Revision sheet: Introduction aux relations internationales

Plan du Cours

  1. Naissance de la société internationale
  2. Ordre juridique international
  3. Théories des relations internationales
  4. L’État et sa souverainetĂ©
  5. AutodĂ©termination et changements de l’État
  6. Création et participation aux organisations
  7. Statut et compétences des organisations
  8. Organisation et institutions de l’ONU
  9. Formation et validité des traités
  10. Effets et interprétation des traités
  11. Sources nouvelles du droit international
  12. Application et responsabilité internationales

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1648Les traitĂ©s de Westphalie, conclus Ă  la fin de la guerre de Trente Ans, consacrent la souverainetĂ© et l’égalitĂ© des États.
1949Dans l’arrĂȘt Bernadotte, la Cour internationale de justice a reconnu la personnalitĂ© juridique internationale de l’ONU en appliquant la mĂ©thode de l’effet utile.
1951La construction europĂ©enne franchit les Ă©tapes de la CECA, de la CEE en 1957 et de l’Union europĂ©enne en 1992.

1. Naissance de la société internationale

Notions clés & Définitions

  • SystĂšme international : Selon Hedley Bull, un systĂšme international rĂ©unit au moins deux États ayant suffisamment de contacts et d’influences entre eux pour se comporter comme les parties d’un mĂȘme ensemble.
  • SociĂ©tĂ© internationale : Selon Hedley Bull, la sociĂ©tĂ© internationale est un rassemblement d’États appartenant Ă  un mĂȘme systĂšme international et partageant des valeurs, des intĂ©rĂȘts et une culture ou civilisation commune.

Points essentiels

★ À maütriser

🔄 Processus — Le CongrĂšs de Vienne de 1815 conduit Ă  la crĂ©ation du Concert des nations, destinĂ© Ă  encadrer le libre-arbitre des États et Ă  les intĂ©grer dans un rĂ©seau international.

📌 La sociĂ©tĂ© internationale combine des rapports de coopĂ©ration et des rapports conflictuels, que le droit international public cherche Ă  rĂ©guler.

Compléments

  • L’Organisation des Nations Unies, créée au cours de la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle, a une vocation universelle et poursuit notamment le maintien de la paix par la sĂ©curitĂ© collective.

Astuce mémo

1648 : souveraineté et égalité ; 1815 : coopération

2. Ordre juridique international

Notions clés & Définitions

  • Droit international : L’ensemble des normes qui rĂ©gulent la sociĂ©tĂ© internationale ; il comprend le droit international privĂ© et le droit international public.

Points essentiels

★ À maütriser

📌 Une rĂšgle primaire dicte Ă  un État une conduite Ă  adopter, tandis qu’une rĂšgle secondaire dĂ©termine comment les rĂšgles primaires sont Ă©dictĂ©es, modifiĂ©es, interprĂ©tĂ©es, abrogĂ©es ou sanctionnĂ©es.

  • L’ordre juridique international est dĂ©centralisĂ©:

    • les États
    • juridiquement Ă©gaux et souverains
    • interprĂštent les rĂšgles selon leurs intĂ©rĂȘts
    • sans autoritĂ© supĂ©rieure gĂ©nĂ©rale
  • La Cour internationale de Justice peut gĂ©nĂ©ralement examiner un diffĂ©rend seulement si les deux États concernĂ©s acceptent de la saisir, tandis que la compĂ©tence de la CJUE et de la CEDH est obligatoire pour leurs États membres.

📌 Selon l’article 53 de la Convention de Vienne, une rĂšgle impĂ©rative, ou jus cogens, est une rĂšgle acceptĂ©e et reconnue par l’ensemble de la communautĂ© internationale, Ă  laquelle aucun traitĂ© ne peut dĂ©roger.

Compléments

  • La Convention de Vienne de 1969 regroupe les rĂšgles secondaires relatives Ă  la crĂ©ation, la modification, l’interprĂ©tation et la fin des traitĂ©s.

  • En principe, les rĂšgles internationales ont une valeur normative Ă©quivalente:

    • les traitĂ©s bilatĂ©raux et multilatĂ©raux
    • les rĂšgles primaires et secondaires
    • ainsi que les rĂšgles Ă©crites
    • coutumiĂšres ne sont pas hiĂ©rarchisĂ©s

Astuce mémo

Primaire = conduite ; secondaire = procédure

3. Théories des relations internationales

Notions clés & Définitions

  • RĂ©alisme : Explique les relations internationales par la montĂ©e ou la chute des grandes puissances et par la volontĂ© des États de dĂ©velopper leur puissance conformĂ©ment Ă  leurs intĂ©rĂȘts stratĂ©giques.
  • Approche fĂ©dĂ©raliste : L’approche fĂ©dĂ©raliste cherche Ă  dĂ©passer la souverainetĂ© Ă©tatique en intĂ©grant les États dans des institutions communes fondĂ©es sur la coopĂ©ration, la solidaritĂ©, les contraintes et un droit international commun.
  • Vision impĂ©rialiste : Explique les relations internationales par les disparitĂ©s Ă©conomiques entre États riches et États pauvres, les premiers exploitant et maintenant les seconds dans la dĂ©pendance.
  • Courant fonctionnaliste : ConsidĂšre que la technicitĂ© croissante des Ă©changes internationaux nĂ©cessite des coopĂ©rations spĂ©cialisĂ©es entre experts et États.
  • ThĂ©orie des communications : Estime que le dĂ©veloppement des moyens de communication matĂ©riels et intellectuels favorise l’homogĂ©nĂ©isation des sociĂ©tĂ©s et limite les conflits.

Astuce mémo

Conflit ou coopération

4. L’État et sa souverainetĂ©

Notions clés & Définitions

  • État : Juridiquement, un État se caractĂ©rise par un territoire, une population et un gouvernement rĂ©el et effectif ; la reconnaissance constitue un quatriĂšme Ă©lĂ©ment discutĂ© par la doctrine.
  • SouverainetĂ© : La souverainetĂ© est l’attribut de l’État qui lui permet d’ĂȘtre indĂ©pendant sur la scĂšne internationale sans subordination juridique extĂ©rieure, sauf lorsqu’il y consent.
  • RĂ©fugiĂ© : Un rĂ©fugiĂ© est un Ă©tranger ou un apatride qui obtient le droit d’asile sur le territoire d’un État, notamment en raison d’une guerre civile, d’une rĂ©pression ou d’une catastrophe naturelle.

Points essentiels

★ À maütriser

📌 Les frontiĂšres peuvent ĂȘtre dĂ©limitĂ©es unilatĂ©ralement, conventionnellement par nĂ©gociation entre États, ou juridictionnellement lorsqu’un juge ou un arbitre international tranche le dĂ©saccord.

📌 La mer territoriale s’étend jusqu’à douze milles marins et relĂšve de la souverainetĂ© de l’État, la zone contiguĂ« s’étend sur douze milles supplĂ©mentaires et n’autorise plus que des pouvoirs de police, tandis que les espaces patrimoniaux confĂšrent une souverainetĂ© Ă©conomique.

  • Le plateau continental s’étend juridiquement sur 200 milles marins et donne Ă  l’État des droits d’exploration et d’exploitation des ressources naturelles du sol et du sous-sol marins.

📌 La population d’un État est une donnĂ©e dĂ©mographique et juridique liĂ©e Ă  la nationalitĂ©, tandis que la nation dĂ©signe soit l’adhĂ©sion volontaire Ă  un corps social, soit un ensemble d’élĂ©ments culturels et gĂ©ographiques communs.

Compléments

  • La Convention de Montego Bay de 1982 rĂ©git le territoire maritime ; elle a Ă©tĂ© adoptĂ©e aprĂšs un cycle de seize confĂ©rences organisĂ©es entre 1973 et 1982.

Astuce mémo

Territoire, population, gouvernement

5. AutodĂ©termination et changements de l’État

Notions clés & Définitions

  • Droit des peuples Ă  disposer d’eux-mĂȘmes : , consacrĂ© par le paragraphe 2 de l’article 1er de la Charte des Nations Unies, est gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© comme une rĂšgle impĂ©rative et s’est particuliĂšrement dĂ©veloppĂ© avec la dĂ©colonisation dans les annĂ©es 1950.
  • SĂ©cession : La sĂ©paration d’une partie de la population et du territoire d’un État qui subsiste afin de former un nouvel État indĂ©pendant.
  • Reconnaissance d’un État : L’acte discrĂ©tionnaire par lequel des États acceptent qu’une nouvelle entitĂ© s’intĂšgre Ă  la communautĂ© et Ă  l’ordre juridiques internationaux.

Points essentiels

★ À maütriser

📌 Le principe de non-ingĂ©rence, consacrĂ© par le paragraphe 7 de l’article 2 de la Charte des Nations Unies, interdit Ă  l’ONU d’intervenir dans les affaires relevant essentiellement de la compĂ©tence nationale d’un État, sans faire obstacle aux mesures de coercition du Chapitre VII.

Compléments

  • La rĂ©solution 1514 de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, adoptĂ©e en 1960, consacre politiquement la dĂ©colonisation, tandis que la rĂ©solution 1803, adoptĂ©e en 1962, garantit le droit des peuples Ă  disposer de leurs ressources naturelles.

📌 La dissolution correspond Ă  l’éclatement d’un État en plusieurs États, tandis que la rĂ©unification correspond au regroupement de plusieurs États dans une seule structure Ă©tatique.

Astuce mémo

DĂ©colonisation ≠ sĂ©cession

6. Création et participation aux organisations

Points essentiels

★ À maütriser

🔄 Processus — Une organisation internationale est créée par un traitĂ© nĂ©gociĂ© et adoptĂ© par les États, appelĂ© acte mixte parce qu’il constitue Ă  la fois un traitĂ© entre États et un acte constitutionnel crĂ©ant des organes et un droit nouveaux.

📌 En cas de conflit entre les obligations dĂ©coulant de la Charte des Nations Unies et d’autres obligations internationales, l’article 103 de la Charte impose de respecter en prioritĂ© les obligations onusiennes.

📌 Un État peut quitter une organisation internationale volontairement, ĂȘtre exclu en cas de violation persistante de ses rĂšgles ou perdre son statut lorsque l’organisation disparaĂźt.

📌 Les organes interĂ©tatiques reprĂ©sentent les intĂ©rĂȘts des États membres, tandis que les organes intĂ©grĂ©s agissent dans l’intĂ©rĂȘt propre de l’organisation internationale.

Compléments

📌 Les États membres originaux sont les fondateurs d’une organisation internationale, tandis que les membres admis y accĂšdent ultĂ©rieurement selon les conditions prĂ©vues par l’acte constitutif.

📌 Un État associĂ© participe aux discussions sans disposer nĂ©cessairement du droit de vote, tandis qu’un observateur participe aux travaux sans prendre de dĂ©cision.

Astuce mémo

TraitĂ© → membres → organes

7. Statut et compétences des organisations

Notions clés & Définitions

  • PersonnalitĂ© juridique internationale : Permet Ă  une organisation internationale d’ĂȘtre un sujet du droit international indĂ©pendant, notamment de conclure des traitĂ©s, d’entretenir des relations diplomatiques, de saisir une juridiction et d’engager sa responsabilitĂ©.
  • CompĂ©tences implicites : Les pouvoirs non prĂ©vus expressĂ©ment par le traitĂ© constitutif mais nĂ©cessaires Ă  la rĂ©alisation des objectifs de l’organisation, dans le respect de la souverainetĂ© des États membres.

Points essentiels

📌 Les privilĂšges et immunitĂ©s des organisations internationales comprennent l’inviolabilitĂ© de leurs locaux, l’immunitĂ© de juridiction devant les tribunaux nationaux et des privilĂšges fiscaux et douaniers.

📌 Les compĂ©tences normatives produisent des rĂšgles juridiques, les compĂ©tences opĂ©ratoires permettent des actions concrĂštes, et les compĂ©tences de contrĂŽle vĂ©rifient le respect des engagements des États membres et peuvent conduire Ă  des sanctions.

Astuce mémo

Personnalité, immunités, compétences

8. Organisation et institutions de l’ONU

Points essentiels

★ À maütriser

📌 Le systĂšme de sĂ©curitĂ© collective de l’ONU repose sur le rĂšglement pacifique des diffĂ©rends, l’interdiction de la menace ou de l’emploi de la force, et une rĂ©action collective dirigĂ©e par le Conseil de sĂ©curitĂ©.

📌 Le principe d’égalitĂ© souveraine impose aux États membres les mĂȘmes droits et obligations, mais les cinq membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© disposent d’un droit de veto.

  • Le Conseil de sĂ©curitĂ© comprend 5 membres permanents — les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni — et 10 membres non permanents Ă©lus pour deux ans selon une rĂ©partition gĂ©ographique Ă©quitable.

  • L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est l’organe plĂ©nier de l’ONU, se rĂ©unit en session ordinaire chaque annĂ©e en septembre Ă  New York, et adopte gĂ©nĂ©ralement ses dĂ©cisions importantes Ă  la majoritĂ© des deux tiers.

  • La Cour internationale de justice compte 15 juges Ă©lus pour 9 ans et exerce une compĂ©tence consultative, par des avis non obligatoires, ainsi qu’une compĂ©tence juridictionnelle, par des arrĂȘts obligatoires lorsque les États ont acceptĂ© sa compĂ©tence.

Compléments

  • Le Conseil de tutelle, chargĂ© d’accompagner les territoires vers l’indĂ©pendance sous le contrĂŽle de l’ONU, n’est plus en activitĂ© depuis 1994.

Astuce mémo

Paix, égalité, institutions

9. Formation et validité des traités

Notions clés & Définitions

  • TraitĂ© international : L’expression de volontĂ©s concordantes de sujets du droit international capables juridiquement, destinĂ©e Ă  produire des effets juridiques rĂ©gis par le droit international.

Points essentiels

★ À maütriser

🔄 Processus — La conclusion d’un traitĂ© international suit trois Ă©tapes : la nĂ©gociation, l’adoption par authentification du texte et la ratification, qui constitue la dĂ©cision dĂ©finitive de l’État d’ĂȘtre soumis au traitĂ©.

  • La ratification permet au traitĂ© d’entrer en vigueur et ses conditions sont dĂ©terminĂ©es par le droit interne de chaque État, souvent avec l’intervention du Parlement.

📌 Selon l’article 53 de la Convention de Vienne de 1969, un traitĂ© est nul s’il est en conflit avec une norme impĂ©rative du droit international gĂ©nĂ©ral, Ă  laquelle aucune dĂ©rogation n’est permise.

Compléments

📌 Selon l’article 52 de la Convention de Vienne de 1969, un traitĂ© est nul lorsque sa conclusion a Ă©tĂ© obtenue par la menace ou l’emploi de la force en violation des principes de la Charte des Nations Unies.

Astuce mémo

Négocier, adopter, ratifier

10. Effets et interprétation des traités

Points essentiels

★ À maütriser

📌 Le principe pacta sunt servanda impose aux parties de respecter les traitĂ©s auxquels elles ont consenti et de les appliquer de bonne foi.

📌 Les traitĂ©s ont un effet relatif Ă  l’égard des tiers : ils ne peuvent pas leur imposer d’obligations et les tiers ne peuvent pas se prĂ©valoir des droits qu’ils prĂ©voient sans leur consentement.

🔄 Processus — L’interprĂ©tation d’un traitĂ© doit ĂȘtre faite de bonne foi, selon le sens ordinaire des termes dans leur contexte et Ă  la lumiĂšre de l’objet et du but du traitĂ©, conformĂ©ment Ă  l’article 31 de la Convention de Vienne de 1969.

Compléments

📌 En vertu du principe d’équivalence normative, un traitĂ© peut modifier un traitĂ© antĂ©rieur ou une rĂšgle coutumiĂšre, sauf lorsqu’une rĂšgle impĂ©rative s’y oppose.

📌 Un traitĂ© ne produit normalement d’effets que pour l’avenir, mais les États peuvent exceptionnellement prĂ©voir sa rĂ©troactivitĂ©.

Astuce mémo

Parties, tiers, temps

11. Sources nouvelles du droit international

Notions clés & Définitions

  • Coutume internationale : Repose sur une pratique rĂ©pĂ©tĂ©e et constante des sujets du droit international ainsi que sur l’acceptation de cette pratique comme Ă©tant juridiquement obligatoire, appelĂ©e opinio juris.
  • Principes gĂ©nĂ©raux du droit : Des principes communs Ă  plusieurs systĂšmes juridiques nationaux que la Cour internationale de Justice peut utiliser comme source directe et subsidiaire du droit international.
  • Acte juridique unilatĂ©ral : Un acte qui manifeste la volontĂ© d’un seul sujet du droit international et qui peut produire autonomement des effets juridiques.
  • Soft law : Un ensemble de rĂšgles dĂ©pourvues de valeur juridiquement contraignante mais susceptibles d’influencer le comportement des États.

Points essentiels

★ À maütriser

  • Les conventions multilatĂ©rales peuvent soit codifier et faire Ă©voluer des rĂšgles coutumiĂšres, soit poser de nouvelles rĂšgles pour rĂ©pondre Ă  un problĂšme nĂ©cessitant une rĂ©ponse universelle, notamment dans le domaine environnemental.

Compléments

📌 L’école volontariste considĂšre que la coutume internationale exige l’acceptation des États, tandis que l’école objectiviste la considĂšre comme nĂ©cessaire au fonctionnement de la communautĂ© internationale et relevant du droit international gĂ©nĂ©ral.

12. Application et responsabilité internationales

Notions clés & Définitions

  • Effet direct : Une disposition internationale dotĂ©e d’un effet direct confĂšre directement des droits ou des obligations aux personnes physiques ou morales dans l’ordre juridique interne, sans nĂ©cessiter de norme de rĂ©ception.
  • Dommage : Un fait juridique qui fait naĂźtre au profit de l’État victime un droit Ă  rĂ©paration et peut ĂȘtre matĂ©riel ou moral, immĂ©diat ou mĂ©diat.

Points essentiels

★ À maütriser

📌 Dans un systĂšme dualiste, une norme internationale doit ĂȘtre transformĂ©e ou reçue par une norme interne pour produire des effets internes, tandis que dans un systĂšme moniste, elle s’applique directement aprĂšs sa ratification conforme aux rĂšgles constitutionnelles.

📌 En France, le juge ordinaire contrĂŽle la conformitĂ© des lois au droit international, mais la Constitution demeure supĂ©rieure aux traitĂ©s dans l’ordre juridique interne.

📌 Le droit de l’Union europĂ©enne se caractĂ©rise par l’effet direct et la primautĂ© du droit communautaire sur les rĂšgles nationales, tandis que la Constitution française demeure prĂ©sentĂ©e comme suprĂȘme dans l’ordre juridique interne.

🔄 Processus — La responsabilitĂ© internationale d’un État suppose un fait gĂ©nĂ©rateur imputable Ă  un sujet du droit international, un dommage et un lien de causalitĂ© entre le fait et le dommage.

  • Les trois formes de rĂ©paration internationale sont la restitution en nature, la rĂ©paration par Ă©quivalent ou compensation financiĂšre, et la satisfaction, notamment par des excuses publiques et solennelles pour un prĂ©judice moral.

📌 La Charte des Nations Unies interdit la menace ou l’emploi de la force dans les relations internationales, sauf notamment en cas de lĂ©gitime dĂ©fense ou d’autorisation du Conseil de sĂ©curitĂ©.

Compléments

📌 Les mesures de reprĂ©sailles doivent rĂ©pondre Ă  un fait illicite, ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©es d’une demande de rĂ©paration adressĂ©e Ă  l’État fautif et rester proportionnelles au prĂ©judice subi.

  • Le Conseil de sĂ©curitĂ© peut adopter des mesures coercitives, avec ou sans force armĂ©e, mais l’ONU ne possĂšde pas d’armĂ©e internationale propre : les casques bleus sont des militaires prĂȘtĂ©s par les États et constituent une force d’interposition.

Astuce mémo

Faute, dommage, réparation

Tableaux de synthĂšse

Zones maritimes et pouvoirs de l’État

ZoneÉtenduePouvoir de l’État
Eaux intĂ©rieures et mer territorialeJusqu’à 12 milles marinsSouverainetĂ© complĂšte, avec passage inoffensif pour les navires Ă©trangers
Zone contiguë12 milles marins au-delà de la mer territorialePouvoirs de police liés au territoire terrestre ou à la mer territoriale
Plateau continentalJusqu’à 200 milles marinsExploration et exploitation du sol et du sous-sol
ZEEZone située au-dessus du plateau continentalExploration et exploitation ; création non automatique

Types d’organes internationaux

TypeRĂŽleExemples de fonctions
Organe interĂ©tatiqueReprĂ©sente les intĂ©rĂȘts des États membresContrĂŽle politique, dĂ©cisions collectives
Organe intĂ©grĂ©Agit dans l’intĂ©rĂȘt propre de l’organisationDirection, administration, jugement

PiÚges & confusions fréquents

  1. Le systĂšme international n’implique pas nĂ©cessairement des valeurs ou une culture communes, contrairement Ă  la sociĂ©tĂ© internationale.
  2. Le droit international public régit principalement les relations entre personnes publiques et leurs sujets, tandis que le droit international privé concerne les relations entre personnes privées.
  3. Le nĂ©o-rĂ©alisme Ă©largit l’analyse aux facteurs Ă©conomiques, culturels et religieux.
  4. La reconnaissance est discutée, contrairement aux trois éléments traditionnellement requis.
  5. La non-ingĂ©rence n’empĂȘche pas les mesures autorisĂ©es par le Chapitre VII.
  6. L’acte constitutif ne se rĂ©duit pas Ă  un traitĂ© classique : il organise aussi l’institution.
  7. La personnalitĂ© interne permet d’agir sur le territoire des États, mais ne suffit pas Ă  agir sur le plan international.

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1. Dans la conception de Hedley Bull, qu’est-ce qui permet Ă  un systĂšme international de rĂ©unir des États comme parties d’un mĂȘme ensemble ?

2. Selon Hedley Bull, la sociĂ©tĂ© internationale se distingue par le partage de quel type d’élĂ©ments entre États ?

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Qu'est-ce qu'un systĂšme international selon Hedley Bull ?

Un systĂšme international rĂ©unit au moins deux États avec des contacts et influences mutuelles.

Comment Hedley Bull définit-il la société internationale ?

C'est un rassemblement d'États partageant valeurs, intĂ©rĂȘts et culture commune.

Quelle annĂ©e marque les traitĂ©s de Westphalie consacrant la souverainetĂ© des États ?

L'année 1648.

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