Quiz: Incriminations et infractions patrimoniales — 12 questions

Detailed questions and answers

1. Quel contraste le texte établit-il entre la chose et le bien en droit moderne ?

La chose et le bien sont strictement opposés, car aucun bien ne peut être une chose.
La distinction n’est pas totalement superposable, car certaines choses ne se rangent pas simplement parmi les biens ordinaires.
La distinction disparaît dès qu’un élément entre dans le patrimoine, car il cesse alors d’être une chose.
La distinction est parfaitement superposable, car toute chose est automatiquement un bien ordinaire.

La distinction n’est pas totalement superposable, car certaines choses ne se rangent pas simplement parmi les biens ordinaires.

Explanation

Le texte précise que, en droit moderne, la distinction entre chose et bien n’est pas totalement superposable, car certaines choses ne peuvent pas être rangées simplement parmi les biens ordinaires. À revoir : Définition des biens objet d’incrimination. Appui du cours : « La distinction entre chose et bien n’est pas totalement superposable en droit moderne, car certaines choses ne se laissent pas ranger simplement parmi les biens ordinaires. »

2. Quelle différence le texte établit-il entre les principes supra-législatifs et le Code pénal dans le droit pénal des biens ?

Le Code pénal encadre les incriminations, tandis que les principes supra-législatifs constituent la source centrale des infractions contre les biens.
Le Code pénal et les principes supra-législatifs ont exactement le même rôle dans les infractions contre les biens.
Les principes supra-législatifs définissent les peines, tandis que le Code pénal étudie les particularités des infractions contre les biens.
Les principes supra-législatifs encadrent les incriminations, tandis que le Code pénal est la source centrale des infractions contre les biens.

Les principes supra-législatifs encadrent les incriminations, tandis que le Code pénal est la source centrale des infractions contre les biens.

Explanation

Le passage oppose deux fonctions : les principes supra-législatifs encadrent les incriminations, alors que le Code pénal est présenté comme la source centrale des infractions contre les biens. À revoir : Sources principales du droit pénal des biens. Appui du cours : « des principes supra-législatifs encadrent les incriminations, tandis que le Code pénal constitue la source centrale des infractions contre les biens. »

3. En quoi le rôle de la Cour de cassation se distingue-t-il dans l’évolution des infractions contre les biens ?

Elle se limite à commenter les décisions sans influencer les qualifications.
Elle remplace le Code pénal en créant directement les infractions.
Elle précise des notions pénales et adapte les qualifications aux comportements nouveaux.
Elle fixe uniquement les peines applicables aux infractions contre les biens.

Elle précise des notions pénales et adapte les qualifications aux comportements nouveaux.

Explanation

La source attribue à la Cour de cassation un rôle décisif : elle précise des notions pénales et adapte les qualifications aux comportements nouveaux. Les autres propositions décrivent des fonctions qui ne sont pas celles indiquées ici. À revoir : Évolution de la jurisprudence de la Cour de cassation. Appui du cours : « La Cour de cassation a joué un rôle décisif dans l’évolution des infractions contre les biens en précisant des notions pénales et en adaptant les qualifications aux comportements nouveaux. »

4. Quel exemple de cause d’aggravation moderne est cité dans la réforme de la loi sécurité et liberté du 2 février 1981 ?

La bande org
Le meurtre
Le vol
La suppression des causes les plus désuètes

La bande org

Explanation

L’extrait donne comme exemple de cause d’aggravation moderne « la bande org ». Les autres propositions renvoient à des infractions ou à une autre conséquence de la réforme. À revoir : Réforme de la loi sécurité et liberté du 2 février 1981. Appui du cours : « La loi sécurité et liberté du 2 février 1981 a reformé en modernisant les causes d’aggravations : - Les plus désuet ont été supprimé - À l’inverse, des causes plus moderne ont été créer comme la bande org, le lieu d’entrepôt de marchandise. »

5. Que désigne la mutilation dans le cadre du vol criminel ?

Une catégorie d’arme mentionnée parmi les circonstances aggravantes
Une atteinte grave consistant dans le retranchement d’un ou plusieurs membres
Une circonstance aggravante liée à la simple soustraction d’un bien
Une peine complémentaire identique à celle de l’extorsion

Une atteinte grave consistant dans le retranchement d’un ou plusieurs membres

Explanation

La mutilation est définie ici comme une atteinte grave consistant dans le retranchement d’un ou plusieurs membres, et non comme une circonstance aggravante générale, une peine complémentaire ou une arme. À revoir : Le vol aggravé en droit pénal. Appui du cours : « **Mutilation** : Atteinte grave consistant dans le retranchement d’un ou plusieurs membres, présentée comme une forme de violence aggravée dans le vol criminel. »

6. Dans une affaire d’extorsion, quel moyen doit être utilisé pour obtenir la remise de l’élément recherché ?

La simple intention de s’approprier l’objet
L’usage de violence, de menace ou de contrainte
La seule existence d’un préjudice matériel
La rédaction d’un écrit sous seing privé

L’usage de violence, de menace ou de contrainte

Explanation

L’extorsion est caractérisée quand la remise est obtenue par violence, menace ou contrainte. Les autres propositions ne reprennent pas ce mécanisme constitutif. À revoir : Conditions préalables et éléments constitutifs de l’extorsion. Appui du cours : « L’extorsion suppose une remise obtenue par l’usage de violence, de menace ou de contrainte. »

7. À quel moment commence le délai de prescription pour l’extorsion lorsqu’aucune remise n’a eu lieu ?

Au jour de la plainte déposée
Au jour de la découverte des faits par la victime
Au jour de la première menace exercée
Au jour du dernier acte constitutif du moyen frauduleux

Au jour du dernier acte constitutif du moyen frauduleux

Explanation

L’extrait précise qu’en l’absence de remise, le délai de prescription commence au jour du dernier acte constitutif du moyen frauduleux. À revoir : Répression de l’extorsion. Appui du cours : « C’est une infraction complexe de résultat donc point de départ au jour de la remise, à défaut de remise, le point de départ est le jour du dernier acte constitutif du moyen frauduleux. »

8. Quel événement fixe le point de départ du délai de prescription ?

Le jour de la première menace
Le jour de l’ouverture des poursuites
Le moment de la remise de la victime
Le jour du dernier acte matériel

Le jour du dernier acte matériel

Explanation

Le source indique clairement que le délai de prescription commence au jour du dernier acte matériel, et non au moment de la menace, de la remise ou de l’ouverture des poursuites. À revoir : La remise Comme extorsion et chantage = infraction de résultat, sa pleine consommation. Appui du cours : « Le point de départ du délai de prescription est le jour du dernier acte matériel. »

9. Quel est le rôle des moyens frauduleux dans l’escroquerie ?

Prouver un dommage corporel
Remplacer toute remise par un contrat écrit
Établir une intention de nuire sans remise
Obtenir une remise

Obtenir une remise

Explanation

La source indique que l’escroquerie utilise des moyens frauduleux pour obtenir une remise. Le rôle de ces moyens est donc de permettre cette remise, et non de prouver un dommage corporel ou une autre finalité. À revoir : L’escroquerie : éléments matériels et moyens frauduleux. Appui du cours : « L’escroquerie repose sur l’usage de moyens frauduleux pour obtenir une remise. »

10. En quoi le dol spécial en matière d’escroquerie se distingue-t-il d’un simple but lucratif ?

Il exige que l’auteur cherche avant tout à obtenir un profit financier.
Il se confond avec la simple négligence de l’auteur au moment des faits.
Il implique nécessairement une absence totale de tromperie de la victime.
Il ne suppose pas que l’auteur veuille s’enrichir en commettant l’escroquerie.

Il ne suppose pas que l’auteur veuille s’enrichir en commettant l’escroquerie.

Explanation

Le texte précise que le dol spécial en escroquerie n’est pas un but lucratif : l’auteur n’a pas besoin de vouloir s’enrichir. Il s’agit plutôt de la volonté de parvenir à un résultat déterminé, ici la tromperie de la victime. À revoir : Le dol spécial en matière d’escroquerie. Appui du cours : « Ce dol spécial ne consiste pas dans un but lucratif, il n’est pas exigé que l’auteur des faits eu l’intention de s’enrichir en commettant l’escroquerie »

11. En quoi la matière immobilière se distingue-t-elle des autres atteintes aux biens ?

Elle constitue un traitement spécifique dans les atteintes aux biens.
Elle relève d’un traitement identique à toutes les atteintes aux biens.
Elle ne concerne que des infractions purement civiles.
Elle exclut toute protection pénale de l’immeuble.

Elle constitue un traitement spécifique dans les atteintes aux biens.

Explanation

Le passage indique explicitement que la matière immobilière constitue un traitement spécifique dans les atteintes aux biens, ce qui la distingue d’un traitement uniforme ou purement civil. À revoir : Protection de l’immeuble après la loi du 27 juillet 2023. Appui du cours : « La matière immobilière constitue un traitement spécifique dans les atteintes aux biens. »

12. Que désigne le blanchiment direct ?

La facilitation de la justification mensongère de l’origine des biens ou des revenus de l’auteur d’un crime ou d’un délit
L’existence préalable d’une infraction d’origine sans laquelle il ne peut y avoir de blanchiment
La transformation d’un produit licite en produit illicite par une opération économique
Le fait d’apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit d’une infraction

Le fait d’apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit d’une infraction

Explanation

Le blanchiment direct est défini comme le fait d’apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit d’une infraction. À revoir : Les éléments constitutifs et la répression du blanchiment. Appui du cours : « Le blanchiment direct consiste à apporter un concours à une opération de placement, dissimulation ou conversion : il s’agit d’injecter le produit d’une infraction dans un produit économique licite pour le laver de ses origines infractionnelles. »

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Biens objet d’incrimination — définition ?

Biens susceptibles d’être victimes d’infractions pénales.

Sources principales du droit pénal des biens ?

Code pénal et jurisprudence.

Évolution jurisprudence Cour de cassation ?

Précision des éléments moraux et adaptation aux comportements nouveaux.

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