DĂ©claration dâaccident
Il sâagit de lâaction par laquelle la victime ou lâemployeur informe lâautoritĂ© compĂ©tente (notamment la CPAM) de la survenance dâun accident ou dâun risque professionnel, dans un dĂ©lai prĂ©cis. Elle permet dâengager la procĂ©dure dâindemnisation et de reconnaissance du caractĂšre professionnel de lâaccident.
Feuille dâaccident
Document remis par lâemployeur au salariĂ© accidentĂ©, indispensable pour lâindemnisation. Elle formalise la dĂ©claration dâaccident et doit ĂȘtre dĂ©livrĂ©e sous peine dâamende et de pĂ©nalitĂ©.
Certificat médical initial
Document Ă©tabli par un mĂ©decin, indiquant lâĂ©tat de la victime, les consĂ©quences possibles, notamment la durĂ©e probable dâincapacitĂ©, et mentionnant toutes constatations importantes pour dĂ©terminer lâorigine traumatique des lĂ©sions. Il est adressĂ© Ă la CPAM.
Caisse primaire dâassurance maladie (CPAM)
Organisme chargĂ© de la gestion des risques professionnels, qui reçoit la dĂ©claration dâaccident, examine la qualification de lâaccident, peut contester cette qualification dans un dĂ©lai de 30 jours, puis jusquâĂ 2 mois pour enquĂȘter ou examiner.
Délai de déclaration
PĂ©riode durant laquelle la victime doit prĂ©venir lâemployeur (24h sauf cas de force majeure ou impossibilitĂ©) et lâemployeur doit dĂ©clarer lâaccident Ă la CPAM (24h, hors dimanches et jours fĂ©riĂ©s). La dĂ©claration peut ĂȘtre faite jusquâĂ 2 ans aprĂšs lâaccident.
RĂ©serves de lâemployeur
Droit pour lâemployeur de formuler des rĂ©serves concernant la qualification de lâaccident dans les 48h suivant la dĂ©claration de la CPAM, notamment sâil doute de la nature professionnelle de lâaccident.
Le salariĂ© doit prĂ©venir lâemployeur dans les 24h suivant lâaccident, sauf cas de force majeure ou impossibilitĂ©. Lâemployeur doit dĂ©clarer lâaccident Ă la CPAM dans un dĂ©lai de 24h, hors dimanches et jours fĂ©riĂ©s. Si lâemployeur doute de la qualification de lâaccident, il peut Ă©mettre des rĂ©serves devant la CPAM dans les 48h. La dĂ©claration Ă la CPAM peut ĂȘtre effectuĂ©e par la victime, ses ayants droits ou ses reprĂ©sentants, jusquâĂ deux ans aprĂšs lâĂ©vĂ©nement. Lâemployeur doit dĂ©livrer la feuille dâaccident, document indispensable Ă lâindemnisation, sous peine dâamende et de pĂ©nalitĂ©. La CPAM dispose de 30 jours pour contester la qualification de lâaccident, puis jusquâĂ deux mois pour procĂ©der Ă une enquĂȘte ou un examen si nĂ©cessaire.
Le respect des dĂ©lais de dĂ©claration par la victime et lâemployeur, ainsi que la dĂ©livrance de la feuille dâaccident, sont essentiels pour garantir la reconnaissance et lâindemnisation du risque professionnel. La procĂ©dure est encadrĂ©e pour assurer une rĂ©ponse rapide et efficace face aux accidents du travail.
Accident du travail
Tout fait prĂ©cis survenu soudainement au cours ou Ă lâoccasion du travail, Ă lâorigine dâune lĂ©sion corporelle. La jurisprudence, notamment lâarrĂȘt de la cour de cassation du 21 mars 1969, prĂ©cise que la qualification dâaccident du travail requiert une date certaine et un fait identifiable dans le temps. La lĂ©sion doit rĂ©sulter dâun ou de plusieurs Ă©vĂ©nements survenus Ă des dates prĂ©cises, entraĂźnant une atteinte Ă lâorganisme. La notion inclut aussi des atteintes psychiques, comme le stress ou la dĂ©pression, si elles rĂ©sultent dâun fait survenu Ă une date certaine, comme lâa reconnu la jurisprudence en 2003.
Accident de trajet
Il sâagit dâun accident survenu pendant le dĂ©placement entre le lieu de rĂ©sidence et le lieu de travail ou inversement. La qualification repose sur la relation entre lâaccident et le trajet effectuĂ© dans le cadre du dĂ©placement professionnel.
Maladie professionnelle
Elle dĂ©signe une affection rĂ©sultant de lâexposition prolongĂ©e Ă un risque spĂ©cifique liĂ© Ă lâactivitĂ© professionnelle. La reconnaissance de la maladie professionnelle est soumise Ă des conditions prĂ©cises, distinctes de celles de lâaccident du travail.
Régime général de la sécurité sociale
Depuis 1946, la législation française a intégré la couverture des risques professionnels dans le régime général de la sécurité sociale, assurant la prise en charge des accidents du travail, accidents de trajet et maladies professionnelles.
Notion de risque professionnel
Câest un risque créé par le travail ou sur le lieu de travail, pouvant entraĂźner un accident ou une maladie. Seuls les risques liĂ©s Ă lâactivitĂ© professionnelle, dans leur cadre ou leur contexte, sont considĂ©rĂ©s comme professionnels.
Couverture des risques professionnels
Elle concerne la prise en charge par la sécurité sociale des accidents du travail, accidents de trajet et maladies professionnelles, sous réserve du respect des conditions légales et jurisprudentielles pour leur reconnaissance.
Les risques professionnels se divisent en trois formes : accident du travail, accident de trajet, maladie professionnelle. La lĂ©gislation française a intĂ©grĂ© ces risques au rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de la sĂ©curitĂ© sociale depuis 1946, assurant leur couverture. La notion dâaccident du travail inclut tout accident survenu par le fait ou Ă lâoccasion du travail, quelle quâen soit la cause. La jurisprudence insiste sur la nĂ©cessitĂ© dâune date certaine pour qualifier un accident du travail, excluant notamment les actions lentes ou non localisables dans le temps, comme la rĂ©pĂ©tition dâun geste (arrĂȘt du 26 juin 1980). La qualification dâaccident du travail requiert Ă©galement une lĂ©sion corporelle, dĂ©finie comme toute atteinte Ă lâorganisme, quâelle soit physique ou psychique, apparente ou non, profonde ou superficielle. La jurisprudence reconnaĂźt aussi que des troubles psychiques, comme la dĂ©pression ou le stress post-traumatique, peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des lĂ©sions indemnisables si liĂ©s Ă un fait survenu Ă une date certaine (arrĂȘt du 01 juillet 2003). La relation entre la lĂ©sion et lâaccident est prĂ©sumĂ©e lorsque la lĂ©sion apparaĂźt concomitamment Ă lâaccident, facilitant la reconnaissance de lâimputabilitĂ©. Seul lâaccident ayant un lien suffisant avec le travail, survenant par le fait ou Ă lâoccasion du travail, peut ĂȘtre qualifiĂ© dâaccident du travail. La prĂ©somption de caractĂšre professionnel repose sur la preuve que lâaccident sâest produit au temps et au lieu de travail, conditions cumulatives. La preuve du lien peut ĂȘtre allĂ©gĂ©e par la prĂ©somption simple, qui dĂ©place la charge de la preuve vers la victime, devant Ă©tablir uniquement ces conditions.
Les risques professionnels se distinguent en accident du travail, accident de trajet et maladie professionnelle, tous couverts par le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de la sĂ©curitĂ© sociale depuis 1946. La reconnaissance de ces risques repose sur des critĂšres prĂ©cis, notamment la date certaine, le lien avec le travail, et la prĂ©sence dâune lĂ©sion corporelle ou psychique.
Fait accidentel : ĂvĂ©nement imprĂ©vu, soudain, qui cause un dommage ou une lĂ©sion.
LĂ©sion corporelle : Dommage physique ou psychique subi par le salariĂ©, qui doit ĂȘtre constatĂ© mĂ©dicalement. Elle peut ĂȘtre apparente ou non.
PrĂ©somption simple dâimputabilitĂ© : La rĂšgle selon laquelle la survenance dâune lĂ©sion concomitante Ă un accident est prĂ©sumĂ©e imputable au travail, sauf preuve contraire.
CaractĂšre professionnel de lâaccident : Qualification qui Ă©tablit que lâaccident est liĂ© Ă lâexercice ou aux conditions du travail, notamment par la preuve de lâautoritĂ© de lâemployeur ou dâun rapport Ă©troit avec le travail.
Fait soudain : ĂvĂ©nement brusque, imprĂ©visible, Ă lâorigine de lâaccident.
Jurisprudence sur accident du travail : Ensemble des dĂ©cisions de justice qui prĂ©cisent la dĂ©finition, les conditions et la reconnaissance de lâaccident du travail, notamment la notion de lieu, de temps, et de lien avec lâactivitĂ© professionnelle.
Lâaccident du travail est dĂ©fini comme un fait soudain causant une lĂ©sion corporelle liĂ©e au travail. La lĂ©sion peut ĂȘtre physique ou psychique, apparente ou non, et doit faire lâobjet dâun constat mĂ©dical. La prĂ©somption simple dâimputabilitĂ© Ă©tablit que la lĂ©sion survenue concomitamment Ă lâaccident est prĂ©sumĂ©e imputable au travail, sauf Ă prouver une cause totalement Ă©trangĂšre ou une soustraction Ă lâautoritĂ© de lâemployeur. La preuve de lâimputabilitĂ© peut ĂȘtre renversĂ©e si la victime a agi en dehors de lâautoritĂ© de lâemployeur (ex : acte dâinsubordination ou intĂ©rĂȘt personnel) ou si lâaccident rĂ©sulte dâune cause totalement Ă©trangĂšre au travail (ex : Ă©tat pathologique prĂ©existant). La jurisprudence prĂ©cise que le lieu de travail comprend le poste, dĂ©pendances, salles de pause, jardins, parcs de stationnement, ainsi que tout lieu oĂč le salariĂ© se trouve Ă la demande de lâemployeur. La notion de lieu sâĂ©tend aussi aux trajets professionnels et aux endroits extĂ©rieurs liĂ©s Ă lâactivitĂ©. La prĂ©somption dâimputabilitĂ© est une prĂ©somption simple, renversable par la preuve du contraire. Lorsquâaucun Ă©lĂ©ment de temps ou de lieu nâest Ă©tabli, la victime doit prouver le caractĂšre professionnel de lâaccident, en dĂ©montrant quâelle Ă©tait sous lâautoritĂ© de lâemployeur ou quâil existe un rapport Ă©troit avec le travail.
Lâaccident du travail est un fait soudain causant une lĂ©sion liĂ©e au travail, prĂ©sumĂ© imputable Ă lâactivitĂ© professionnelle sauf preuve contraire. La reconnaissance repose sur la preuve du lien entre lâaccident, le lieu, le temps, et lâautoritĂ© de lâemployeur.
Parcours protĂ©gĂ© : Trajet effectuĂ© par le salariĂ© dans le cadre de son dĂ©placement domicile-travail, considĂ©rĂ© comme sĂ©curisĂ© et bĂ©nĂ©ficiant dâune reconnaissance particuliĂšre en cas dâaccident. Il inclut les extrĂ©mitĂ©s du trajet, câest-Ă -dire le dĂ©but et la fin du dĂ©placement.
ExtrĂ©mitĂ©s du trajet : Points prĂ©cis du parcours domicile-travail oĂč lâaccident est prĂ©sumĂ© liĂ© au trajet, notamment la rĂ©sidence du salariĂ© et le lieu de travail. La reconnaissance de lâaccident comme de trajet dĂ©pend souvent de la proximitĂ© ou de la continuitĂ© de ces extrĂ©mitĂ©s.
Lien entre trajet et travail : La qualification dâaccident de trajet suppose que le dĂ©placement soit effectuĂ© dans le cadre du parcours protĂ©gĂ©, avec un lien direct et immĂ©diat avec lâactivitĂ© professionnelle. La jurisprudence prĂ©cise que ce lien doit ĂȘtre certain pour que lâaccident soit reconnu comme de trajet.
Trajet normal : Itinéraire habituel et direct entre le domicile et le lieu de travail, considéré comme le parcours protégé par la loi. Toute déviation ou interruption peut remettre en cause cette qualification.
DĂ©tours et interruptions : DĂ©viations ou pauses effectuĂ©es en dehors du parcours habituel ou dans des circonstances non prĂ©vues peuvent affecter la qualification dâaccident de trajet. Leur reconnaissance dĂ©pend de leur nature, de leur durĂ©e et de leur lien avec le trajet ou lâactivitĂ© professionnelle. La jurisprudence exige que ces dĂ©tours soient justifiĂ©s et raisonnables pour continuer Ă bĂ©nĂ©ficier de la qualification dâaccident de trajet.
Lâaccident de trajet est un risque professionnel autonome, distinct de lâaccident du travail, avec un rĂ©gime juridique spĂ©cifique. La jurisprudence insiste sur la nĂ©cessitĂ© dâun lien certain entre lâaccident, le trajet, et lâactivitĂ© professionnelle. Elle Ă©carte la qualification dâaccident du travail dans certains cas, comme lors dâun accident survenu alors que le salariĂ© Ă©tait en arrĂȘt maladie ou aprĂšs une vaccination effectuĂ©e Ă titre personnel, mĂȘme si ces Ă©vĂ©nements se produisent lors dâun dĂ©placement professionnel.
Le parcours protĂ©gĂ© comprend les extrĂ©mitĂ©s du trajet domicile-travail et doit prĂ©senter un lien direct avec lâactivitĂ© professionnelle. La reconnaissance de lâaccident comme de trajet dĂ©pend de la nature du dĂ©placement, de sa continuitĂ©, et de lâabsence dâinterruption ou de dĂ©tour non justifiĂ©. Les dĂ©tours ou interruptions peuvent remettre en cause cette qualification, sauf sâils sont justifiĂ©s par des circonstances raisonnables ou liĂ©es Ă lâintĂ©rĂȘt professionnel.
Lâaccident de trajet est reconnu comme un risque professionnel spĂ©cifique, avec un rĂ©gime juridique distinct, basĂ© sur un lien direct et certain avec le parcours domicile-travail. La qualification dĂ©pend de la nature du dĂ©placement, de la continuitĂ© du trajet et de lâabsence dâinterruptions ou de dĂ©tours non justifiĂ©s.
Maladie professionnelle
Il s'agit d'une maladie reconnue comme résultant de l'exposition à un risque spécifique lié à l'activité professionnelle. La reconnaissance repose sur sa présence dans un tableau officiel, avec des conditions précises à remplir.
Présomption de caractÚre professionnel
C'est une rÚgle qui facilite la reconnaissance d'une maladie comme étant d'origine professionnelle lorsque celle-ci figure dans un tableau. La preuve de son caractÚre professionnel est présumée, sauf preuve contraire.
Tableaux des maladies professionnelles
Ce sont des listes officielles qui regroupent des maladies reconnues comme professionnelles, avec pour chacune des conditions précises à remplir pour leur reconnaissance.
Conditions de reconnaissance
Pour qu'une maladie soit reconnue comme professionnelle, elle doit figurer dans un tableau spécifique et respecter les conditions énumérées. Hors tableau, la reconnaissance est plus complexe et soumise à des conditions strictes.
Jurisprudence de 1993
Elle a précisé que la reconnaissance d'une maladie hors tableau nécessite de prouver le caractÚre professionnel de la maladie selon des critÚres stricts, contrairement à la présomption automatique lorsqu'elle figure dans un tableau.
Manifestation tangible
C'est une preuve concrÚte de la maladie, permettant d'établir son existence et son lien avec l'activité professionnelle, notamment dans le cadre de la reconnaissance hors tableau.
La reconnaissance d'une maladie professionnelle se fait principalement lorsque celle-ci figure dans un tableau officiel, avec des conditions prĂ©cises Ă respecter. La prĂ©sence dans le tableau entraĂźne une prĂ©somption de caractĂšre professionnel, ce qui simplifie la procĂ©dure de reconnaissance. La preuve du caractĂšre professionnel est plus difficile hors tableau, car elle doit satisfaire Ă des conditions strictes, comme l'existence d'une manifestation tangible de la maladie. La jurisprudence de 1993 a renforcĂ© cette distinction, prĂ©cisant que hors tableau, la preuve doit ĂȘtre plus rigoureuse pour Ă©tablir le lien avec le travail.
La reconnaissance des maladies professionnelles repose principalement sur leur inscription dans un tableau officiel, qui offre une présomption de caractÚre professionnel. En dehors de ce cadre, la preuve devient plus complexe et exige des conditions strictes, notamment la manifestation tangible de la maladie.
Charge de la preuve : Obligation pour la victime ou ses ayants droit de prouver lâexistence de lâaccident ou de la maladie dâorigine professionnelle, sauf lorsque la prĂ©somption simple sâapplique. La charge de la preuve peut ĂȘtre allĂ©gĂ©e par des mĂ©canismes juridiques spĂ©cifiques.
PrĂ©somption simple : Supposition selon laquelle un fait est considĂ©rĂ© comme vrai tant que lâadversaire ne prouve pas le contraire. En matiĂšre dâaccident ou de maladie professionnelle, elle dispense la victime de prouver le lien direct avec le travail si certains critĂšres sont remplis, notamment si lâaccident survient au temps et lieu de travail.
Lien de causalitĂ© : Relation de cause Ă effet entre lâaccident ou la maladie et lâactivitĂ© professionnelle. La preuve de ce lien est essentielle pour Ă©tablir le caractĂšre professionnel de lâĂ©vĂ©nement ou de la pathologie.
Renversement de prĂ©somption : Processus par lequel la partie adverse peut faire Ă©chec Ă la prĂ©somption simple en apportant la preuve quâun autre facteur, Ă©tranger au travail ou indĂ©pendant de lâemploi, en est la cause. Cela permet de faire reposer la charge de la preuve sur lâemployeur ou la partie adverse.
AutoritĂ© de lâemployeur : Pouvoir de direction et de contrĂŽle exercĂ© par lâemployeur sur le salariĂ©. La victime doit prouver quâelle Ă©tait sous cette autoritĂ© au moment de lâaccident pour bĂ©nĂ©ficier de la prĂ©somption simple.
Temps et lieu de travail : PĂ©riode et endroit oĂč lâaccident doit survenir pour bĂ©nĂ©ficier de la prĂ©somption simple. La jurisprudence considĂšre que si lâaccident se produit durant le trajet ou dans un lieu liĂ© Ă lâactivitĂ© professionnelle, la prĂ©somption peut sâappliquer. La protection sâĂ©tend aussi aux trajets en dehors des horaires habituels si ceux-ci sont justifiĂ©s par des nĂ©cessitĂ©s de dĂ©placement ou des circonstances exceptionnelles.
La prĂ©somption simple en matiĂšre dâaccident de trajet ou de maladie professionnelle dispense la victime de prouver le lien direct avec le travail si lâaccident survient au temps et lieu de travail. La victime doit dĂ©montrer quâelle Ă©tait sous lâautoritĂ© de lâemployeur au moment de lâaccident. La prĂ©somption peut ĂȘtre renversĂ©e si la partie adverse prouve quâun facteur Ă©tranger au travail ou une cause indĂ©pendante de lâemploi en est la cause, comme une cause Ă©trangĂšre ou une soustraction Ă lâautoritĂ© de lâemployeur.
Le temps de travail comprend non seulement les heures effectives, mais aussi les pauses justifiĂ©es et certains temps proches de lâexĂ©cution du travail, notamment en cas de retard ou dâanticipation pour faire face Ă des difficultĂ©s de dĂ©placement (grĂšves, mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques). La jurisprudence considĂšre que ces trajets, rĂ©alisĂ©s dans un dĂ©lai normal ou pour des motifs lĂ©gitimes, bĂ©nĂ©ficient de la protection.
Les dĂ©tours ou interruptions du trajet, lorsquâils sont justifiĂ©s par des nĂ©cessitĂ©s essentielles de la vie courante (dĂ©poser des enfants, petits achats, dĂ©marches urgentes, soins, essence, nĂ©cessitĂ©s familiales), ne rompent pas la protection. En revanche, si le trajet est dĂ©tournĂ© ou interrompu pour un motif non lĂ©gitime, la protection peut ĂȘtre suspendue. La notion de nĂ©cessitĂ© essentielle de la vie courante relĂšve de lâapprĂ©ciation souveraine des juges du fond.
La prĂ©somption simple facilite la reconnaissance du caractĂšre professionnel dâun accident ou dâune maladie, mais peut ĂȘtre renversĂ©e si lâadversaire prouve une cause Ă©trangĂšre ou une soustraction Ă lâautoritĂ©. La protection du trajet sâĂ©tend aux dĂ©placements dans un dĂ©lai normal ou justifiĂ© par des circonstances exceptionnelles, sous rĂ©serve que les dĂ©tours ou interruptions soient liĂ©s Ă des nĂ©cessitĂ©s essentielles de la vie courante.
Maladie hors tableau : Maladie qui ne figure pas dans la liste officielle des maladies professionnelles, mais dont lâorigine peut ĂȘtre reconnue comme professionnelle si certaines conditions sont remplies.
Preuve mĂ©dicale : ĂlĂ©ment essentiel permettant dâĂ©tablir le lien entre la maladie et le travail. Elle consiste en un certificat mĂ©dical initial, une attestation de salaire en cas dâarrĂȘt, et Ă©ventuellement une expertise mĂ©dicale.
Lien direct et essentiel : Relation causale immĂ©diate et dĂ©terminante entre le travail habituel de la victime et la maladie. La maladie doit ĂȘtre directement et principalement causĂ©e par lâactivitĂ© professionnelle.
Conditions restrictives : CritĂšres limitant la reconnaissance, notamment la nĂ©cessitĂ© de prouver que la maladie est directement et essentiellement causĂ©e par le travail, ou quâelle entraĂźne un dĂ©cĂšs ou une incapacitĂ© permanente significative.
Jurisprudence spĂ©cifique : Ensemble de dĂ©cisions encadrant strictement la reconnaissance des maladies hors tableau, notamment en prĂ©cisant que la preuve doit Ă©tablir un lien direct et essentiel, et en limitant lâusage abusif.
Charge probatoire : Obligation pour le salariĂ© de prouver le lien entre sa maladie et le travail, en respectant les conditions restrictives. La preuve doit dĂ©montrer que la maladie est dâorigine professionnelle ou quâelle est directement causĂ©e par le travail habituel.
La reconnaissance dâune maladie hors tableau exige la preuve dâun lien direct et essentiel avec le travail. La charge de la preuve incombe au salariĂ©, qui doit dĂ©montrer que la maladie est directement causĂ©e par son activitĂ© professionnelle. Les conditions sont restrictives, notamment en ce qui concerne la nĂ©cessitĂ© de prouver que le travail est la cause principale ou dĂ©terminante de la maladie. La jurisprudence encadre cette procĂ©dure pour Ă©viter tout usage abusif, en insistant sur la nĂ©cessitĂ© dâune manifestation tangible de la maladie, comme un certificat mĂ©dical initial ou une expertise mĂ©dicale. La maladie doit prĂ©senter une manifestation concrĂšte pour que la reconnaissance soit possible, ce qui limite lâouverture Ă des cas peu Ă©vidents ou indirects.
Pour faire reconnaßtre une maladie hors tableau, il faut établir un lien direct et essentiel avec le travail, en apportant une preuve médicale solide. La procédure est strictement encadrée, et la charge de la preuve repose sur le salarié, avec des conditions restrictives visant à éviter les reconnaissances abusives. La manifestation tangible de la maladie est indispensable pour que la reconnaissance soit accordée.
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|---|
| 21 mars 1969 | ArrĂȘt de la cour de cassation prĂ©cisant la qualification dâaccident du travail incluant les atteintes psychiques. |
| 2003 | Reconnaissance par jurisprudence des troubles psychiques comme lésions indemnisables si liés à un fait survenu à une date certaine. |
| 26 juin 1980 | ArrĂȘt prĂ©cisant que lâaction lente ou non localisable dans le temps ne constitue pas un accident du travail. |
| 1946 | Intégration des risques professionnels au régime général de la sécurité sociale. |
| CritĂšre / Notion | Accident du travail | Accident de trajet | Maladie professionnelle |
|---|---|---|---|
| DĂ©finition | Survenu soudainement, Ă lâoccasion du travail, causant une lĂ©sion corporelle ou psychique | Survenu pendant le dĂ©placement entre rĂ©sidence et lieu de travail | RĂ©sulte dâune exposition prolongĂ©e Ă un risque spĂ©cifique liĂ© Ă lâactivitĂ© professionnelle |
| Condition principale | Fait précis, date certaine, lien avec le travail | Trajet effectué dans le cadre du déplacement professionnel | Exposition prolongée, reconnaissance selon conditions légales et jurisprudentielles |
| Jurisprudence clĂ© | ArrĂȘt du 21 mars 1969 (atteintes psychiques) | - | - |
| Lésion reconnue | Physique ou psychique, apparente ou non, profonde ou superficielle | - | - |
| PrĂ©somption | PrĂ©somption simple si la lĂ©sion apparaĂźt concomitamment Ă lâaccident | - | - |
Test your knowledge on Risques professionnels et accidents with 7 multiple-choice questions with detailed corrections.
1. Quand la procédure déclaration risques a-t-elle été établie ou mise en place selon le cadre législatif mentionné ?
2. Comment un employeur doit-il agir pour respecter la procĂ©dure de dĂ©claration dâun accident professionnel ?
Memorize the key concepts of Risques professionnels et accidents with 14 interactive flashcards.
Procédure déclaration risques
Informer la CPAM dans les délais pour reconnaissance.
Formes risques professionnels
Accident du travail, trajet, maladie professionnelle.
Accident du travail
Fait soudain causant une lésion liée au travail.
Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.
Sheet generator