Revision sheet: Institutions et acteurs du droit international

Plan du Cours

  1. Notion d’institution internationale
  2. Institutions internationales, organes et acteurs
  3. Enjeux de coopération internationale
  4. Structure institutionnelle de l’ONU
  5. RÚglement pacifique des différends
  6. Mesures coercitives du Conseil de sécurité
  7. Assemblée générale et maintien de la paix
  8. Droits protégés par la CEDH
  9. Organes du Conseil de l’Europe
  10. Cour europĂ©enne des droits de l’homme

1. Notion d’institution internationale

Notions clés & Définitions

  • Institution : Une institution est un ensemble de mĂ©canismes et de structures juridiques qui encadrent les conduites dans une sociĂ©tĂ©.
  • Sujet de droit international : Un sujet de droit international est une personne juridique titulaire de droits et d’obligations en droit international.
  • Organisation internationale : Une organisation internationale est une association d’États créée par un accord, dotĂ©e d’organes pour poursuivre un but commun de coopĂ©ration.
  • Organe : Un organe est un rouage interne d’une organisation internationale qui assure son fonctionnement, sans personnalitĂ© juridique propre.
  • ONG : Une ONG est un groupement non gouvernemental rassemblant des personnes physiques ou morales de nationalitĂ©s diffĂ©rentes pour un but non lucratif.

Points essentiels

  • Un mĂȘme concept d’institution peut ĂȘtre Ă©tudiĂ© comme sujet, comme organe, ou comme ensemble d’acteurs agissant sur la scĂšne internationale.
  • Les principaux sujets du droit international sont les États et les organisations internationales, qui dĂ©tiennent des droits et des obligations.
  • Une organisation internationale se forme par un traitĂ© entre États et se dote d’organes chargĂ©s d’atteindre des objectifs communs de coopĂ©ration internationale.
  • Un organe ne possĂšde pas de personnalitĂ© juridique : il agit comme instrument de l’organisation, contrairement Ă  la juridiction qui peut ĂȘtre un titulaire en propre.
  • La CIJ est un organe de l’ONU, tandis que la CPI est prĂ©sentĂ©e comme une institution internationale titulaire de droits et d’obligations.
  • Les institutions europĂ©ennes sont juridiquement des institutions internationales, avec un champ d’action limitĂ© au continent europĂ©en.

Astuce mémo

Organe = instrument (CIJ dans l’ONU), Organisation/Institution = titulaire (CPI).

2. Institutions internationales, organes et acteurs

Notions clés & Définitions

  • Organe d’une organisation : Un organe est un rouage d’une organisation internationale qui en assure le fonctionnement et n’a pas de personnalitĂ© juridique propre.
  • Entreprise multinationale : Une entreprise multinationale est une entreprise implantĂ©e dans plusieurs pays et agissant sur la scĂšne internationale.
  • Acteurs du droit international : Des acteurs sont des entitĂ©s qui agissent sur la scĂšne internationale sans ĂȘtre des sujets de droit international ni de simples organes d’une organisation.

Points essentiels

  • La distinction clĂ© est que la CIJ est un organe de l’ONU (pas une organisation internationale), tandis que la CPI est une institution qui a la qualitĂ© de titulaire de droits et d’obligations en droit international.
  • Les organes n’ont pas de personnalitĂ© juridique : ce sont des instruments destinĂ©s Ă  faire fonctionner l’institution.
  • Les ONG rĂ©unissent des personnes de nationalitĂ©s diffĂ©rentes pour des buts non lucratifs.
  • Les entreprises multinationales agissent internationalement grĂące Ă  leur implantation dans plusieurs pays.
  • Les individus ne sont pas des sujets de droit international mais peuvent agir sur la scĂšne internationale.

Astuce mémo

Organe = outil sans droits propres ; Acteurs = agissent sans ĂȘtre sujets ni organes.

