Ficha de revisão: Introduction à la pharmacologie et ses mécanismes

📋 Plan du Cours

  1. Sciences liées à la pharmacologie
  2. Pharmacologie expérimentale et clinique
  3. Interactions médicamenteuses : antagonisme
  4. Antagonisme compétitif et pharmacologique
  5. Antagonisme physiologique et chimique
  6. Complexe médicament récepteur : affinité et efficacité
  7. Toxicité médicamenteuse : effets et cibles
  8. Relaxants musculaires à action centrale
  9. Relaxants musculaires à action directe
  10. Relaxants musculaires à action périphérique
  11. AINS : inhibiteurs non sélectifs de la COX
  12. Laxatifs et modulateurs de la motilité intestinale

📖 1. Sciences liées à la pharmacologie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pharmacocinétique : La pharmacocinétique décrit le devenir d’un médicament dans l’organisme, de son entrée à son élimination.
  • Pharmacodynamique : La pharmacodynamique étudie les effets pharmacologiques d’un médicament et les mécanismes qui les produisent.
  • Pharmacie galénique : La pharmacie galénique concerne la fabrication de formes pharmaceutiques adaptées à l’administration aux patients.
  • Pharmacothérapie : La pharmacothérapie regroupe la classification des médicaments, la posologie et l’action thérapeutique recherchée.
  • Toxicologie : La toxicologie étudie les effets nocifs des agents chimiques ou physiques sur les organismes vivants.

📝 Points essentiels

  • La pharmacologie générale traite des principes applicables à tous les médicaments, tandis que la pharmacologie spécialisée étudie chaque médicament en particulier.
  • La pharmacologie expérimentale évalue la PD, la PK et la toxicité sur des animaux intacts ou sur des organes isolés.
  • La pharmacologie clinique étudie PD, PK et toxicité chez l’homme uniquement si la phase expérimentale s’avère sûre.
  • Les essais précliniques incluent des tests physico-chimiques, pharmacocinétiques, pharmacodynamiques et toxicologiques (ex. dose létale).
  • En essais cliniques, un groupe témoin et la randomisation sont obligatoires, avec une probabilité égale d’appartenance aux groupes.
  • Si aucun traitement efficace n’est prouvé pour la maladie étudiée, un placebo peut être administré au groupe témoin.

💡 Astuce mémo

PK = Parcours du médicament (absorption→distribution→métabolisation→excrétion) ; PD = Pouvoir du médicament (effets et mécanismes).

📖 2. Pharmacologie expérimentale et clinique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Marge thérapeutique : La marge thérapeutique est l’intervalle entre la concentration efficace et la concentration toxique d’un médicament.
  • Dose d’imprégnation : La dose d’imprégnation est une dose initiale (ou une série de doses) donnée pour atteindre rapidement la concentration visée.
  • Dose d’entretien : La dose d’entretien correspond à des doses répétées ou à une perfusion continue pour maintenir une concentration d’équilibre dans la zone thérapeutique.
  • Dose : La dose est la quantité de médicament administrée qui produit un certain degré de réponse.
  • Médicaments étiotropes : Les médicaments étiotropes agissent sur les micro-organismes pathogènes pour tuer ou empêcher leur multiplication, sans modifier directement d’autres activités biologiques.

📝 Points essentiels

  • Le médicament D produit une action pharmacologique en atteignant la CME sans dépasser la CMT, donc sans toxicité.
  • Le médicament E produit une action pharmacologique en atteignant la CME même si la CMT est atteinte, tant qu’elle n’est pas dépassée.
  • La dose d’entretien vise une concentration d’équilibre plasmatique dans une fourchette thérapeutique donnée.
  • Les médicaments peuvent être classés selon l’origine : naturels (minéraux, animaux, végétal), synthétiques, ou semi-synthétiques.
  • Les médicaments peuvent être classés selon l’action : préventifs (vaccins, contraceptifs, modification de processus biologiques), substitution (exogène ou endogène), et traitements qui suppriment la cause (bactéricides,
  • Les médicaments peuvent être classés selon l’action : symptomatiques (soulagent les symptômes sans éliminer la cause, ex. AINS, analgésiques).

