Revision sheet: Introduction au Droit Romain

Plan du Cours

  1. Rome antique et droit
  2. Droit ancien et classique
  3. Sources de l'ancien droit
  4. Législation et lois romaines
  5. Développement de la science juridique
  6. Sources du droit classique
  7. Sources nouvelles et doctrine
  8. Codification et compilations
  9. Droit romain en Orient et Occident

1. Rome antique et droit

Notions clés & Définitions

Empire romain d’Orient
AUTEUR (date) : aucune dĂ©finition spĂ©cifique fournie dans le contenu source. Cependant, il est mentionnĂ© que cet empire, issu de la division de l’empire romain, a perdurĂ© jusqu’en 1453, aprĂšs la disparition de l’Empire romain d’Occident.

Empire romain d’Occident
AUTEUR (date) : aucune dĂ©finition prĂ©cise dans le contenu source. Il s’agit de la partie occidentale de l’empire romain, qui a disparu rapidement aprĂšs le IVe siĂšcle.

Codification justinienne
AUTEUR (date) : aucune dĂ©finition spĂ©cifique, mais il est indiquĂ© que cette codification, rĂ©alisĂ©e par l’empereur Justinien au VIe siĂšcle, constitue la base du droit jusqu’aux codifications modernes.

Rayonnement juridique romain
AUTEUR (date) : aucune dĂ©finition prĂ©cise, mais il est soulignĂ© que la codification de Justinien a permis Ă  ce systĂšme juridique d’avoir une influence extraordinaire.

Fondation légendaire de Rome
AUTEUR (date) : selon la légende, Rome aurait été fondée en 753 av. J.-C. par Romulus et Rémus.

Points essentiels

Rome, dans l’antiquitĂ©, est une civilisation majeure pour le droit français et mondial. Elle a dĂ©veloppĂ© une vision technique et Ă©crite du droit, influençant profondĂ©ment la tradition juridique occidentale et mondiale. La phrase cĂ©lĂšbre « si les Grecs ont inventĂ© le politique, les Romains ont inventĂ© le droit » illustre cette importance. La crĂ©ation du droit romain repose sur une mĂ©thode Ă©crite et une science du droit, avec des dĂ©bats techniques autour des phĂ©nomĂšnes juridiques.

La division de l’empire romain au IVe siĂšcle, en raison de l’extension et de la complexitĂ© administrative, conduit Ă  la disparition de l’Empire romain d’Occident, mais l’Empire romain d’Orient perdure jusqu’en 1453. La codification du droit par Justinien au VIe siĂšcle, dans cet empire, a permis de crĂ©er un systĂšme juridique qui a rayonnĂ© Ă  l’échelle mondiale. Cette codification est la base du droit jusqu’aux grandes codifications modernes, notamment le Code civil de 1804.

La fondation lĂ©gendaire de Rome, en 753 av. J.-C., marque le dĂ©but d’une civilisation juridique majeure, dont l’histoire s’étend du rĂšgne monarchique Ă  la rĂ©publique, puis Ă  l’empire, avec une Ă©volution notable dans la conception et la mise par Ă©crit du droit.

À retenir

Rome constitue la matrice historique et juridique fondamentale qui a façonnĂ© la tradition juridique occidentale et mondiale, notamment Ă  travers sa vision technique, Ă©crite et codifiĂ©e du droit. La codification justinienne a permis Ă  cette influence de perdurer jusqu’à nos systĂšmes modernes.

2. Droit ancien et classique

Notions clés & Définitions

Ancien droit romain : PĂ©riode s’étendant du VIIIe au IIe siĂšcle av. J.-C., marquĂ©e par la transition de la royautĂ© Ă  la rĂ©publique, caractĂ©risĂ©e par une religion trĂšs prĂ©sente, une part d’opacitĂ© et une organisation juridique encore peu systĂ©matisĂ©e.

Droit romain classique : PĂ©riode du IIe au IIIe siĂšcle ap. J.-C., correspondant Ă  l’achĂšvement juridique du droit romain, avec une codification et une systĂ©matisation accrue des rĂšgles juridiques.