3. Enjeux de coopération internationale

Notions clés & Définitions

  • Droit Ă  l’autodĂ©termination : Principe du droit international qui fonde l’indĂ©pendance d’un territoire quand un peuple l’exerce pour ne plus ĂȘtre soumis Ă  une domination Ă©trangĂšre.
  • SĂ©cession : SĂ©paration d’une partie d’un État existant sans disparition de l’État initial, pouvant conduire Ă  la crĂ©ation d’un nouvel État sous conditions juridiques.
  • Dissolution d’un État : Éclatement d’un État en plusieurs États nouveaux, avec disparition complĂšte de l’État prĂ©existant au profit des États issus de l’éclatement.
  • Reconnaissance des États : Acte volontaire par lequel des États acceptent mutuellement le statut d’un autre État, produire des effets seulement dans leurs relations respectives.

Points essentiels

  • La sĂ©cession n’est pas traitĂ©e comme compatible avec le droit Ă  l’autodĂ©termination lorsqu’elle relĂšve d’un recours illicite Ă  la force ou de violations graves du droit international.
  • La reconnaissance est limitĂ©e par l’obligation de non-reconnaissance des situations créées par la force ou par la violation du droit international.
  • Aucune organisation internationale n’est habilitĂ©e Ă  certifier officiellement l’existence d’un État : la reconnaissance relĂšve des États, individuellement ou collectivement.
  • Un État successeur devient pleinement souverain sur le territoire concernĂ© et peut choisir de maintenir ou non les relations et engagements antĂ©rieurs, avec encadrement par les conventions de Vienne.

Astuce mémo

AutodĂ©termination → indĂ©pendance; SĂ©cession/Dissolution → changement d’États; Reconnaissance → coopĂ©ration sous contrainte de la non-reconnaissance de la force.

4. Structure institutionnelle de l’ONU

Notions clés & Définitions

  • Conseil de sĂ©curitĂ© : Le Conseil de sĂ©curitĂ© est un organe principal restreint chargĂ© de la responsabilitĂ© principale du maintien de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationales.
  • AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale : L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale est un organe principal plĂ©nier oĂč chaque État membre dispose d’une seule voix.
  • Cour internationale de justice : La Cour internationale de justice est un organe principal intĂ©grĂ© qui tranche les litiges entre États et rend aussi des avis consultatifs.
  • SecrĂ©tariat de l’ONU : Le SecrĂ©tariat est un organe principal intĂ©grĂ© composĂ© du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et de fonctionnaires internationaux.

Points essentiels

  • Le Conseil de sĂ©curitĂ© comprend 5 membres permanents (États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine) et 10 membres non permanents Ă©lus pour 2 ans selon une rĂ©partition gĂ©ographique Ă©quitable.
  • Pour les dĂ©cisions de procĂ©dure, le vote se fait Ă  9 voix affirmatives ; pour les autres dĂ©cisions, 9 voix affirmatives incluant celles des 5 permanents sont nĂ©cessaires, ce qui donne un droit de veto aux permanents.
  • La CIJ admet que l’absence ou l’abstention d’un membre permanent n’empĂȘche pas l’adoption d’une rĂ©solution : le veto ne joue qu’en cas de prĂ©sence et d’opposition explicite.
  • L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale se compose de tous les États membres : chaque État peut dĂ©signer jusqu’à 5 reprĂ©sentants mais ne dispose que d’une seule voix.
  • En cas d’inaction du Conseil de sĂ©curitĂ©, une session extraordinaire d’urgence peut ĂȘtre convoquĂ©e dans les 24 heures Ă  la demande du Conseil de sĂ©curitĂ© ou de la majoritĂ© des membres de l’ONU.
  • L’article 7 de la Charte distingue les 6 organes principaux et autorise ces organes Ă  crĂ©er des organes subsidiaires placĂ©s sous leur autoritĂ© respective.

Astuce mémo

Inter-Ă©tatiques (États) : AG + CS + ECOSOC ; intĂ©grĂ©s (Organisation) : CIJ + SecrĂ©tariat (et Conseil de tutelle : histoire de tutelle).

5. RÚglement pacifique des différends

Notions clés & Définitions

  • RĂšglement pacifique des diffĂ©rends : Principe du droit onusien imposant aux États en conflit de rĂ©soudre leurs diffĂ©rends par des moyens non armĂ©s plutĂŽt que par la force.
  • Article 33 de la Charte : Dispositif de la Charte qui Ă©numĂšre plusieurs modes pacifiques de rĂšglement et permet au Conseil de sĂ©curitĂ© d’en encourager l’usage.
  • Article 34 de la Charte : MĂ©canisme de la Charte qui autorise le Conseil de sĂ©curitĂ© Ă  enquĂȘter pour mieux comprendre la situation Ă  l’origine du diffĂ©rend.
  • Article 37 de la Charte : RĂšgle de la Charte qui permet aux parties, lorsque leur diffĂ©rend n’est pas rĂ©glĂ©, de saisir le Conseil de sĂ©curitĂ©.

