de posture et d’équilibre.
  • Ataxie vestibulaire : Ataxie secondaire à des lésions de l’appareil vestibulaire, traduisant un trouble de l’orientation et de l’équilibre.
  • Ataxie cérébelleuse : Ataxie liée à des lésions du cervelet, associée à une incoordination et à des troubles de la coordination motrice.

📝 Points essentiels

  • L’abiotrophie cérébelleuse est due à un gène récessif autosomique et touche notamment setter, border, labrador, airedale, pointer anglais, terrier écossais, beagle, collie, caniche, chat de gouttière, siamois, Pur sang…
  • Les signes d’abiotrophie cérébelleuse apparaissent avant 4 à 6 semaines chez le chien et à partir de 4 mois chez le cheval, avec intelligence normale mais ataxie, manque d’équilibre, tremblements de tête,…
  • L’abiotrophie cérébelleuse n’a pas de traitement et les animaux peuvent être dangereux, ce qui mène souvent à l’euthanasie (ex. cheval qui fonce dans une barrière).
  • L’ataxie est un symptôme correspondant à une incoordination motrice des membres, de la tête et/ou du corps liée à des troubles de la proprioception, avec posture modifiée, mouvements anormaux et parfois chute.
  • La démarche diagnostique d’une ataxie commence par un examen neurologique complet puis un bilan sanguin, puis une distinction du type (sensorielle : radio puis myélographie et/ou ponction de LCR ; cérébelleuse :…
  • En cas de suspicion d’ataxie, les manipulations sont déconseillées : référer immédiatement à un vétérinaire, sans manipulation sans diagnostic, et éviter les manipulations à chaud pendant une crise inflammatoire sous…

💡 Astuce mémo

Sensoriel = moelle; Vestibulaire = appareil vestibulaire; Cérébelleux = cervelet.

📖 2. Affections oculaires et cécité aiguë

🔑 Notions clés & Définitions

  • Blépharite : La blépharite est une inflammation de la partie externe de la paupière, d’origine congénitale, allergique, infectieuse, parasitaire, virale, endocrine, néoplasique ou idiopathique.
  • Cécité aiguë : La cécité aiguë correspond à une perte de vision brutale, due à des maladies oculaires ou à des lésions d’origine neurologique.
  • Glaucome : Le glaucome est une atteinte oculaire associée à une souffrance du nerf optique, responsable notamment d’une cécité douloureuse.
  • Uvéite : L’uvéite est une inflammation de la chambre antérieure ou postérieure de l’œil, cause fréquente de cécité chez le cheval.
  • Dégénérescence rétinienne aiguë : La dégénérescence rétinienne aiguë associe une mydriase avec aréflexie et une évolution avec fond d’œil d’abord normal puis atteinte rétinienne.

📝 Points essentiels

  • En cas de blépharite, les signes typiques regroupent écoulement séreux ou mucoïde, blépharospasme, hyperthermie conjonctivale et lésions des paupières (croûtes, ulcérations, alopécie, dépigmentation).
  • Le diagnostic de blépharite repose sur l’examen clinique orienté vers la cause (irritative, mycosique via lampe de Wood, et biopsie/cutané si nécessaire), avec bilans endocriniens et biochimie au besoin.
  • Le traitement de la blépharite dépend de l’étiologie : topiques et antibiothérapie si nécessaire pour l’origine bactérienne ou traumatique, antifongiques si mycosique, et prise en charge de l’allergie en cas d’origine…
  • La cécité aiguë se manifeste par perte de vision et peut être associée à douleur et mydriase aréflexique selon la cause, avec un examen orienté paupières, conjonctive, cornée, iris, cristallin, vitré, rétine et papille…
  • La démarche diagnostique de cécité aiguë suit l’ordre : examen ophtalmologique, puis si tout est normal mesure de la pression intraoculaire ; si elle est normale, électrorétinogramme et éventuellement scanner cérébral…
  • Le lien pression intraoculaire–cause s’observe ainsi : elle est élevée en cas de glaucome et diminuée en cas d’uvéite.

