đ Plan du Cours
- La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789
- La Constitution du 3 septembre 1791 et ses révisions
- La Constitution de l'An I et la fin de la monarchie
- La Constitution de l'An III (1795) et ses caractéristiques
- Les Constitutions de l'Úre napoléonienne
- La Charte de 1830 et la monarchie de Louis-Philippe
- Les Constitutions de 1848 et 1852
- La Constitution de la TroisiÚme République et l'évolution du parlementarisme
- L'établissement et les limites du régime d'Assemblée sous la QuatriÚme République
- La Constitution de la Ve République : élaboration et mise en place
- Le contrÎle de constitutionnalité et la supériorité de la Constitution
- Le fonctionnement des institutions sous la Ve République : Président, Gouvernement et Parlement
đ 1. La DĂ©claration des Droits de l'Homme et du Citoyen (DDHC) de 1789
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Principes fondamentaux : Les principes fondamentaux sont des normes reconnues par la Constitution et les lois de la République, qui ont une valeur constitutionnelle et guident l'interprétation du droit.
- Souveraineté nationale : La souveraineté nationale est le principe selon lequel la souveraineté est une, indivisible, inaliénable et imprescriptible, appartenant à la Nation qui ne peut l'exercer que par délégation à ses représentants ou par référendum.
- Droits de l'homme : Les droits de l'homme sont des droits naturels, inaliénables et sacrés, dont le respect est essentiel pour prévenir les malheurs publics et la corruption des gouvernements, tels qu'exposés dans la DDHC.
- Homme et du citoyen : L'expression 'homme et du citoyen' désigne la reconnaissance des droits naturels de l'individu ainsi que leur extension dans le cadre de la citoyenneté et de la souveraineté populaire.
đ Points essentiels
- La DDHC a été rédigée du 15 juillet au 26 août 1789 comme préambule universel à la Constitution française.
- La DDHC affirme que la souveraineté appartient à la Nation, exercée uniquement par délégation.
- La DDHC vise à dépasser le cadre français pour inspirer d'autres pays en exposant les droits naturels de l'homme.
đĄ Ă retenir
La DDHC a été rédigée du 15 juillet au 26 août 1789 comme préambule universel à la Constitution française.
đ 2. La Constitution du 3 septembre 1791 et ses rĂ©visions
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Citoyenneté : Droit de vote pour les hommes français de 21 ans ou plus ;
- ResponsabilitĂ© politique des ministres : Le principe selon lequel les ministres sont responsables politiquement devant l'AssemblĂ©e lĂ©gislative, ce qui implique qu'ils peuvent ĂȘtre contrĂŽlĂ©s et Ă©ventuellement dĂ©mis par cette derniĂšre.
- Constitution de 1791 : Le texte constitutionnel adopté ce jour qui consacre la souveraineté nationale, institue un parlement monocaméral appelé Corps législatif élu au suffrage censitaire indirect, et maintient le roi comme chef du gouvernement avec le pouvoir de nommer et révoquer les ministres.
đ Points essentiels
- La Constitution de 1791 instaure une monarchie constitutionnelle avec séparation des pouvoirs.
- Le droit de vote est conditionné par un cens fixé à 200 francs, limitant le suffrage aux citoyens aisés.
- Les ministres sont politiquement responsables devant l'Assemblée, marquant un contrÎle parlementaire sur l'exécutif.
-
- ; Tout le prĂ©ambule de la Constitution du 1946 est applicable de nos jours. II. Les institutions politique de la IVe RĂ©publique La premiĂšre dĂ©cision qui va ĂȘtre actĂ© sont : La mise en place dâune AssemblĂ©e Nationale : - Ălue au suffrage universel direct, par un mode de scrutin proportionnel. - Il y a deux Chambre : AN et Conseil de la RĂ©publique, mais lâAN vote seule la loi (jusquâĂ Ì la rĂ©vision constitutionnelle du 7 dĂ©cembre 1954). - Peut seule mettre en cause la responsabilitĂ©Ì politique du gouvernement par un vote de dĂ©fiance (art. 49 C 1946) ou lâadoption dâune motion de censure (art. 50 C 1946). Par cette mesure, il nâest pas question de blĂąmĂ© le RĂ©gime Parlementaire, mais de le modifiĂ© par rapport Ă la IIIe rĂ©publique en mettant en place une organisation du parlementarisme. - Peut ĂȘtre dissoute seulement si, au cours dâune pĂ©riode de 18 mois, le Gouvernement est renverseÌ 2 fois en application des articles 49 et 50 C 1946. Le droit de dissolution a Ă©tĂ© un aspect assez controverser et le PCF a voulu un gouvernement puissant tandis que le MRP a voulu donner des instruments au pouvoir exĂ©cutif. Et la mise en place du Conseil de la RĂ©publique : - Elu au suffrage universel indirect par un collĂšge dâĂ©lus nationaux et locaux ; - Le pouvoirs lĂ©gislatifs rĂ©duits (avant 1954, il Ă©met des avis sur les lois, aprĂšs il participe au vote de la loi mais ne peut sâopposer Ă la
- Evolution vers le parlementarisme oĂč les chambres parlementaire vont prendre plus dâimportance : Les ministres ne sont pas responsables politiquement devant les chambres.
