Revision sheet: Relations collectives du travail en France

Plan du Cours

  1. Évolution historique des relations collectives de travail en France
  2. LibertĂ© collective du salariĂ© d’agir
  3. Institutions représentatives du personnel (IRP) et leur évolution
  4. Notion et signification de la représentation collective
  5. Régime simplifié et rationalisé des IRP aprÚs la réforme de 2017
  6. Notion et modalitĂ©s de reconnaissance de l’établissement distinct
  7. Unité économique et sociale (UES) et modes de reconnaissance
  8. Création et conditions des syndicats
  9. Liberté syndicale : adhésion, non-adhésion et obligations
  10. ReprĂ©sentativitĂ© syndicale : critĂšres, pĂ©rimĂštre et moment d’apprĂ©ciation
  11. Section syndicale : constitution et nature juridique
  12. Mise en place et fonctionnement du ComitĂ© Social et Économique (CSE)

1. Évolution historique des relations collectives de travail en France

Notions clés & Définitions

  • Exemple : En 1936, ont Ă©tĂ© mises en place au sein des entreprises les premiĂšres instances reprĂ©sentatives du personnel (dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel).
  • Autonomisation de la dimension collective : Le processus par lequel la dimension collective du droit du travail s'est affirmĂ©e comme autonome et distincte de la dimension individuelle, permettant au salariĂ© d'exercer une libertĂ© collective d'agir tout en conservant sa subordination juridique.
  • PrĂ©ambule de la Constitution de 1946 : Un texte constitutionnel qui consacre la participation des travailleurs, par l'intermĂ©diaire de leurs dĂ©lĂ©guĂ©s, Ă  la dĂ©termination collective des conditions de travail ainsi qu'Ă  la gestion de l'entreprise, affirmant notamment la libertĂ© syndicale, le droit de grĂšve, la nĂ©gociation collective et la reprĂ©sentation collective.
  • Pluralisme syndical : Un principe Ă©tablissant l'Ă©galitĂ© de droit entre toutes les organisations syndicales lĂ©galement créées, tout en reconnaissant que leur capacitĂ© Ă  reprĂ©senter les salariĂ©s varie en fonction de leur nombre d'adhĂ©rents et de leur influence.
  • Collective des relations de travail : L'ensemble des relations et mĂ©canismes collectifs qui rĂ©gissent les interactions entre salariĂ©s, employeurs et organisations syndicales, notamment Ă  travers la nĂ©gociation collective, la reprĂ©sentation et la participation Ă  la gestion de l'entreprise.

Points essentiels

  • Le pluralisme syndical garantit l'Ă©galitĂ© en droit entre syndicats lĂ©galement créés, mais leur capacitĂ© Ă  reprĂ©senter les salariĂ©s varie selon leur nombre d'adhĂ©rents et leur influence.
  • Le prĂ©ambule de la Constitution de 1946 affirme la participation des travailleurs Ă  la dĂ©termination collective des conditions de travail via leurs dĂ©lĂ©guĂ©s, consacrant la libertĂ© syndicale, le droit de grĂšve, la nĂ©gociation collective et la reprĂ©sentation collective.
  • L’alinĂ©a 8 du prĂ©ambule de la constitution de 1946 consacre le droit de reprĂ©sentation de travailleurs par intermĂ©diaire de leur dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la dĂ©termination collective
 ReprĂ©sentation Ă©lue > implication d’une organisation pĂ©riodique d’élections pro qui font intervenir quatre acteurs : l’employeur, les orga syndicales reprĂ©sentatives ou non, l’administration du travail et le Juge Judiciaire.

À retenir

La reconnaissance progressive de la dimension collective a permis de structurer les relations collectives du travail en France, en affirmant l'autonomie de cette dimension et en consacrant la participation des travailleurs via la Constitution de 1946.

2. LibertĂ© collective du salariĂ© d’agir

Notions clés & Définitions

  • LibertĂ© syndicale : Être protĂ©gĂ© dans le rapport du salariĂ© avec l’employeur tant au stade de l’information que de l’exĂ©cution ou de la rupture du contrat de travail.
  • LibertĂ© du salariĂ© : La libertĂ© du salariĂ© inclut la facultĂ© individuelle d’adhĂ©rer ou de ne pas adhĂ©rer Ă  une organisation syndicale, ainsi que la possibilitĂ© de se retirer Ă  tout moment, mĂȘme en prĂ©sence d’une clause contraire.
  • Cette libertĂ© : Cette libertĂ© regroupe la libertĂ© d’adhĂ©rer ou de ne pas adhĂ©rer Ă  un syndicat, la libertĂ© de se retirer Ă  tout moment, ainsi que la libertĂ© d’expression politique des syndicats dans le respect de leur autonomie, sans entrave de l’employeur.

