Ficha de revisão: Voies transmucosales : principes et applications

📋 Plan du Cours

  1. Voie transmucosale et modes d’action associés
  2. Voie perlinguale et sublinguale : avantages et limites
  3. Comprimés et pastilles à sucer perlinguaux
  4. Gommes à mâcher et pulvérisations sublinguales
  5. Voie buccopharyngée : formes solides et semi-solides
  6. Préparations ophtalmiques : stérilité et exigences des collyres
  7. Solutions de lavage ophtalmique et inserts ophtalmiques
  8. Pommades et gels ophtalmiques : intérêt et administration
  9. Voies respiratoires : granulométrie et dispositifs d’inhalation
  10. Préparations liquides par nébuliseur et choix du dispositif
  11. Préparations par inhalateur doseur pressurisé : fonctionnement
  12. Voie rectale : suppositoires et règles de conformité

📖 1. Voie transmucosale et modes d’action associés

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voie transmucosale : Voie d’administration où le médicament est appliqué sur une muqueuse et traverse celle-ci pour atteindre les tissus cibles.
  • Voie sublinguale : Voie d’administration dans la cavité buccale où le médicament diffuse à travers la muqueuse sous la langue.
  • Voie perlinguale : Voie d’administration dans la cavité buccale où le médicament diffuse à travers les muqueuses pour être absorbé.
  • Voie buccopharyngée : Voie d’administration via la cavité buccale et le pharynx, avec des préparations buccales destinées à une action locale ou systémique.
  • Voie oculaire : Voie d’administration par l’œil utilisant des préparations ophtalmiques stériles pour une action locale.

📝 Points essentiels

  • Voie sublinguale et voie perlinguale donnent une action systémique car la muqueuse buccale est richement vascularisée et le PA passe rapidement dans le sang.
  • La voie perlinguale et la voie sublinguale évitent l’effet de premier passage hépatique, ce qui améliore la biodisponibilité par rapport à une forme orale.
  • La voie perlinguale et la voie sublinguale sont plus rapides qu’une forme orale car l’absorption se fait directement via la muqueuse buccale.
  • L’administration per/sublinguale limite la dégradation du PA par les sucs gastriques et intestinaux.
  • Inconvénients per/sublinguale : goût/odeur parfois désagréables, diffusion incertaine avec risque d’être avalé, et observance plus difficile (contrainte de temps et de manipulation).
  • Voie buccopharyngée : préparations buccales à action systémique ou locale selon la forme et l’objectif thérapeutique.

💡 Astuce mémo

Per/Sous = Pas de premier passage : muqueuse riche → sang vite.

📖 2. Voie perlinguale et sublinguale : avantages et limites

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voie perlinguale : Voie d’administration où le médicament agit de façon systémique après passage à travers la muqueuse de la cavité buccale, notamment entre joue et gencive.
  • Voie sublinguale : Voie d’administration où le médicament agit de façon systémique après passage à travers la muqueuse sous la langue.
  • Comprimé gingival : Forme galénique destinée à être placée entre la joue et la gencive pour une dissolution au contact de la muqueuse et une action systémique.
  • Film buccogingival : Film mince adhérant à la muqueuse buccale, conçu pour se dissoudre rapidement et libérer une dose unitaire à action systémique.
  • Gomme à mâcher perlinguale : Préparation solide contenant une dose unitaire, à mâcher sans avaler, pour libérer le principe actif via la muqueuse buccale.