📖 3. Crises convulsives et épilepsie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Crise convulsive : Une crise convulsive est une manifestation clinique transitoire due à des décharges neuronales anormales, excessives et synchronisées du prosencéphale.
  • Épilepsie : L’épilepsie est une maladie caractérisée par une prédisposition à produire des crises convulsives récurrentes de façon chronique.
  • Épileptogénicité : L’épileptogénicité décrit la capacité de certains neurones à se déclencher spontanément.
  • Épileptogenèse : L’épileptogenèse correspond à la cascade qui diffuse et propage une activité hyperexcitable à partir d’un réseau initialement normal.

📝 Points essentiels

  • Une vraie crise a une origine neuronale et elle cesse généralement spontanément.
  • On parle de crises récurrentes quand on observe au moins deux crises.
  • L’épilepsie concerne environ 5% des chiens et 1% des humains.
  • Après la crise, une période de transition peut inclure confusion, déplacements, sommeil prolongé ou appétit vorace, pouvant durer de quelques minutes à plusieurs jours (jusqu’à 3–4 jours chez le cheval).
  • Traitement de crise : diazépam en intrarectal si possible, sinon phénobarbital si le diazépam est inefficace.
  • Traitement préventif : phénobarbital + bromure de potassium (Gardenal) ; éviter les médicaments épileptogènes comme acépromazine, kétamine et xylazine.

💡 Astuce mémo

Crise = Excitation qui déborde (déséquilibre excitation/inhibition), Épilepsie = répétition (≥2 crises) sur fond d’un réseau devenu hyperexcitable.

📖 4. Méningoencéphalites infectieuses

🔑 Notions clés & Définitions

  • Méningoencéphalite : Infection neurologique caractérisée par une inflammation du tissu cérébral, parfois associée à celle des méninges et/ou de la moelle.
  • Maladie de Carré : Cause virale de méningoencéphalite pouvant entraîner des signes neurologiques chez le chien.
  • Ehrlichiose (anaplasmose) : Infection transmise par morsure de tique pouvant atteindre le système nerveux via une méningoencéphalite.
  • Cryptococcose : Infection fongique pouvant provoquer une méningoencéphalite chez l’animal.

📝 Points essentiels

  • Les méningites bactériennes sont rares, mais les méningoencéphalites peuvent survenir avec une inflammation cérébrale et parfois méningée et/ou médullaire.
  • Le tableau inclut typiquement hyperthermie variable (parfois intermittente), abattement, anorexie et raideur cervicale.
  • En urgence, une ponction de LCR aide à déterminer l’étiologie, mais un LCR normal n’exclut jamais une encéphalite.
  • Ponction de LCR: L5-L6 chez le cheval, et L3-L4 chez les carnivores domestiques.
  • Traitement symptomatique: lors de convulsions, la dexaméthasone est donnée en IV et le mannitol en IV si un œdème cérébral est suspecté.
  • Traitement étiologique: bactérien avec antibiothérapie (amoxicilline), Lyme avec doxycycline (et carbésia chez chevaux et bovins), toxoplasmose avec clinidamycine, et mycoses avec fluconazole (idiopathique: traitement…

💡 Astuce mémo

LCR utile mais piège : LCR normal n’exclut pas une encéphalite. (Urgence = ponction quand même.)

📖 5. Encéphalopathie spongiforme bovine

🔑 Notions clés & Définitions

  • ESB : Maladie neurologique bovine dégénérative mortelle touchant le système nerveux central et évoluant sans rémission.
  • Prion : Agent infectieux responsable de l’ESB, transmissible après ingestion de matières animales contaminées par voie orale.
  • Zoonose : Caractéristique de l’ESB, pouvant atteindre l’humain et rendant la maladie à considérer comme transmissible entre espèces.
  • Encéphalopathie spongiforme : Forme de maladie neurodégénérative liée à une atteinte spongiforme du SNC, avec évolution lente.