RĂ©gime mixte romain : Évolution de la rĂ©publique romaine d’un rĂ©gime aristocratique vers un rĂ©gime combinant Ă©lĂ©ments aristocratiques et populaires, intĂ©grant progressivement le peuple dans la vie politique et lĂ©gislative.

RĂ©publique romaine : RĂ©gime instaurĂ© en 509 av. J.-C. aprĂšs l’abolition de la monarchie, caractĂ©risĂ© par une organisation politique oĂč le pouvoir est partagĂ© entre magistrats, sĂ©nat et assemblies populaires, avec une Ă©volution vers une participation accrue du peuple.

Monarchie romaine : Régime initial de Rome, marqué par une royauté religieuse et politique, qui a été aboli en 509 av. J.-C., laissant place à la république.

Points essentiels

L’ancien droit romain s’étend du VIIIe au IIe siĂšcle av. J.-C. et est marquĂ© par la transition de la royautĂ© Ă  la rĂ©publique. La monarchie romaine, rĂ©gime initial, est abolie en 509 av. J.-C., ce qui marque le dĂ©but de la rĂ©publique romaine. La rĂ©publique Ă©volue d’un rĂ©gime aristocratique vers un rĂ©gime mixte, intĂ©grant progressivement le peuple dans ses institutions, notamment par la participation aux lois et aux assemblĂ©es.

Le droit romain classique couvre le IIe au IIIe siĂšcle ap. J.-C., pĂ©riode d’achĂšvement juridique, oĂč le systĂšme juridique devient plus structurĂ©, codifiĂ© et cohĂ©rent, permettant une application plus rationnelle et systĂ©matique des rĂšgles.

À retenir

L’évolution politique de Rome, passant de la monarchie Ă  la rĂ©publique puis Ă  un rĂ©gime mixte, a permis la naissance d’un droit plus Ă©crit, systĂ©matisĂ© et accessible, marquant la genĂšse du droit romain classique.

3. Sources de l'ancien droit

Notions clés & Définitions

Mos majorum : DĂ©signe les mƓurs ancestrales non Ă©crites qui gouvernaient les dĂ©cisions des chefs de famille, incarnant la tradition et la moralitĂ© transmise oralement.

Decreta : Ce sont des décisions prises par les chefs familiaux, fondées sur la coutume locale, et qui reflÚtent la pratique coutumiÚre spécifique à une communauté ou une famille.

Coutume romaine : Pratique répétée et acceptée par la communauté, considérée comme une source de droit non écrite, qui guide les comportements juridiques et sociaux.

Lex templi : Loi spécifique liée au cadre religieux ou au temple, qui peut avoir une importance particuliÚre dans la régulation des actes religieux ou civils en lien avec le sacré.

Connaissance du droit : La comprĂ©hension et la maĂźtrise du droit, qui se dĂ©veloppent avec la publication des lois, permettant une rupture avec l’opacitĂ© antĂ©rieure et rendant la norme accessible Ă  tous.

Points essentiels

Le mos majorum reprĂ©sente un ensemble de mƓurs ancestrales non Ă©crites, qui gouvernaient initialement les dĂ©cisions des chefs de famille, incarnant la tradition orale. Les decreta sont des dĂ©cisions issues des chefs familiaux, fondĂ©es sur la coutume locale, illustrant la pratique coutumiĂšre spĂ©cifique Ă  chaque groupe. La coutume romaine, en tant que pratique rĂ©pĂ©tĂ©e et acceptĂ©e, constitue une source de droit non Ă©crite, qui s’impose par l’usage. La lex templi dĂ©signe une loi particuliĂšre liĂ©e au cadre religieux, notamment dans le contexte des temples, soulignant la dimension religieuse du droit ancien. La connaissance du droit s’accroĂźt avec la publication des lois, permettant aux citoyens de connaĂźtre la norme, rompant ainsi avec l’opacitĂ© du droit oral et coutumier. La forte dimension religieuse du droit ancien mĂȘle jus (droit positif) et fas (ordres religieux), marquant une unitĂ© entre le religieux et le juridique.