💡 Astuce mémo

CME = efficacité, CMT = sécurité : si CMT n’est pas dépassée, pas de toxicité.

📖 3. Interactions médicamenteuses : antagonisme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Antagonisme médicamenteux : Phénomène où l’effet d’un médicament est diminué ou annulé par un autre, réduisant l’efficacité thérapeutique attendue.
  • Hyper-sensibilités : Réactions de l’organisme à un médicament, liées à une sensibilité accrue de la cellule cible ou à un défaut d’enzymes de métabolisation.
  • Allergie à médiation immunologique : Réaction immunitaire produisant des symptômes stéréotypés, sans lien direct avec le profil pharmacologique du médicament.
  • Sensibilité cellulaire accrue : Situation où la cellule cible réagit davantage au médicament, ce qui peut amplifier l’effet observé.
  • Déficit d’enzymes de métabolisation : Absence ou diminution congénitale d’enzymes responsables du métabolisme, entraînant une augmentation de l’effet du médicament.

📝 Points essentiels

  • L’antagonisme peut s’expliquer par une sensibilité accrue de la cellule cible ou par l’absence/diminution d’enzymes qui métabolisent le médicament.
  • Les hyper-sensibilités regroupent des réactions dont l’origine peut être liée au terrain (sensibilité) ou au métabolisme.
  • L’allergie est une réaction immunologique avec des symptômes stéréotypés, indépendants du profil habituel du médicament.
  • Les symptômes allergiques dépendent de la dose administrée.
  • Des exemples de médicaments associés à des allergies incluent les pénicillines, céphalosporines, salicylates et tétracyclines.
  • Les allergies dites « atopiques » sont mentionnées comme un type d’allergie dans le cours.

💡 Astuce mémo

Antagonisme = « même cible, mais pas le même résultat » : soit la cellule est trop sensible, soit le médicament n’est plus métabolisé.

📖 4. Antagonisme compétitif et pharmacologique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Comprimés à action prolongée : Préparations orales conçues pour libérer progressivement le principe actif afin de réduire le nombre de prises quotidiennes.
  • Gélules : Forme orale où le médicament est enfermé dans une enveloppe gélatineuse qui se dissout dans le tube digestif pour libérer le produit.
  • Comprimés effervescents : Comprimés non enrobés qui réagissent avec l’eau pour libérer du dioxyde de carbone et améliorer l’administration.
  • Suspensions : Mélanges de particules solides dispersées dans un milieu liquide, qui se déposent au repos et nécessitent une remise en suspension.
  • Voie intraveineuse : Administration parentérale par injection directe dans une veine, donnant une biodisponibilité de 100% pour la dose injectée.

📝 Points essentiels

  • Les comprimés à action prolongée/retard ne doivent pas être écrasés ni mâchés, car cela peut modifier l’absorption.
  • Les gélules doivent être avalées entières, car leur enveloppe se dissout dans le tube digestif pour libérer le médicament.
  • Les comprimés effervescents doivent être dilués avant administration pour déclencher la réaction acide–carbonate/bicarbonate avec libération de CO2CO_2.
  • Les suspensions doivent être agitées avant administration pour obtenir une répartition uniforme des particules.
  • Par voie intraveineuse, les concentrations sanguines maximales sont atteintes immédiatement après l’injection.
  • Par voie intraveineuse, la dose minimale correspond à une biodisponibilité de 100%.

💡 Astuce mémo

Retard = ne pas casser : « entier = libération contrôlée » ; IV = « instantané = 100% ».

📖 5. Antagonisme physiologique et chimique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Absorption respiratoire : L’absorption respiratoire correspond au passage du médicament depuis les alvéoles vers le sang, surtout par diffusion passive.
  • Distribution pharmacocinétique : La distribution pharmacocinétique décrit comment le médicament passe du sang vers les tissus cibles selon le débit sanguin et la traversée des membranes.
  • Barrière hémato-encéphalique : La barrière hémato-encéphalique est une barrière spécialisée qui limite le transport des médicaments du sang vers le cerveau.
  • Barrière placentaire : La barrière placentaire limite le passage de certains médicaments de la mère vers la circulation fœtale.
  • Transport actif : Le transport actif est un transport membranaire contre le gradient de concentration, nécessitant de l’énergie et un transporteur.

📝 Points essentiels

  • L’inhalation de liquides volatils ou de gaz anesthésiques entraîne une inflammation des voies respiratoires et une augmentation des sécrétions.
  • L’administration systémique permet une absorption rapide et évite le contact avec les sucs gastriques ainsi que le passage par le foie.
  • Par voie nasale (aérosol, sprays), l’absorption s’accompagne d’une irritation des muqueuses et d’une augmentation des sécrétions.
  • L’absorption par les voies respiratoires dépend du gradient de pression : si la pression alvéolaire est > à la pression sanguine, il y a absorption, sinon il y a élimination.
  • La distribution dépend du débit sanguin dans le tissu et de la facilité de traversée de la membrane cellulaire.
  • Une irrigation accrue (cœur, foie, reins, cerveau) augmente la concentration du médicament, alors qu’une irrigation moindre (muscles, peau, tissu adipeux) la diminue.

💡 Astuce mémo

Pression alvéole→sang : plus haut = absorption, plus bas = élimination.

📖 6. Complexe médicament récepteur : affinité et efficacité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Affinité médicament-récepteur : L’affinité décrit la capacité d’un médicament à se lier au récepteur, déterminant la force de la liaison.
  • Efficacité pharmacologique : L’efficacité correspond à la capacité d’un médicament lié au récepteur à produire une réponse biologique.
  • Forme libre du médicament : La forme libre est la fraction non liée aux protéines et disponible pour traverser les tissus et être éliminée.
  • Degré d’ionisation : Le degré d’ionisation indique la proportion de médicament sous forme ionisée ou non ionisée, ce qui influence sa réabsorption et son élimination.
  • Complexe médicament-récepteur : Le complexe médicament-récepteur est l’interaction entre un médicament et son récepteur qui conditionne l’intensité et la nature de l’effet.

📝 Points essentiels

  • La réabsorption tubulaire dépend surtout de la diffusion passive des molécules liposolubles et de la présence de formes non ionisées dans le filtrat.
  • Les barbituriques et les acides faibles sont associés à une alcalinisation de l’urine pour limiter leur réabsorption.
  • La liaison aux protéines plasmatiques réduit la fraction libre, donc diminue la disponibilité pour l’élimination.
  • Le pH urinaire influence l’ionisation : un médicament acide est ionisé à pH alcalin, et un médicament basique est ionisé à pH acide.
  • Un pH urinaire alcalin favorise la rétention des acides ionisés, tandis qu’un pH acide favorise la rétention des bases ionisées.
  • La ventilation pulmonaire augmente l’élimination des médicaments volatils par diffusion passive, alors que la solubilité dans le sang la diminue.

💡 Astuce mémo

Affinité = “se fixer”, efficacité = “faire agir” ; ionisation + pH = “rester dans l’urine” (acides en alcalin, bases en acide).

📖 7. Toxicité médicamenteuse : effets et cibles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Système nerveux central : Le système nerveux central regroupe le cerveau et la moelle épinière, et constitue une cible majeure de nombreux médicaments à risque de toxicité.
  • Barrière hémato-encéphalique : La barrière hémato-encéphalique est une barrière physiologique qui limite le passage de certains médicaments vers le cerveau.
  • Dépresseurs du SNC : Les dépresseurs du SNC sont des médicaments qui diminuent l’activité du système nerveux central et peuvent majorer la toxicité d’autres substances.
  • Jonction neuromusculaire : La jonction neuromusculaire est le site de transmission entre le neurone moteur et le muscle squelettique, ciblé par certains myorelaxants.
  • Récepteurs nicotiniques : Les récepteurs nicotiniques sont des récepteurs ionotropes activés par l’acétylcholine, essentiels à la transmission neuromusculaire.

📝 Points essentiels

  • La toxicité médicamenteuse peut toucher des organes vitaux, ce qui impose une vigilance particulière lors de l’apparition de signes d’atteinte.
  • La lévodopa traverse la barrière hémato-encéphalique car c’est un précurseur métabolique de la dopamine, contrairement à la dopamine elle-même.
  • Le baclofène traverse difficilement la barrière hémato-encéphalique, ce qui rend la voie intrathécale plus efficace que la voie orale.
  • Les myorelaxants à action centrale diminuent le tonus via le SNC, alors que les myorelaxants à action périphérique bloquent la transmission à la jonction neuromusculaire.
  • Le baclofène peut provoquer faiblesse musculaire, fatigue, irritation gastrique, syndrome de sevrage et troubles mentaux (somnolence, confusion, euphorie, dépression).
  • La tizanidine agit surtout au niveau de la moelle épinière via les récepteurs alpha-2 adrénergiques et peut entraîner somnolence et troubles gastro-intestinaux, avec contre-indication en cas de troubles hépatiques graves

💡 Astuce mémo

BHE = filtre cérébral : si le médicament la traverse mal, la voie intrathécale contourne le filtre.

📖 8. Relaxants musculaires à action centrale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Récepteurs nicotiniques : Récepteurs ionotropes activés par l’acétylcholine à la jonction neuromusculaire, responsables de l’ouverture de canaux cationiques.
  • Jonction neuromusculaire : Site de transmission neuromusculaire où l’acétylcholine libérée par le neurone moteur active des récepteurs nicotiniques sur la fibre musculaire.
  • Succinylcholine : Relaxant musculaire à action périphérique de type dépolarisant, utilisé pour un blocage rapide de la jonction neuromusculaire.
  • Atracurium : Relaxant musculaire non dépolarisant, antagoniste compétitif des récepteurs nicotiniques à la jonction neuromusculaire.
  • Toxine botulique de type A : Agent périphérique agissant sur la jonction neuromusculaire en empêchant la libération d’acétylcholine.

📝 Points essentiels

  • La transmission neuromusculaire implique la dépolarisation de la membrane après activation des récepteurs nicotiniques.
  • Le récepteur nicotinique le plus étudié à la jonction neuromusculaire est un canal ionique au sodium composé de 5 sous-unités.
  • Les effets nicotiniques incluent la contraction des muscles striés, la libération de catécholamines par la glande surrénale et la stimulation ganglionnaire.
  • La succinylcholine a une durée d’action de 5 à 10 minutes.
  • La succinylcholine peut augmenter la pression intraoculaire, provoquer des arythmies et entraîner un arrêt cardiaque.
  • Atracurium, d-tubocurarine, mivacurium, pancuronium et vecuronium sont des bloqueurs compétitifs non dépolarisants des récepteurs nicotiniques.

💡 Astuce mémo

Dépolarisant = Succini = “court et dangereux” (5–10 min, PIO↑, arythmie/arrêt).

📖 9. Relaxants musculaires à action directe

🔑 Notions clés & Définitions

  • Nimésulide : Inhibiteur sélectif de la COX-2 utilisé comme anti-inflammatoire et antalgique.
  • Célécoxib : Inhibiteur sélectif de la COX-2 utilisé en cas d’intolérance gastrique aux AINS.
  • Paracétamol : Analgesique-antipyrétique à peu ou pas d’action anti-inflammatoire.
  • Métamizole : Analgesique-antipyrétique de la famille des dérivés de la pyrazolone, sans action uricosurique.
  • Salicylates : AINS non sélectifs de la COX regroupant notamment l’acide acétylsalicylique et d’autres dérivés.

📝 Points essentiels

  • Les inhibiteurs sélectifs de la COX-2 incluent nimésulide, célécoxib, rofécoxib et valdécoxib, avec recours possible en cas d’intolérance gastrique aux AINS.
  • Les dérivés du para-aminophénol (paracétamol) ont une action antalgique et antipyrétique avec peu ou pas d’effet anti-inflammatoire.
  • Les dérivés de la pyrazolone (métamizole/dipyrone) sont des antalgiques-antipyrétiques sans action uricosurique.
  • Les salicylates sont des AINS non sélectifs de la COX ayant des effets analgésiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires.
  • Les salicylates ont aussi un effet antiagrégant plaquettaire en interférant avec l’agrégation et en abaissant les taux de prothrombine.
  • Le mécanisme antipyrétique des salicylates repose sur l’abaissement du point de régulation du centre thermorégulateur.

💡 Astuce mémo

COX-2 = « sélectif pour l’estomac » ; Paracétamol/Métamizole = « surtout douleur + fièvre, pas inflammation » ; Salicylates = « analgésique + fièvre + anti-inflammatoire + antiagrégant ».

📖 10. Relaxants musculaires à action périphérique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Uricosuriques : Médicaments qui augmentent l’élimination de l’acide urique, souvent classés dans des dérivés spécifiques.
  • Dérivés indoliques : Famille d’anti-inflammatoires non stéroïdiens incluant l’indométacine.
  • Dérivés de l’acide propionique : Famille d’AINS regroupant ibuprofène et naproxène.
  • Dérivés de l’acide arylacétylique : Famille d’AINS dont le représentant cité est le diclofénac.
  • Dérivés du pyrrolopyrrole : Famille d’AINS dont le représentant cité est le kétorolac.

📝 Points essentiels

  • La section source liste plusieurs familles d’AINS (indoliques, acide propionique, anthranilique, arylacétylique, oxicam, pyrrolopyrrole) avec des exemples précis.
  • Indométacine appartient aux dérivés indoliques.
  • Ibuprofène et naproxène appartiennent aux dérivés de l’acide propionique.
  • Diclofénac est cité comme dérivé de l’acide arylacétylique, notamment pour les articulations.
  • Kétorolac est cité comme dérivé du pyrrolopyrrole, indiqué pour la douleur postopératoire.
  • Piroxicam est cité comme dérivé des oxicams, associé à la polyarthrite rhumatoïde.

💡 Astuce mémo

AINS = familles par “acides” et “noms” : propionique (ibuprofène/naproxène) ; arylacétylique (diclofénac) ; pyrrolopyrrole (kétorolac postop).

📖 11. AINS : inhibiteurs non sélectifs de la COX

🔑 Notions clés & Définitions

  • COX : Enzyme impliquée dans la synthèse des prostaglandines, dont l’inhibition modifie la douleur, l’inflammation et la fièvre.
  • AINS non sélectifs : AINS qui inhibent plusieurs isoformes de la COX, ce qui explique leurs effets antalgiques et anti-inflammatoires mais aussi certains risques.
  • Prostaglandines : Médiateurs lipidiques produits via la voie COX, participant à l’inflammation, à la douleur et à la fièvre.
  • Fenêtre thérapeutique étroite : Plage de doses où l’efficacité est obtenue sans dépasser trop facilement le seuil d’effets indésirables.

📝 Points essentiels

  • Les AINS non sélectifs agissent via l’inhibition de la COX, ce qui diminue la production de prostaglandines.
  • L’inhibition de la COX est associée à un contrôle de l’état clinique, mais avec une fenêtre thérapeutique décrite comme étroite.
  • Le cours insiste sur la nécessité de traiter la cause déclenchante et de corriger les mécanismes d’adaptation sous-jacents en parallèle du contrôle clinique.
  • Les AINS sont présentés dans un contexte de prise en charge globale, où l’ajustement thérapeutique et le suivi de l’état clinique sont centraux.