Points essentiels

  • Le chapitre VI impose aux États de recourir Ă  des moyens pacifiques lorsqu’un conflit naĂźt entre eux pour Ă©viter l’escalade.
  • L’article 33 mentionne notamment la nĂ©gociation, la mĂ©diation, la conciliation et l’arbitrage, et le Conseil peut inviter les parties Ă  y recourir.
  • Si les parties n’aboutissent pas Ă  un rĂšglement, elles peuvent saisir le Conseil en vertu de l’article 37.
  • Le Conseil peut utiliser l’article 34 pour enquĂȘter et Ă©claircir les faits avant de formuler des recommandations.
  • L’article 36 permet au Conseil de recommander aux parties des procĂ©dures ou mĂ©thodes jugĂ©es appropriĂ©es pour rĂ©soudre le diffĂ©rend.

Astuce mémo

Chapitre 6 = 33 moyens pacifiques + 34 enquĂȘte + 36 recommandations + 37 saisine du Conseil.

6. Mesures coercitives du Conseil de sécurité

Notions clés & Définitions

  • Qualification de menace : La qualification de la situation est l’étape prĂ©alable oĂč le Conseil constate une menace contre la paix, une rupture de la paix ou une agression.
  • Mesures provisoires article 40 : Les mesures provisoires sont des actions dĂ©cidĂ©es par le Conseil pour Ă©viter l’aggravation, avant d’éventuelles mesures plus coercitives.
  • Sanctions de l’article 41 : Les mesures de l’article 41 sont des sanctions non militaires (Ă©conomiques, diplomatiques ou de communication) appliquĂ©es par les États.
  • Mesures militaires de l’article 42 : Les mesures militaires de l’article 42 autorisent le Conseil Ă  entreprendre des actions armĂ©es pour maintenir ou rĂ©tablir la paix.
  • Forces armĂ©es de l’article 43 : Le mĂ©canisme de l’article 43 prĂ©voit que des États mettent leurs forces armĂ©es Ă  disposition de l’ONU pour l’exĂ©cution des mesures militaires.

Points essentiels

  • Le Conseil doit d’abord constater une menace contre la paix, une rupture de la paix ou une agression avant d’enclencher le processus coercitif.
  • Au titre de l’article 40, des mesures provisoires peuvent ĂȘtre dĂ©cidĂ©es pour Ă©viter l’aggravation, et en cas de refus le Conseil tient avec diligence compte de la dĂ©faillance.
  • Si les mesures non militaires s’imposent, l’article 41 permet des sanctions Ă©conomiques, diplomatiques ou de communication appliquĂ©es par les États membres, par exemple en Irak et KoweĂŻt.
  • Si les mesures de l’article 41 Ă©chouent, l’article 42 autorise des actions militaires, mais l’article 43 exige que les États cĂšdent leurs forces armĂ©es Ă  l’ONU.
  • Le commandement des forces est en principe confiĂ© Ă  un Ă©tat-major (article 47), et comme la pratique de l’article 43 reste largement bloquĂ©e, des opĂ©rations de maintien de la paix se sont dĂ©veloppĂ©es pour pallier les blocages du veto.
  • Une rĂ©solution de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du 3 novembre 1950 autorise l’AG Ă  agir quand le Conseil est paralysĂ©, avec des opĂ©rations fondĂ©es sur le consentement des parties et pouvant exclure le recours Ă  la force sauf mandats rĂ©cents Ă©largissant les prĂ©rogatives des casques bleus.

Astuce mémo

41 = sanctions sans armée ; 42 = force armée ; et 3/11/1950 = AG quand le CS est paralysé.

7. Assemblée générale et maintien de la paix

8. Droits protégés par la CEDH

Notions clés & Définitions

  • Avis 2/13 : L’avis 2/13 est une dĂ©cision de la CJUE du 18 dĂ©cembre 2014 portant sur le projet d’adhĂ©sion de l’UE Ă  la CEDH.
  • Article 6 TUE : L’article 6 du TUE fixe le cadre de protection des droits fondamentaux dans l’ordre juridique de l’UE, notamment via la valeur de la Charte et son articulation avec les traitĂ©s.
  • Charte des droits fondamentaux : La Charte des droits fondamentaux est un texte proclamĂ© en 2000 qui Ă©nonce des droits Ă  valeur contraignante depuis l’entrĂ©e en vigueur du traitĂ© de Lisbonne.
  • AdhĂ©sion de l’Union Ă  la CEDH : L’adhĂ©sion de l’Union Ă  la CEDH correspond Ă  la dĂ©marche juridique visant Ă  intĂ©grer l’UE au systĂšme conventionnel de protection des droits garantis par la CEDH.

Points essentiels

  • Avant l’entrĂ©e en vigueur du traitĂ© de Lisbonne, la Charte proclamĂ©e le 7 dĂ©cembre 2000 n’avait pas de valeur contraignante.
  • Le traitĂ© de Lisbonne (1er dĂ©cembre 2009) donne Ă  la Charte des droits fondamentaux la mĂȘme valeur juridique que les traitĂ©s, via l’article 6 TUE.
  • Selon l’article 6 du TUE, la Charte peut ĂȘtre directement invoquĂ©e devant la CJUE.
  • La CJUE a rendu le 18 dĂ©cembre 2014 l’Avis 2/13 concernant le projet d’adhĂ©sion de l’UE Ă  la CEDH.

Astuce mémo

Lis 6 TUE comme “Charte = traitĂ©s” (mĂȘme valeur) aprĂšs Lisbonne.

9. Organes du Conseil de l’Europe

Notions clés & Définitions

  • ComitĂ© des ministres : Organe intergouvernemental chargĂ© d’examiner les mesures propres Ă  rĂ©aliser les objectifs du Conseil de l’Europe et de prĂ©parer, le cas Ă©chĂ©ant, des accords et conventions.
  • AssemblĂ©e parlementaire : Organe dĂ©libĂ©rant du Conseil de l’Europe oĂč des reprĂ©sentants Ă©lus par les parlements nationaux dĂ©battent et adoptent des recommandations.
  • SecrĂ©tariat du Conseil de l’Europe : Organe administratif assurant le fonctionnement du Conseil de l’Europe en fournissant les services nĂ©cessaires Ă  l’AssemblĂ©e parlementaire.
  • CongrĂšs des pouvoirs locaux et rĂ©gionaux : Institution chargĂ©e de favoriser l’autonomie des collectivitĂ©s territoriales et la dĂ©mocratie locale, avec des reprĂ©sentants des pouvoirs locaux et des rĂ©gions.
  • Commissaire aux droits de l’homme : AutoritĂ© non judiciaire chargĂ©e de promouvoir l’éducation, la sensibilisation et l’accessibilitĂ© aux droits de l’homme, ainsi que d’alerter sur leurs insuffisances.

Points essentiels

  • Le ComitĂ© des ministres se compose d’un reprĂ©sentant par État membre (souvent le ministre des Affaires Ă©trangĂšres) et se rĂ©unit Ă  huis clos, au minimum une fois par an.
  • L’AssemblĂ©e parlementaire tient une session ordinaire par an (durĂ©e maximale d’un mois) Ă  Strasbourg, avec dĂ©bats publics, et peut ĂȘtre rĂ©unie en session extraordinaire Ă  l’initiative conjointe du ComitĂ© des ministres et du prĂ©sident.
  • Le CongrĂšs des pouvoirs locaux et rĂ©gionaux a Ă©tĂ© créé par rĂ©solution du ComitĂ© des ministres le 14 janvier 1994, avec deux chambres et des reprĂ©sentants disposant d’un mandat de 5 ans renouvelable.
  • Le Commissaire aux droits de l’homme est créé par une rĂ©solution du 7 mai 1999, est Ă©lu par l’AssemblĂ©e parlementaire pour un mandat non renouvelable de 6 ans, et ne peut exercer d’autre profession durant ses fonctions.
  • La Cour europĂ©enne des droits de l’homme rend des arrĂȘts obligatoires pour les États, avec des mĂ©canismes de suivi par le ComitĂ© des ministres de la mise en Ɠuvre.

Astuce mémo

Comité = gouvernements; Assemblée = débats; Secrétariat = services; CongrÚs = local/régional; Commissaire = droits; Cour = contentieux.

10. Cour europĂ©enne des droits de l’homme

Notions clés & Définitions

  • RequĂȘte interĂ©tatique : CompĂ©tence contentieuse oĂč au moins deux États parties s’opposent, ou lorsqu’un État reproche Ă  un autre une violation de la Convention.
  • RequĂȘte individuelle : CompĂ©tence contentieuse permettant Ă  un particulier de saisir un État partie en cas de violation de la Convention, sous conditions prĂ©vues par la Convention.
  • Grand chambre : Formation de jugement de 17 juges utilisĂ©e pour les affaires importantes, notamment aprĂšs renvoi depuis une chambre ou Ă  tout moment en cours de procĂ©dure.
  • ArrĂȘt pilote : MĂ©canisme de traitement des violations systĂ©miques visant Ă  imposer des mesures gĂ©nĂ©rales pour rĂ©soudre un problĂšme structurel.

Points essentiels

  • La CEDH compte 46 juges, Ă©lus par l’AssemblĂ©e sur une liste de 3 candidats proposĂ©e par chaque État partie, pour un mandat de 9 ans non renouvelable, avec fin de fonction Ă  70 ans.
  • La CEDH statue notamment en juge unique, comitĂ© (3 juges), chambre (5 juges) et grande chambre (17 juges), avec possibilitĂ© de renvoi Ă  la grande chambre.
  • En compĂ©tence contentieuse, l’interĂ©tatique relĂšve de l’article 33 tandis que l’individuel relĂšve de l’article 34 de la Convention.
  • Les arrĂȘts ont force obligatoire (article 46) et constatent la violation sans prescrire directement un remĂšde (article 41), tout en pouvant ordonner des mesures individuelles et gĂ©nĂ©rales.
  • En cas de violation structurelle, la Cour peut engager une procĂ©dure d’arrĂȘt pilote, et le ComitĂ© des ministres surveille l’exĂ©cution des arrĂȘts et accompagne leur mise en Ɠuvre.

Astuce mémo

33 États / 34 Individus ; 46 Force obligatoire / 41 Constat ; structurel = arrĂȘt pilote (suivi par le ComitĂ© des ministres).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
7 décembre 2000Proclamation de la Charte des droits fondamentaux
1er décembre 2009Entrée en vigueur du Traité de Lisbonne
18 dĂ©cembre 2014Avis 2/13 (CJUE) sur l’adhĂ©sion de l’UE Ă  la CEDH
4 novembre 1950Signature de la Convention europĂ©enne de sauvegarde des droits de l’Homme (CEDH)
4 septembre 1953Entrée en vigueur de la CEDH

Tableaux de synthĂšse

Institution selon 3 approches

ApprocheIdée centraleExemple
SujetTitulaires de droits et d’obligations en droit internationalÉtats / organisations internationales
OrganeRouage d’une organisation, sans personnalitĂ© juridiqueCIJ = organe de l’ONU
ActeursEntitĂ©s agissant sans ĂȘtre des sujets ni des organesONG / entreprises multinationales / individus

ONU : chaĂźne du rĂšglement et des mesures

ÉtapeBaseBut
RÚglement pacifiqueChapitre VI : article 33Favoriser des modes non armés
EnquĂȘtearticle 34Éclaircir les faits
Saisinearticle 37Permettre de saisir le Conseil de sécurité
Coercition non militairearticle 41Sanctions non militaires (éco/diplomatiques/communication)
Coercition militairearticle 42Actions armées (si échec des mesures précédentes)
Forces Ă  dispositionarticle 43États cĂšdent leurs forces Ă  l’ONU pour exĂ©cution

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre organe et organisation internationale : la CIJ est un organe de l’ONU (pas une organisation), alors que la CPI est prĂ©sentĂ©e comme institution titulaire de droits et obligations.
  2. Croire que les organes de l’ONU peuvent “imposer” automatiquement leurs dĂ©cisions aux États : la souverainetĂ© limite l’effectivitĂ© et explique la dĂ©pendance politique.
  3. MĂ©langer autodĂ©termination et sĂ©cession/dissolution : l’autodĂ©termination fonde l’indĂ©pendance d’un territoire, tandis que sĂ©cession/dissolution dĂ©crivent un changement d’État selon des conditions.
  4. Penser que la reconnaissance d’un État est “certificatrice” par une organisation internationale : le cours dit que la reconnaissance dĂ©pend des États (individuellement ou collectivement).
  5. Se tromper sur le vote au Conseil de sécurité : les décisions non procédurales exigent 9 voix dont celles des 5 permanents (droit de veto).
  6. Croire que le veto s’exerce en cas d’abstention/absence de permanent : la CIJ admet qu’absence ou abstention n’empĂȘche pas l’adoption, le veto jouant en prĂ©sence et opposition explicite.
  7. Sauter la distinction CEDH : article 46 = force obligatoire des arrĂȘts, mais l’article 41 dĂ©crit un constat de violation sans remĂšde imposĂ© directement (avec mesures individuelles/gĂ©nĂ©rales possibles).

Checklist Examen

  1. DĂ©finir une institution internationale, puis distinguer l’institution comme sujet, comme organe, et comme acte/acteur (ONG, entreprises transnationales, individus).
  2. Expliquer pourquoi la CIJ est un organe de l’ONU tandis que la CPI est prĂ©sentĂ©e comme institution internationale titulaire de droits et d’obligations.
  3. Citer et distinguer les trois enjeux : droit Ă  l’autodĂ©termination, sĂ©cession/dissolution, et reconnaissance des États (avec la contrainte de non-reconnaissance des situations acquises par la force).
  4. PrĂ©senter la structure institutionnelle de l’ONU : rappeler Conseil de sĂ©curitĂ©, AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, CIJ, SecrĂ©tariat et leur qualification (organe principal/intĂ©grĂ©).
  5. MaĂźtriser la composition et le mode de vote du Conseil de sĂ©curitĂ© : 5 permanents + 10 non permanents ; procĂ©dure vs autres dĂ©cisions ; effet du veto (avec l’idĂ©e “prĂ©sence + opposition explicite”).
  6. Expliquer le mĂ©canisme de session extraordinaire d’urgence de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale : dĂ©lai (24 heures) et conditions d’initiative (Conseil ou majoritĂ© des membres).
  7. Reconstituer le “fil” du rĂšglement pacifique : chapitre VI (article 33), enquĂȘte (article 34), recommandations (article 36) et saisine si Ă©chec (article 37).
  8. DĂ©crire la chaĂźne coercitive : qualification (menace/rupture/agression), mesures provisoires (article 40), sanctions non militaires (article 41), puis mesures militaires (article 42) et Forces de l’article 43.
  9. Expliquer l’idĂ©e des opĂ©rations de maintien de la paix comme rĂ©ponse pratique aux blocages de l’article 43/veto, et le rĂŽle de la rĂ©solution du 3 novembre 1950.
  10. Pour l’UE et les droits : rappeler la Charte (proclamĂ©e en 2000, contraignante depuis Lisbonne) et l’article 6 TUE (valeur et invocation devant la CJUE).
  11. Pour le Conseil de l’Europe et la CEDH : identifier les organes (ComitĂ© des ministres, AssemblĂ©e parlementaire, Commissaire, CongrĂšs) et la fonction juridictionnelle de la CEDH.
  12. Pour la CEDH : distinguer requĂȘte interĂ©tatique (article 33) vs individuelle (article 34), formations (juge unique/comitĂ©/chambre/grande chambre) et rappeler articles 46 (force obligatoire) et 41 (constat avec mesures possibles, dont l’arrĂȘt pilote en cas structurel).

Test your knowledge

Test your knowledge on Institutions et acteurs du droit international with 20 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Qu’est-ce qu’une organisation internationale au sens juridique ?

2. Quelle caractĂ©ristique distingue un organe d’une organisation internationale ?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Institutions et acteurs du droit international with 20 interactive flashcards.

Institution internationale — dĂ©finition ?

Mécanismes juridiques encadrant la société internationale.

Sujets du droit international — principaux ?

États et organisations internationales.

Organisation internationale — caractĂ©ristique ?

Association d’États créée par un traitĂ© avec des organes.

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator