Revision sheet: Histoire constitutionnelle de la France

Plan du Cours

  1. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789
  2. La Constitution du 3 septembre 1791 et ses révisions
  3. La Constitution de l'An I et la fin de la monarchie
  4. La Constitution de l'An III (1795) et ses caractéristiques
  5. Les Constitutions de l'Úre napoléonienne
  6. La Charte de 1830 et la monarchie de Louis-Philippe
  7. Les Constitutions de 1848 et 1852
  8. La Constitution de la TroisiÚme République et l'évolution du parlementarisme
  9. L'établissement et les limites du régime d'Assemblée sous la QuatriÚme République
  10. La Constitution de la Ve République : élaboration et mise en place
  11. Le contrÎle de constitutionnalité et la supériorité de la Constitution
  12. Le fonctionnement des institutions sous la Ve République : Président, Gouvernement et Parlement

1. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789

Notions clés & Définitions

  • Principes fondamentaux : Les principes fondamentaux sont des normes reconnues par la Constitution et les lois de la RĂ©publique, qui ont une valeur constitutionnelle et guident l'interprĂ©tation du droit.
  • SouverainetĂ© nationale : La souverainetĂ© nationale est le principe selon lequel la souverainetĂ© est une, indivisible, inaliĂ©nable et imprescriptible, appartenant Ă  la Nation qui ne peut l'exercer que par dĂ©lĂ©gation Ă  ses reprĂ©sentants ou par rĂ©fĂ©rendum.
  • Droits de l'homme : Les droits de l'homme sont des droits naturels, inaliĂ©nables et sacrĂ©s, dont le respect est essentiel pour prĂ©venir les malheurs publics et la corruption des gouvernements, tels qu'exposĂ©s dans la DDHC.
  • Homme et du citoyen : L'expression 'homme et du citoyen' dĂ©signe la reconnaissance des droits naturels de l'individu ainsi que leur extension dans le cadre de la citoyennetĂ© et de la souverainetĂ© populaire.

Points essentiels

  • La DDHC a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e du 15 juillet au 26 aoĂ»t 1789 comme prĂ©ambule universel Ă  la Constitution française.
  • La DDHC affirme que la souverainetĂ© appartient Ă  la Nation, exercĂ©e uniquement par dĂ©lĂ©gation.
  • La DDHC vise Ă  dĂ©passer le cadre français pour inspirer d'autres pays en exposant les droits naturels de l'homme.

À retenir

La DDHC a été rédigée du 15 juillet au 26 août 1789 comme préambule universel à la Constitution française.

2. La Constitution du 3 septembre 1791 et ses révisions

Notions clés & Définitions

  • CitoyennetĂ© : Droit de vote pour les hommes français de 21 ans ou plus ;
  • ResponsabilitĂ© politique des ministres : Le principe selon lequel les ministres sont responsables politiquement devant l'AssemblĂ©e lĂ©gislative, ce qui implique qu'ils peuvent ĂȘtre contrĂŽlĂ©s et Ă©ventuellement dĂ©mis par cette derniĂšre.
  • Constitution de 1791 : Le texte constitutionnel adoptĂ© ce jour qui consacre la souverainetĂ© nationale, institue un parlement monocamĂ©ral appelĂ© Corps lĂ©gislatif Ă©lu au suffrage censitaire indirect, et maintient le roi comme chef du gouvernement avec le pouvoir de nommer et rĂ©voquer les ministres.

Points essentiels

  • La Constitution de 1791 instaure une monarchie constitutionnelle avec sĂ©paration des pouvoirs.
  • Le droit de vote est conditionnĂ© par un cens fixĂ© Ă  200 francs, limitant le suffrage aux citoyens aisĂ©s.
  • Les ministres sont politiquement responsables devant l'AssemblĂ©e, marquant un contrĂŽle parlementaire sur l'exĂ©cutif.
    1. ; Tout le prĂ©ambule de la Constitution du 1946 est applicable de nos jours. II. Les institutions politique de la IVe RĂ©publique La premiĂšre dĂ©cision qui va ĂȘtre actĂ© sont : La mise en place d’une AssemblĂ©e Nationale : - Élue au suffrage universel direct, par un mode de scrutin proportionnel. - Il y a deux Chambre : AN et Conseil de la RĂ©publique, mais l’AN vote seule la loi (jusquâ€™Ă Ì€ la rĂ©vision constitutionnelle du 7 dĂ©cembre 1954). - Peut seule mettre en cause la responsabilitĂ©Ì politique du gouvernement par un vote de dĂ©fiance (art. 49 C 1946) ou l’adoption d’une motion de censure (art. 50 C 1946). Par cette mesure, il n’est pas question de blĂąmĂ© le RĂ©gime Parlementaire, mais de le modifiĂ© par rapport Ă  la IIIe rĂ©publique en mettant en place une organisation du parlementarisme. - Peut ĂȘtre dissoute seulement si, au cours d’une pĂ©riode de 18 mois, le Gouvernement est renversé 2 fois en application des articles 49 et 50 C 1946. Le droit de dissolution a Ă©tĂ© un aspect assez controverser et le PCF a voulu un gouvernement puissant tandis que le MRP a voulu donner des instruments au pouvoir exĂ©cutif. Et la mise en place du Conseil de la RĂ©publique : - Elu au suffrage universel indirect par un collĂšge d’élus nationaux et locaux ; - Le pouvoirs lĂ©gislatifs rĂ©duits (avant 1954, il Ă©met des avis sur les lois, aprĂšs il participe au vote de la loi mais ne peut s’opposer Ă  la
  • Evolution vers le parlementarisme oĂč les chambres parlementaire vont prendre plus d’importance : Les ministres ne sont pas responsables politiquement devant les chambres.