💡 Astuce mémo

COX → prostaglandines : AINS non sélectifs = “couper la fabrique” de médiateurs de douleur/inflammation, mais attention à la fenêtre étroite.

📖 12. Laxatifs et modulateurs de la motilité intestinale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Laxatifs émollients : Les laxatifs émollients ramollissent les selles en lubrifiant le contenu intestinal, ce qui facilite l’émission.
  • Laxatifs de contact : Les laxatifs de contact stimulent directement l’activité intestinale et accélèrent le transit pour déclencher la défécation.
  • Laxatifs augmentant le volume : Les laxatifs augmentant le volume augmentent la masse des selles en retenant de l’eau, ce qui favorise le péristaltisme.
  • Laxatifs osmotiques : Les laxatifs osmotiques attirent l’eau dans l’intestin pour ramollir les selles et augmenter le volume du contenu.
  • Lopéramide : La lopéramide est un antidiarrhéique qui diminue la motilité intestinale pour réduire la fréquence des selles.

📝 Points essentiels

  • Les laxatifs sont surtout utilisés en traitement temporaire de la constipation.
  • Les laxatifs de contact incluent huile de ricin, phénolphtaléine, bisacodyl, séné, cassia, citrate de sodium + laurylsulfoacétate de sodium, et suppositoires à la glycérine.
  • Les laxatifs augmentant le volume comprennent méthylcellulose, carboxyméthylcellulose, préparations à base de psyllium, gomme adragante, gommes apparentées et son.
  • Les laxatifs osmotiques incluent sulfate de magnésium, hydroxyde de magnésium, citrate de magnésium, phosphates de sodium et de potassium, et lactulose.
  • Le traitement de la constipation dépend de la forme clinique et repose aussi sur des règles d’hygiène et d’alimentation.
  • Les antidiarrhéiques essentiels comprennent lopéramide, adsorbants comme le charbon actif, et antiflatulents comme la diméthicone, avec une recherche préalable de la cause (bactérienne ou virale).

💡 Astuce mémo

Constipation = 4 leviers : émollient (lubrifie), contact (stimule), volume (gonfle), osmotique (aspire l’eau) ; Diarrhée = freiner (lopéramide) + adsorber (charbon) + gaz (diméthicone).

📊 Tableaux de synthèse

Phases des essais cliniques

PhaseObjectif principalCaractéristiques clés
Phase IToxicité et pharmacologiePremiers essais sur un nombre restreint de volontaires humains en bonne santé; augmentation des doses jusqu’à la dose maximale sans effets indésirables; étude du métabolisme et de la biodisponibilité
Phase IIEfficacité thérapeutique préliminaireEssai à petite échelle; relation dose-réponse et intervalle entre les doses; dose thérapeutique fixée; sécurité à court terme; 100 à 200 volontaires malades
Phase IIIÉvaluation thérapeutique à grande échelleDémonstration/confirmation du bénéfice thérapeutique (essai comparatif); comparaison avec traitements alternatifs; 1 000 à 2 000 patients; rapport bénéfice/risque à court et long terme
Phase IVSurveillance post-commercialisationDétecter le plus rapidement possible les effets indésirables; confirmer la valeur thérapeutique et la stratégie thérapeutique

