đ Plan du Cours
- ĂlĂ©ments constitutifs du meurtre : acte matĂ©riel et intention de tuer
- Encadrement lĂ©gal de lâeuthanasie et distinction avec lâempoisonnement
- Sanctions et circonstances aggravantes du meurtre
- ĂlĂ©ments matĂ©riels et intentionnels de lâempoisonnement
- Classification, gradation et imputation des violences générales et collectives
- Administration de substances nuisibles : caractĂ©ristiques et diffĂ©rences avec lâempoisonnement
- CritĂšres de causalitĂ© dans les atteintes non intentionnelles Ă lâintĂ©gritĂ© physique
- Faute dâimprudence : dĂ©finition, types et implications pĂ©nales
- Sanction des atteintes non intentionnelles Ă lâintĂ©gritĂ© physique
- Atteintes physiques à la liberté sexuelle : viol, autres agressions sexuelles et éléments
- Infractions formelles liĂ©es aux risques dâatteintes Ă lâintĂ©gritĂ© physique et abstention de
đ 1. ĂlĂ©ments constitutifs du meurtre : acte matĂ©riel et intention de tuer
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La mort : = arrĂȘt cardiaque ou cĂ©rĂ©bral.
- Intention de tuer : Animus necandi Les mobiles sont indifférents car on se fiche de la raison, mais ils peuvent donner des circonstances aggravantes (entraßne la perpétuité et non 30 ans).
đ Points essentiels
- LâĂ©lĂ©ment matĂ©riel du meurtre repose sur un acte positif de commission : il nâexiste pas de meurtre par abstention.
- Le comportement doit ĂȘtre causal, câest-Ă -dire avoir entraĂźnĂ© la mort de la victime.
- Les mobiles sont indiffĂ©rents pour caractĂ©riser lâintention homicide.
- La preuve de lâintention homicide Certains peuvent dire âje ne voulais pas le tuerâ L'enjeu est dĂ©cisif pour la peine : homicide par imprudence (pas de volontĂ© de blesser mais peut ĂȘtre conscience du risque, 2 Ă 10 ans), meurtre (si intention de tuer, 30 ans), violence mortelle (violence ayant entraĂźnĂ© la mort sans intention de la donner, 15 ans).
- Acte positif Peu importe les moyens utilisĂ©s dĂšs lors quâils ont eu pour effet de provoquer la mort (sauf moyens spĂ©ciaux comme lâempoisonnement) et le comportement rĂ©side dans un acte de commission (il nây a pas de meurtre par abstention).
đĄ Ă retenir
Le meurtre se caractĂ©rise par un acte de commission causal ayant provoquĂ© la mort dâautrui. Il suppose aussi la volontĂ© de tuer, sans que les mobiles importent.
đ 2. Encadrement lĂ©gal de lâeuthanasie et distinction avec lâempoisonnement
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Poursuivis : Personnes ou entitĂ©s mises en cause pĂ©nalement dans lâexemple donnĂ©, Ă savoir lâhĂŽpital, lâautomobiliste et le propriĂ©taire du chien.
- Euthanasie positive : On peut ne rien faire ou faire quelque chose : Cela neutralise 3 actions : lâaction du meurtre, lâinfraction de NAPD et lâempoisonnement.
đ Points essentiels
- Toute personne a le droit de refuser ou de ne pas recevoir un traitement, et le mĂ©decin a lâobligation de respecter cette volontĂ©.
- Les traitements et les soins ne doivent pas ĂȘtre mis en Ćuvre ou poursuivis lorsquâils rĂ©sultent dâune obstination dĂ©raisonnable, ou lorsquâils sont inutiles ou disproportionnĂ©s.
- Lâeuthanasie positive est encadrĂ©e par la loi et suppose lâintervention du corps mĂ©dical avec le consentement du patient, qui peut ĂȘtre anticipĂ©.
- Lâeuthanasie positive neutralise trois qualifications : le meurtre, lâinfraction de non-assistance Ă personne en danger et lâempoisonnement.
- Lâeuthanasie active consiste Ă provoquer la mort du patient par administration dâune substance mortifĂšre ; elle se distingue de lâempoisonnement car, dans lâempoisonnement, la mort nâest quâun effet collatĂ©ral pouvant survenir avec dĂ©lai.
- L'euthanasie active (câest une infraction pĂ©nale) : on provoque la mort du patient en lui administrant une substance mortifĂšre (provoque directement la mort).
- On distingue 2 formes dâeuthanasie : active et passive.
đĄ Ă retenir
La fin de vie mĂ©dicalement encadrĂ©e repose sur le refus de traitement et sur lâinterdiction de lâobstination dĂ©raisonnable. Ă lâinverse, lâeuthanasie active consiste Ă provoquer directement la mort par une substance mortifĂšre, ce qui la distingue de lâempoisonnement.
đ 3. Sanctions et circonstances aggravantes du meurtre
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Meurtre : Lâinfraction est consommĂ©e au moment de la mort.
- Substance nuisible : Qualification spĂ©ciale dâadministration de substance nuisible (ASN).
- Préjudice : Conséquence concrÚte subie par la victime.
- Empoisonnement : Elle est consommée au moment de l'administration de la substance.
đ Points essentiels
- Toutes les circonstances aggravantes encourent la perpétuité.
- Le meurtre aggravĂ© vise le meurtre accompagnĂ© dâun autre crime ou dâun dĂ©lit qui peut le prĂ©cĂ©der ou le suivre.
- La prĂ©mĂ©ditation correspond Ă une prĂ©paration du meurtre, et cette prĂ©paration peut ĂȘtre individuelle ou collective.
- Le guet-apens et la bande organisée relÚvent des circonstances aggravantes liées à la préparation du meurtre.
- Les sanctions du meurtre 30 ans de réclusion criminelle.
- Cette prĂ©paration peut ĂȘtre individuelle ou collective (circonstance aggravante : bande organisĂ©e).
đĄ Ă retenir
Toutes les circonstances aggravantes encourent la perpétuité.
đ 4. ĂlĂ©ments matĂ©riels et intentionnels de lâempoisonnement
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Empoisonnement : LâĂ©lĂ©ment matĂ©riel de lâempoisonnement (âde nature Ă â) A.
- Substance mortifÚre : un individu administre du sucre à un diabétique, cela dépend du regard objectif (pas mortifÚre pour la majorité des hommes) ou subjectif (substance mortifÚre sur cette personne)).
đ Points essentiels
- Lâempoisonnement est une infraction formelle : le prĂ©judice effectivement subi est indiffĂ©rent.
- LâĂ©lĂ©ment matĂ©riel de lâempoisonnement consiste dans lâadministration volontaire dâune substance.
- La substance doit ĂȘtre de nature Ă entraĂźner la mort.
- LâĂ©lĂ©ment intentionnel exige la volontĂ© dâadministrer ou dâemployer la substance en ayant conscience de son caractĂšre mortifĂšre.
- Les attentats Ă la vie : lâempoisonnement (221-5 CP) Puni de 30 ans comme le meurtre.
- Le texte vise seulement une administration de la substance.
đĄ Ă retenir
Lâempoisonnement est une infraction formelle : le prĂ©judice effectivement subi est indiffĂ©rent.
đ 5. Classification, gradation et imputation des violences gĂ©nĂ©rales et collectives
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ScĂšne unique de violences : Situation de violences collectives dans laquelle une victime isolĂ©e subit des violences commises par une pluralitĂ© dâauteurs, sans quâil soit possible dâidentifier lâauteur du coup mortel, comme dans une rixe.
- HarcĂšlement moral en ligne : Violence psychologique commise en ligne contre une victime par une pluralitĂ© dâauteurs, avec dĂ©monstration dâau moins un message haineux par personne et de la volontĂ© de sâassocier Ă un mouvement de meute, sans exiger de rĂ©pĂ©tition par un mĂȘme auteur.
- Droit de correction : PrĂ©rogative parentale qui nâexiste plus Ă lâĂ©gard des enfants, la Cour de cassation ayant jugĂ© en janvier 2026 quâil nây a pas de droit de correction, notamment en raison de la loi anti-fessĂ©e de 2019.
- Violences mortelles : Violences criminelles ayant entraßné la mort sans intention de la donner, punies de 15 ans de réclusion.
