Revision sheet: Introduction au droit et régulation sociale

📋 Plan du Cours

  1. Droit et régulation des comportements sociaux
  2. Caractères de la règle de droit
  3. Droit objectif et droit subjectif
  4. Droit et autres règles de vie en société
  5. Doctrines du droit naturel et positivisme juridique
  6. Méthodes du droit : logique et qualification
  7. Sciences auxiliaires du droit : sociologie et psychologie
  8. Ordre juridique interne et Constitution
  9. Contrôle de constitutionnalité et QPC
  10. Sources du droit et formation des règles
  11. Patrimoine et catégories de droits
  12. Présomptions et modes de preuve en droit

📖 1. Droit et régulation des comportements sociaux

🔑 Notions clés & Définitions

  • Droit : Le droit est un ensemble de règles qui orientent les conduites humaines en organisant la vie en société et en fixant un cadre d’action.
  • Régulation des comportements : La régulation des comportements désigne l’action du droit pour discipliner les membres de la société en déterminant ce qui est permis et exigé.
  • Ubi societas ibi jus : La formule signifie que là où il y a une société, il existe du droit, car la vie collective appelle des règles.
  • Règle de droit : La règle de droit est une règle de conduite qui s’applique à des situations et impose un comportement, notamment pour faciliter et organiser la vie sociale.
  • Droit objectif : Le droit objectif regroupe les règles juridiques classées selon leur domaine d’application (par exemple le droit administratif).

📝 Points essentiels

  • Le droit oriente les comportements en indiquant ce qui peut être fait, dans quel cadre, et selon quelles modalités (ex. loi, contrat).
  • Le droit régule la vie sociale en déterminant ce que chacun peut et doit faire afin d’assurer la discipline des membres.
  • Les interdits et les premières règles de droit apparaissent historiquement avec la vie en société et la nécessité de coordonner les conduites.
  • Les règles de droit sont observables, unilatérales et contraignantes, et visent à organiser la société.
  • La responsabilité pénale est individuelle, ce qui distingue l’imputation de la faute à une personne déterminée.
  • La règle de droit se distingue des autres règles de vie sociale (religion, morale, bienséance) par des caractères cumulés : généralité/abstraction, obligation et coercition.

💡 Astuce mémo

Ubi societas ibi jus : société → règles juridiques.

📖 2. Caractères de la règle de droit

🔑 Notions clés & Définitions

  • Caractère général : La règle de droit s’applique à toute personne entrant dans ses conditions, sans viser un individu déterminé.
  • Caractère obligatoire : La règle de droit impose un comportement dans la société, même si elle peut être impérative ou supplétive.
  • Règle impérative : La règle impérative ne laisse aucune place à la dérogation et s’impose aux intéressés.
  • Règle supplétive : La règle supplétive s’applique par défaut, mais peut être écartée par un accord, tout en restant une règle de droit.
  • Caractère coercitif : La règle de droit est assortie de sanctions appuyées par l’autorité publique pour assurer la sécurité sociale.

📝 Points essentiels

  • La règle de droit vise des situations juridiques, pas les personnes en tant que telles, même si elle peut concerner une fonction précise comme celle du président de la République.
  • La règle de droit ne se limite pas à un cas particulier : elle s’applique à tout individu répondant aux conditions prévues par la règle.
  • Exemple : l’article 1591 impose que le prix de la vente soit déterminé et désigné par les parties.
  • Il existe des règles impératives et des règles supplétives, mais les deux restent obligatoires dans leur logique propre.
  • Les sanctions varient selon la gravité et selon la nature des rapports touchés par l’infraction.
  • La sanction pénale vise les atteintes aux rapports de l’individu avec la société, tandis que la sanction civile concerne les rapports entre individus.

💡 Astuce mémo

Général → Oblige → Sanctionne : la règle de droit s’applique à tous (conditions), impose (impératif/supplétif) et se fait respecter par l’État (coercition).

