Revision sheet: Introduction aux infractions contre la personne

Plan du Cours

  1. ÉlĂ©ments constitutifs du meurtre : acte matĂ©riel et intention de tuer
  2. Encadrement lĂ©gal de l’euthanasie et distinction avec l’empoisonnement
  3. Sanctions et circonstances aggravantes du meurtre
  4. ÉlĂ©ments matĂ©riels et intentionnels de l’empoisonnement
  5. Classification, gradation et imputation des violences générales et collectives
  6. Administration de substances nuisibles : caractĂ©ristiques et diffĂ©rences avec l’empoisonnement
  7. CritĂšres de causalitĂ© dans les atteintes non intentionnelles Ă  l’intĂ©gritĂ© physique
  8. Faute d’imprudence : dĂ©finition, types et implications pĂ©nales
  9. Sanction des atteintes non intentionnelles Ă  l’intĂ©gritĂ© physique
  10. Atteintes physiques à la liberté sexuelle : viol, autres agressions sexuelles et éléments
  11. Infractions formelles liĂ©es aux risques d’atteintes Ă  l’intĂ©gritĂ© physique et abstention de

1. ÉlĂ©ments constitutifs du meurtre : acte matĂ©riel et intention de tuer

Notions clés & Définitions

  • La mort : = arrĂȘt cardiaque ou cĂ©rĂ©bral.
  • Intention de tuer : Animus necandi Les mobiles sont indiffĂ©rents car on se fiche de la raison, mais ils peuvent donner des circonstances aggravantes (entraĂźne la perpĂ©tuitĂ© et non 30 ans).

Points essentiels

  • L’élĂ©ment matĂ©riel du meurtre repose sur un acte positif de commission : il n’existe pas de meurtre par abstention.
  • Le comportement doit ĂȘtre causal, c’est-Ă -dire avoir entraĂźnĂ© la mort de la victime.
  • Les mobiles sont indiffĂ©rents pour caractĂ©riser l’intention homicide.
  • La preuve de l’intention homicide Certains peuvent dire “je ne voulais pas le tuer” L'enjeu est dĂ©cisif pour la peine : homicide par imprudence (pas de volontĂ© de blesser mais peut ĂȘtre conscience du risque, 2 Ă  10 ans), meurtre (si intention de tuer, 30 ans), violence mortelle (violence ayant entraĂźnĂ© la mort sans intention de la donner, 15 ans).
  • Acte positif Peu importe les moyens utilisĂ©s dĂšs lors qu’ils ont eu pour effet de provoquer la mort (sauf moyens spĂ©ciaux comme l’empoisonnement) et le comportement rĂ©side dans un acte de commission (il n’y a pas de meurtre par abstention).

À retenir

Le meurtre se caractĂ©rise par un acte de commission causal ayant provoquĂ© la mort d’autrui. Il suppose aussi la volontĂ© de tuer, sans que les mobiles importent.

Notions clés & Définitions

  • Poursuivis : Personnes ou entitĂ©s mises en cause pĂ©nalement dans l’exemple donnĂ©, Ă  savoir l’hĂŽpital, l’automobiliste et le propriĂ©taire du chien.
  • Euthanasie positive : On peut ne rien faire ou faire quelque chose : Cela neutralise 3 actions : l’action du meurtre, l’infraction de NAPD et l’empoisonnement.

Points essentiels

  • Toute personne a le droit de refuser ou de ne pas recevoir un traitement, et le mĂ©decin a l’obligation de respecter cette volontĂ©.
  • Les traitements et les soins ne doivent pas ĂȘtre mis en Ɠuvre ou poursuivis lorsqu’ils rĂ©sultent d’une obstination dĂ©raisonnable, ou lorsqu’ils sont inutiles ou disproportionnĂ©s.
  • L’euthanasie positive est encadrĂ©e par la loi et suppose l’intervention du corps mĂ©dical avec le consentement du patient, qui peut ĂȘtre anticipĂ©.
  • L’euthanasie positive neutralise trois qualifications : le meurtre, l’infraction de non-assistance Ă  personne en danger et l’empoisonnement.
  • L’euthanasie active consiste Ă  provoquer la mort du patient par administration d’une substance mortifĂšre ; elle se distingue de l’empoisonnement car, dans l’empoisonnement, la mort n’est qu’un effet collatĂ©ral pouvant survenir avec dĂ©lai.
  • L'euthanasie active (c’est une infraction pĂ©nale) : on provoque la mort du patient en lui administrant une substance mortifĂšre (provoque directement la mort).
  • On distingue 2 formes d’euthanasie : active et passive.

