Revision sheet: Introduction au droit des affaires

📋 Plan du Cours

  1. Droit des affaires et droit commercial
  2. Évolution historique du droit commercial
  3. Sources du droit des affaires
  4. Droit de l’Union europĂ©enne et droit français
  5. Entreprises et responsabilité sociétale
  6. Notion Ă©conomique de l’entreprise
  7. Relations externes de l’entreprise commerciale
  8. Publicité au RCS et au RNE
  9. Obligations comptables des commerçants
  10. Sociétés commerciales par la forme
  11. Commerçants en raison de l’objet
  12. Tribunal de commerce et juges consulaires

📖 1. Droit des affaires et droit commercial

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Droit commercial : Le droit commercial dĂ©signe l’ensemble des rĂšgles applicables aux commerçants dans l’exercice de leur activitĂ© professionnelle.
  • Commerçant : Le commerçant regroupe les sociĂ©tĂ©s commerciales et les personnes physiques qui accomplissent habituellement des actes de commerce.
  • Actes de commerce : Les actes de commerce sont les opĂ©rations qualifiĂ©es comme telles par le droit et qui servent de base Ă  l’identification du champ du droit commercial.
  • Droit des affaires : Le droit des affaires regroupe les rĂšgles applicables aux entreprises en gĂ©nĂ©ral, qu’elles soient ou non commerciales.
  • Entreprise : L’entreprise est une entitĂ© organisĂ©e autour d’une activitĂ© Ă©conomique de production, distribution ou services.

📝 Points essentiels

  • Le droit des affaires est une notion apparue au milieu du XXe siĂšcle et recouvre aujourd’hui ce que l’on rattache au droit commercial.
  • Le droit commercial est un sous-ensemble du droit des affaires centrĂ© sur l’activitĂ© des commerçants.
  • Le droit des affaires englobe et prolonge le droit commercial, car il vise toutes les entreprises, pas seulement les commerçants.
  • Le droit commercial s’appuie sur la qualification d’actes de commerce, Ă©tudiĂ©s notamment via le Code de commerce (C. com., art. L110-1).
  • Le droit commercial reste circonscrit Ă  la sphĂšre commerciale, tandis que le droit des affaires couvre aussi des entreprises non commerciales.
  • Le droit des affaires inclut des entreprises organisĂ©es autour d’une activitĂ© Ă©conomique, y compris des activitĂ©s de services.

💡 Astuce mĂ©mo

Droit des affaires = “toutes les entreprises”, droit commercial = “seulement les commerçants” (actes de commerce).

📖 2. Évolution historique du droit commercial

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Code de commerce : Le Code de commerce est le texte central du droit commercial français, dont les livres ont Ă©tĂ© modifiĂ©s notamment pour les sociĂ©tĂ©s commerciales.
  • Droit de l’Union europĂ©enne : Le droit de l’Union europĂ©enne influence le droit des affaires français en imposant des objectifs communs et en complĂ©tant le droit interne.
  • Directive europĂ©enne : La directive fixe des objectifs Ă  atteindre aux États membres tout en laissant une marge sur la forme et les moyens de mise en Ɠuvre.
  • RĂšglement europĂ©en : Le rĂšglement europĂ©en a une portĂ©e gĂ©nĂ©rale et s’applique directement et obligatoirement dans les États membres dĂšs son entrĂ©e en vigueur.
  • Usages commerciaux : Les usages commerciaux sont des rĂšgles non Ă©crites issues de pratiques rĂ©pĂ©tĂ©es des professionnels, applicables localement ou sur tout le territoire.

📝 Points essentiels

  • Depuis la ratification en 2003 de l’ordonnance de 2000, le Code de commerce a connu des modifications importantes, notamment pour les sociĂ©tĂ©s commerciales (Livre II).
  • La lĂ©gislation en droit des affaires est critiquĂ©e pour sa densitĂ© et sa complexitĂ©, avec une structure jugĂ©e parfois instable et conjoncturelle.
  • Le marchĂ© intĂ©rieur de l’UE repose sur la libre circulation des marchandises, capitaux, personnes et entreprises, ainsi que sur la libre concurrence.
  • Les directives ne sont pas directement applicables : elles doivent ĂȘtre transposĂ©es en droit national par un acte lĂ©gislatif avant de produire effet.
  • Les rĂšglements europĂ©ens s’appliquent directement aprĂšs entrĂ©e en vigueur et sont obligatoires dans tous les États membres.
  • Les usages commerciaux peuvent ĂȘtre territoriaux (France entiĂšre ou rĂ©gion/localitĂ©) et sont frĂ©quents en vente, transport et opĂ©rations de crĂ©dit, y compris en commerce international.

💡 Astuce mĂ©mo

Directive = objectifs Ă  atteindre (transposition) ; RĂšglement = application directe (obligatoire).

📖 3. Sources du droit des affaires

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Droit des affaires : Ensemble des rĂšgles juridiques applicables aux entreprises et Ă  leurs relations de droit privĂ©, dĂ©passant le seul droit commercial.
  • Droit commercial : Branche du droit privĂ© historiquement centrĂ©e sur les commerçants, aujourd’hui limitĂ©e par des matiĂšres nouvelles et des frontiĂšres mouvantes.
  • Secret des affaires : RĂ©gime juridique protĂ©geant des informations non connues, ayant une valeur commerciale et faisant l’objet de mesures de protection raisonnables.
  • Lanceur d’alerte : Personne physique qui signale ou divulgue, sans contrepartie financiĂšre directe et de bonne foi, des informations liĂ©es Ă  un intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
  • LibertĂ© de la preuve en matiĂšre commerciale : Principe selon lequel les litiges commerciaux peuvent ĂȘtre prouvĂ©s par tous moyens, sans exiger systĂ©matiquement un Ă©crit.

📝 Points essentiels

  • Le droit des affaires comprend notamment les structures commerciales, l’activitĂ© commerciale (concurrence, propriĂ©tĂ© industrielle, contrats, distribution, opĂ©rations financiĂšres) et des contentieux (juridictions, arbitr.
  • Le droit de la concurrence vise une concurrence saine et loyale, en repĂ©rant les pratiques anticoncurrentielles (ex : abus de position dominante) et en contrĂŽlant les concentrations.
  • Le droit de la propriĂ©tĂ© industrielle protĂšge brevets, marques et dessins industriels contre l’appropriation indue des crĂ©ations industrielles ou commerciales.
  • Les impĂ©ratifs propres Ă  la vie des affaires sont la rapiditĂ©, la sĂ©curitĂ©, la confiance mutuelle (bonne foi) et le secret des informations stratĂ©giques.
  • La loi du 30 juillet 2018 (transposition de la directive du 8 juin 2016) crĂ©e un rĂ©gime spĂ©cifique de protection du secret des affaires en droit français.
  • Article L152-3 C. com : une information est protĂ©gĂ©e si elle n’est pas gĂ©nĂ©ralement connue/accessible, a une valeur commerciale et fait l’objet de mesures de protection raisonnables par son dĂ©tenteur lĂ©gitime.

💡 Astuce mĂ©mo

Rapidité-Sécurité-Confiance-Secret = les 4 impératifs des affaires (RSCS).

📖 4. Droit de l’Union europĂ©enne et droit français

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • PrimautĂ© du droit de l’Union : Principe selon lequel le droit de l’Union doit primer sur toute rĂšgle nationale contraire, mĂȘme postĂ©rieure.
  • Effet direct du droit de l’Union : CaractĂšre permettant Ă  certaines normes de l’Union d’ĂȘtre invoquĂ©es par les particuliers devant le juge national.
  • Obligation de conformitĂ© : Obligation faite aux autoritĂ©s françaises d’appliquer le droit de l’Union conformĂ©ment aux exigences europĂ©ennes.
  • ContrĂŽle de conventionnalitĂ© : ContrĂŽle par lequel le juge vĂ©rifie la compatibilitĂ© d’une rĂšgle nationale avec un traitĂ© international invoquĂ©.