📖 3. Droit objectif et droit subjectif

🔑 Notions clés & Définitions

  • Droit objectif : Le droit objectif désigne l’ensemble des règles juridiques applicables, indépendamment de la personne qui les invoque.
  • Droit subjectif : Le droit subjectif correspond aux prérogatives reconnues à une personne par le droit objectif.
  • Justice commutative : La justice commutative vise l’égalité de traitement entre personnes en fonction de ce qui a été pris ou causé.
  • Justice distributive : La justice distributive organise une répartition selon des critères comme le mérite ou la catégorie des personnes.
  • Droit naturel : Le droit naturel affirme que le droit positif doit être conforme à un idéal de justice supérieur à la volonté humaine.

📝 Points essentiels

  • Le droit objectif se distingue du droit subjectif : les règles générales d’un côté, les pouvoirs concrets d’une personne de l’autre.
  • La justice commutative suit une logique arithmétique : réparer exactement le dommage ou rendre ce qui a été injustement pris.
  • La justice commutative est reliée au principe de réparation intégrale en droit positif.
  • La justice distributive suit une logique géométrique : l’égalité dépend de critères comme le mérite ou l’appartenance à une catégorie.
  • Le droit naturel fonde l’obligation d’obéir sur la conformité à la justice : une règle injuste ne devrait pas être suivie.
  • Le droit naturel est critiqué pour son imprécision et le risque d’instabilité sociale si la justice devient le fondement exclusif.

💡 Astuce mémo

Commutative = « compensation exacte » (arithmétique) ; Distributive = « répartition selon mérite » (géométrique).

📖 4. Droit et autres règles de vie en société

🔑 Notions clés & Définitions

  • Technique juridique : Technique juridique : discipline qui combine une dimension scientifique et une dimension littéraire pour produire et interpréter des règles.
  • Némo censé ignorer la loi : Némo censé ignorer la loi : principe selon lequel chacun est réputé connaître la loi, même sans l’avoir réellement lue.
  • Locutions latines juridiques : Locutions latines juridiques : expressions issues du droit romain conservées en droit français pour nommer des notions ou règles de façon concise.
  • Contrat synallagmatique : Contrat synallagmatique : contrat où chaque partie est tenue envers l’autre, créant des obligations réciproques.
  • Créancier chirographaire : Créancier chirographaire : créancier qui n’a pas de sûreté garantissant sa créance.

📝 Points essentiels

  • Le droit est présenté comme une discipline à la fois scientifique et littéraire, appuyée sur la tech juridique et des sciences « collatérales ».
  • Le vocabulaire juridique français puise une partie de ses sources dans le droit romain et conserve des termes latins ou locutions latines.
  • L’errans désigne celui qui s’est trompé dans un acte juridique, tandis que le de cujus désigne le défunt.
  • Le principe Némo legen ignirare sensetur signifie que nul n’est censé ignorer la loi.
  • Certains termes juridiques n’ont pas d’équivalent en français courant et d’autres changent de sens en droit (ex. parquet, ministère public).
  • Contrats synallagmatiques : chaque partie a des obligations envers l’autre, ce qui les distingue des contrats où une seule partie s’engage.

💡 Astuce mémo

Némo = « nul ne peut dire je ne savais pas ».

📖 5. Doctrines du droit naturel et positivisme juridique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Droit naturel : Doctrine selon laquelle le droit tire sa validité de principes supérieurs à la loi écrite, accessibles par la raison ou la nature humaine.
  • Positivisme juridique : Doctrine selon laquelle le droit se définit par des règles effectivement édictées et reconnues par une autorité, indépendamment de leur moralité.
  • Jurisprudence : Ensemble des décisions rendues par les juridictions, qui fournissent des solutions appliquées aux litiges.
  • Qualification juridique : Opération intellectuelle qui classe un fait, un acte ou une règle dans une catégorie juridique afin d’en déduire le régime applicable.

📝 Points essentiels

  • Le syllogisme est une méthode déductive : une proposition majeure sert de règle générale, une proposition mineure l’applique à un cas, puis la conclusion en découle.
  • La logique juridique combine logique formelle (présentation en syllogisme) et logique argumentative (motivation fondée sur des raisons échangées).
  • La dialectique juridique consiste à confronter des arguments pour une même question afin de rechercher des raisons pour ou contre une solution envisagée.
  • L’argument de texte sert à découvrir la solution juridique à la question posée en s’appuyant sur les textes.
  • L’argument par analogie consiste à transposer une solution d’un cas à un autre lorsque les situations présentent une ressemblance pertinente.
  • La qualification juridique rattache un fait ou un acte à une catégorie pour appliquer le régime correspondant, en s’appuyant sur l’idée de système des règles.