À retenir

La fin de vie mĂ©dicalement encadrĂ©e repose sur le refus de traitement et sur l’interdiction de l’obstination dĂ©raisonnable. À l’inverse, l’euthanasie active consiste Ă  provoquer directement la mort par une substance mortifĂšre, ce qui la distingue de l’empoisonnement.

3. Sanctions et circonstances aggravantes du meurtre

Notions clés & Définitions

  • Meurtre : L’infraction est consommĂ©e au moment de la mort.
  • Substance nuisible : Qualification spĂ©ciale d’administration de substance nuisible (ASN).
  • PrĂ©judice : ConsĂ©quence concrĂšte subie par la victime.
  • Empoisonnement : Elle est consommĂ©e au moment de l'administration de la substance.

Points essentiels

  • Toutes les circonstances aggravantes encourent la perpĂ©tuitĂ©.
  • Le meurtre aggravĂ© vise le meurtre accompagnĂ© d’un autre crime ou d’un dĂ©lit qui peut le prĂ©cĂ©der ou le suivre.
  • La prĂ©mĂ©ditation correspond Ă  une prĂ©paration du meurtre, et cette prĂ©paration peut ĂȘtre individuelle ou collective.
  • Le guet-apens et la bande organisĂ©e relĂšvent des circonstances aggravantes liĂ©es Ă  la prĂ©paration du meurtre.
  • Les sanctions du meurtre 30 ans de rĂ©clusion criminelle.
  • Cette prĂ©paration peut ĂȘtre individuelle ou collective (circonstance aggravante : bande organisĂ©e).

À retenir

Toutes les circonstances aggravantes encourent la perpétuité.

4. ÉlĂ©ments matĂ©riels et intentionnels de l’empoisonnement

Notions clés & Définitions

  • Empoisonnement : L’élĂ©ment matĂ©riel de l’empoisonnement (“de nature à”) A.
  • Substance mortifĂšre : un individu administre du sucre Ă  un diabĂ©tique, cela dĂ©pend du regard objectif (pas mortifĂšre pour la majoritĂ© des hommes) ou subjectif (substance mortifĂšre sur cette personne)).

Points essentiels

  • L’empoisonnement est une infraction formelle : le prĂ©judice effectivement subi est indiffĂ©rent.
  • L’élĂ©ment matĂ©riel de l’empoisonnement consiste dans l’administration volontaire d’une substance.
  • La substance doit ĂȘtre de nature Ă  entraĂźner la mort.
  • L’élĂ©ment intentionnel exige la volontĂ© d’administrer ou d’employer la substance en ayant conscience de son caractĂšre mortifĂšre.
  • Les attentats Ă  la vie : l’empoisonnement (221-5 CP) Puni de 30 ans comme le meurtre.
  • Le texte vise seulement une administration de la substance.

À retenir

L’empoisonnement est une infraction formelle : le prĂ©judice effectivement subi est indiffĂ©rent.

5. Classification, gradation et imputation des violences générales et collectives

Notions clés & Définitions

  • ScĂšne unique de violences : Situation de violences collectives dans laquelle une victime isolĂ©e subit des violences commises par une pluralitĂ© d’auteurs, sans qu’il soit possible d’identifier l’auteur du coup mortel, comme dans une rixe.
  • HarcĂšlement moral en ligne : Violence psychologique commise en ligne contre une victime par une pluralitĂ© d’auteurs, avec dĂ©monstration d’au moins un message haineux par personne et de la volontĂ© de s’associer Ă  un mouvement de meute, sans exiger de rĂ©pĂ©tition par un mĂȘme auteur.
  • Droit de correction : PrĂ©rogative parentale qui n’existe plus Ă  l’égard des enfants, la Cour de cassation ayant jugĂ© en janvier 2026 qu’il n’y a pas de droit de correction, notamment en raison de la loi anti-fessĂ©e de 2019.
  • Violences mortelles : Violences criminelles ayant entraĂźnĂ© la mort sans intention de la donner, punies de 15 ans de rĂ©clusion.

Points essentiels

  • Les violences sont des infractions de rĂ©sultat portant atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© physique et entraĂźnant un dommage pour la victime.
  • La rĂ©pression varie selon la gravitĂ© du rĂ©sultat : violences criminelles, dĂ©lictuelles ou contraventionnelles.
  • Les violences dĂ©lictuelles visent notamment la mutilation, l’infirmitĂ© permanente et l’ITT de plus de 8 jours.
  • Les violences contraventionnelles couvrent les violences ayant entraĂźnĂ© aucune ITT ou une ITT de moins de 8 jours.

À retenir

Les violences sont des infractions de rĂ©sultat portant atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© physique et entraĂźnant un dommage pour la victime.

6. Administration de substances nuisibles : caractĂ©ristiques et diffĂ©rences avec l’empoisonnement

Notions clés & Définitions

  • Empoisonnement : Infraction consommĂ©e au moment de l’administration d’une substance de nature Ă  entraĂźner la mort.
  • Acte d’administration : Acte positif par lequel la substance est donnĂ©e Ă  la victime ; c’est l’acte constitutif de l’infraction.

Points essentiels

  • Une substance mortifĂšre est nĂ©cessairement nuisible, selon l’idĂ©e que qui peut le plus peut le moins.
  • L’infraction est formelle en ce qu’elle n’exige pas la mort, mĂȘme si la mort rĂ©sulte de l’acte d’administration.
  • L’acte constitutif de l’administration de substances nuisibles = le cmpt i.
  • Si une substance est mortifĂšre (on part sur l’empoisonnement, mais si on ne peut pas, alors on raisonne en tant que substance nuisible), elle est forcĂ©ment nuisible (qui peut le plus peut le moins).

À retenir

Une substance mortifĂšre est nĂ©cessairement nuisible, selon l’idĂ©e que qui peut le plus peut le moins.

7. CritĂšres de causalitĂ© dans les atteintes non intentionnelles Ă  l’intĂ©gritĂ© physique

Notions clés & Définitions

  • Direct : Renvoi Ă  la causalitĂ©, est-ce que d’aprĂšs le cours normal des choses, ce comportement imprudent peut entraĂźner la mort ou les blessures graves (on raisonne en probabilitĂ©).
  • ImmĂ©diat : Il faut une proximitĂ© temporelle entre le comportement imprudent et le risque (pas la mort susceptible d’en rĂ©sulter).
  • La jurisprudence admet une prĂ©somption de causalitĂ© : Technique probatoire qui permet d’admettre l’existence du lien de causalitĂ© Ă  partir d’indices graves, prĂ©cis et concordants, selon un faisceau d’indices.
  • L'Ă©quivalence des conditions : ThĂ©orie non sĂ©lective qui retient comme causes du dommage toutes les causes qui en constituent les antĂ©cĂ©dents nĂ©cessaires.
  • Certitude du lien de causalitĂ© : Exigence qui impose de rechercher les causes du dommage pour vĂ©rifier si l’élĂ©ment retenu a concouru de façon certaine Ă  sa survenance.

Points essentiels

  • La jurisprudence admet une prĂ©somption de causalitĂ© fondĂ©e sur des indices graves, prĂ©cis et concordants, selon une technique du faisceau d’indices.
  • La causalitĂ© dans les atteintes non intentionnelles Ă  l’intĂ©gritĂ© physique (La causalitĂ© dans le champ des infractions d’imprudence) 2 exigences distinctes relatives Ă  la causalitĂ© : la certitude + l’intensitĂ© §1.
  • La causalitĂ© adĂ©quate : thĂ©orie sĂ©lective.

À retenir

La jurisprudence admet une prĂ©somption de causalitĂ© fondĂ©e sur des indices graves, prĂ©cis et concordants, selon une technique du faisceau d’indices.

8. Faute d’imprudence : dĂ©finition, types et implications pĂ©nales

Notions clés & Définitions

  • Imprudence simple : L’imprudence simple (cause directe) Art.
  • Faute dĂ©libĂ©rĂ©e : Elle renvoi Ă  2 types de fautes : la faute dĂ©libĂ©rĂ©e et caractĂ©risĂ©e.
  • Faute d’imprudence : L’auteur indirect ne peut engager sa responsabilitĂ© qu’en cas de faute d’imprudence grave.

Points essentiels

  • L’imprudence renvoie Ă  la fois Ă  un aspect matĂ©riel et Ă  un aspect moral.
  • L’imprudence simple s’applique en cas de causalitĂ© directe.
  • La faute caractĂ©risĂ©e est dĂ©finie par la gravitĂ© de ses effets.
  • Sur l’homicide par imprudence : on a constatĂ© un dommage, l’auteur direct c’est le conducteur (faute d’imprudence simple), l’auteur indirect c'est le tenancier (il crĂ©e la situation permettant la rĂ©alisation du dommage) donc il faut caractĂ©riser une faute d’imprudence grave (soit dĂ©libĂ©rĂ©e, mais pas ici, soit caractĂ©risĂ©e, risque de mort pour autrui, donc on pourrait la retenir), ou alors on pourrait rĂ©primer aussi avec un complice par aide ou assistance (selon le droit pĂ©nal gĂ©nĂ©ral).
  • Pour les personnes morales, une faute d’imprudence simple suffit, peu importe l’intensitĂ© de la causalitĂ© Ă  engager la responsabilitĂ©.

À retenir

Sur l’homicide par imprudence : on a constatĂ© un dommage, l’auteur direct c’est le conducteur (faute d’imprudence simple), l’auteur indirect c'est le tenancier (il crĂ©e la situation permettant la rĂ©alisation du dommage) donc il faut caractĂ©riser une faute d’imprudence grave (soit dĂ©libĂ©rĂ©e, mais pas ici, soit caractĂ©risĂ©e, risque de mort pour autrui, donc on pourrait la retenir), ou alors on pourrait rĂ©primer aussi avec un complice par aide ou assistance (selon le droit pĂ©nal gĂ©nĂ©ral).

9. Sanction des atteintes non intentionnelles Ă  l’intĂ©gritĂ© physique

Notions clés & Définitions

  • Circonstances aggravantes communes : Aggravations applicables Ă  toutes les infractions d’imprudence, permettant de relever la peine Ă  7 ans et, en prĂ©sence de deux circonstances aggravantes, jusqu’à 10 ans.
  • Ces circonstances aggravantes (7 ans) sont : Usage de stup, conduite en Ă©tat d’ivresse, dĂ©lit de fuite, excĂšs de vitesse au-delĂ  de 30km/h, conduite sans permis, chien.
  • Homicide involontaire : Si un dommage survient (violation de sĂ©curitĂ©), ce n’est pas l’infraction de mise en danger de la vie d’autrui qu’on retiendra, mais les infractions matĂ©rielles correspondantes, c’est-Ă -dire l’homicide involontaire ou les blessures involontaires.

Points essentiels

  • La sanction des atteintes non intentionnelles Ă  l’intĂ©gritĂ© physique est proportionnĂ©e Ă  la gravitĂ© du prĂ©judice subi par la victime.
  • Lorsque la mort rĂ©sulte de la faute d’imprudence, l’homicide involontaire est puni de 3 ans.
  • L’ITT supĂ©rieure Ă  3 mois est punie de 2 ans.
  • La sanction des atteintes non intentionnelles Ă  l’intĂ©gritĂ© physique Elle va ĂȘtre proportionnĂ©e en fonction de la gravitĂ© du prĂ©judice subi par la victime : homicide par imprudence (la mort est rĂ©sultĂ© de la faute d’imprudence) (3 ans), ITT > 3 mois (2 ans).

À retenir

Lorsque la mort rĂ©sulte de la faute d’imprudence, l’homicide involontaire est puni de 3 ans.

10. Atteintes physiques à la liberté sexuelle : viol, autres agressions sexuelles et éléments

Notions clés & Définitions

  • Autrui : = autre que soi, humain et vivant.
  • La rĂ©pression : Sanction des atteintes sexuelles sur mineur qui peut atteindre 7 ans d’emprisonnement, notamment pour lutter contre la correctionnalisation judiciaire.
  • DiffĂ©rence : Pour l’agression sexuelle : il n’y a pas de consentement mais pour l’atteinte sexuelle : le mineur est consentant, au moins formellement (mais le mineur, Ă  un certain Ăąge, n’est pas capable de consentir).

Points essentiels

  • Le viol peut viser la personne qui pĂ©nĂštre ou celle qui est pĂ©nĂ©trĂ©e.
  • Le viol et les autres agressions sexuelles sont des infractions instantanĂ©es dont le comportement et le rĂ©sultat se confondent.
  • LA PROTECTION DE L’ESPRIT CHAPITRE : LES ATTEINTES À LA LIBERTÉ SEXUELLE On est passĂ© d’une protection collective Ă  individuelle, car l’élĂ©ment principale c’est le consentement (imposĂ© un comportement sexuel contre la volontĂ©) Ces infractions se dĂ©composent en 2 catĂ©gories si elle implique un contact Ă  la victime : atteintes physiques Ă  la libertĂ© sexuelle (viol et autres agressions sexuelles) et les atteintes morales Ă  la libertĂ© sexuelle (exhibition et harcĂšlement).

À retenir

Le viol peut viser la personne qui pénÚtre ou celle qui est pénétrée.

11. Infractions formelles liĂ©es aux risques d’atteintes Ă  l’intĂ©gritĂ© physique et abstention de

Notions clés & Définitions

  • IntĂ©gritĂ© physique : Bien juridique protĂ©gĂ© contre des comportements potentiellement dommageables, dans une logique de prĂ©vention des dommages et sans attendre la rĂ©alisation d’un dommage.
  • Situation de pĂ©ril : L’abstention de porter secours Face Ă  cette situation de pĂ©ril imminent, l’auteur aurait dĂ» agir.
  • Engagement personnel suffisant : L’efficacitĂ©/le caractĂšre adaptĂ© de l’assistance La jurisprudence dit que l'assistance “doit se manifester sous forme d’engagement personnel suffisant et adaptĂ© Ă  la situation”.

Points essentiels

  • La non-assistance Ă  personne en danger suppose une situation de pĂ©ril pour une seule personne.
  • Le pĂ©ril peut ĂȘtre corporel ou moral, et son origine est indiffĂ©rente.
  • L’auteur doit soit intervenir personnellement, soit alerter les secours.
  • La nature du pĂ©ril (il peut ĂȘtre moral ou corporel) C'est un pĂ©ril pour l’intĂ©gritĂ© physique ou pour la vie (risque de mort ou blessures graves) et peu importe l’origine du pĂ©ril (de la victime elle-mĂȘme comme le suicide, d’un animal, d’une tempĂȘte, d’un tiers).
  • En gĂ©nĂ©ral un pĂ©ril ne peut pas ĂȘtre que moral, il est aussi physique (comme l'intĂ©gritĂ© sexuelle d’une victime).

À retenir

La non-assistance à personne en danger suppose une situation de péril pour une seule personne.

đŸ§© ComplĂ©ments de couverture

  1. Le meurtre est un crime, ce qui explique que son élément moral soit toujours intentionnel.
  2. L’intention homicide se prouve par des indices matĂ©riels comme l’arme, son usage, la zone du corps visĂ©e et la violence des coups.
  3. Le consentement de la victime n’efface pas la responsabilitĂ© pĂ©nale en matiĂšre de meurtre.
  4. L’empoisonnement est une infraction formelle, donc indiffĂ©rente au prĂ©judice effectivement subi.
  5. Pour l’empoisonnement, l’auteur doit vouloir administrer ou employer la substance en connaissant son caractùre mortifùre.
  6. La substance mortifĂšre peut ĂȘtre liquide, solide ou gazeuse, avec des exemples comme l’arsenic et le cyanure.
  7. L’administration de substances nuisibles repose sur un acte positif d’administration et non sur un simple comportement passif.
  8. Les substances nuisibles citĂ©es comprennent notamment l’alcool, le VIH, les stupĂ©fiants et les somnifĂšres.
  9. Les violences peuvent ĂȘtre criminelles, dĂ©lictuelles ou contraventionnelles selon la gravitĂ© du rĂ©sultat.
  10. Les violences contraventionnelles couvrent les violences sans ITT ou avec une ITT inférieure ou égale à 8 jours.
  11. En cas de scĂšne unique de violences, la jurisprudence punit tous les participants du chef le plus grave.
  12. Le harcĂšlement moral en ligne suppose au moins un message haineux par auteur et la volontĂ© de s’associer Ă  un mouvement de meute.
  13. Le droit de correction des parents n’existe plus, notamment depuis la loi anti-fessĂ©e de 2019.
  14. La prĂ©somption tenant Ă  l’existence d’un inceste (222-22-2 CP) Ici, tous les mineurs sont concernĂ©s par cette prĂ©somption (pour les protĂ©ger d’une situation de faiblesse Ă  l’égard d’un membre de leur famille plus Ă©levĂ©).
  15. L'Ă©lĂ©ment moral du viol L'infraction est intentionnelle car c’est un crime (article 121-3 puni de 15 ans).
  16. Circonstances aggravantes du viol : minoritĂ© de 15 ans, acte de torture ou barbarie, rĂ©union, viol sur Ă©pouse, inceste, usage d’une arme, l’autoritĂ©, soumission chimique, mort.
  17. L'intention constitutive des autres agressions sexuelles ÉlĂ©ment moral : l’infraction est intentionnelle : car c’est un dĂ©lit (5 ans d’emprisonnement).
  18. 227-25 : sur les mineurs de 15 ans : un majeur et mineur de 15 ans (Si deux mineurs dont un de – de 15, c’est forcĂ©ment une agression sexuelle ou il faudra monter une violence, contrainte, menace ou surprise).

Tableaux de SynthĂšse

Meurtre, empoisonnement, substances nuisibles

InfractionActe matérielMoment de consommationIntention
MeurtreActe positif de commission causal provoquant la mortAu moment de la mortVolonté de tuer (animus necandi)
EmpoisonnementAdministration volontaire d’une substance de nature Ă  entraĂźner la mortAu moment de l’administrationVolontĂ© d’administrer ou d’employer la substance en connaissant son caractĂšre mortifĂšre
Administration de substances nuisiblesActe positif d’administration d’une substance nuisibleAu moment de l’administrationIntention d’administrer la substance

Violences et atteintes non intentionnelles

CatégorieCritÚre principalExemple ou seuilSanction ou effet
Violences criminelles / délictuelles / contraventionnellesGravité du résultatMutilation, infirmité permanente, ITT de plus de 8 jours / aucune ITT ou ITT de moins de 8 joursRépression graduée selon la gravité
Atteintes non intentionnellesLien de causalitĂ© et faute d’imprudenceCausalitĂ© directe ou indirecte ; faute simple ou grave selon le casPeines relevĂ©es en prĂ©sence de circonstances aggravantes

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre meurtre et empoisonnement : le meurtre suppose la mort, l’empoisonnement est consommĂ© dĂšs l’administration.
  2. Croire qu’il existe un meurtre par abstention : le meurtre repose sur un acte positif de commission.
  3. Penser que les mobiles caractĂ©risent l’intention homicide : ils sont indiffĂ©rents pour le meurtre.
  4. Assimiler administration de substances nuisibles et empoisonnement : la premiĂšre vise une substance nuisible, la seconde une substance de nature Ă  entraĂźner la mort.
  5. Oublier que les violences sont des infractions de rĂ©sultat : la qualification dĂ©pend du dommage et de l’ITT.
  6. Confondre causalitĂ© directe et indirecte en imprudence : l’auteur indirect doit une faute d’imprudence grave.
  7. Croire que le consentement de la victime efface toujours l’infraction : il n’efface pas la responsabilitĂ© pĂ©nale en matiĂšre de meurtre.

Checklist Examen

  1. DĂ©finir la mort comme arrĂȘt cardiaque ou cĂ©rĂ©bral.
  2. Expliquer l’animus necandi et l’indiffĂ©rence des mobiles.
  3. Rappeler que le meurtre exige un acte positif causal.
  4. Distinguer le moment de consommation du meurtre et de l’empoisonnement.
  5. Identifier l’élĂ©ment matĂ©riel et l’élĂ©ment intentionnel de l’empoisonnement.
  6. Classer les violences selon la gravité du résultat.
  7. Distinguer administration de substances nuisibles et empoisonnement.
  8. Appliquer les critÚres de causalité directe et immédiate en atteintes non intentionnelles.
  9. Distinguer faute d’imprudence simple, dĂ©libĂ©rĂ©e et caractĂ©risĂ©e.
  10. Retenir les seuils de sanction des atteintes non intentionnelles et les circonstances aggravantes.
  11. Identifier les éléments du viol et des autres agressions sexuelles.

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1. Quel est le rĂŽle des violences dans cette classification ?

2. Quel effet juridique dĂ©coule du fait que l’élĂ©ment matĂ©riel du meurtre repose sur un acte positif de commission ?

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Meurtre — Ă©lĂ©ments constitutifs ?

Acte matériel causal + intention de tuer

Euthanasie — cadre lĂ©gal ?

EncadrĂ©e par la loi, distingue de l’empoisonnement

Sanctions meurtre — circonstance aggravante ?

Perpétuité, aggravantes : préméditation, bande organisée

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