📝 Points essentiels

  • Le juge national doit Ă©carter l’application d’une norme interne incompatible avec une norme de l’Union ayant vocation Ă  primer.
  • Les particuliers peuvent invoquer certaines dispositions de l’Union si elles sont suffisamment prĂ©cises et inconditionnelles.
  • En cas de difficultĂ© d’interprĂ©tation du droit de l’Union, le juge peut saisir la Cour de justice de l’Union europĂ©enne via une question prĂ©judicielle.
  • Les autoritĂ©s françaises doivent prendre les mesures nĂ©cessaires pour assurer l’effectivitĂ© du droit de l’Union dans l’ordre interne.
  • Le contrĂŽle de conventionnalitĂ© vise la compatibilitĂ© d’une rĂšgle nationale avec un traitĂ©, distinct du contrĂŽle de primautĂ© du droit de l’Union.

💡 Astuce mĂ©mo

PrimautĂ© = prioritĂ© (Union d’abord) ; Effet direct = invocable par les particuliers ; PrĂ©judiciel = question au juge de l’Union.

📖 5. Entreprises et responsabilitĂ© sociĂ©tale

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Distribution : La distribution regroupe les activitĂ©s qui vont de la mise Ă  disposition des biens jusqu’à leur consommation, en passant par l’achat pour revente.
  • Achat pour revente : L’achat pour revente est une opĂ©ration oĂč l’on acquiert un bien Ă  titre onĂ©reux avec l’intention de le revendre, ce qui peut confĂ©rer un caractĂšre commercial.
  • Promotion immobiliĂšre : La promotion immobiliĂšre est une activitĂ© d’achat d’immeubles pour les revendre qui constitue une exception au rĂ©gime commercial de l’achat d’immeubles Ă  revendre.
  • Courtier : Le courtier est un intermĂ©diaire qui met en relation des personnes pour conclure des affaires, avec une activitĂ© considĂ©rĂ©e comme commerciale.
  • SociĂ©tĂ© en participation : La sociĂ©tĂ© en participation est une sociĂ©tĂ© non immatriculĂ©e, sans personnalitĂ© morale, dont l’objet peut ĂȘtre commercial ou civil selon l’activitĂ© visĂ©e.

📝 Points essentiels

  • Le C. Com qualifie d’actes de commerce tout achat de biens meubles pour les revendre, en nature ou aprĂšs transformation.
  • Le C. Com qualifie d’actes de commerce tout achat d’immeubles aux fins de les revendre, sauf si l’acquĂ©reur a agi pour Ă©difier des bĂątiments puis les vendre en bloc ou par locaux.
  • La promotion immobiliĂšre est traitĂ©e comme civile par l’exception prĂ©vue Ă  l’article L110-1 2° du C. Com, mĂȘme si elle implique des achats d’immeubles pour revendre.
  • L’achat pour revente suppose un achat Ă  titre onĂ©reux et une intention dĂ©terminante de revendre, dont la preuve est souvent dĂ©duite du caractĂšre habituel et professionnel des opĂ©rations.
  • En prĂ©sence d’achats et ventes habituels, les juges prĂ©sument l’intention de revendre, ce qui rattache l’opĂ©ration au commerce.
  • Le commerce de gros vend des marchandises en quantitĂ©s importantes Ă  des dĂ©taillants ou utilisateurs professionnels, tandis que le commerce de dĂ©tail vend en petites quantitĂ©s Ă  une clientĂšle de particuliers (souvent en

💡 Astuce mĂ©mo

Intention = moteur : achat à titre onéreux + volonté de revendre = bascule vers le commercial.

📖 6. Notion Ă©conomique de l’entreprise

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Acte de commerce par nature : Notion selon laquelle certains actes sont commerciaux en raison de leur objet, indĂ©pendamment de la personne qui les accomplit.
  • Acte de commerce par la forme : Notion selon laquelle un acte est commercial dĂšs lors qu’il est rĂ©alisĂ© sous une forme juridique expressĂ©ment commerciale, quel que soit l’objet rĂ©el.
  • Acte de commerce par accessoire : Notion selon laquelle un acte civil par nature devient commercial lorsqu’il est accompli par un commerçant dans l’exercice de sa profession.
  • Acte mixte : Notion dĂ©signant un acte conclu entre un commerçant et un non-commerçant, commercial pour le commerçant et civil pour le non-commerçant.
  • ThĂ©orie subjective de l’acte de commerce : Notion selon laquelle l’acte est commercial parce qu’il est accompli pour les besoins d’une entreprise commerciale, dĂ©finie par sa forme ou par son objet.

📝 Points essentiels

  • L’article L110-1 du Code de commerce sert de base Ă  la thĂ©orie objective en listant les actes de commerce par nature.
  • La lettre de change est un acte toujours commercial et chaque signataire souscrit un engagement commercial.
  • Une sociĂ©tĂ© commerciale par la forme a automatiquement la qualitĂ© de commerçant et les actes liĂ©s Ă  sa crĂ©ation, fonctionnement et dissolution sont en principe des actes de commerce.
  • La thĂ©orie objective a Ă©tĂ© inflĂ©chie par les notions d’actes par accessoire et d’acte mixte, ce qui a suscitĂ© de fortes critiques.
  • En pratique, le droit positif accorde la primautĂ© Ă  l’approche subjective : l’acte est celui d’une entreprise commerciale et la prĂ©somption de commercialitĂ© joue pour l’acte d’une entreprise individuelle.
  • Pour un acte d’une entreprise commerciale individuelle, la personne qui soutient que l’acte n’est pas professionnel doit le prouver.

💡 Astuce mĂ©mo

Nature = objet, Forme = type, Accessoire = mĂ©tier, Mixte = deux statuts, Subjective = besoins de l’entreprise.

📖 7. Relations externes de l’entreprise commerciale

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Tribunal de commerce : Juridiction compĂ©tente pour trancher, notamment, les litiges entre commerçants et les contestations liĂ©es aux actes de commerce.
  • Tribunaux de commerce spĂ©cialisĂ©s : Tribunaux de commerce dĂ©signĂ©s pour connaĂźtre en prioritĂ© des procĂ©dures collectives des entreprises les plus importantes et des groupes de sociĂ©tĂ©s.
  • Tribunal des activitĂ©s Ă©conomiques : Tribunal expĂ©rimental renommĂ© Ă  partir de 2025, chargĂ© de traiter des procĂ©dures amiables et collectives pour tous les professionnels, avec des juges consulaires et des greffiers du TC.
  • Procureur de la RĂ©publique financier : Procureur spĂ©cialisĂ© placĂ© auprĂšs du tribunal judiciaire de Paris, compĂ©tent nationalement pour les affaires fiscales, Ă©conomiques et financiĂšres complexes.
  • CompĂ©tence d’attribution : RĂšgle qui dĂ©termine l’ordre de juridiction compĂ©tent selon la matiĂšre du litige (civil, social, pĂ©nal, commercial).

📝 Points essentiels

  • Les litiges commerciaux peuvent porter sur des matiĂšres trĂšs techniques (droit des sociĂ©tĂ©s, procĂ©dures collectives, financier, concurrence, pĂ©nal, comptable), ce qui a conduit Ă  spĂ©cialiser certains tribunaux de TC.
  • La loi du 6 aoĂ»t 2015 crĂ©e une distinction : les TC spĂ©cialisĂ©s connaissent les procĂ©dures collectives des entreprises dĂ©passant certains seuils d’effectif et/ou de chiffre d’affaires net.
  • Seuils de compĂ©tence des TC spĂ©cialisĂ©s pour les procĂ©dures collectives : au moins 250 salariĂ©s et au moins 20 M€ de chiffre d’affaires net, ou au moins 40 M€ de chiffre d’affaires net.
  • Le tribunal des activitĂ©s Ă©conomiques (TAE) est une expĂ©rimentation du 1er janvier 2025 au 31 dĂ©cembre 2028, avec 12 tribunaux renommĂ©s (Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, NĂź?
  • Le TAE devient seul compĂ©tent pour les procĂ©dures de sauvegarde, redressement, liquidation et procĂ©dures amiables de tous les professionnels, sauf les professions rĂ©glementĂ©es relevant du tribunal judiciaire.
  • Le TAE applique le mĂȘme droit que les juridictions remplacĂ©es : l’expĂ©rimentation ne modifie pas le droit applicable aux procĂ©dures.

💡 Astuce mĂ©mo

Spécialisation = gros dossiers (seuils) ; TAE = 2025-2028 pour tous pro (sauf professions réglementées) ; PNF = Paris mais compétence nationale.

📖 8. PublicitĂ© au RCS et au RNE

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • RCS : Le Registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s est le registre destinĂ© Ă  la publicitĂ© des informations relatives aux commerçants et aux sociĂ©tĂ©s commerciales.
  • RNE : Le RĂ©pertoire national des entreprises est le registre qui centralise l’identification et certaines informations des entreprises, notamment pour leur suivi administratif.
  • PublicitĂ© lĂ©gale : La publicitĂ© lĂ©gale regroupe les formalitĂ©s d’inscription et de mise Ă  disposition d’informations afin d’informer les tiers et d’assurer l’opposabilitĂ© de certains actes.
  • OpposabilitĂ© aux tiers : L’opposabilitĂ© aux tiers dĂ©signe le moment Ă  partir duquel un acte ou une information peut ĂȘtre invoquĂ© contre les personnes qui n’en avaient pas connaissance.

📝 Points essentiels

  • Le RCS sert de support principal Ă  la publicitĂ© des sociĂ©tĂ©s commerciales et des commerçants, afin d’informer les tiers sur leur situation juridique.
  • Le RNE vise Ă  centraliser l’identification des entreprises et Ă  faciliter le suivi administratif, en complĂ©ment des autres registres.
  • La publicitĂ© lĂ©gale a pour effet d’assurer la connaissance organisĂ©e des informations et de sĂ©curiser les relations avec les tiers.
  • L’opposabilitĂ© aux tiers dĂ©pend des formalitĂ©s de publicitĂ© : une information non publiĂ©e ne produit pas les mĂȘmes effets qu’une information rĂ©guliĂšrement publiĂ©e.
  • Les formalitĂ©s de publicitĂ© constituent un mĂ©canisme de transparence juridique, utile pour limiter les contestations liĂ©es Ă  l’ignorance des actes.

💡 Astuce mĂ©mo

RCS = sociétés/commerçants ; RNE = identification/centralisation : publicité = opposabilité.

📖 9. Obligations comptables des commerçants

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Obligations comptables : Ensemble des rĂšgles imposant aux commerçants de tenir et prĂ©senter une comptabilitĂ© permettant de suivre l’activitĂ© et la situation financiĂšre.
  • ComptabilitĂ© d’entreprise : Organisation des enregistrements et documents comptables qui retracent les opĂ©rations rĂ©alisĂ©es par l’entreprise.
  • Documents comptables : Ensemble des piĂšces et Ă©tats produits par la comptabilitĂ© pour justifier les opĂ©rations et permettre le contrĂŽle.
  • ComptabilitĂ© tenue : Exigence de produire une comptabilitĂ© rĂ©guliĂšre, permettant d’identifier les crĂ©ances, dettes et rĂ©sultats de l’entreprise.

📝 Points essentiels

  • La section fournie ne contient pas de rĂšgles prĂ©cises sur les obligations comptables (tenue, documents, dĂ©lais, sanctions) des commerçants.
  • Aucun article du Code de commerce ou du Plan comptable n’est citĂ© dans le contenu fourni pour fonder des obligations comptables.
  • Aucune distinction entre commerçants (personne physique vs sociĂ©tĂ©) n’est donnĂ©e ici au sujet de la comptabilitĂ©.
  • Aucune information chiffrĂ©e (dĂ©lais, montants, frĂ©quence de dĂ©pĂŽt) n’apparaĂźt dans la source fournie.
  • Le contenu fourni traite surtout de mĂ©diation/arbitrage et de la notion d’entreprise, sans dĂ©velopper les obligations comptables.

📖 10. SociĂ©tĂ©s commerciales par la forme

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • SociĂ©tĂ© Ă  mission : SociĂ©tĂ© commerciale pouvant afficher publiquement une mission sociale et environnementale si des conditions statutaires, de suivi et de vĂ©rification sont respectĂ©es.
  • Raison d'ĂȘtre : Mention statutaire qui fixe le sens et la finalitĂ© de la sociĂ©tĂ© Ă  mission au-delĂ  de la seule recherche de profit.
  • ComitĂ© de mission : Organe chargĂ© de suivre l’exĂ©cution de la mission dĂ©finie par la sociĂ©tĂ© Ă  mission.
  • Organisme tiers indĂ©pendant : EntitĂ© extĂ©rieure chargĂ©e de vĂ©rifier l’exĂ©cution des objectifs sociaux et environnementaux d’une sociĂ©tĂ© Ă  mission.
  • IntĂ©rĂȘt social : Notion directrice de la gestion de la sociĂ©tĂ©, servant de limite aux organes sociaux et de boussole pour dĂ©tecter les dĂ©viations.

📝 Points essentiels

  • L’article L210-10 permet Ă  une sociĂ©tĂ© commerciale d’ĂȘtre qualifiĂ©e de sociĂ©tĂ© Ă  mission si la raison d’ĂȘtre est inscrite dans les statuts et si des objectifs sociaux et environnementaux sont affichĂ©s.
  • Les objectifs typiques visĂ©s par la sociĂ©tĂ© Ă  mission incluent notamment la rĂ©duction de l’empreinte Ă©cologique, la paritĂ© du personnel, l’affectation des profits Ă  des fins humanitaires et la collecte/recyclage d’objets
  • Le comitĂ© de mission assure le suivi de l’exĂ©cution des objectifs, puis l’exĂ©cution fait l’objet d’une vĂ©rification par un organisme tiers indĂ©pendant selon des modalitĂ©s fixĂ©es par dĂ©cret.
  • La qualification de sociĂ©tĂ© Ă  mission n’est pas une nouvelle forme sociale et ne procure pas d’avantage juridique ou fiscal, mais peut crĂ©er un avantage compĂ©titif en notoriĂ©tĂ© et innovation.
  • En cas de non-respect des conditions de L210-10 ou des objectifs, l’art. L210-11 prĂ©voit une injonction en rĂ©fĂ©rĂ© de supprimer la mention « sociĂ©tĂ© Ă  mission » sur les actes et supports, Ă©ventuellement sous astreinte.
  • L’art. 1833 al. 2 C. civ. impose aux dirigeants de gĂ©rer la sociĂ©tĂ© en prenant en considĂ©ration les enjeux sociaux et environnementaux de son activitĂ©, en plus de l’intĂ©rĂȘt commun des associĂ©s tel que posĂ© par l’alinĂ©a 1

💡 Astuce mĂ©mo

Mission = Statuts + Comité + Tiers : si ça dévie, on perd le label (suppression de la mention).

📖 11. Commerçants en raison de l’objet

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • QualitĂ© de commerçant : La qualitĂ© de commerçant dĂ©signe le statut d’une personne qui exerce une activitĂ© commerciale Ă  titre habituel et professionnel.
  • PrĂ©somption RCS : La prĂ©somption liĂ©e Ă  l’immatriculation au RCS fait prĂ©sumer l’existence de la qualitĂ© de commerçant.
  • Entreprise individuelle : L’entreprise individuelle est une structure oĂč la personne physique exploite directement son activitĂ© professionnelle indĂ©pendante.
  • Patrimoine professionnel : Le patrimoine professionnel est un ensemble de biens et dettes affectĂ©s Ă  l’activitĂ© de l’entrepreneur individuel, distinct du patrimoine personnel.
  • Patrimoine social : Le patrimoine social est l’ensemble des biens et dettes de la sociĂ©tĂ©, distinct de ceux des associĂ©s ou actionnaires.

📝 Points essentiels

  • La preuve de la qualitĂ© de commerçant peut en principe ĂȘtre rapportĂ©e par tous moyens (Ă©crits, indices, tĂ©moignages) dĂšs lors que l’activitĂ© est habituelle et professionnelle.
  • L’exercice de l’activitĂ© commerciale constitue un fait juridique dont la preuve se fait par tous moyens.
  • L’immatriculation au RCS facilite la preuve en entraĂźnant une prĂ©somption simple de qualitĂ© de commerçant.
  • La prĂ©somption RCS est rĂ©fragable : des tiers peuvent prouver que la personne immatriculĂ©e n’est pas rĂ©ellement commerçante.
  • La prĂ©somption ne joue qu’à l’égard des tiers de bonne foi, et elle ne peut ĂȘtre invoquĂ©e si le tiers savait que la personne n’était pas commerçante.
  • L’entreprise individuelle est souvent recommandĂ©e pour les petites structures, car l’entrepreneur est Ă  la fois propriĂ©taire et exploitant de l’activitĂ©.

💡 Astuce mĂ©mo

RCS = Présomption simple (réversible) et réservée aux tiers de bonne foi.

📖 12. Tribunal de commerce et juges consulaires

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Tribunaux civils : Les tribunaux civils sont les juridictions compĂ©tentes pour connaĂźtre des contestations liĂ©es au bail commercial.
  • Tribunal judiciaire : Le tribunal judiciaire est la juridiction compĂ©tente pour les litiges relatifs au bail commercial, notamment ceux portant sur le prix.
  • CompĂ©tence pour le prix du bail : La compĂ©tence pour le prix du bail dĂ©signe le rĂŽle du prĂ©sident du tribunal judiciaire dans les contestations sur la fixation du loyer.
  • Juge consulaire : Le juge consulaire est un magistrat siĂ©geant au tribunal de commerce, chargĂ© de trancher certains litiges entre commerçants, selon les rĂšgles de compĂ©tence.

📝 Points essentiels

  • Les contestations relatives au bail commercial relĂšvent des tribunaux civils, et non du rĂ©gime de compĂ©tence du tribunal de commerce.
  • Le tribunal judiciaire connaĂźt les litiges liĂ©s au bail commercial, car ce contentieux est prĂ©sentĂ© comme central pour l’exploitation du fonds.
  • Les contestations portant sur la fixation du prix du bail sont portĂ©es devant le prĂ©sident du tribunal judiciaire.
  • Le bail commercial est prĂ©sentĂ© comme un statut spĂ©cial partiellement dĂ©rogatoire au droit commun, ce qui structure aussi le contentieux.
  • Le cours distingue la compĂ©tence juridictionnelle selon l’objet du litige (bail en gĂ©nĂ©ral vs fixation du prix).

💡 Astuce mĂ©mo

Bail commercial → juge civil : Tribunal judiciaire, et pour le prix c’est le prĂ©sident.

📅 Repùres chronologiques

DateÉvĂ©nement
XIIe siĂšcleIntensification des Ă©changes commerciaux dans les villes marchandes (Italie du nord) et crĂ©ation d’outils de sĂ©curisation du marchĂ©
1673Ordonnance de 1673 sur le commerce de terre
1681Ordonnance de 1681 sur le commerce de mer
1791LibertĂ© du commerce et de l’industrie (dĂ©cret d’Allarde) et abolition des corporations (loi Le Chapelier)
1807Adoption d’un Code de commerce sous l’Empire pour organiser notamment la faillite
18 septembre 2000Ordonnance du 18 septembre 2000 abrogeant le Code de commerce de 1807 et créant un nouveau Code de commerce
3 janvier 2003Loi ratifiant l’ordonnance du 18 septembre 2000
2003CrĂ©ation de l’AMF (suite Ă  l’affaire Enron)
6 août 2015Loi du 6 août 2015 créant la distinction entre tribunaux de commerce et tribunaux de commerce spécialisés pour certaines procédures collectives
1er janvier 2025DĂ©but de l’expĂ©rimentation du tribunal des activitĂ©s Ă©conomiques (TAE)

📊 Tableaux de synthùse

Directive vs rĂšglement (UE)

Acte UEEffetTransposition
DirectiveFixe des objectifs Ă  atteindreDoit ĂȘtre transposĂ©e en droit national avant effet
RùglementS’applique directement et obligatoirementEntre en vigueur et s’applique sans transposition

⚠ PiĂšges & confusions frĂ©quents

  1. Confondre droit commercial et droit des affaires : le droit commercial vise les commerçants et s’appuie sur les actes de commerce, tandis que le droit des affaires couvre toutes les entreprises, y compris non-commercials
  2. Croire que la directive europĂ©enne s’applique directement : en rĂ©alitĂ© elle impose un rĂ©sultat mais nĂ©cessite une transposition en droit national
  3. MĂ©langer la preuve civile et commerciale : en commercial, la libertĂ© de preuve joue contre les commerçants (sous limites), alors que le civil exige l’écrit au-delĂ  de certains montants
  4. Oublier que la prĂ©somption liĂ©e au RCS pour les personnes physiques est simple et rĂ©servĂ©e aux tiers de bonne foi : elle peut ĂȘtre renversĂ©e et ne joue pas si le tiers savait
  5. Confondre compétence du tribunal de commerce et compétence du tribunal judiciaire pour le bail commercial : le bail relÚve du juge civil, et la fixation du prix du bail du président du tribunal judiciaire
  6. Se tromper sur la commercialitĂ© des actes : la lettre de change est toujours commerciale, mais l’achat/vente d’immeubles reste soumis au statut civil mĂȘme si l’acte est accompli pour les besoins du commerce
  7. Penser que l’arbitrage et la mĂ©diation ont le mĂȘme effet : l’arbitrage tranche par sentence (autoritĂ© de chose jugĂ©e), la mĂ©diation vise un accord et les parties peuvent y mettre fin

✅ Checklist Examen

  1. Définir droit des affaires, droit commercial, commerçant, actes de commerce et entreprise, puis expliquer le lien « droit des affaires englobe et prolonge le droit commercial »
  2. Retracer les grandes étapes historiques du droit commercial : origines (GrÚce/foires/corporations), ordonnances 1673-1681, Révolution (liberté/abolition corporations), Code de 1807, période contemporaine (avant/aprÚs 195
  3. Expliquer les sources du droit des affaires : textes (Code de commerce, UE), usages commerciaux (lex mercatoria/Incoterms), jurisprudence (évolutive, pas de précédent), et institutions administratives (AMF, concurrence)
  4. MaĂźtriser l’UE dans le droit français : primautĂ©, effet direct, obligation de conformitĂ©, question prĂ©judicielle, et distinguer contrĂŽle de primautĂ© vs contrĂŽle de conventionnalitĂ©
  5. Expliquer les impératifs des affaires (rapidité, sécurité, confiance mutuelle, secret) et le régime du secret des affaires (critÚres L152-3 C. com, non-opposabilité, mesures du juge)
  6. Connaßtre la logique des actes de commerce : théorie objective vs subjective, infléchissements (accessoire, acte mixte), et la classification en actes des entreprises commerciales, par la forme, et isolés
  7. Savoir la preuve en matiĂšre commerciale : principe de libertĂ© de preuve (L110-3 C. com) et ses limites (qualitĂ© de commerçant, acte dans l’exercice du commerce)
  8. MaĂźtriser les rĂšgles spĂ©ciales des obligations commerciales : solidaritĂ© passive (prĂ©somption) et prescription quinquennale (conditions d’application)
  9. PrĂ©senter la juridiction commerciale : organisation du tribunal de commerce, compĂ©tence d’attribution (L721-3), compĂ©tence territoriale (domicile/siege, exceptions, clause attributive), et procĂ©dure (orale, contradic
  10. Expliquer les procédures spéciales devant le tribunal de commerce : injonction de payer (conditions), référé commercial (urgence/contestation sérieuse/provision) et modes alternatifs (arbitrage vs médiation)
  11. DĂ©crire les entreprises commerciales : types (sociĂ©tĂ©s commerciales par la forme vs entreprises commerciales par l’objet), critĂšres du commerçant (L121-1), et commercialitĂ© par l’objet (distribution/industrie/services/fi
  12. Expliquer les relations externes et la publicité : comptabilité (L123-12), immatriculation RCS/RNE (fonction probatoire vs création de personnalité morale), et effets de la publicité
  13. Connaßtre les sociétés commerciales par la forme : critÚre formel (L210-1), sociétés de capitaux (SARL, SA, SAS) et sociétés de personnes (SNC : qualité de commerçant, responsabilité indéfinie et solidaire, cession soum
  14. MaĂźtriser la RSE et ses outils : raison d’ĂȘtre (Pacte, 1835), sociĂ©tĂ© Ă  mission (L210-10/L210-11), reporting extra-financier (NFRD/DPEF puis CSRD), et devoir de vigilance (loi 27 mars 2017, plan de vigilance)

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1. Quel élément illustre le mieux une activité de distribution dans la vie des affaires ?

2. Quelle juridiction est en principe compétente pour un litige relatif au bail commercial ?

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Droit commercial — dĂ©finition ?

Ensemble des rÚgles applicables aux commerçants.

Commerçant — qui ?

Personne exerçant habituellement des actes de commerce.

Actes de commerce — dĂ©finition ?

Opérations qualifiées comme telles par le droit, servant de base au droit commercial.

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