Revision sheet: Introduction au droit commercial et ses sources

📋 Plan du Cours

  1. Droit commercial et qualification juridique
  2. Actes civils et actes de commerce
  3. Droit commercial : droit d’exception
  4. Sources nationales du droit commercial
  5. Sources internationales et incoterms
  6. Sources communautaires et droit de l’Union
  7. Tribunal de commerce et juges consulaires
  8. Arbitrage et sentence arbitrale
  9. Clauses compromissoire et attributive de juridiction
  10. Actes de commerce et critĂšres de qualification

📖 1. Droit commercial et qualification juridique

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Ubi societas, ibi jus : Adage juridique reliant l’existence d’une sociĂ©tĂ© Ă  la nĂ©cessitĂ© de rĂšgles de droit pour organiser les relations entre individus.
  • Droit des affaires : Ensemble de rĂšgles qui encadrent l’exercice du commerce et les opĂ©rations juridiques liĂ©es Ă  cette activitĂ©.
  • Droit commercial : Synonyme du droit des affaires, dĂ©signant l’ensemble des rĂšgles relatives Ă  l’exercice du commerce.
  • Acte de commerce : Qualification juridique d’opĂ©rations rĂ©alisĂ©es dans le cadre de l’activitĂ© commerciale, soumises Ă  un rĂ©gime propre.
  • Acte civil : Qualification d’opĂ©rations rĂ©alisĂ©es hors du cadre commercial, mĂȘme lorsqu’elles sont accomplies par un commerçant.

📝 Points essentiels

  • Le droit correspond Ă  l’ensemble des rĂšgles imposĂ©es par les autoritĂ©s publiques pour dire ce qui est permis et dĂ©fendu et encadrer les relations entre individus.
  • Le droit commercial (ou droit des affaires) vise les rĂšgles liĂ©es Ă  l’exercice du commerce.
  • En droit, le mot commerce a un sens plus large que l’achat-vente : il englobe les opĂ©rations juridiques faites par les commerçants.
  • La plupart des opĂ©rations du commerçant relĂšvent d’actes de commerce, mais tous ses actes ne sont pas automatiquement commerciaux.
  • Un acte accompli par un commerçant dans sa vie civile peut ĂȘtre qualifiĂ© d’acte civil, comme l’achat d’une maison pour y habiter.
  • Des non-commerçants peuvent accomplir des actes qualifiĂ©s de commerce « par la forme », par exemple un paiement par carte bancaire ou par chĂšque.

💡 Astuce mĂ©mo

SociĂ©tĂ© → droit (Ubi societas, ibi jus) ; commerçant ≠ tout commercial : vie civile = acte civil ; certains actes sont commerciaux « par la forme » (carte, chĂšque).

📖 2. Actes civils et actes de commerce

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Acte de commerce par la forme : Notion juridique oĂč la loi qualifie automatiquement un acte comme commercial, indĂ©pendamment de la personne qui l’accomplit et de la nature civile de ce qui est payĂ©.
  • ChĂšque : Instrument de paiement qualifiĂ© d’acte de commerce par la forme, mĂȘme lorsqu’il sert Ă  rĂ©gler une opĂ©ration civile.
  • Carte bancaire : Moyen de paiement qualifiĂ© d’acte de commerce par la forme, mĂȘme lorsqu’il sert Ă  payer une opĂ©ration civile.
  • Qualification juridique : DĂ©marche consistant Ă  classer un fait dans la bonne catĂ©gorie juridique pour dĂ©terminer le rĂ©gime juridique applicable.
  • RĂ©gime juridique : Ensemble de rĂšgles attachĂ©es Ă  une catĂ©gorie juridique, choisi aprĂšs la qualification juridique pour encadrer la situation.

📝 Points essentiels

  • Un non-commerçant peut accomplir des actes de commerce si l’acte est commercial par nature ou par la forme.
  • Le chĂšque et la carte bancaire sont des actes de commerce « par la forme ».
  • Un acte de commerce « par la forme » reste commercial mĂȘme si l’opĂ©ration payĂ©e est civile (ex. achat d’un sandwich, d’un livre, abonnement).
  • La qualification juridique est la premiĂšre Ă©tape du raisonnement : elle rĂ©pond Ă  la question « de quoi s’agit-il juridiquement ? ».
  • À chaque qualification correspond un rĂ©gime juridique, qui dĂ©termine les rĂšgles applicables et la juridiction compĂ©tente en cas de litige.
  • La distinction acte civil / acte de commerce sert Ă  choisir entre droit civil et droit commercial.

💡 Astuce mĂ©mo

ChĂšque + carte = « commercial par la forme » : le moyen de paiement dĂ©cide, pas la qualitĂ© de la personne ni la nature de l’achat.

📖 3. Droit commercial : droit d’exception

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Acte civil : Un acte civil est une qualification juridique qui renvoie au droit civil et dĂ©termine la compĂ©tence du tribunal judiciaire en cas de litige.
  • Acte de commerce : Un acte de commerce est une qualification juridique qui renvoie au droit commercial et conditionne la compĂ©tence du tribunal de commerce en cas de litige.
  • Droit commercial : Le droit commercial est un droit spĂ©cial qui ne s’applique que lorsque des conditions prĂ©cises sont rĂ©unies, sinon c’est le droit civil qui prĂ©vaut.
  • Droit commun : Le droit commun dĂ©signe le droit gĂ©nĂ©ral applicable lorsque le droit spĂ©cial ne prĂ©voit aucune rĂšgle pour la situation concernĂ©e.
  • Adage specialia generalibus derogant : L’adage signifie que les rĂšgles spĂ©ciales Ă©cartent les rĂšgles gĂ©nĂ©rales lorsqu’elles s’appliquent Ă  la situation.

📝 Points essentiels

  • La qualification juridique (acte civil ou acte de commerce) sert Ă  choisir entre droit civil et droit commercial et Ă  fixer le tribunal compĂ©tent.
  • Le tribunal de commerce ne connaĂźt que des litiges relevant du droit commercial, notamment en prĂ©sence de commerçants ou d’artisans.
  • En matiĂšre civile, la compĂ©tence revient au tribunal judiciaire pour les litiges relevant du droit civil.
  • Le droit commercial est un droit d’exception : il ne s’applique pas par dĂ©faut, mais seulement s’il existe une rĂšgle spĂ©ciale applicable.
  • Quand aucune rĂšgle de droit commercial ne couvre la situation, on revient au droit commun, donc au droit civil.
  • Le mĂ©canisme d’exception n’est pas propre au droit commercial : le droit du travail dĂ©roge au droit civil dĂšs que les conditions du contrat de travail sont rĂ©unies.

💡 Astuce mĂ©mo

SpĂ©cial → dĂ©roge : si le droit commercial a une rĂšgle pour ton cas, il s’applique ; sinon retour au droit civil (droit commun).

📖 4. Sources nationales du droit commercial

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Loi : La loi dĂ©signe les normes adoptĂ©es par le pouvoir lĂ©gislatif et aussi celles prises par le pouvoir rĂ©glementaire.
  • Pouvoir lĂ©gislatif : Le pouvoir lĂ©gislatif correspond aux institutions qui votent les normes, Ă  savoir l’AssemblĂ©e nationale et le SĂ©nat.
  • Pouvoir rĂ©glementaire : Le pouvoir rĂ©glementaire regroupe les normes prises par le gouvernement pour complĂ©ter ou prĂ©ciser le cadre lĂ©gal.
  • Code de commerce : Le code de commerce est le recueil principal des rĂšgles commerciales, apparu en 1807 et entrĂ© en vigueur le 1er janvier 1808.
  • Usages : Les usages sont des rĂšgles non Ă©crites issues de la pratique sociale, considĂ©rĂ©es comme obligatoires par ceux qui les suivent.

📝 Points essentiels

  • En droit interne, le droit commercial repose sur trois catĂ©gories de sources : la loi, les usages et la jurisprudence.
  • La loi inclut Ă  la fois les normes votĂ©es par le Parlement (AssemblĂ©e nationale + SĂ©nat) et les normes prises par le gouvernement.
  • Le code de commerce a Ă©tĂ© publiĂ© sous sa forme actuelle en 1807 et est entrĂ© en vigueur le 1er janvier 1808.
  • Le code de commerce a Ă©voluĂ© au fil du temps pour s’adapter aux transformations de la sociĂ©tĂ© et du commerce.
  • Les usages (coutumes) sont des rĂšgles non Ă©crites issues du corps social, suivies parce qu’elles sont perçues comme obligatoires.
  • En droit commercial, les usages correspondent Ă  des pratiques commerciales jugĂ©es normales et peuvent varier selon la zone gĂ©ographique (local, national, rĂ©gional, international).

💡 Astuce mĂ©mo

Loi = écrite (Parlement + gouvernement) ; Usages = non écrits (pratique jugée obligatoire) ; Jurisprudence = décisions des juges.

📖 5. Sources internationales et incoterms

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • TraitĂ©s internationaux : Les traitĂ©s internationaux sont des accords entre États qui encadrent leurs relations commerciales.
  • Usages internationaux : Les usages internationaux sont des pratiques reconnues par les opĂ©rateurs qui servent de rĂšgles dans le commerce international.
  • Incoterms : Les incoterms sont des rĂšgles d’usage international qui rĂ©partissent coĂ»ts, risques et obligations entre vendeur et acheteur.
  • Jurisprudence : La jurisprudence dĂ©signe l’ensemble des dĂ©cisions rendues par les juridictions, susceptibles de crĂ©er des rĂšgles de droit.

📝 Points essentiels

  • La jurisprudence correspond Ă  l’ensemble des dĂ©cisions des Cours et Tribunaux.
  • Les dĂ©cisions de jurisprudence peuvent ĂȘtre crĂ©atrices de rĂšgles de droit.
  • La thĂ©orie de la concurrence dĂ©loyale a d’abord Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e par la jurisprudence avant d’ĂȘtre consacrĂ©e par le lĂ©gislateur.
  • En droit international, on distingue les traitĂ©s internationaux et les usages internationaux comme sources du commerce.
  • Les traitĂ©s internationaux rĂ©gissent les relations commerciales entre États, par exemple via des accords de libre-Ă©change.
  • Les incoterms organisent la rĂ©partition des coĂ»ts, des risques et des obligations dans une vente internationale.

💡 Astuce mĂ©mo

TraitĂ©s = États (accords) ; Usages = opĂ©rateurs (pratiques) ; Incoterms = coĂ»ts+risques+obligations.

📖 6. Sources communautaires et droit de l’Union

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Usages commerciaux internationaux : Les usages commerciaux internationaux sont des pratiques de marchĂ© utilisĂ©es par les opĂ©rateurs pour organiser leurs relations commerciales Ă  l’échelle mondiale.
  • Incoterms : Les Incoterms sont des rĂšgles d’usage international qui rĂ©partissent coĂ»ts, risques et obligations entre vendeur et acheteur dans une vente internationale.
  • FOB : FOB est un Incoterm oĂč le vendeur supporte les marchandises jusqu’à leur chargement Ă  bord au port de dĂ©part, puis les risques et frais passent Ă  l’acheteur.
  • CIF : CIF est un Incoterm oĂč le vendeur paie coĂ»t, assurance et fret jusqu’au port d’arrivĂ©e, mais le transfert des risques intervient dĂšs le chargement au port de dĂ©part.
  • Sources communautaires : Les sources communautaires dĂ©signent les rĂšgles adoptĂ©es par l’Union europĂ©enne pour encadrer des domaines liĂ©s aux activitĂ©s commerciales.

📝 Points essentiels

  • Les Incoterms dĂ©finissent la rĂ©partition des coĂ»ts, des risques et des obligations entre vendeur et acheteur dans une vente internationale.
  • FOB signifie que le vendeur livre les marchandises Ă  bord du navire au port de dĂ©part, puis les risques et frais sont Ă  la charge de l’acheteur dĂšs le chargement.
  • CIF signifie que le vendeur prend en charge le coĂ»t des marchandises, l’assurance et le fret jusqu’au port d’arrivĂ©e, tandis que les risques passent Ă  l’acheteur dĂšs le chargement au port de dĂ©part.
  • Les Incoterms sont mis Ă  jour rĂ©guliĂšrement par la Chambre de commerce internationale, d’oĂč la nĂ©cessitĂ© de prĂ©ciser l’annĂ©e de la version choisie.
  • Les Incoterms tirent leur force de l’adhĂ©sion volontaire et gĂ©nĂ©ralisĂ©e des professionnels, et non d’une loi.
  • Les sources communautaires de l’Union europĂ©enne comprennent notamment des directives et des rĂšglements couvrant des domaines comme la concurrence, la protection des consommateurs, les pratiques commerciales et le marchĂ©

💡 Astuce mĂ©mo

FOB = “à bord” : risques/frais basculent au chargement ; CIF = “coĂ»t jusqu’au port” : paiement jusqu’à l’arrivĂ©e, risques basculent au chargement.

📖 7. Tribunal de commerce et juges consulaires

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Tribunal de commerce : Juridiction spĂ©cialisĂ©e qui juge les litiges liĂ©s aux activitĂ©s commerciales, avec une composition majoritairement non professionnelle.
  • Juges consulaires : Juges non professionnels, commerçants ou chefs d’entreprise, Ă©lus par les commerçants pour exercer bĂ©nĂ©volement.
  • Échevinage : Mode de composition associant des juges professionnels et des juges non professionnels au sein de certaines juridictions.
  • Alsace-Moselle : RĂ©gion française oĂč la composition des tribunaux de commerce inclut un magistrat professionnel en plus des juges consulaires.

📝 Points essentiels

  • Les tribunaux de commerce trouvent leur origine dans un Ă©dit de Charles IX datĂ© de 1563.
  • Les juges consulaires sont des commerçants ou chefs d’entreprises Ă©lus par les commerçants pour une durĂ©e de quatre ans renouvelable.
  • Les juges consulaires exercent Ă  titre bĂ©nĂ©vole.
  • En Alsace-Moselle, la composition des tribunaux de commerce relĂšve d’une organisation mixte avec un magistrat professionnel et des juges consulaires.
  • L’échevinage associe des juges professionnels et non professionnels dans la mĂȘme juridiction.
  • La particularitĂ© alsacienne-mosellane est prĂ©sentĂ©e comme un hĂ©ritage de la pĂ©riode d’occupation allemande entre 1871 et 1918.

💡 Astuce mĂ©mo

Charles IX (1563) → Commerce jugĂ© par des Consuls (bĂ©nĂ©voles, 4 ans) ; Alsace-Moselle = Échevinage (pro + consuls).

📖 8. Arbitrage et sentence arbitrale

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Échevinage : L’échevinage est un mode de composition de certaines juridictions qui associe des juges professionnels et des juges non professionnels.
  • Juges consulaires : Les juges consulaires sont des juges non professionnels associĂ©s au magistrat professionnel dans certaines juridictions commerciales.
  • Tribunaux des affaires Ă©conomiques : Les tribunaux des affaires Ă©conomiques sont des juridictions expĂ©rimentales issues de la transformation de certains tribunaux de commerce depuis 2022.
  • Arbitrage : L’arbitrage est une procĂ©dure privĂ©e de rĂšglement des litiges oĂč des arbitres tranchent le diffĂ©rend Ă  la place d’une juridiction Ă©tatique.
  • Sentence arbitrale : La sentence arbitrale est la dĂ©cision rendue par les arbitres dans le cadre d’un arbitrage.

📝 Points essentiels

  • L’échevinage est prĂ©sentĂ© comme une particularitĂ© hĂ©ritĂ©e de la pĂ©riode d’occupation allemande de la rĂ©gion entre 1871 et 1918.
  • Depuis 2022, une phase d’expĂ©rimentation transforme certains tribunaux de commerce en tribunaux des affaires Ă©conomiques (TAE) pour regrouper plusieurs contentieux commerciaux.
  • Les TAE visent Ă  tester une organisation plus lisible et plus efficace du traitement des litiges Ă©conomiques afin d’accroĂźtre les compĂ©tences des tribunaux de commerce.
  • Dans l’arbitrage, les parties font trancher leur diffĂ©rend par une ou plusieurs personnes privĂ©es appelĂ©es arbitres.
  • La dĂ©cision des arbitres prend la forme d’une sentence arbitrale.
  • L’arbitrage est dĂ©crit comme secret, contrairement au principe de publicitĂ© du jugement Ă©tatique, ce qui aide Ă  prĂ©server l’image et Ă  limiter la divulgation d’informations sensibles (ex. secret des affaires, secrets de

💡 Astuce mĂ©mo

Secret + Vitesse + SpĂ©cialistes : l’arbitrage protĂšge, accĂ©lĂšre et mobilise des experts.

📖 9. Clauses compromissoire et attributive de juridiction

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Arbitrage : L’arbitrage est un mode de rĂšglement des litiges oĂč des arbitres tranchent le diffĂ©rend Ă  la place d’un tribunal Ă©tatique.
  • Clause compromissoire : La clause compromissoire est une clause contractuelle par laquelle les parties s’engagent Ă  soumettre Ă  l’arbitrage les diffĂ©rends futurs liĂ©s Ă  leur contrat.
  • Clause attributive de juridiction : La clause attributive de juridiction est une stipulation contractuelle qui dĂ©signe Ă  l’avance le tribunal compĂ©tent pour un litige relatif Ă  l’exĂ©cution ou Ă  l’interprĂ©tation du contrat.
  • Professionnels : Les professionnels sont les parties qui exercent une activitĂ© commerciale ou assimilĂ©e, et qui peuvent conclure certaines clauses de compĂ©tence sans bĂ©nĂ©ficier des protections du consommateur.

📝 Points essentiels

  • Les parties peuvent prĂ©voir qu’une sentence arbitrale fera l’objet d’un appel devant une juridiction Ă©tatique dans certains cas.
  • Dans le commerce international, l’arbitrage est souvent choisi pour limiter la crainte de partialitĂ© des juridictions nationales de l’autre partie.
  • La clause compromissoire organise Ă  l’avance le rĂšglement du litige par des arbitres plutĂŽt que par un tribunal Ă©tatique.
  • Une clause attributive de juridiction permet de fixer Ă  l’avance le tribunal compĂ©tent en cas de diffĂ©rend contractuel.
  • Exemple donnĂ© : un siĂšge social Ă  Meaux peut conduire Ă  prĂ©voir que le tribunal de commerce de Meaux connaĂźtra de tout diffĂ©rend.
  • La clause attributive de juridiction n’est valable qu’entre professionnels et ne peut pas ĂȘtre imposĂ©e par un commerçant Ă  un consommateur non professionnel.

💡 Astuce mĂ©mo

Arbitrage = arbitres (clause compromissoire) ; Tribunal = tribunal désigné (clause attributive) ; Consommateur protégé = clause attributive seulement entre professionnels.

📖 10. Actes de commerce et critùres de qualification

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Actes de commerce : Les actes de commerce sont des opĂ©rations que la loi rattache Ă  l’activitĂ© commerciale, soit par leur nature, soit par leur forme, soit par le contexte d’accomplissement par un commerçant.
  • Nature de l’acte : La qualification peut venir de la nature de l’opĂ©ration, comme l’achat pour revendre ou certaines opĂ©rations bancaires et de transport.
  • Forme de l’acte : La qualification peut venir de la forme de l’opĂ©ration, comme certains instruments de paiement ou de crĂ©dit (ex. chĂšque, lettre de change).
  • Intention spĂ©culative : L’intention spĂ©culative correspond au but de revendre avec profit, ce qui peut faire basculer une activitĂ© dans les actes de commerce.

📝 Points essentiels

  • Un acte est qualifiĂ© d’acte de commerce soit par sa nature, soit par sa forme, soit parce qu’il est accompli par un commerçant dans l’exercice de son activitĂ©.
  • La qualification d’acte de commerce dĂ©clenche l’application du droit commercial, notamment pour la compĂ©tence des juridictions commerciales et des rĂšgles de preuve plus souples qu’en matiĂšre civile.
  • Les achats pour revendre constituent un exemple typique d’acte de commerce par nature.
  • Le chĂšque et la lettre de change sont des exemples d’actes de commerce par la forme.
  • Une revente ponctuelle d’un bien personnel sur une plateforme n’est pas un acte de commerce si l’acheteur n’a pas achetĂ© pour revendre et n’agit pas de façon professionnelle ou habituelle.
  • Le streaming rĂ©munĂ©rĂ© n’est pas un acte de commerce si l’activitĂ© consiste Ă  fournir une prestation de services indĂ©pendante, potentiellement relevant du rĂ©gime des micro-entrepreneurs.

💡 Astuce mĂ©mo

Nature = opérations (achat pour revendre, banque, transport) ; Forme = papiers (chÚque, lettre de change) ; Contexte = commerçant en activité ; Intention = revendre avec profit.

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1807Publication du code de commerce sous sa forme actuelle
1er janvier 1808Entrée en vigueur du code de commerce
1563Édit de Charles IX à l’origine des tribunaux de commerce

📊 Tableaux de synthùse

Acte civil vs acte de commerce

CritĂšreActe civilActe de commerce
QualificationRenvoie au droit civilRenvoie au droit commercial
Tribunal compétentTribunal judiciaireTribunal de commerce (ou TAE selon expérimentation)
Principe d’application du droitRelĂšve du droit communDroit spĂ©cial : s’applique seulement s’il existe une rĂšgle spĂ©ciale
ExemplesAchat d’une maison pour y habiterAchat pour revendre ; chùque/carte bancaire (par la forme)

⚠ PiĂšges & confusions frĂ©quents

  1. Confondre le sens courant de « commerce » (achat-vente) avec le sens juridique plus large : en droit, le commerce englobe les opérations juridiques faites par les commerçants.
  2. Croire qu’un commerçant fait automatiquement des actes de commerce : les actes accomplis dans sa vie civile (ex. acheter une maison pour y habiter) peuvent rester civils.
  3. Penser que le chĂšque ou la carte bancaire ne sont commerciaux que si l’utilisateur est commerçant : ils sont commerciaux « par la forme » mĂȘme pour payer une opĂ©ration civile.
  4. Inverser la logique de qualification : croire que l’on choisit d’abord le rĂ©gime puis qu’on qualifie ensuite, alors que la qualification juridique est la premiĂšre Ă©tape (« de quoi s’agit-il juridiquement ? »).
  5. Oublier que le droit commercial est un droit d’exception : si aucune rĂšgle spĂ©ciale ne s’applique, il faut revenir au droit commun (droit civil).
  6. Confondre sources et force obligatoire : les incoterms sont des usages codifiĂ©s mais ne tirent pas leur force d’une loi, contrairement aux rĂšglements europĂ©ens directement applicables.
  7. Se tromper sur la clause attributive de juridiction : elle n’est valable qu’entre professionnels et ne peut pas ĂȘtre imposĂ©e par un commerçant Ă  un consommateur non professionnel.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer l’adage « Ubi societas, ibi jus » et dĂ©finir le droit puis le droit des affaires/droit commercial comme ensemble de rĂšgles liĂ©es Ă  l’exercice du commerce.
  2. Distinguer commerce au sens juridique (opérations juridiques des commerçants) et commerce au sens courant, puis relier cette idée aux « actes de commerce ».
  3. Donner au moins deux exemples d’actes de commerce par la forme (chĂšque, carte bancaire) et prĂ©ciser que la qualification dĂ©pend de l’acte, pas de la qualitĂ© de la personne.
  4. Définir la qualification juridique et expliquer pourquoi elle est la premiÚre étape du raisonnement (classer la situation pour appliquer le régime juridique).
  5. Expliquer la conséquence de la qualification sur le tribunal compétent : tribunal de commerce pour le droit commercial (en présence de commerçants/artisans) et tribunal judiciaire pour le civil.
  6. DĂ©crire le mĂ©canisme d’exception du droit commercial avec l’adage « specialia generalibus derogant » et prĂ©ciser le retour au droit commun en l’absence de rĂšgle spĂ©ciale.
  7. Lister les trois sources nationales du droit commercial en droit interne (loi, usages, jurisprudence) et préciser ce que recouvrent chacune.
  8. Expliquer la distinction sources internationales : traitĂ©s internationaux (accords entre États) et usages internationaux, puis relier aux incoterms (coĂ»ts/risques/obligations).
  9. Donner les diffĂ©rences FOB/CIF telles que prĂ©sentĂ©es : transfert des risques au chargement et rĂ©partition des coĂ»ts/assurance/fret selon l’incoterm, et rappeler l’idĂ©e d’indiquer l’annĂ©e de version.
  10. DĂ©crire l’organisation judicaire du commerce : origine des tribunaux de commerce (Ă©dit de Charles IX), composition des juges consulaires (bĂ©nĂ©voles, Ă©lus, durĂ©e) et particularitĂ© Alsace-Moselle (Ă©chevinage).
  11. Expliquer l’arbitrage : rĂŽle des arbitres, forme de la dĂ©cision (sentence arbitrale) et trois avantages citĂ©s (secret, rapiditĂ©, recours Ă  spĂ©cialistes), avec la nuance sur l’appel possible.
  12. Distinguer clause compromissoire et clause attributive de juridiction, puis prĂ©ciser la rĂšgle de validitĂ© de la clause attributive (valable seulement entre professionnels) et l’exemple du tribunal de commerce de Meaux.

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1. Comment s’appelle la dĂ©cision rendue par les arbitres Ă  l’issue d’un arbitrage ?

2. Quel est le rĂŽle principal des incoterms dans une vente internationale ?

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Ubi societas, ibi jus — dĂ©finition ?

Principe liant société et rÚgles juridiques

Droit des affaires — rîle ?

Encadrer l’exercice du commerce et opĂ©rations juridiques

Acte de commerce — qualification ?

Opération relevant du régime commercial

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