Quiz: Introduction aux relations internationales — 46 questions

Detailed questions and answers

1. Dans la conception de Hedley Bull, qu’est-ce qui permet à un système international de réunir des États comme parties d’un même ensemble ?

Le partage d’une culture et de valeurs communes
Un niveau suffisant de contacts et d’influences entre États
L’obligation pour chaque État d’adopter la même idéologie politique
L’existence d’un gouvernement mondial chargé d’arbitrer les conflits

Un niveau suffisant de contacts et d’influences entre États

Explanation

Pour Hedley Bull, un système international rassemble au moins deux États dont les contacts et les influences sont suffisamment importants pour qu’ils se comportent comme un ensemble. Les autres propositions renvoient à des éléments de société internationale (valeurs/culture) ou à une autorité centrale inexistante.

2. Selon Hedley Bull, la société internationale se distingue par le partage de quel type d’éléments entre États ?

Des valeurs, des intérêts et une culture ou civilisation commune
La présence d’une armée commune placée sous commandement unique
Un accord exclusif sur la répartition territoriale
Une homogénéité totale des régimes politiques et des lois internes

Des valeurs, des intérêts et une culture ou civilisation commune

Explanation

La société internationale, chez Hedley Bull, regroupe des États d’un même système international qui partagent des valeurs, des intérêts et une culture/civilisation commune. Les autres options décrivent des mécanismes institutionnels ou des critères trop restrictifs.

3. Quel événement historique consacre en 1648 la souveraineté et l’égalité des États ?

Le Congrès de Vienne de 1815
La Charte des Nations Unies de 1945
Le Traité de Maastricht de 1992
Les traités de Westphalie, conclus en 1648

Les traités de Westphalie, conclus en 1648

Explanation

Les traités de Westphalie de 1648, conclus à la fin de la guerre de Trente Ans, consacrent la souveraineté et l’égalité des États. Les autres dates renvoient à des étapes politiques ou juridiques différentes.

4. Quel objectif associe le Congrès de Vienne de 1815 à la création du Concert des nations ?

Remplacer la souveraineté étatique par une autorité supranationale
Supprimer le droit des États d’agir selon leur libre-arbitre
Encadrer le libre-arbitre des États et les intégrer dans un réseau international
Créer une organisation universelle de maintien de la paix dès 1815

Encadrer le libre-arbitre des États et les intégrer dans un réseau international

Explanation

Le Congrès de Vienne de 1815 conduit à la création du Concert des nations pour encadrer le libre-arbitre des États et les intégrer dans un réseau international. Les distracteurs proposent une suppression totale de souveraineté ou une organisation universelle à une date non conforme.

5. Quel énoncé correspond le mieux à la définition du droit international ?

Un ensemble de normes qui régulent la société internationale, incluant droit international privé et public
Un droit applicable seulement aux organisations internationales
Un ensemble de normes internes s’appliquant uniquement aux personnes privées
Un ensemble de coutumes communes à tous les peuples, indépendantes des États

Un ensemble de normes qui régulent la société internationale, incluant droit international privé et public

Explanation

Le droit international est défini comme l’ensemble des normes qui régulent la société internationale et qui comprend droit international privé et droit international public. Les autres options limitent le champ soit aux personnes privées, soit à des coutumes non étatiques.

6. Quelle distinction décrit correctement la différence entre règle primaire et règle secondaire ?

Les règles primaires fixent le contenu de toutes les sanctions, tandis que les règles secondaires imposent la conduite
Les règles primaires dictent une conduite à adopter, alors que les règles secondaires déterminent comment les règles primaires sont produites, modifiées, interprétées, abrogées ou sanctionnées
Les règles secondaires dictent la conduite à adopter, tandis que les règles primaires organisent leur production et sanction
Les règles primaires sont des règles de procédure et les règles secondaires des règles de jugement

Les règles primaires dictent une conduite à adopter, alors que les règles secondaires déterminent comment les règles primaires sont produites, modifiées, interprétées, abrogées ou sanctionnées

Explanation

La règle primaire dicte la conduite, tandis que la règle secondaire détermine le régime de production, modification, interprétation, abrogation et sanction des règles primaires. Un distracteur inverse ces rôles.

7. Pourquoi peut-on dire que l’ordre juridique international est décentralisé ?

Parce qu’une autorité supérieure générale impose l’interprétation unique des règles
Parce que les États, juridiquement égaux et souverains, interprètent les règles selon leurs intérêts
Parce que les organisations internationales disposent d’un pouvoir législatif autonome
Parce que seuls les tribunaux supranationaux peuvent interpréter les règles

Parce que les États, juridiquement égaux et souverains, interprètent les règles selon leurs intérêts

Explanation

L’ordre juridique international est décentralisé : les États, juridiquement égaux et souverains, interprètent les règles selon leurs intérêts, sans autorité supérieure générale. Les autres propositions attribuent un rôle centralisateur qui n’est pas décrit.

8. Dans quel cas la Cour internationale de Justice peut-elle généralement examiner un différend, selon l’énoncé ?

Uniquement lorsque le différend relève du droit interne de l’État demandeur
Si les deux États concernés acceptent de la saisir
Sans condition d’acceptation, à la seule demande d’un État tiers
Si un seul des deux États accepte de saisir la Cour

Si les deux États concernés acceptent de la saisir

Explanation

La Cour internationale de Justice peut généralement examiner un différend seulement si les deux États concernés acceptent de la saisir. Les distracteurs proposent une saisine unilatérale ou sans condition d’acceptation.

9. Comment le réalisme explique-t-il les relations internationales ?

Par des facteurs économiques, culturels et religieux qui déterminent la coopération
Par l’existence d’un droit international commun contraignant tous les États au même degré
Par la réduction progressive de la souveraineté grâce à des institutions supranationales
Par la montée et la chute des grandes puissances et par la volonté des États de développer leur puissance selon leurs intérêts stratégiques

Par la montée et la chute des grandes puissances et par la volonté des États de développer leur puissance selon leurs intérêts stratégiques

Explanation

Le réalisme explique les relations internationales par la montée/chute des grandes puissances et par la volonté des États de développer leur puissance conformément à leurs intérêts stratégiques. Les distracteurs décrivent d’autres approches (néo-réalisme, fédéralisme, etc.).

10. Dans l’approche fédéraliste, quel objectif vise-t-on en intégrant les États dans des institutions communes ?

Substituer à la coopération un contrôle militaire permanent
Rétablir une souveraineté absolue en dehors de toute coopération
Dépasser la souveraineté étatique grâce à des institutions fondées sur la coopération, la solidarité et des contraintes avec un droit commun
Empêcher l’existence d’un droit international commun pour préserver l’autonomie interne

Dépasser la souveraineté étatique grâce à des institutions fondées sur la coopération, la solidarité et des contraintes avec un droit commun

Explanation

L’approche fédéraliste cherche à dépasser la souveraineté étatique en intégrant les États dans des institutions communes fondées sur la coopération, la solidarité, des contraintes et un droit international commun. Les autres choix n’opposent pas la logique de coordination institutionnelle.

11. Quel enchaînement correspond aux étapes majeures de la construction européenne mentionnées ?

CECA en 1951, CEE en 1957, puis Union européenne en 1992
Union européenne en 1957, puis CEE en 1951, puis CECA en 1992
CEE en 1951, CECA en 1957, puis Union européenne en 1992
CECA en 1957, CEE en 1951, puis Union européenne en 1992

CECA en 1951, CEE en 1957, puis Union européenne en 1992

Explanation

L’énoncé indique que la construction européenne franchit d’abord les étapes de la CECA (1951), puis de la CEE (1957) et enfin de l’Union européenne (1992). Les autres options inversent les dates ou déplacent l’ordre.

12. Quels éléments caractérisent juridiquement un État dans la perspective où la reconnaissance fait l’objet d’un débat doctrinal ?

Un territoire, une population, un gouvernement réel et effectif, la reconnaissance débattue
Un territoire, une armée, une administration et une reconnaissance imposée
Un territoire, une population, un gouvernement stable, la reconnaissance exigée
Une population, une armée, un gouvernement réel et effectif, une reconnaissance systématique

Un territoire, une population, un gouvernement réel et effectif, la reconnaissance débattue

Explanation

L’État est juridiquement caractérisé par un territoire, une population et un gouvernement réel et effectif, tandis que la reconnaissance est un élément discuté par la doctrine. Les autres options traitent la reconnaissance comme acquise ou exigée, ce qui n’est pas l’idée visée.

13. Que permet la souveraineté d’un État sur la scène internationale selon la définition proposée ?

Exercer une autorité illimitée sur tout territoire voisin
Être indépendant sans subordination juridique extérieure, sauf consentement
Être obligatoirement reconnu par l’ONU avant d’agir à l’international
Être soumis à l’autorité d’un autre État tant qu’il n’y consent pas

Être indépendant sans subordination juridique extérieure, sauf consentement

Explanation

La souveraineté est l’attribut qui rend l’État indépendant sur la scène internationale, sans subordination juridique extérieure, sauf s’il y consent. Les autres propositions confondent souveraineté avec contrôle externe ou exigence de reconnaissance.

14. De quelle manière les frontières peuvent-elles être fixées selon les modes envisagés ?

Uniquement par un traité international adopté par tous les États tiers
Unilatéralement, par négociation entre États, ou par décision d’un juge ou d’un arbitre international
Par référendum interne de chaque partie, sans intervention externe
Uniquement par négociation entre États, jamais par une décision juridictionnelle

Unilatéralement, par négociation entre États, ou par décision d’un juge ou d’un arbitre international

Explanation

Les frontières peuvent être délimitées unilatéralement, conventionnellement par négociation, ou juridictionnellement par un juge/arbitre international. Les distracteurs limitent à un seul mode ou excluent la voie juridictionnelle, ce qui contredit l’énoncé.

15. Quelle affirmation distingue correctement la mer territoriale, la zone contiguë et les espaces patrimoniaux ?

Zone contiguë jusqu’à 12 milles supplémentaires avec souveraineté absolue, mer territoriale sans souveraineté, espaces patrimoniaux sans droits
Mer territoriale jusqu’à 12 milles relevant de la souveraineté, zone contiguë jusqu’à 12 milles supplémentaires avec pouvoirs de police, espaces patrimoniaux avec souveraineté économique
Mer territoriale jusqu’à 24 milles en pleine souveraineté, zone contiguë avec souveraineté économique, espaces patrimoniaux avec contrôle policier
Mer territoriale jusqu’à 12 milles avec pouvoirs de police, zone contiguë jusqu’à 12 milles avec souveraineté, espaces patrimoniaux uniquement avec exploration

Mer territoriale jusqu’à 12 milles relevant de la souveraineté, zone contiguë jusqu’à 12 milles supplémentaires avec pouvoirs de police, espaces patrimoniaux avec souveraineté économique

Explanation

La mer territoriale s’étend jusqu’à douze milles marins et relève de la souveraineté, la zone contiguë ajoute douze milles avec seuls pouvoirs de police, et les espaces patrimoniaux confèrent une souveraineté économique. Les autres options attribuent à tort les pouvoirs ou la nature de la souveraineté.

16. Le principe de non-ingérence empêche-t-il l’ONU d’adopter des mesures fondées sur le Chapitre VII de la Charte ?

Oui, sauf si l’État concerné demande une intervention de l’ONU
Oui, la non-ingérence interdit toute coercition de l’ONU
Non, il ne fait pas obstacle aux mesures de coercition du Chapitre VII
Non, mais seulement lorsqu’il s’agit de mesures de décolonisation

Non, il ne fait pas obstacle aux mesures de coercition du Chapitre VII

Explanation

La non-ingérence n’empêche pas les mesures de coercition relevant du Chapitre VII. Les distracteurs généralisent l’interdiction au-delà de ce qui est explicitement précisé.

17. Quel énoncé correspond à la nature et à l’évolution historique généralement associées au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ?

Il relève surtout du droit coutumier et s’est principalement développé après 1990 dans les sécessions
Il est limité à la participation des minorités à l’ONU, sans lien avec la décolonisation
Il est généralement considéré comme une règle impérative et s’est particulièrement développé avec la décolonisation dans les années 1950
Il est un objectif politique sans caractère juridique et n’a guère été mobilisé pendant la décolonisation

Il est généralement considéré comme une règle impérative et s’est particulièrement développé avec la décolonisation dans les années 1950

Explanation

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est généralement vu comme une règle impérative et a connu un développement marqué avec la décolonisation des années 1950. Les autres options le réduisent à une logique non juridique ou le rattachent à un cadre inadéquat.

18. Quelle définition correspond à la sécession ?

Fin de l’État par disparition totale sans création d’entité étatique nouvelle
Séparation d’une partie de la population et du territoire d’un État qui subsiste, pour former un nouvel État indépendant
Rattachement volontaire de populations à un État déjà formé
Création d’un nouvel État par fusion de plusieurs États existants

Séparation d’une partie de la population et du territoire d’un État qui subsiste, pour former un nouvel État indépendant

Explanation

La sécession est la séparation d’une partie de la population et du territoire d’un État qui demeure afin de créer un nouvel État indépendant. Les distracteurs décrivent plutôt la réunification ou des situations ne correspondant pas à la définition.

19. Comment définir la reconnaissance d’un État au sens donné ?

Un acte discrétionnaire par lequel des États acceptent l’intégration d’une nouvelle entité à la communauté et à l’ordre juridiques internationaux
Un acte automatique imposé par la Charte des Nations Unies dès que survient une indépendance
Une décision juridictionnelle qui oblige tous les États à reconnaître une entité
Une procédure interne de l’entité nouvelle, sans rôle des autres États

Un acte discrétionnaire par lequel des États acceptent l’intégration d’une nouvelle entité à la communauté et à l’ordre juridiques internationaux

Explanation

La reconnaissance est un acte discrétionnaire par lequel des États acceptent qu’une nouvelle entité s’intègre à la communauté internationale et à l’ordre juridique international. Les autres options transforment cette discrétion en obligation automatique ou déplacent la reconnaissance vers une procédure interne.

20. Pourquoi l’acte constitutif d’une organisation internationale est-il qualifié d’« acte mixte » ?

Parce qu’il est uniquement un traité classique créant des obligations sans organisation
Parce qu’il ne concerne que les organes de l’organisation, sans droit ni création institutionnelle
Parce qu’il remplace un traité existant par une déclaration politique non normative
Parce qu’il constitue à la fois un traité entre États et un acte organisant des organes et un droit nouveaux

Parce qu’il constitue à la fois un traité entre États et un acte organisant des organes et un droit nouveaux

Explanation

L’acte mixte vient du fait que l’organisation est créée par un traité qui agit aussi comme acte constitutionnel instituant des organes et un droit nouveaux. Les distracteurs minimisent le rôle d’organisation de l’acte constitutif.

21. Qu'impose l’article 103 de la Charte des Nations Unies en cas de conflit entre obligations internationales ?

Appliquer en priorité la règle internationale la plus récente, quelle que soit sa nature
Invoquer l’accord bilatéral le plus ancien pour neutraliser l’obligation onusienne
Subordonner toutes les obligations à la décision de l’organe national de l’État
Respecter en priorité les obligations onusiennes

Respecter en priorité les obligations onusiennes

Explanation

En cas de conflit, l’article 103 impose de respecter en priorité les obligations découlant de la Charte des Nations Unies. Le distracteur insiste à tort sur la préférence générale pour la règle la plus récente.

22. Dans quels cas un État peut-il perdre son statut au sein d’une organisation internationale, selon les situations décrites ?

Uniquement à la demande d’un État tiers
En cas de simple désaccord politique, sans violation
Jamais après une exclusion ou la disparition de l’organisation
Quand l’organisation disparaît

Quand l’organisation disparaît

Explanation

Le statut peut être perdu lorsque l’organisation disparaît (ainsi qu’en cas d’exclusion ou de départ volontaire). Les distracteurs ajoutent des conditions ou affirment l’impossibilité de pertes de statut.

23. Quelle différence correspond aux organes interétatiques et aux organes intégrés ?

Les organes interétatiques rendent des décisions dans l’intérêt propre de l’organisation, sans représentation des États
Les organes interétatiques représentent les intérêts des États membres, tandis que les organes intégrés agissent dans l’intérêt propre de l’organisation
Les organes intégrés représentent les intérêts des États membres, tandis que les organes interétatiques agissent dans l’intérêt propre de l’organisation
Les deux types d’organes défendent uniquement les intérêts des États membres sans distinction

Les organes interétatiques représentent les intérêts des États membres, tandis que les organes intégrés agissent dans l’intérêt propre de l’organisation

Explanation

Les organes interétatiques portent les intérêts des États membres, alors que les organes intégrés agissent dans l’intérêt propre de l’organisation internationale. Les autres options inversent ou neutralisent la distinction.

24. Que permet, sur le plan du droit international, la personnalité juridique internationale d’une organisation internationale ?

Agir uniquement sur le territoire des États membres sans pouvoir être sujet du droit international
Remplacer l’accord des États pour toute action diplomatique
Exercer la compétence pénale sur les citoyens des États membres
Être un sujet du droit international distinct, notamment pour conclure des traités et engager sa responsabilité

Être un sujet du droit international distinct, notamment pour conclure des traités et engager sa responsabilité

Explanation

La personnalité juridique internationale rend l’organisation apte à être un sujet du droit international, notamment pour conclure des traités, entretenir des relations et saisir une juridiction. L’option sur l’« agir uniquement » confond personnalité interne et capacité internationale.

25. Dans l’arrêt Bernadotte (1949), quel raisonnement a été mobilisé pour reconnaître la personnalité juridique internationale de l’ONU ?

L’interprétation littérale de la Charte de 1945, qui reconnaissait explicitement la personnalité internationale
La présomption que toute organisation créée par traité bénéficie automatiquement de la personnalité internationale
La méthode de l’effet utile, pour assurer que les finalités de l’ONU puissent être atteintes
La théorie des compétences strictement explicites, limitant toute personnalité aux pouvoirs écrits

La méthode de l’effet utile, pour assurer que les finalités de l’ONU puissent être atteintes

Explanation

La CIJ a reconnu la personnalité internationale de l’ONU en appliquant la méthode de l’effet utile. Les autres choix reprennent des confusions entre reconnaissance explicite et raisonnement par effet utile.

26. Parmi les privilèges et immunités des organisations internationales, laquelle correspond à l’une de leurs garanties essentielles ?

Renonciation générale à l’inviolabilité de leurs locaux
Immunité de juridiction devant les tribunaux nationaux
Pouvoir de contraindre un État à exécuter un jugement étranger
Obligation d’être soumis à l’impôt comme tout particulier

Immunité de juridiction devant les tribunaux nationaux

Explanation

Les privilèges et immunités incluent notamment l’immunité de juridiction devant les tribunaux nationaux, ainsi que l’inviolabilité des locaux et certains privilèges fiscaux et douaniers. Les autres options attribuent des conséquences contraires au régime des immunités.

27. Quelle caractéristique décrit le mieux les compétences normatives d’une organisation internationale ?

Elles permettent des actions concrètes sur le terrain
Elles produisent des règles juridiques applicables aux engagements concernés
Elles servent uniquement à contrôler les activités des organes internes
Elles se limitent à la résolution pacifique des différends sans effets juridiques

Elles produisent des règles juridiques applicables aux engagements concernés

Explanation

Les compétences normatives produisent des règles juridiques. Les compétences opératoires servent plutôt aux actions concrètes, tandis que le contrôle vise la vérification du respect des engagements.

28. Sur quoi repose principalement le système de sécurité collective de l’ONU ?

Sur l’autorisation automatique de la force dès qu’un différend apparaît
Sur la légitime défense comme principe d’exception principal
Sur la décision unilatérale des États membres, indépendamment du Conseil de sécurité
Sur le règlement pacifique, l’interdiction de la menace ou de l’emploi de la force, et une réaction collective menée par le Conseil de sécurité

Sur le règlement pacifique, l’interdiction de la menace ou de l’emploi de la force, et une réaction collective menée par le Conseil de sécurité

Explanation

Le mécanisme de sécurité collective repose sur le règlement pacifique, l’interdiction de la menace ou de l’emploi de la force et une réaction collective conduite par le Conseil de sécurité. Les distracteurs confondent avec des exceptions ou des décisions unilatérales.

29. Comment concilier le principe d’égalité souveraine des États membres avec l’existence d’un droit de veto au Conseil de sécurité ?

L’égalité souveraine s’accompagne de prérogatives institutionnelles particulières des membres permanents
Le veto signifie que les États n’ont plus les mêmes obligations et droits
Les membres permanents ne peuvent pas exercer de droits spécifiques au Conseil de sécurité
Le principe d’égalité souveraine annule automatiquement tout vote au Conseil de sécurité

L’égalité souveraine s’accompagne de prérogatives institutionnelles particulières des membres permanents

Explanation

Le principe d’égalité souveraine impose des mêmes droits et obligations, mais les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto, ce qui constitue bien une prérogative institutionnelle. Les autres propositions inversent la logique décrite.

30. Quel est le nombre total de membres du Conseil de sécurité et comment se répartissent-ils ?

15 membres : 5 permanents et 10 non permanents élus pour deux ans
10 membres permanents et 5 non permanents élus pour deux ans
20 membres : 10 permanents et 10 non permanents élus chaque année
5 membres : uniquement des membres permanents représentant des régions

15 membres : 5 permanents et 10 non permanents élus pour deux ans

Explanation

Le Conseil de sécurité comprend 5 membres permanents et 10 membres non permanents, élus pour deux ans. Les autres options reprennent des répartitions incompatibles avec l’organisation décrite.

31. Quel type de décisions l’Assemblée générale de l’ONU adopte-t-elle généralement, et à quelle majorité ?

Des décisions importantes à la majorité simple des États présents
Uniquement des décisions à l’unanimité des États membres
Des décisions importantes le plus souvent à la majorité des deux tiers
Des décisions importantes sans condition de majorité

Des décisions importantes le plus souvent à la majorité des deux tiers

Explanation

L’Assemblée générale adopte généralement ses décisions importantes à la majorité des deux tiers. Les autres choix ne correspondent pas au mécanisme de majorité indiqué.

32. Comment définir un traité international en droit international ?

L’expression de volontés concordantes de sujets du droit international capables juridiquement, destinée à produire des effets juridiques régis par le droit international
Un accord entre États uniquement, destiné à des effets politiques sans régime juridique international
Une décision unilatérale d’un État créant des obligations pour les autres États
Un simple échange de notes diplomatiques non soumis à un régime juridique

L’expression de volontés concordantes de sujets du droit international capables juridiquement, destinée à produire des effets juridiques régis par le droit international

Explanation

Un traité international est l’expression de volontés concordantes de sujets du droit international capables juridiquement, destinée à produire des effets juridiques régis par le droit international. Les distracteurs réduisent la notion à des actes incomplets ou unilatéraux.

33. Dans le processus de conclusion d’un traité, à quoi correspond la ratification ?

À la signature qui engage l’État sans autre formalité
À la négociation seulement, avant toute adoption et ratification
À l’authentification du texte qui suffit à produire des effets juridiques
À la décision définitive de l’État d’être soumis au traité, après ratification

À la décision définitive de l’État d’être soumis au traité, après ratification

Explanation

La ratification constitue la décision définitive de l’État d’être soumis au traité, et la signature/ authentification ne suffit pas à faire produire des effets à elle seule. Le distracteur principal reprend précisément la confusion entre signature et effets.

34. Que permet la ratification d’un traité, et de qui dépendent ses conditions d’entrée en vigueur ?

Elle permet l’entrée en vigueur ; ses conditions sont déterminées par le droit interne de chaque État
Elle rend le traité valable pour toujours ; ses conditions ne dépendent d’aucun cadre interne
Elle remplace la nécessité d’une négociation ; ses conditions dépendent des tribunaux nationaux uniquement
Elle empêche l’entrée en vigueur ; ses conditions sont fixées uniquement par le droit international général

Elle permet l’entrée en vigueur ; ses conditions sont déterminées par le droit interne de chaque État

Explanation

La ratification permet au traité d’entrer en vigueur, et ses conditions sont déterminées par le droit interne de chaque État, souvent avec l’intervention du Parlement. Les autres options déforment le rôle de la ratification et des règles internes.

35. Dans quel cas un traité est-il nul au regard de l’article 53 de la Convention de Vienne de 1969 ?

S’il a été conclu après une simple violation d’un traité bilatéral antérieur
S’il est conclu par erreur sur un point accessoire du texte
S’il a été signé par un représentant non habilité, même sans menace
S’il est en conflit avec une norme impérative du droit international général, sans possibilité de dérogation

S’il est en conflit avec une norme impérative du droit international général, sans possibilité de dérogation

Explanation

Un traité est nul s’il est en conflit avec une norme impérative du droit international général (jus cogens) à laquelle aucune dérogation n’est permise. Les distracteurs évoquent des causes d’invalidité non prévues ici.

36. Quel principe impose aux États de respecter les traités auxquels ils ont consenti et de les appliquer de bonne foi ?

Le principe pacta sunt servanda
La clause de la nation la plus favorisée
La règle de l’opposabilité limitée
La théorie de la réception interne

Le principe pacta sunt servanda

Explanation

Le principe pacta sunt servanda oblige les parties à respecter et appliquer de bonne foi les traités auxquels elles ont consenti. Les autres options ne correspondent pas à cette exigence générale.

37. Les traités ont un effet relatif à l’égard des tiers : que signifie cette règle ?

Les tiers peuvent modifier le traité par accord tacite
Un État tiers peut invoquer les droits du traité sans consentement
Le traité ne lie que les signataires et ignore totalement les tiers
Les tiers ne peuvent pas se voir imposer d’obligations par le traité

Les tiers ne peuvent pas se voir imposer d’obligations par le traité

Explanation

L’effet relatif signifie que le traité ne peut imposer d’obligations aux tiers et que les tiers ne peuvent pas se prévaloir de droits sans consentement. L’option sur l’invocation des droits sans consentement contredit cette règle.

38. Selon l’article 31 de la Convention de Vienne de 1969, comment faut-il interpréter un traité ?

En bonne foi, selon le sens ordinaire des termes dans leur contexte, et à la lumière de l’objet et du but
En s’en remettant principalement aux déclarations unilatérales des États
En privilégiant uniquement le sens historique des termes
En interprétant strictement les termes sans tenir compte de l’objet et du but

En bonne foi, selon le sens ordinaire des termes dans leur contexte, et à la lumière de l’objet et du but

Explanation

L’interprétation doit être faite de bonne foi, avec le sens ordinaire des termes dans leur contexte, et à la lumière de l’objet et du but du traité. Les autres propositions écartent des éléments exigés par l’article 31.

39. Qu’est-ce qui caractérise la coutume internationale selon l’exigence d’une opinio juris ?

La seule décision des juridictions internationales d’appliquer une règle
Une pratique constante et l’opinio juris, c’est-à-dire l’acceptation comme juridiquement obligatoire
L’existence d’un traité antérieur qui uniformise les comportements
Une pratique répétée suffit, même sans conviction juridique

Une pratique constante et l’opinio juris, c’est-à-dire l’acceptation comme juridiquement obligatoire

Explanation

La coutume internationale repose sur une pratique répétée et constante et sur l’opinio juris, l’acceptation de cette pratique comme juridiquement obligatoire. Une pratique sans opinio juris ne suffit pas, comme dans l’option incorrecte.

40. En quoi les principes généraux du droit se distinguent-ils des principes généraux du droit international ?

Ils sont des principes communs à plusieurs systèmes juridiques nationaux mobilisables par la CIJ
Ils correspondent à la soft law et n’ont aucun rôle contentieux
Ils proviennent uniquement des traités internationaux et ne sont pas communs aux systèmes nationaux
Ils sont produits exclusivement par les juridictions internationales et ne tirent rien des droits internes

Ils sont des principes communs à plusieurs systèmes juridiques nationaux mobilisables par la CIJ

Explanation

Les principes généraux du droit sont communs à plusieurs systèmes juridiques nationaux et peuvent être utilisés par la CIJ comme source directe et subsidiaire. L’option qui les confond avec les principes du droit international contredit l’idée de leur origine dans les droits internes.

41. Quel énoncé correspond le mieux à la notion d’acte juridique unilatéral en droit international ?

Un acte manifestant la volonté d’un seul sujet et produisant des effets juridiques de manière autonome
Un accord conclu entre deux ou plusieurs sujets
Un jugement rendu par une juridiction internationale
Un acte subordonné à une ratification par plusieurs États

Un acte manifestant la volonté d’un seul sujet et produisant des effets juridiques de manière autonome

Explanation

Un acte juridique unilatéral manifeste la volonté d’un seul sujet du droit international et peut produire autonomement des effets juridiques. Les autres options décrivent plutôt des actes bilatéraux, juridictionnels ou subordonnés.

42. Quel rôle peuvent jouer les conventions multilatérales lorsqu’elles traitent un domaine comme l’environnement ?

Elles peuvent codifier et faire évoluer des règles coutumières ou poser de nouvelles règles universelles
Elles peuvent seulement créer des obligations dans le futur, sans lien avec la coutume
Elles ne font que constater des règles déjà existantes, sans les modifier
Elles se limitent aux accords bilatéraux et ne répondent pas à des problèmes globaux

Elles peuvent codifier et faire évoluer des règles coutumières ou poser de nouvelles règles universelles

Explanation

Les conventions multilatérales peuvent codifier et faire évoluer des règles coutumières, ou poser de nouvelles règles pour répondre à un problème nécessitant une réponse universelle. L’option « seulement constater » nie cette capacité d’évolution.

43. Que signifie une disposition internationale dotée d’effet direct dans l’ordre juridique interne ?

Elle nécessite une norme de réception pour créer des droits ou obligations internes
Elle confère directement des droits ou obligations aux personnes, sans norme de réception
Elle ne s’applique qu’aux seuls États et pas aux personnes
Elle exige une autorisation préalable du Conseil constitutionnel

Elle confère directement des droits ou obligations aux personnes, sans norme de réception

Explanation

Une disposition à effet direct donne directement des droits ou obligations aux personnes physiques ou morales dans l’ordre interne, sans nécessiter de norme de réception. Les autres choix imposent une formalité qui n’est pas requise par l’effet direct.

44. Dans un système dualiste, quelle est la condition pour qu’une norme internationale produise des effets internes ?

Elle s’applique automatiquement après ratification
Elle dépend uniquement d’un contrôle juridictionnel préalable
Elle ne peut produire d’effets qu’en cas de conflit armé
Elle doit être transformée ou reçue par une norme interne

Elle doit être transformée ou reçue par une norme interne

Explanation

Dans un système dualiste, une norme internationale doit être transformée ou reçue par une norme interne pour produire des effets internes. L’application automatique correspond plutôt au modèle moniste.

45. En France, quel énoncé correspond à la place de la Constitution par rapport aux traités dans l’ordre juridique interne ?

Le juge ordinaire contrôle la conformité des lois aux traités, et la Constitution demeure supérieure aux traités
La Constitution n’a pas de hiérarchie interne par rapport aux traités
Les traités sont supérieurs à la Constitution dans l’ordre juridique interne
Le contrôle ordinaire de conformité des lois aux traités relève exclusivement du Conseil constitutionnel

Le juge ordinaire contrôle la conformité des lois aux traités, et la Constitution demeure supérieure aux traités

Explanation

Le juge ordinaire contrôle la conformité des lois au droit international, tandis que la Constitution demeure supérieure aux traités dans l’ordre juridique interne. Les autres propositions contredisent la hiérarchie ou attribuent le contrôle ordinaire à une mauvaise juridiction.

46. Comment se caractérise le droit de l’Union européenne par rapport aux règles nationales, et que reste-t-il de suprême dans l’ordre interne français ?

Le droit de l’Union s’applique uniquement après transposition et sans primauté
Le droit de l’Union a effet direct et prime sur les règles nationales, tandis que la Constitution française demeure suprême
La Constitution prime sur le droit de l’Union et le droit de l’Union n’est pas directement applicable
Le droit de l’Union n’a pas d’effet direct et dépend du droit national, la Constitution étant accessoire

Le droit de l’Union a effet direct et prime sur les règles nationales, tandis que la Constitution française demeure suprême

Explanation

Le droit de l’Union se distingue par l’effet direct et la primauté sur les règles nationales, tout en conservant l’idée que la Constitution française demeure suprême dans l’ordre interne. Les autres options nient soit l’effet direct, soit la primauté, soit la hiérarchie interne.

Review with flashcards

Memorize the answers with 89 flashcards on Introduction aux relations internationales.

Qu'est-ce qu'un système international selon Hedley Bull ?

Un système international réunit au moins deux États avec des contacts et influences mutuelles.

Comment Hedley Bull définit-il la société internationale ?

C'est un rassemblement d'États partageant valeurs, intérêts et culture commune.

Quelle année marque les traités de Westphalie consacrant la souveraineté des États ?

L'année 1648.

See flashcards →

Study the revision sheet

Read the complete revision sheet on Introduction aux relations internationales.

See revision sheet →

Similar courses

Create your own quizzes

Import your course and AI generates quizzes with corrections in 30 seconds.

Quiz generator