À retenir

La Constitution de 1791 marque la transition vers une monarchie limitĂ©e oĂč le suffrage censitaire et la responsabilitĂ© ministĂ©rielle instaurent un contrĂŽle politique nouveau.

3. La Constitution de l'An I et la fin de la monarchie

Notions clés & Définitions

  • ProcĂ©dure de rĂ©vision : Processus lĂ©gislatif encadrĂ© par un dĂ©lai de temps et plusieurs Ă©tapes de propositions et ratifications successives, impliquant une assemblĂ©e spĂ©cifique pour approuver les modifications constitutionnelles.
  • Mode d’élection : SystĂšme Ă©lectoral combinant suffrage direct et indirect, oĂč des Ă©lecteurs de second degrĂ© Ă©lisent les reprĂ©sentants, notamment les dĂ©putĂ©s ou sĂ©nateurs, selon les dispositions constitutionnelles.
  • Suffrage universel masculin : Droit de vote accordĂ© Ă  tous les hommes sans condition de propriĂ©tĂ© ou de revenu, Ă©largissant ainsi considĂ©rablement le corps Ă©lectoral.
  • Constitution de l'An I : La Constitution de l’An I La constitution de l'an I met fin Ă  plus de 1 000 ans de monarchie : c’est le dĂ©but de l'Ăšre rĂ©publicaine.

Points essentiels

  • Elle instaure le suffrage universel masculin, Ă©largissant considĂ©rablement le corps Ă©lectoral.
  • Le pouvoir exĂ©cutif est confiĂ© Ă  un ComitĂ© de Salut public, marquant une rupture avec les rĂ©gimes prĂ©cĂ©dents.
  • III). La constitution va dĂ©signer les reprĂ©sentant de la nation, le parlement. Les rĂ©volutionnaire vont trancher en faveur de l’intĂ©gration du roi en tant que reprĂ©sentant de la nation. Le pouvoir lĂ©gislatif est dĂ©lĂ©guĂ© Ă  une assemblĂ©e unique, le Corps lĂ©gislatif, composĂ©e de 745 membres Ă©lus pour deux ans au suffrage censitaire indirect. Les membres sont dotĂ©s d’un mandat court. Les rĂ©volutionnaire vont opposer la monarchie Ă  gouvernement de rĂ©publique oĂč les citoyens vont choisir des reprĂ©sentant afin de votĂ© les lois. Les citoyens sont les hommes de 25 ans et plus, Ă  l’exception des domestiques et des esclaves. Les Ă©trangers rĂ©sidant en France peuvent devenir citoyens sous conditions (rĂ©sidence de 5ans, avoir un bien immeuble, Ă©pouser une FR ou bien monter une entreprise). CitoyennetĂ© et suffrage censitaire Distinction entre citoyens passif (citoyens n’ayant aucun droit de vote) et citoyens actifs (citoyens ayant le droit de vote diviser en 2 groupes). Citoyen passif fondĂ©e sur l’assujettissement Ă  un impĂŽt direct, le cens. Les citoyens actifs Ă©lisent des Ă©lecteur du 2nd degrĂ© (cens de 250 journĂ©es de travail), disposant de revenus plus Ă©levĂ©s, qui Ă  leurs tour Ă©lisent les dĂ©putĂ©s Ă  l’AssemblĂ©e Nationale LĂ©gislatif. En revanche, tous les citoyens pouvaient ĂȘtre Ă©lus. Le Pouvoir ExĂ©cutif est dĂ©lĂ©guĂ© au Roi des Français qui accĂšde Ă  sa fonction par hĂ©rĂ©ditĂ©. Louis XVI (nĂ© en

À retenir

Elle instaure le suffrage universel masculin, élargissant considérablement le corps électoral.