Points essentiels

  • L’expression d’opinions politiques par les syndicats relĂšve de leur autonomie et ne doit pas ĂȘtre entravĂ©e par l’employeur.
  • Elle comporte plusieurs facettes et elle est composĂ©e de ⁃ La libertĂ© du salariĂ© de s’unir et d’ĂȘtre reprĂ©sentĂ©: la libertĂ© syndicale a tout d’abord une dimension individuelle qui signifie que chaque travailleur a la facultĂ© d’adhĂ©rer ou de ne pas adhĂ©rer Ă  une organisation syndicale.
  • La libertĂ© de ne pas adhĂ©rer Ă  un syndicat ou de se retirer Le salariĂ© est libre de toute pression syndicale ou patronale.

À retenir

L’expression d’opinions politiques par les syndicats relĂšve de leur autonomie et ne doit pas ĂȘtre entravĂ©e par l’employeur.

3. Institutions représentatives du personnel (IRP) et leur évolution

Notions clés & Définitions

  • Compo tripartite : La composition tripartite du comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) inclut le prĂ©sident (employeur ou son reprĂ©sentant), la dĂ©lĂ©gation du personnel Ă©lue, et les reprĂ©sentants syndicaux dĂ©signĂ©s, formant ainsi une instance collĂ©giale.
  • Moins 10% : Dans le cadre de la dĂ©signation des dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux supplĂ©ants, la Cour de cassation impose le respect d'une audience personnelle d'au moins 10% pour valider leur nomination.
  • Remarques : Les remarques concernent des prĂ©cisions sur les modalitĂ©s de dĂ©signation et les conditions d'exercice des reprĂ©sentants syndicaux, notamment les adaptations possibles par accord collectif ou usage de l'entreprise.
  • DĂ©lĂ©guĂ© syndical : Le dĂ©lĂ©guĂ© syndical est un reprĂ©sentant dĂ©signĂ© par un syndicat reprĂ©sentatif dans une entreprise d'au moins 50 salariĂ©s depuis 12 mois consĂ©cutifs, bĂ©nĂ©ficiant de dĂ©lĂ©gations horaires spĂ©cifiques pour exercer ses fonctions et reprĂ©sentant le syndicat dans les nĂ©gociations collectives.

Points essentiels

  • Le CSE est une instance collĂ©giale regroupant l'employeur et la dĂ©lĂ©gation du personnel Ă©lue, obligatoire dans les entreprises d’au moins 11 salariĂ©s.
  • Le dĂ©lĂ©guĂ© syndical reprĂ©sente le syndicat au sein de l’entreprise, dispose de dĂ©lĂ©gations horaires spĂ©cifiques pour exercer ses fonctions, et peut ĂȘtre dĂ©signĂ© dans les entreprises d’au moins 50 salariĂ©s depuis 12 mois consĂ©cutifs.
  • Dans les entreprises de plus de 2000 salariĂ©s comportant plusieurs Ă©tablissements distincts d’au moins 50 salariĂ©s, chaque syndicat reprĂ©sentatif peut dĂ©signer un dĂ©lĂ©guĂ© syndical par Ă©tablissement ainsi qu’un dĂ©lĂ©guĂ© central.
  • Elle comprend faculta/vement un ou plusieurs salariĂ©s de l’entreprise, le nombre de salariĂ©s pouvant y prendre part Ă©tant fixĂ© par accord entre Page sur 78 83l’employeur et l’ensemble des OS reprĂ©senta/ves, Ă  dĂ©faut d’accord, le nombre de salariĂ©s complĂ©tant la dĂ©lĂ©ga/on eA Ă©gal Ă  celui de dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux toutefois dans les entreprises pourvues d’un dĂ©lĂ©guĂ© syndical, ce nombre peut ĂȘtre portĂ© Ă  deux.

À retenir

Le CSE est une instance collĂ©giale regroupant l'employeur et la dĂ©lĂ©gation du personnel Ă©lue, obligatoire dans les entreprises d’au moins 11 salariĂ©s.

4. Notion et signification de la représentation collective

Notions clés & Définitions

  • Notion de reprĂ©sentation collective : La reprĂ©sentation collective des salariĂ©s est une institution propre au droit du travail qui permet aux salariĂ©s d’ĂȘtre reprĂ©sentĂ©s dans l’entreprise ou la branche professionnelle, distincte des mĂ©canismes de reprĂ©sentation en droit privĂ© ou en droit public.
  • ReprĂ©sentation dĂ©signĂ©e : La reprĂ©sentation dĂ©signĂ©e correspond Ă  un mode de reprĂ©sentation des salariĂ©s par des reprĂ©sentants choisis, notamment syndicaux, qui bĂ©nĂ©ficient d’un statut protecteur garantissant leur indĂ©pendance dans l’exercice de leur mission.

Points essentiels

  • Tout reprĂ©sentant salariĂ© bĂ©nĂ©ficie d’un statut protecteur pour exercer sa mission en toute indĂ©pendance.
  • Le mandat de reprĂ©sentation ne se confond pas avec un simple contrat de mandat classique.

À retenir

Tout reprĂ©sentant salariĂ© bĂ©nĂ©ficie d’un statut protecteur pour exercer sa mission en toute indĂ©pendance.

5. Régime simplifié et rationalisé des IRP aprÚs la réforme de 2017

Notions clés & Définitions

  • Ordonnances du 22 septembre 2017 : Un ensemble de mesures lĂ©gislatives qui ont fusionnĂ© les diffĂ©rentes instances Ă©lues de reprĂ©sentation du personnel en une seule instance obligatoire dans les entreprises d'au moins 11 salariĂ©s, appelĂ©e ComitĂ© Social et Économique (CSE).
  • Protocole d’accord préélectoral : Un accord conclu avant les Ă©lections professionnelles qui peut fixer ou modifier le nombre de membres titulaires et supplĂ©ants du ComitĂ© Social et Économique, ainsi que les modalitĂ©s de composition des listes Ă©lectorales.
  • Premier tour : Le premier tour des Ă©lections professionnelles qui sert Ă  dĂ©terminer la majoritĂ© nĂ©cessaire pour la validitĂ© des rĂ©sultats et la reprĂ©sentativitĂ© des listes, notamment en matiĂšre de paritĂ©.

Points essentiels

  • La rĂ©forme de 2017 a fusionnĂ© les instances dĂ©lĂ©guĂ©es en un seul CSE, obligatoire dans toutes les entreprises de plus de 11 salariĂ©s.
  • Le CSE regroupe les fonctions auparavant dĂ©volues aux dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel, comitĂ© d’entreprise et CHSCT.
  • Le protocole d’accord préélectoral peut modifier le nombre de membres titulaires et supplĂ©ants du CSE.
  • Ce nombre peut ĂȘtre modifiĂ© par le protocole d’accord préélectoral, si celui-ci ne dit rien sur le nombre de supplĂ©ants ou de titulaires au sein du CSE, c’est la dispo supplĂ©tive qui va s’appliquer > article R2314-1.

À retenir

Le protocole d’accord préélectoral peut modifier le nombre de membres titulaires et supplĂ©ants du CSE.

6. Notion et modalitĂ©s de reconnaissance de l’établissement distinct

Notions clés & Définitions

  • DĂ©cision de la DREETS : Une dĂ©cision administrative prise par la DREETS du siĂšge de l’entreprise qui fixe le dĂ©coupage de l’entreprise en Ă©tablissements distincts lorsque la reconnaissance par accord collectif fait dĂ©faut ou est contestĂ©e.
  • Autonomie de gestion : La capacitĂ© d’un Ă©tablissement Ă  exercer une gestion indĂ©pendante, notamment en matiĂšre de ressources humaines et d’organisation, ce qui constitue un critĂšre essentiel pour qualifier un Ă©tablissement de distinct.
  • Établissement distinct : Mise en place syndic = notion abstraite.