📝 Points essentiels

  • L’ESB est une zoonose survenue dans les années 90, avec des cas récents mentionnés aux pays basque en 2024 et en Californie en 2023.
  • La pénétration du prion se fait par voie orale après ingestion de farines animales contaminées.
  • L’ESB touche surtout des bovins âgés de 3 à 8 ans, avec incubation de 2 à 5 ans et une aggravation progressive sans rémission.
  • La présentation typique associe comportement craintif/nervosité, refus d’entrer à la salle de traite, troubles sensitifs et moteurs, ataxie du train postérieur, myoclonies et hypersensibilité au toucher, avec…
  • Le diagnostic s’appuie sur une évolution apyrétique et lente après plus de 3 ans, avec combinaison trouble du comportement + hypersensibilité + troubles locomoteurs, et un examen clinique où les nerfs crâniens sont…
  • Le diagnostic de laboratoire repose sur Elisa ou Western Blot avec examen immunohistologique du cerveau, et le traitement est l’euthanasie (aucun traitement curatif).

💡 Astuce mémo

ESB = Prion (oral) → évolution lente et apyrétique → comportement + hypersensibilité + ataxie → aucun traitement (euthanasie).

📖 6. Hypercorticisme hypophysaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cushing hypophysaire : Le Cushing hypophysaire est une endocrinopathie due à une hypersécrétion de cortisol d’origine hypophysaire, le plus souvent liée à une tumeur hypophysaire.
  • DPIH : Le DPIH est l’appellation équine du dysfonctionnement de la pars intermedia de l’hypophyse, responsable d’une sécrétion excessive de peptides dérivés de la pOMC et d’ACTH.
  • Vetoryl : Vetoryl est un médicament à base de trilosane utilisé à vie pour freiner l’hypercortisolisme dans le cadre du Cushing chez le chien.
  • Prascend : Prascend est un médicament à base de pergolide, utilisé à vie chez le cheval pour limiter la sécrétion d’ACTH via une action proche de la dopamine.

📝 Points essentiels

  • Chez le chien, l’âge moyen de diagnostic est d’environ 8 à 11 ans et la prévalence est d’environ 1 à 2 chiens sur 1000, avec une prédisposition rapportée chez caniche, teckel, boxer et beagle.
  • Le Cushing est surtout hypophysaire : environ 80–90% des cas, et 80–85% des tumeurs sont hypophysaires (contre 15–20% surrénaliennes).
  • La cause peut être une tumeur de l’hypophyse, une tumeur surrénalienne, ou une cause iatrogène par administration prolongée de corticoïdes.
  • Les signes clés regroupent PUPD, distension abdominale et amyotrophie de la ligne de dos, avec poil hirsute et troubles cutanés (dont hyperpigmentation et comédons).
  • Le diagnostic d’orientation repose sur le dosage de l’ACTH : si elle est élevée on suspecte un hypercorticisme hypophysaire, si elle est basse un hypercorticisme surrénalien.
  • En cas de résultats équivoques, des tests peuvent être réalisés avec la dexaméthasone ou la TRH (1 mg IV), en comparant l’ACTH avant puis 10 min et 30 min après injection.

💡 Astuce mémo

ACTH = juillet→novembre : valeur élevée = cause hypophysaire, valeur basse = cause surrénalienne.

📖 7. Otites et paralysie faciale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Otite externe : Inflammation de l’épithélium du conduit auditif externe, fréquente chez le chien et le veau, pouvant devenir chronique avec rétrécissement du canal.
  • Otites moyennes et internes : Inflammation de l’oreille moyenne ou interne le plus souvent d’origine bactérienne, liée à l’extension depuis l’oreille externe ou à une propagation par la trompe d’Eustache.
  • Paralysie du nerf facial : Perte partielle ou totale de motricité des muscles innervés par le VII, due à une atteinte centrale ou périphérique.

📝 Points essentiels

  • Otites externes : causes fréquentes = parasites (Otodectes, Sarcoptes, Notoedres), hypersensibilités (alimentaire, médicamenteuse, contact, atopie), corps étranger (épiillet), obstruction (tumeur, polype, bouchon) et…
  • Otites externes : l’évolution chronique associe hyperplasie épidermique et glandes sébacées, provoquant un amincissement du canal auditif, avec prurit auriculaire, tête penchée, secouement et sécrétions…
  • Otites moyennes et internes : suspicion guidée par douleur, écoulement auriculaire, modification de l’alimentation (douleur à la déglutition) et signes neurologiques possibles (paralysie faciale, syndrome vestibulaire…
  • Otites moyennes et internes : diagnostic par myringotomie (liquide tympanique), imagerie des bulles tympaniques (liquide, épaississement osseux, chronicité) et scanner selon le cas, avec examens sanguins et potentiels…
  • Paralysie du nerf facial : signes typiques = absence de réflexe palpébral et de clignement à la menace, paupière tombante, oreille/babines/truffe moins mobiles, déviation de l’oreille vers l’extérieur et déviation du…
  • Paralysie du nerf facial : causes périphériques incluent idiopathique, hypothyroïdie, otite moyenne/interne ou polype, néoplasie et traumatismes (os pétreux), tandis que les causes centrales incluent néoplasie et…

