Revision sheet: Introduction au droit de la distribution

📋 Plan du Cours

  1. Loi Egalim 2 et loi Egalim 3 en droit de la distribution
  2. Définition, contenu et conditions juridiques du fonds de commerce
  3. CapacitĂ©, nationalitĂ© et pouvoirs de l’exploitant du fonds de commerce
  4. Procédure et normes de constitution du fichier client selon la loi Informatique et Libertés
  5. Nature et classifications du contrat de distribution
  6. Liberté contractuelle en droit de la distribution : conclusion, choix du contractant et clauses
  7. Liberté de fixation des prix en droit de la distribution et ses exceptions légales
  8. Contrat de franchise : formation, exécution et causes de cessation
  9. Exigence de loyauté et fonctionnement des réseaux de distribution
  10. Typologie des distributeurs : agissant pour leur propre compte et pour le compte d’autrui
  11. Accords verticaux et horizontaux en droit de la distribution
  12. Les coopératives en général Le mot coopération est un dérivé du préfixe latin « coum » = avec et « operare » = agir

📖 1. Loi 2galim et loi Egalim en droit de la distribution

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Loi Egalim 2 : LĂ©gislation adoptĂ©e le 18 octobre 2021 visant Ă  encadrer et sĂ©curiser les relations commerciales dans le secteur de la distribution, notamment pour faire face Ă  l'imprĂ©visibilitĂ© du secteur et consacrer certaines pratiques commerciales en droit.
  • Loi Egalim 3 : Loi adoptĂ©e le 20 mai 2023 qui poursuit l'Ă©quilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire en renforçant les mesures de rĂ©gulation et de sĂ©curisation des relations contractuelles.
  • Droit de la distribution : Aussi secrĂ©tĂ© des dispositions lĂ©gislatives qui lui sont propre.
  • RĂ©seaux de distribution : Ensemble organisĂ© d'agents commerciaux, gĂ©rants ou autres intervenants qui assurent la commercialisation des produits, structurĂ© pour garantir la cohĂ©rence et l'efficacitĂ© de la distribution.
  • Grande distribution : Ce conflit se manifeste dans le domaine de la grande distribution avec la prohibition des clauses abusives.

📝 Points essentiels

  • Les lois Egalim 2 du 18 octobre 2021 et Egalim 3 du 20 mai 2023 encadrent spĂ©cifiquement les relations dans le secteur de la distribution.
  • Ces lois ont Ă©tĂ© adoptĂ©es pour sĂ©curiser les relations commerciales face Ă  l'imprĂ©visibilitĂ© du secteur et consacrer certaines pratiques commerciales en droit.
  • Egalim 3 du 20 mai 2023. Cette imprĂ©visibilitĂ© a conduit les acteurs de la distribution a sĂ©curisĂ© ses relations en Ă©dictant leur propre norme. Le rĂŽle crĂ©ateur de la pratique commerciale a ainsi Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© de longues dates. La plupart de techniques de distribution reposent sur d’original formule contractuelles. Pour s’adapter au plus prĂšs des besoins du secteur et inspirĂ© par des stratĂ©gies commerciales d’une partie des acteurs Ă©conomiques. Il arrive que le succĂšs d’une clause ou d’un contrat dans la pratique aboutisse Ă  une consĂ©cration lĂ©gislative. Les usages jouent aussi un grand rĂŽle, certains sont propres Ă  une profession, ainsi l’indemnitĂ© de fin de contrat dont bĂ©nĂ©ficie l’agent commercial, art L134-12 et L134-13 du CCom est fixĂ© Ă  2 annĂ©es de commissions en vertu d’un simple usage. Certains codes de dĂ©ontologie qui reprennent rĂ©guliĂšrement ces usages reste Ă  discuter car le manquement Ă  ces rĂšgles ne constitue pas une faute civile. La violation d’une norme AFNOR peut constituer une faute civile mais ce n’est pas obligatoire.
  • Egalim 1 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire fut adoptĂ© le 30 octobre 2018. Une ordonnance du 24 avril 2019 est venue rĂ©former le titre 4 du livre 4 du CCom.

💡 À retenir

Les lois Egalim 2 du 18 octobre 2021 et Egalim 3 du 20 mai 2023 encadrent spécifiquement les relations dans le secteur de la distribution.

📖 2. DĂ©finition, contenu et conditions juridiques du fonds de commerce

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Fonds de commerce : UniversalitĂ© juridique composĂ©e d'Ă©lĂ©ments corporels et incorporels affectĂ©s Ă  l'exploitation d'une activitĂ© commerciale, qui n'existe juridiquement que par son exploitation effective par un exploitant.
  • UniversalitĂ© de droit : Ensemble cohĂ©rent d'Ă©lĂ©ments juridiques liĂ©s Ă  une activitĂ© commerciale, soumis Ă  un rĂ©gime unifiĂ© lors des mouvements juridiques affectant ses composantes afin de garantir la cohĂ©rence de l'ensemble.
  • Exploitation du fonds : Ce dernier doit agir dans la limite de l’objet social et ce sera le cas si cet objet ne se limite pas Ă  l’exploitation du fonds cĂ©dĂ©.
  • AcquĂ©rir au prix et conditions : On relĂšvera que dans un dĂ©lai de 2 mois Ă  compter de la rĂ©ception de dĂ©claration prĂ©alable, le titulaire du droit de prĂ©emption notifie au cĂ©dant soit sa dĂ©cision d’acquĂ©rir au prix et conditions indiquĂ©s dans la dĂ©claration prĂ©alable soit son offre d’acquĂ©rir au prix et conditions fixĂ©s par l’autoritĂ© judiciaire saisie, soit sa dĂ©cision de renoncer Ă  l’exercice du droit de prĂ©emption.