4. La Constitution de l'An III (1795) et ses caractéristiques

Notions clés & Définitions

  • La RĂ©vision de la constitution : Un peuple a toujours le droit de revoir, de rĂ©former et de changer sa Constitution.
  • RĂ©gime directorial : Ce rĂ©gime est Ă  part : il n'est ni parlementaire ni prĂ©sidentialiste
  • Suffrage censitaire indirect : Mode de scrutin oĂč seuls les citoyens payant un cens Ă©levĂ© Ă©lisent des Ă©lecteurs de second degrĂ©, eux-mĂȘmes chargĂ©s d'Ă©lire les membres des deux chambres lĂ©gislatives, ce qui restreint la participation politique Ă  une minoritĂ© Ă©litiste.
  • Constitution de l'An III : La Constitution de l’An III (1795) Cette constitution est la plus longue que la FR ait connu, elle est composĂ©e de 377 article qui essaye de tirer des leçon de l’échec de 1791 et de l’époque montagnarde.

Points essentiels

  • La Constitution de l'An III instaure un rĂ©gime directorial avec un exĂ©cutif collĂ©gial de cinq directeurs nommĂ©s pour cinq ans.
    1. ; Tout le prĂ©ambule de la Constitution du 1946 est applicable de nos jours. II. Les institutions politique de la IVe RĂ©publique La premiĂšre dĂ©cision qui va ĂȘtre actĂ© sont : La mise en place d’une AssemblĂ©e Nationale : - Élue au suffrage universel direct, par un mode de scrutin proportionnel. - Il y a deux Chambre : AN et Conseil de la RĂ©publique, mais l’AN vote seule la loi (jusquâ€™Ă Ì€ la rĂ©vision constitutionnelle du 7 dĂ©cembre 1954). - Peut seule mettre en cause la responsabilitĂ©Ì politique du gouvernement par un vote de dĂ©fiance (art. 49 C 1946) ou l’adoption d’une motion de censure (art. 50 C 1946). Par cette mesure, il n’est pas question de blĂąmĂ© le RĂ©gime Parlementaire, mais de le modifiĂ© par rapport Ă  la IIIe rĂ©publique en mettant en place une organisation du parlementarisme. - Peut ĂȘtre dissoute seulement si, au cours d’une pĂ©riode de 18 mois, le Gouvernement est renversé 2 fois en application des articles 49 et 50 C 1946. Le droit de dissolution a Ă©tĂ© un aspect assez controverser et le PCF a voulu un gouvernement puissant tandis que le MRP a voulu donner des instruments au pouvoir exĂ©cutif. Et la mise en place du Conseil de la RĂ©publique : - Elu au suffrage universel indirect par un collĂšge d’élus nationaux et locaux ; - Le pouvoirs lĂ©gislatifs rĂ©duits (avant 1954, il Ă©met des avis sur les lois, aprĂšs il participe au vote de la loi mais ne peut s’opposer Ă  la

À retenir

La Constitution de l'An III instaure un régime directorial avec un exécutif collégial de cinq directeurs nommés pour cinq ans.

5. Les Constitutions de l'Úre napoléonienne

Notions clés & Définitions

  • Le Senat : Corps composĂ© de membres nommĂ©s Ă  vie, chargĂ© de contrĂŽler la constitutionnalitĂ© des lois, de proposer des rĂ©visions constitutionnelles par sĂ©natus-consultes, et de contrĂŽler la rĂ©gularitĂ© des lois.
  • Premier Consul : Chef de l'exĂ©cutif en 1799, dĂ©tient l'intĂ©gralitĂ© de la fonction exĂ©cutive, nomme et rĂ©voque librement les ministres, promulgue les lois, et a voix dĂ©cisionnelle dans le gouvernement.

Points essentiels

  • La Constitution de l'An VIII (1799) instaure le Consulat avec NapolĂ©on comme Premier Consul, concentrant le pouvoir exĂ©cutif.
  • Le SĂ©nat conservateur, composĂ© de 80 membres nommĂ©s Ă  vie, contrĂŽle la rĂ©gularitĂ© des lois et l'Ă©lection des consuls.
  • Le cens Ă©lectoral est abaissĂ© Ă  200 francs en 1831, Ă©largissant progressivement le corps Ă©lectoral.

À retenir

Les Constitutions napoléoniennes centralisent le pouvoir exécutif tout en instituant des organes de contrÎle conservateurs pour légitimer l'autorité du Premier Consul.

6. La Charte de 1830 et la monarchie de Louis-Philippe

Notions clés & Définitions

  • Charte constitutionnelle du 14 aoĂ»t 1830 : La Charte constitutionnelle du 14 aoĂ»t 1830 n’a pas de procĂ©dure de rĂ©vision car le Roi veut la modifier comme il l'entend.
  • Louis Philippe : Louis Philippe veut gouverner.

Points essentiels

  • La Charte de 1830 modifie la Charte de 1814 en renforçant les libertĂ©s et en abaissant le cens Ă©lectoral Ă  200 francs.
  • Louis-Philippe instaure une monarchie constitutionnelle dite Monarchie de Juillet, plus libĂ©rale que la Restauration.
  • Le corps Ă©lectoral est Ă©largi mais reste limitĂ©, maintenant une forte influence des classes aisĂ©es.
  • Louis Philippe, plus moderne que ses prĂ©dĂ©cesseurs, s’inspire de la monarchie anglaise.

À retenir

La Charte de 1830 modernise la monarchie constitutionnelle en élargissant le suffrage censitaire et en affirmant des libertés politiques sous Louis-Philippe.

7. Les Constitutions de 1848 et 1852

Notions clés & Définitions

  • 4 mai : Date Ă  laquelle l’AssemblĂ©e constituante se rĂ©unit et proclame officiellement la RĂ©publique en 1848.
  • Constitution de 1848 : Texte fondamental qui instaure la DeuxiĂšme RĂ©publique avec un suffrage universel masculin, un prĂ©sident dĂ©tenant l’intĂ©gralitĂ© de la fonction exĂ©cutive, et un pouvoir lĂ©gislatif confiĂ© Ă  une seule chambre de 750 dĂ©putĂ©s Ă©lus pour trois ans.
  • Second Empire : RĂ©gime instaurĂ© en 1852 par NapolĂ©on III, caractĂ©risĂ© par un renforcement considĂ©rable des pouvoirs prĂ©sidentiels.
  • Pouvoir exĂ©cutif fort : Situation oĂč le prĂ©sident dĂ©tient l’intĂ©gralitĂ© de la fonction exĂ©cutive, contrĂŽle la procĂ©dure lĂ©gislative, peut dissoudre le Corps lĂ©gislatif, et maĂźtrise la modification de la Constitution par sĂ©natus-consultes.

Points essentiels

  • La Constitution de 1848 Ă©tablit la DeuxiĂšme RĂ©publique avec un suffrage universel masculin.
  • Le prĂ©sident de la RĂ©publique dĂ©tient l'intĂ©gralitĂ© de la fonction exĂ©cutive et joue un rĂŽle central dans la procĂ©dure lĂ©gislative.
  • La Constitution de 1852 Ă©tablit le Second Empire avec NapolĂ©on III, renforçant considĂ©rablement les pouvoirs prĂ©sidentiels.
  • Enfin, le SĂ©nat dispose plus ou moins les mĂȘmes pouvoirs qu'avant : il contrĂŽle la constitutionnalitĂ© des lois et propose des rĂ©visions de la Constitution avec des sĂ©natus-consultes organiques Le Corps lĂ©gislatif : Ses membres sont dĂ©signĂ©s au suffrage universel direct.

À retenir

Les Constitutions de 1848 et 1852 illustrent l'alternance entre démocratie élargie et autoritarisme exécutif fort dans la France du XIXe siÚcle.

8. La Constitution de la TroisiÚme République et l'évolution du parlementarisme

Notions clés & Définitions

  • RĂ©gime d'assemblĂ©e : SystĂšme politique dans lequel le pouvoir lĂ©gislatif exerce une domination prĂ©pondĂ©rante sur le gouvernement, avec une responsabilitĂ© politique directe du gouvernement devant le parlement.
  • HĂ©gĂ©monie parlementaire : RĂ©percussions de la crise du 16 mai 1877, en particulier la « Constitution GrĂ©vy », vont affaiblir considĂ©rablement l'ExĂ©cutif.