đ Points essentiels
- Les violences sont des infractions de rĂ©sultat portant atteinte Ă lâintĂ©gritĂ© physique et entraĂźnant un dommage pour la victime.
- La répression varie selon la gravité du résultat : violences criminelles, délictuelles ou contraventionnelles.
- Les violences dĂ©lictuelles visent notamment la mutilation, lâinfirmitĂ© permanente et lâITT de plus de 8 jours.
- Les violences contraventionnelles couvrent les violences ayant entraßné aucune ITT ou une ITT de moins de 8 jours.
đĄ Ă retenir
Les violences sont des infractions de rĂ©sultat portant atteinte Ă lâintĂ©gritĂ© physique et entraĂźnant un dommage pour la victime.
đ 6. Administration de substances nuisibles : caractĂ©ristiques et diffĂ©rences avec lâempoisonnement
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Empoisonnement : Infraction consommĂ©e au moment de lâadministration dâune substance de nature Ă entraĂźner la mort.
- Acte dâadministration : Acte positif par lequel la substance est donnĂ©e Ă la victime ; câest lâacte constitutif de lâinfraction.
đ Points essentiels
- Une substance mortifĂšre est nĂ©cessairement nuisible, selon lâidĂ©e que qui peut le plus peut le moins.
- Lâinfraction est formelle en ce quâelle nâexige pas la mort, mĂȘme si la mort rĂ©sulte de lâacte dâadministration.
- Lâacte constitutif de lâadministration de substances nuisibles = le cmpt i.
- Si une substance est mortifĂšre (on part sur lâempoisonnement, mais si on ne peut pas, alors on raisonne en tant que substance nuisible), elle est forcĂ©ment nuisible (qui peut le plus peut le moins).
đĄ Ă retenir
Une substance mortifĂšre est nĂ©cessairement nuisible, selon lâidĂ©e que qui peut le plus peut le moins.
đ 7. CritĂšres de causalitĂ© dans les atteintes non intentionnelles Ă lâintĂ©gritĂ© physique
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Direct : Renvoi Ă la causalitĂ©, est-ce que dâaprĂšs le cours normal des choses, ce comportement imprudent peut entraĂźner la mort ou les blessures graves (on raisonne en probabilitĂ©).
- ImmĂ©diat : Il faut une proximitĂ© temporelle entre le comportement imprudent et le risque (pas la mort susceptible dâen rĂ©sulter).
- La jurisprudence admet une prĂ©somption de causalitĂ© : Technique probatoire qui permet dâadmettre lâexistence du lien de causalitĂ© Ă partir dâindices graves, prĂ©cis et concordants, selon un faisceau dâindices.
- L'équivalence des conditions : Théorie non sélective qui retient comme causes du dommage toutes les causes qui en constituent les antécédents nécessaires.
- Certitude du lien de causalitĂ© : Exigence qui impose de rechercher les causes du dommage pour vĂ©rifier si lâĂ©lĂ©ment retenu a concouru de façon certaine Ă sa survenance.
đ Points essentiels
- La jurisprudence admet une prĂ©somption de causalitĂ© fondĂ©e sur des indices graves, prĂ©cis et concordants, selon une technique du faisceau dâindices.
- La causalitĂ© dans les atteintes non intentionnelles Ă lâintĂ©gritĂ© physique (La causalitĂ© dans le champ des infractions dâimprudence) 2 exigences distinctes relatives Ă la causalitĂ© : la certitude + lâintensitĂ© §1.
- La causalité adéquate : théorie sélective.
đĄ Ă retenir
La jurisprudence admet une prĂ©somption de causalitĂ© fondĂ©e sur des indices graves, prĂ©cis et concordants, selon une technique du faisceau dâindices.
đ 8. Faute dâimprudence : dĂ©finition, types et implications pĂ©nales
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Imprudence simple : Lâimprudence simple (cause directe) Art.
- Faute délibérée : Elle renvoi à 2 types de fautes : la faute délibérée et caractérisée.
- Faute dâimprudence : Lâauteur indirect ne peut engager sa responsabilitĂ© quâen cas de faute dâimprudence grave.
đ Points essentiels
- Lâimprudence renvoie Ă la fois Ă un aspect matĂ©riel et Ă un aspect moral.
- Lâimprudence simple sâapplique en cas de causalitĂ© directe.
- La faute caractérisée est définie par la gravité de ses effets.
- Sur lâhomicide par imprudence : on a constatĂ© un dommage, lâauteur direct câest le conducteur (faute dâimprudence simple), lâauteur indirect c'est le tenancier (il crĂ©e la situation permettant la rĂ©alisation du dommage) donc il faut caractĂ©riser une faute dâimprudence grave (soit dĂ©libĂ©rĂ©e, mais pas ici, soit caractĂ©risĂ©e, risque de mort pour autrui, donc on pourrait la retenir), ou alors on pourrait rĂ©primer aussi avec un complice par aide ou assistance (selon le droit pĂ©nal gĂ©nĂ©ral).
- Pour les personnes morales, une faute dâimprudence simple suffit, peu importe lâintensitĂ© de la causalitĂ© Ă engager la responsabilitĂ©.
đĄ Ă retenir
Sur lâhomicide par imprudence : on a constatĂ© un dommage, lâauteur direct câest le conducteur (faute dâimprudence simple), lâauteur indirect c'est le tenancier (il crĂ©e la situation permettant la rĂ©alisation du dommage) donc il faut caractĂ©riser une faute dâimprudence grave (soit dĂ©libĂ©rĂ©e, mais pas ici, soit caractĂ©risĂ©e, risque de mort pour autrui, donc on pourrait la retenir), ou alors on pourrait rĂ©primer aussi avec un complice par aide ou assistance (selon le droit pĂ©nal gĂ©nĂ©ral).
đ 9. Sanction des atteintes non intentionnelles Ă lâintĂ©gritĂ© physique
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Circonstances aggravantes communes : Aggravations applicables Ă toutes les infractions dâimprudence, permettant de relever la peine Ă 7 ans et, en prĂ©sence de deux circonstances aggravantes, jusquâĂ 10 ans.
- Ces circonstances aggravantes (7 ans) sont : Usage de stup, conduite en Ă©tat dâivresse, dĂ©lit de fuite, excĂšs de vitesse au-delĂ de 30km/h, conduite sans permis, chien.
- Homicide involontaire : Si un dommage survient (violation de sĂ©curitĂ©), ce nâest pas lâinfraction de mise en danger de la vie dâautrui quâon retiendra, mais les infractions matĂ©rielles correspondantes, câest-Ă -dire lâhomicide involontaire ou les blessures involontaires.
đ Points essentiels
- La sanction des atteintes non intentionnelles Ă lâintĂ©gritĂ© physique est proportionnĂ©e Ă la gravitĂ© du prĂ©judice subi par la victime.
- Lorsque la mort rĂ©sulte de la faute dâimprudence, lâhomicide involontaire est puni de 3 ans.
- LâITT supĂ©rieure Ă 3 mois est punie de 2 ans.
- La sanction des atteintes non intentionnelles Ă lâintĂ©gritĂ© physique Elle va ĂȘtre proportionnĂ©e en fonction de la gravitĂ© du prĂ©judice subi par la victime : homicide par imprudence (la mort est rĂ©sultĂ© de la faute dâimprudence) (3 ans), ITT > 3 mois (2 ans).
đĄ Ă retenir
Lorsque la mort rĂ©sulte de la faute dâimprudence, lâhomicide involontaire est puni de 3 ans.
đ 10. Atteintes physiques Ă la libertĂ© sexuelle : viol, autres agressions sexuelles et Ă©lĂ©ments
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Autrui : = autre que soi, humain et vivant.
- La rĂ©pression : Sanction des atteintes sexuelles sur mineur qui peut atteindre 7 ans dâemprisonnement, notamment pour lutter contre la correctionnalisation judiciaire.
- DiffĂ©rence : Pour lâagression sexuelle : il nây a pas de consentement mais pour lâatteinte sexuelle : le mineur est consentant, au moins formellement (mais le mineur, Ă un certain Ăąge, nâest pas capable de consentir).
đ Points essentiels
- Le viol peut viser la personne qui pénÚtre ou celle qui est pénétrée.
- Le viol et les autres agressions sexuelles sont des infractions instantanées dont le comportement et le résultat se confondent.
- LA PROTECTION DE LâESPRIT CHAPITRE : LES ATTEINTES Ă LA LIBERTĂ SEXUELLE On est passĂ© dâune protection collective Ă individuelle, car lâĂ©lĂ©ment principale câest le consentement (imposĂ© un comportement sexuel contre la volontĂ©) Ces infractions se dĂ©composent en 2 catĂ©gories si elle implique un contact Ă la victime : atteintes physiques Ă la libertĂ© sexuelle (viol et autres agressions sexuelles) et les atteintes morales Ă la libertĂ© sexuelle (exhibition et harcĂšlement).
đĄ Ă retenir
Le viol peut viser la personne qui pénÚtre ou celle qui est pénétrée.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- IntĂ©gritĂ© physique : Bien juridique protĂ©gĂ© contre des comportements potentiellement dommageables, dans une logique de prĂ©vention des dommages et sans attendre la rĂ©alisation dâun dommage.
- Situation de pĂ©ril : Lâabstention de porter secours Face Ă cette situation de pĂ©ril imminent, lâauteur aurait dĂ» agir.
- Engagement personnel suffisant : LâefficacitĂ©/le caractĂšre adaptĂ© de lâassistance La jurisprudence dit que l'assistance âdoit se manifester sous forme dâengagement personnel suffisant et adaptĂ© Ă la situationâ.
đ Points essentiels
- La non-assistance à personne en danger suppose une situation de péril pour une seule personne.
- Le pĂ©ril peut ĂȘtre corporel ou moral, et son origine est indiffĂ©rente.
- Lâauteur doit soit intervenir personnellement, soit alerter les secours.
- La nature du pĂ©ril (il peut ĂȘtre moral ou corporel) C'est un pĂ©ril pour lâintĂ©gritĂ© physique ou pour la vie (risque de mort ou blessures graves) et peu importe lâorigine du pĂ©ril (de la victime elle-mĂȘme comme le suicide, dâun animal, dâune tempĂȘte, dâun tiers).
- En gĂ©nĂ©ral un pĂ©ril ne peut pas ĂȘtre que moral, il est aussi physique (comme l'intĂ©gritĂ© sexuelle dâune victime).
đĄ Ă retenir
La non-assistance à personne en danger suppose une situation de péril pour une seule personne.
𧩠Compléments de couverture
- Le meurtre est un crime, ce qui explique que son élément moral soit toujours intentionnel.
- Lâintention homicide se prouve par des indices matĂ©riels comme lâarme, son usage, la zone du corps visĂ©e et la violence des coups.
- Le consentement de la victime nâefface pas la responsabilitĂ© pĂ©nale en matiĂšre de meurtre.
- Lâempoisonnement est une infraction formelle, donc indiffĂ©rente au prĂ©judice effectivement subi.
- Pour lâempoisonnement, lâauteur doit vouloir administrer ou employer la substance en connaissant son caractĂšre mortifĂšre.
- La substance mortifĂšre peut ĂȘtre liquide, solide ou gazeuse, avec des exemples comme lâarsenic et le cyanure.
- Lâadministration de substances nuisibles repose sur un acte positif dâadministration et non sur un simple comportement passif.
- Les substances nuisibles citĂ©es comprennent notamment lâalcool, le VIH, les stupĂ©fiants et les somnifĂšres.
- Les violences peuvent ĂȘtre criminelles, dĂ©lictuelles ou contraventionnelles selon la gravitĂ© du rĂ©sultat.
- Les violences contraventionnelles couvrent les violences sans ITT ou avec une ITT inférieure ou égale à 8 jours.
- En cas de scĂšne unique de violences, la jurisprudence punit tous les participants du chef le plus grave.
- Le harcĂšlement moral en ligne suppose au moins un message haineux par auteur et la volontĂ© de sâassocier Ă un mouvement de meute.
- Le droit de correction des parents nâexiste plus, notamment depuis la loi anti-fessĂ©e de 2019.
- La prĂ©somption tenant Ă lâexistence dâun inceste (222-22-2 CP) Ici, tous les mineurs sont concernĂ©s par cette prĂ©somption (pour les protĂ©ger dâune situation de faiblesse Ă lâĂ©gard dâun membre de leur famille plus Ă©levĂ©).
- L'Ă©lĂ©ment moral du viol L'infraction est intentionnelle car câest un crime (article 121-3 puni de 15 ans).
- Circonstances aggravantes du viol : minoritĂ© de 15 ans, acte de torture ou barbarie, rĂ©union, viol sur Ă©pouse, inceste, usage dâune arme, lâautoritĂ©, soumission chimique, mort.
- L'intention constitutive des autres agressions sexuelles ĂlĂ©ment moral : lâinfraction est intentionnelle : car câest un dĂ©lit (5 ans dâemprisonnement).
- 227-25 : sur les mineurs de 15 ans : un majeur et mineur de 15 ans (Si deux mineurs dont un de â de 15, câest forcĂ©ment une agression sexuelle ou il faudra monter une violence, contrainte, menace ou surprise).
đ Tableaux de SynthĂšse
Meurtre, empoisonnement, substances nuisibles
| Infraction | Acte matériel | Moment de consommation | Intention |
|---|
| Meurtre | Acte positif de commission causal provoquant la mort | Au moment de la mort | Volonté de tuer (animus necandi) |
| Empoisonnement | Administration volontaire dâune substance de nature Ă entraĂźner la mort | Au moment de lâadministration | VolontĂ© dâadministrer ou dâemployer la substance en connaissant son caractĂšre mortifĂšre |
| Administration de substances nuisibles | Acte positif dâadministration dâune substance nuisible | Au moment de lâadministration | Intention dâadministrer la substance |
Violences et atteintes non intentionnelles
| Catégorie | CritÚre principal | Exemple ou seuil | Sanction ou effet |
|---|
| Violences criminelles / délictuelles / contraventionnelles | Gravité du résultat | Mutilation, infirmité permanente, ITT de plus de 8 jours / aucune ITT ou ITT de moins de 8 jours | Répression graduée selon la gravité |
| Atteintes non intentionnelles | Lien de causalitĂ© et faute dâimprudence | CausalitĂ© directe ou indirecte ; faute simple ou grave selon le cas | Peines relevĂ©es en prĂ©sence de circonstances aggravantes |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre meurtre et empoisonnement : le meurtre suppose la mort, lâempoisonnement est consommĂ© dĂšs lâadministration.
- Croire quâil existe un meurtre par abstention : le meurtre repose sur un acte positif de commission.
- Penser que les mobiles caractĂ©risent lâintention homicide : ils sont indiffĂ©rents pour le meurtre.
- Assimiler administration de substances nuisibles et empoisonnement : la premiĂšre vise une substance nuisible, la seconde une substance de nature Ă entraĂźner la mort.
- Oublier que les violences sont des infractions de rĂ©sultat : la qualification dĂ©pend du dommage et de lâITT.
- Confondre causalitĂ© directe et indirecte en imprudence : lâauteur indirect doit une faute dâimprudence grave.
- Croire que le consentement de la victime efface toujours lâinfraction : il nâefface pas la responsabilitĂ© pĂ©nale en matiĂšre de meurtre.
â
Checklist Examen
- DĂ©finir la mort comme arrĂȘt cardiaque ou cĂ©rĂ©bral.
- Expliquer lâanimus necandi et lâindiffĂ©rence des mobiles.
- Rappeler que le meurtre exige un acte positif causal.
- Distinguer le moment de consommation du meurtre et de lâempoisonnement.
- Identifier lâĂ©lĂ©ment matĂ©riel et lâĂ©lĂ©ment intentionnel de lâempoisonnement.
- Classer les violences selon la gravité du résultat.
- Distinguer administration de substances nuisibles et empoisonnement.
- Appliquer les critÚres de causalité directe et immédiate en atteintes non intentionnelles.
- Distinguer faute dâimprudence simple, dĂ©libĂ©rĂ©e et caractĂ©risĂ©e.
- Retenir les seuils de sanction des atteintes non intentionnelles et les circonstances aggravantes.
- Identifier les éléments du viol et des autres agressions sexuelles.
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