📝 Points essentiels

  • La pastille à sucer NICOPASS se dissout en ~30 min et doit être déplacée d’un côté à l’autre de la bouche, sans croquer ni avaler la pastille entière.
  • EFFENTORA (fentanyl) se place entre la joue et la gencive près d’une molaire et se dissout en 15 à 25 min, sans sucer, mâcher ni avaler.
  • ACTIQ (fentanyl) doit être dissous en ~15 min en frottant l’applicateur contre la joue et en tournant souvent l’applicateur, sans sucer ni mâcher (risque de baisse de libération).
  • Les films buccogingivaux (ex. BREAKYL) sont bi-couches : la face rose contient l’actif et la face blanche limite la libération dans la salive pour réduire la déglutition.
  • BREAKYL : placer le film avec la face rose en contact uniforme, appuyer ≥5 s jusqu’à adhérence, dissolution complète en 15 à 30 min, sans mâcher ni avaler et sans manger avant dissolution.
  • Gomme à mâcher (ex. NICORETTE/NICOTINELL) : mâcher jusqu’à goût fort (ou brûlure légère), placer entre gencive et joue, puis alterner mastication et pause pendant 30 min, sans avaler.

💡 Astuce mémo

Perlinguale = entre Joue et Gencive (dissolution locale→systémique) ; Sublinguale = Sous la Langue ; « Ne pas mâcher/sucer/avaler » pour éviter une libération moins efficace.

📖 3. Comprimés et pastilles à sucer perlinguaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voie buccopharyngée : Voie d’administration par la cavité buccale et l’arrière-gorge, visant une action locale sans passer par la déglutition.
  • Comprimé à sucer : Comprimé administré par la voie buccopharyngée pour une action locale, destiné à être sucé lentement sans être croqué ni avalé.
  • Pastille à sucer : Préparation solide à dose unitaire obtenue par moulage, administrée par voie buccopharyngée pour une action locale par succion lente.
  • Pâte à sucer : Préparation solide à dose unitaire dont l’excipient principal est une gomme ou de la gélatine, administrée par voie buccopharyngée pour une action locale par succion lente.
  • Perlinguale : Action systémique via les muqueuses de la cavité buccale, avec un effet lié à l’absorption au niveau des muqueuses plutôt qu’au système digestif.

📝 Points essentiels

  • La voie perlinguale évite la dégradation du PA par le système digestif et permet une action locale rapide via les muqueuses buccales.
  • Les formes buccopharyngées solides (comprimés à sucer, pastilles, pâtes) sont destinées à être sucées lentement sans croquer ni avaler.
  • Comprimés à sucer : ils respectent la définition générale des comprimés et sont utilisés pour une action locale.
  • Pastilles à sucer : elles contiennent une dose unitaire de PA et sont obtenues par moulage.
  • Pâtes à sucer : leur excipient principal est une gomme ou de la gélatine, et elles ne doivent pas être mâchées ni avalées.
  • Exemples cités : LYSOPAÏNE (comprimé à sucer), DRILL et STREPSILS (pastilles), VOCADYS (pâte).

💡 Astuce mémo

Suce sans avaler : Comprimé = comprimé, Pastille = moulée, Pâte = gomme/gélatine.

📖 4. Gommes à mâcher et pulvérisations sublinguales

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voie oculaire : Voie d’administration où le médicament est appliqué directement sur l’œil pour agir localement.
  • Cul-de-sac conjonctival : Repli formé entre la paupière et le blanc de l’œil, servant de zone de dépôt des collyres.
  • Préparations ophtalmiques stériles : Préparations destinées à l’œil fabriquées avec une exigence de stérilité pour limiter le risque infectieux.
  • Collyres : Formes pharmaceutiques ophtalmiques liquides destinées à être instillées dans l’œil.
  • Collyres sans conservateur : Collyres formulés pour éviter l’usage de conservateurs antimicrobiens, souvent via unidose ou systèmes dédiés.

📝 Points essentiels

  • La voie oculaire agit rapidement car le médicament cible directement l’œil, avec peu ou pas de passage systémique.
  • La voie oculaire peut être moins contrôlable car une partie du produit est perdue (larmoiement, œil fermé au moment de l’instillation).
  • La durée d’action est courte car larmes et clignement éliminent rapidement le médicament.
  • Une mauvaise utilisation, surtout avec flacons multidose, augmente le risque de contamination microbienne.
  • Les préparations ophtalmiques doivent être stériles car l’œil est vulnérable aux infections (douleur, rougeur, écoulement, baisse de vision voire cécité).
  • Les collyres doivent respecter 4 exigences : absence de particules visibles, pH proche des larmes (~7,4), pression osmotique identique aux larmes, absence de micro-organismes viables.