📖 8. Syndrome vestibulaire et AVC

🔑 Notions clés & Définitions

  • Syndrome vestibulaire périphérique : Le syndrome vestibulaire périphérique correspond à un trouble de l’équilibre causé par une lésion située dans l’appareil vestibulaire de l’oreille interne.
  • Syndrome vestibulaire central : Le syndrome vestibulaire central correspond à un trouble de l’équilibre causé par une lésion du noyau vestibulaire dans le tronc cérébral.
  • Accident vasculaire cérébral : L’accident vasculaire cérébral est une perte soudaine d’une ou plusieurs fonctions cérébrales liée à une rupture ou à une obstruction d’un vaisseau cérébral.

📝 Points essentiels

  • Quel que soit le siège, on observe nystagmus, tête penchée et ataxie dissymétrique avec marche déséquilibrée du même côté.
  • Lors d’un changement de position de tête, le nystagmus est présent de façon constante en périphérie, alors qu’en central il n’est pas décrit comme constant.
  • Un déficit des nerfs crâniens est attendu en central, alors qu’en périphérie le cours le limite au VII.
  • Le déficit proprioceptif est décrit en central mais absent en périphérie.
  • Pour l’AVC, il existe un AVC hémorragique par rupture vasculaire et un AVC ischémique par obstruction menant à un infarctus; dans tous les cas, c’est une urgence grave avec risque de séquelles irréversibles.
  • En AVC (chien), le cours cite la prédisposition CKC, et les signes incluent désorientation, perte d’équilibre, tête penchée et souvent une absence de réactivité au nom; le traitement prioritaire commence par le…

💡 Astuce mémo

Central vs périphérie : Central = nerfs crâniens + proprioception, Périphérie = nerfs crâniens surtout VII et pas de proprioception. (CPP→ Central)

📖 9. Traumatismes et tumeurs du système nerveux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Traumatisme cérébral : Le traumatisme cérébral désigne tout choc pouvant provoquer des lésions graves du tissu cérébral, réversibles ou non.
  • Hypoxie secondaire : L’hypoxie secondaire correspond au manque d’oxygène qui survient rapidement dans la zone cérébrale lésée, entraînant des dommages cellulaires en chaîne.
  • Syndrome de Cheyne-Stokes : Le syndrome de Cheyne-Stokes est un trouble respiratoire périodique avec alternance d’apnées et d’hyperpnées, suggérant des lésions cérébrales diffuses.
  • Tumeur du système nerveux central : Les tumeurs du SNC sont des lésions oncologiques du cerveau ou de la moelle, touchant surtout les sujets âgés et certains chiens brachycéphales.

📝 Points essentiels

  • Un traumatisme cérébral peut entraîner hémorragie, œdème/corps étranger, fracture de la boîte crânienne ou hypertension intracrânienne, avec hypoxie secondaire rapide du territoire atteint.
  • Le diagnostic différentiel commence par l’examen cardio-respiratoire et la recherche de contusions, d’hémorragies externes et d’un œdème rétinien; la palpation de la boîte crânienne aide à rechercher une fracture.
  • Les signes oculaires orientent la localisation: myosis avec pupilles réflexives = lésions cérébrales, mydriase avec pupilles aréflexives = lésions mésencéphaliques, pupilles réflexives normales ou en myosis = atteinte…
  • Le bilan neurologique s’appuie sur la respiration (Cheyne-Stokes = lésions cérébrales diffuses, apnée = tronc cérébral, hyperventilation = mésencéphale) et sur les nerfs crâniens (déficit du III = mésencéphale; V à XII…
  • Le traitement initial du traumatisme cérébral vise la stabilisation: tête en position relevée, oxygénothérapie si besoin, fluidothérapie et maintien de la tension artérielle, avec mesures médicamenteuses.
  • Les tumeurs du SNC donnent des signes selon le site: cérébral (convulsions, amaurose, hémiparésie, syndrome vestibulaire, troubles comportementaux) ou médullaire (ataxie/parésie/paralysie, incontinence selon les membres…

💡 Astuce mémo

Pupilles pour localiser: réflexives/myosis → cerveau; aréflexives/mydriase → mésencéphale; réflexives normales ou myosis → tronc.

📖 10. Jetage, corps étranger et fractures nasales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Corps étranger nasal : Atteinte des voies nasales liée à l’introduction d’un élément dans la cavité, dont l’origine varie selon le contexte alimentaire et l’environnement.
  • Fracture ou traumatisme nasal : Lésion traumatique du nez provoquée par un choc ou une contention/accident inadapté, avec des signes proportionnels à la zone atteinte et à la sévérité.
  • Polypes ou tumeurs nasales : Lésions massives nasales rares chez les bovins pouvant obstruer l’air, saigner ou provoquer un jetage et une déformation faciale.
  • Sinusite : Inflammation des sinus paranasaux, fréquemment liée aux complications infectieuses d’un site d’écornage ou à un traumatisme/tumeur des structures voisines.

📝 Points essentiels

  • Le risque de corps étranger nasal augmente en présence de rhinite allergique chez l’animal.
  • Les signes d’un corps étranger nasal incluent notamment éternuement, ronflement, stridor, diminution de l’air expiré et jetage séreux, mucopurulent ou hémorragique.
  • Le diagnostic repose sur l’examen de la cavité nasale et, si besoin, une endoscopie.
  • Le traitement d’un corps étranger nasal consiste à retirer l’objet, mettre un tampon local en cas d’hémorragie associée, et administrer des antibiotiques si nécessaire.
  • Les traumatismes nasaux peuvent résulter de conflits entre animaux, d’une contention physique inadéquate ou d’un choc direct lié à la machinerie agricole.
  • Les fractures/traumatismes nasaux donnent typiquement enflure, dyspnée ou obstruction inspiratoire, emphysème sous-cutané et épistaxis, avec jetage mucopurulent si infection.

📖 11. Actinobacillose, actinomycose et West Nile

🔑 Notions clés & Définitions

  • Fièvre du Nil occidental : Maladie infectieuse transmise par les moustiques, pouvant rester silencieuse ou provoquer une atteinte neurologique chez l’équidé.
  • IgM anti-West Nile : Anticorps recherchés précocement après l’infection, utiles au diagnostic à partir de J+8 puis sur une période de 2 à 3 mois.
  • IgG anti-West Nile : Anticorps recherchés pour témoigner d’une infection plus ancienne, pouvant persister pendant plusieurs années.
  • Anticorps neutralisants : Anticorps capables de neutraliser l’antivirus West Nile, détectables environ 2 à 3 semaines après l’infection.

📝 Points essentiels

  • Environ 80% des cas sont asymptomatiques, 20% présentent une forme fébrile (courbatures, douleurs articulaires et musculaires) et 1–10% une forme neurologique avec ataxie pouvant aller jusqu’à la paralysie.
  • Lors d’une aggravation dans les formes neurologiques, l’évolution peut mener à un coma puis au décès.
  • Le diagnostic s’appuie sur des tests sérologiques avec IgM dès J+8 et IgG sur plusieurs années, et sur la détection d’anticorps neutralisants 2–3 semaines après l’infection.
  • En pratique, on peut faire deux tests à J+7 et J+21, et le test de référence repose sur l’isolement du virus dans le LCR et les urines (le cerveau est analysé si l’animal est mort).
  • Aucun traitement spécifique n’existe : l’isolement au calme avec faible luminosité, une désinsectisation et un traitement symptomatique (fluides, vitamines C et B, tranquillisants) sont indiqués.
  • Prévention par vaccination dès 6 mois avec 2 injections espacées de 3 à 5 semaines puis rappel annuel, avec recommandations RESPE pour Corse, PACA, Occitanie et Nouvelle Aquitaine, et mesures sanitaires anti-moustiques…

💡 Astuce mémo

West Nile = moustiques Culex + tests IgM dès J+8 (IgG longtemps) + prévention vaccin puis annuel.