Types d’antagonisme

TypePrincipeExemple du cours
Compétitif ou pharmacologiqueCompétition pour les mêmes sites de récepteurs; déplacement de la courbe par l’antagonisteAtropine (déplacement de la courbe)
PhysiologiqueEffets opposés sur une même fonction physiologique via structures différentesGlucagon et insuline sur la glycémie
ChimiqueRéaction chimique entre substances en solution, sans lien avec les récepteursChélateurs de métaux (intoxications arsenic/plomb)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre pharmacocinétique (ADME: devenir du médicament) et pharmacodynamique (effets et mécanismes).
  2. Croire que la randomisation remplace le groupe témoin: le cours dit que les deux sont obligatoires.
  3. Mélanger CME/CMT: la CME correspond à l’efficacité minimale, la CMT à la concentration maximale tolérée; dépasser CMT = toxicité.
  4. Penser que l’absorption dépend seulement de la voie: le cours insiste aussi sur pH, coefficient de partage O/A, vitesse de dissolution et temps de vidange gastrique.
  5. Oublier l’effet de premier passage: la voie orale peut conduire à une biotransformation et à une fraction atteignant la veine cave (50% voire moins).
  6. Confondre affinité et efficacité: affinité = se fixer au récepteur, efficacité = produire une réponse après liaison.
  7. Se tromper sur l’élimination: réabsorption tubulaire dépend surtout de la diffusion passive des formes non ionisées; alcaliniser l’urine concerne barbituriques/acides faibles.

✅ Checklist Examen

  1. Définir Pharmacon + Logos et citer les éléments du devenir du médicament (absorption, biotransformation, excrétion, effets biochimiques/physiologiques, mécanismes d’action, utilisation).
  2. Distinguer pharmacologie générale vs spécialisée, puis pharmacologie expérimentale vs clinique (conditions de sécurité, PD/PK/toxicité).
  3. Expliquer les essais précliniques et les essais cliniques: groupe témoin, randomisation, placebo si aucune efficacité prouvée, et impossibilité de prédire l’appartenance au groupe.
  4. Lister les 4 phases des essais cliniques et donner pour chacune l’objectif principal et un point clé (volontaires, relation dose-réponse, taille d’échantillon, surveillance post-commercialisation).
  5. Décrire les interactions médicamenteuses: événement clinique, effets utiles vs nocifs, et les catégories de synergie (additif/potentialisation) et d’antagonisme.
  6. Classer l’antagonisme en compétitif/pharmacologique, physiologique et chimique, et donner le principe de chacun avec un exemple du cours.
  7. Définir affinité, efficacité intrinsèque, forme libre, degré d’ionisation et complexe médicament-récepteur, puis relier pH urinaire et ionisation à la rétention/élimination.
  8. Expliquer la toxicité médicamenteuse: surdosage/réactivité individuelle, cibles (moelle osseuse, foie, reins), mécanismes d’accumulation/habituation/intoxication, et les 4 principes du traitement d’intoxication.
  9. Décrire la dépendance (psychique vs physique), la tolérance (naturelle/acquise) et la tolérance croisée, ainsi que les classes de médicaments pouvant entraîner une dépendance (opiacés, barbituriques, hypnotiques, éthanol
  10. Définir hyper-sensibilités et allergie à médiation immunologique, préciser que les symptômes dépendent de la dose, et citer des exemples (pénicillines, céphalosporines, salicylates, tétracyclines) + le type atopique.
  11. Expliquer les composants du médicament (substance active, excipient, correctifs) et les formes pharmaceutiques (rôle de la substance active vs excipient/intermédiaire).
  12. Parcours pharmacocinétique: décrire ADME et détailler l’absorption (facteurs pH, coefficient O/A, dissolution, vidange; voies; effet de premier passage), puis la distribution (débit sanguin, membranes, liaison protéines,
  13. Décrire métabolisme (phase I/phase II, enzymes surtout dans le foie, exemples: lévodopa/prodrugs) et élimination (filtration glomérulaire, sécrétion tubulaire active, réabsorption passive; rôle du pH urinaire et alcalin/
  14. Connaître les groupes thérapeutiques listés et le principe de choix en antimicrobiens (spectre le plus restreint, première intention). Puis citer les grandes familles d’AINS et leurs mécanismes (COX-1/COX-2, sélectifs CO

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Pharmacocinétique — définition ?

Devenir du médicament dans l’organisme.

Pharmacodynamique — rôle ?

Étude des effets et mécanismes du médicament.

Pharmacie galénique — domaine ?

Fabrication des formes pharmaceutiques.

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