💡 Astuce mémo

Œil = Stérile + Isotonie + Bon pH : sinon douleur et inconfort.

📖 5. Voie buccopharyngée : formes solides et semi-solides

🔑 Notions clés & Définitions

  • Collyre unidose : Forme ophtalmique en récipient à usage unique, destinée à être jetée après instillation pour éviter tout risque lié à l’ouverture.
  • Collyre multidose : Forme ophtalmique en flacon réutilisable, dont la durée d’utilisation après ouverture doit être respectée pour limiter le risque microbien.
  • Système ABAK : Dispositif de collyre multidose sans conservateur, utilisant une filtration membrane antimicrobienne entre l’embout et le contenu du flacon.
  • Collyre en suspension : Forme ophtalmique où la substance active est dispersée dans un liquide, utilisée quand la substance est peu ou pas soluble.
  • Collyre en émulsion : Forme ophtalmique où la substance active est solubilisée dans une phase lipidique, formant un film pour améliorer la lubrification et le temps de contact.

📝 Points essentiels

  • Un collyre unidose ne contient pas de conservateur et supprime le risque de prolifération microbienne après ouverture car le récipient est jeté après usage.
  • Un collyre multidose doit respecter une durée d’utilisation après ouverture (souvent 8, 15 ou 28 jours, parfois 4 semaines) et la date d’ouverture doit être inscrite sur le flacon.
  • Le système ABAK signifie absence de conservateur (A privatif + BAK pour chlorure de benzalkonium) et vise une stérilité maintenue sans conservateur.
  • Le système ABAK utilise une filtration membrane antimicrobienne de porosité ≤ 0,22 μm située entre l’embout et le contenu du flacon.
  • La durée de conservation d’un collyre ABAK peut être prolongée jusqu’à 12 semaines après ouverture.
  • En collyre en suspension, la concentration en PA est plus élevée qu’en solution mais le risque d’irritation est plus important; en émulsion, un film lipidique augmente la lubrification et le temps de contact mais peut ca

💡 Astuce mémo

Suspension = PA difficile à dissoudre mais plus irritante; Émulsion = film lipidique = plus lubrifiante mais trouble visuel possible juste après.

📖 6. Préparations ophtalmiques : stérilité et exigences des collyres

🔑 Notions clés & Définitions

  • Stérilité ophtalmique : Exigence de propreté absolue pour les préparations destinées à l’œil afin d’éviter toute contamination lors de l’administration.
  • Collyre : Préparation ophtalmique destinée à être instillée dans l’œil pour une action locale, parfois avec un effet plus durable selon la forme.
  • Pommade ophtalmique : Préparation semi-solide appliquée dans l’œil, pouvant entraîner un trouble visuel plus long que le collyre.
  • Gel ophtalmique : Préparation ophtalmique semi-solide instillée ou appliquée, avec un effet visuel potentiellement plus prolongé que celui d’un collyre.
  • Récipient unidose : Conditionnement à usage unique qui doit être jeté après administration, même s’il reste du produit.

📝 Points essentiels

  • Ne pas toucher le globe oculaire, les paupières ni les cils avec l’extrémité du tube ou du récipient pour préserver la stérilité.
  • En traitement simultané collyre + pommade/gel, commencer par le collyre puis attendre environ 15 min avant d’appliquer la pommade ou le gel.
  • Appliquer préférentiellement le collyre la journée et la pommade/gel la nuit car ces formes peuvent provoquer un trouble visuel plus long.
  • Jeter un récipient unidose après utilisation même s’il reste encore du produit à l’intérieur.
  • Lors de l’application, éviter tout contact direct entre l’embout et l’œil ou les annexes oculaires pour limiter le risque de contamination.

💡 Astuce mémo

Collyre d’abord (≈15 min), nuit pour pommade/gel : moins de vision trouble, plus de sécurité.

📖 7. Solutions de lavage ophtalmique et inserts ophtalmiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voie auriculaire : Voie d’administration destinée aux préparations appliquées au niveau de l’oreille, notamment pour instillation, pulvérisation ou lavage du conduit auditif externe.
  • Gouttes auriculaires : Forme auriculaire liquide administrée en instillation, le plus souvent en flacon compte-gouttes ou en unidose.
  • Spray auriculaire : Forme auriculaire liquide administrée par pulvérisation, permettant une diffusion locale dans le conduit auditif externe.
  • Solutions pour lavage auriculaire : Préparations liquides sous forme de solutions aqueuses, généralement isotoniques, destinées au nettoyage du conduit auditif externe.
  • Préparation pour fumigation : Préparation pour inhalation où un produit solide ou liquide est ajouté à de l’eau chaude pour inhaler la vapeur générée.

📝 Points essentiels

  • La voie auriculaire n’est pas adaptée en cas de tympan perforé, sauf avis médical, car il existe un risque de contamination microbienne ou d’effet toxique.
  • Les gouttes et sprays auriculaires utilisent des excipients épaississants pour limiter la surpression (exemples : glycérol, propylène glycol, dérivés de la cellulose, huile végétale).
  • Pour une instillation auriculaire, réchauffer le flacon ou l’unidose quelques minutes entre les mains diminue le risque de douleurs ou de vertiges liés à des gouttes froides.
  • Ne jamais introduire l’embout du récipient dans le conduit auditif et garder la tête penchée environ 5 minutes après l’instillation.
  • Pour le lavage auriculaire, la solution est généralement isotoniques et aqueuse, et l’exemple cité est CERUSPSPRAY en pulvérisation.
  • Pour la fumigation, la manipulation de l’eau très chaude expose à un risque de brûlure et la durée d’inhalation est d’environ 10 minutes.

💡 Astuce mémo

Oreille = pas d’embout dans le conduit + tête penchée 5 min ; Vapeur = eau chaude = brûlure (10 min).

📖 8. Pommades et gels ophtalmiques : intérêt et administration

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taille des particules respiratoires : La taille des particules d’un aérosol détermine la profondeur de pénétration dans l’arbre respiratoire.
  • Dispositifs d’inhalation : Les dispositifs d’inhalation délivrent une préparation sous forme d’aérosol pour l’inhalation.
  • Nébuliseur : Le nébuliseur transforme une préparation liquide en un brouillard de gouttelettes inhalables.
  • Inhalateur doseur pressurisé : L’inhalateur doseur pressurisé délivre une dose unitaire de médicament sous forme de spray.
  • Inhalateur à poudre sèche : L’inhalateur à poudre sèche délivre une dose unitaire de médicament sous forme de poudre.

📝 Points essentiels

  • Plus les particules sont petites, plus elles pénètrent profondément dans l’arbre respiratoire.
  • Ø > 5 μm : sphère ORL (nez, sinus, pharynx, larynx) ; 2–5 μm : bronches ; 1–2 μm : bronchioles et alvéoles ; < 1 μm : action systémique.
  • Nébuliseur : conversion d’une grande quantité de PA liquide en brouillard de gouttelettes.
  • IDP : délivrance d’une dose unitaire de PA liquide sous forme de spray.
  • IPS : délivrance d’une dose unitaire de PA sous forme de poudre.
  • Quand l’aérosol est délivré en dose unitaire, il est parfois appelé « bouffée ».

💡 Astuce mémo

Petites particules = profondeur : ORL (gros) → bronches → bronchioles/alvéoles → systémique (très petit).