📖 12. Strangles, headshaking et examen neurologique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Strangles : Infection respiratoire du cheval pouvant être diagnostiquée par la mise en évidence du pathogène et donner des complications au niveau des poches gutturales.
  • Headshaking : Tendance à des mouvements anormaux et dangereux de la tête, d’amplitude et d’intensité variables, parfois associée à des comportements de frottement et d’éternuement.
  • Encensement photique : Hypothèse reliant le headshaking à l’exposition à la lumière, activant le nerf facial et/ou provoquant une douleur de type névralgie du trijumeau.
  • Examen des nerfs crâniens : Bilan clinique qui évalue, nerf par nerf, la sensibilité, la motricité et certains réflexes à partir de tests spécifiques.

📝 Points essentiels

  • Pour le diagnostic des formes respiratoires de strangles, on prélève par écouvillon naso-pharyngé, lavage nasal ou lavage des poches gutturales et on recherche aussi des abcès extériorisés ou non extériorisés via…
  • En cas de formes erratiques, l’imagerie abdominale et thoracique (écho ou radio) et une ponction échoguidée sont envisagées si des nœuds lymphatiques internes sont hypertrophiés.
  • La mise en culture de prélèvements est réalisée avec des résultats attendus après 2 à 3 jours, et le traitement repose sur une antibiothérapie.
  • Complication possible des strangles : infection des poches gutturales.
  • Headshaking : balancement horizontal/vertical (vertical plus fréquent) ou circulaire, frottement de la tête sur les surfaces, parfois éternuement continu ; la théorie invoque la lumière (activation du nerf facial…
  • Examen neurologique : évaluer d’abord la conscience/vigilance (alerte, désorienté ou prostré, état de stupeur, syncope, comateux), puis le bilan locomoteur (équilibre/proprioception, ataxie, parésie/paralysie, chutes),…

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
années 90Survenue de l’ESB (vache folle) en tant que zoonose
2024Cas récents d’ESB mentionnés aux pays basque
2023Cas récents d’ESB mentionnés en Californie
2025Données RESPE/ANSES sur les foyers équins (West Nile)

📊 Tableaux de synthèse

Types d’ataxie (localisation et étiologies clés)

TypeSiègeSignes clésExemples d’étiologies
Ataxie sensorielleMoelle épinièreTroubles de proprioception, modifications de postureMyélopathie dégénérative, embolie fibrocartilagineuse, discospondylite, Wobbler, trauma (hernie/luxation/fracture…
Ataxie vestibulaire périphériqueAppareil vestibulaire (oreille interne)Ataxie dissymétrique avec tête penchée, déficit proprioceptif absent, nerfs crâniens surtout VIIIdiopathique (animal âgé), polype nasopharyngé (chat), otite moyenne, hypothyroïdie, néoplasie, post-traumatique
Ataxie vestibulaire centraleTronc cérébral (noyau vestibulaire)Ataxie dissymétrique avec nerf crâniens attendu + déficit proprioceptif décritInfection, méningoencéphalomyélite suppurée aseptique, toxique, néoplasie, post-traumatique
Ataxie cérébelleuseCerveletPerte d’équilibre, tête penchée, hypermétrie, absence de clignement à la menace possibleInfections (maladie de carré, PIF, rhinopneumonie), inflammation idiopathique, méningoencéphalomyélite suppurée…

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre ataxie et « chute » : l’ataxie est une incoordination liée à troubles proprioceptifs/vestibulaires/cérébelleux, la chute n’en est qu’une conséquence possible.
  2. Croire qu’un LCR normal exclut une encéphalite/ méningoencéphalite : c’est explicitement un piège (LCR normal n’exclut jamais).
  3. Traiter/ manipuler une suspicion d’ataxie sans diagnostic : le cours impose de ne toucher à rien et de référer immédiatement (pas de manipulations sans avis).
  4. Penser que « crise » et « épilepsie » sont synonymes : crise = épisode transitoire ; épilepsie = prédisposition chronique avec crises récurrentes (≥2).
  5. Inverser pression intraoculaire et causes de cécité aiguë : élevée en glaucome, diminuée en uvéite.
  6. Se tromper sur central vs périphérie vestibulaire : central = nerfs crâniens (au-delà du VII) + déficit proprioceptif décrit ; périphérique = nerfs crâniens surtout VII et pas de proprioception.
  7. Croire que les signes de paralysie faciale ne concernent que l’œil : le cours décrit aussi absence réflexes palpébral/à la menace, oreilles, babines, truffe, déviation du nez vers le côté sain (unilatéral).

✅ Checklist Examen

  1. Repérer l’abiotrophie cérébelleuse : race concernée, gène récessif autosomique, apparition avant 4–6 semaines (chien) ou à partir de 4 mois (cheval), symptômes et absence de traitement.
  2. Diagnostiquer une ataxie en commençant par l’examen neurologique complet puis bilan sanguin, puis classer : sensorielle (moelle), vestibulaire (appareil vestibulaire ou noyau vestibulaire), cérébelleuse (cervelet).
  3. Ordonner les examens complémentaires de l’ataxie selon le type : radio puis myélographie/ponction LCR (sensorielle), ponction LCR puis scanner (cérébelleuse), ponction LCR puis scanner (vestibulaire).
  4. Traiter une suspicion d’ataxie avec la règle sécurité : si suspicion, ne rien toucher, référer immédiatement et éviter manipulations à chaud en phase inflammatoire sous traitement corticoïde.
  5. Devant une cécité aiguë, appliquer la démarche : examen ophtalmologique, puis pression intraoculaire ; si normale, électrorétinogramme puis scanner cérébral/angiographie fluorescente selon besoin, et interpréter : PIO ↑…
  6. Différencier blépharite (chercher la cause : congénitale/allergique/bactérienne/mycosique/parasitaire/virale/endocrinienne/nécéoplasique/idiopathique) et cécité aiguë ; connaître le rôle de lampe de Wood et biopsie si…
  7. Pour les crises convulsives/épilepsie : définir crise vs épilepsie (≥2 crises), connaître la période de transition et les traitements de crise (diazépam intrarectal si possible, sinon phénobarbital) et préventif…
  8. En cas d’encéphalite/ méningoencéphalite : reconnaître signes (hyperthermie variable, abattement, anorexie, raideur cervicale), appliquer l’urgence de la ponction de LCR et ne pas conclure sur LCR normal ; connaître les…
  9. Connaître la sémiologie ESB : zoonose, survenue dans les années 90, espèces/âge (3 à 8 ans), évolution apyrétique lente sans rémission, critères cliniques (comportement + hypersensibilité + troubles locomoteurs) et…
  10. Pour Cushing : distinguer hypophysaire vs surrénalien par ACTH (ainsi que test dexaméthasone/TRH si équivoque), regrouper signes (PUPD, distension abdominale, amyotrophie ligne de dos, poil hirsute, troubles cutanés) et…
  11. Pour l’oreille et le nerf facial : lister causes majeures d’otite externe (parasites, hypersensibilités, corps étranger, obstruction) puis diagnostic (otoscopie, prélèvement) et otites moyennes/internes (myringotomie,…
  12. nez côté sain) et étiologies centrales vs périphériques.
  13. Comparer vestibulaire central vs périphérique : nystagmus (présent de façon constante en périphérie lors changement de position de tête vs non constant décrit en central), déficit proprioceptif (central oui,…
  14. Pour l’AVC : reconnaître urgence grave, signes (désorientation, perte d’équilibre, tête penchée, absence de réactivité au nom possible) et que le traitement prioritaire commence par le soulagement/prise en charge des…

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1. Quel traitement est indiqué en première intention pour une crise convulsive lorsque c’est possible ?

2. Quel signe est compatible avec un corps étranger nasal ?

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Abiotrophie cérébelleuse — définition ?

Maladie génétique entraînant une ataxie chez certains races.

Ataxie sensorielle — cause ?

Lésion de la moelle épinière, troubles proprioceptifs.

Ataxie vestibulaire — localisation ?

Appareil vestibulaire ou nerf vestibulaire.

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