À retenir

Le passage du droit oral et coutumier vers un droit Ă©crit et public, notamment par la publication des lois, constitue le fondement de la lĂ©galitĂ© romaine. La connaissance du droit, rendue accessible, marque une Ă©tape essentielle dans la transition vers un systĂšme juridique plus transparent et structurĂ©, oĂč la dimension religieuse joue un rĂŽle central dans la conception et l’application du droit.

4. Législation et lois romaines

Notions clés & Définitions

Jus Papirianum : Recueil ancien de lois pĂ©nales et sociales Ă  Rome, peu ordonnĂ© mais fondamental. Il rassemble des rĂšgles juridiques essentielles, souvent manuscrites, qui reflĂštent la pratique et la tradition juridique romaine, servant de rĂ©fĂ©rence pour l’application du droit.

Loi des XII Tables : PremiÚre codification écrite majeure à Rome, vers 450 av. J.-C. Elle constitue un ensemble de lois gravées sur douze tables, permettant une certaine transparence et stabilité juridique face aux tensions sociales. Elle marque le début de la codification officielle du droit romain.

Leges rogatae : Lois votées par les assemblées populaires romaines, aprÚs un processus de délibération et de vote. Ces lois sont adoptées par le peuple ou ses représentants et ont une force législative officielle.

Leges datae : Lois ou rĂšglements donnĂ©s par les magistrats, souvent sous forme d’édit ou de dĂ©cret. Elles rĂ©sultent d’une initiative magistrale, sans passer par l’assemblĂ©e populaire, et ont une valeur lĂ©gislative ou rĂ©glementaire.

Fable des membres et de l’estomac : Illustration symbolique de la rĂ©volte populaire Ă  Rome, oĂč les membres (reprĂ©sentant le peuple) se rĂ©voltent contre l’estomac (le pouvoir ou les Ă©lites) pour obtenir un meilleur accĂšs au droit et Ă  la justice. Elle symbolise la lutte sociale pour une justice plus accessible.

Points essentiels

La loi des XII Tables, datĂ©e vers 450 av. J.-C, est la premiĂšre codification Ă©crite majeure Ă  Rome. Elle marque une Ă©tape fondamentale dans la formalisation du droit, en rendant les lois accessibles et en limitant l’arbitraire. Cependant, cette codification reste peu ordonnĂ©e, tĂ©moignant d’un recueil ancien et fragmentaire.

Les lois romaines sont peu nombreuses mais jouent un rÎle central. Leur importance réside dans leur caractÚre solennel et leur valeur symbolique, incarnant la volonté de codifier et de rendre le droit plus transparent face aux tensions sociales. La législation romaine se manifeste principalement à travers deux formes : les leges rogatae, votées par le peuple, et les leges datae, émises par les magistrats.

La fable des membres et de l’estomac illustre la dynamique sociale et la revendication d’un accĂšs plus Ă©quitable au droit, soulignant que la lĂ©gislation doit rĂ©pondre aux besoins du peuple. La codification et la formalisation du droit romain apparaissent ainsi comme une rĂ©ponse aux tensions sociales et Ă  la demande de transparence juridique.

5. Développement de la science juridique

Notions clés & Définitions

Science du droit romain : Discipline qui, Ă  partir d’une tradition juridique initialement basĂ©e sur la vengeance privĂ©e, devient une science rationnelle et technique. Elle formalise et codifie le droit, le rendant moins dĂ©pendant des pratiques religieuses ou coutumiĂšres.

ProcĂ©dure des actions de la loi : Ensemble des Ă©tapes et formalismes stricts qui rĂ©gissent le dĂ©roulement du procĂšs selon la loi. Elle permet d’assurer un cadre prĂ©cis et ordonnĂ© Ă  la justice.

Litis contestatio : Moment d’ouverture officielle du procĂšs devant le juge. C’est la dĂ©claration de contestation ou de litige qui marque le dĂ©but de la procĂ©dure judiciaire.

Pontifes : PrĂȘtres ou magistrats religieux initialement responsables de la fonction juridique dans un cadre religieux. Leur rĂŽle Ă©volue avec la sĂ©paration du religieux et du juridique.

Appius Claudius Caecus : Auteur clé du début du IIIe siÚcle av. J.-C., qui a codifié les procédures juridiques romaines, contribuant à la formalisation du droit romain.

Points essentiels

La science juridique romaine a permis de faire passer le droit de la vengeance privĂ©e Ă  une discipline technique. Elle formalise la procĂ©dure en instituant un formalisme strict, notamment Ă  travers la procĂ©dure des actions de la loi, qui structure chaque Ă©tape du procĂšs. La litis contestatio, en particulier, marque l’ouverture officielle du procĂšs devant le juge, en attestant la contestation ou le litige entre les parties.

Les pontifes, initialement responsables de la fonction juridique dans un cadre religieux, ont vu leur rĂŽle Ă©voluer vers une sĂ©paration entre religion et droit, permettant la naissance d’une science juridique distincte. Appius Claudius Caecus, vers 304 av. J.-C., a Ă©tĂ© un auteur majeur qui a codifiĂ© et organisĂ© ces procĂ©dures, contribuant Ă  la rationalisation du droit romain et Ă  la naissance d’un cadre procĂ©dural structurĂ©.

À retenir

La science juridique romaine s’est dĂ©veloppĂ©e pour instaurer une discipline rationnelle et procĂ©durale distincte des traditions religieuses, en codifiant et formalissant les Ă©tapes du procĂšs, notamment avec la litis contestatio, sous l’impulsion d’auteurs comme Appius Claudius Caecus.

6. Sources du droit classique

Notions clés & Définitions

Senatus consultum

  • AUTEUR : voir section 1

Jurisprudence classique
AUTEUR (date) : dĂ©finition non fournie dans le contenu source. (Note : la jurisprudence connaĂźt un essor durant la pĂ©riode classique, mais aucune dĂ©finition prĂ©cise n’est donnĂ©e dans le texte fourni.)

Déclin de la loi
AUTEUR (date) : dĂ©finition non fournie dans le contenu source. (Note : le dĂ©clin de la loi n’est pas explicitement dĂ©fini, mais il est mentionnĂ© que les lois votĂ©es par l’assemblĂ©e et le sĂ©nat ont quasiment disparu, remplacĂ©es par des constitutions impĂ©riales.)

Pouvoir impérial
AUTEUR (date) : dĂ©finition non fournie dans le contenu source. (Note : l’empereur devient la seule source de droit, sa puissance lĂ©gislative Ă©tant affirmĂ©e par des expressions telles que « princeps legibus solutus ».)

Empire romain
AUTEUR (date) : dĂ©finition non fournie dans le contenu source. (Note : l’empire est divisĂ© en deux parties Ă  partir de DioclĂ©tien, avec une influence croissante de l’Orient, et une Ă©volution vers une centralisation du pouvoir impĂ©rial.)

Points essentiels

Sous l’empire, la loi votĂ©e devient rare, le pouvoir lĂ©gislatif se concentrant chez l’empereur. Le senatus consultum, qui dĂ©signe une dĂ©libĂ©ration du SĂ©nat, gagne en importance comme source juridique, notamment dans la pĂ©riode classique. La jurisprudence connaĂźt un essor significatif durant cette pĂ©riode, contribuant Ă  la formation du droit. La transition de la rĂ©publique Ă  l’empire modifie profondĂ©ment les sources du droit : l’empereur devient la source principale, Ă©clipsant progressivement les institutions rĂ©publicaines. La lĂ©gislation impĂ©riale triomphe, avec la multiplication des constitutions et leur qualification comme lois, marquant la fin des lois votĂ©es par les institutions reprĂ©sentatives. La doctrine, autrefois dynamique, voit son influence diminuer, remplacĂ©e par une forte centralisation normative et la codification. La codification, notamment avec l’invention du codex, permet la compilation systĂ©matique des textes juridiques, facilitant leur usage et leur transmission. La compilation officielle, comme le code thĂ©odosien, rassemble les constitutions impĂ©riales par matiĂšre, renforçant la centralisation du droit.

À retenir

Sous l’empire, le pouvoir impĂ©rial s’affirme comme la principale source du droit, relĂ©guant la loi votĂ©e et la jurisprudence Ă  un rĂŽle secondaire, avec une centralisation croissante des normes juridiques par la codification. La jurisprudence et le sĂ©natus consultum gagnent en importance dans la transformation des sources juridiques.

7. Sources nouvelles et doctrine

Notions clés & Définitions

Doctrine romaine : La doctrine romaine dĂ©signe l’ensemble des commentaires, interprĂ©tations et analyses Ă©laborĂ©s par les jurisconsultes sur le droit romain. Elle contribue Ă  enrichir et Ă  prĂ©ciser les sources du droit, en proposant une rĂ©flexion doctrinale qui complĂšte la lĂ©gislation et la jurisprudence.

Jurisconsultes : Ce sont des experts du droit romain qui commentent, interprĂštent et expliquent les textes juridiques. Leur rĂŽle est central dans le dĂ©veloppement de la doctrine, en apportant des avis et en influençant l’évolution du droit.

Responsa prudentium : Avis juridiques Ă©mis par des juristes ou jurisconsultes, considĂ©rĂ©s comme des conseils d’experts. Ces responsa sont des sources influentes qui orientent la pratique juridique et l’interprĂ©tation du droit romain.

Écoles juridiques : Groupes de juristes structurĂ©s qui dĂ©veloppent une pensĂ©e juridique cohĂ©rente. Elles jouent un rĂŽle dans la structuration de la doctrine, en proposant des mĂ©thodes d’interprĂ©tation et des thĂ©ories du droit.

Interprétation du droit : Processus par lequel les juristes, notamment les jurisconsultes, donnent un sens aux textes juridiques. Elle devient une source essentielle pour adapter le droit aux évolutions sociales, en permettant une application flexible et évolutive des rÚgles.

Points essentiels

La doctrine romaine se dĂ©veloppe grĂące aux jurisconsultes, qui commentent et interprĂštent le droit, apportant une dimension doctrinale essentielle. Les responsa prudentium, en tant qu’avis d’experts, jouent un rĂŽle influent dans la pratique juridique. Par ailleurs, l’apparition d’écoles juridiques structure la pensĂ©e juridique, favorisant une rĂ©flexion collective et systĂ©matique. L’interprĂ©tation du droit devient une source clĂ©, permettant d’adapter le droit romain aux Ă©volutions sociales, en complĂ©tant et enrichissant les sources traditionnelles comme la loi et la jurisprudence. La doctrine, ainsi, occupe une place centrale dans l’évolution du droit romain, en intĂ©grant la rĂ©flexion des experts pour faire face aux changements et aux particularitĂ©s locales.

À retenir

La doctrine et les experts jouent un rĂŽle central dans l’évolution et l’adaptation du droit romain, en complĂ©tant les sources traditionnelles par une rĂ©flexion doctrinale qui guide la pratique et l’interprĂ©tation du droit.

8. Codification et compilations

Notions clés & Définitions

Code de Justinien : Compilation de lois romaines organisĂ©e et codifiĂ©e sous l’empereur Justinien au VIe siĂšcle, visant Ă  rassembler et simplifier le droit romain pour assurer sa transmission et sa pĂ©rennitĂ©.

Corpus Juris Civilis : Ensemble de la codification justinienne comprenant quatre parties principales : le Digeste, les Institutiones, le Code et les Novelles. Il constitue la rĂ©fĂ©rence du droit romain dans l’Empire d’Orient.

Digeste : Partie du Corpus Juris Civilis regroupant des extraits de juristes romains cĂ©lĂšbres, organisĂ©e pour faciliter l’accĂšs et la comprĂ©hension du droit romain. Son objectif est de synthĂ©tiser la jurisprudence antique.

Institutiones : TraitĂ© introductif au droit romain, destinĂ© Ă  l’enseignement, prĂ©sentant les principes fondamentaux et la structure du droit civil romain.

Novelles : Lois nouvelles ajoutĂ©es aprĂšs la compilation initiale du Corpus Juris Civilis, permettant d’adapter le droit aux Ă©volutions politiques et sociales.

Points essentiels

Le Code de Justinien compile et organise le droit romain au VIe siĂšcle dans l’empire d’Orient, assurant ainsi la transmission et la pĂ©rennitĂ© du droit romain. Le Corpus Juris Civilis, qui en rĂ©sulte, comprend le Digeste, les Institutiones, le Code et les Novelles, formant une codification complĂšte et structurĂ©e. Cette Ɠuvre a une influence durable sur les systĂšmes juridiques occidentaux, en posant les bases d’une tradition juridique codifiĂ©e. Les Novelles jouent un rĂŽle crucial en intĂ©grant des lois nouvelles aprĂšs la compilation initiale, permettant au corpus de rester adaptĂ© aux rĂ©alitĂ©s changeantes.

À retenir

La codification justinienne, par le biais du Corpus Juris Civilis, a posĂ© les fondements du droit occidental moderne, en assurant la transmission d’un droit organisĂ©, accessible et adaptable, qui influence encore aujourd’hui la tradition juridique.

9. Droit romain en Orient et Occident

Notions clés & Définitions

  • Empire romain d’Orient : voir section 1
  • Empire romain d’Occident : voir section 1 Survie juridique : Maintien et transmission du droit romain, notamment en Orient par la codification justinienne, permettant sa transmission jusqu’à l’époque moderne.
    Diffusion du droit romain : Propagation du droit romain en Europe, influençant les codifications modernes, comme le Code civil de 1804, grùce à la codification justinienne et à la transmission en Occident.
    RĂ©volution française : ÉvĂ©nement de 1789 qui, tout en Ă©tant hors de la pĂ©riode antique, s’inscrit dans la tradition de codification et de rĂ©forme du droit, inspirĂ©e indirectement par la transmission du droit romain.

Points essentiels

L’empire romain d’Occident disparaĂźt rapidement aprĂšs la division du IVe siĂšcle, ce qui entraĂźne une interruption de la transmission directe du droit romain dans cette partie. En revanche, l’empire romain d’Orient maintient la tradition juridique romaine jusqu’en 1453, grĂące notamment Ă  la codification de Justinien. La codification justinienne, rĂ©alisĂ©e dans l’empire d’Orient, se compose de quatre compilations majeures : le Code, le Digest, les Institutes et les Novels, entre 528 et 554 ap. J.-C.
Le Code rassemble les lois et constitutions rangĂ©es par ordre thĂ©matique, avec une organisation logique et monumentale. Le Digest compile des fragments d’Ɠuvres de jurisconsultes classiques, notamment Ulpien, Paul, GaĂŻus, Papinien et Modestin, favorisant la doctrine impĂ©riale. Les Institutes servent de manuel pour les Ă©tudiants, inspirĂ© des travaux de GaĂŻus, avec une division en personnes, choses, actions. Les Novels regroupent de nouvelles constitutions promulguĂ©es par Justinien, traduites ou compilĂ©es pour une utilisation ultĂ©rieure.
La survie du droit romain en Orient assure sa transmission jusqu’à l’époque moderne, influençant la formation des systĂšmes juridiques europĂ©ens et la codification moderne, notamment le Code civil de 1804. En Occident, aprĂšs la chute de l’Empire d’Occident, le droit romain est relayĂ© par la coutume, la jurisprudence et la doctrine, dans un contexte de pluralisme juridique au Moyen Âge.

À retenir

La divergence entre Orient et Occident dans la survie du droit romain s’explique par la continuitĂ© de l’Empire d’Orient, qui a permis la conservation et la transmission du corpus juridique jusqu’à l’époque moderne, tandis que la chute de l’Empire d’Occident a entraĂźnĂ© une interruption, favorisant un pluralisme de sources juridiques durant le Moyen Âge.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
753 av. J.-C.Fondation légendaire de Rome par Romulus et Rémus
VIIIe au IIe siÚcle av. J.-C.Période de l'ancien droit romain
509 av. J.-C.Abolition de la monarchie romaine, début de la république
IIe au IIIe siÚcle ap. J.-C.Période du droit romain classique
450 av. J.-C.Codification des XII Tables

Tableaux de SynthĂšse

ThÚmeNotions clésPériode / AuteurParticularités
Empire romain d’OrientRayonnement juridique, codification JustinienneJustinien, VIe siùcleBase du droit jusqu’aux codifications modernes
Ancien droit romainMonarchie, république, régime mixteVIIIe - IIe siÚcle av. J.-C.Transition de la royauté à la république, organisation politique et juridique
Sources du droit ancienMos majorum, decreta, coutume, lex templi-Sources non écrites, religieuses et coutumiÚres

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre Empire romain d’Orient (jusqu’en 1453) et Empire romain d’Occident (disparu au Ve siùcle).
  2. Assimiler la codification justinienne uniquement à la période du VIe siÚcle sans comprendre son influence durable.
  3. Confondre la monarchie romaine (jusqu’en 509 av. J.-C.) et la rĂ©publique (aprĂšs 509 av. J.-C.).
  4. Confusion entre mos majorum (mƓurs ancestrales) et coutume (pratique rĂ©pĂ©tĂ©e).
  5. Croire que la loi des XII Tables est une loi religieuse alors qu’elle est une codification civile.
  6. Négliger le rÎle central de la publication des lois dans la transition vers un droit écrit.
  7. Confondre le jus (droit positif) et le fas (ordres religieux) dans le droit ancien.

Checklist Examen

  1. ConnaĂźtre la dĂ©finition de l’Empire romain d’Orient et sa durĂ©e jusqu’en 1453.
  2. Identifier les caractĂ©ristiques principales de l’Empire romain d’Occident.
  3. Expliquer l’importance de la codification justinienne dans le rayonnement du droit romain.
  4. DĂ©finir l’ancien droit romain et ses pĂ©riodes clĂ©s : monarchie, rĂ©publique, rĂ©gime mixte.
  5. ConnaĂźtre la date de l’abolition de la monarchie romaine et le dĂ©but de la rĂ©publique (509 av. J.-C.).
  6. Savoir ce que désignent mos majorum, decreta, coutume, et lex templi.
  7. Comprendre le passage du droit oral/coutumier au droit écrit grùce à la publication des lois.
  8. Identifier le contenu et l’importance de la loi des XII Tables (vers 450 av. J.-C.).
  9. Connaßtre le rÎle des leges rogatae dans le processus législatif romain.
  10. Maßtriser les notions clés associées aux auteurs : Justinien pour la codification, les Romains pour les sources du droit.
  11. ReconnaĂźtre les diffĂ©rences entre sources Ă©crites et non Ă©crites dans l’ancien droit.
  12. Vérifier sa compréhension des concepts fondamentaux : jus vs fas, influence du droit romain sur le droit moderne.

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1. Qui a formulé, organisé ou écrit la codification du droit romain connue sous le nom de Corpus Juris Civilis ?

2. Quel est le rÎle principal de la codification du droit romain réalisée par Justinien ?

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Empire romain d’Orient — durĂ©e ?

Jusqu’en 1453, influence durable.

Empire romain d’Occident — disparition ?

Au Ve siĂšcle, aprĂšs la division.

Codification justinienne — rîle ?

Base du droit jusqu’aux codifications modernes.

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