đ Plan du Cours
- Définition et portée du droit commercial
- Qualification juridique des actes civils et commerciaux
- Principe de spécialité du droit commercial et recours au droit civil
- Sources nationales du droit commercial : loi, usages et jurisprudence
- Sources internationales du droit commercial : traités et usages internationaux
- Sources communautaires du droit commercial et influence de lâUnion europĂ©enne
- Organisation judiciaire du commerce : tribunaux de commerce et juges consulaires
- Arbitrage commercial : procédure, avantages et clauses contractuelles associées
- Notion dâactes de commerce : critĂšres de nature, forme et accomplissement par commerçant
- Exemples et distinctions entre actes de commerce et actes civils
- Compétence juridictionnelle selon la nature commerciale ou civile des litiges
- RÎle et portée des clauses attributives de juridiction dans les contrats commerciaux
đ 1. DĂ©finition et portĂ©e du droit commercial
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Droit commercial : DĂ©biteurs sont solidaires envers le crĂ©ancier, cela signifie que le crĂ©ancier peut demander la totalitĂ© de sa crĂ©ance Ă nâimporte lequel des dĂ©biteurs.
- Dans le langage : Expression qui, en droit, renvoie Ă un sens plus large que dans le langage courant, car le mot commerce englobe lâensemble des opĂ©rations juridiques faites par les commerçants.
- Usages sont : Les usages sont créés par la pratique et ils répondent mieux aux besoins des commerçants.
đ Points essentiels
- Les usages sont assez courants en droit des affaires car avant le code de commerce, le droit commercial était entiÚrement coutumier.
- Le droit commercial est lâensemble des rĂšgles qui se rapportent Ă lâexercice du commerce.
đĄ Ă retenir
Les usages sont assez courants en droit des affaires car avant le code de commerce, le droit commercial était entiÚrement coutumier.
đ 2. Qualification juridique des actes civils et commerciaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Qualification juridique : OpĂ©ration qui consiste Ă identifier la nature juridique dâun acte ou dâune situation de fait afin de le ranger dans la bonne catĂ©gorie et de dĂ©terminer la rĂšgle de droit applicable.
đ Points essentiels
- La qualification juridique est la premiÚre étape du raisonnement juridique.
- Elle consiste à classer une situation de fait dans la bonne catégorie pour appliquer le régime juridique approprié.
- La distinction entre acte civil et acte de commerce dĂ©termine si lâon applique le droit civil ou le droit commercial.
- La qualification juridique permet aussi de déterminer le tribunal compétent en cas de litige.
đĄ Ă retenir
Avant dâappliquer la rĂšgle de droit, il faut identifier la nature juridique de lâacte. Cette qualification permet de choisir le rĂ©gime applicable et la juridiction compĂ©tente en cas de litige.
đ 3. Principe de spĂ©cialitĂ© du droit commercial et recours au droit civil
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Droit commercial Le droit commercial : Branche du droit dâexception qui ne sâapplique que lorsque certaines conditions sont rĂ©unies et qui ne sâapplique jamais par dĂ©faut.
đ Points essentiels
- Le droit civil constitue le droit commun de référence lorsque le droit commercial ne prévoit aucune rÚgle applicable.
- Lâadage specialia generalibus derogant signifie que les rĂšgles spĂ©ciales dĂ©rogent aux rĂšgles gĂ©nĂ©rales.
- Le mĂ©canisme de spĂ©cialitĂ© nâest pas propre au droit commercial et se retrouve aussi dans dâautres branches comme le droit du travail.
đĄ Ă retenir
Le droit commercial ne sâapplique jamais par dĂ©faut : il ne joue que lorsquâune rĂšgle spĂ©ciale existe et que ses conditions sont rĂ©unies. Ă dĂ©faut, le droit civil redevient le droit commun de rĂ©fĂ©rence.
đ 4. Sources nationales du droit commercial : loi, usages et jurisprudence
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Code de commerce : Support central de la loi commerciale, composĂ© dâun grand nombre de normes commerciales, apparu sous sa forme actuelle en 1807 et entrĂ© en vigueur le 1er janvier 1808, puis beaucoup Ă©voluĂ© pour adapter les rĂšgles Ă lâĂ©volution de la sociĂ©tĂ© et du commerce.
- Droit commercial en droit interne : Droit dâexception qui ne sâapplique que lorsque certaines conditions sont rĂ©unies ; Ă dĂ©faut, câest le droit commun, câest-Ă -dire le droit civil, qui sâapplique.
đ Points essentiels
- La loi commerciale comprend les normes prises par le pouvoir législatif et par le pouvoir réglementaire.
- Le Code de commerce constitue un support central de la loi commerciale et a connu une évolution importante depuis 1807-1808.
- Les usages sont des rÚgles de droit non écrites qui émanent du corps social et, en droit commercial, désignent des pratiques commerciales suivies et considérées comme normales.
- La jurisprudence peut crĂ©er des rĂšgles de droit, comme lâillustre le dĂ©veloppement de la concurrence dĂ©loyale avant sa consĂ©cration par le lĂ©gislateur.
- En droit commercial, les usages désignent des pratiques commerciales suivies et considérées comme normales.
- Les usages ïLes usages, aussi appelĂ©s coutumes, sont des rĂšgles de droit non Ă©crites qui Ă©manent du corps social, auxquelles les individus se conforment parce quâils les considĂšrent comme obligatoires.
đĄ Ă retenir
Le droit commercial interne se construit par un triptyque : texte, pratique et décision de justice. Ses sources nationales sont la loi, les usages et la jurisprudence.
đ 5. Sources internationales du droit commercial : traitĂ©s et usages internationaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Exemple : ïLes incoterms, ce sont des rĂšgles dâusage international qui dĂ©finissent la rĂ©partition des coĂ»ts, des risques et des obligations entre vendeur et acheteur dans une vente internationale.
- Chambre de commerce internationale : Institution qui codifie les Incoterms et les met réguliÚrement à jour.
đ Points essentiels
- Les incoterms sont rĂ©guliĂšrement mis Ă jour par la Chambre de commerce internationale, donc lâannĂ©e de la version utilisĂ©e doit ĂȘtre prĂ©cisĂ©e.
- Les Incoterms sont des usages commerciaux internationaux qui tirent leur force de lâadhĂ©sion volontaire et gĂ©nĂ©ralisĂ©e des professionnels du commerce mondial.
- Les Incoterms sont des usages commerciaux internationaux qui, bien quâils soient codifiĂ©s par la Chambre de commerce internationale, ne tirent pas leur force dâune loi mais de lâadhĂ©sion volontaire et gĂ©nĂ©ralisĂ©e des professionnels du commerce mondial.
- Les traités internationaux Ce sont des accords entre les états, qui vont régir les relations commerciales entre eux.
đĄ Ă retenir
Les incoterms sont rĂ©guliĂšrement mis Ă jour par la Chambre de commerce internationale, donc lâannĂ©e de la version utilisĂ©e doit ĂȘtre prĂ©cisĂ©e.
đ 6. Sources communautaires du droit commercial et influence de lâUnion europĂ©enne
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Droit commercial : DĂ©biteurs sont solidaires envers le crĂ©ancier, cela signifie que le crĂ©ancier peut demander la totalitĂ© de sa crĂ©ance Ă nâimporte lequel des dĂ©biteurs.
đ Points essentiels
- Les sources communautaires sont les rĂšgles adoptĂ©es par lâUnion europĂ©enne.
- Les rĂšglements sont directement applicables en droit interne.
- Les directives doivent ĂȘtre transposĂ©es dans chaque Ătat membre.
- Le TFUE organise le marché intérieur et encadre la concurrence, interdit les ententes et les abus de position dominante.
- La directive 2000/31/CE fixe le cadre juridique applicable aux services en ligne dans lâUnion, notamment en matiĂšre dâinformation du consommateur, de responsabilitĂ© des hĂ©bergeurs et des fournisseurs dâaccĂšs, et de communications commerciales.
- Exemple : Le TraitĂ© sur le fonctionnement de lâUnion europĂ©enne (TFUE), qui organise le marchĂ© intĂ©rieur, encadre la concurrence, interdit les ententes et les abus de position dominante, et influence directement de nombreuses rĂšgles applicables aux entreprises dans lâUnion.
đĄ Ă retenir
Le droit commercial français est fortement orientĂ© par des normes europĂ©ennes. Ces rĂšgles harmonisent le marchĂ© intĂ©rieur et encadrent directement lâactivitĂ© des entreprises.
đ 7. Organisation judiciaire du commerce : tribunaux de commerce et juges consulaires
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Tribunal de commerce : Juridiction commerciale dont lâorigine remonte Ă lâĂ©dit de Charles IX de 1563 et qui connaĂźt les litiges commerciaux.
đ Points essentiels
- Lâorigine des tribunaux de commerce se trouve dans un Ă©dit de Charles IX de 1563.
- En Alsace-Moselle, les tribunaux de commerce sont composĂ©s dâun magistrat professionnel et de juges consulaires.
- LâĂ©chevinage est un mode de composition de certaines juridictions qui consiste Ă associer des juges professionnels et non professionnels.
- Depuis 2022, une phase dâexpĂ©rimentation a transformĂ© certains tribunaux de commerce en tribunaux des affaires Ă©conomiques (TAE).
- Ils sont composĂ©s de juges non professionnels, commerçants, chefs dâentreprises, Ă©lus par les commerçants pour une durĂ©e de quatre ans renouvelable.
đĄ Ă retenir
Le contentieux commercial relĂšve dâune justice spĂ©cialisĂ©e, souvent rendue par des praticiens du commerce. Cette organisation se distingue par les juges consulaires et, depuis 2022, par lâexpĂ©rimentation de tribunaux des affaires Ă©conomiques.
đ 8. Arbitrage commercial : procĂ©dure, avantages et clauses contractuelles associĂ©es
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Arbitrage : Procédure de rÚglement des litiges qui consiste, pour les parties à un litige, à faire trancher leur différend par une ou plusieurs personnes privées appelées arbitres.
- Amiable compositeur : Mode de dĂ©cision permettant Ă lâarbitre de sâaffranchir des rĂšgles de droit et de statuer si les parties le prĂ©voient.
đ Points essentiels
- Lâarbitrage est secret, alors que le jugement rendu par un tribunal est en principe public ; il permet ainsi de prĂ©server lâimage des parties et dâĂ©viter la divulgation de certaines informations liĂ©es au secret des affaires ou Ă des secrets de fabrication.
- Lâarbitrage est souvent plus rapide quâune procĂ©dure devant une juridiction Ă©tatique, notamment parce que le plus souvent ce sont les parties qui organisent la procĂ©dure dâarbitrage.
- Lâarbitre peut parfois sâaffranchir des rĂšgles de droit et statuer en amiable compositeur si les parties le prĂ©voient.
- Les avantages de lâarbitrage sont Ă relativiser, car dans certains cas les parties peuvent prĂ©voir que la sentence arbitrale pourra faire lâobjet dâun appel devant une juridiction Ă©tatique.
- Les parties prĂ©voient le recours Ă lâarbitrage en insĂ©rant une clause compromissoire dans leur contrat, qui organise Ă lâavance le rĂšglement du litige par des arbitres plutĂŽt que par un tribunal Ă©tatique.
- B â Lâarbitrage ïLâarbitrage est une procĂ©dure de rĂšglement des litiges qui consiste pour les parties Ă un litige, Ă faire trancher leur diffĂ©rend par une ou plusieurs personnes privĂ©es appelĂ©es arbitres.
đĄ Ă retenir
Lâarbitrage est secret, alors que le jugement rendu par un tribunal est en principe public ; il permet ainsi de prĂ©server lâimage des parties et dâĂ©viter la divulgation de certaines informations liĂ©es au secret des affaires ou Ă des secrets de fabrication.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ParticularitĂ© : En Alsace-Moselle, les tribunaux de commerce sont composĂ©s dâun magistrat professionnel et de juges consulaires.
- Actes de commerce par la forme : CatĂ©gorie dâactes auxquels la loi donne automatiquement la qualification commerciale en raison de leur forme, comme le chĂšque ou la lettre de change, quelle que soit la personne qui les utilise et mĂȘme si lâopĂ©ration quâils paient est civile.
đ Points essentiels
- Les actes de commerce sont les opĂ©rations que la loi considĂšre comme relevant de lâactivitĂ© commerciale.
- Un acte de commerce peut rĂ©sulter de sa nature, par exemple lâachat pour revendre, les opĂ©rations bancaires ou la prestation de transport.
- Un acte de commerce peut résulter de sa forme, comme le chÚque ou la lettre de change.
- Un acte de commerce peut rĂ©sulter du fait quâil est accompli par un commerçant dans lâexercice de son activitĂ©.
- La qualification dâacte de commerce entraĂźne lâapplication des rĂšgles du droit commercial.
- Mais tous les actes rĂ©alisĂ©s par un commerçant ne sont pas nĂ©cessairement considĂ©rĂ©s comme des actes de commerce, câest le cas notamment des actes que le commerçant fait dans sa vie civile.
đĄ Ă retenir
Les actes de commerce sont les opĂ©rations que la loi considĂšre comme relevant de lâactivitĂ© commerciale.
đ 10. Exemples et distinctions entre actes de commerce et actes civils
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Exemple : Un commerçant qui achÚte une maison pour y habiter avec sa famille.
đ Points essentiels
- Le streaming rĂ©munĂ©rĂ© nâest pas un acte de commerce ; il sâagit dâune prestation de services indĂ©pendante pouvant relever du rĂ©gime des micro-entrepreneurs.
- Lâachat de biens dans le but de les revendre avec profit constitue un acte de commerce lorsquâil est organisĂ© et rĂ©pĂ©tĂ©.
- Lâachat de voitures pour les rĂ©parer et les revendre constitue un acte de commerce dĂšs lors que lâactivitĂ© est habituelle et rĂ©alisĂ©e dans une intention spĂ©culative.
- En revanche, réalise un acte de commerce, la personne qui achÚte des biens dans le but de les revendre avec profit, de maniÚre organisée et répétée.
đĄ Ă retenir
La distinction entre activitĂ© commerciale et activitĂ© civile dĂ©pend ici de lâintention, de lâorganisation et de la rĂ©pĂ©tition. La source donne comme exemples une revente ponctuelle non commerciale, un streaming rĂ©munĂ©rĂ© non commercial et des achats-reventes organisĂ©s ou habituels qui relĂšvent de lâacte de commerce.
đ 11. CompĂ©tence juridictionnelle selon la nature commerciale ou civile des litiges
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Actes de commerce : OpĂ©rations que la loi considĂšre comme relevant de lâactivitĂ© commerciale, soit en raison de leur nature, soit en raison de leur forme, soit parce quâelles sont accomplies par un commerçant dans lâexercice de son activitĂ©.
đ Points essentiels
- Le tribunal de commerce ne sera compĂ©tent que pour les litiges relevant du droit commercial en prĂ©sence de commerçants ou dâartisans par exemple.
- En matiÚre civile, le tribunal compétent sera le tribunal judiciaire.
đĄ Ă retenir
La nature du litige commande la juridiction saisie : le tribunal de commerce pour le commercial, le tribunal judiciaire pour le civil. Les actes de commerce et la clause attributive de juridiction participent à la détermination du juge compétent.
đ 12. RĂŽle et portĂ©e des clauses attributives de juridiction dans les contrats commerciaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Clause attributive de juridiction : Stipulation contractuelle par laquelle des parties dĂ©terminent Ă lâavance le tribunal qui sera compĂ©tent pour trancher un Ă©ventuel litige relatif Ă lâexĂ©cution ou Ă lâinterprĂ©tation de leur contrat.
- Acte de commerce : Le streaming rĂ©munĂ©rĂ© nâest pas un acte de commerce : le streamer qui joue, commente et diffuse son contenu en ligne ne rĂ©alise pas un acte de commerce, il ne rĂ©alise pas dâopĂ©rations commerciales, mais une prestation de services indĂ©pendante, qui peut relever du rĂ©gime des micro-entrepreneurs.
đ Points essentiels
- La clause attributive de juridiction permet aux parties de prĂ©voir Ă lâavance le tribunal compĂ©tent pour un litige relatif Ă lâexĂ©cution ou Ă lâinterprĂ©tation du contrat.
- Cette clause nâest valable quâentre professionnels.
- Le consommateur non professionnel bénéficie de rÚgles protectrices en matiÚre de compétence territoriale.
đĄ Ă retenir
La clause attributive de juridiction permet aux parties de prĂ©voir Ă lâavance le tribunal compĂ©tent pour un litige relatif Ă lâexĂ©cution ou Ă lâinterprĂ©tation du contrat.
𧩠Compléments de couverture
- Le droit commercial est aussi appelé droit des affaires, et les deux expressions sont utilisées comme synonymes.
- En droit, le mot commerce a un sens plus large que dans le langage courant et englobe lâensemble des opĂ©rations juridiques faites par les commerçants.
- La qualification juridique sert aussi à déterminer le tribunal compétent en cas de litige.
- Le droit commercial ne sâapplique jamais par dĂ©faut : en lâabsence de rĂšgle spĂ©ciale, il faut revenir au droit civil.
- Les usages peuvent ĂȘtre internationaux, nationaux ou rĂ©gionaux.
- La vente au cadran est citĂ©e comme exemple dâusage local en France, notamment en Bretagne et dans le Sud-Ouest.
- Lâaccord de libre-Ă©change entre lâUnion europĂ©enne et lâInde est donnĂ© comme exemple de traitĂ© international.
- FOB signifie que le vendeur prend en charge les marchandises jusquâĂ leur chargement Ă bord du navire au port de dĂ©part.
- CIF signifie que le vendeur prend en charge le coĂ»t des marchandises, lâassurance et le fret jusquâau port dâarrivĂ©e.
- Le TFUE est présenté comme un texte fondateur qui structure une grande partie du droit commercial applicable en France.
- Les juges consulaires sont des juges non professionnels, commerçants ou chefs dâentreprises, Ă©lus pour quatre ans renouvelables et bĂ©nĂ©voles.
- 2 Autrement dit, avant de savoir quelles rĂšgles sâappliquent, le juriste doit dâabord rĂ©pondre Ă une question essentielle : de quoi sâagit-il juridiquement ?
- Les articles L110-1 et L110-2 du code de commerce dressent une liste dâactes qui sont rĂ©putĂ©s ĂȘtre des actes de commerce.
- Câest une particularitĂ© hĂ©ritĂ©e de la pĂ©riode dâoccupation allemande de cette rĂ©gion entre 1871 et 1918.
- Un grand nombre de ces normes figurent dans le code de commerce qui apparut sus sa forme actuelle en 1807 et est entré en vigueur le 1er janvier 1808.
- 1 INTRODUCTION Partout oĂč il existe un groupe humain, une sociĂ©tĂ©, la nĂ©cessitĂ© de la rĂšgle sâimpose pour organiser les relations entre les individus.
- Le montant de sa créance est de 100 000 euros.
- 1807 et est entré en vigueur le 1er janvier 1808.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1807 | Code de commerce sous sa forme actuelle |
| 1808 | Entrée en vigueur du Code de commerce |
| 1563 | Origine des tribunaux de commerce |
| 2022 | Expérimentation des tribunaux des affaires économiques |
| 1871 | DĂ©but de la pĂ©riode dâoccupation allemande en Alsace-Moselle |
| 1918 | Fin de la pĂ©riode dâoccupation allemande en Alsace-Moselle |
đ Tableaux de SynthĂšse
Actes de commerce : critĂšres
| CritÚre | Idée clé | Exemples |
|---|
| Nature | Acte commercial par son objet | achat pour revendre ; opérations bancaires ; prestation de transport |
| Forme | Qualification commerciale donnée par la loi | chÚque ; lettre de change |
| Accomplissement par commerçant | Acte commercial en raison de lâauteur | acte accompli par un commerçant |
Sources du droit commercial
| Source | CaractÚre | Portée |
|---|
| Loi | Ăcrite | Code de commerce |
| Usages | Non écrite | pratiques commerciales suivies et considérées comme normales |
| Jurisprudence | Décision de justice | peut créer des rÚgles, comme la concurrence déloyale |
| Sources de lâUnion europĂ©enne | RĂšglements et directives | rĂšglements directement applicables ; directives Ă transposer |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre droit commercial et droit civil alors que le droit commercial est un droit dâexception et le droit civil le droit commun de rĂ©fĂ©rence.
- Croire que le droit commercial sâapplique par dĂ©faut alors quâil ne joue que si une rĂšgle spĂ©ciale existe et que ses conditions sont rĂ©unies.
- Assimiler tous les actes de commerce Ă des actes civils alors que la qualification dĂ©pend de la nature, de la forme ou de lâauteur de lâacte.
- Oublier que les usages commerciaux sont des rÚgles non écrites issues de la pratique et considérées comme normales.
- Confondre rĂšglement europĂ©en et directive europĂ©enne : le rĂšglement est directement applicable, la directive doit ĂȘtre transposĂ©e.
- Penser que lâarbitrage est public comme un jugement alors quâil est secret et vise aussi Ă prĂ©server le secret des affaires.
- Confondre tribunal de commerce et tribunal des affaires économiques alors que certains tribunaux de commerce sont transformés à titre expérimental depuis 2022.
â
Checklist Examen
- DĂ©finir le droit commercial comme lâensemble des rĂšgles relatives Ă lâexercice du commerce.
- Expliquer que le mot commerce a en droit un sens plus large que dans le langage courant.
- Savoir que la qualification juridique est la premiÚre étape du raisonnement juridique.
- Relier la qualification à la détermination du régime applicable et du tribunal compétent.
- Rappeler le principe specialia generalibus derogant.
- Identifier le Code de commerce comme support central de la loi commerciale.
- Distinguer loi, usages et jurisprudence parmi les sources nationales.
- Retenir que les sources communautaires comprennent rĂšglements et directives.
- Savoir que les tribunaux de commerce connaissent les litiges commerciaux.
- ConnaĂźtre la clause compromissoire comme clause organisant le recours Ă lâarbitrage.
- Distinguer actes de commerce par la nature, par la forme et par lâaccomplissement par commerçant.
- Retenir que les juges consulaires sont des juges non professionnels élus par les commerçants.
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