📖 9. Voies respiratoires : granulométrie et dispositifs d’inhalation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Aérosols < 5 μm : Les aérosols sont des particules de taille inférieure à 5 μm, capables d’être inhalées jusqu’aux voies respiratoires ciblées.
  • Nébuliseur ultrasonique : Un nébuliseur ultrasonique transforme un liquide médicamenteux en brouillard de gouttelettes grâce à des ultrasons.
  • Nébuliseur ultrasonique à tamis vibrant : Un nébuliseur à tamis vibrant génère un aérosol électronique en forçant le liquide à traverser des microtrous de tamis.
  • Interface de nébulisation : L’interface est le dispositif de contact avec le patient (masque, embout buccal, embout nasal) qui conditionne l’efficacité de l’inhalation.
  • Inhalateur Doseur Pressurisé : Un inhalateur doseur pressurisé (IDP) délivre une dose unitaire de médicament sous forme d’aérosol grâce à un gaz propulseur.

📝 Points essentiels

  • Les ultrasons au contact du liquide dans la coupelle provoquent un éclatement en brouillard de gouttelettes formant des aérosols < 5 μm.
  • Un système de ventilation dirige l’aérosol vers l’interface pour permettre l’inhalation.
  • En nébulisation ultrasonique, la séance ne doit pas dépasser 10 min chez l’enfant et 20 min chez l’adulte.
  • Après nébulisation, ne pas conserver le médicament restant dans la cuve et jeter le reste, puis nettoyer accessoires à l’eau tiède et au savon.
  • Le masque facial est privilégié si le patient respire mal par la bouche (nourrisson, jeune enfant, sujet âgé peu coopérant) ou en cas de crise d’asthme sévère.
  • L’embout buccal est préféré à l’embout nasal car une partie de l’aérosol est arrêtée par les poils du nez, sauf mention contraire sur l’ordonnance; l’embout narinaire est systématique pour le nébuliseur manosonique.

💡 Astuce mémo

Ultrasons = « U » comme « Ultra-fines gouttes » (<5 μm) qui vont vers l’interface.

📖 10. Préparations liquides par nébuliseur et choix du dispositif

🔑 Notions clés & Définitions

  • AUTOHALER : Dispositif d’inhalation autodéclenché muni d’un levier, où l’inspiration profonde du patient déclenche la délivrance de l’aérosol.
  • Chambre d’inhalation : Accessoire de nébulisation/dispensation qui permet d’administrer l’aérosol en respirant normalement, souvent utilisé chez les nourrissons et les personnes âgées dépendantes.
  • Inhalateur à poudre sèche : Inhalateur sans gaz propulseur qui délivre une poudre activée par l’inspiration du patient, regroupé sous l’acronyme IPS.
  • IPS unidose : Inhalateur à poudre sèche où la dose est contenue dans une gélule à charger avant chaque utilisation.
  • IPS multidose : Inhalateur à poudre sèche où plusieurs doses sont stockées dans un réservoir ou dans des récipients unidose (blisters) au sein du dispositif.

📝 Points essentiels

  • AUTOHALER : le levier une fois soulevé déclenche la délivrance lors d’une inspiration profonde du patient.
  • Exemples de spécialités AUTOHALER : AIROMIR et QVAR.
  • Chambre d’inhalation : utilisée surtout chez les nourrissons/enfants (avec masque) et chez les personnes âgées dépendantes.
  • IPS : signifie inhalateur à poudre sèche, donc sans gaz propulseur.
  • Avantages des IPS vs IDP : pas de coordination main-poumon (sauf AUTOHALER), absence de gaz donc moins d’irritation, meilleure stabilité de la PA car forme sèche.
  • Inconvénients des IPS : besoin d’une force inspiratoire suffisante, difficulté à percevoir la bonne administration, impossibilité d’utiliser avec une chambre d’inhalation.

💡 Astuce mémo

AUTOHALER = « A » comme Auto-déclenchement par inspiration profonde ; IPS = « Poudre = Pas de Propulseur ».

📖 11. Préparations par inhalateur doseur pressurisé : fonctionnement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inhalateur doseur pressurisé : Dispositif d’inhalation qui délivre une dose de médicament sous forme d’aérosol grâce à une pression interne.
  • Embout buccal : Pièce de l’inhalateur doseur pressurisé placée dans la bouche pour guider l’aérosol vers les voies respiratoires.
  • Rétention de respiration : Temps pendant lequel le patient bloque la respiration après l’inhalation afin de favoriser le dépôt du médicament.
  • Rinçage de la bouche après corticoïde : Mesure de prévention consistant à rincer soigneusement la bouche à l’eau immédiatement après une inhalation de corticoïde.
  • Suppositoires : Forme pharmaceutique rectale solide destinée à être introduite dans le rectum pour une action locale et/ou systémique.

📝 Points essentiels

  • Pour utiliser un inhalateur doseur pressurisé, placer l’embout buccal puis inspirer fortement par la bouche.
  • Après l’inspiration, retenir sa respiration environ 10 secondes puis reprendre une respiration normale.
  • Exemples de spécialités en poudre pour inhalation : DISKUS (FLIXOTIDE, SERETIDE, SEREVENT).
  • Les mêmes spécialités existent aussi en IDP (suspension pour inhalation en flacon pressurisé).
  • Après inhalation d’un corticoïde par IPS, IDP ou nébuliseur, un rinçage soigneux de la bouche à l’eau immédiatement après l’inhalation est impératif pour réduire les risques de complications buccales (texte source à trou
  • Taille des suppositoires : 3 g adulte, 2 g enfant, 1 g nourrisson.

💡 Astuce mémo

Inspire fort, bloque 10 s : bouche rincée après corticoïde.

📖 12. Voie rectale : suppositoires et règles de conformité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Suppositoires à action systémique : Suppositoires dont le principe actif est absorbé pour produire un effet général après administration rectale.
  • Suppositoires à action locale : Suppositoires dont le principe actif agit surtout sur la muqueuse rectale ou la zone d’application.
  • Suppositoires effervescents : Suppositoires dont la formulation libère du gaz, augmentant la pression intrarectale et stimulant le réflexe de défécation.
  • Solutions rectales unidose : Préparations rectales conditionnées en récipient unidose muni d’une canule rectale lubrifiée pour une administration facilitée.
  • Gels, pommades et crèmes rectales : Préparations semi-solides destinées à la voie rectale répondant aux exigences de la monographie des gels, pommades et crèmes pour applications cutanée.

📝 Points essentiels

  • Les suppositoires effervescents libèrent du CO2, ce qui augmente la pression intrarectale et déclenche le réflexe de défécation.
  • Exemples de suppositoires à action systémique : AINS NIFLURIL, VOLTARENE, PROFENID ; antalgique DOLIPRANE, LAMALINE ; antiseptique/décongestionnant COQUELUSEDAL.
  • Exemples de suppositoires à action locale : laxatif EDUCTYL (effervescents), GLYCERINE ; antihémorroïdaire SEDORROÏDE, ULTRAPROCT 6.5.
  • Les « lavements » sont des solutions rectales en récipient unidose avec canule rectale lubrifiée, qui provoquent une contraction du rectum pour aider l’évacuation.
  • Les solutions rectales unidose sont des préparations liquides administrées par voie rectale, avec un objectif local ou d’irrigation/évacuation selon le produit.
  • Les poudres et comprimés pour solutions ou suspensions rectales doivent, après dissolution ou dispersion au moment de l’administration, satisfaire aux exigences des solutions rectales et des suspensions rectales (ex. KAY

💡 Astuce mémo

CO2 = Contraction + Défécation (effervescent).

📊 Tableaux de synthèse

Voies transmucosales : action et biodisponibilité

VoieType d’actionPoints clés
perlinguale / sublingualeSystémiquePA diffuse rapidement via muqueuse buccale richement vascularisée ; biodisponibilité améliorée car 1er passage hépatique évité ; pas de dégradation par sucs gastriques/intestinaux
buccopharyngéeLocaleFormes solides à sucer lentement sans croquer ni avaler ; action locale directe
oculaireLocaleMédicament agit directement sur l’œil ; peu/pas de passage systémique ; préparations stériles
nasaleLocale ou systémiqueMuqueuse nasale très vascularisée : action rapide ; évite le 1er passage hépatique en cas d’action systémique
auriculaireLocaleNon adaptée si tympan perforé (sauf avis médical) ; excipients épaississants pour limiter la surpression
pulmonaireLocale ou systémiqueDépôt dépend de la granulométrie ; aérosolthérapie : accès direct et rapide, doses faibles, peu/pas de passage systémique
rectaleLocale ou systémiqueBiodisponibilité meilleure que voie orale (peu/pas de 1er passage) ; possible action locale ou générale
vaginaleLocale ou systémiqueFormes locales (ovules, crèmes, gels) et formes à libération prolongée pour action systémique (ex : anneau)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre voie orale et voies sublinguale/perlinguale : en oral, le PA est avalé et passe par le tube digestif ; en per/sublinguale, l’absorption se fait via la muqueuse buccale.
  2. Croire que perlinguale et sublinguale sont identiques : perlinguale = entre joue et gencive (ex : comprimés gingivaux, films buccogingivaux, gommes), sublinguale = sous la langue (laisser fondre sans boire/manger).
  3. Mâcher/sucer/avaler à tort une forme per/sublinguale : cela diminue ou rend moins efficace la libération/absorption attendue (films, comprimés gingivaux, ACTIQ/EFFENTORA).
  4. Confondre buccopharyngée et sublinguale/perlinguale : buccopharyngée = action locale en sucant lentement sans croquer ni avaler ; sublinguale/perlinguale = action systémique via muqueuse buccale.
  5. Oublier les exigences des collyres : particules visibles, pH, pression osmotique et micro-organismes viables doivent être contrôlés ; sinon douleur/inconfort et risque infectieux.
  6. Se tromper sur l’ordre collyre puis pommade/gel : il faut commencer par le collyre puis attendre ~15 min, et privilégier collyre le jour / pommade/gel la nuit (trouble visuel).
  7. Pour l’oreille, introduire l’embout dans le conduit : c’est interdit ; et en cas de tympan perforé, la voie auriculaire n’est pas adaptée sauf avis médical.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la voie transmucosale et distinguer voie sublinguale, perlinguale, buccopharyngée, oculaire, nasale, auriculaire, pulmonaire, rectale et vaginale avec le type d’action (locale/systémique).
  2. Expliquer pourquoi perlinguale/sublinguale donnent une action systémique : muqueuse buccale richement vascularisée, diffusion rapide vers le sang, 1er passage hépatique évité, pas de dégradation par sucs digestifs.
  3. Lister les inconvénients per/sublinguale : goût/odeur, diffusion incertaine avec risque d’être avalé, difficulté d’observance (temps/manipulation).
  4. Reconnaître les formes perlinguales et leur mode d’administration : comprimés à sucer (NICORETTE), pastilles à sucer (NICOPASS), comprimés gingivaux (EFFENTORA, ACTIQ), films buccogingivaux (BREAKYL), gommes à mâcher (mâ

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Voie transmucosale — définition ?

Passage du médicament à travers une muqueuse pour atteindre la circulation.

Voie sublinguale — rôle ?

Absorption rapide du principe actif dans le sang.

Voie perlinguale — différence ?

Absorption par la muqueuse entre joue et gencive, action systémique.

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