📖 6. Méthodes du droit : logique et qualification

🔑 Notions clés & Définitions

  • Droit positif : Ensemble des règles juridiques effectivement en vigueur, dont l’étude sert de base à la science du droit.
  • Science du droit : Discipline qui traite des informations juridiques à partir du droit positif et de son évolution dans le temps.
  • Histoire du droit : Branche qui fournit des règles et outils issus du passé et aide à comprendre les contextes d’adoption des normes.
  • Droit comparé : Étude des solutions juridiques de plusieurs pays pour éclairer l’élaboration ou l’interprétation des règles.
  • Analyse économique du droit : Approche qui explique les phénomènes juridiques à l’aide des concepts et méthodes de l’économie.

📝 Points essentiels

  • La science du droit s’appuie sur le droit positif et tient compte des réformes en évaluant leur application au fil du temps.
  • Les sciences du droit ne sont pas isolées : elles mobilisent aussi des apports d’autres disciplines (histoire, économie, sociologie, psychologie, philosophie, sciences dites « dures »).
  • L’histoire du droit fournit des règles « dormantes » ou « vivantes » et permet de repérer les contextes qui ont influencé la création des normes.
  • Comprendre les contextes d’adoption aide à limiter les erreurs d’interprétation et à mieux saisir les tendances ayant orienté la règle.
  • Le droit comparé sert à construire des rapprochements de solutions et à comprendre comment d’autres systèmes juridiques raisonnent.
  • Le droit comparé éclaire aussi les choix faits en tenant compte d’expériences étrangères (ex. mariage pour tous, euthanasie, peine de mort).

💡 Astuce mémo

Droit positif + sciences voisines = compréhension plus sûre : Positif (présent) + Histoire (contexte) + Comparé (regards externes) + Éco (effets).

📖 7. Sciences auxiliaires du droit : sociologie et psychologie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Psychologie : Science qui étudie les comportements et les phénomènes mentaux, utile pour comprendre l’état psychique d’un auteur et ses effets sur la responsabilité.
  • Responsabilité pénale : Notion du droit pénal qui détermine si une personne peut être tenue pour pénalement responsable de ses actes selon son état au moment des faits.
  • Ordre juridique interne : Ensemble de règles juridiques appartenant à un même système et s’appliquant à l’échelle d’une seule nation.
  • Constitution : Loi fondamentale qui fixe l’organisation de l’État et la répartition des pouvoirs entre les institutions.
  • Conseil constitutionnel : Institution chargée de veiller au respect de la répartition des compétences entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif.

📝 Points essentiels

  • La psychologie aide le droit pénal à apprécier la compréhension des conséquences des actes et donc la responsabilité ou l’irresponsabilité d’un auteur.
  • L’affaire Sarah Halimi illustre l’usage de la notion d’irresponsabilité liée à un état aigu après consommation de cannabis, ayant conduit à une polémique puis à une modification du droit pénal.
  • La modification du droit pénal précise que l’éviction de la responsabilité pénale n’est possible que si l’abolition temporaire du discernement ou du contrôle des actes provient d’un fait non volontairement provoqué par l
  • L’ordre juridique interne regroupe les règles d’un même système juridique et ne s’applique qu’à l’intérieur d’un seul État.
  • La Constitution organise les pouvoirs : le Parlement adopte les lois, tandis que le gouvernement intervient par des règles juridiques (règlements, arrêtés, circulaires) dans les domaines non parlementaires.
  • Le Conseil constitutionnel est composé de 9 membres, renouvelés tous les 3 ans, avec un mandat de 9 ans non renouvelable.

💡 Astuce mémo

Psychologie → esprit au moment des faits ; Constitution → pouvoirs séparés ; Conseil constitutionnel → gardien des compétences.

📖 8. Ordre juridique interne et Constitution

🔑 Notions clés & Définitions

  • Constitution : La Constitution est la norme suprême qui fixe la hiérarchie des règles et sert de référence au contrôle de constitutionnalité.
  • Bloc de constitutionnalité : Le bloc de constitutionnalité regroupe la Constitution et les textes auxquels elle renvoie, utilisés comme paramètres pour juger la conformité des lois.
  • Article 38 de la Constitution : L’article 38 encadre les ordonnances prises par le gouvernement, qui deviennent législatives après ratification par le Parlement.
  • Contrôle de constitutionnalité : Le contrôle de constitutionnalité est la vérification, par le Conseil constitutionnel, de la conformité d’une règle aux normes constitutionnelles.
  • QPC : La QPC est une procédure permettant à un justiciable de contester la constitutionnalité d’une loi à l’occasion d’un litige.

📝 Points essentiels

  • La hiérarchie interne place la Constitution et les normes à valeur constitutionnelle au sommet, puis les lois, puis les actes réglementaires du pouvoir exécutif.
  • Les ordonnances prises sur le fondement de l’article 38 ont une valeur administrative tant qu’elles ne sont pas ratifiées par le Parlement.
  • Après ratification, les ordonnances acquièrent une valeur législative et s’intègrent à l’ordre hiérarchisé des normes.
  • Le Conseil constitutionnel contrôle la conformité des règles inférieures aux règles supérieures, en vérifiant leur régularité au regard des normes constitutionnelles.
  • Le contrôle de constitutionnalité peut porter sur la répartition des compétences entre la loi et le gouvernement (articles 34 à 38) et, depuis 1971, sur le contenu de la loi via le préambule.
  • Le préambule a une force contraignante et renvoie notamment à la DDHC, aux principes fondamentaux reconnus par les lois de la République et aux principes particulièrement nécessaires à notre temps, puis depuis 2004 à la

💡 Astuce mémo

Pyramide : Constitution → lois → règlements ; Ordonnances : article 38 = admin tant que non ratifiées ; Contrôle : Conseil constitutionnel (constitution) vs Conseil d’État (légalité).

📖 9. Contrôle de constitutionnalité et QPC

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrôle de constitutionnalité : Mécanisme juridique qui vérifie la conformité d’une norme à la Constitution avant ou après son adoption.
  • QPC : Procédure permettant à une personne, dans un litige, de contester la constitutionnalité d’une disposition législative applicable au procès.
  • Jurisprudence : Solution juridique dégagée par une juridiction dans un litige, puis répétée dans des affaires similaires.
  • Coutume : Usage répété avec la conviction qu’il a une valeur obligatoire, ce qui en fait une source de règles.
  • Conseil constitutionnel : Institution chargée de contrôler la conformité des textes à la Constitution avant leur promulgation.

📝 Points essentiels

  • La QPC vise une disposition législative applicable au litige et contestée pour sa conformité à la Constitution.
  • Le contrôle de constitutionnalité peut intervenir avant l’entrée en vigueur, notamment via l’examen par le Conseil constitutionnel.
  • La jurisprudence crée une solution qui se stabilise par répétition dans les litiges d’une même catégorie.
  • La coutume repose sur deux éléments : répétition de l’usage et croyance de son caractère obligatoire.
  • Le contrôle par le Conseil constitutionnel intervient après l’adoption du texte par les chambres et avant la promulgation.

💡 Astuce mémo

QPC = Question de Constitutionnalité posée pendant le procès (norme législative applicable).

📖 10. Sources du droit et formation des règles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Patrimoine : Ensemble des biens et obligations d’une personne, qui sert de support à la transmission et au gage des créanciers.
  • Indivisibilité du patrimoine : Principe selon lequel une personne ne dispose que d’un seul patrimoine, sans possibilité de le rattacher à une activité séparée.
  • Droits patrimoniaux : Droits ayant une valeur économique, qui peuvent en principe être transmis, cédés, saisis et soumis à prescription.
  • Droits réels : Droits portant directement sur une chose, permettant notamment d’en user, d’en percevoir les fruits ou d’en disposer.
  • Droits extrapatrimoniaux : Droits non évaluables en argent, qui ne font pas partie du patrimoine et ne suivent donc pas les mêmes règles de transmission ou de saisie.

📝 Points essentiels

  • Le patrimoine est intransmissible entre vifs : on ne peut pas le transférer de son vivant à une autre personne.
  • Le patrimoine dure aussi longtemps que la personne dure, car il est attaché à la personne.
  • Toute personne a nécessairement un patrimoine, ce qui exclut l’idée d’un patrimoine « d’affiliation » séparé.
  • Comme une personne n’a qu’un seul patrimoine, pour limiter l’engagement du patrimoine personnel dans une activité économique, on crée une personne morale distincte.
  • La création d’une personne morale permet de distinguer la personne physique de l’activité économique exercée.
  • Les droits patrimoniaux sont transmissibles, cessibles, saisissables et prescriptibles une fois les délais légaux écoulés sans réclamation du titulaire.

💡 Astuce mémo

Patrimoine = « un seul sac » : on ne le partage pas entre vifs, et on ne sépare pas ses activités sans créer une personne morale.

📖 11. Patrimoine et catégories de droits

🔑 Notions clés & Définitions

  • Droits privés extrapatrimoniaux : Droits attachés à la personne, qui ne constituent pas un élément du patrimoine et ne se transmettent pas.
  • Droits de la personnalité : Catégorie de droits privés extrapatrimoniaux liés à l’identité et au respect de la personne (vie privée, honneur, réputation, etc.).
  • Droits publics extrapatrimoniaux : Droits liés à la citoyenneté, qui ne relèvent pas du patrimoine et ne se réduisent pas à une valeur patrimoniale.
  • Droit de vote : Droit public extrapatrimonial, exemple de droit non patrimonial attaché au statut civique.
  • Charge de la preuve : Règle qui désigne la partie qui supporte le risque de ne pas établir les faits nécessaires à sa prétention.

📝 Points essentiels

  • Les droits privés extrapatrimoniaux ne font pas partie du patrimoine d’une personne et sont en principe intransmissibles, incessibles, insaisissables et imprescriptibles.
  • Les droits de la personnalité sont principalement des droits privés extrapatrimoniaux attachés à la personne (vie privée, honneur, réputation, etc.).
  • La violation d’un droit extrapatrimonial peut ouvrir droit à des dommages et intérêts, même si le droit lui-même n’est pas patrimonial.
  • Les droits publics extrapatrimoniaux, comme le droit de vote, ne sont pas conçus comme des éléments du patrimoine.
  • Un parent peut être déchu de l’autorité parentale, ce qui illustre que certains droits liés à la personne peuvent cesser dans des conditions prévues.
  • En droit, invoquer un droit subjectif ne suffit pas : il faut prouver les faits permettant son application par le juge (objet, charge, méthode).

💡 Astuce mémo

Privé extrapatrimonial = Non patrimonial (intransmissible, insaisissable, imprescriptible) ; Public extrapatrimonial = Citoyenneté (ex. vote).

📖 12. Présomptions et modes de preuve en droit

🔑 Notions clés & Définitions

  • Présomption légale de paternité : Présomption légale qui rattache la paternité à un fait connu (mariage) pour déduire un fait inconnu (paternité) dans les conditions prévues par le Code civil.
  • Présomption simple : Présomption qui ne dispense pas totalement de preuve et permet seulement de renverser la charge de la preuve.
  • Présomption irréfragable : Présomption insusceptible de preuve contraire, jouant comme un mécanisme de dispense de preuve.
  • Acte authentique : Acte dressé par un officier public, qui bénéficie d’une force probante particulière dite « fait foi ».
  • Acte sous signature privée : Acte établi par les parties elles-mêmes, signé par elles, sans intervention d’un officier de l’état civil.

📝 Points essentiels

  • Une présomption est une conséquence que la loi tire d’un fait connu vers un fait inconnu.
  • La présomption légale de paternité (art. 312 du CC) rattache la paternité au mari lorsque l’enfant est conçu ou né pendant le mariage.
  • Le mécanisme de la présomption s’apprécie classiquement en confrontant la date de naissance et la date du mariage pour établir que le père est le mari.
  • Quand la présomption ne fait que renverser la charge de la preuve, elle est dite simple.
  • Classiquement, la présomption irréfragable est insusceptible de preuves contraires et dispense donc de preuve.
  • Les preuves écrites servent en principe à établir les actes juridiques, tandis que les faits juridiques se prouvent par tout moyen.

💡 Astuce mémo

Présomption = Loi : fait connu → fait inconnu ; simple = charge renversée ; irréfragable = preuve interdite.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1962Prise des pleins pouvoirs par le président de la République en cas de menace grave et immédiate contre les institutions
1971Extension du contrôle du Conseil constitutionnel au contenu de la loi via le préambule
1964Saisine du Conseil constitutionnel par 60 députés ou sénateurs (depuis 1964)

📊 Tableaux de synthèse

Justice commutative vs distributive

TypeLogiqueCritère d’égalité
Commutativearithmétiqueréparer exactement le dommage / rendre ce qui a été pris injustement
Distributivegéométriqueégalité selon le mérite ou l’appartenance à une catégorie

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre droit objectif (ensemble de règles) et droit subjectif (prérogatives concrètes reconnues à une personne).
  2. Croire que la règle de droit vise des individus : elle vise des situations et s’applique à tout individu répondant aux conditions.
  3. Penser que la règle supplétive n’est pas obligatoire : elle reste une règle de droit, applicable par défaut même si on peut y déroger.
  4. Mélanger sanction pénale et sanction civile : la pénale concerne les rapports de l’individu avec la société, la civile les rapports entre individus.
  5. Opposer droit et morale comme deux ordres identiques : la morale relève d’une réprobation interne, le droit d’une sanction externe appuyée par l’autorité publique.
  6. Inverser les rôles en preuve : la charge de la preuve pèse sur celui qui réclame l’exécution de l’obligation (art. 1353), pas sur celui qui nie.
  7. Confondre présomption simple et irréfragable : la simple renverse la charge de la preuve, l’irréfragable dispense de preuve (preuve contraire impossible).

✅ Checklist Examen

  1. Définir le droit comme art d’orienter les comportements et expliquer en quoi il régule la vie sociale (permis/exigé, cadre, discipline).
  2. Expliquer pourquoi la règle de droit suppose la vie en société et mobiliser l’idée « ubi societas ibi jus ».
  3. Lister et caractériser la règle de droit : généralité/abstraction, obligation (impérative/supplétive) et coercition (sanction étatique).
  4. Distinguer responsabilité pénale individuelle et distinguer sanctions pénales vs sanctions civiles selon les rapports en cause.
  5. Comparer droit objectif et droit subjectif et donner l’idée des prérogatives reconnues par le droit objectif.
  6. Expliquer la différence entre droit et morale (interne/externe, altérité) puis droit et religion (finalités distinctes : Dieu/vérité vs bonheur/justice).
  7. Présenter les fondements de l’autorité du droit : droit naturel (conformité à un idéal de justice) vs positivisme juridique (droit défini par règles étatiques, sans jugement de valeur).
  8. Maîtriser les méthodes du droit : logique juridique (syllogisme), dialectique, argument de texte, argument par analogie, et qualification juridique (rattachement au régime).
  9. Expliquer la technique juridique et le langage juridique : vocabulaire (locutions latines), formes impersonnelles (généralité), et rôle de la qualification.
  10. Décrire les sciences du droit et leurs apports : histoire, droit comparé, économie, sociologie, psychologie (lien avec responsabilité pénale).
  11. Expliquer l’ordre juridique interne : Constitution (répartition des pouvoirs), Conseil constitutionnel (9 membres, mandat), et la pyramide des normes (conformité hiérarchique).
  12. Expliquer le contrôle de constitutionnalité : contrôle a priori et contrôle a posteriori par QPC, et distinguer Conseil constitutionnel (constitutionnalité) vs Conseil d’État (légalité).
  13. Distinguer sources formelles vs informelles du droit, puis modes de formation des règles (loi au Parlement, règlements administratifs, ordonnances art. 38).
  14. Distinguer droits objectifs/subjectifs puis détailler les droits patrimoniaux (patrimoine : unité/indivisibilité/inaliénabilité ; droits réels et créances) et les droits extrapatrimoniaux (privés/publics).

Test your knowledge

Test your knowledge on Introduction au droit et régulation sociale with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quel est le rôle principal du droit dans la vie sociale ?

2. Quel caractère permet à la règle de droit de s’appliquer à toute personne entrant dans ses conditions ?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Introduction au droit et régulation sociale with 24 interactive flashcards.

Droit — définition ?

Ensemble de règles organisant la société.

Régulation des comportements — rôle ?

Discipliner et organiser la vie sociale.

Ubi societas ibi jus — signification ?

Le droit existe où il y a société.

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator