Revision sheet: Droit de la famille

Plan du Cours

  1. Notion et définition de la famille
  2. Parenté, lignes et degrés
  3. Alliance et effets familiaux
  4. Fonctions et modĂšles familiaux
  5. Sources du droit de la famille
  6. Concubinage : définition et preuve
  7. Concubinage : effets et rupture
  8. PACS : conclusion et effets
  9. Dissolution et comparaison des couples

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1792Une loi a créé le mariage civil et laïque, distinct du mariage religieux.
1804Le Code civil a posĂ© les bases de l’organisation juridique de la famille tout en maintenant une position infĂ©rieure de la femme et en ignorant le concubinage.
1816Le divorce a Ă©tĂ© interdit avant d’ĂȘtre rĂ©autorisĂ© environ soixante ans plus tard.
5 juillet 1956Les principales rĂ©formes citĂ©es sont la loi sur la lĂ©gitimation des enfants adultĂ©rins, la loi du 11 juillet 1966 sur l’adoption, la loi du 29 juillet 1994 sur la bioĂ©thique, la loi du 15 novembre 1999 crĂ©ant le PACS et la loi du 17 mai 2013 sur le mariage pour tous.
3 janvier 1972La loi a Ă©tabli l’égalitĂ© entre les enfants naturels, nĂ©s hors mariage, et les enfants lĂ©gitimes, nĂ©s dans le mariage.
11 juillet 1975La loi a consacré un droit au divorce.
15 novembre 1999La loi a intĂ©grĂ© une dĂ©finition lĂ©gale du concubinage dans l’article 515-8 du Code civil.

1. Notion et définition de la famille

Notions clés & Définitions

  • Famille : Un groupe de personnes liĂ©es par un lien juridique rĂ©sultant de rapports de parentĂ© et ou d’alliance.

Points essentiels

★ À maütriser

📌 Au sens large, la famille comprend les personnes unies par le mariage ou la filiation ainsi que par la parentĂ© et l’alliance qui en dĂ©rivent, tandis qu’au sens Ă©troit elle dĂ©signe les parents et leurs enfants vivant sous le mĂȘme toit.

  • Le droit de la famille appartient au droit civil et porte notamment sur le mariage, le concubinage, le PACS, la filiation et les obligations familiales.

Compléments

  • L’article 16, paragraphe 3, de la DUDH qualifie la famille d’élĂ©ment naturel et fondamental de la sociĂ©tĂ© et lui reconnaĂźt un droit Ă  la protection de la sociĂ©tĂ© et de l’État.

Astuce mémo

Famille = liens juridiques de parentĂ© ou d’alliance

2. Parenté, lignes et degrés

Notions clés & Définitions

  • ParentĂ© : La parentĂ© est le lien juridique qui unit un parent Ă  son enfant et rĂ©sulte de la gĂ©nĂ©ration ou de la filiation, en produisant des effets de droit.
  • DegrĂ© : Selon l’article 741 du Code civil, la proximitĂ© de parentĂ© s’établit par le nombre de gĂ©nĂ©rations, chaque gĂ©nĂ©ration constituant un degrĂ©.

Points essentiels

★ À maütriser

📌 La ligne directe relie les personnes qui descendent les unes des autres, tandis que la ligne collatĂ©rale relie les personnes qui descendent d’un auteur commun sans descendre l’une de l’autre.

📌 En ligne directe, les degrĂ©s correspondent au nombre de gĂ©nĂ©rations entre les personnes ; l’enfant est au premier degrĂ© de ses parents et le petit-enfant au deuxiĂšme degrĂ© de ses grands-parents.

📌 En ligne collatĂ©rale, les degrĂ©s se comptent en remontant de l’un des parents jusqu’à l’auteur commun, sans le compter, puis en redescendant jusqu’à l’autre parent ; les frĂšres et sƓurs sont au deuxiĂšme degrĂ©, l’oncle et le neveu au troisiĂšme, et les cousins germains au quatriĂšme.

