Revision sheet: Introduction au droit commercial

📋 Plan du Cours

  1. Définition et portée du droit commercial
  2. Qualification juridique des actes civils et commerciaux
  3. Principe de spécialité du droit commercial et recours au droit civil
  4. Sources nationales du droit commercial : loi, usages et jurisprudence
  5. Sources internationales du droit commercial : traités et usages internationaux
  6. Sources communautaires du droit commercial et influence de l’Union europĂ©enne
  7. Organisation judiciaire du commerce : tribunaux de commerce et juges consulaires
  8. Arbitrage commercial : procédure, avantages et clauses contractuelles associées
  9. Notion d’actes de commerce : critùres de nature, forme et accomplissement par commerçant
  10. Exemples et distinctions entre actes de commerce et actes civils
  11. Compétence juridictionnelle selon la nature commerciale ou civile des litiges
  12. RÎle et portée des clauses attributives de juridiction dans les contrats commerciaux

📖 1. DĂ©finition et portĂ©e du droit commercial

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Droit commercial : DĂ©biteurs sont solidaires envers le crĂ©ancier, cela signifie que le crĂ©ancier peut demander la totalitĂ© de sa crĂ©ance Ă  n’importe lequel des dĂ©biteurs.
  • Dans le langage : Expression qui, en droit, renvoie Ă  un sens plus large que dans le langage courant, car le mot commerce englobe l’ensemble des opĂ©rations juridiques faites par les commerçants.
  • Usages sont : Les usages sont créés par la pratique et ils rĂ©pondent mieux aux besoins des commerçants.

📝 Points essentiels

  • Les usages sont assez courants en droit des affaires car avant le code de commerce, le droit commercial Ă©tait entiĂšrement coutumier.
  • Le droit commercial est l’ensemble des rĂšgles qui se rapportent Ă  l’exercice du commerce.

💡 À retenir

Les usages sont assez courants en droit des affaires car avant le code de commerce, le droit commercial était entiÚrement coutumier.

📖 2. Qualification juridique des actes civils et commerciaux

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Qualification juridique : OpĂ©ration qui consiste Ă  identifier la nature juridique d’un acte ou d’une situation de fait afin de le ranger dans la bonne catĂ©gorie et de dĂ©terminer la rĂšgle de droit applicable.

📝 Points essentiels

  • La qualification juridique est la premiĂšre Ă©tape du raisonnement juridique.
  • Elle consiste Ă  classer une situation de fait dans la bonne catĂ©gorie pour appliquer le rĂ©gime juridique appropriĂ©.
  • La distinction entre acte civil et acte de commerce dĂ©termine si l’on applique le droit civil ou le droit commercial.
  • La qualification juridique permet aussi de dĂ©terminer le tribunal compĂ©tent en cas de litige.

💡 À retenir

Avant d’appliquer la rĂšgle de droit, il faut identifier la nature juridique de l’acte. Cette qualification permet de choisir le rĂ©gime applicable et la juridiction compĂ©tente en cas de litige.

📖 3. Principe de spĂ©cialitĂ© du droit commercial et recours au droit civil

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Droit commercial Le droit commercial : Branche du droit d’exception qui ne s’applique que lorsque certaines conditions sont rĂ©unies et qui ne s’applique jamais par dĂ©faut.

📝 Points essentiels

  • Le droit civil constitue le droit commun de rĂ©fĂ©rence lorsque le droit commercial ne prĂ©voit aucune rĂšgle applicable.
  • L’adage specialia generalibus derogant signifie que les rĂšgles spĂ©ciales dĂ©rogent aux rĂšgles gĂ©nĂ©rales.
  • Le mĂ©canisme de spĂ©cialitĂ© n’est pas propre au droit commercial et se retrouve aussi dans d’autres branches comme le droit du travail.

💡 À retenir

Le droit commercial ne s’applique jamais par dĂ©faut : il ne joue que lorsqu’une rĂšgle spĂ©ciale existe et que ses conditions sont rĂ©unies. À dĂ©faut, le droit civil redevient le droit commun de rĂ©fĂ©rence.

📖 4. Sources nationales du droit commercial : loi, usages et jurisprudence

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Code de commerce : Support central de la loi commerciale, composĂ© d’un grand nombre de normes commerciales, apparu sous sa forme actuelle en 1807 et entrĂ© en vigueur le 1er janvier 1808, puis beaucoup Ă©voluĂ© pour adapter les rĂšgles Ă  l’évolution de la sociĂ©tĂ© et du commerce.
  • Droit commercial en droit interne : Droit d’exception qui ne s’applique que lorsque certaines conditions sont rĂ©unies ; Ă  dĂ©faut, c’est le droit commun, c’est-Ă -dire le droit civil, qui s’applique.

📝 Points essentiels

  • La loi commerciale comprend les normes prises par le pouvoir lĂ©gislatif et par le pouvoir rĂ©glementaire.
  • Le Code de commerce constitue un support central de la loi commerciale et a connu une Ă©volution importante depuis 1807-1808.
  • Les usages sont des rĂšgles de droit non Ă©crites qui Ă©manent du corps social et, en droit commercial, dĂ©signent des pratiques commerciales suivies et considĂ©rĂ©es comme normales.
  • La jurisprudence peut crĂ©er des rĂšgles de droit, comme l’illustre le dĂ©veloppement de la concurrence dĂ©loyale avant sa consĂ©cration par le lĂ©gislateur.
  • En droit commercial, les usages dĂ©signent des pratiques commerciales suivies et considĂ©rĂ©es comme normales.
  • Les usages Les usages, aussi appelĂ©s coutumes, sont des rĂšgles de droit non Ă©crites qui Ă©manent du corps social, auxquelles les individus se conforment parce qu’ils les considĂšrent comme obligatoires.

💡 À retenir

Le droit commercial interne se construit par un triptyque : texte, pratique et décision de justice. Ses sources nationales sont la loi, les usages et la jurisprudence.

📖 5. Sources internationales du droit commercial : traitĂ©s et usages internationaux

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Exemple : Les incoterms, ce sont des rĂšgles d’usage international qui dĂ©finissent la rĂ©partition des coĂ»ts, des risques et des obligations entre vendeur et acheteur dans une vente internationale.
  • Chambre de commerce internationale : Institution qui codifie les Incoterms et les met rĂ©guliĂšrement Ă  jour.

📝 Points essentiels

  • Les incoterms sont rĂ©guliĂšrement mis Ă  jour par la Chambre de commerce internationale, donc l’annĂ©e de la version utilisĂ©e doit ĂȘtre prĂ©cisĂ©e.
  • Les Incoterms sont des usages commerciaux internationaux qui tirent leur force de l’adhĂ©sion volontaire et gĂ©nĂ©ralisĂ©e des professionnels du commerce mondial.
  • Les Incoterms sont des usages commerciaux internationaux qui, bien qu’ils soient codifiĂ©s par la Chambre de commerce internationale, ne tirent pas leur force d’une loi mais de l’adhĂ©sion volontaire et gĂ©nĂ©ralisĂ©e des professionnels du commerce mondial.
  • Les traitĂ©s internationaux Ce sont des accords entre les Ă©tats, qui vont rĂ©gir les relations commerciales entre eux.

💡 À retenir

Les incoterms sont rĂ©guliĂšrement mis Ă  jour par la Chambre de commerce internationale, donc l’annĂ©e de la version utilisĂ©e doit ĂȘtre prĂ©cisĂ©e.

📖 6. Sources communautaires du droit commercial et influence de l’Union europĂ©enne

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Droit commercial : DĂ©biteurs sont solidaires envers le crĂ©ancier, cela signifie que le crĂ©ancier peut demander la totalitĂ© de sa crĂ©ance Ă  n’importe lequel des dĂ©biteurs.

📝 Points essentiels

  • Les sources communautaires sont les rĂšgles adoptĂ©es par l’Union europĂ©enne.
  • Les rĂšglements sont directement applicables en droit interne.
  • Les directives doivent ĂȘtre transposĂ©es dans chaque État membre.
  • Le TFUE organise le marchĂ© intĂ©rieur et encadre la concurrence, interdit les ententes et les abus de position dominante.
  • La directive 2000/31/CE fixe le cadre juridique applicable aux services en ligne dans l’Union, notamment en matiĂšre d’information du consommateur, de responsabilitĂ© des hĂ©bergeurs et des fournisseurs d’accĂšs, et de communications commerciales.
  • Exemple : Le TraitĂ© sur le fonctionnement de l’Union europĂ©enne (TFUE), qui organise le marchĂ© intĂ©rieur, encadre la concurrence, interdit les ententes et les abus de position dominante, et influence directement de nombreuses rĂšgles applicables aux entreprises dans l’Union.

💡 À retenir

Le droit commercial français est fortement orientĂ© par des normes europĂ©ennes. Ces rĂšgles harmonisent le marchĂ© intĂ©rieur et encadrent directement l’activitĂ© des entreprises.

📖 7. Organisation judiciaire du commerce : tribunaux de commerce et juges consulaires

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Tribunal de commerce : Juridiction commerciale dont l’origine remonte Ă  l’édit de Charles IX de 1563 et qui connaĂźt les litiges commerciaux.

📝 Points essentiels

  • L’origine des tribunaux de commerce se trouve dans un Ă©dit de Charles IX de 1563.
  • En Alsace-Moselle, les tribunaux de commerce sont composĂ©s d’un magistrat professionnel et de juges consulaires.
  • L’échevinage est un mode de composition de certaines juridictions qui consiste Ă  associer des juges professionnels et non professionnels.
  • Depuis 2022, une phase d’expĂ©rimentation a transformĂ© certains tribunaux de commerce en tribunaux des affaires Ă©conomiques (TAE).
  • Ils sont composĂ©s de juges non professionnels, commerçants, chefs d’entreprises, Ă©lus par les commerçants pour une durĂ©e de quatre ans renouvelable.

💡 À retenir

Le contentieux commercial relĂšve d’une justice spĂ©cialisĂ©e, souvent rendue par des praticiens du commerce. Cette organisation se distingue par les juges consulaires et, depuis 2022, par l’expĂ©rimentation de tribunaux des affaires Ă©conomiques.

📖 8. Arbitrage commercial : procĂ©dure, avantages et clauses contractuelles associĂ©es

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Arbitrage : ProcĂ©dure de rĂšglement des litiges qui consiste, pour les parties Ă  un litige, Ă  faire trancher leur diffĂ©rend par une ou plusieurs personnes privĂ©es appelĂ©es arbitres.
  • Amiable compositeur : Mode de dĂ©cision permettant Ă  l’arbitre de s’affranchir des rĂšgles de droit et de statuer si les parties le prĂ©voient.

📝 Points essentiels

  • L’arbitrage est secret, alors que le jugement rendu par un tribunal est en principe public ; il permet ainsi de prĂ©server l’image des parties et d’éviter la divulgation de certaines informations liĂ©es au secret des affaires ou Ă  des secrets de fabrication.
  • L’arbitrage est souvent plus rapide qu’une procĂ©dure devant une juridiction Ă©tatique, notamment parce que le plus souvent ce sont les parties qui organisent la procĂ©dure d’arbitrage.
  • L’arbitre peut parfois s’affranchir des rĂšgles de droit et statuer en amiable compositeur si les parties le prĂ©voient.
  • Les avantages de l’arbitrage sont Ă  relativiser, car dans certains cas les parties peuvent prĂ©voir que la sentence arbitrale pourra faire l’objet d’un appel devant une juridiction Ă©tatique.
  • Les parties prĂ©voient le recours Ă  l’arbitrage en insĂ©rant une clause compromissoire dans leur contrat, qui organise Ă  l’avance le rĂšglement du litige par des arbitres plutĂŽt que par un tribunal Ă©tatique.
  • B – L’arbitrage L’arbitrage est une procĂ©dure de rĂšglement des litiges qui consiste pour les parties Ă  un litige, Ă  faire trancher leur diffĂ©rend par une ou plusieurs personnes privĂ©es appelĂ©es arbitres.

💡 À retenir

L’arbitrage est secret, alors que le jugement rendu par un tribunal est en principe public ; il permet ainsi de prĂ©server l’image des parties et d’éviter la divulgation de certaines informations liĂ©es au secret des affaires ou Ă  des secrets de fabrication.

📖 9. Notion d’actes de commerce : critùres de nature, forme et accomplissement par commerçant

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • ParticularitĂ© : En Alsace-Moselle, les tribunaux de commerce sont composĂ©s d’un magistrat professionnel et de juges consulaires.
  • Actes de commerce par la forme : CatĂ©gorie d’actes auxquels la loi donne automatiquement la qualification commerciale en raison de leur forme, comme le chĂšque ou la lettre de change, quelle que soit la personne qui les utilise et mĂȘme si l’opĂ©ration qu’ils paient est civile.

📝 Points essentiels

  • Les actes de commerce sont les opĂ©rations que la loi considĂšre comme relevant de l’activitĂ© commerciale.
  • Un acte de commerce peut rĂ©sulter de sa nature, par exemple l’achat pour revendre, les opĂ©rations bancaires ou la prestation de transport.
  • Un acte de commerce peut rĂ©sulter de sa forme, comme le chĂšque ou la lettre de change.
  • Un acte de commerce peut rĂ©sulter du fait qu’il est accompli par un commerçant dans l’exercice de son activitĂ©.
  • La qualification d’acte de commerce entraĂźne l’application des rĂšgles du droit commercial.
  • Mais tous les actes rĂ©alisĂ©s par un commerçant ne sont pas nĂ©cessairement considĂ©rĂ©s comme des actes de commerce, c’est le cas notamment des actes que le commerçant fait dans sa vie civile.

💡 À retenir

Les actes de commerce sont les opĂ©rations que la loi considĂšre comme relevant de l’activitĂ© commerciale.

📖 10. Exemples et distinctions entre actes de commerce et actes civils

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Exemple : Un commerçant qui achĂšte une maison pour y habiter avec sa famille.

📝 Points essentiels

  • Le streaming rĂ©munĂ©rĂ© n’est pas un acte de commerce ; il s’agit d’une prestation de services indĂ©pendante pouvant relever du rĂ©gime des micro-entrepreneurs.
  • L’achat de biens dans le but de les revendre avec profit constitue un acte de commerce lorsqu’il est organisĂ© et rĂ©pĂ©tĂ©.
  • L’achat de voitures pour les rĂ©parer et les revendre constitue un acte de commerce dĂšs lors que l’activitĂ© est habituelle et rĂ©alisĂ©e dans une intention spĂ©culative.
  • En revanche, rĂ©alise un acte de commerce, la personne qui achĂšte des biens dans le but de les revendre avec profit, de maniĂšre organisĂ©e et rĂ©pĂ©tĂ©e.

💡 À retenir

La distinction entre activitĂ© commerciale et activitĂ© civile dĂ©pend ici de l’intention, de l’organisation et de la rĂ©pĂ©tition. La source donne comme exemples une revente ponctuelle non commerciale, un streaming rĂ©munĂ©rĂ© non commercial et des achats-reventes organisĂ©s ou habituels qui relĂšvent de l’acte de commerce.

📖 11. CompĂ©tence juridictionnelle selon la nature commerciale ou civile des litiges

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Actes de commerce : OpĂ©rations que la loi considĂšre comme relevant de l’activitĂ© commerciale, soit en raison de leur nature, soit en raison de leur forme, soit parce qu’elles sont accomplies par un commerçant dans l’exercice de son activitĂ©.

📝 Points essentiels

  • Le tribunal de commerce ne sera compĂ©tent que pour les litiges relevant du droit commercial en prĂ©sence de commerçants ou d’artisans par exemple.
  • En matiĂšre civile, le tribunal compĂ©tent sera le tribunal judiciaire.

💡 À retenir

La nature du litige commande la juridiction saisie : le tribunal de commerce pour le commercial, le tribunal judiciaire pour le civil. Les actes de commerce et la clause attributive de juridiction participent à la détermination du juge compétent.

📖 12. RĂŽle et portĂ©e des clauses attributives de juridiction dans les contrats commerciaux

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Clause attributive de juridiction : Stipulation contractuelle par laquelle des parties dĂ©terminent Ă  l’avance le tribunal qui sera compĂ©tent pour trancher un Ă©ventuel litige relatif Ă  l’exĂ©cution ou Ă  l’interprĂ©tation de leur contrat.
  • Acte de commerce : Le streaming rĂ©munĂ©rĂ© n’est pas un acte de commerce : le streamer qui joue, commente et diffuse son contenu en ligne ne rĂ©alise pas un acte de commerce, il ne rĂ©alise pas d’opĂ©rations commerciales, mais une prestation de services indĂ©pendante, qui peut relever du rĂ©gime des micro-entrepreneurs.

📝 Points essentiels

  • La clause attributive de juridiction permet aux parties de prĂ©voir Ă  l’avance le tribunal compĂ©tent pour un litige relatif Ă  l’exĂ©cution ou Ă  l’interprĂ©tation du contrat.
  • Cette clause n’est valable qu’entre professionnels.
  • Le consommateur non professionnel bĂ©nĂ©ficie de rĂšgles protectrices en matiĂšre de compĂ©tence territoriale.

💡 À retenir

La clause attributive de juridiction permet aux parties de prĂ©voir Ă  l’avance le tribunal compĂ©tent pour un litige relatif Ă  l’exĂ©cution ou Ă  l’interprĂ©tation du contrat.

đŸ§© ComplĂ©ments de couverture

  1. Le droit commercial est aussi appelé droit des affaires, et les deux expressions sont utilisées comme synonymes.
  2. En droit, le mot commerce a un sens plus large que dans le langage courant et englobe l’ensemble des opĂ©rations juridiques faites par les commerçants.
  3. La qualification juridique sert aussi à déterminer le tribunal compétent en cas de litige.
  4. Le droit commercial ne s’applique jamais par dĂ©faut : en l’absence de rĂšgle spĂ©ciale, il faut revenir au droit civil.
  5. Les usages peuvent ĂȘtre internationaux, nationaux ou rĂ©gionaux.
  6. La vente au cadran est citĂ©e comme exemple d’usage local en France, notamment en Bretagne et dans le Sud-Ouest.
  7. L’accord de libre-Ă©change entre l’Union europĂ©enne et l’Inde est donnĂ© comme exemple de traitĂ© international.
  8. FOB signifie que le vendeur prend en charge les marchandises jusqu’à leur chargement Ă  bord du navire au port de dĂ©part.
  9. CIF signifie que le vendeur prend en charge le coĂ»t des marchandises, l’assurance et le fret jusqu’au port d’arrivĂ©e.
  10. Le TFUE est présenté comme un texte fondateur qui structure une grande partie du droit commercial applicable en France.
  11. Les juges consulaires sont des juges non professionnels, commerçants ou chefs d’entreprises, Ă©lus pour quatre ans renouvelables et bĂ©nĂ©voles.
  12. 2 Autrement dit, avant de savoir quelles rĂšgles s’appliquent, le juriste doit d’abord rĂ©pondre Ă  une question essentielle : de quoi s’agit-il juridiquement ?
  13. Les articles L110-1 et L110-2 du code de commerce dressent une liste d’actes qui sont rĂ©putĂ©s ĂȘtre des actes de commerce.
  14. C’est une particularitĂ© hĂ©ritĂ©e de la pĂ©riode d’occupation allemande de cette rĂ©gion entre 1871 et 1918.
  15. Un grand nombre de ces normes figurent dans le code de commerce qui apparut sus sa forme actuelle en 1807 et est entré en vigueur le 1er janvier 1808.
  16. 1 INTRODUCTION Partout oĂč il existe un groupe humain, une sociĂ©tĂ©, la nĂ©cessitĂ© de la rĂšgle s’impose pour organiser les relations entre les individus.
  17. Le montant de sa créance est de 100 000 euros.
  18. 1807 et est entré en vigueur le 1er janvier 1808.

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1807Code de commerce sous sa forme actuelle
1808Entrée en vigueur du Code de commerce
1563Origine des tribunaux de commerce
2022Expérimentation des tribunaux des affaires économiques
1871DĂ©but de la pĂ©riode d’occupation allemande en Alsace-Moselle
1918Fin de la pĂ©riode d’occupation allemande en Alsace-Moselle

📊 Tableaux de Synthùse

Actes de commerce : critĂšres

CritÚreIdée cléExemples
NatureActe commercial par son objetachat pour revendre ; opérations bancaires ; prestation de transport
FormeQualification commerciale donnée par la loichÚque ; lettre de change
Accomplissement par commerçantActe commercial en raison de l’auteuracte accompli par un commerçant

Sources du droit commercial

SourceCaractÚrePortée
LoiÉcriteCode de commerce
UsagesNon écritepratiques commerciales suivies et considérées comme normales
JurisprudenceDécision de justicepeut créer des rÚgles, comme la concurrence déloyale
Sources de l’Union europĂ©enneRĂšglements et directivesrĂšglements directement applicables ; directives Ă  transposer

⚠ PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes

  1. Confondre droit commercial et droit civil alors que le droit commercial est un droit d’exception et le droit civil le droit commun de rĂ©fĂ©rence.
  2. Croire que le droit commercial s’applique par dĂ©faut alors qu’il ne joue que si une rĂšgle spĂ©ciale existe et que ses conditions sont rĂ©unies.
  3. Assimiler tous les actes de commerce Ă  des actes civils alors que la qualification dĂ©pend de la nature, de la forme ou de l’auteur de l’acte.
  4. Oublier que les usages commerciaux sont des rÚgles non écrites issues de la pratique et considérées comme normales.
  5. Confondre rĂšglement europĂ©en et directive europĂ©enne : le rĂšglement est directement applicable, la directive doit ĂȘtre transposĂ©e.
  6. Penser que l’arbitrage est public comme un jugement alors qu’il est secret et vise aussi Ă  prĂ©server le secret des affaires.
  7. Confondre tribunal de commerce et tribunal des affaires économiques alors que certains tribunaux de commerce sont transformés à titre expérimental depuis 2022.

✅ Checklist Examen

  1. DĂ©finir le droit commercial comme l’ensemble des rĂšgles relatives Ă  l’exercice du commerce.
  2. Expliquer que le mot commerce a en droit un sens plus large que dans le langage courant.
  3. Savoir que la qualification juridique est la premiÚre étape du raisonnement juridique.
  4. Relier la qualification à la détermination du régime applicable et du tribunal compétent.
  5. Rappeler le principe specialia generalibus derogant.
  6. Identifier le Code de commerce comme support central de la loi commerciale.
  7. Distinguer loi, usages et jurisprudence parmi les sources nationales.
  8. Retenir que les sources communautaires comprennent rĂšglements et directives.
  9. Savoir que les tribunaux de commerce connaissent les litiges commerciaux.
  10. Connaütre la clause compromissoire comme clause organisant le recours à l’arbitrage.
  11. Distinguer actes de commerce par la nature, par la forme et par l’accomplissement par commerçant.
  12. Retenir que les juges consulaires sont des juges non professionnels élus par les commerçants.

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1. Pourquoi les usages sont-ils assez courants en droit des affaires ?

2. Quel est le rĂŽle de la qualification juridique en cas de litige ?

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Droit commercial — dĂ©finition ?

Ensemble des rĂšgles rĂ©gissant l’exercice du commerce

Champ d’application du droit commercial ?

Opérations juridiques faites par les commerçants

Usages — rîle ?

Pratiques commerciales considérées comme normales

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