Points essentiels

  • La forme rĂ©publicaine du gouvernement est dĂ©clarĂ©e intangible et non rĂ©visable, assurant la stabilitĂ© du rĂ©gime.
  • Le parlement dĂ©tient une hĂ©gĂ©monie politique forte, contrĂŽlant le gouvernement et la politique.
    1. ; Tout le prĂ©ambule de la Constitution du 1946 est applicable de nos jours. II. Les institutions politique de la IVe RĂ©publique La premiĂšre dĂ©cision qui va ĂȘtre actĂ© sont : La mise en place d’une AssemblĂ©e Nationale : - Élue au suffrage universel direct, par un mode de scrutin proportionnel. - Il y a deux Chambre : AN et Conseil de la RĂ©publique, mais l’AN vote seule la loi (jusquâ€™Ă Ì€ la rĂ©vision constitutionnelle du 7 dĂ©cembre 1954). - Peut seule mettre en cause la responsabilitĂ©Ì politique du gouvernement par un vote de dĂ©fiance (art. 49 C 1946) ou l’adoption d’une motion de censure (art. 50 C 1946). Par cette mesure, il n’est pas question de blĂąmĂ© le RĂ©gime Parlementaire, mais de le modifiĂ© par rapport Ă  la IIIe rĂ©publique en mettant en place une organisation du parlementarisme. - Peut ĂȘtre dissoute seulement si, au cours d’une pĂ©riode de 18 mois, le Gouvernement est renversé 2 fois en application des articles 49 et 50 C 1946. Le droit de dissolution a Ă©tĂ© un aspect assez controverser et le PCF a voulu un gouvernement puissant tandis que le MRP a voulu donner des instruments au pouvoir exĂ©cutif. Et la mise en place du Conseil de la RĂ©publique : - Elu au suffrage universel indirect par un collĂšge d’élus nationaux et locaux ; - Le pouvoirs lĂ©gislatifs rĂ©duits (avant 1954, il Ă©met des avis sur les lois, aprĂšs il participe au vote de la loi mais ne peut s’opposer Ă  la
  • La Constitution de la TroisiĂšme RĂ©publique se compose de trois lois constitutionnelles : - La loi constitutionnelle du 24 fĂ©vrier 1875 relative Ă Ì€ l’organisation des pouvoirs publics, - La loi constitutionnelle du 25 fĂ©vrier 1875 relative Ă  l'organisation du SĂ©nat, c'est la condition pour que les monarchistes acceptent le changement de rĂ©gime - La loi constitutionnelle du 16 juillet 1875 sur les rapports entre les pouvoirs publics.

À retenir

La TroisiÚme République consolide un régime parlementaire dominant tout en garantissant la permanence de la République face aux tentatives monarchistes.

9. L'établissement et les limites du régime d'Assemblée sous la QuatriÚme République

Notions clés & Définitions

  • RĂ©publique : Forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir est exercĂ© par des reprĂ©sentants Ă©lus par le peuple, sans monarchie hĂ©rĂ©ditaire, et oĂč la souverainetĂ© appartient Ă  la nation.
  • Interpellation : Demande d'explication adressĂ©e par un parlementaire au gouvernement sur sa politique gĂ©nĂ©rale ou une question spĂ©cifique, donnant lieu Ă  un dĂ©bat pouvant se conclure par un vote d'ordre du jour susceptible d'entraĂźner la chute du gouvernement.
  • La responsabilitĂ©Ì politique du Gouvernement : Obligation pour le gouvernement de rendre compte de ses actions devant l'AssemblĂ©e nationale, qui peut ĂȘtre mise en cause uniquement dans des conditions strictes, notamment par un vote de dĂ©fiance ou une motion de censure selon la Constitution de 1946.
  • RĂ©gime d'AssemblĂ©e : RĂ©gime politique caractĂ©risĂ© par la souverainetĂ© absolue de l'AssemblĂ©e nationale, oĂč l'exĂ©cutif dĂ©pend entiĂšrement du Parlement sans pouvoir le dissoudre ni menacer de dĂ©missionner, ce qui conduit Ă  une instabilitĂ© gouvernementale chronique et Ă  des difficultĂ©s d'action politique.

Points essentiels

  • Ce rĂ©gime d'AssemblĂ©e conduit Ă  une instabilitĂ© gouvernementale chronique, avec une succession frĂ©quente de gouvernements, sans pour autant impliquer une instabilitĂ© ministĂ©rielle totale.
    1. ; Tout le prĂ©ambule de la Constitution du 1946 est applicable de nos jours. II. Les institutions politique de la IVe RĂ©publique La premiĂšre dĂ©cision qui va ĂȘtre actĂ© sont : La mise en place d’une AssemblĂ©e Nationale : - Élue au suffrage universel direct, par un mode de scrutin proportionnel. - Il y a deux Chambre : AN et Conseil de la RĂ©publique, mais l’AN vote seule la loi (jusquâ€™Ă Ì€ la rĂ©vision constitutionnelle du 7 dĂ©cembre 1954). - Peut seule mettre en cause la responsabilitĂ©Ì politique du gouvernement par un vote de dĂ©fiance (art. 49 C 1946) ou l’adoption d’une motion de censure (art. 50 C 1946). Par cette mesure, il n’est pas question de blĂąmĂ© le RĂ©gime Parlementaire, mais de le modifiĂ© par rapport Ă  la IIIe rĂ©publique en mettant en place une organisation du parlementarisme. - Peut ĂȘtre dissoute seulement si, au cours d’une pĂ©riode de 18 mois, le Gouvernement est renversé 2 fois en application des articles 49 et 50 C 1946. Le droit de dissolution a Ă©tĂ© un aspect assez controverser et le PCF a voulu un gouvernement puissant tandis que le MRP a voulu donner des instruments au pouvoir exĂ©cutif. Et la mise en place du Conseil de la RĂ©publique : - Elu au suffrage universel indirect par un collĂšge d’élus nationaux et locaux ; - Le pouvoirs lĂ©gislatifs rĂ©duits (avant 1954, il Ă©met des avis sur les lois, aprĂšs il participe au vote de la loi mais ne peut s’opposer Ă  la
  • RĂ©publique : - l’expression est maladroite, car on ne peut pas ĂȘtre Ă  la fois parlementaire et prĂ©sidentielle ; - la notion est inutile, la FR n’est pas Ă  la fois un rĂ©gime prĂ©sidentielle et parlementaire, mais seulement parlementaire. Évolution du prĂ©sidentialisme sous la CinquiĂšme RĂ©publique La domination prĂ©sidentielle originelle (1958-1962) : - le gouvernement prĂ©sidentiel, De Gaulle va fixer les orientation politique de la nation ; - la subordination du Premier ministre au PrĂ©sident il fixe les orientations de la politique et le gouvernement les met en place. La naissance et l’affirmation du prĂ©sidentialisme majoritaire (1962-
) : - les Ă©lections lĂ©gislatives de 1962 et l’apparition du fait majoritaire (= l’existence d’une majoritĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale soutenant le PrĂ©sident de la RĂ©publique) ; - les Ă©lections prĂ©sidentielles au suffrage universel direct (rĂŽle matriciel et logique programmatique) vont renforcer le prĂ©sidentialisme ; les candidats aux Ă©lections lĂ©gislatif vont se dĂ©finir en fonction des oppositions en place face au PdR ; les candidat vont devoir prĂ©sentĂ© un programme pr convaincre les Ă©lecteurs ; Le PdR sera le chef d’un parti politique exerçant le pouvoir ; - l’instauration du quinquennat prĂ©sidentiel et l’alignement des Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives (2000-2002) ; Les remises en cause du prĂ©sidentialisme majoritaire : - la cohabitation

À retenir

Ce régime d'Assemblée conduit à une instabilité gouvernementale chronique, avec une succession fréquente de gouvernements, sans pour autant impliquer une instabilité ministérielle totale.

10. La Constitution de la Ve République : élaboration et mise en place

Notions clés & Définitions

  • Pouvoir constituant : CapacitĂ© souveraine d'Ă©laborer ou de modifier la Constitution, exercĂ©e par le peuple ou ses reprĂ©sentants lors de la crĂ©ation ou de la rĂ©vision de la norme fondamentale.
  • RĂ©vision constitutionnelle : ProcĂ©dure encadrĂ©e par l'article 89 de la Constitution de 1958 qui permet de modifier le texte constitutionnel sous rĂ©serve de conditions strictes, notamment l'adoption par le Parlement en termes identiques ou par rĂ©fĂ©rendum.
  • Mise en place : Processus d'adoption de la Constitution de 1958 visant Ă  instaurer un rĂ©gime prĂ©sidentiel fort pour mettre fin Ă  l'instabilitĂ© politique de la IVe RĂ©publique.
  • RĂ©viser la Constitution : Action de modifier la Constitution selon une procĂ©dure spĂ©cifique encadrĂ©e par l'article 89, qui garantit la stabilitĂ© du rĂ©gime en imposant des conditions rigoureuses.
  • Conseil de la RĂ©publique : Elu au suffrage universel indirect par un collĂšge d’élus nationaux et locaux ;

Points essentiels

  • Le pouvoir constituant est souverain mais la forme rĂ©publicaine du gouvernement ne peut ĂȘtre rĂ©visĂ©e en aucune circonstance.
  • La procĂ©dure de rĂ©vision constitutionnelle est strictement encadrĂ©e, notamment par l'article 89, nĂ©cessitant une adoption par le Parlement en termes identiques ou par rĂ©fĂ©rendum.
  • En droit, on ne peut pas rĂ©viser la Constitution avec l’article 11 car il existe un article qui vise expressĂ©ment la rĂ©vision constitutionnelle, c’est l’article 89.
  • Cette initiative créée par la rĂ©vision constitutionnelle du 23 juillet 2008 , n’est entrĂ©e en vigueur que le 1er janvier 2015.