đĄ Ă retenir
La Constitution de 1791 marque la transition vers une monarchie limitĂ©e oĂč le suffrage censitaire et la responsabilitĂ© ministĂ©rielle instaurent un contrĂŽle politique nouveau.
đ 3. La Constitution de l'An I et la fin de la monarchie
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Procédure de révision : Processus législatif encadré par un délai de temps et plusieurs étapes de propositions et ratifications successives, impliquant une assemblée spécifique pour approuver les modifications constitutionnelles.
- Mode dâĂ©lection : SystĂšme Ă©lectoral combinant suffrage direct et indirect, oĂč des Ă©lecteurs de second degrĂ© Ă©lisent les reprĂ©sentants, notamment les dĂ©putĂ©s ou sĂ©nateurs, selon les dispositions constitutionnelles.
- Suffrage universel masculin : Droit de vote accordé à tous les hommes sans condition de propriété ou de revenu, élargissant ainsi considérablement le corps électoral.
- Constitution de l'An I : La Constitution de lâAn I La constitution de l'an I met fin Ă plus de 1 000 ans de monarchie : câest le dĂ©but de l'Ăšre rĂ©publicaine.
đ Points essentiels
- Elle instaure le suffrage universel masculin, élargissant considérablement le corps électoral.
- Le pouvoir exécutif est confié à un Comité de Salut public, marquant une rupture avec les régimes précédents.
- III). La constitution va dĂ©signer les reprĂ©sentant de la nation, le parlement. Les rĂ©volutionnaire vont trancher en faveur de lâintĂ©gration du roi en tant que reprĂ©sentant de la nation. Le pouvoir lĂ©gislatif est dĂ©lĂ©guĂ© Ă une assemblĂ©e unique, le Corps lĂ©gislatif, composĂ©e de 745 membres Ă©lus pour deux ans au suffrage censitaire indirect. Les membres sont dotĂ©s dâun mandat court. Les rĂ©volutionnaire vont opposer la monarchie Ă gouvernement de rĂ©publique oĂč les citoyens vont choisir des reprĂ©sentant afin de votĂ© les lois. Les citoyens sont les hommes de 25 ans et plus, Ă lâexception des domestiques et des esclaves. Les Ă©trangers rĂ©sidant en France peuvent devenir citoyens sous conditions (rĂ©sidence de 5ans, avoir un bien immeuble, Ă©pouser une FR ou bien monter une entreprise). CitoyennetĂ© et suffrage censitaire Distinction entre citoyens passif (citoyens nâayant aucun droit de vote) et citoyens actifs (citoyens ayant le droit de vote diviser en 2 groupes). Citoyen passif fondĂ©e sur lâassujettissement Ă un impĂŽt direct, le cens. Les citoyens actifs Ă©lisent des Ă©lecteur du 2nd degrĂ© (cens de 250 journĂ©es de travail), disposant de revenus plus Ă©levĂ©s, qui Ă leurs tour Ă©lisent les dĂ©putĂ©s Ă lâAssemblĂ©e Nationale LĂ©gislatif. En revanche, tous les citoyens pouvaient ĂȘtre Ă©lus. Le Pouvoir ExĂ©cutif est dĂ©lĂ©guĂ© au Roi des Français qui accĂšde Ă sa fonction par hĂ©rĂ©ditĂ©. Louis XVI (nĂ© en
đĄ Ă retenir
Elle instaure le suffrage universel masculin, élargissant considérablement le corps électoral.
đ 4. La Constitution de l'An III (1795) et ses caractĂ©ristiques
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La Révision de la constitution : Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution.
- Régime directorial : Ce régime est à part : il n'est ni parlementaire ni présidentialiste
- Suffrage censitaire indirect : Mode de scrutin oĂč seuls les citoyens payant un cens Ă©levĂ© Ă©lisent des Ă©lecteurs de second degrĂ©, eux-mĂȘmes chargĂ©s d'Ă©lire les membres des deux chambres lĂ©gislatives, ce qui restreint la participation politique Ă une minoritĂ© Ă©litiste.
- Constitution de l'An III : La Constitution de lâAn III (1795) Cette constitution est la plus longue que la FR ait connu, elle est composĂ©e de 377 article qui essaye de tirer des leçon de lâĂ©chec de 1791 et de lâĂ©poque montagnarde.
đ Points essentiels
- La Constitution de l'An III instaure un régime directorial avec un exécutif collégial de cinq directeurs nommés pour cinq ans.
-
- ; Tout le prĂ©ambule de la Constitution du 1946 est applicable de nos jours. II. Les institutions politique de la IVe RĂ©publique La premiĂšre dĂ©cision qui va ĂȘtre actĂ© sont : La mise en place dâune AssemblĂ©e Nationale : - Ălue au suffrage universel direct, par un mode de scrutin proportionnel. - Il y a deux Chambre : AN et Conseil de la RĂ©publique, mais lâAN vote seule la loi (jusquâĂ Ì la rĂ©vision constitutionnelle du 7 dĂ©cembre 1954). - Peut seule mettre en cause la responsabilitĂ©Ì politique du gouvernement par un vote de dĂ©fiance (art. 49 C 1946) ou lâadoption dâune motion de censure (art. 50 C 1946). Par cette mesure, il nâest pas question de blĂąmĂ© le RĂ©gime Parlementaire, mais de le modifiĂ© par rapport Ă la IIIe rĂ©publique en mettant en place une organisation du parlementarisme. - Peut ĂȘtre dissoute seulement si, au cours dâune pĂ©riode de 18 mois, le Gouvernement est renverseÌ 2 fois en application des articles 49 et 50 C 1946. Le droit de dissolution a Ă©tĂ© un aspect assez controverser et le PCF a voulu un gouvernement puissant tandis que le MRP a voulu donner des instruments au pouvoir exĂ©cutif. Et la mise en place du Conseil de la RĂ©publique : - Elu au suffrage universel indirect par un collĂšge dâĂ©lus nationaux et locaux ; - Le pouvoirs lĂ©gislatifs rĂ©duits (avant 1954, il Ă©met des avis sur les lois, aprĂšs il participe au vote de la loi mais ne peut sâopposer Ă la
đĄ Ă retenir
La Constitution de l'An III instaure un régime directorial avec un exécutif collégial de cinq directeurs nommés pour cinq ans.
đ 5. Les Constitutions de l'Ăšre napolĂ©onienne
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Le Senat : Corps composé de membres nommés à vie, chargé de contrÎler la constitutionnalité des lois, de proposer des révisions constitutionnelles par sénatus-consultes, et de contrÎler la régularité des lois.
- Premier Consul : Chef de l'exécutif en 1799, détient l'intégralité de la fonction exécutive, nomme et révoque librement les ministres, promulgue les lois, et a voix décisionnelle dans le gouvernement.
đ Points essentiels
- La Constitution de l'An VIII (1799) instaure le Consulat avec Napoléon comme Premier Consul, concentrant le pouvoir exécutif.
- Le Sénat conservateur, composé de 80 membres nommés à vie, contrÎle la régularité des lois et l'élection des consuls.
- Le cens électoral est abaissé à 200 francs en 1831, élargissant progressivement le corps électoral.
đĄ Ă retenir
Les Constitutions napoléoniennes centralisent le pouvoir exécutif tout en instituant des organes de contrÎle conservateurs pour légitimer l'autorité du Premier Consul.
đ 6. La Charte de 1830 et la monarchie de Louis-Philippe
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Charte constitutionnelle du 14 aoĂ»t 1830 : La Charte constitutionnelle du 14 aoĂ»t 1830 nâa pas de procĂ©dure de rĂ©vision car le Roi veut la modifier comme il l'entend.
- Louis Philippe : Louis Philippe veut gouverner.
đ Points essentiels
- La Charte de 1830 modifie la Charte de 1814 en renforçant les libertés et en abaissant le cens électoral à 200 francs.
- Louis-Philippe instaure une monarchie constitutionnelle dite Monarchie de Juillet, plus libérale que la Restauration.
- Le corps électoral est élargi mais reste limité, maintenant une forte influence des classes aisées.
- Louis Philippe, plus moderne que ses prĂ©dĂ©cesseurs, sâinspire de la monarchie anglaise.
đĄ Ă retenir
La Charte de 1830 modernise la monarchie constitutionnelle en élargissant le suffrage censitaire et en affirmant des libertés politiques sous Louis-Philippe.
đ 7. Les Constitutions de 1848 et 1852
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- 4 mai : Date Ă laquelle lâAssemblĂ©e constituante se rĂ©unit et proclame officiellement la RĂ©publique en 1848.
- Constitution de 1848 : Texte fondamental qui instaure la DeuxiĂšme RĂ©publique avec un suffrage universel masculin, un prĂ©sident dĂ©tenant lâintĂ©gralitĂ© de la fonction exĂ©cutive, et un pouvoir lĂ©gislatif confiĂ© Ă une seule chambre de 750 dĂ©putĂ©s Ă©lus pour trois ans.
- Second Empire : Régime instauré en 1852 par Napoléon III, caractérisé par un renforcement considérable des pouvoirs présidentiels.
- Pouvoir exĂ©cutif fort : Situation oĂč le prĂ©sident dĂ©tient lâintĂ©gralitĂ© de la fonction exĂ©cutive, contrĂŽle la procĂ©dure lĂ©gislative, peut dissoudre le Corps lĂ©gislatif, et maĂźtrise la modification de la Constitution par sĂ©natus-consultes.
đ Points essentiels
- La Constitution de 1848 établit la DeuxiÚme République avec un suffrage universel masculin.
- Le président de la République détient l'intégralité de la fonction exécutive et joue un rÎle central dans la procédure législative.
- La Constitution de 1852 établit le Second Empire avec Napoléon III, renforçant considérablement les pouvoirs présidentiels.
- Enfin, le SĂ©nat dispose plus ou moins les mĂȘmes pouvoirs qu'avant : il contrĂŽle la constitutionnalitĂ© des lois et propose des rĂ©visions de la Constitution avec des sĂ©natus-consultes organiques Le Corps lĂ©gislatif : Ses membres sont dĂ©signĂ©s au suffrage universel direct.
đĄ Ă retenir
Les Constitutions de 1848 et 1852 illustrent l'alternance entre démocratie élargie et autoritarisme exécutif fort dans la France du XIXe siÚcle.
đ 8. La Constitution de la TroisiĂšme RĂ©publique et l'Ă©volution du parlementarisme
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Régime d'assemblée : SystÚme politique dans lequel le pouvoir législatif exerce une domination prépondérante sur le gouvernement, avec une responsabilité politique directe du gouvernement devant le parlement.
- Hégémonie parlementaire : Répercussions de la crise du 16 mai 1877, en particulier la « Constitution Grévy », vont affaiblir considérablement l'Exécutif.
đ Points essentiels
- La forme républicaine du gouvernement est déclarée intangible et non révisable, assurant la stabilité du régime.
- Le parlement détient une hégémonie politique forte, contrÎlant le gouvernement et la politique.
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- ; Tout le prĂ©ambule de la Constitution du 1946 est applicable de nos jours. II. Les institutions politique de la IVe RĂ©publique La premiĂšre dĂ©cision qui va ĂȘtre actĂ© sont : La mise en place dâune AssemblĂ©e Nationale : - Ălue au suffrage universel direct, par un mode de scrutin proportionnel. - Il y a deux Chambre : AN et Conseil de la RĂ©publique, mais lâAN vote seule la loi (jusquâĂ Ì la rĂ©vision constitutionnelle du 7 dĂ©cembre 1954). - Peut seule mettre en cause la responsabilitĂ©Ì politique du gouvernement par un vote de dĂ©fiance (art. 49 C 1946) ou lâadoption dâune motion de censure (art. 50 C 1946). Par cette mesure, il nâest pas question de blĂąmĂ© le RĂ©gime Parlementaire, mais de le modifiĂ© par rapport Ă la IIIe rĂ©publique en mettant en place une organisation du parlementarisme. - Peut ĂȘtre dissoute seulement si, au cours dâune pĂ©riode de 18 mois, le Gouvernement est renverseÌ 2 fois en application des articles 49 et 50 C 1946. Le droit de dissolution a Ă©tĂ© un aspect assez controverser et le PCF a voulu un gouvernement puissant tandis que le MRP a voulu donner des instruments au pouvoir exĂ©cutif. Et la mise en place du Conseil de la RĂ©publique : - Elu au suffrage universel indirect par un collĂšge dâĂ©lus nationaux et locaux ; - Le pouvoirs lĂ©gislatifs rĂ©duits (avant 1954, il Ă©met des avis sur les lois, aprĂšs il participe au vote de la loi mais ne peut sâopposer Ă la
- La Constitution de la TroisiĂšme RĂ©publique se compose de trois lois constitutionnelles : - La loi constitutionnelle du 24 fĂ©vrier 1875 relative Ă Ì lâorganisation des pouvoirs publics, - La loi constitutionnelle du 25 fĂ©vrier 1875 relative Ă l'organisation du SĂ©nat, c'est la condition pour que les monarchistes acceptent le changement de rĂ©gime - La loi constitutionnelle du 16 juillet 1875 sur les rapports entre les pouvoirs publics.
đĄ Ă retenir
La TroisiÚme République consolide un régime parlementaire dominant tout en garantissant la permanence de la République face aux tentatives monarchistes.
đ 9. L'Ă©tablissement et les limites du rĂ©gime d'AssemblĂ©e sous la QuatriĂšme RĂ©publique
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- RĂ©publique : Forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir est exercĂ© par des reprĂ©sentants Ă©lus par le peuple, sans monarchie hĂ©rĂ©ditaire, et oĂč la souverainetĂ© appartient Ă la nation.
- Interpellation : Demande d'explication adressée par un parlementaire au gouvernement sur sa politique générale ou une question spécifique, donnant lieu à un débat pouvant se conclure par un vote d'ordre du jour susceptible d'entraßner la chute du gouvernement.
- La responsabilitĂ©Ì politique du Gouvernement : Obligation pour le gouvernement de rendre compte de ses actions devant l'AssemblĂ©e nationale, qui peut ĂȘtre mise en cause uniquement dans des conditions strictes, notamment par un vote de dĂ©fiance ou une motion de censure selon la Constitution de 1946.
- RĂ©gime d'AssemblĂ©e : RĂ©gime politique caractĂ©risĂ© par la souverainetĂ© absolue de l'AssemblĂ©e nationale, oĂč l'exĂ©cutif dĂ©pend entiĂšrement du Parlement sans pouvoir le dissoudre ni menacer de dĂ©missionner, ce qui conduit Ă une instabilitĂ© gouvernementale chronique et Ă des difficultĂ©s d'action politique.
đ Points essentiels
- Ce régime d'Assemblée conduit à une instabilité gouvernementale chronique, avec une succession fréquente de gouvernements, sans pour autant impliquer une instabilité ministérielle totale.
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- ; Tout le prĂ©ambule de la Constitution du 1946 est applicable de nos jours. II. Les institutions politique de la IVe RĂ©publique La premiĂšre dĂ©cision qui va ĂȘtre actĂ© sont : La mise en place dâune AssemblĂ©e Nationale : - Ălue au suffrage universel direct, par un mode de scrutin proportionnel. - Il y a deux Chambre : AN et Conseil de la RĂ©publique, mais lâAN vote seule la loi (jusquâĂ Ì la rĂ©vision constitutionnelle du 7 dĂ©cembre 1954). - Peut seule mettre en cause la responsabilitĂ©Ì politique du gouvernement par un vote de dĂ©fiance (art. 49 C 1946) ou lâadoption dâune motion de censure (art. 50 C 1946). Par cette mesure, il nâest pas question de blĂąmĂ© le RĂ©gime Parlementaire, mais de le modifiĂ© par rapport Ă la IIIe rĂ©publique en mettant en place une organisation du parlementarisme. - Peut ĂȘtre dissoute seulement si, au cours dâune pĂ©riode de 18 mois, le Gouvernement est renverseÌ 2 fois en application des articles 49 et 50 C 1946. Le droit de dissolution a Ă©tĂ© un aspect assez controverser et le PCF a voulu un gouvernement puissant tandis que le MRP a voulu donner des instruments au pouvoir exĂ©cutif. Et la mise en place du Conseil de la RĂ©publique : - Elu au suffrage universel indirect par un collĂšge dâĂ©lus nationaux et locaux ; - Le pouvoirs lĂ©gislatifs rĂ©duits (avant 1954, il Ă©met des avis sur les lois, aprĂšs il participe au vote de la loi mais ne peut sâopposer Ă la
- RĂ©publique : - lâexpression est maladroite, car on ne peut pas ĂȘtre Ă la fois parlementaire et prĂ©sidentielle ; - la notion est inutile, la FR nâest pas Ă la fois un rĂ©gime prĂ©sidentielle et parlementaire, mais seulement parlementaire. Ăvolution du prĂ©sidentialisme sous la CinquiĂšme RĂ©publique La domination prĂ©sidentielle originelle (1958-1962) : - le gouvernement prĂ©sidentiel, De Gaulle va fixer les orientation politique de la nation ; - la subordination du Premier ministre au PrĂ©sident il fixe les orientations de la politique et le gouvernement les met en place. La naissance et lâaffirmation du prĂ©sidentialisme majoritaire (1962-âŠ) : - les Ă©lections lĂ©gislatives de 1962 et lâapparition du fait majoritaire (= lâexistence dâune majoritĂ© Ă lâAssemblĂ©e nationale soutenant le PrĂ©sident de la RĂ©publique) ; - les Ă©lections prĂ©sidentielles au suffrage universel direct (rĂŽle matriciel et logique programmatique) vont renforcer le prĂ©sidentialisme ; les candidats aux Ă©lections lĂ©gislatif vont se dĂ©finir en fonction des oppositions en place face au PdR ; les candidat vont devoir prĂ©sentĂ© un programme pr convaincre les Ă©lecteurs ; Le PdR sera le chef dâun parti politique exerçant le pouvoir ; - lâinstauration du quinquennat prĂ©sidentiel et lâalignement des Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives (2000-2002) ; Les remises en cause du prĂ©sidentialisme majoritaire : - la cohabitation
đĄ Ă retenir
Ce régime d'Assemblée conduit à une instabilité gouvernementale chronique, avec une succession fréquente de gouvernements, sans pour autant impliquer une instabilité ministérielle totale.
đ 10. La Constitution de la Ve RĂ©publique : Ă©laboration et mise en place
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Pouvoir constituant : Capacité souveraine d'élaborer ou de modifier la Constitution, exercée par le peuple ou ses représentants lors de la création ou de la révision de la norme fondamentale.
- Révision constitutionnelle : Procédure encadrée par l'article 89 de la Constitution de 1958 qui permet de modifier le texte constitutionnel sous réserve de conditions strictes, notamment l'adoption par le Parlement en termes identiques ou par référendum.
- Mise en place : Processus d'adoption de la Constitution de 1958 visant à instaurer un régime présidentiel fort pour mettre fin à l'instabilité politique de la IVe République.
- Réviser la Constitution : Action de modifier la Constitution selon une procédure spécifique encadrée par l'article 89, qui garantit la stabilité du régime en imposant des conditions rigoureuses.
- Conseil de la RĂ©publique : Elu au suffrage universel indirect par un collĂšge dâĂ©lus nationaux et locaux ;
đ Points essentiels
- Le pouvoir constituant est souverain mais la forme rĂ©publicaine du gouvernement ne peut ĂȘtre rĂ©visĂ©e en aucune circonstance.
- La procédure de révision constitutionnelle est strictement encadrée, notamment par l'article 89, nécessitant une adoption par le Parlement en termes identiques ou par référendum.
- En droit, on ne peut pas rĂ©viser la Constitution avec lâarticle 11 car il existe un article qui vise expressĂ©ment la rĂ©vision constitutionnelle, câest lâarticle 89.
- Cette initiative créée par la rĂ©vision constitutionnelle du 23 juillet 2008 , nâest entrĂ©e en vigueur que le 1er janvier 2015.
đĄ Ă retenir
La Constitution de 1958 marque une refondation institutionnelle visant à stabiliser le régime par un exécutif renforcé et une rigueur constitutionnelle.
đ 11. Le contrĂŽle de constitutionnalitĂ© et la supĂ©rioritĂ© de la Constitution
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Normes infra législatives : Les normes infra législatives regroupent les rÚgles juridiques situées en dessous du niveau de la loi, telles que les rÚglements et actes administratifs, qui doivent respecter la hiérarchie des normes imposée par la Constitution.
- 1946 : L'année 1946 marque l'intégration de certains droits fondamentaux, comme le droit d'asile et le droit de grÚve, dans le bloc de constitutionnalité, enrichissant ainsi la Constitution en droits et libertés.
- SuprĂ©matie de la Constitution : La suprĂ©matie de la Constitution signifie que cette norme fondamentale prime sur toutes les autres normes juridiques internes, qui doivent lui ĂȘtre conformes sous peine d'annulation ou de suspension.
- Conseil constitutionnel : A dĂ©clarĂ©Ì qu'un engagement international comporte une clause contraire aÌ la Constitution, l'autorisation de ratifier ou d'approuver l'engagement international en cause ne peut intervenir qu'aprĂšs rĂ©vision de la Constitution » (art.
đ Points essentiels
- La Constitution de la Ve RĂ©publique est la norme suprĂȘme Ă laquelle toutes les autres normes doivent se conformer.
- Le contrÎle de constitutionnalité est exercé principalement par le Conseil constitutionnel, garant de la conformité des lois.
- Le contrĂŽle peut ĂȘtre direct ou indirect, notamment via la loi autorisant la ratification des traitĂ©s.
- Section 2. Les rapports entre la Constitution et les autres normes I. La suprĂ©matie de la Constitution et les normes internes A. La supĂ©rioritĂ©Ì de la Constitution sur les lois organiques et rĂšglements des assemblĂ©es parlementaires Loi organique : loi dont lâexistence est prĂ©vue par la Constitution pour complĂ©ter et prĂ©ciser son contenu. Il existe un article qui dispose que les autres rĂšgles de fonctionnement seront soumises Ă des lois organiques : câest un texte trĂšs important relatif aux institutions. RĂšglement parlementaire : mesure dâordre intĂ©rieur adoptĂ©e par une assemblĂ©e sous la forme dâune rĂ©solution pour organiser son fonctionnement et sa discipline internes. LâAssemblĂ©e Nationale et le SĂ©nat peuvent adoptĂ© des rĂ©solutions pour prĂ©voir la rĂ©glementation de leur fonctionnement. Ces deux types de normes sont trĂšs importantes en droit constitutionnel : la premiĂšre prĂ©cise les institutions et la deuxiĂšme permet le contrĂŽle de celles-ci. Le rapport de supĂ©rioritĂ© concerne la Constitution et les lois parlementaires. Jusquâen 1958, il nâexistait pas de vĂ©ritable contrĂŽle des lois parlementaires. Article 61, al. 1er, de Constitution Le contrĂŽle de constitutionnalitĂ©Ì des lois organiques et des rĂšglements parlementaires par le Conseil constitutionnel (CC) est obligatoire avant leur promulgation ou mise en application (contrĂŽle a priori). â saisine du CC par le Premier ministre pour les lois organiques* â saisine du CC par le PrĂ©sident de lâassemblĂ©e pour les rĂšglements parlementaires * Les ordonnances de lâart. 92 de la Constitution portant loi organique nâont pas Ă©tĂ©Ì soumises au contrĂŽle du CC Lâun des plus efficaces processus de la rationalisation du parlementarisme B. La supĂ©rioritĂ© de la Constitution sur les lois parlementaires Article 61, al. 2, de la
đĄ Ă retenir
Le contrÎle de constitutionnalité affirme la primauté de la Constitution et protÚge l'ordre juridique contre les lois contraires.
đ 12. Le fonctionnement des institutions sous la Ve RĂ©publique : PrĂ©sident, Gouvernement et Parlement
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- République : Une forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir appartient au peuple et est exercé par des représentants élus, fondée sur des principes constitutionnels garantissant la souveraineté populaire.
đ Points essentiels
- Le Président de la République dispose de pouvoirs propres, notamment la nomination du Premier ministre et la dissolution de l'Assemblée nationale.
- Le Gouvernement assure l'exécution des lois et collabore étroitement avec le Parlement.
- Le Parlement exerce le pouvoir législatif, contrÎle le Gouvernement et peut le renverser par motion de censure.
- RĂ©publique : - lâexpression est maladroite, car on ne peut pas ĂȘtre Ă la fois parlementaire et prĂ©sidentielle ; - la notion est inutile, la FR nâest pas Ă la fois un rĂ©gime prĂ©sidentielle et parlementaire, mais seulement parlementaire. Ăvolution du prĂ©sidentialisme sous la CinquiĂšme RĂ©publique La domination prĂ©sidentielle originelle (1958-1962) : - le gouvernement prĂ©sidentiel, De Gaulle va fixer les orientation politique de la nation ; - la subordination du Premier ministre au PrĂ©sident il fixe les orientations de la politique et le gouvernement les met en place. La naissance et lâaffirmation du prĂ©sidentialisme majoritaire (1962-âŠ) : - les Ă©lections lĂ©gislatives de 1962 et lâapparition du fait majoritaire (= lâexistence dâune majoritĂ© Ă lâAssemblĂ©e nationale soutenant le PrĂ©sident de la RĂ©publique) ; - les Ă©lections prĂ©sidentielles au suffrage universel direct (rĂŽle matriciel et logique programmatique) vont renforcer le prĂ©sidentialisme ; les candidats aux Ă©lections lĂ©gislatif vont se dĂ©finir en fonction des oppositions en place face au PdR ; les candidat vont devoir prĂ©sentĂ© un programme pr convaincre les Ă©lecteurs ; Le PdR sera le chef dâun parti politique exerçant le pouvoir ; - lâinstauration du quinquennat prĂ©sidentiel et lâalignement des Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives (2000-2002) ; Les remises en cause du prĂ©sidentialisme majoritaire : - la cohabitation
đĄ Ă retenir
Sous la Ve République, l'équilibre institutionnel repose sur une interaction dynamique entre un Président puissant, un Gouvernement responsable et un Parlement contrÎleur.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1789 | Rédaction de la DDHC |
| 1791 | Adoption de la Constitution du 3 septembre 1791 |
| 1946 | Révision de la Constitution sous la QuatriÚme République |
| 1954 | Constitution de la Ve République |
| 1795 | Constitution de l'An III |
| 1799 | Fin de la monarchie avec la Constitution de l'An I et la fin de la monarchie |
đ Tableaux de SynthĂšse
Comparaison des Constitutions françaises
| Période | Type de régime | Caractéristiques principales |
|---|
| 1789-1791 | Monarchie constitutionnelle | Souveraineté partagée, roi et Assemblée, suffrage censitaire |
| 1791-1795 | Monarchie constitutionnelle | Souveraineté nationale, monarchie limitée, suffrage censitaire |
| 1795-1799 | République | Constitution de l'An III, régime révolutionnaire |
| 1799-1814 | Empire napoléonien | Régime autoritaire, pouvoir centralisé, suffrage censitaire |
| 1830-1848 | Monarchie de Juillet | Monarchie constitutionnelle, suffrage censitaire modifié |
| 1848-1852 | DeuxiÚme République | Suffrage universel, président fort, régime parlementaire |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confusion entre la souveraineté populaire et la souveraineté nationale dans la DDHC
- Mélanger les régimes de la monarchie constitutionnelle et de la monarchie absolue
- Confondre la Constitution de l'An I avec la monarchie précédente
- Confusion entre la Constitution de 1848 et le Second Empire de Napoléon III
- Mélanger le régime parlementaire de la TroisiÚme République avec le régime présidentiel de la Ve République
- Confusion entre la responsabilité politique du gouvernement sous la QuatriÚme et la CinquiÚme République
- Mélanger les pouvoirs du Président et du Parlement sous la Ve République
â
Checklist Examen
- Comprendre la portée de la DDHC de 1789
- Identifier les principales caractéristiques de la Constitution de 1791
- Connaßtre les changements apportés par la Constitution de l'An I
- Différencier la Constitution de 1848 et celle de 1852
- Savoir les principes fondamentaux de la Charte de 1830
- Connaßtre l'évolution du régime parlementaire sous la TroisiÚme République
- Comprendre le régime d'Assemblée sous la QuatriÚme République
- Maßtriser l'organisation des institutions sous la Ve République
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