Compléments

  • La proximitĂ© de parentĂ© peut produire des effets successoraux jusqu’au sixiĂšme degrĂ© selon le cours.

Astuce mémo

Ligne puis degré : qui relie, combien de générations

3. Alliance et effets familiaux

Notions clés & Définitions

  • Alliance : L’alliance est le lien juridique créé par le mariage entre un Ă©poux et les parents de son conjoint.

Points essentiels

★ À maütriser

📌 L’article 161 du Code civil prohibe le mariage en ligne directe entre les ascendants, les descendants et les alliĂ©s dans la mĂȘme ligne.

📌 Selon l’article 206 du Code civil, les gendres et belles-filles doivent des aliments Ă  leur beau-pĂšre et Ă  leur belle-mĂšre dans les mĂȘmes circonstances, mais cette obligation cesse lorsque l’époux qui produisait l’affinitĂ© et les enfants issus de cette union sont dĂ©cĂ©dĂ©s.

  • Les trois formes de couple prĂ©sentĂ©es dans le cours sont le mariage, le PACS et le concubinage.

Compléments

📌 L’existence d’un lien familial peut crĂ©er des droits et des devoirs patrimoniaux ou extrapatrimoniaux entre les personnes concernĂ©es.

Astuce mémo

Mariage → alliance → droits et obligations

4. Fonctions et modĂšles familiaux

Points essentiels

★ À maütriser

  • La famille exerce des fonctions religieuse, sociale, Ă©ducative, Ă©conomique et politique.

  • La famille constitue une unitĂ© de socialisation de base et le premier cadre d’apprentissage de la solidaritĂ©.

📌 Le cours distingue le couple, le groupe parental, la famille monoparentale, la famille unilinĂ©aire, les fratries issues de lits diffĂ©rents et les familles recomposĂ©es.

Compléments

📌 La famille est aujourd’hui principalement une unitĂ© de consommation, alors qu’elle constituait autrefois une unitĂ© de production.

  • Le lien familial peut contribuer Ă  l’acquisition de la nationalitĂ© et constitue un vecteur de circulation des richesses.

  • Dans une famille unilinĂ©aire, l’enfant n’a qu’une ligne d’ascendance juridiquement Ă©tablie, par son pĂšre ou par sa mĂšre.

Astuce mémo

Socialiser, éduquer, produire, transmettre

5. Sources du droit de la famille

Points essentiels

★ À maütriser

  • Les principales sources nationales du droit de la famille sont le Code civil, la loi et la Constitution.

📌 L’article 34 de la Constitution de 1958 rĂ©serve Ă  la loi l’état des personnes, le rĂ©gime matrimonial et les successions.

  • L’article 8 de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme protĂšge le respect de la vie privĂ©e et familiale, du domicile et de la correspondance, sous rĂ©serve des ingĂ©rences prĂ©vues par la loi et nĂ©cessaires dans une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique.

📌 L’article 12 de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme garantit le droit de se marier et de fonder une famille selon les lois nationales.

Compléments

  • L’article 23 du PIDCP reconnaĂźt la famille comme Ă©lĂ©ment naturel et fondamental de la sociĂ©tĂ©, le droit de se marier et l’égalitĂ© des droits et responsabilitĂ©s des Ă©poux.

  • L’article 33 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union europĂ©enne assure la protection juridique, Ă©conomique et sociale de la famille et protĂšge notamment contre le licenciement liĂ© Ă  la maternitĂ©.

  • L’article 22, paragraphe 5, de la loi organique du 19 mars 1999 attribue Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie une compĂ©tence en matiĂšre de statut civil coutumier, de terres coutumiĂšres et de palabres coutumiers.

Astuce mémo

Nationales, internationales, locales

6. Concubinage : définition et preuve

Notions clés & Définitions

  • Concubinage : Selon l’article 515-8 du Code civil, le concubinage est une union de fait caractĂ©risĂ©e par une vie commune stable et continue entre deux personnes de sexe diffĂ©rent ou de mĂȘme sexe vivant en couple.

Points essentiels

📌 Le concubinage se distingue du mariage et du PACS par l’absence de formalitĂ© constitutive et de cadre juridique gĂ©nĂ©ral organisĂ© par les partenaires.

  • La preuve du concubinage est libre et peut notamment reposer sur une dĂ©claration sur l’honneur ou sur des Ă©lĂ©ments apprĂ©ciĂ©s par le juge.

📌 L’absence de cohabitation ou l’existence de domiciles distincts n’exclut pas nĂ©cessairement le concubinage, car les juges apprĂ©cient concrĂštement la stabilitĂ© et la continuitĂ© de la vie de couple.

Astuce mémo

Fait stable et continu, prouvé librement

7. Concubinage : effets et rupture

Notions clés & Définitions

  • Clause d’accroissement : PrĂ©voit que le premier concubin dĂ©cĂ©dĂ© est rĂ©putĂ© n’avoir jamais eu de droit sur le bien acquis, lequel revient entiĂšrement au survivant.

Points essentiels

★ À maütriser

📌 Les concubins ne sont soumis Ă  aucune obligation lĂ©gale de fidĂ©litĂ©, de secours, d’assistance, d’aliments, de contribution aux charges du mĂ©nage ou de solidaritĂ© pour les dettes de la vie courante.

  • Les concubins n’ont pas de vocation successorale lĂ©gale l’un envers l’autre et les libĂ©ralitĂ©s entre eux sont soumises Ă  des droits de mutation de 60 % selon le cours.

📌 La rupture fautive du concubinage peut engager la responsabilitĂ© extracontractuelle lorsque les circonstances caractĂ©risent une faute et causent un prĂ©judice excĂ©dant celui habituellement subi lors d’une rupture.

  • Par un arrĂȘt de chambre mixte du 27 fĂ©vrier 1970, la Cour de cassation a jugĂ© qu’un lien de droit entre le concubin dĂ©cĂ©dĂ© et le demandeur n’est pas nĂ©cessaire pour obtenir rĂ©paration du prĂ©judice causĂ© par le dĂ©cĂšs.

Compléments

🔄 Processus — La sociĂ©tĂ© créée de fait entre concubins suppose des apports, une volontĂ© de coopĂ©rer et une vocation commune aux rĂ©sultats.

Astuce mémo

Peu d’obligations, protection ponctuelle

8. PACS : conclusion et effets

Notions clés & Définitions

  • PACS : Selon l’article 515-1 du Code civil, le pacte civil de solidaritĂ© est un contrat conclu par deux personnes physiques majeures, de sexe diffĂ©rent ou de mĂȘme sexe, pour organiser leur vie commune.

Points essentiels

★ À maütriser

📌 Le PACS ne peut ĂȘtre conclu entre ascendants et descendants, entre alliĂ©s en ligne directe, entre collatĂ©raux jusqu’au troisiĂšme degrĂ©, ni par une personne dĂ©jĂ  mariĂ©e ou dĂ©jĂ  liĂ©e par un PACS.

🔄 Processus — Le PACS est conclu par dĂ©claration conjointe au moyen d’une convention sous seing privĂ© ou d’un acte notariĂ©, puis enregistrĂ© et portĂ© en marge de l’acte de naissance.

📌 Les partenaires s’engagent Ă  une vie commune, Ă  une aide matĂ©rielle proportionnelle Ă  leurs facultĂ©s respectives et Ă  une assistance rĂ©ciproque, sans obligation de fidĂ©litĂ©.

📌 Les partenaires sont solidairement tenus des dettes contractĂ©es pour les besoins de la vie courante, sauf pour les dĂ©penses manifestement excessives, les achats Ă  tempĂ©rament et certains emprunts.

📌 Depuis la loi du 23 juin 2006, la sĂ©paration des biens est le rĂ©gime par dĂ©faut du PACS, mais les partenaires peuvent choisir l’indivision des acquĂȘts.

  • Le PACS ouvre notamment l’accĂšs Ă  la procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e, au droit au bail dans certaines conditions, Ă  l’imposition commune et Ă  certains avantages sociaux, mais il ne donne ni vocation successorale automatique, ni pension de rĂ©version, ni allocation veuvage.

Compléments

📌 Un majeur sous tutelle peut conclure un PACS avec l’assistance de son tuteur lors de la signature, tandis qu’un majeur sous curatelle doit ĂȘtre assistĂ© de son curateur.

Astuce mémo

Contrat, obligations, séparation ou indivision

9. Dissolution et comparaison des couples

Points essentiels

★ À maütriser

📌 Selon l’article 515-7 du Code civil, le PACS se dissout par le dĂ©cĂšs de l’un des partenaires, le mariage des partenaires ou de l’un d’eux, une dĂ©claration conjointe ou la dĂ©cision unilatĂ©rale de l’un des partenaires.

🔄 Processus — La dissolution unilatĂ©rale du PACS doit ĂȘtre signifiĂ©e Ă  l’autre partenaire, puis une copie de la signification est remise ou adressĂ©e Ă  l’officier d’état civil ou au notaire ayant enregistrĂ© le pacte.

📌 La dissolution prend effet entre les partenaires Ă  la date de son enregistrement et devient opposable aux tiers aprĂšs l’accomplissement des formalitĂ©s de publicitĂ©.

📌 Selon le Conseil constitutionnel, le concubinage est une situation de fait sans obligations rĂ©ciproques gĂ©nĂ©rales, le PACS impose des obligations financiĂšres mais ne confĂšre pas de vocation successorale au survivant, et le mariage organise plus largement les obligations du couple et la protection de la famille.

Compléments

  • AprĂšs la rupture du PACS, la dissolution est mentionnĂ©e en marge de l’acte de naissance et les partenaires liquident eux-mĂȘmes leurs intĂ©rĂȘts communs.

Astuce mémo

Seul, ensemble, mariage ou décÚs

Tableaux de synthĂšse

Comparaison des trois couples

RégimeObligations principalesProtection patrimoniale
ConcubinageAucune obligation légale généralePas de vocation successorale ; libéralités taxées à 60 %
PACSVie commune, aide matérielle, assistance et solidarité des dettes courantesSéparation des biens par défaut ; pas de vocation successorale automatique
MariageObligations personnelles, matérielles et patrimoniales organisées par la loiProtection de la famille et conséquences organisées en cas de dissolution

PiÚges & confusions fréquents

  1. La famille juridique ne se rĂ©duit pas aux liens de sang, notamment en raison de l’adoption.
  2. La parenté juridique ne se confond pas avec le seul lien biologique.
  3. L’alliance provient du mariage, contrairement Ă  la parentĂ© qui rĂ©sulte notamment de la filiation.
  4. Une famille recomposĂ©e ne crĂ©e pas automatiquement un lien juridique entre beaux-frĂšres, belles-sƓurs ou beaux-parents.
  5. Le droit au respect de la vie familiale n’interdit pas toute ingĂ©rence publique.
  6. Le concubinage est une union de fait et non un lien juridique familial comparable au mariage.
  7. Les obligations du concubinage ne sont pas celles du mariage.

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Qu'est-ce que la famille selon la définition juridique ?

Un groupe de personnes liĂ©es par un lien juridique de parentĂ© ou d’alliance.

Famille : définition juridique

Groupe liés par parenté ou alliance

Que reconnaĂźt l'article 16, paragraphe 3, de la DUDH Ă  la famille ?

Un droit Ă  la protection de la sociĂ©tĂ© et de l’État.

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