À retenir

La Constitution de 1958 marque une refondation institutionnelle visant à stabiliser le régime par un exécutif renforcé et une rigueur constitutionnelle.

11. Le contrÎle de constitutionnalité et la supériorité de la Constitution

Notions clés & Définitions

  • Normes infra lĂ©gislatives : Les normes infra lĂ©gislatives regroupent les rĂšgles juridiques situĂ©es en dessous du niveau de la loi, telles que les rĂšglements et actes administratifs, qui doivent respecter la hiĂ©rarchie des normes imposĂ©e par la Constitution.
  • 1946 : L'annĂ©e 1946 marque l'intĂ©gration de certains droits fondamentaux, comme le droit d'asile et le droit de grĂšve, dans le bloc de constitutionnalitĂ©, enrichissant ainsi la Constitution en droits et libertĂ©s.
  • SuprĂ©matie de la Constitution : La suprĂ©matie de la Constitution signifie que cette norme fondamentale prime sur toutes les autres normes juridiques internes, qui doivent lui ĂȘtre conformes sous peine d'annulation ou de suspension.
  • Conseil constitutionnel : A dĂ©clarĂ©Ì qu'un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l'autorisation de ratifier ou d'approuver l'engagement international en cause ne peut intervenir qu'aprĂšs rĂ©vision de la Constitution » (art.

Points essentiels

  • La Constitution de la Ve RĂ©publique est la norme suprĂȘme Ă  laquelle toutes les autres normes doivent se conformer.
  • Le contrĂŽle de constitutionnalitĂ© est exercĂ© principalement par le Conseil constitutionnel, garant de la conformitĂ© des lois.
  • Le contrĂŽle peut ĂȘtre direct ou indirect, notamment via la loi autorisant la ratification des traitĂ©s.
  • Section 2. Les rapports entre la Constitution et les autres normes I. La suprĂ©matie de la Constitution et les normes internes A. La supĂ©rioritĂ©Ì de la Constitution sur les lois organiques et rĂšglements des assemblĂ©es parlementaires Loi organique : loi dont l’existence est prĂ©vue par la Constitution pour complĂ©ter et prĂ©ciser son contenu. Il existe un article qui dispose que les autres rĂšgles de fonctionnement seront soumises Ă  des lois organiques : c’est un texte trĂšs important relatif aux institutions. RĂšglement parlementaire : mesure d’ordre intĂ©rieur adoptĂ©e par une assemblĂ©e sous la forme d’une rĂ©solution pour organiser son fonctionnement et sa discipline internes. L’AssemblĂ©e Nationale et le SĂ©nat peuvent adoptĂ© des rĂ©solutions pour prĂ©voir la rĂ©glementation de leur fonctionnement. Ces deux types de normes sont trĂšs importantes en droit constitutionnel : la premiĂšre prĂ©cise les institutions et la deuxiĂšme permet le contrĂŽle de celles-ci. Le rapport de supĂ©rioritĂ© concerne la Constitution et les lois parlementaires. Jusqu’en 1958, il n’existait pas de vĂ©ritable contrĂŽle des lois parlementaires. Article 61, al. 1er, de Constitution Le contrĂŽle de constitutionnalitĂ©Ì des lois organiques et des rĂšglements parlementaires par le Conseil constitutionnel (CC) est obligatoire avant leur promulgation ou mise en application (contrĂŽle a priori). ☞ saisine du CC par le Premier ministre pour les lois organiques* ☞ saisine du CC par le PrĂ©sident de l’assemblĂ©e pour les rĂšglements parlementaires * Les ordonnances de l’art. 92 de la Constitution portant loi organique n’ont pas Ă©tĂ©Ì soumises au contrĂŽle du CC L’un des plus efficaces processus de la rationalisation du parlementarisme B. La supĂ©rioritĂ© de la Constitution sur les lois parlementaires Article 61, al. 2, de la

À retenir

Le contrÎle de constitutionnalité affirme la primauté de la Constitution et protÚge l'ordre juridique contre les lois contraires.

12. Le fonctionnement des institutions sous la Ve République : Président, Gouvernement et Parlement

Notions clés & Définitions

  • RĂ©publique : Une forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir appartient au peuple et est exercĂ© par des reprĂ©sentants Ă©lus, fondĂ©e sur des principes constitutionnels garantissant la souverainetĂ© populaire.

Points essentiels

  • Le PrĂ©sident de la RĂ©publique dispose de pouvoirs propres, notamment la nomination du Premier ministre et la dissolution de l'AssemblĂ©e nationale.
  • Le Gouvernement assure l'exĂ©cution des lois et collabore Ă©troitement avec le Parlement.
  • Le Parlement exerce le pouvoir lĂ©gislatif, contrĂŽle le Gouvernement et peut le renverser par motion de censure.
  • RĂ©publique : - l’expression est maladroite, car on ne peut pas ĂȘtre Ă  la fois parlementaire et prĂ©sidentielle ; - la notion est inutile, la FR n’est pas Ă  la fois un rĂ©gime prĂ©sidentielle et parlementaire, mais seulement parlementaire. Évolution du prĂ©sidentialisme sous la CinquiĂšme RĂ©publique La domination prĂ©sidentielle originelle (1958-1962) : - le gouvernement prĂ©sidentiel, De Gaulle va fixer les orientation politique de la nation ; - la subordination du Premier ministre au PrĂ©sident il fixe les orientations de la politique et le gouvernement les met en place. La naissance et l’affirmation du prĂ©sidentialisme majoritaire (1962-
) : - les Ă©lections lĂ©gislatives de 1962 et l’apparition du fait majoritaire (= l’existence d’une majoritĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale soutenant le PrĂ©sident de la RĂ©publique) ; - les Ă©lections prĂ©sidentielles au suffrage universel direct (rĂŽle matriciel et logique programmatique) vont renforcer le prĂ©sidentialisme ; les candidats aux Ă©lections lĂ©gislatif vont se dĂ©finir en fonction des oppositions en place face au PdR ; les candidat vont devoir prĂ©sentĂ© un programme pr convaincre les Ă©lecteurs ; Le PdR sera le chef d’un parti politique exerçant le pouvoir ; - l’instauration du quinquennat prĂ©sidentiel et l’alignement des Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives (2000-2002) ; Les remises en cause du prĂ©sidentialisme majoritaire : - la cohabitation

À retenir

Sous la Ve République, l'équilibre institutionnel repose sur une interaction dynamique entre un Président puissant, un Gouvernement responsable et un Parlement contrÎleur.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1789Rédaction de la DDHC
1791Adoption de la Constitution du 3 septembre 1791
1946Révision de la Constitution sous la QuatriÚme République
1954Constitution de la Ve République
1795Constitution de l'An III
1799Fin de la monarchie avec la Constitution de l'An I et la fin de la monarchie

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison des Constitutions françaises

PériodeType de régimeCaractéristiques principales
1789-1791Monarchie constitutionnelleSouveraineté partagée, roi et Assemblée, suffrage censitaire
1791-1795Monarchie constitutionnelleSouveraineté nationale, monarchie limitée, suffrage censitaire
1795-1799RépubliqueConstitution de l'An III, régime révolutionnaire
1799-1814Empire napoléonienRégime autoritaire, pouvoir centralisé, suffrage censitaire
1830-1848Monarchie de JuilletMonarchie constitutionnelle, suffrage censitaire modifié
1848-1852DeuxiÚme RépubliqueSuffrage universel, président fort, régime parlementaire

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre la souveraineté populaire et la souveraineté nationale dans la DDHC
  2. Mélanger les régimes de la monarchie constitutionnelle et de la monarchie absolue
  3. Confondre la Constitution de l'An I avec la monarchie précédente
  4. Confusion entre la Constitution de 1848 et le Second Empire de Napoléon III
  5. Mélanger le régime parlementaire de la TroisiÚme République avec le régime présidentiel de la Ve République
  6. Confusion entre la responsabilité politique du gouvernement sous la QuatriÚme et la CinquiÚme République
  7. Mélanger les pouvoirs du Président et du Parlement sous la Ve République

Checklist Examen

  1. Comprendre la portée de la DDHC de 1789
  2. Identifier les principales caractéristiques de la Constitution de 1791
  3. Connaßtre les changements apportés par la Constitution de l'An I
  4. Différencier la Constitution de 1848 et celle de 1852
  5. Savoir les principes fondamentaux de la Charte de 1830
  6. Connaßtre l'évolution du régime parlementaire sous la TroisiÚme République
  7. Comprendre le régime d'Assemblée sous la QuatriÚme République
  8. Maßtriser l'organisation des institutions sous la Ve République

Test your knowledge

Test your knowledge on Histoire constitutionnelle de la France with 8 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quelle affirmation correspond au sujet « La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789 » ?

2. Quelle est la période durant laquelle la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 a été rédigée ?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Histoire constitutionnelle de la France with 9 interactive flashcards.

DDHC 1789 — principe ?

Droits naturels et souveraineté populaire

DDHC — date?

17-26 juillet 1789, préambule à la Constitution.

Constitution 1791 — rîle ?

Instaurer monarchie constitutionnelle et séparation des pouvoirs

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator