Revision sheet: Histoire du droit du travail

Plan du Cours

  1. Des années 1830 aux années 1880 : soumission et protection des corps
  2. Le rĂŽle du droit dans la normalisation des comportements en usine
  3. Le patron protecteur et le patronage
  4. L’intervention de l’État et les premiùres lois sociales
  5. La doctrine libĂ©rale et la primautĂ© de l’individu libre
  6. Le collectif empĂȘchĂ© et la rĂ©pression des syndicats
  7. Des années 1880 à 1936 : émergence du droit du travail
  8. La naissance du contrat de travail et les nouvelles reprĂ©sentations de l’ouvrier
  9. La reconnaissance des syndicats et la négociation collective
  10. De 1936 à 1980 : l’avùnement du collectif et des droits sociaux
  11. Le droit au maintien dans l’emploi et l’autonomie croissante du droit du travail
  12. Les évolutions récentes : flexibilité, précarité et normes du travail

1. Des années 1830 aux années 1880 : soumission et protection des corps

Notions clés & Définitions

  • Le patron : L'entitĂ© qui dĂ©tient tous les pouvoirs dans l'entreprise et fixe seul les rĂšgles, dans un droit du travail exclusivement privĂ©.
  • Ouvrier-machine : Perception dominante de l'ouvrier entre 1830 et 1880, assimilĂ© Ă  un automate, rĂ©duit Ă  un corps productif sans prise en compte de sa dimension humaine, surtout avec l'apparition de nouvelles machines.
  • Perçu comme : Expression indiquant la perception dominante de l'ouvrier comme un automate ou une machine, et du patron comme le seul dĂ©tenteur du pouvoir dans l'entreprise durant cette pĂ©riode.

Points essentiels

  • L’ouvrier est perçu comme un automate, assimilĂ© Ă  une machine sans dimension humaine.
  • Une douzaine de lois sociales sont adoptĂ©es durant cette pĂ©riode, mais seules huit sont encore en vigueur en 1880.

À retenir

L’ouvrier est perçu comme un automate, assimilĂ© Ă  une machine sans dimension humaine.

2. Le rĂŽle du droit dans la normalisation des comportements en usine

Notions clés & Définitions

  • Protection des corps : Processus par lequel les employeurs prennent conscience que le corps humain est fragile, susceptible de s’user et ne peut ĂȘtre rĂ©parĂ© comme un outil, ce qui conduit Ă  s’interroger sur les limites physiques du travail.
  • MĂ©decins hygiĂ©nistes : Professionnels de santĂ© qui Ă©tudient et sensibilisent aux conditions de travail, parmi lesquels Louis-RenĂ© VillermĂ©, auteur d’un rapport fondamental en 1840 sur les conditions de vie et de travail des ouvriers.
  • Droit commun : Ensemble des rĂšgles juridiques gĂ©nĂ©rales applicables Ă  tous, qui ne prennent pas en compte spĂ©cifiquement les conditions particuliĂšres du travail ouvrier.
  • Droit du travail : Alors ĂȘtre mis au service du modĂšle usinier.

Points essentiels

  • Les patrons prennent conscience que l’ouvrier n’est pas une machine et que son corps est fragile et usable.
  • Le rapport de Louis-RenĂ© VillermĂ© en 1840 est fondamental pour la prise en compte des conditions de travail et inspire la premiĂšre loi sociale de 1850.
  • Les mĂ©decins hygiĂ©nistes jouent un rĂŽle clĂ© dans l’étude et la sensibilisation aux conditions de travail.

À retenir

Le droit commence à normaliser les comportements en usine en intégrant la dimension humaine et la fragilité du corps ouvrier.

3. Le patron protecteur et le patronage

Notions clés & Définitions

  • Patron lĂ©gislateur : Il fixe les rĂšgles de l’entreprise et prĂ©voit des sanctions en cas de non-respect.
  • Critiques majeures :
    • Grande prĂ©caritĂ© des droits sociaux (un employeur peut se retirer du syndicat) ;
  • Doctrine libĂ©rale : Une approche juridique qui fonde l’analyse sur l’individu conçu comme libre et autonome, qualifiant la relation patron-ouvrier de contractuelle malgrĂ© un dĂ©sĂ©quilibre rĂ©el, et reposant sur l’égalitĂ© formelle des parties.
  • Primat de l’individu libre : Le principe selon lequel toute analyse juridique doit partir de la figure abstraite de l’individu autonome, mĂȘme si cette abstraction masque les inĂ©galitĂ©s concrĂštes dans la relation de travail.
  • DĂ©nĂ©gation de la subordination : Une stratĂ©gie doctrinale qui consiste Ă  qualifier la relation patron-ouvrier de contractuelle et Ă©quilibrĂ©e, niant ou minimisant ainsi la rĂ©alitĂ© de la dĂ©pendance et du pouvoir de contrĂŽle exercĂ© par le patron.

Points essentiels

  • La doctrine libĂ©rale repose sur l’idĂ©e que l’analyse juridique doit partir de l’individu libre et autonome.
  • La relation patron-ouvrier est qualifiĂ©e contractuelle malgrĂ© un dĂ©sĂ©quilibre rĂ©el entre les parties.
  • Deux stratĂ©gies doctrinales Ă©mergent pour masquer la subordination rĂ©elle de l’ouvrier au patron.

À retenir

Le patronage s’appuie sur une doctrine libĂ©rale qui masque la subordination rĂ©elle par la primautĂ© juridique de l’individu libre.

4. L’intervention de l’État et les premiùres lois sociales

Notions clés & Définitions

  • En amont : PrĂ©venir ces conflits par le dialogue et la nĂ©gociation collective.
  • Autorisation gouvernementale : L’accord formel dĂ©livrĂ© par l’État nĂ©cessaire pour qu’une association de plus de 20 personnes puisse lĂ©galement exister ou fonctionner.
  • Intervention de l’État : L’action exercĂ©e par l’État pour encadrer ou rĂ©guler les relations Ă©conomiques et sociales, notamment en imposant des rĂšgles aux associations ouvriĂšres.
  • ƒuvres sociales : Les activitĂ©s de gestion des avantages sociaux au sein des entreprises, notamment confiĂ©es aux comitĂ©s d’entreprise, comme la gestion des services sociaux destinĂ©s aux salariĂ©s.
  • Toute intervention : Toute action de l’État visant Ă  encadrer ou restreindre les activitĂ©s collectives, comme l’exigence d’autorisation pour les associations ou rĂ©unions de plus de 20 personnes.

Points essentiels

  • La libertĂ© d’association est admise mais strictement encadrĂ©e par l’État, toute association de plus de 20 personnes nĂ©cessitant une autorisation.
  • Les rĂ©unions de plus de 20 personnes sont Ă©galement soumises Ă  des restrictions similaires.
  • La loi de 1884 reconnaĂźt officiellement les syndicats professionnels malgrĂ© un contexte hostile.
  • SMIG 31 La loi de 1950 sur les conventions collectives fonde le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti). Elle rĂ©tablit la libertĂ© de nĂ©gociation salariale tout en fixant un minimum (en fonction des besoins essentiels) en dessous duquel aucun salaire horaire ne peut descendre. Un « budget type » est Ă©laborĂ© par la Commission supĂ©rieure des conventions collectives. Un dĂ©bat oppose patronat et syndicats :
    • Le patronat dĂ©fend une conception strictement physiologique (minimum vital).
    • La CGT revendique un « minimum de civilisation », incluant bien-ĂȘtre intellectuel et social. La conception minimale l’emporte : le SMIG correspond Ă  un minimum vital. Dans les faits, son rĂŽle dans l’amĂ©lioration du pouvoir d’achat reste limitĂ©. La progression des salaires provient surtout de la nĂ©gociation collective et des minima conventionnels. À partir de 1965, le SMIG est contestĂ© : Ă©cart important entre la moyenne des salaires et son montant avec les minima conventionnels et le SMIG. 2. La participation Ă  la croissance : le SMIC Pour rĂ©pondre aux limites du SMIG, la loi de 1970 crĂ©e le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance). Il repose sur une idĂ©e nouvelle : garantir aux salariĂ©s une participation aux fruits du progrĂšs Ă©conomique. Deux changements majeurs :
    • L’indexation ne repose plus seulement sur les prix, mais aussi sur la croissance ;
    • La dĂ©termination du

À retenir

L’État intervient pour encadrer strictement les premiĂšres formes d’organisation collective ouvriĂšre, limitant leur dĂ©veloppement.

5. La doctrine libĂ©rale et la primautĂ© de l’individu libre

Notions clés & Définitions

  • Code civil : Le corpus juridique encadrant la relation de travail, reposant sur des catĂ©gories issues de la RĂ©volution française, telles que le contrat de louage d'ouvrage et d'industrie, mais considĂ©rĂ© comme inadaptĂ© Ă  la rĂ©alitĂ© collective du monde du travail.
  • Relation contractuelle : Le pouvoir lĂ©gislateur et juge La relation entre patron et ouvrier est analysĂ©e comme une relation contractuelle privĂ©e entre deux parties thĂ©oriquement Ă©gales.

Points essentiels

  • La relation de travail est encadrĂ©e par le Code civil qui repose sur des catĂ©gories issues de la RĂ©volution française.
  • Le contrat de travail est qualifiĂ© contractuel avec une Ă©galitĂ© formelle entre patron et ouvrier, masquant un dĂ©sĂ©quilibre rĂ©el.
  • La doctrine libĂ©rale impose la primautĂ© de l’individu libre dans l’analyse juridique du travail.

À retenir

La doctrine libérale impose une lecture juridique individualiste et égalitaire formelle qui occulte la réalité sociale du travail.

6. Le collectif empĂȘchĂ© et la rĂ©pression des syndicats

Notions clés & Définitions

  • SociĂ©tĂ©s de secours mutuels : Des associations d'entraide créées pour faire face aux alĂ©as de la vie tels que la maladie ou l'accident, oĂč les membres cotisent en bonne santĂ© pour recevoir une aide en cas de difficultĂ©, reconnues lĂ©galement Ă  partir de 1850 avec la possibilitĂ© d'obtenir la personnalitĂ© juridique.
  • Sanctions pĂ©nales : Les peines prĂ©vues par la loi pour les associations ouvriĂšres de plus de 20 personnes qui se forment sans autorisation gouvernementale, bien que ces interdictions soient inefficaces en pratique.
  • Mauvais collectif : Issu d’une fusion des individus au sein d’un groupe oĂč l’individualitĂ© disparaĂźt.
  • Collectif ouvrier : L’ensemble des associations et mouvements de travailleurs qui cherchent Ă  s’organiser pour dĂ©fendre leurs intĂ©rĂȘts, mais qui sont juridiquement empĂȘchĂ©s et rĂ©primĂ©s avant la reconnaissance officielle des syndicats en 1884.

Points essentiels

  • Les associations ouvriĂšres de plus de 20 personnes sans autorisation encourent des sanctions pĂ©nales.
  • Les interdictions sont inefficaces mais maintiennent une hostilitĂ© juridique forte au collectif ouvrier.
  • La reconnaissance des acteurs La loi de 1884 reconnaĂźt officiellement les syndicats professionnels.

À retenir

Le collectif ouvrier est juridiquement empĂȘchĂ© et rĂ©primĂ© avant une reconnaissance tardive et limitĂ©e.

7. Des années 1880 à 1936 : émergence du droit du travail

Notions clés & Définitions

  • Rupture avec le droit civil : La sĂ©paration progressive du droit du travail du Code civil, motivĂ©e par l'inadaptation de ce dernier Ă  la rĂ©alitĂ© collective et sociale du monde ouvrier, notamment soulignĂ©e lors du centenaire du Code civil en 1904.
  • AnnĂ©es 1880 : La pĂ©riode marquĂ©e par la reconnaissance de la nĂ©cessitĂ© d'une lĂ©gislation spĂ©cifique pour le monde ouvrier, avec la lĂ©galisation des syndicats en 1884 et le dĂ©but de l'Ă©mergence d'un droit du travail autonome.

Points essentiels

  • Le droit du travail se dĂ©tache progressivement du Code civil jugĂ© inadaptĂ© au monde ouvrier collectif.
  • L’ouvrier est largement absent du Code civil, justifiant une lĂ©gislation spĂ©cifique.
  • L’émergence d’un droit du travail autonome repose sur la reconnaissance de la rĂ©alitĂ© sociale collective du travail.

À retenir

Cette pĂ©riode marque la naissance d’un droit du travail autonome, distinct du droit civil, adaptĂ© aux rĂ©alitĂ©s collectives ouvriĂšres.

8. La naissance du contrat de travail et les nouvelles reprĂ©sentations de l’ouvrier

Notions clés & Définitions

  • Sociaux : Les patrons cherchent Ă  Ă©viter les conflits sociaux et la lutte des classes, dĂ©jĂ  trĂšs dĂ©veloppĂ©s au Royaume-Uni.
  • Contrat de travail : AnalysĂ© comme un contrat rĂ©el : une rĂ©munĂ©ration est Ă©changĂ©e contre une force de travail.

Points essentiels

  • L’ouvrier est dĂ©sormais perçu comme un acteur collectif et non plus comme une simple machine.
  • Cette nouvelle reprĂ©sentation ouvre la voie Ă  une reconnaissance juridique accrue des droits ouvriers.
  • Cette Ă©volution des reprĂ©sentations ouvre la voie Ă  une nouvelle perspective : l’émancipation de l’ouvrier et l’affirmation que le travail ne constitue pas sa seule raison d’ĂȘtre.

À retenir

L’ouvrier est dĂ©sormais perçu comme un acteur collectif et non plus comme une simple machine.

9. La reconnaissance des syndicats et la négociation collective

Notions clés & Définitions

  • Limite : Ce n’est pas parce que le droit offre la possibilitĂ© de nĂ©gocier que les acteurs vont effectivement produire des accords.
  • Syndicats professionnels : Organisations reconnues officiellement par la loi de 1884, qui doivent dĂ©poser des statuts et indiquer leurs dirigeants pour obtenir une reconnaissance juridique, perçues comme un outil de pacification sociale.
  • NĂ©gociation collective : Un processus de dialogue entre syndicats et employeurs visant Ă  fixer les conditions de travail, dont le rĂŽle central est renforcĂ© par des Ă©volutions lĂ©gislatives majeures, notamment les lois de 1968 et 1971.

Points essentiels

  • La loi de 1884 officialise la reconnaissance des syndicats professionnels, perçue comme un outil de pacification sociale, mais son application est limitĂ©e par la mĂ©fiance des ouvriers et des contraintes juridiques.
  • La nĂ©gociation collective devient un mĂ©canisme central pour la rĂ©gulation des relations de travail, avec des avancĂ©es lĂ©gislatives importantes en 1968 et 1971 qui renforcent les droits syndicaux et Ă©largissent le champ de la nĂ©gociation.
  • La reprĂ©sentativitĂ© syndicale est essentielle pour lĂ©gitimer les accords collectifs et est progressivement perfectionnĂ©e par des rĂ©formes lĂ©gales.
  • Mai 68 pour qu’une vĂ©ritable reconnaissance lĂ©gale intervienne. Plusieurs Ă©tapes avaient prĂ©parĂ© cette Ă©volution :
    • Les Accords de Matignon (1936) reconnaissent la libertĂ© syndicale et la non- discrimination syndicale
    • La loi de 1936 autorise les DP Ă  se faire assister par un reprĂ©sentant syndical.
    • L’ordonnance de 1945 instaure le monopole syndical pour la prĂ©sentation des listes au premier tour des Ă©lections du CE.
    • La loi de 1946 Ă©tend ce monopole aux Ă©lections des DP et impose aux entreprises de rĂ©server un emplacement pour la communication syndical. Les nĂ©gociations issues du protocole de Grenelle conduisent Ă  la loi du 27 dĂ©cembre 1968, qui crĂ©e le dĂ©lĂ©guĂ© syndical. Trois influences majeures expliquent cette Ă©volution :
    • Le modĂšle allemand, favorable Ă  une forte implantation syndicale ;
    • Le dĂ©veloppement de la nĂ©gociation collective, dont le syndicat est l’acteur central ;
    • La reconnaissance des syndicats comme partenaires sociaux de l’État. La loi de 1968 consacre le syndicat comme interlocuteur naturel du chef d’entreprise et lui reconnaĂźt un monopole dans la nĂ©gociation collective. II. La montĂ©e en puissance de la nĂ©gociation collective La loi de 1919 avait introduit le contrat collectif dans le paysage juridique français. Toutefois, l’expĂ©rience reste limitĂ©e : les conventions collectives ne s’appliquent qu’aux parties signataires, en raison du principe de

À retenir

La reconnaissance des syndicats institutionnalise le collectif ouvrier et instaure la négociation collective comme mode privilégié de régulation sociale.

10. De 1936 à 1980 : l’avùnement du collectif et des droits sociaux

Notions clés & Définitions

  • Droit au maintien dans l’emploi : Droit social fondamental garantissant aux salariĂ©s une protection contre le licenciement abusif ou la rĂ©duction injustifiĂ©e d’emploi, renforçant ainsi leur sĂ©curitĂ© matĂ©rielle.
  • Ordre public social : Ensemble des normes impĂ©ratives qui rĂ©gissent la relation de travail et imposent la primautĂ© de la protection collective des salariĂ©s sur les accords individuels.
  • 1936 Ă  1980 : Le Front populaire marque l’avĂšnement d’une utopie ouvriĂšre.
  • Droits sociaux : Ensemble des droits garantissant aux travailleurs une sĂ©curitĂ© matĂ©rielle minimale, incluant notamment le droit Ă  la santĂ©, Ă  la sĂ©curitĂ© au travail et au maintien dans l’emploi.
  • Autonomie du droit du travail : Face aux tentatives d’employeurs de contourner cette protection par la rĂ©siliation judiciaire, la Cour de cassation intervient dans les arrĂȘts Perrier de 1974 (chambre mixte) : elle interdit le recours Ă  la rĂ©siliation judicaire
  • L’affirmation d’une « magistrature sociale » : L’autonomie du droit du travail se manifeste aussi par la spĂ©cialisation du contentieux.

Points essentiels

  • Le droit au maintien dans l’emploi devient un droit social fondamental.
  • Les normes impĂ©ratives protĂšgent le salariĂ© contre les alĂ©as du contrat individuel.
  • Si les rĂ©alisations concrĂštes seront parfois en dĂ©calage avec les espoirs suscitĂ©s, un acquis demeure : la dignitĂ© du travailleur devient une valeur centrale et durable du droit social.

À retenir

Le droit au maintien dans l’emploi devient un droit social fondamental.

11. Le droit au maintien dans l’emploi et l’autonomie croissante du droit du travail

Notions clés & Définitions

  • 1985 : L'annĂ©e 1985 est marquĂ©e par une augmentation du recours Ă  la prĂ©caritĂ©, avec 3 salariĂ©s sur 10 dĂ©butant leur carriĂšre avec un emploi prĂ©caire, reflĂ©tant la fin de la pĂ©riode de plein-emploi des Trente Glorieuses.
  • 1982 : Aucune mention spĂ©cifique dans la source concernant cette annĂ©e.
  • 1990 : Aucune mention spĂ©cifique dans la source concernant cette annĂ©e.
  • Statut du salariĂ© : La flexibilitĂ© fonctionnelle (interne)
  • Normes impĂ©ratives : Des rĂšgles de droit du travail auxquelles il est impossible de dĂ©roger par accord, garantissant la protection juridique du salariĂ© et imposant le respect de l’ordre public social.

Points essentiels

  • Le contrat de travail ne fait plus la loi entre les parties mais doit respecter l’ordre public social.
  • La protection juridique vise Ă  garantir la stabilitĂ© et la sĂ©curitĂ© de l’emploi.
  • Pourtant, la France possĂšde un cadre juridique visant Ă  limiter les contrats prĂ©caires :
    • La loi du 3 janvier 1972 encadre le travail intĂ©rimaire 38
    • La loi du 3 janvier 1979 limite le recours aux CDD Mais les pouvoirs publics hĂ©sitent entre deux orientations :
    • Le modĂšle anglo-saxon, plus flexible, qui consiste Ă  lĂ©galiser les pratiques existantes.

À retenir

Le droit du travail affirme son autonomie en protégeant le salarié par des normes impératives et un statut renforcé.

12. Les évolutions récentes : flexibilité, précarité et normes du travail

Notions clés & Définitions

  • 1998 : L'annĂ©e 1998 est caractĂ©risĂ©e par le fait que 9 salariĂ©s sur 10 dĂ©butent leur carriĂšre avec un emploi prĂ©caire, tĂ©moignant d'une forte progression de la prĂ©caritĂ©.
  • FlexibilitĂ© : La flexibilitĂ© dĂ©signe l'adaptation des conditions et de l'organisation du travail aux besoins changeants, notamment par des mesures telles que les heures supplĂ©mentaires, les contrats temporaires et les avantages fiscaux, permettant une organisation plus souple.
  • Normes professionnelles nĂ©gociĂ©es : Les normes professionnelles nĂ©gociĂ©es sont des rĂšgles Ă©tablies par des accords collectifs ou conventions entre partenaires sociaux, qui s'adaptent aux spĂ©cificitĂ©s des secteurs ou entreprises tout en Ă©tant encadrĂ©es par le droit Ă©tatique.

Points essentiels

  • Les normes professionnelles peuvent ĂȘtre nĂ©gociĂ©es via des accords collectifs ou imposĂ©es par l’employeur dans un cadre juridique strict.
  • La flexibilitĂ© du travail s’accroĂźt avec des adaptations comme les heures supplĂ©mentaires et les avantages fiscaux.
  • La montĂ©e de la prĂ©caritĂ© et des nouveaux risques du travail sont des dĂ©fis contemporains du droit du travail.

À retenir

Les évolutions récentes du droit du travail reflÚtent un équilibre complexe entre flexibilité accrue, précarité et encadrement normatif.

đŸ§© ComplĂ©ments de couverture

  1. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Droit du travail ThĂšme 1 : L’histoire du droit du travail L’annĂ©e 1830 est gĂ©nĂ©ralement retenue comme point de dĂ©part car elle marque le dĂ©but de la RĂ©volution industrielle en France. Un dĂ©bat existe toutefois avec 1789, (Source: "Droit du travail ThĂšme 1 : L’histoire du droit du travail L’annĂ©e 1830 est gĂ©nĂ©ralement retenue comme point de dĂ©part car elle marque le dĂ©but de la RĂ©volution industrielle en France. Un dĂ©bat existe toutefois avec 1789, date de la RĂ©volution française, qui transforme profondĂ©ment les discours juridiques. Ø De 1830 Ă  1880 : Cette pĂ©riode est marquĂ©e par la")
  2. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2 ‱ L’ouvrier : perçu comme un « ouvrier-machine », assimilĂ© Ă  un automate. Avec l’apparition des nouvelles machines, aucune distinction n’est faite entre la machine et celui qui la fait fonctionner. Le travailleur est r (Source: "2 ‱ L’ouvrier : perçu comme un « ouvrier-machine », assimilĂ© Ă  un automate. Avec l’apparition des nouvelles machines, aucune distinction n’est faite entre la machine et celui qui la fait fonctionner. Le travailleur est rĂ©duit Ă  un corps productif, sans prise en compte de sa dimension humaine. Cette vision entraĂźne de nombreuses situations dramatiques, qui")
  3. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : nouvelles machines introduit une nouvelle organisation du travail. Les machines se caractĂ©risent par l’automatisation, le chronomĂ©trage et la mesure du temps. Le travail devient rĂ©pĂ©titif et rigoureusement organisĂ©. Sur (Source: "nouvelles machines introduit une nouvelle organisation du travail. Les machines se caractĂ©risent par l’automatisation, le chronomĂ©trage et la mesure du temps. Le travail devient rĂ©pĂ©titif et rigoureusement organisĂ©. Sur le plan spatial, cette production mĂ©canisĂ©e nĂ©cessite un espace structurĂ© et fermĂ©. Le droit du travail doit alors ĂȘtre mis au service du")
  4. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : le pouvoir patronal. ‱ Enfermement symbolique : des contrĂŽles d’accĂšs sont instaurĂ©s, avec un ordre privĂ© Ă  l’intĂ©rieur de l’usine et un ordre public Ă  l’extĂ©rieur. B. La fonction du droit Le droit est mobilisĂ© pour inst (Source: "le pouvoir patronal. ‱ Enfermement symbolique : des contrĂŽles d’accĂšs sont instaurĂ©s, avec un ordre privĂ© Ă  l’intĂ©rieur de l’usine et un ordre public Ă  l’extĂ©rieur. B. La fonction du droit Le droit est mobilisĂ© pour instituer la clĂŽture de l’usine et normaliser les comportements. L’outil central est le rĂšglement d’atelier, issu de la pratique. 4 Ce")
  5. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : sanctions principales sont les amendes et le congĂ©diement (licenciement) La saisine du juge reste thĂ©orique et peu efficace, car le Code civil est dĂ©favorable Ă  l’ouvrier et les litiges relĂšvent des conseils de prud’homm (Source: "sanctions principales sont les amendes et le congĂ©diement (licenciement) La saisine du juge reste thĂ©orique et peu efficace, car le Code civil est dĂ©favorable Ă  l’ouvrier et les litiges relĂšvent des conseils de prud’hommes. 5 ‱ Créés en 1806 Ă  Lyon, les conseils de prud’hommes visent Ă  rĂ©gler les conflits du travail en dehors de la justice Ă©tatique. Leur")
  6. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : et qualifiĂ©e. Des infirmeries et des hĂŽpitaux sont Ă©galement mis en place pour prendre en charge la santĂ© des ouvriers. ‱ Loger : Le logement est pensĂ© Ă  proximitĂ© des usines afin de fixer les travailleurs. Trois modĂšles (Source: "et qualifiĂ©e. Des infirmeries et des hĂŽpitaux sont Ă©galement mis en place pour prendre en charge la santĂ© des ouvriers. ‱ Loger : Le logement est pensĂ© Ă  proximitĂ© des usines afin de fixer les travailleurs. Trois modĂšles principaux apparaissent : o Les casernes ouvriĂšres, inspirĂ©es de l’habitat militaire, sont rapidement abandonnĂ©es car la vie")
  7. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : au capitalisme. Sa dĂ©marche est avant tout scientifique : il cherche Ă  mesurer le coĂ»t humain de l’industrialisation, sans dĂ©fendre explicitement la cause ouvriĂšre. Il aborde notamment la question du travail des enfants, (Source: "au capitalisme. Sa dĂ©marche est avant tout scientifique : il cherche Ă  mesurer le coĂ»t humain de l’industrialisation, sans dĂ©fendre explicitement la cause ouvriĂšre. Il aborde notamment la question du travail des enfants, rĂ©vĂ©lant l’ambiguĂŻtĂ© de sa position. Certaines tĂąches ne pouvant ĂȘtre rĂ©alisĂ©es que par des enfants, il ne s’oppose pas au travail")
  8. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : travail. Elle fixe les droits et obligations du maĂźtre d’apprentissage et de l’apprenti, dans une logique paternaliste. ‱ Le maĂźtre d’apprentissage est investi d’un rĂŽle Ă©ducatif, se substituant Ă  l’autoritĂ© paternelle. (Source: "travail. Elle fixe les droits et obligations du maĂźtre d’apprentissage et de l’apprenti, dans une logique paternaliste. ‱ Le maĂźtre d’apprentissage est investi d’un rĂŽle Ă©ducatif, se substituant Ă  l’autoritĂ© paternelle. À ce titre, il se voit reconnaĂźtre un droit de correction Ă  l’égard de l’apprenti. De plus, la loi prĂ©voit une responsabilitĂ© du maĂźtre et")
  9. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : consentir Ă  une relation de subordination au moment de l’exĂ©cution du contrat = subordination juridique. Le contrat peut porter sur n’importe quel contenu, y compris un engagement de soumission. II. Le collectif empĂȘchĂ© (Source: "consentir Ă  une relation de subordination au moment de l’exĂ©cution du contrat = subordination juridique. Le contrat peut porter sur n’importe quel contenu, y compris un engagement de soumission. II. Le collectif empĂȘchĂ© La doctrine libĂ©rale considĂšre la sociĂ©tĂ© comme une simple addition d’individus et rejette toute approche collective. Dans cette logique,")
  10. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : rĂ©pression des formes de collectifs jugĂ©es dangereuses. DerriĂšre la notion de « mauvais collectif » se cachent principalement la grĂšve et les sociĂ©tĂ©s de rĂ©sistance ouvriĂšres. La grĂšve est perçue comme une triple menace (Source: "rĂ©pression des formes de collectifs jugĂ©es dangereuses. DerriĂšre la notion de « mauvais collectif » se cachent principalement la grĂšve et les sociĂ©tĂ©s de rĂ©sistance ouvriĂšres. La grĂšve est perçue comme une triple menace : ‱ Économique, car elle entraĂźne une perte de production et de profits ; ‱ Sociale, en raison des tensions qu’elle provoque ; ‱")
  11. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : dĂ©veloppement de l’électricitĂ©, du pĂ©trole et de la chimie. Cela favorise l’essor de grands ensembles industriels, notamment dans la mĂ©tallurgie, le textile et les mines. Ces activitĂ©s se concentrent sur certains territo (Source: "dĂ©veloppement de l’électricitĂ©, du pĂ©trole et de la chimie. Cela favorise l’essor de grands ensembles industriels, notamment dans la mĂ©tallurgie, le textile et les mines. Ces activitĂ©s se concentrent sur certains territoires, comme la Lorraine. La population ouvriĂšre connaĂźt une forte croissance : passage de 3 millions en 1870 Ă  4,5 millions en 1874. Le")
  12. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : subordination juridique (conception abstraite) : Le contrat de travail est une variĂ©tĂ© spĂ©cifique de contrat, caractĂ©risĂ©e par le fait qu’une partie est juridiquement subordonnĂ©e Ă  l’autre. Cette conception permet d’étab (Source: "subordination juridique (conception abstraite) : Le contrat de travail est une variĂ©tĂ© spĂ©cifique de contrat, caractĂ©risĂ©e par le fait qu’une partie est juridiquement subordonnĂ©e Ă  l’autre. Cette conception permet d’établir en droit un rapport de pouvoir. ‱ La loi du 9 avril 1898, relative Ă  la rĂ©paration des accidents du travail, constitue une avancĂ©e")
  13. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : logique de charitĂ© ou d’assistance au profit de droits sociaux ‱ L’individu, en tant que membre d’un collectif, est titulaire de droits spĂ©cifiques : ce sont les prĂ©mices de l’État-providence. A. Le temps de vivre En 188 (Source: "logique de charitĂ© ou d’assistance au profit de droits sociaux ‱ L’individu, en tant que membre d’un collectif, est titulaire de droits spĂ©cifiques : ce sont les prĂ©mices de l’État-providence. A. Le temps de vivre En 1880, la durĂ©e du travail n’est pas une prioritĂ© politique. 13 La loi de 1874 protĂšge essentiellement les enfants et les filles mineures, mais")
  14. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : encore largement sectoriels, s’emparent progressivement de la question salariale. Le mouvement est particuliĂšrement dynamique Ă  Paris, oĂč le Conseil municipal adopte, dĂšs la fin du XIXᔉ siĂšcle, des recommandations sur le (Source: "encore largement sectoriels, s’emparent progressivement de la question salariale. Le mouvement est particuliĂšrement dynamique Ă  Paris, oĂč le Conseil municipal adopte, dĂšs la fin du XIXᔉ siĂšcle, des recommandations sur les niveaux de rĂ©munĂ©ration. Les revendications ouvriĂšres portent sur : ‱ L’instauration d’un « prix de sĂ©rie », identique pour tous ‱ La fin")
  15. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Deux questions se posent : Comment Ă©viter les accidents du travail ? Comment rĂ©parer les dommages de maniĂšre juste et effective ? Les pouvoirs publics choisissent d’inverser l’ordre logique : ils privilĂ©gient d’abord la (Source: "Deux questions se posent : Comment Ă©viter les accidents du travail ? Comment rĂ©parer les dommages de maniĂšre juste et effective ? Les pouvoirs publics choisissent d’inverser l’ordre logique : ils privilĂ©gient d’abord la rĂ©paration, afin de rĂ©tablir un sentiment de justice sociale, avant de penser la prĂ©vention. C’est dans ce contexte qu’est adoptĂ©e")
  16. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Ă  avoir une experVse prĂ©venVon de ces sociĂ©tĂ©s. À ce stade, il existe bien des normes, mais il ne s’agit pas encore de dispositions lĂ©gislatives ou rĂ©glementaires. Ce sont surtout des recommandations et des conseils, rel (Source: "Ă  avoir une experVse prĂ©venVon de ces sociĂ©tĂ©s. À ce stade, il existe bien des normes, mais il ne s’agit pas encore de dispositions lĂ©gislatives ou rĂ©glementaires. Ce sont surtout des recommandations et des conseils, relevant de la soft law. Par la suite, le lĂ©gislateur intervient de maniĂšre sectorielle et catĂ©gorielle, en fonction des types de")
  17. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : L’usine ne doit plus ĂȘtre perçue comme la propriĂ©tĂ© exclusive du patron, mais comme un espace appartenant aux travailleurs. ‱ Le parti rĂ©formateur cherche Ă  transposer la logique de l’État de droit au fonctionnement de l (Source: "L’usine ne doit plus ĂȘtre perçue comme la propriĂ©tĂ© exclusive du patron, mais comme un espace appartenant aux travailleurs. ‱ Le parti rĂ©formateur cherche Ă  transposer la logique de l’État de droit au fonctionnement de l’usine. Il s’agit de reconnaĂźtre la place du travail dans la gestion de l’entreprise, aux cĂŽtĂ©s du capital, par le biais")
  18. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : contrĂŽle exercĂ© par les conseils de prud’hommes, plutĂŽt qu’un contrĂŽle paritaire prĂ©alable. La doctrine intervient Ă©galement dans le dĂ©bat : ‱ UnanimitĂ© pour rĂ©clamer la suppression des amendes disciplinaires et sur la n (Source: "contrĂŽle exercĂ© par les conseils de prud’hommes, plutĂŽt qu’un contrĂŽle paritaire prĂ©alable. La doctrine intervient Ă©galement dans le dĂ©bat : ‱ UnanimitĂ© pour rĂ©clamer la suppression des amendes disciplinaires et sur la nĂ©cessitĂ© de contrĂŽler le rĂšglement d’atelier ; ‱ Mais dĂ©saccord sur la forme du contrĂŽle, beaucoup plaidant pour une participation des")
  19. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : : ‱ Croissance numĂ©rique du monde ouvrier avec une prise de conscience de la force du nombre ; ‱ La loi de 1884 apparaĂźt moins dangereuse ; ‱ Changement de perception du droit et de l’État : le syndicat comprend que la p (Source: ": ‱ Croissance numĂ©rique du monde ouvrier avec une prise de conscience de la force du nombre ; ‱ La loi de 1884 apparaĂźt moins dangereuse ; ‱ Changement de perception du droit et de l’État : le syndicat comprend que la production normative peut ĂȘtre un levier. On passe de la mĂ©fiance au dialogue social. Le patronat, initialement favorable, adopte")
  20. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : le dĂ©clenchement d’une grĂšve dans une usine doit ĂȘtre approuvĂ© par un vote majoritaire des ouvriers. Cette proposition Ă©choue (absence de syndicats stables en France ; contexte social diffĂ©rent de l’Allemagne) = Aucune l (Source: "le dĂ©clenchement d’une grĂšve dans une usine doit ĂȘtre approuvĂ© par un vote majoritaire des ouvriers. Cette proposition Ă©choue (absence de syndicats stables en France ; contexte social diffĂ©rent de l’Allemagne) = Aucune loi n’est adoptĂ©e sur la gestion juridique des conflits collectifs. 2. La prĂ©vention des conflits par la nĂ©gociation collective DĂšs 1876,")
  21. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : II. La place de l’État La construction de ce droit impose enfin de repenser la place de l’État. C’est dans ce cadre que va se structurer le modĂšle social français. Face aux tensions croissantes entre patrons et travaille (Source: "II. La place de l’État La construction de ce droit impose enfin de repenser la place de l’État. C’est dans ce cadre que va se structurer le modĂšle social français. Face aux tensions croissantes entre patrons et travailleurs, un profond appel Ă  l’intervention de l’État Ă©merge. L’idĂ©e s’impose rapidement que seul l’État est capable d’organiser la")
  22. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : du travail (OIT) : Il s’agit de sĂ©lectionner les acteurs aptes Ă  participer au dialogue social. En 1925, est créé le Conseil national Ă©conomique, chargĂ© notamment d’identifier les syndicats reprĂ©sentatifs. Deux mĂ©canisme (Source: "du travail (OIT) : Il s’agit de sĂ©lectionner les acteurs aptes Ă  participer au dialogue social. En 1925, est créé le Conseil national Ă©conomique, chargĂ© notamment d’identifier les syndicats reprĂ©sentatifs. Deux mĂ©canismes, qui demeurent aujourd’hui les piliers du dialogue social, sont expĂ©rimentĂ©s : ‱ La rĂ©glementation nĂ©gociĂ©e : les acteurs du monde du")
  23. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : de l’usine. Deux notions issues du droit public sont alors mobilisĂ©es : ‱ La notion de statut : Elle vise Ă  repenser le contrat de travail. Contrairement au contrat civil, qui suppose l’égalitĂ© des parties, la relation d (Source: "de l’usine. Deux notions issues du droit public sont alors mobilisĂ©es : ‱ La notion de statut : Elle vise Ă  repenser le contrat de travail. Contrairement au contrat civil, qui suppose l’égalitĂ© des parties, la relation de travail rĂ©vĂšle une asymĂ©trie. La thĂ©orie de l’acte-condition est proposĂ©e : la volontĂ© du salariĂ© ne crĂ©e pas le rĂ©gime juridique,")
  24. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : au fonctionnement de l’entreprise : logique proche de la cogestion, impliquant une association aux dĂ©cisions. o Participation aux rĂ©sultats de l’entreprise : logique d’intĂ©ressement financier, plus limitĂ©e. Ø 1968 : la c (Source: "au fonctionnement de l’entreprise : logique proche de la cogestion, impliquant une association aux dĂ©cisions. o Participation aux rĂ©sultats de l’entreprise : logique d’intĂ©ressement financier, plus limitĂ©e. Ø 1968 : la crise de l’autoritĂ© de Mai 68 : remise en cause globale des modĂšles d’autoritĂ©. La contestation devient expressive, et engage une")
  25. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : ‱ La loi du 24 juin 1936 : Cette loi opĂšre deux Ă©volutions majeures : o On ne parle plus de « dĂ©lĂ©guĂ©s ouvriers », mais de dĂ©lĂ©guĂ©s Ă©lus par le personnel. Le choix de l’élection est dĂ©cisif : il deviendra un principe str (Source: "‱ La loi du 24 juin 1936 : Cette loi opĂšre deux Ă©volutions majeures : o On ne parle plus de « dĂ©lĂ©guĂ©s ouvriers », mais de dĂ©lĂ©guĂ©s Ă©lus par le personnel. Le choix de l’élection est dĂ©cisif : il deviendra un principe structurant de toutes les institutions reprĂ©sentatives du personnel. o Le lĂ©gislateur prĂ©cise leur mission : ils prĂ©sentent Ă  l’employeur les")
  26. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : rupture avec le capitalisme, mais espoir d’une modificaxon car ordonnance de 1945 ne sont que provisoires. La loi de 1946, le CE conserve ses missions consultatives, toutefois on retrouve quand mĂȘme des Ă©volutions : ‱ Ab (Source: "rupture avec le capitalisme, mais espoir d’une modificaxon car ordonnance de 1945 ne sont que provisoires. La loi de 1946, le CE conserve ses missions consultatives, toutefois on retrouve quand mĂȘme des Ă©volutions : ‱ Abaissement du seuil obligatoire de 100 Ă  50 salariĂ©s ; ‱ Élargissement des thĂšmes de consultation (organisation et marche gĂ©nĂ©rale de")
  27. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : À partir de 1936, les pouvoirs publics repensent le dispositif avec un objectif constant : rééquilibrer les relations entre l’État et la sociĂ©tĂ©, en donnant une vĂ©ritable place aux partenaires sociaux. Quatre grandes dat (Source: "À partir de 1936, les pouvoirs publics repensent le dispositif avec un objectif constant : rééquilibrer les relations entre l’État et la sociĂ©tĂ©, en donnant une vĂ©ritable place aux partenaires sociaux. Quatre grandes dates majeures : Ø 1936 : Le gouvernement du Front populaire poursuit trois objectifs : o Étendre la couverture conventionnelle au plus")
  28. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : matĂ©rielle minimale. Cette transformation suppose l’élaboration d’une vĂ©ritable politique sociale d’ensemble, dans laquelle le droit du travail joue un rĂŽle dĂ©cisif. I. L’affirmation de nouveaux droits sociaux A. Le droi (Source: "matĂ©rielle minimale. Cette transformation suppose l’élaboration d’une vĂ©ritable politique sociale d’ensemble, dans laquelle le droit du travail joue un rĂŽle dĂ©cisif. I. L’affirmation de nouveaux droits sociaux A. Le droit Ă  la santĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ© au travail À l’origine, la lĂ©gislation sur les accidents du travail et maladies professionnelles (ATMP)")
  29. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : la recherche du bien-ĂȘtre au travail En 1945, la SĂ©curitĂ© sociale a pour objectif d’assurer Ă  tous des conditions convenables d’existence. L’Organisation mondiale de la santĂ© dĂ©finit la sĂ©curitĂ© sociale comme un Ă©tat com (Source: "la recherche du bien-ĂȘtre au travail En 1945, la SĂ©curitĂ© sociale a pour objectif d’assurer Ă  tous des conditions convenables d’existence. L’Organisation mondiale de la santĂ© dĂ©finit la sĂ©curitĂ© sociale comme un Ă©tat complet de bien-ĂȘtre physique, psychique et social. Cette conception Ă©largie fait Ă©merger la notion de conditions de travail, qui prend en")
  30. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1. La garantie d’un minimum : le SMIG 31 La loi de 1950 sur les conventions collectives fonde le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti). Elle rĂ©tablit la libertĂ© de nĂ©gociation salariale tout en fixant un mini (Source: "1. La garantie d’un minimum : le SMIG 31 La loi de 1950 sur les conventions collectives fonde le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti). Elle rĂ©tablit la libertĂ© de nĂ©gociation salariale tout en fixant un minimum (en fonction des besoins essentiels) en dessous duquel aucun salaire horaire ne peut descendre. Un « budget type » est Ă©laborĂ© par la")
  31. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Elle remplit une double mission : o Économique : adapter l’offre et la demande d’emploi, notamment par la formation ; o Sociale : accompagner les demandeurs d’emploi dans leur recherche. ‱ Accompagner les adaptations aux (Source: "Elle remplit une double mission : o Économique : adapter l’offre et la demande d’emploi, notamment par la formation ; o Sociale : accompagner les demandeurs d’emploi dans leur recherche. ‱ Accompagner les adaptations aux changements techniques : crĂ©ation du Fonds national pour l’emploi (FNE) en 1963. Il poursuit un double objectif : o Économique : aider")
  32. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Le droit de rĂ©siliation unilatĂ©ral est seulement encadrĂ© pas supprimer. La sanction du licenciement injustifiĂ© est en principe l’octroi de dommages- intĂ©rĂȘts, non la rĂ©intĂ©gration. En revanche, pour certaines catĂ©gories (Source: "Le droit de rĂ©siliation unilatĂ©ral est seulement encadrĂ© pas supprimer. La sanction du licenciement injustifiĂ© est en principe l’octroi de dommages- intĂ©rĂȘts, non la rĂ©intĂ©gration. En revanche, pour certaines catĂ©gories comme les reprĂ©sentants du personnel, la logique statutaire s’applique pleinement. Le licenciement est soumis Ă  l’autorisation de")
  33. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : des questionnements Le dĂ©but de cette pĂ©riode est marquĂ© par un Ă©vĂ©nement politique majeur : la victoire de la gauche Ă  l’élection prĂ©sidentielle de 1981, avec François Mitterrand. Son programme place le monde du travail (Source: "des questionnements Le dĂ©but de cette pĂ©riode est marquĂ© par un Ă©vĂ©nement politique majeur : la victoire de la gauche Ă  l’élection prĂ©sidentielle de 1981, avec François Mitterrand. Son programme place le monde du travail et l’entreprise au cƓur des prioritĂ©s politiques. L’objectif est de permettre aux travailleurs d’accĂ©der Ă  une vĂ©ritable citoyennetĂ© dans")
  34. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : ‱ La loi du 22 dĂ©cembre 1982 crĂ©ant le ComitĂ© d’hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail (CHSCT) Contrairement aux promesses initiales, ces lois ne cherchent pas Ă  rompre avec le capitalisme. Leur objectif est p (Source: "‱ La loi du 22 dĂ©cembre 1982 crĂ©ant le ComitĂ© d’hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail (CHSCT) Contrairement aux promesses initiales, ces lois ne cherchent pas Ă  rompre avec le capitalisme. Leur objectif est plutĂŽt de moderniser les relations sociales dans l’entreprise, Deux idĂ©es principales structurent la rĂ©forme : DĂ©velopper la")
  35. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : de machines Plusieurs effets : ‱ Transformation de la structure de l’emploi : De nouvelles catĂ©gories de salariĂ©s deviennent centrales : techniciens, ingĂ©nieurs et spĂ©cialistes de l’innovation. On observe Ă©galement : une (Source: "de machines Plusieurs effets : ‱ Transformation de la structure de l’emploi : De nouvelles catĂ©gories de salariĂ©s deviennent centrales : techniciens, ingĂ©nieurs et spĂ©cialistes de l’innovation. On observe Ă©galement : une Ă©lĂ©vation du niveau de qualification, une fĂ©minisation de l’emploi et une augmentation de l’autonomie des salariĂ©s =")
  36. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : : pas de cogestion, pas d’autogestion, pas de bouleversement de l’organisation du pouvoir dans l’entreprise. ‱ Un contexte Ă©conomique difficile : En 1983, la France compte environ 2 millions de chĂŽmeurs. Dans ce contexte (Source: ": pas de cogestion, pas d’autogestion, pas de bouleversement de l’organisation du pouvoir dans l’entreprise. ‱ Un contexte Ă©conomique difficile : En 1983, la France compte environ 2 millions de chĂŽmeurs. Dans ce contexte, les chefs d’entreprise adoptent une nouvelle culture de gestion fondĂ©e sur trois principes : adaptation, prudence, opportunisme")
  37. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : : Les travailleurs prĂ©caires rencontrent davantage de difficultĂ©s dans la vie quotidienne : accĂšs plus difficile au logement, difficultĂ©s pour obtenir des prĂȘts bancaires. ‱ Une plus grande exposition aux risques : Les s (Source: ": Les travailleurs prĂ©caires rencontrent davantage de difficultĂ©s dans la vie quotidienne : accĂšs plus difficile au logement, difficultĂ©s pour obtenir des prĂȘts bancaires. ‱ Une plus grande exposition aux risques : Les salariĂ©s prĂ©caires sont plus exposĂ©s aux accidents du travail et aux maladies professionnelles. B. Le temps de la flexibilitĂ© À partir")
  38. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Ă  un systĂšme plus libĂ©rale mais en contrepartie plus de consultation interne (dans l’entreprise) et plus de contrĂŽle par les juges o Le droit se durcit ensuite : dĂ©finition lĂ©gale du licenciement Ă©conomique + amĂ©lioratio (Source: "Ă  un systĂšme plus libĂ©rale mais en contrepartie plus de consultation interne (dans l’entreprise) et plus de contrĂŽle par les juges o Le droit se durcit ensuite : dĂ©finition lĂ©gale du licenciement Ă©conomique + amĂ©lioration de l’accompagnement des salariĂ©s (convention de conversion, plan social avec sanction de nullitĂ© du licenciement en cas de")
  39. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : de nouveaux maux du travail : stress, dĂ©pressions, burn-out, suicides Trois facteurs expliquent cette dĂ©gradation : ‱ Un nouveau rythme de travail dominĂ© par le travail Ă  la demande : adaptation permanente Ă  la clientĂšle (Source: "de nouveaux maux du travail : stress, dĂ©pressions, burn-out, suicides Trois facteurs expliquent cette dĂ©gradation : ‱ Un nouveau rythme de travail dominĂ© par le travail Ă  la demande : adaptation permanente Ă  la clientĂšle, intensification du travail (on travail moins mais plus intensĂ©ment) ‱ Un nouveau type de relations professionnelles : plus de")
  40. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : ont surtout consolidĂ© les droits individuels des salariĂ©s, sans rĂ©ellement faire progresser le collectif 42 On observe donc un basculement : le salariĂ© individuel devient le centre du droit du travail I. Un collectif dĂ©s (Source: "ont surtout consolidĂ© les droits individuels des salariĂ©s, sans rĂ©ellement faire progresser le collectif 42 On observe donc un basculement : le salariĂ© individuel devient le centre du droit du travail I. Un collectif dĂ©sagrĂ©gĂ© A. Le retour en force de l’individu Deux grandes Ă©volutions jurisprudentielles : ‱ ArrĂȘt Clavaud : prĂ©voit la libertĂ©")
  41. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : La Loi de 1982 marque la volontĂ© des pouvoirs publics de faire de la nĂ©gociation collective un pilier du droit du travail. ProblĂšme central : le droit encourage la nĂ©gociation mais les acteurs ne s’en saisissent pas touj (Source: "La Loi de 1982 marque la volontĂ© des pouvoirs publics de faire de la nĂ©gociation collective un pilier du droit du travail. ProblĂšme central : le droit encourage la nĂ©gociation mais les acteurs ne s’en saisissent pas toujours. Les bilans du ministĂšre du Travail montrent une analyse surtout quantitative (nombre d’accords) mais peu d’évaluation rĂ©elle de")
  42. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : par plusieurs ordres juridiques supranationaux : o L’Union europĂ©enne : Elle dispose d’une compĂ©tence en matiĂšre de politique sociale. Elle peut donc adopter des rĂšgles en droit du travail (directives, rĂšglements). o Le (Source: "par plusieurs ordres juridiques supranationaux : o L’Union europĂ©enne : Elle dispose d’une compĂ©tence en matiĂšre de politique sociale. Elle peut donc adopter des rĂšgles en droit du travail (directives, rĂšglements). o Le Conseil de l’Europe : Il intervient notamment Ă  travers la CEDH et la Charte sociale europĂ©enne. o L’Organisation internationale du")
  43. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : une indemnitĂ© d’éviction (compensation pour la pĂ©riode sans emploi). La Cour de cassation distingue deux rĂ©gimes : ‱ Si une libertĂ© constitutionnelle est en jeu : Aucune dĂ©duction des revenus perçus ailleurs, le salariĂ© (Source: "une indemnitĂ© d’éviction (compensation pour la pĂ©riode sans emploi). La Cour de cassation distingue deux rĂ©gimes : ‱ Si une libertĂ© constitutionnelle est en jeu : Aucune dĂ©duction des revenus perçus ailleurs, le salariĂ© est intĂ©gralement indemnisĂ© ‱ Sinon : On dĂ©duit les revenus (chĂŽmage, autre emploi). L’indemnitĂ© correspond au prĂ©judice rĂ©el II.")
  44. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : entre en vigueur en 2008 : il est organisĂ© en 8 parties, avec subdivisions : livres → titres → chapitres. La restructuration correspond Ă  une réécriture partielle du Code. Une rĂ©forme majeure a lieu avec la loi de 2016. (Source: "entre en vigueur en 2008 : il est organisĂ© en 8 parties, avec subdivisions : livres → titres → chapitres. La restructuration correspond Ă  une réécriture partielle du Code. Une rĂ©forme majeure a lieu avec la loi de 2016. Elle modifie la partie sur la durĂ©e du travail et les rĂ©munĂ©rations. Le lĂ©gislateur change de logique : il laisse davantage de place")
  45. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : le contentieux collectif (accords collectifs, relations professionnelles) et le droit de la sĂ©curitĂ© sociale Ø Les juridictions pĂ©nales : Le droit du travail comporte aussi des infractions pĂ©nales. Ø Les juridictions adm (Source: "le contentieux collectif (accords collectifs, relations professionnelles) et le droit de la sĂ©curitĂ© sociale Ø Les juridictions pĂ©nales : Le droit du travail comporte aussi des infractions pĂ©nales. Ø Les juridictions administratives : lorsque l’administration du travail prend une dĂ©cision (validation d’un PSE, contrĂŽle du rĂšglement intĂ©rieur) Avant,")
  46. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : les conditions de travail, la formation professionnelle et les garanties sociales Cela recouvre l’ensemble du droit du travail et une partie du droit de la sĂ©curitĂ© sociale. Ainsi, toutes les matiĂšres du droit du travail (Source: "les conditions de travail, la formation professionnelle et les garanties sociales Cela recouvre l’ensemble du droit du travail et une partie du droit de la sĂ©curitĂ© sociale. Ainsi, toutes les matiĂšres du droit du travail peuvent faire l’objet d’une nĂ©gociation collective Ø Article L2231-1 : Cet article prĂ©cise qui peut conclure un accord ou une convention")
  47. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : niveau, les acteurs concrets diffĂšrent : o Au niveau de la branche : organisations syndicales reprĂ©sentatives de la branche o Au niveau de l’entreprise : le dĂ©lĂ©guĂ© syndical, dĂ©signĂ© par un syndicat reprĂ©sentatif Histori (Source: "niveau, les acteurs concrets diffĂšrent : o Au niveau de la branche : organisations syndicales reprĂ©sentatives de la branche o Au niveau de l’entreprise : le dĂ©lĂ©guĂ© syndical, dĂ©signĂ© par un syndicat reprĂ©sentatif Historiquement les syndicats ont le monopole de la nĂ©gociation collective Aujourd’hui, la reprĂ©sentativitĂ© repose sur un critĂšre central")
  48. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : juridiquement une charte d’entreprise, il faut raisonner clause par clause : o Si la clause impose une obligation : logique du rĂšglement intĂ©rieur o Si elle accorde un droit : logique de l’engagement unilatĂ©ral ‱ Le rĂšgl (Source: "juridiquement une charte d’entreprise, il faut raisonner clause par clause : o Si la clause impose une obligation : logique du rĂšglement intĂ©rieur o Si elle accorde un droit : logique de l’engagement unilatĂ©ral ‱ Le rĂšglement intĂ©rieur : C’est l’instrument principal du pouvoir normatif de l’employeur Il est obligatoire dans certaines entreprises")
  49. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1981 Ă  nos jours : En 1981, l’élection de François Mitterrand porte la gauche au pouvoir (Source: "1981 Ă  nos jours : En 1981, l’élection de François Mitterrand porte la gauche au pouvoir")
  50. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1850 sur l’assainissement des logements insalubres qui est une tentative pour amĂ©liorer l’habitats II (Source: "1850 sur l’assainissement des logements insalubres qui est une tentative pour amĂ©liorer l’habitats II")
  51. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1866 : Une ouvriĂšre ne pouvait pas se prĂ©senter Ă  l’usine en sabots, ceux-ci Ă©tant perçus comme un symbole du monde rural, incompatible avec l’univers industriel (Source: "1866 : Une ouvriĂšre ne pouvait pas se prĂ©senter Ă  l’usine en sabots, ceux-ci Ă©tant perçus comme un symbole du monde rural, incompatible avec l’univers industriel")
  52. Détail source à réviser : 1874 : durcit et complÚte la législation de 1841 en renforçant la protection des travailleurs les plus vulnérables (Source: "1874 : durcit et complÚte la législation de 1841 en renforçant la protection des travailleurs les plus vulnérables")
  53. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : A. L’encouragement du « bon collectif » Le droit est utilisĂ© pour autoriser et organiser certains regroupements considĂ©rĂ©s comme bĂ©nĂ©fiques : Ø Les sociĂ©tĂ©s de secours mutuels : Elles apparaissent d’abord dans les faits (Source: "A. L’encouragement du « bon collectif » Le droit est utilisĂ© pour autoriser et organiser certains regroupements considĂ©rĂ©s comme bĂ©nĂ©fiques : Ø Les sociĂ©tĂ©s de secours mutuels : Elles apparaissent d’abord dans les faits")
  54. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1890, le droit commence Ă  prendre acte d’une rĂ©alitĂ© fondamentale : la dissymĂ©trie structurelle entre le patron et l’employĂ© (Source: "1890, le droit commence Ă  prendre acte d’une rĂ©alitĂ© fondamentale : la dissymĂ©trie structurelle entre le patron et l’employĂ©")
  55. Détail source à réviser : 1880 et 1900 des évolutions marquantes vont apparaitre : Ø Lois Ferry (1882) : scolarité obligatoire de 6 à 13 ans Ø 1892, réforme de la loi de 1874 (Source: "1880 et 1900 des évolutions marquantes vont apparaitre : Ø Lois Ferry (1882) : scolarité obligatoire de 6 à 13 ans Ø 1892, réforme de la loi de 1874")
  56. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1929, sont instituĂ©s les comitĂ©s de sĂ©curitĂ©, uniquement dans les grandes entreprises : ils constituent les ancĂȘtres des CHSCT (Source: "1929, sont instituĂ©s les comitĂ©s de sĂ©curitĂ©, uniquement dans les grandes entreprises : ils constituent les ancĂȘtres des CHSCT")
  57. Détail source à réviser : 1884 est peu suivie : en 1886, moins de la moitié des chambres syndicales ont déposé leurs statuts (Source: "1884 est peu suivie : en 1886, moins de la moitié des chambres syndicales ont déposé leurs statuts")
  58. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1. La gestion des situations d’urgence : les conflits collectifs À la fin des annĂ©es 1890, les conflits du travail deviennent plus nombreux, plus longs, et plus violents (Source: "1. La gestion des situations d’urgence : les conflits collectifs À la fin des annĂ©es 1890, les conflits du travail deviennent plus nombreux, plus longs, et plus violents")
  59. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : I. La rupture avec le droit civil 23 En 1904, Ă  l’occasion du centenaire du Code civil, de nombreuses voix s’élĂšvent pour dĂ©noncer un grand oubliĂ© : le monde du travail (Source: "I. La rupture avec le droit civil 23 En 1904, Ă  l’occasion du centenaire du Code civil, de nombreuses voix s’élĂšvent pour dĂ©noncer un grand oubliĂ© : le monde du travail")
  60. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1936 Ă  1980 – Le temps de la parole Cette pĂ©riode est marquĂ©e par 4 Ă©vĂšnements qui marque l’essor d’un droit du travail pensĂ© non plus seulement comme un encadrement de l’activitĂ© Ă©conomique, mais comme un droit des trav (Source: "1936 Ă  1980 – Le temps de la parole Cette pĂ©riode est marquĂ©e par 4 Ă©vĂšnements qui marque l’essor d’un droit du travail pensĂ© non plus seulement comme un encadrement de l’activitĂ© Ă©conomique, mais comme un droit des travailleurs : Ø 1936, arrivĂ©e au pouvoir de LĂ©on Blum et du Front populaire : o Un nouv")
  61. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : B. L’apparition des comitĂ©s d’entreprise (1945-1946) Les comitĂ©s d’entreprise sont instituĂ©s par les ordonnances de 1945 (Source: "B. L’apparition des comitĂ©s d’entreprise (1945-1946) Les comitĂ©s d’entreprise sont instituĂ©s par les ordonnances de 1945")
  62. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 24 juin 1936 apporte une rĂ©ponse dĂ©cisive Ă  l’une des faiblesses de la loi de 1919 : l’absence d’application gĂ©nĂ©rale des conventions collectives (Source: "24 juin 1936 apporte une rĂ©ponse dĂ©cisive Ă  l’une des faiblesses de la loi de 1919 : l’absence d’application gĂ©nĂ©rale des conventions collectives")
  63. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1936, o 3 semaines en 1956 (notamment sous l’impulsion des accords Renault), o 4 semaines en 1969, o 5 semaines en 1982 (Source: "1936, o 3 semaines en 1956 (notamment sous l’impulsion des accords Renault), o 4 semaines en 1969, o 5 semaines en 1982")
  64. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1980 À NOS JOURS : Le temps des questionnements Le dĂ©but de cette pĂ©riode est marquĂ© par un Ă©vĂ©nement politique majeur : la victoire de la gauche Ă  l’élection prĂ©sidentielle de 1981, avec François Mitterrand (Source: "1980 À NOS JOURS : Le temps des questionnements Le dĂ©but de cette pĂ©riode est marquĂ© par un Ă©vĂ©nement politique majeur : la victoire de la gauche Ă  l’élection prĂ©sidentielle de 1981, avec François Mitterrand")
  65. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : La rĂ©forme prend la forme de quatre grandes lois adoptĂ©es en 1982 : ‱ La loi du 4 aoĂ»t 1982 sur les libertĂ©s dans l’entreprise 35 ‱ La loi du 28 octobre 1982 sur les institutions reprĂ©sentatives du personnel ‱ La loi du (Source: "La rĂ©forme prend la forme de quatre grandes lois adoptĂ©es en 1982 : ‱ La loi du 4 aoĂ»t 1982 sur les libertĂ©s dans l’entreprise 35 ‱ La loi du 28 octobre 1982 sur les institutions reprĂ©sentatives du personnel ‱ La loi du 13 novembre 1982 sur la nĂ©gociation collective ‱ La loi du 22 dĂ©cembre 1982 crĂ©ant le ComitĂ© d’hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de...")
  66. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : L’évolution est spectaculaire : ‱ 1985 : 3 nouveaux salariĂ©s sur 10 commencent leur carriĂšre avec un emploi prĂ©caire ‱ 1995 : 6 sur 10 ‱ 1998 : 9 sur 10 ‱ 2000 : 7 sur 10 La France devient mĂȘme le deuxiĂšme pays au monde (Source: "L’évolution est spectaculaire : ‱ 1985 : 3 nouveaux salariĂ©s sur 10 commencent leur carriĂšre avec un emploi prĂ©caire ‱ 1995 : 6 sur 10 ‱ 1998 : 9 sur 10 ‱ 2000 : 7 sur 10 La France devient mĂȘme le deuxiĂšme pays au monde pour le recours Ă  l’intĂ©rim, derriĂšre les États-Unis")
  67. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : I) et 2000 (Aubry II) : passage aux 35 heures Aujourd’hui l’efficacitĂ© est contestĂ©e sur l’emploi, mais aucune suppression des 35h, seulement des assouplissements (heures supplĂ©mentaires, avantages fiscaux
) II (Source: "I) et 2000 (Aubry II) : passage aux 35 heures Aujourd’hui l’efficacitĂ© est contestĂ©e sur l’emploi, mais aucune suppression des 35h, seulement des assouplissements (heures supplĂ©mentaires, avantages fiscaux
) II")
  68. Détail source à réviser : 2004) o Accord sur le harcÚlement et la violence (2007) Ø En France : La Cour de cassation a donné naissance en 2002 à une obligation de sécurité de résultat (Source: "2004) o Accord sur le harcÚlement et la violence (2007) Ø En France : La Cour de cassation a donné naissance en 2002 à une obligation de sécurité de résultat")
  69. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1979 : Cette dĂ©cision porte sur une rĂ©forme du Conseil de prud’hommes (Source: "1979 : Cette dĂ©cision porte sur une rĂ©forme du Conseil de prud’hommes")
  70. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : B. Codification, recodification et restructuration ‱ 1910–1927 : premiĂšre tentative : simple compilation (peu efficace) ‱ 1973 : vĂ©ritable codification : organisation structurĂ©e Mais rapidement, le code devient trop comp (Source: "B. Codification, recodification et restructuration ‱ 1910–1927 : premiĂšre tentative : simple compilation (peu efficace) ‱ 1973 : vĂ©ritable codification : organisation structurĂ©e Mais rapidement, le code devient trop complexe et peu lisible")
  71. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : D’oĂč la nĂ©cessitĂ© d’assurer leur reprĂ©sentativitĂ© et de garantir leur lĂ©gitimitĂ© I. Le cadre gĂ©nĂ©ral de la production normative conventionnelle A. Le domaine de la production conventionnelle Les conventions et accords co (Source: "D’oĂč la nĂ©cessitĂ© d’assurer leur reprĂ©sentativitĂ© et de garantir leur lĂ©gitimitĂ© I. Le cadre gĂ©nĂ©ral de la production normative conventionnelle A. Le domaine de la production conventionnelle Les conventions et accords collectifs constituent un mĂȘme objet juridique. La dĂ©finixon des convenxons et accords collecxfs se construit Ă  parxr de plusieurs arxcles...")
  72. Détail source à réviser : 2017 des modes alternatifs de négociation : Ø Le référendum : pour les entreprises de moins de 11 salariés ou 11 à 20 salariés sans CSE (Source: "2017 des modes alternatifs de négociation : Ø Le référendum : pour les entreprises de moins de 11 salariés ou 11 à 20 salariés sans CSE")
  73. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : II. L’apport de la QPC (2008) La premiĂšre QPC en droit du travail a eu lieu en 2010, et concernait la rĂ©paration des accidents du travail et maladies professionnelles, issue de la loi de 1898 (Source: "II. L’apport de la QPC (2008) La premiĂšre QPC en droit du travail a eu lieu en 2010, et concernait la rĂ©paration des accidents du travail et maladies professionnelles, issue de la loi de 1898")
  74. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Entre 1880 et 1900 des Ă©volutions marquantes vont apparaitre : Ø Lois Ferry (1882) : scolaritĂ© obligatoire de 6 Ă  13 ans Ø 1892, rĂ©forme de la loi de 1874 ‱ Interdiction du travail avant 13 ans sans double certificat (sc (Source: "Entre 1880 et 1900 des Ă©volutions marquantes vont apparaitre : Ø Lois Ferry (1882) : scolaritĂ© obligatoire de 6 Ă  13 ans Ø 1892, rĂ©forme de la loi de 1874 ‱ Interdiction du travail avant 13 ans sans double certificat (scolaritĂ© et aptitude physique) ‱ Limitation Ă  10h par jour pour les 13–16 ans ‱ Limite hebdomadaire de 60h ‱ Instauration d’un repos hebdo...")
  75. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1945-1946) Les comitĂ©s d’entreprise sont instituĂ©s par les ordonnances de 1945 (Source: "1945-1946) Les comitĂ©s d’entreprise sont instituĂ©s par les ordonnances de 1945")
  76. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2016 et les ordonnances Macron (2017) 47 o La loi fixe un cadre gĂ©nĂ©ral o Elle dĂ©lĂšgue aux partenaires sociaux le soin de fixer les rĂšgles Elle n’intervient qu’en absence d’accord collectif Exemple : La loi impose une du (Source: "2016 et les ordonnances Macron (2017) 47 o La loi fixe un cadre gĂ©nĂ©ral o Elle dĂ©lĂšgue aux partenaires sociaux le soin de fixer les rĂšgles Elle n’intervient qu’en absence d’accord collectif Exemple : La loi impose une durĂ©e minimale de travail (ordre public)")
  77. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1906 : repos dominical gĂ©nĂ©ralisĂ© Ø En 1919, la journĂ©e de travail est finalement rĂ©duite Ă  8 heures, consacrant pleinement l’idĂ©e que le travail doit laisser place Ă  une vie personnelle et sociale (Source: "1906 : repos dominical gĂ©nĂ©ralisĂ© Ø En 1919, la journĂ©e de travail est finalement rĂ©duite Ă  8 heures, consacrant pleinement l’idĂ©e que le travail doit laisser place Ă  une vie personnelle et sociale")
  78. Détail source à réviser : 1936-1981 correspond à une forte croissance économique avec une hausse constante du PIB et de la productivité La société devient progressivement une société salariale : dans les années 1970, prÚs de 80 % de la population (Source: "1936-1981 correspond à une forte croissance économique avec une hausse constante du PIB et de la productivité La société devient progressivement une société salariale : dans les années 1970, prÚs de 80 % de la population active est salariée")
  79. Détail source à réviser : 2017 Section 2 : Du droit de ne pas mourir au droit de bien vivre Le Préambule de la Constitution de 1946 affirme que : « Toute personne a droit à la sécurité sociale (Source: "2017 Section 2 : Du droit de ne pas mourir au droit de bien vivre Le Préambule de la Constitution de 1946 affirme que : « Toute personne a droit à la sécurité sociale")
  80. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1920-1930, le travail est pensĂ© en termes de qualitĂ© et d’efficacitĂ©, plus que de quantitĂ© d’heures (Source: "1920-1930, le travail est pensĂ© en termes de qualitĂ© et d’efficacitĂ©, plus que de quantitĂ© d’heures")
  81. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Évolution progressive : o 15 jours en 1936, o 3 semaines en 1956 (notamment sous l’impulsion des accords Renault), o 4 semaines en 1969, o 5 semaines en 1982 (Source: "Évolution progressive : o 15 jours en 1936, o 3 semaines en 1956 (notamment sous l’impulsion des accords Renault), o 4 semaines en 1969, o 5 semaines en 1982")
  82. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2008 sur la reprĂ©sentativitĂ© syndicale = Passage d’une reprĂ©sentativitĂ© sĂ©lective Ă  une reprĂ©sentativitĂ© sĂ©lective et Ă©lective avec la mise en place d’une audience Ă©lectoral B (Source: "2008 sur la reprĂ©sentativitĂ© syndicale = Passage d’une reprĂ©sentativitĂ© sĂ©lective Ă  une reprĂ©sentativitĂ© sĂ©lective et Ă©lective avec la mise en place d’une audience Ă©lectoral B")
  83. Détail source à réviser : 2008) La premiÚre QPC en droit du travail a eu lieu en 2010, et concernait la réparation des accidents du travail et maladies professionnelles, issue de la loi de 1898 (Source: "2008) La premiÚre QPC en droit du travail a eu lieu en 2010, et concernait la réparation des accidents du travail et maladies professionnelles, issue de la loi de 1898")
  84. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1910–1927 : premiĂšre tentative : simple compilation (peu efficace) (Source: "1910–1927 : premiĂšre tentative : simple compilation (peu efficace)")
  85. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2016, plus Ă©lus) o ProcĂ©dure spĂ©cifique : D’abord on va devant le bureau de conciliation et d’orientation (BCO), et si accord = fin du litige (Source: "2016, plus Ă©lus) o ProcĂ©dure spĂ©cifique : D’abord on va devant le bureau de conciliation et d’orientation (BCO), et si accord = fin du litige")
  86. Détail source à réviser : 1950 : La loi du 11 février 1950 marque un tournant : elle rétablit la liberté de négociation, notamment en matiÚre salariale (Source: "1950 : La loi du 11 février 1950 marque un tournant : elle rétablit la liberté de négociation, notamment en matiÚre salariale")
  87. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2. Vers la recherche du bien-ĂȘtre au travail En 1945, la SĂ©curitĂ© sociale a pour objectif d’assurer Ă  tous des conditions convenables d’existence (Source: "2. Vers la recherche du bien-ĂȘtre au travail En 1945, la SĂ©curitĂ© sociale a pour objectif d’assurer Ă  tous des conditions convenables d’existence")
  88. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1. La garantie d’un minimum : le SMIG 31 La loi de 1950 sur les conventions collectives fonde le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) (Source: "1. La garantie d’un minimum : le SMIG 31 La loi de 1950 sur les conventions collectives fonde le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti)")
  89. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Aujourd’hui, il peut ĂȘtre condamnĂ© Ă  rĂ©parer tout prĂ©judice non couvert par les prestations existantes Section 2 : Les normes lĂ©gislatives et jurisprudentielles I. L’importance des textes lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires 46 (Source: "Aujourd’hui, il peut ĂȘtre condamnĂ© Ă  rĂ©parer tout prĂ©judice non couvert par les prestations existantes Section 2 : Les normes lĂ©gislatives et jurisprudentielles I. L’importance des textes lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires 46 A. Domaine de la loi et du rĂšglement La rĂ©partition est fixĂ©e par les articles 34 et 37 de la Constitution. En principe, la loi fixe les...")
  90. Détail source à réviser : 1973 : véritable codification : organisation structurée Mais rapidement, le code devient trop complexe et peu lisible (Source: "1973 : véritable codification : organisation structurée Mais rapidement, le code devient trop complexe et peu lisible")
  91. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2008 : il est organisĂ© en 8 parties, avec subdivisions : livres → titres → chapitres (Source: "2008 : il est organisĂ© en 8 parties, avec subdivisions : livres → titres → chapitres")
  92. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : I. Les normes imposĂ©es par l’employeur ‱ Les engagements unilatĂ©raux de l’employeur : ce sont des actes par lesquels l’employeur accorde un avantage aux salariĂ©s (Source: "I. Les normes imposĂ©es par l’employeur ‱ Les engagements unilatĂ©raux de l’employeur : ce sont des actes par lesquels l’employeur accorde un avantage aux salariĂ©s")
  93. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1710 : contrat de louage d’ouvrage ; article 1779 : contrat d’industrie o Les rĂšglements d’atelier : Ă©laborĂ©s unilatĂ©ralement par le patron pour fixer les rĂšgles dans l’entreprise (aujourd’hui appelĂ©s rĂšglements intĂ©rieu (Source: "1710 : contrat de louage d’ouvrage ; article 1779 : contrat d’industrie o Les rĂšglements d’atelier : Ă©laborĂ©s unilatĂ©ralement par le patron pour fixer les rĂšgles dans l’entreprise (aujourd’hui appelĂ©s rĂšglements intĂ©rieurs)")
  94. Détail source à réviser : II. Des avancées timides : les actes Ø Loi de 1841, relative au travail des enfants dans les manufactures, usines et ateliers (Source: "II. Des avancées timides : les actes Ø Loi de 1841, relative au travail des enfants dans les manufactures, usines et ateliers")
  95. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1968) : L’employeur doit indemniser les heures perdues en cas de difficultĂ©s techniques ou Ă©conomiques, avec l’aide de l’État Ø La rĂ©munĂ©ration mensuelle minimale (1972) : Elle garantit un salaire minimal mensuel aux sal (Source: "1968) : L’employeur doit indemniser les heures perdues en cas de difficultĂ©s techniques ou Ă©conomiques, avec l’aide de l’État Ø La rĂ©munĂ©ration mensuelle minimale (1972) : Elle garantit un salaire minimal mensuel aux salariĂ©s Ă  temps complet, mĂȘme en cas de rĂ©duction d’activitĂ©")
  96. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1998 (Aubry I) et 2000 (Aubry II) : passage aux 35 heures Aujourd’hui l’efficacitĂ© est contestĂ©e sur l’emploi, mais aucune suppression des 35h, seulement des assouplissements (heures supplĂ©mentaires, avantages fiscaux
) (Source: "1998 (Aubry I) et 2000 (Aubry II) : passage aux 35 heures Aujourd’hui l’efficacitĂ© est contestĂ©e sur l’emploi, mais aucune suppression des 35h, seulement des assouplissements (heures supplĂ©mentaires, avantages fiscaux
) II")

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1830Début de la perception de l'ouvrier comme automate
1880Fin de la période de perception de l'ouvrier comme machine
1840Rapport de Louis-René Villermé sur les conditions de vie et de travail
1850PremiÚre loi sociale inspirée par le rapport de Villermé
1884Reconnaissance officielle des syndicats
1936Accords de Matignon et début de la reconnaissance légale des syndicats

Tableaux de SynthĂšse

Évolution du droit du travail par pĂ©riode

PĂ©riodeCaractĂ©ristiques principalesÉvolutions lĂ©gislatives
1830-1880Perception de l'ouvrier comme automate, patron tout-puissantHuit lois sociales en vigueur en 1880
1884-1936Reconnaissance des syndicats, négociation collectiveLoi de 1884, accords de 1936, lois de 1968 et 1971
1936-1980Droits sociaux, maintien dans l'emploiDroit au maintien dans l'emploi, ordre public social

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre droit commun et droit du travail, qui ne sont pas équivalents.
  2. Mélanger la perception de l'ouvrier comme automate avec la réalité des conditions sociales.
  3. Confondre la reconnaissance légale des syndicats avec leur existence effective.
  4. Oublier que la doctrine libérale masque souvent la réalité sociale du travail.
  5. Confusion entre les lois sociales adoptées et leur application effective.
  6. Mélanger la répression des syndicats avec leur reconnaissance légale.
  7. Confondre la négociation collective avec la simple existence de syndicats.

Checklist Examen

  1. Revoir la perception de l'ouvrier comme automate dans la période 1830-1880
  2. Étudier le rĂŽle des mĂ©decins hygiĂ©nistes dans la prise en compte des conditions de travail
  3. Comprendre la distinction entre droit commun et droit du travail
  4. Analyser la répression juridique des associations ouvriÚres avant 1884
  5. Connaßtre les principales lois sociales de la période 1884-1936
  6. Identifier les avancées législatives majeures de 1936 à 1980
  7. Étudier la notion de droit au maintien dans l'emploi
  8. Se familiariser avec l'évolution des droits sociaux et leur impact

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1. En quoi la rupture avec le droit civil diffĂšre-t-elle de l’émergence du droit du travail autonome durant les annĂ©es 1880 Ă  1936 ?

2. Comment une association ouvriĂšre de 25 membres non autorisĂ©e par le gouvernement peut-elle ĂȘtre sanctionnĂ©e avant 1884 ?

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Memorize the key concepts of Histoire du droit du travail with 24 interactive flashcards.

AnnĂ©es 1830-1880 — perception ouvriĂšre ?

Ouvrier comme automate, réduit à une machine.

Rîle du droit — normalisation ?

Intégrer la dimension humaine et la fragilité du corps.

Patron protecteur — dĂ©finition ?

Patron qui fixe les rĂšgles, avec sanctions en cas de non-respect.

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