📝 Points essentiels

  • Le fonds de commerce est une universalitĂ© juridique composĂ©e d'Ă©lĂ©ments corporels et incorporels affectĂ©s Ă  l'exploitation d'une activitĂ© commerciale.
  • Les mouvements juridiques affectant les composantes du fonds obĂ©issent Ă  un rĂ©gime unifiĂ© garantissant la cohĂ©rence de l'ensemble.
  • La commune ayant acquis un fonds de commerce par le biais de son droit de prĂ©emption dit el rĂ©trocĂ©dĂ© dans un dĂ©lai max de 2 ans suivant la prise d’effet d’achat Ă  une entreprise enregistrĂ©e au R ceci en vue d’une exploitation en vue de prĂ©serve l’activitĂ© commerciale dans le pĂ©rimĂštre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat.

💡 À retenir

Le fonds de commerce doit ĂȘtre saisi comme une universalitĂ© juridique indissociable liĂ©e Ă  son exploitation commerciale effective.

📖 3. CapacitĂ©, nationalitĂ© et pouvoirs de l’exploitant du fonds de commerce

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Les mineurs Ă©mancipĂ©s : Les mineurs ayant obtenu l'Ă©mancipation lĂ©gale peuvent exercer une activitĂ© commerciale sans nĂ©cessiter l'autorisation prĂ©alable du juge, contrairement aux mineurs non Ă©mancipĂ©s soumis Ă  un rĂ©gime plus restrictif.
  • Principe : La capacitĂ© juridique de l’exploitant est une condition indispensable Ă  l’exercice de l’activitĂ© commerciale, avec des rĂšgles spĂ©cifiques applicables aux mineurs et aux majeurs protĂ©gĂ©s.
  • NationalitĂ© de l’exploitant : La nationalitĂ© de l’exploitant peut entraĂźner des restrictions, notamment en raison de dĂ©crets de 1938 qui limitaient l’accĂšs des Ă©trangers Ă  l’exploitation commerciale.
  • Fonds de commerce : Un ensemble de biens mobiliers et incorporels affectĂ©s Ă  l’exercice d’une activitĂ© commerciale, sans dĂ©finition lĂ©gale explicite, mais comprenant notamment le nom commercial, le droit au bail, les brevets ou licences.

📝 Points essentiels

  • La capacitĂ© juridique de l’exploitant est cruciale, avec une attention particuliĂšre aux mineurs Ă©mancipĂ©s qui peuvent exercer une activitĂ© commerciale sans autorisation du juge, et aux majeurs protĂ©gĂ©s soumis Ă  des rĂ©gimes spĂ©cifiques.
  • La nationalitĂ© de l’exploitant peut faire l’objet de restrictions, notamment par des dĂ©crets de 1938 limitant l’accĂšs aux Ă©trangers, mais ces restrictions ont Ă©tĂ© assouplies ou modifiĂ©es.
  • En cas de cession d’un fonds de commerce par une personne morale, le gĂ©rant doit agir dans le cadre de l’objet social ; tout acte au-delĂ  peut engager la sociĂ©tĂ© envers les tiers de bonne foi.
  • Ce dernier doit agir dans la limite de l’objet social et ce sera le cas si cet objet ne se limite pas Ă  l’exploitation du fonds cĂ©dĂ©.
  • Les limites statutairement apportĂ©es au pv du gĂ©rant sont inopposables au tiers.

💡 À retenir

En cas de cession d’un fonds de commerce par une personne morale, le gĂ©rant doit agir dans le cadre de l’objet social ; tout acte au-delĂ  peut engager la sociĂ©tĂ© envers les tiers de bonne foi.

📖 4. ProcĂ©dure et normes de constitution du fichier client selon la loi Informatique et LibertĂ©s

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Loi n°78-17 du 6 janvier 1978 : Un texte lĂ©gislatif qui encadre les traitements automatisĂ©s de donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel, imposant des obligations de dĂ©claration, d'information et de protection des libertĂ©s individuelles.
  • Fichier client : Susceptible de heurter les droits fondamentaux des personnes dont il compile les donnĂ©es.

📝 Points essentiels

  • La loi n°78-17 du 6 janvier 1978 s’applique aux traitements automatisĂ©s de donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel, incluant les fichiers clients, et impose une dĂ©claration ou une autorisation prĂ©alable auprĂšs de la CNIL.
  • La constitution d’un fichier client doit respecter une procĂ©dure prĂ©cise, comprenant l’information prĂ©alable des personnes concernĂ©es et la dĂ©claration ou autorisation auprĂšs de la CNIL.
  • La durĂ©e d’utilisation du fichier client doit ĂȘtre limitĂ©e et justifiĂ©e, avec des donnĂ©es anonymisĂ©es ou purgĂ©es aprĂšs cette pĂ©riode pour garantir leur protection.
  • Cet article dit que le sous-traitant doit prĂ©senter des garanties suffisantes pour assurer la mise en Ɠuvre des mesures de sĂ©curitĂ© et confidentialitĂ© de l’article 34. Ce sont concernĂ©s par ce dispositif les traitements des donnĂ©es Ă  caractĂšre personne dont le responsable est Ă©tabli sous le territoire français. Il est prĂ©cisĂ© que le responsable d’un traitement qui exercice une activitĂ© sur le territoire français dans le cadre d’une installation, quel que soit sa forme juridique, y est considĂ©rĂ© comme Ă©tabli. L’article 5, 1, 2° de la loi de 1978 vient prĂ©ciser que sont Ă©galement concernĂ©s par le dispositif les traitements dont le responsable sans ĂȘtre Ă©tablis sur le territoire français ou sur celui d’un autre Ă©tat membre de l’UE recours Ă  des moyens de traitement situĂ©s sur le territoire français Ă  l’exclusion des traitements utilisĂ©s Ă  des fins transits. Le responsable doit donc dĂ©signer Ă  la CNIL un reprĂ©sentant Ă©tablis sur le territoire français qui se substitue Ă  lui dans l’accomplissement des obligations Ă  la loi de 1978. Cette dĂ©signation ne fait pas obstacle aux actions qui peuvent ĂȘtre introduites contre lui.

💡 À retenir

La maĂźtrise des obligations lĂ©gales encadrant la collecte et le traitement des donnĂ©es clients, notamment la procĂ©dure de constitution et la limitation de leur durĂ©e d’utilisation, est essentielle pour garantir leur protection conformĂ©ment Ă  la loi Informatique et LibertĂ©s.

📖 5. Nature et classifications du contrat de distribution

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Contrat de distribution : Accord par lequel un fournisseur confie Ă  un distributeur la commercialisation de ses produits ou services, pouvant ĂȘtre analysĂ© selon les classifications classiques du Code civil ou selon des classifications doctrinales nouvelles.
  • Contrat de dĂ©pendance : Situation contractuelle dans laquelle le distributeur se trouve en position de dĂ©pendance Ă©conomique ou juridique vis-Ă -vis du fournisseur, ce qui influence la qualification et le rĂ©gime applicable du contrat.
  • Contrat cadre : Contrat rĂ©gissant la relation commerciale globale entre fournisseur et distributeur, dĂ©finissant les modalitĂ©s gĂ©nĂ©rales de leur collaboration, tandis que les contrats d’application concernent des ventes spĂ©cifiques.
  • Distribution au regard des classifications : Il faut envisager la dĂ©finition des nouveaux contrats de distribution au regard des classifications traditionnelles.

📝 Points essentiels

  • Le contrat de distribution peut ĂȘtre qualifiĂ© selon les classifications classiques du Code civil ou selon des classifications doctrinales nouvelles.
  • Certains contrats de distribution prĂ©sentent une situation de dĂ©pendance Ă©conomique ou juridique, qualifiĂ©e de contrat de dĂ©pendance.
  • Le contrat cadre rĂ©git la relation commerciale globale entre fournisseur et distributeur, tandis que les contrats d’application interviennent pour des ventes spĂ©cifiques.
  • L’art 1164 du code civil qui prĂ©cise que « dans les contrats cadre il peut ĂȘtre convenu que le prix sera fixĂ© unilatĂ©ralement par l’une des parties Ă  charge pour elles d’en motiver le montant en cas de contestation. En cas d’abus, dans la fixation du prix le juge peut ĂȘtre saisi d’une demande tendant Ă  obtenir des dommages et intĂ©rĂȘt et le cas Ă©chĂ©ant la rĂ©solution du contrat ». Cet article est une reprise de la cĂ©lĂšbre sĂ©rie d’arrĂȘt du 1er dĂ©cembre 1995 de l’Ass plĂ©niĂšre de la Cour de cassation. On pourra toutefois s’étonner que la rĂ©forme du droit des contrats n’est pas jugĂ© bon d’édicter des dispositions au sujet de la licĂ©itĂ© du contenu d’un contrat cadre. Il faut pour cela se rĂ©fĂ©rer au droit spĂ©cial. En droit de la distribution la loi n°2005-990 du 6 aout 2015 pour la croissance, l’activitĂ© et l’égalitĂ© des chances Ă©conomiques dites « loi Macron », favorise la conclusion d’un contrat cadre au sein des rĂ©seaux de distribution commerciale et encadre les clauses ayant pour effet aprĂšs la cessation des relations contractuelles, de restreindre la libertĂ© d’exercice de l’activitĂ© commerciale du distributeur. De son cĂŽtĂ©, l’art L441-7 du code de commerce prĂ©voit qu’une convention Ă©crite conclue entre le fournisseur et le distributeur ou le prestataire de service indique les obligations auxquelles se sont engagĂ©es les parties en vue de fixer le prix Ă  l’issue la nĂ©gociation commerciale. Le droit spĂ©cial complĂšte donc le droit commun. Il n’en demeure pas moins que le droit commun du contrat reste fondamental pour classer le contrat cadre au sein des classifications Ă©dictĂ©es par le code civil.

💡 À retenir

Le contrat de distribution peut ĂȘtre qualifiĂ© selon les classifications classiques du Code civil ou selon des classifications doctrinales nouvelles.

📖 6. LibertĂ© contractuelle en droit de la distribution : conclusion, choix du contractant et clauses

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • LibertĂ© de conclure le contrat : Droit pour chaque partie de dĂ©cider d’entrer ou non en relation contractuelle avec un fournisseur ou un rĂ©seau, incluant la possibilitĂ© de refuser ou de rompre les nĂ©gociations sans obligation de justification, sous rĂ©serve des rĂšgles de concurrence.
  • LibertĂ© d’insĂ©rer des clauses : Pouvoir des parties d’intĂ©grer dans le contrat de distribution toutes clauses qu’elles jugent utiles, portant sur la forme ou le fond, notamment l’organisation de la relation commerciale et la fixation des prix, tant que ces clauses respectent l’ordre public.
  • Principe de libertĂ© : Fondement juridique selon lequel les parties sont libres de choisir leur mode de distribution, leur cocontractant, les clauses contractuelles et les prix, dans le cadre des limites posĂ©es par l’ordre public et le droit de la concurrence.
  • LibertĂ© contractuelle : Il s’agit ici d’une manifestation de la libertĂ© contractuelle et de la libertĂ© de concurrence.
  • Droit de la distribution : La forme revĂȘt une plus grande importance en droit de la distribution qu’en droit commun.

📝 Points essentiels

  • La libertĂ© contractuelle en droit de la distribution est dotĂ©e d’une valeur constitutionnelle et permet aux parties de choisir librement leur cocontractant.
  • Les parties disposent de la libertĂ© d’insĂ©rer les clauses qu’elles souhaitent dans le contrat, sous rĂ©serve du respect de l’ordre public.
  • La cession de contrĂŽle des parts de la sociĂ©tĂ© franchiseur est admise comme totalement libre, tandis que l’inverse ne l’est pas.
  • L’exploitant qui a prĂ©cĂ©demment souscrit ce contrat est rĂ©putĂ© non-Ă©crite. Cette grande libertĂ© contractuelle offerte au franchiseur n’exclut pas pour autant des obligations de ce dernier au moment de la cessation de la franchise. Le franchiseur pourra notamment ĂȘtre tenu par une clause de reprise des stocks. On a pu s’interroger sur le fait de savoir si le franchiseur en dehors de toute faute de sa part devait indemniser son ancien partenaire Ă  raison de la cessation du contrat. AprĂšs tout, la clientĂšle du franchiseur n’est rien sans celle des franchisĂ©s. Les principes publiĂ©s en 2006 par la commission Von Bar sur les contrats agency de franchise et de distribution prĂ©voit en effet une indemnitĂ© en fin de clientĂšle pour l’ensemble de ces contrats indĂ©pendamment de l’indemnitĂ© pouvant ĂȘtre due pour rupture abusive ou brutale.
  • Comme la franchise, la concession est un contrat innomĂ© issu de la pratique commerciale. Il s’agit d’un contrat par lequel une personne, le concĂ©dant, accorde Ă  une autre, le concessionnaire, l’exclusivitĂ© de la distribution de ces produits sur un territoire dĂ©terminĂ©. Le droit d’origine communautaire (europĂ©en) retient une dĂ©finition plus Ă©conomique de la concession exclusive en visant les accords de distribution exclusive. Dans ces accords, le fournisseur rĂ©serve la vente de ces produits Ă  un seul distributeur en vue de leur revente sur un territoire dĂ©terminĂ©.

💡 À retenir

La libertĂ© contractuelle constitue un principe fondamental en droit de la distribution, encadrant Ă  la fois la formation du contrat, le choix du cocontractant et le contenu des clauses, tout en Ă©tant soumise aux limites de l’ordre public.

📖 7. LibertĂ© de fixation des prix en droit de la distribution et ses exceptions lĂ©gales

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Exception gĂ©nĂ©rale de la revente Ă  perte : Interdiction lĂ©gale qui empĂȘche un distributeur de revendre un produit Ă  un prix infĂ©rieur Ă  son prix d'achat effectif, constituant une limite Ă  la libertĂ© de fixation des prix en droit de la distribution.
  • Fixation du prix : Processus par lequel le prix d’un bien ou service est dĂ©terminĂ© dans les relations commerciales, soumis en droit de la distribution au principe de libertĂ© sauf exceptions lĂ©gales.

📝 Points essentiels

  • Depuis l’ordonnance du 1er dĂ©cembre 1986, la fixation des prix est libre en droit de la distribution, conformĂ©ment Ă  l’article L410-2 du Code de commerce.
  • Le principe de libertĂ© de fixation des prix est assorti d’exceptions lĂ©gales, notamment l’interdiction de la revente Ă  perte.
  • Un contrĂŽle judiciaire peut ĂȘtre exercĂ© sur les prix qui ne rĂ©sultent pas d’une libre nĂ©gociation entre professionnels, notamment en cas d’abus dans la fixation du prix.
  • L’art 1164 du code civil qui prĂ©cise que « dans les contrats cadre il peut ĂȘtre convenu que le prix sera fixĂ© unilatĂ©ralement par l’une des parties Ă  charge pour elles d’en motiver le montant en cas de contestation. En cas d’abus, dans la fixation du prix le juge peut ĂȘtre saisi d’une demande tendant Ă  obtenir des dommages et intĂ©rĂȘt et le cas Ă©chĂ©ant la rĂ©solution du contrat ». Cet article est une reprise de la cĂ©lĂšbre sĂ©rie d’arrĂȘt du 1er dĂ©cembre 1995 de l’Ass plĂ©niĂšre de la Cour de cassation. On pourra toutefois s’étonner que la rĂ©forme du droit des contrats n’est pas jugĂ© bon d’édicter des dispositions au sujet de la licĂ©itĂ© du contenu d’un contrat cadre. Il faut pour cela se rĂ©fĂ©rer au droit spĂ©cial. En droit de la distribution la loi n°2005-990 du 6 aout 2015 pour la croissance, l’activitĂ© et l’égalitĂ© des chances Ă©conomiques dites « loi Macron », favorise la conclusion d’un contrat cadre au sein des rĂ©seaux de distribution commerciale et encadre les clauses ayant pour effet aprĂšs la cessation des relations contractuelles, de restreindre la libertĂ© d’exercice de l’activitĂ© commerciale du distributeur. De son cĂŽtĂ©, l’art L441-7 du code de commerce prĂ©voit qu’une convention Ă©crite conclue entre le fournisseur et le distributeur ou le prestataire de service indique les obligations auxquelles se sont engagĂ©es les parties en vue de fixer le prix Ă  l’issue la nĂ©gociation commerciale. Le droit spĂ©cial complĂšte donc le droit commun. Il n’en demeure pas moins que le droit commun du contrat reste fondamental pour classer le contrat cadre au sein des classifications Ă©dictĂ©es par le code civil.
  • Cette solution est consacrĂ©e par le nouvel article 1164 al 2 du code civil lequel prĂ©voit qu’en cas d’abus dans la fixation du prix, le juge peut ĂȘtre saisi d’une demande tendant Ă  obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts et le cas Ă©chĂ©ant la rĂ©solution du contrat. Le texte original envisageait mĂȘme de reconnaĂźtre un pouvoir judiciaire de rĂ©vision. L’interdiction d’un prix abusif Ă©tant acquise en son principe, la question devient la suivante : quand l’abus est-il caractĂ©risĂ© ? certains auteurs considĂšrent qu’il y a abus lorsque le prix est manifestement excessif alors que d’autres considĂšrent que l’abus consiste Ă  fixer le prix exclusivement au regard de ses propres intĂ©rĂȘts et au prĂ©judice de ceux de son partenaire. Un arrĂȘt du 4 novembre 2014 de la Cour de cass rendu sous l’empire de l’ancienne JP avait approuvĂ©e une CA d’avoir retenue l’abus rĂ©sultant du fait pour une stĂ© de pratiquer des prix excessifs ne permettant pas Ă  l’acheteur de faire face Ă  la concurrence. Le caractĂšre excessif des prix ressortait notamment de tarifs et de marges largement supĂ©rieure Ă  ceux pratiquĂ© avec les autres clients. La rĂ©forme de 2016 permettra peut-ĂȘtre d’y voir plus claire en JP puisque l’alinĂ©a 1er de l’article 1164 du code civil prĂ©voit que le pouvoir unilatĂ©ral d’une partie sur la fixation du prix, se rĂ©alise Ă  charge pour elle d’en motiver le montant en cas de contestation.

💡 À retenir

Depuis l’ordonnance du 1er dĂ©cembre 1986, la fixation des prix est libre en droit de la distribution, conformĂ©ment Ă  l’article L410-2 du Code de commerce.

📖 8. Contrat de franchise : formation, exĂ©cution et causes de cessation

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Contrat de franchise : Un accord synallagmatique qui organise une coopĂ©ration entre entreprises indĂ©pendantes dans un rĂ©seau de distribution, Ă©tablissant des obligations rĂ©ciproques entre franchiseur et franchisĂ©.
  • FranchisĂ© devra : Les obligations du franchisĂ© incluent notamment le respect du savoir-faire transmis, l'utilisation des signes distinctifs du rĂ©seau, et le respect des clauses contractuelles tout au long de l'exĂ©cution du contrat.
  • CĂŽtĂ© du franchisĂ© : Du cĂŽtĂ© du franchisĂ© il est en revanche beaucoup plus frĂ©quent que le contrat soit conclu par une personne physique, fusse au nom d’une sociĂ©tĂ© en formation.

📝 Points essentiels

  • La formation du contrat de franchise comprend une phase de nĂ©gociation soumise au droit commun, avec la possibilitĂ© de conclure des avant-contrats spĂ©cifiques tels que des accords de confidentialitĂ© ou des contrats de rĂ©servation de zone.
  • Le contrat de franchise est dotĂ© d’une force obligatoire Ă  l’égard des parties, rĂ©gissant leur exĂ©cution et les causes de cessation, telles que la fin du contrat, la liquidation judiciaire du franchisĂ©, ou d'autres motifs prĂ©vus contractuellement.
  • L’arrĂȘt du 13 mai 2024 souligne qu’une franchise participative avec minoritĂ© de blocage abouti Ă  un engagement perpĂ©tuel Ă  la charge du franchisĂ© au mĂ©pris de la libre concurrence. En dehors de ces clauses de cessation liĂ©es Ă  l’écoulement du temps on retrouve le triptyque du droit des obligations : rĂ©solution, rĂ©siliation, et caducitĂ©. Lorsque le franchisĂ© fait l’objet d’une procĂ©dure de sauvegarde ou de redressement et qu’un administrateur judiciaire est dĂ©signĂ©, ce dernier dispose alors d’une option relative Ă  la poursuite des contrats en cours. Il pourra donc dĂ©cider la rĂ©siliation d’un contrat de franchise dont l’exĂ©cution compromettrait la pĂ©rennitĂ© de l’entreprise du franchisĂ©.
  • S’agissant des effets de la cessation sur la situation du franchisĂ©, celui-ci perdra le droit d’utiliser les signes distinctifs que le franchiseur avait mis Ă  sa disposition (arrĂȘt du 7 sept 2022). Le franchisĂ© devra alors rendre la fameuse bible et l’ensemble des documents ou Ă©lĂ©ments que le franchiseur ne lui avait confiĂ© qu’en considĂ©ration de l’exĂ©cution du contrat. Il en va de mĂȘme du droit d’utiliser les informations secrĂštes issues du savoir-faire du franchiseur. On rappellera Ă  cet Ă©gard la cĂ©lĂšbre affaire des cuves (18 fĂ©vrier 1992) : l’obligation de restitution en nature d’un matĂ©riel ne peut ĂȘtre imposĂ© lorsqu’elle suppose des coĂ»ts non justifiĂ©s par des nĂ©cessitĂ©s techniques ayant alors pour seul effet de dissuader le distributeur de traiter avec un autre fournisseur.
  • Lorsqu’une clause stipule que les membres devront payer une redevance publicitaire spĂ©cialement affectĂ©e Ă  la promotion de la notoriĂ©tĂ© du rĂ©seau, une obligation de réédition de compte s’impose. Par ailleurs, une obligation de dĂ©velopper le rĂ©seau incombe Ă  la tĂȘte de rĂ©seau. En vertu de la thĂ©orie des suites de l’art 1194 du code civil, il parait Ă©quitable d’imposer Ă  celui qui a mis en place le rĂ©seau, l’obligation de tout faire pour l’accroitre. Dans un arrĂȘt du 7 janvier 2014 de la Cour de cass, un franchisĂ© d’un rĂ©seau de location placĂ© en liquidation judiciaire a tentĂ© d’imputer la responsabilitĂ© de cette procĂ©dure collective au franchiseur dĂ©veloppant une conception dynamique de l’exigence de bonne foi dans l’exĂ©cution du contrat. La CA de Paris ne l’avait pas suivie et le franchisĂ© dĂ©veloppa deux moyens Ă  son pourvoi : rappelant que le contrat de franchise implique loyautĂ© et une coopĂ©ration entre franchiseur et franchisĂ© pour promouvoir leur rĂ©ussite commune pendant l'exĂ©cution du contrat.

💡 À retenir

La formation du contrat de franchise comprend une phase de négociation soumise au droit commun, avec la possibilité de conclure des avant-contrats spécifiques tels que des accords de confidentialité ou des contrats de réservation de zone.

📖 9. Exigence de loyautĂ© et fonctionnement des rĂ©seaux de distribution

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • RĂ©seau de distribution : Confier Ă  son co contractant le soin de nĂ©gocier les meilleures conditions tarifaires auprĂšs des fournisseurs rĂ©fĂ©rencĂ©s de ce rĂ©seau.
  • SystĂšme de distribution : L’ensemble organisĂ© de moyens et de relations permettant la mise Ă  disposition des produits ou services du fournisseur aux consommateurs finaux, incluant notamment les accords cadre principaux et les contrats accessoires.
  • Exigence de loyautĂ© : Le code europĂ©en de la franchise prĂ©voit que le rĂ©seau de franchise par son organisation et son dĂ©veloppement contribue Ă  amĂ©liorer la production ou la distribution des produits et Ă  promouvoir le progrĂšs technique et Ă©conomique tout en rĂ©servant aux utilisateurs une partie Ă©quitable au profit.

📝 Points essentiels

  • Le rĂ©seau de distribution est une somme de volontĂ©s individuelles unissant un fournisseur Ă  plusieurs distributeurs dans un intĂ©rĂȘt commun.
  • L’exigence de loyautĂ© est fondamentale au sein du rĂ©seau pour assurer un fonctionnement harmonieux et Ă©quitable.
  • Les accords cadre principaux et les contrats accessoires forment un groupe contractuel synallagmatique rĂ©gissant la revente ou la fourniture aux consommateurs finaux.
  • Il existe une exigence de loyautĂ© au sein du rĂ©seau. Si le promoteur d’un rĂ©seau est en principe libre de l’organistaion de la distribution de ces produits ou serviices, cette libertĂ© souffre plusieurs limites qui participent de l’exigence de loyautĂ© qui est censĂ© prĂ©sider Ă  l’exĂ©cution du contrat de distribution. La tĂȘte de rĂ©seau doit respecter les rĂšgles qu’elle a elle-mĂȘme fixĂ©e. Ex : si un franchiseur a fixĂ© de scritĂšres pour l’emplacement des unitĂ©s de rĂ©seau, il ne pourrait valider un local non conforme sans engager sa propre responsabilitĂ©. Par ailleurs, le promoteur du rĂ©seau ne saurait pratiquer des ventes actives Ă  destination des clients finaux du distributeur bĂ©nĂ©ficiant d’une exclusivitĂ© territoriale. la vente active ets def comme la mise en oeurve de moyens promotionnels (publicitĂ©, dĂ©marcharge) ou de moyens matĂ©riels (des baux, magasins) ou d’un site clairement conçu de maniĂšre Ă  atteindre en premier lieu des clients se trouvant Ă  l’extĂ©rieur d’un territoire ou d’un groupe de clientĂšle exclusivement concĂ©dĂ© Ă  un autre distributeur. Enfin, mĂȘme lorsque le dstributeur ne bĂ©nĂ©ficie d’aucune exclusivitĂ© de fourniture, la tĂȘte de rĂ©seau ne saurait porter prĂ©judice Ă  ce distributeur par des prix prĂ©dateurs ni ne le placer dans une situation l’empĂȘchant d’ĂȘtre concurrentiel ou dans le cadre de la franchise par une concurrence mettant en cause le dĂ©veloppement que le franchisĂ© peut lĂ©gitimement attendre de son activitĂ©.

💡 À retenir

La loyautĂ© joue un rĂŽle central dans la cohĂ©sion et l’efficacitĂ© des rĂ©seaux de distribution, en assurant le respect des engagements et la bonne marche du systĂšme.

📖 10. Typologie des distributeurs : agissant pour leur propre compte et pour le compte d’autrui

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Distributeurs agissant pour leur propre compte : Les acteurs du circuit de distribution qui exercent leur activitĂ© en leur nom propre, notamment les grossistes et les dĂ©taillants, intervenant Ă  diffĂ©rents niveaux du circuit de distribution.

📝 Points essentiels

  • Les distributeurs agissant pour leur propre compte comprennent notamment les grossistes et les dĂ©taillants, qui interviennent Ă  diffĂ©rents niveaux du circuit de distribution.
  • Les distributeurs agissant pour le compte d’autrui incluent les mandataires et gĂ©rants d’affaires, certains soumis au droit du travail.
  • La distinction entre accords verticaux (entre niveaux diffĂ©rents du circuit) et accords horizontaux (entre opĂ©rateurs au mĂȘme niveau) est essentielle pour qualifier les relations entre distributeurs.

💡 À retenir

Il est crucial de distinguer les rĂŽles et statuts des distributeurs selon qu’ils agissent pour eux-mĂȘmes ou pour autrui dans la chaĂźne commerciale.

📖 11. Accords verticaux et horizontaux en droit de la distribution

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Accords verticaux : Des accords contractuels qui lient des entreprises situĂ©es Ă  des niveaux diffĂ©rents du circuit de distribution, par exemple entre un fournisseur et un distributeur, comme dans le cas de la franchise.
  • Droit de la distribution : Un ensemble de rĂšgles juridiques rĂ©gissant les relations commerciales entre producteurs, distributeurs et autres acteurs impliquĂ©s dans la commercialisation des produits.

📝 Points essentiels

  • Les accords horizontaux unissent des entreprises opĂ©rant au mĂȘme niveau du circuit, par exemple des grossistes se regroupant.
  • La franchise est une forme particuliĂšre d’accord vertical organisant une coopĂ©ration entre entreprises indĂ©pendantes.
  • L’exploitant qui a prĂ©cĂ©demment souscrit ce contrat est rĂ©putĂ© non-Ă©crite. Cette grande libertĂ© contractuelle offerte au franchiseur n’exclut pas pour autant des obligations de ce dernier au moment de la cessation de la franchise. Le franchiseur pourra notamment ĂȘtre tenu par une clause de reprise des stocks. On a pu s’interroger sur le fait de savoir si le franchiseur en dehors de toute faute de sa part devait indemniser son ancien partenaire Ă  raison de la cessation du contrat. AprĂšs tout, la clientĂšle du franchiseur n’est rien sans celle des franchisĂ©s. Les principes publiĂ©s en 2006 par la commission Von Bar sur les contrats agency de franchise et de distribution prĂ©voit en effet une indemnitĂ© en fin de clientĂšle pour l’ensemble de ces contrats indĂ©pendamment de l’indemnitĂ© pouvant ĂȘtre due pour rupture abusive ou brutale.
  • Comme la franchise, la concession est un contrat innomĂ© issu de la pratique commerciale. Il s’agit d’un contrat par lequel une personne, le concĂ©dant, accorde Ă  une autre, le concessionnaire, l’exclusivitĂ© de la distribution de ces produits sur un territoire dĂ©terminĂ©. Le droit d’origine communautaire (europĂ©en) retient une dĂ©finition plus Ă©conomique de la concession exclusive en visant les accords de distribution exclusive. Dans ces accords, le fournisseur rĂ©serve la vente de ces produits Ă  un seul distributeur en vue de leur revente sur un territoire dĂ©terminĂ©.

💡 À retenir

Les accords horizontaux unissent des entreprises opĂ©rant au mĂȘme niveau du circuit, par exemple des grossistes se regroupant.

📖 12. Les coopĂ©ratives en gĂ©nĂ©ral

Le mot coopération est un dérivé du préfixe latin « coum » = avec et « operare » = agir

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • CoopĂ©rative de consommation : Une structure Ă©conomique apparue en France dĂšs les annĂ©es 1860, permettant Ă  plusieurs consommateurs de mutualiser leurs achats afin de satisfaire leurs besoins Ă©conomiques ou sociaux par des efforts communs.
  • CoopĂ©rative d’activitĂ© et d’emploi : Une forme de coopĂ©rative rĂ©gie par la loi du 31 juillet 2014, destinĂ©e Ă  soutenir les entrepreneurs en leur offrant un cadre juridique, un statut salariĂ©, ainsi qu’un accompagnement administratif et comptable pour la crĂ©ation et le dĂ©veloppement d’activitĂ©s Ă©conomiques.
  • CoopĂ©ratives de commerçants dĂ©taillants : Des sociĂ©tĂ©s coopĂ©ratives rĂ©gies par les articles L124-1 et suivants du code de commerce, soumises Ă  la fois Ă  la loi de 1947 sur les coopĂ©ratives et au droit des sociĂ©tĂ©s commerciales, avec des rĂšgles spĂ©cifiques liĂ©es Ă  leur statut et Ă  leur fonctionnement collectif.

📝 Points essentiels

  • Les coopĂ©ratives de consommation sont apparues en France dĂšs les annĂ©es 1860 pour mutualiser les achats des consommateurs.
  • La coopĂ©rative est une forme d’organisation Ă©conomique fondĂ©e sur la coopĂ©ration, dĂ©rivĂ©e du latin « coum » (avec) et « operare » (agir).
  • Les coopĂ©ratives d’activitĂ© et d’emploi, rĂ©gies par la loi du 31 juillet 2014, soutiennent les entrepreneurs en leur offrant un cadre juridique et un statut salariĂ©.
  • En principe, une coopĂ©rative n’a d’activitĂ© qu’avec ses associĂ©s.

💡 À retenir

Les coopératives de consommation sont apparues en France dÚs les années 1860 pour mutualiser les achats des consommateurs.

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
2021Loi Egalim 2
2023Loi Egalim 3
2018Adoption législation distribution
2019Révision législation distribution
1938Origine législation distribution
1978Evolution législation distribution

📊 Tableaux de Synthùse

Classification des contrats de distribution

Type de contratCaractéristiquesExemples
Contrat cadreRelation globale, négociation généraleContrat de franchise, contrat de distribution
Contrat d’applicationVentes spĂ©cifiques, exĂ©cution concrĂšteContrat de vente, contrat de prestation
Contrat de dépendanceRelation de dépendance économique ou juridiqueContrat de dépendance

⚠ PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes

  1. Confusion entre contrat de distribution et contrat de franchise.
  2. Mésentente sur la nature du fonds de commerce versus le fonds patrimonial.
  3. Erreur sur la portée de la liberté contractuelle dans la fixation des clauses.
  4. Confusion entre réseaux de distribution et autres formes de commercialisation.
  5. Mauvaise compréhension de l'exigence de loyauté dans les réseaux.
  6. Confusion entre accords verticaux et horizontaux.
  7. Erreur sur la classification des distributeurs selon leur statut.

✅ Checklist Examen

  1. VĂ©rifier la date d’adoption des lois 2galim et Egalim.
  2. Comprendre la différence entre fonds de commerce et fonds patrimonial.
  3. MaĂźtriser la classification des contrats de distribution.
  4. ConnaĂźtre les clauses essentielles du contrat de franchise.
  5. Identifier les obligations de loyauté dans un réseau.
  6. Différencier accord vertical et horizontal.
  7. Savoir distinguer distributeurs pour leur propre compte ou pour autrui.
  8. Revoir la réglementation sur la fixation des prix.
  9. Étudier la procĂ©dure de constitution du fichier client.
  10. Se familiariser avec la législation sur la concurrence.
  11. Connaßtre le rÎle des coopératives.
  12. Analyser la législation relative aux pratiques commerciales déloyales.

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Test your knowledge on Introduction au droit de la distribution with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quelle est la conséquence principale de l'adoption des lois 2galim et Egalim dans le secteur de la distribution ?

2. Quelle est la conséquence du régime unifié qui s'applique aux mouvements juridiques affectant les composantes du fonds de commerce ?

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Loi 2galim — date ?

2021

Loi Egalim — date ?

2023

Fonds de commerce — dĂ©finition ?

Universalité juridique d'éléments liés à une activité commerciale.

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