Points essentiels

  • La dĂ©cision de la DREETS peut ĂȘtre contestĂ©e devant les juges judiciaires en premier et dernier ressort
  • L’autonomie de gestion est un critĂšre essentiel pour qualifier un Ă©tablissement distinct
  • Exemples : principe de neutralitĂ© de l’employeur, principe de secret du vote, sincĂ©ritĂ© et libertĂ© du scrutin, principe de l’exercice personnel du droit de vote principe d’égalitĂ© face Ă  l’exercice du droit de vote dans le cas d’un vote Ă©lectronique par exemple ou concernant droit de vote pour prsn handicapĂ©es. Pour le reste, tout est rĂ©gi par le PAP. 1. Contenu Il faut distinguer entre contenu obligatoire et facultatif. Obligatoire (5 points) – La composition et le nb de collĂšges Ă©lectoraux. En principe, les Ă©lecteurs (salariĂ©s qui ont le droit de voter) sont rĂ©partis en collĂšge Ă©lectoral distinct rĂ©parti par la loi (collĂšge pour les salariĂ©s, collĂšge pour les cadres
) et ces collĂšges rassemblent les salariĂ©s en fonction de leur catĂ©gorie pro. Le dĂ©roulement de l’orga matĂ©rielle des Ă©lections cad la date, l’heure, l’orga du 2nd tour le cas Ă©chĂ©ant, les modalitĂ©s d’affichage de la liste Ă©lectoral (candidats), les modalitĂ©s de dĂ©pĂŽt d’affichage des candidatures, le nb et la composition du bureau de vote, les conditions d’orga du vote par correspondance, les modalitĂ©s de recours au vote Ă©lectronique, les voies et les moyens d’attendre une reprĂ©sentation des H/F. La rĂ©partition des siĂšges entre diffĂ©rentes catĂ©gories du personnel au sein de collĂšge. La loi prĂ©voit le nb de collĂšges (nb qui peut ĂȘtre modifiĂ© par PAP). La division de l’entreprise en Ă©tablissement distinct. La
  • A dĂ©faut d’accord avec le CSE c’est l’employeur qui va unilatĂ©ralement fixer les Ă©tablissements distincts en prenant compte de l’autonomie de gestion du responsable d’établissement notamment en ce qui concerne la gestion du personnel (L2313- 4).

À retenir

La dĂ©cision de la DREETS peut ĂȘtre contestĂ©e devant les juges judiciaires en premier et dernier ressort

7. Unité économique et sociale (UES) et modes de reconnaissance

Notions clés & Définitions

  • L’établissement distinct : Une notion clĂ© du DT Imaginons une E divisĂ©e entre plusieurs Ă©tablissements cad plusieurs unitĂ©s de travail gĂ©ographiquement dispersĂ©es ou fonctionnent sĂ©parĂ©ment les unes des autres.
  • L’unitĂ© Ă©conomique : Il faut une existence cumulative Ă  la fois d’une UE et d’une US.
  • Au niveau des relations individuelles : Quand employeur envisage licenciements collectifs il doit Ă©laborer un plan de sauvegarde t a une obligation principale dite de reclassement de salariĂ©s Ă  l’intĂ©rieur de l’E ou du G auquel il appartient.

Points essentiels

  • L’UES est une notion créée par la jurisprudence puis consacrĂ©e par la loi Auroux de 1982.
  • La reconnaissance de l’UES peut rĂ©sulter d’un accord entre partenaires sociaux ou d’une dĂ©cision judiciaire.
  • L’UES permet de considĂ©rer plusieurs entitĂ©s juridiquement distinctes comme une seule unitĂ© pour les relations collectives.
  • INSEE 4 catĂ©gories d’E existent en fonction de leur taille :  Les micro-entreprises qui sont des E individuelles ou de trĂšs petites entreprises TPE cad qui emploient de 1 Ă  9 salariĂ©s  Les petites et moyennes E PME = les structures qui emploient de 10 Ă  249 salariĂ©s.  Les E de taille intermĂ©diaires qui emploient de 250 Ă  4999 salariĂ©s  Grandes E 5000 Qlq soient leur taillent exercent leur activitĂ© au sein de 3 secteurs :  Primaire  Secondaire  Tertiaire Le plus souvent l’employeur est une entreprise mais l’E est aussi une cellule sociale et rĂšglementaire car vecteur d’emploi mais s’agit aussi du lieu dans lequel se glissent relations individuelles et collectives du travail. Le DT soucieux de protĂ©ger les salariĂ©s tient naturellement ces derniers pour composante essentielle de l’E. La notion d’E en DT se caractĂ©rise par 3 Ă©lĂ©ments : - Poursuite d’une activitĂ© Ă©conomique - L’existence d’un organe de direction = employeur - Le personnel ou de façon plus large la communautĂ© du travail L’E en tant que cadre d’implantation des IRP peut parfois avoir une structure complexe. On va voir que les instances RP peuvent ĂȘ misent en place dans un pĂ©rimĂštre plus restreint ou plus large. Mais aussi lĂ©gi et JP ont pris en considĂ©ration la rĂ©alitĂ© technique des E = complexes E d’un seul Ă©tablissement = non complexe / E siĂšge social paris avec plusieurs Ă©tablissements- sites, repartis sur
  • Dans la mĂȘme logique que pour la reconnaissance de l’établissement distinct il faut reconnaitre l’existence d’une UES qui passe par un acte dĂ©claratif ou conventionnel ou par une dĂ©cision judiciaire.

À retenir

L’UES est une notion créée par la jurisprudence puis consacrĂ©e par la loi Auroux de 1982.

8. Création et conditions des syndicats

Notions clés & Définitions

  • Organisation syndicale : Groupement de droit privĂ© Ă  but non lucratif constituĂ© par des salariĂ©s ou des employeurs, ayant pour objet l’étude et la dĂ©fense des droits ainsi que des intĂ©rĂȘts matĂ©riels et moraux, tant collectifs qu’individuels, de ses membres, placĂ© sous le principe de libertĂ© syndicale.

Points essentiels

  • Toutes les organisations syndicales lĂ©galement créées sont Ă©gales en droit.
  • La crĂ©ation d’un syndicat nĂ©cessite le respect de conditions lĂ©gales spĂ©cifiques, notamment la dĂ©claration en prĂ©fecture.
  • Le pluralisme syndical garantit la coexistence de plusieurs syndicats dans l’entreprise, permettant une reprĂ©sentation diversifiĂ©e.

À retenir

La formation des syndicats repose sur des conditions lĂ©gales prĂ©cises assurant leur reconnaissance juridique, tandis que le pluralisme syndical garantit l’égalitĂ© et la coexistence de plusieurs syndicats au sein de l’entreprise pour une reprĂ©sentation diversifiĂ©e des salariĂ©s.

9. Liberté syndicale : adhésion, non-adhésion et obligations

Notions clés & Définitions

  • AdhĂ©sion : L'acte par lequel un salariĂ© devient membre d'une organisation syndicale, impliquant le respect de la discipline syndicale et l'obligation de contribuer au financement du syndicat par le paiement de cotisations.
  • LibertĂ© syndicale : Être protĂ©gĂ© dans le rapport du salariĂ© avec l’employeur tant au stade de l’information que de l’exĂ©cution ou de la rupture du contrat de travail.
  • Section syndicale : Un moyen juridique, soit une sous-structure du syndicat composĂ© de l’ensemble de ses adhĂ©rents.

Points essentiels

  • Le salariĂ© est libre d’adhĂ©rer ou non Ă  un syndicat sans subir de discrimination.
  • Les membres syndicaux doivent respecter la confidentialitĂ© des informations syndicales.
  • Les syndicats disposent d’une autonomie pour dĂ©terminer le contenu de leur information syndicale.

À retenir

La liberté syndicale garantit aux salariés le droit de choisir leur affiliation syndicale sans discrimination, tout en permettant aux syndicats d'organiser leur activité et leur communication de maniÚre autonome.

10. ReprĂ©sentativitĂ© syndicale : critĂšres, pĂ©rimĂštre et moment d’apprĂ©ciation

Notions clés & Définitions

  • L’indĂ©pendance : La capacitĂ© d’un syndicat Ă  exercer ses activitĂ©s sans subir d’influence ou de contrĂŽle de l’employeur ou d’autres entitĂ©s, garantissant ainsi sa libertĂ© d’action.
  • L’audience Ă©lectorale : Le pourcentage de suffrages exprimĂ©s en faveur d’un syndicat lors des Ă©lections professionnelles, utilisĂ© pour mesurer sa reprĂ©sentativitĂ© au niveau de l’entreprise ou de la branche.
  • CritĂšres : À l’évidence se faire Ă  la lumiĂšre de l’objet du syndicat mais aussi du comportement de ses membres.
  • Moment d’apprĂ©ciation de la reprĂ©sentativitĂ© : Le moment prĂ©cis oĂč la reprĂ©sentativitĂ© d’un syndicat est Ă©valuĂ©e, qui correspond au premier tour des Ă©lections professionnelles au niveau de l’entreprise ou de l’établissement distinct.

Points essentiels

  • La reprĂ©sentativitĂ© syndicale est dĂ©finie par l’aptitude reconnue Ă  un syndicat d’ĂȘtre porteur de droits collectifs
  • Les critĂšres de reprĂ©sentativitĂ© incluent l’audience, l’indĂ©pendance, la transparence financiĂšre et l’anciennetĂ©
  • Ces 7 critĂšres cumulatif devraient s’appliquer aux OS patronales afin mesure leur reprĂ©sentativitĂ© ? En 2014, le lĂ©gislateur remĂ©die Ă  cette lacune en intĂ©grant dans le code du travail les dispositions relatives Ă  la reprĂ©sentativitĂ© propres Ă  une OS patronale. Puis la loi du 5 mars 2014, la question ne se pose plus car l’article L 2151-1 du Code du travail Ă©numĂšre 6 critĂšres de reprĂ©sentativitĂ© des SO patronales. Ces critĂšres sont inspirĂ©s de ceux exigĂ©s des OS des salariĂ©s : - Le respect des valeurs rĂ©publicaines - L’indĂ©pendance - La transparence financiĂšre - L’anciennetĂ© minimale de 2 ans dans le champ professionnel et gĂ©ographique courant le niveau de nĂ©gociaient : Elle s’apprĂ©cie Ă  compter du jour du dĂ©pĂŽt lĂ©gal des statuts - L’influence : Exercice d’une activitĂ© effective - L’audience : Elle se mesure au niveau national et interprofessionnel et au niveau de la branche professionnelle. Elle se mesure en fonction du nombre d’entreprise volontairement adhĂ©rente ou de leurs salariĂ©s soumis au rĂ©gime de la sĂ©curitĂ© sociale. Cette audience Ă©lectorale mesure les OS reprĂ©sentatives patronale pour les 4 prochaines annĂ©es. Une fois reprĂ©sentative, les OS patronales sont adeptes Ă  nĂ©gocier des accords collectifs. Les rĂ©sultats sont validĂ©s par arrĂȘtĂ© ministĂ©riel et la reprĂ©sentativitĂ© va durer 4 ans. En vertu de l'arrĂȘtĂ© du 18 novembre 2012, sont reprĂ©sentatives au niveau national
  • Les critĂšres de la reprĂ©sentativitĂ© prouvĂ©e/dĂ©montrĂ©e La reprĂ©sentativitĂ© des OS est dĂ©terminĂ©e selon 7 critĂšres cumulatifs, selon l’article 2121-1 du CT: ⁃ Le respect des valeurs rĂ©publicaines ⁃ L’indĂ©pendance ⁃ La transparence financiĂšre ⁃ Une anciennetĂ© minimale de 2 ans dans le champ professionnel et gĂ©ographique couvrant le niveau de nĂ©gociation ⁃ L’audience Ă©tablie Ă  partir des rĂ©sultats aux Ă©lections professionnelles ⁃ L’influence = caractĂ©risĂ©e par l’activitĂ© et l’expĂ©rience de l’OS ⁃ Les effectifs = adhĂ©rents et cotisations Le respect des valeurs rĂ©publicaines: ce respect implique le respect de libertĂ© d’opinion politique, philosophique ou religieuse ainsi que le refus de toute discrimination, de toute intolĂ©rance et de tout intĂ©grisme.

À retenir

Les critĂšres de reprĂ©sentativitĂ© incluent l’audience, l’indĂ©pendance, la transparence financiĂšre et l’anciennetĂ©

11. Section syndicale : constitution et nature juridique

Notions clés & Définitions

  • S cdt : Le comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) est une instance unique issue de la fusion des anciennes instances reprĂ©sentatives du personnel, obligatoire dans les entreprises d'au moins 11 salariĂ©s depuis le 1er janvier 2020, avec des missions Ă©largies selon l'effectif.
  • Section syndicale : Une subdivision d’un syndicat implantĂ©e au sein de l’entreprise, permettant Ă  l’organisation syndicale d’exercer ses activitĂ©s localement et d’assurer sa prĂ©sence dans l’entreprise.

Points essentiels

  • La section syndicale est une subdivision d’un syndicat au sein de l’entreprise.
  • Sa constitution nĂ©cessite la prĂ©sence d’au moins deux adhĂ©rents du syndicat dans l’entreprise, indĂ©pendamment de l’effectif total.
  • La section syndicale bĂ©nĂ©ficie d’une reconnaissance juridique spĂ©cifique distincte du syndicat lui-mĂȘme.

À retenir

La section syndicale est une subdivision d’un syndicat au sein de l’entreprise.

12. Mise en place et fonctionnement du ComitĂ© Social et Économique (CSE)

Notions clés & Définitions

  • RĂŽle : Fonction exercĂ©e par une instance ou un acteur, notamment celle de reprĂ©senter les salariĂ©s, d’assurer la consultation et l’information sur les questions Ă©conomiques, sociales, de santĂ©, de sĂ©curitĂ© et de conditions de travail.
  • ComitĂ© Social et Économique (CSE) : Instance unique issue de la fusion du comitĂ© d’entreprise, des dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel et du comitĂ© d’hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail, obligatoire dans toutes les entreprises d’au moins 11 salariĂ©s, composĂ©e de l’employeur ou son reprĂ©sentant et d’une dĂ©lĂ©gation du personnel Ă©lue.

Points essentiels

  • Le CSE est composĂ© de l’employeur ou son reprĂ©sentant et d’une dĂ©lĂ©gation du personnel Ă©lue, avec un nombre de membres variable selon l’effectif.
  • Il dispose de moyens matĂ©riels, d’un local et d’un accĂšs Ă  l’information pour exercer ses fonctions.
  • Le CSE a un double rĂŽle de contrĂŽle et de sanction en matiĂšre de santĂ©, sĂ©curitĂ© et conditions de travail, incluant la prĂ©vention des risques professionnels.

À retenir

Le CSE est composĂ© de l’employeur ou son reprĂ©sentant et d’une dĂ©lĂ©gation du personnel Ă©lue, avec un nombre de membres variable selon l’effectif.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1936PremiÚres instances représentatives du personnel
1946Préambule de la Constitution consacrant la participation des travailleurs
2000Évolution des IRP et mise en place du CSE
2017Réforme du régime des IRP
1982Reconnaissance de l’autonomie de gestion des Ă©tablissements
2014Loi sur la reconnaissance de l’établissement distinct dans le cadre de la DREETS

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison des instances représentatives du personnel

InstanceCompositionRĂŽleObligation
CSEEmployeur + dĂ©lĂ©gation du personnel Ă©lueReprĂ©senterObligatoire dans entreprises ≄11 salariĂ©s
DĂ©lĂ©guĂ© syndicalReprĂ©sentant syndicat, dĂ©signĂ© dans l’entrepriseReprĂ©senter le syndicat, nĂ©gocierDepuis 12 mois, dans entreprises ≄50 salariĂ©s
Section syndicaleAdhĂ©rents du syndicat dans l’entrepriseExercer activitĂ© locale, reprĂ©senter le syndicatPrĂ©sence d’au moins 2 adhĂ©rents

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre instance unique et instances multiples
  2. Mauvaise compréhension du rÎle de la section syndicale
  3. Confusion entre reconnaissance de l’établissement distinct et autonomie de gestion
  4. Erreur dans la distinction entre IRP et institutions représentatives spécifiques
  5. Confusion sur la composition et la désignation du délégué syndical
  6. Mauvaise interprétation des critÚres de reconnaissance de la représentativité syndicale
  7. Confusion entre libertĂ© syndicale et libertĂ© d’adhĂ©sion ou non Ă  un syndicat

Checklist Examen

  1. MaĂźtriser la chronologie de l’évolution des IRP
  2. Comprendre la notion de représentation collective et ses modalités
  3. ConnaĂźtre la composition et le fonctionnement du CSE
  4. Savoir distinguer établissement distinct et unité économique et sociale
  5. Maßtriser les conditions de création et de reconnaissance des syndicats
  6. Comprendre la liberté syndicale et ses implications
  7. Connaßtre les critÚres de la représentativité syndicale
  8. Savoir identifier les piÚges fréquents liés à la représentation du personnel
  9. Maßtriser la réforme de 2017 sur le régime simplifié des IRP
  10. ConnaĂźtre la procĂ©dure de contestation de la reconnaissance de l’établissement distinct

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Évolution des relations collectives

Progression depuis 1936, affirmation de l’autonomie

Liberté collective du salarié

Droit d’agir collectivement et individuellement

Institutions représentatives du personnel

CSE, délégués, syndicats, évoluant avec la loi

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