Revision sheet: Introduction aux fondamentaux du langage humain

Plan du Cours

  1. OntogenÚse et phylogenÚse de la lecture et écriture
  2. Les dimensions d’un son de parole 2 propriĂ©tĂ©s ➱ L’amplitude = la variation de pression, mesurĂ©e entre le maximum de compression
  3. Variabilité de prononciation intra- et inter-locuteurs
  4. Les formants = pics d’intensitĂ© dans certaines frĂ©quences Les 2 ou 3 premiers formants permettent d’identifier les diffĂ©rentes
  5. RÎle du cortex prémoteur dans la perception et production de la parole
  6. Lexique mental et morphologie : morphĂšmes, lemmes et flexions
  7. Débat innéiste vs empiriste sur l'origine du langage
  8. Caractéristiques universelles du langage humain selon Hockett
  9. Influence du langage sur la cognition : perception des couleurs, espace et nombres
  10. Période critique et plasticité cérébrale dans l'acquisition du langage
  11. Techniques et résultats expérimentaux en segmentation et reconnaissance de la parole
  12. Méthodologie expérimentale : hypothÚses, variables et analyses statistiques en linguistique cognitive

1. OntogenÚse et phylogenÚse de la lecture et écriture

Notions clés & Définitions

  • RĂšgles phonotactiques : = ces rĂšgles dĂ©terminent comment et dans quelle position on va pouvoir combiner des phonĂšmes entre eux.
  • Les formants : Des pics d’intensitĂ© dans certaines frĂ©quences acoustiques qui servent Ă  identifier les voyelles dans la parole, constituant des signatures acoustiques fondamentales.
  • Morphologie : La branche de la linguistique qui Ă©tudie les morphĂšmes, les plus petites unitĂ©s de sens, et leur rĂŽle dans la formation des mots, notamment Ă  travers l’utilisation de prĂ©fixes, suffixes et racines.
  • Exemple : /pa/ → Ă  la fin du /p/ il y a dĂ©jĂ  une petite trace du /a/.

Points essentiels

  • Chaque langue possĂšde des rĂšgles phonotactiques propres qui dĂ©terminent comment combiner les phonĂšmes entre eux.
  • Les rĂšgles phonotactiques existent car certaines combinaisons sont trop difficiles Ă  prononcer par le systĂšme articulatoire.
  • La phonotactique influence la capacitĂ© Ă  apprendre Ă  lire et Ă©crire en fonction des contraintes phonologiques spĂ©cifiques Ă  chaque langue.

À retenir

Les rĂšgles phonotactiques façonnent Ă  la fois le dĂ©veloppement individuel et l’évolution historique de la lecture et de l’écriture en imposant des contraintes sur la combinaison des phonĂšmes.

2. Les dimensions d’un son de parole 2 propriĂ©tĂ©s ➱ L’amplitude = la variation de pression, mesurĂ©e entre le maximum de compression

Notions clés & Définitions

  • La reconnaissance de la parole : Processus par lequel le systĂšme auditif et cognitif identifie et interprĂšte les sons de la parole, en distinguant les phonĂšmes malgrĂ© la variabilitĂ© acoustique entre locuteurs et contextes.
  • ConsĂ©quence : Quand on veut faire apprendre une langue Ă©trangĂšre, il faut bien montrer les mvt articulatoires pour que le cerveau fasse une intĂ©gration de l’info visuelle + info auditive.
  • Effet McGurk : Illusion auditive oĂč la perception d’un son de parole est modifiĂ©e par la vision des mouvements articulatoires, dĂ©montrant l’intĂ©gration multisensorielle dans la perception de la parole.

Points essentiels

  • L’amplitude est une dimension essentielle pour caractĂ©riser l’intensitĂ© perçue d’un son de parole.
  • L’amplitude d’un son de parole correspond Ă  la variation de pression mesurĂ©e entre le maximum de compression et la dĂ©compression dans l’onde sonore.
  • 📊 Tableaux de SynthĂšse Comparaison des niveaux de langage Niveau DĂ©finition CaractĂ©ristiques OntogĂ©nĂ©tique DĂ©veloppement individuel Se dĂ©roule depuis la naissance PhylogĂ©nĂ©tiqu e Évolution historique Étudie l'Ă©volution de l'espĂšce humaine PropriĂ©tĂ©s acoustiques du son de parole PropriĂ©tĂ© Description Amplitude Variation de pression entre compression et dĂ©pression Formants Pics d’intensitĂ© dans certaines frĂ©quences, essentiels pour identifier voyelles ⚠ PiĂšges & Confusions
  • ➱ La frĂ©quence (Hz) = nombre de phases de compression pour une unitĂ© de temps donnĂ© → plus elles sont rapprochĂ©es, plus le son est aigu. Le systĂšme auditif humain est capable de dĂ©tecter les variations de frĂ©quence entre 20Hz et 20 000 Hz. Un facteur modifie le rang de frĂ©quence entendables : l’ñge Le signal de parole Production LE LARYNX - Son rĂŽle dans la phonation - Les poumons đŸ« produisent le souffle, - ce souffle traverse le larynx - et fait vibrer les cordes vocales. - Les mouvements de la langue, des lĂšvres et du palais vont changer la forme du tractus vocal, ⇒ ce qui va permettre de produire des sons diffĂ©rents. Contrairement aux lĂšvres ou Ă  la langue, le palais ne produit pas du mvt mais change de position en fonction des sons Ă  produire. Hommes: cordes vocales plus longues et plus Ă©paisses que les Femmes ce qui va changer la frĂ©quence des sons produits. + tractus vocal plus grand et long= rĂ©sonance + profonde et timbre + grave RĂ©ception ● Principalement par les cellules ciliĂ©es de la cochlĂ©e : les vibrations d’air vont faire bouger les cils de cette cochlĂ©e, qui vont alors identifier les diffĂ©rentes frĂ©quences. - DĂ©but cochlĂ©e cellules ciliĂ©es qui dĂ©tectent frĂ©quence haute - Fin de la cochlĂ©e; cellules ciliĂ©es qui dĂ©tectent frĂ©quence basse Les ç ciliĂ©es ne se renouvellent pas, une fois la ç ciliĂ©es arrachĂ©e on perd l’audition de la frĂ©quence en question. Elles sont

À retenir

Se focaliser sur la dimension physique fondamentale de l’amplitude permet de comprendre comment les sons de parole sont perçus et diffĂ©renciĂ©s.

3. Variabilité de prononciation intra- et inter-locuteurs

Notions clés & Définitions

  • Perception de la parole : Fonction cognitive qui permet d'interprĂ©ter un signal acoustique continu en unitĂ©s linguistiques discrĂštes, malgrĂ© l'absence de pauses explicites et la variabilitĂ© acoustique.
  • Reconnaissance lexicale : Stade de sĂ©lection et d'intĂ©gration 🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions ● ProductivitĂ© : CapacitĂ© du langage Ă  gĂ©nĂ©rer ou comprendre des messages entiĂšrement nouveaux et jamais entendus auparavant, en combinant des signaux selon des rĂšgles abstraites.
  • VariabilitĂ© intra-locuteur : 📝 Points essentiels ● La variabilitĂ© intra-locuteur dĂ©signe les diffĂ©rences de prononciation d’un mĂȘme locuteur selon le contexte ou l’état.

Points essentiels

  • La variabilitĂ© intra-locuteur dĂ©signe les diffĂ©rences de prononciation d’un mĂȘme locuteur selon le contexte ou l’état.
  • La variabilitĂ© inter-locuteur correspond aux diffĂ©rences de prononciation entre diffĂ©rents locuteurs d’une mĂȘme langue.
  • Cette variabilitĂ© complique la reconnaissance automatique et humaine de la parole et nĂ©cessite des mĂ©canismes d’adaptation.
  • Cours 1. Lecture et Ă©criture du langage aux niveaux ontogĂ©nĂ©tique et phylogĂ©nĂ©tique 2. Les dimensions d’un son de parole 2 propriĂ©tĂ©s ➱ L’amplitude = la variation de pression, mesurĂ©e entre le maximum de compression 3. VariabilitĂ© de prononciation intra- et inter-locuteurs 4. Les formants = pics d’intensitĂ© dans certaines frĂ©quences

À retenir

La variabilitĂ© intra-locuteur dĂ©signe les diffĂ©rences de prononciation d’un mĂȘme locuteur selon le contexte ou l’état.

4. Les formants = pics d’intensitĂ© dans certaines frĂ©quences Les 2 ou 3 premiers formants permettent d’identifier les diffĂ©rentes

Notions clés & Définitions

  • Les formants : Pics d’intensitĂ© dans le spectre frĂ©quentiel d’un son de parole, correspondant Ă  des rĂ©sonances du tractus vocal.
  • Un facteur modifie le rang de frĂ©quence entendables : L’ñge diminue la capacitĂ© Ă  percevoir les sons aigus en augmentant le seuil d’intensitĂ© nĂ©cessaire pour dĂ©tecter les hautes frĂ©quences.
  • Hommes : Individus possĂ©dant des cordes vocales plus longues et Ă©paisses ainsi qu’un tractus vocal plus grand, ce qui produit des sons de frĂ©quence plus basse et un timbre plus grave.

Points essentiels

  • Les formants sont des pics d’intensitĂ© dans le spectre frĂ©quentiel d’un son de parole.
  • Les deux ou trois premiers formants (F1, F2, F3) sont essentiels pour identifier les voyelles, car ils diffĂšrent toujours sur au moins un formant.
  • La frĂ©quence des formants dĂ©pend de la configuration du tractus vocal, notamment la position de la langue, ce qui permet la diffĂ©renciation phonĂ©tique.
  • Les 2 ou 3 premiers formants permettent d’identifier les diffĂ©rentes 5. Usage des clusters consonantiques en attaque et en coda 6. RĂŽle du cortex prĂ©moteur dans l'identification de la parole 7. Activation des muscles vocaux et cortex lors de l'Ă©coute de la parole 8. Lien entre perception et production chez les personnes muettes 9. Reconnaissance lexicale : stade de sĂ©lection et d'intĂ©gration 10. Morphologie : Ă©tude des morphĂšmes et formation des mots 11. Lexique mental et distinction entre lemmes et formes flĂ©chies 12. DĂ©bat innĂ©iste vs empiriste sur l'origine du langage 📖 1. Lecture et Ă©criture du langage aux niveaux ontogĂ©nĂ©tique et phylogĂ©nĂ©tique 🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions ● Langage : = capacitĂ© innĂ©e qui a besoin d’une quantitĂ© de stimulation pour pouvoir se dĂ©velopper Question des larges linguige models (AI): modĂšle entraĂźnĂ©s uniquement sur des Ă©normes corpus de texte (tout le web!!) . 📝 Points essentiels ● L’ontogenĂšse du langage correspond au dĂ©veloppement individuel depuis la naissance, tandis que la phylogenĂšse Ă©tudie son Ă©volution historique et biologique au sein de l’espĂšce humaine. ● L’apprentissage du langage chez l’enfant se fait dans des environnements riches en interactions sociales et communicationnelles. ● Les capacitĂ©s langagiĂšres humaines se distinguent de celles de la communication animale par des traits spĂ©cifiques comme le dĂ©placement spatial et

À retenir

L’identification des voyelles repose principalement sur l’analyse des premiers formants acoustiques, dont la frĂ©quence est dĂ©terminĂ©e par la configuration du tractus vocal.

5. RÎle du cortex prémoteur dans la perception et production de la parole

Notions clés & Définitions

  • Cortex prĂ©moteur : Quand on entend la parole, on ne peut pas s’empĂȘcher d’activer les muscles du conduit vocal, le cortex prĂ©moteur et le cortex moteur.
  • Perception de la parole : ● ➱ La frĂ©quence (Hz)
  • C’est un outil puissant : D’un instant Ă  l’autre, quand on Ă©coute qqn, il peut nous apprendre qqch de nouveau qui peut complĂštement changer notre reprĂ©sentation, notre vision du monde.

Points essentiels

  • Le cortex prĂ©moteur est impliquĂ© non seulement dans la production motrice de la parole mais aussi dans sa perception.
  • Le rĂŽle du cortex prĂ©moteur soutient les thĂ©ories de perception incarnĂ©e du langage.
  • Examen 1. Identifier la diffĂ©rence entre ontogenĂšse et phylogenĂšse 2. Expliquer le rĂŽle des formants dans la reconnaissance des voyelles 3. Distinguer variabilitĂ© intra- et inter-locuteur 4. Comprendre la fonction du cortex prĂ©moteur dans la perception de la parole 5. DĂ©crire le processus de reconnaissance lexicale 6. DiffĂ©rencier morphologie et lexique mental 7. ConnaĂźtre le dĂ©bat innĂ©iste vs empiriste 8. Expliquer l'effet
  • 💡 À retenir Le cortex prĂ©moteur est impliquĂ© dans la reconnaissance des mouvements articulatoires associĂ©s Ă  la parole.

À retenir

Le cortex prĂ©moteur illustre l’intĂ©gration sensorimotrice dans le traitement du langage, oĂč perception et production sont Ă©troitement liĂ©es.

6. Lexique mental et morphologie : morphĂšmes, lemmes et flexions

Notions clés & Définitions

  • Langues isolantes : Types de langues qui ne permettent pas de modifications morphologiques Ă  l’intĂ©rieur des mots, chaque mot portant une signification gĂ©nĂ©rale, avec les variations grammaticales exprimĂ©es par des mots sĂ©parĂ©s.
  • Les lemmes : Formes canoniques des mots, distinctes des formes flĂ©chies, qui sont stockĂ©es dans le lexique mental et servent de base pour gĂ©nĂ©rer les diffĂ©rentes formes flĂ©chies.
  • MorphĂšmes : ● On peut distinguer 2 grands types de morphĂšmes : 1.

Points essentiels

  • Le lexique mental contient des unitĂ©s lexicales codant pour des mots et leurs formes.
  • Un morphĂšme est la plus petite unitĂ© de sens ou de fonction grammaticale dans un mot, pouvant ĂȘtre libre ou liĂ©.
  • Un lemme correspond Ă  la forme canonique d’un mot, distincte des formes flĂ©chies.
  • Les flexions sont des modifications morphologiques appliquĂ©es aux lemmes pour exprimer des variations grammaticales.
  • Les langues isolantes n’utilisent pas de flexions, tandis que les langues flexionnelles les utilisent pour modifier les mots.
  • À retenir Le lexique mental organise principalement les formes de base des mots, ce qui permet de gĂ©nĂ©rer efficacement les formes flĂ©chies et d’optimiser la mĂ©moire lexicale. 📖 12. DĂ©bat innĂ©iste vs empiriste sur l'origine du langage 🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions ● Langage : = capacitĂ© innĂ©e qui a besoin d’une quantitĂ© de stimulation pour pouvoir se dĂ©velopper Question des larges linguige models (AI): modĂšle entraĂźnĂ©s uniquement sur des Ă©normes corpus de texte (tout le web!!) . 📝 Points essentiels ● L’innĂ©isme postule que le langage repose sur un dispositif innĂ©, le LAD, qui gĂ©nĂšre une grammaire universelle commune Ă  toutes les langues, et que cette capacitĂ© est inscrite dans le patrimoine gĂ©nĂ©tique humain. ● L’empirisme soutient que le langage s’acquiert par l’expĂ©rience et l’interaction sociale, la compĂ©tence langagiĂšre se construisant lors des interactions avec l’environnement. ● Les Ă©tudes sur l’acquisition du langage chez les enfants sourds ou isolĂ©s alimentent le dĂ©bat, montrant que l’environnement riche en interactions favorise l’apprentissage selon l’empirisme. ● Les environnements riches en interactions humaines favorisent l’apprentissage du langage, comme le montrent les observations sur les enfants placĂ©s dans des bains linguistiques variĂ©s. ● Langage & grandes fonctions cognitives B. New ClĂ© moodle : langage Recommendations: - L'instinct du langage - psychologie
  • OSV 6. OVS = 5% des langues du monde + langues avec ordre flexible mais ont souvent quand mĂȘme un ordre par dĂ©faut. 7. Le lexique mental Lexique mental = sorte de dictionnaire mental qui contiendrait tous les mots que nous connaissons (avec leurs propriĂ©tĂ©s sĂ©mantiques, orthographiques, phonologiques, morphologiques) Combien notre lexique mental contient-il de mots? Qu’est ce qui est un mot et qu’est ce qui n’en est pas un ?

À retenir

La structure interne des mots dans le lexique mental repose sur la distinction claire entre morphÚmes, lemmes et flexions, ce qui permet la formation et la reconnaissance des différentes formes des mots.

7. Débat innéiste vs empiriste sur l'origine du langage

Notions clés & Définitions

  • Langage : = capacitĂ© innĂ©e qui a besoin d’une quantitĂ© de stimulation pour pouvoir se dĂ©velopper Question des larges linguige models (AI): modĂšle entraĂźnĂ©s uniquement sur des Ă©normes corpus de texte (tout le web!!) .
  • Syntaxe : Ensemble de rĂšgles qui gouvernent la structure des phrases dans une langue, permettant de gĂ©nĂ©rer des expressions linguistiques nouvelles et comprĂ©hensibles.

Points essentiels

  • L’innĂ©isme postule que la capacitĂ© de langage est biologiquement prĂ©programmĂ©e chez l’humain, reposant sur un dispositif innĂ© d’acquisition du langage (LAD) qui gĂ©nĂšre une grammaire universelle commune Ă  toutes les langues.
  • L’empirisme soutient que le langage est acquis principalement par l’expĂ©rience et l’interaction sociale, la compĂ©tence langagiĂšre se construisant lors des interactions avec l’environnement.
  • Ce dĂ©bat influence les modĂšles thĂ©oriques et expĂ©rimentaux en linguistique cognitive et dĂ©veloppementale, notamment dans l’étude de l’acquisition du langage chez les enfants.
  • La syntaxe Rappel historique: BĂ©haviorisme (Dans le behaviorisme idĂ©e d’une influence forte des apprentissages par conditionnement : on est limitĂ© Ă  nos conditionnements → peine Ă  comprendre comment on peut comprendre phrases auxquelles on a jamais Ă©tĂ© exposĂ© auparavant ) Skinner (1957) Langage = ensemble de comportements verbaux acquis par conditionnement Apprentissage par association entre stimulus et rĂ©ponse qui va ĂȘtre Ă©ventuellement renforcement Enfant apprend Ă  parler en imitant les adultes et recevant des rĂ©compenses quand ses productions sont correctes IntĂ©rĂȘt pour ce qui est observable: stimuli et rĂ©ponse.
  • ➔ faire naĂźtre une reprĂ©sentation nouvelle dans l’esprit de celui qui nous Ă©coute d’un instant Ă  l’autre ⇒ Le langage parlĂ© est le moyen de communication fondamentale, malgrĂ© toute la technologie actuelle (mĂȘme si l’audio Ă©tait plus coĂ»teux que l’écrit Ă  la base) Une langue = produit de l’activitĂ© universelle de langage et manifestation particuliĂšre de cette capacitĂ© “Nous sommes jumeaux par le langage et sĂ©parĂ©s par les langues” Edgar Morin → C’est une rĂ©alisation 💡 À retenir Le dĂ©bat innĂ©isme versus empirisme questionne si le langage humain est principalement une capacitĂ©

À retenir

Explorer les fondements thĂ©oriques opposĂ©s sur l’origine du langage permet de comprendre les diffĂ©rentes approches en psychologie du langage, entre innĂ©isme et empirisme.

8. Caractéristiques universelles du langage humain selon Hockett

Notions clés & Définitions

  • Langage : = capacitĂ© innĂ©e qui a besoin d’une quantitĂ© de stimulation pour pouvoir se dĂ©velopper Question des larges linguige models (AI): modĂšle entraĂźnĂ©s uniquement sur des Ă©normes corpus de texte (tout le web!!) .
  • Double articulation : = les phonĂšmes peuvent se combiner en morphĂšmes, les morphĂšmes peuvent se combiner pour former des mots ou phrases (on a qlq unitĂ©s et qlq rĂšgles Ă  diffĂ©rents niveaux pour arriver Ă  une infinitĂ© d’unitĂ©s) articuler un petit nombre de phonĂšmes → morphĂšmes combi
  • ProductivitĂ© : = capacitĂ© Ă  gĂ©nĂ©rer (combiner des signaux) ou comprendre des messages entiĂšrement nouveaux et jamais entendus auparavant.

Points essentiels

  • Hockett a identifiĂ© huit caractĂ©ristiques universelles du langage humain, telles que la sĂ©manticitĂ©, l’arbitraritĂ©, la productivitĂ©, le dĂ©placement et la transmission culturelle, qui le distinguent des autres systĂšmes de communication.
  • Hockett a identifiĂ© des caractĂ©ristiques universelles qui distinguent le langage humain des autres systĂšmes de communication.
  • Langage humain vs animal ● SĂ©manticitĂ© (signification) : ○ pour les vervets ○ pour les abeilles ○ pour les bonobos ● ArbitraritĂ© : ○ pour les vervets (ils n’imitent pas le prĂ©dateur) ○ pour les bonobos ○ partiellement pour les abeilles (l’angle de la danse est en fonction de l’angle de la source, mĂȘme si la vitesse pour l'Ă©loignement de la source est arbitraire) ● DĂ©placement ○ Vervets : non → si la menace n’est pas prĂ©sente ils ne les utilisent pas ○ Abeilles : oui → expriment un message sur l’info spatial de la source de nourriture qui n’est pas prĂ©sente ○ Bonobo: potentiellement ● Double articulation (crĂ©er des Ă©lĂ©ments plus grands Ă  partir d’unitĂ©s plus petites et de rĂšgles) ○ Vervets : non ○ Abeille : non ○ Bonobos: oui (dĂ©but de double articulation avec les doubles cris) ● ProductivitĂ© (combinaison de signaux) ○ Vervets : non ○ Abeilles : partiellement → peuvent signaler une infinitĂ© de lieux (jamais rencontrĂ©s auparavant) avec leur systĂšme mais ne peuvent pas communiquer sur autre chose qu’un lieu ○ bonobos: oui potentiellement ● Usage spontanĂ© ○ Vervets : non ○ Abeilles : non ○ Bonobos: oui ● RĂ©flexivitĂ© ○ Vervets : non ○ Abeilles : non ○ Bonobos: non ● CompositionnalitĂ© ○ Vervets : non ○ Abeilles : non ○ Bonobos: oui ➔ Il y a un certain nombre de points communs entre le systĂšme langagier humain et les systĂšmes de communication animaliers.

À retenir

Hockett a identifiĂ© huit caractĂ©ristiques universelles du langage humain, telles que la sĂ©manticitĂ©, l’arbitraritĂ©, la productivitĂ©, le dĂ©placement et la transmission culturelle, qui le distinguent des autres systĂšmes de communication.

9. Influence du langage sur la cognition : perception des couleurs, espace et nombres

Notions clés & Définitions

  • Conclusion : L'influence du langage sur la cognition se manifeste par des modifications dans la catĂ©gorisation perceptive des couleurs, l'utilisation des systĂšmes de rĂ©fĂ©rence spatiaux et la reprĂ©sentation des quantitĂ©s numĂ©riques.
  • Perception des couleurs : La capacitĂ© Ă  distinguer et catĂ©goriser les couleurs est modulĂ©e par la prĂ©sence ou l'absence de termes linguistiques spĂ©cifiques, influençant la facilitĂ© de discrimination entre certaines teintes.
  • Langage et cognition numĂ©rique : La comprĂ©hension et la reprĂ©sentation des quantitĂ©s numĂ©riques Ă©voluent avec l'apprentissage du comptage, passant d'une reprĂ©sentation logarithmique Ă  une reprĂ©sentation linĂ©aire, un changement liĂ© Ă  l'Ă©ducation plus qu'au vocabulaire spĂ©cifique.
  • Participants : Pour s’assurer que les participants perçoivent bien les couleurs affichĂ©es.

Points essentiels

  • Le langage modifie la catĂ©gorisation perceptive des couleurs selon les catĂ©gories linguistiques, influençant la facilitĂ© de distinction.
  • Les systĂšmes de rĂ©fĂ©rence spatiaux (Ă©gocentrique vs gĂ©ocentrique) sont affectĂ©s par le langage et l’environnement, avec une utilisation plus frĂ©quente du systĂšme gĂ©ocentrique chez certains groupes.
  • La cognition numĂ©rique est liĂ©e au langage et Ă  l’éducation, notamment dans le dĂ©nombrement et la comprĂ©hension des quantitĂ©s exactes.
  • La loi de Weber explique la sensibilitĂ© aux diffĂ©rences proportionnelles dans la perception des quantitĂ©s.
  • Participants : GSM, CP, CE1 RĂ©sultats ● GSM : rpz fortement logarithmique ● CP : rpz logarithmique mais moins importante ● CE1 : rpz linĂ©aire ➔ DĂ©monstration du changement profond de rpz influencĂ© par le systĂšme Ă©ducatif → nous amĂšne Ă  une rpz des quantitĂ©s plus juste (linĂ©aire) que nos rpz naturelles (logarithmique) Conclusion : langage et cognition numĂ©rique ● L’apprentissage du comptage va changer nos rpz des quantitĂ©s et nous permettre de passer d’une rpz logarithmique Ă  une rpz linĂ©aire ● Les rpz des quantitĂ©s des mundurukus ressemblent fortement Ă  celles des enfants occidentaux avant l’apprentissage du comptage ● Ce n’est donc pas le langage qui semble expliquer les performances des mundurukus mais l’éducation et l’apprentissage du comptage CONCLUSION GÉNÉRALE Une question de niveau de traitement: ● Aujourd’hui : pas de preuve que les systĂšmes de langages diffĂ©rents changent automatiquement la perception de bas niveau (= la façon de percevoir le monde) , malgrĂ© de nombreuses Ă©tudes.

À retenir

Le langage modifie la catégorisation perceptive des couleurs selon les catégories linguistiques, influençant la facilité de distinction.

10. Période critique et plasticité cérébrale dans l'acquisition du langage

Notions clés & Définitions

  • PĂ©riode critique : = pĂ©riode durant laquelle l’organisme va ĂȘtre trĂšs sensible Ă  certains stimulis → S’il est exposĂ© Ă  ces stimulis durant cette pĂ©riode, certaines capacitĂ©s vont pouvoir se dĂ©velopper;
  • HĂ©misphĂ©rectomie : = seul ttt aujourd’hui pour supprimer l’épilepsie → LatĂ©ralisation : on sait que les fonctions langagiĂšres sont majoritairement localisĂ©es dans l’hĂ©misphĂšre gauche.
  • PlasticitĂ© cĂ©rĂ©brale : CapacitĂ© du cerveau Ă  s’adapter et Ă  rĂ©organiser ses fonctions, qui diminue avec l’ñge, permettant une meilleure rĂ©cupĂ©ration ou acquisition linguistique chez les jeunes enfants.

Points essentiels

  • Les performances en langue seconde sont nĂ©gativement corrĂ©lĂ©es avec l’ñge d’arrivĂ©e dans un environnement linguistique, avec une meilleure acquisition si l’apprentissage commence tĂŽt.
  • AprĂšs cette pĂ©riode, la capacitĂ© Ă  apprendre une langue diminue fortement, avec un plateau bas aprĂšs la pubertĂ©.

À retenir

Les performances en langue seconde sont nĂ©gativement corrĂ©lĂ©es avec l’ñge d’arrivĂ©e dans un environnement linguistique, avec une meilleure acquisition si l’apprentissage commence tĂŽt.

11. Techniques et résultats expérimentaux en segmentation et reconnaissance de la parole

Notions clés & Définitions

  • MĂ©tacognition : CapacitĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  ses propres processus cognitifs, impliquant l'utilisation du langage pour reprĂ©senter et analyser ses propres reprĂ©sentations mentales, notamment dans des tĂąches de raisonnement ou de rĂ©solution de problĂšmes.
  • Stade de sĂ©lection : Étape du traitement de la parole oĂč, aprĂšs activation de plusieurs candidats lexicaux par la segmentation phonĂ©tique, le systĂšme Ă©limine progressivement les candidats incompatibles jusqu'Ă  ce qu'un seul mot soit reconnu.

Points essentiels

  • Le modĂšle de la cohorte dĂ©crit la reconnaissance de la parole en trois Ă©tapes progressives d’activation lexicale, incluant la segmentation, la sĂ©lection et la contextualisation.
  • L’effet Ganong montre un biais de lexicalisation influençant la perception des phonĂšmes ambigus en manipulant le VOT pour crĂ©er des stimuli intermĂ©diaires entre /d/ et /t/.
  • L’effet McGurk illustre une illusion auditive oĂč la perception de la parole est modifiĂ©e par des informations visuelles, notamment le mouvement des lĂšvres, dĂ©montrant l’intĂ©gration multimodale dans la reconnaissance de la parole.
  • Ces effets dĂ©montrent l’interaction entre perception auditive, contexte lexical et multimodalitĂ© dans la reconnaissance de la parole, impliquant des processus automatiques et intĂ©grĂ©s.
  • ➔ Notre cerveau essaye de rĂ©soudre/rĂ©concilier des informations contradictoires pour crĂ©er une perception cohĂ©rente ➔ MĂȘme en sachant que c’est une illusion, on ne peut pas s’empĂȘcher de la percevoir.
  • La perception de la parole 2.1.

À retenir

L’effet McGurk illustre une illusion auditive oĂč la perception de la parole est modifiĂ©e par des informations visuelles, notamment le mouvement des lĂšvres, dĂ©montrant l’intĂ©gration multimodale dans la reconnaissance de la parole.

12. Méthodologie expérimentale : hypothÚses, variables et analyses statistiques en linguistique cognitive

Notions clés & Définitions

  • HypothĂšses : ⇒ fonction cognitive qui s’amĂ©liore avec l'Ăąge (rare) (rĂ©flexion de exclusion recette paire La distance perceptive entre les paires doit ĂȘtre la mĂȘme HypothĂšses : 1.

Points essentiels

  • La variable indĂ©pendante correspond au facteur manipulĂ© par le chercheur afin d'observer son effet.
  • La variable dĂ©pendante est la mesure observĂ©e pour Ă©valuer l'effet de la variable indĂ©pendante.
  • Une hypothĂšse expĂ©rimentale doit ĂȘtre formulĂ©e clairement avant la collecte des donnĂ©es.
  • L'analyse statistique permet de dĂ©terminer la significativitĂ© des effets observĂ©s.
  • Le contrĂŽle des variables et la randomisation sont essentiels pour garantir la validitĂ© des rĂ©sultats expĂ©rimentaux.
  • ExpĂ©rience 2 Est-ce une question de focus linguistique ou de type de mot ? ● Dans les nouvelles phrases, l’action est prolongĂ©e avec un adverbe The runner/ was very/ thirsty./ A fan/ handed him/ a bottle/ of cold/ water/ which he/ opened/ quickly. → Est-ce que l’effet se restreint Ă  “open” ou perdure Ă  “quickly” ? + Condition contrĂŽle avec adverbes qui n’ont pas de rapport avec l’action RĂ©sultats → Les sujets sont plus rapides dans la condition congruente, non seulement sur le verbe, mais aussi sur l’adverbe. ➔ Les reprĂ©sentations motrices ne sont pas activĂ©es uniquement sur les verbes, Ă©galement sur le focus linguistique de l’action. ➔ L’effet de congruence dĂ©pend du focus linguistique Critique de l'approche par cognition incarnĂ©e Cette simulation perceptive est rĂ©alisĂ©e automatiquement mais € Est-elle indispensable ? € Sujets aphantasiques n 60% disent rĂȘver (moins que typiques) n Imagerie possible mais pas d'accĂšs conscient ? € Comment sont reprĂ©sentĂ©s les concepts abstraits ? Conclusion ● DonnĂ©es en faveur de l’hyp de la cognition incarnĂ©e, d’une activation automatique de ces simulations perceptivo-motrices (personne ne doute du fait qu’on puisse y faire appel). ● Pour autant, on ne sait pas si ces simulations perceptivo-motrices sont indispensables pour percevoir le langage ? Notamment va se poser la question des sujets aphantasiques = incapables de former des images
  • ExpĂ© 2 Les mĂȘmes sujets vont refaire une Ă©tude, ils rĂ©pondent cette fois Ă  la version Ă©crite du test (1 an plus tard) → Meilleurs perf quand sujets sont Ă  l’écrit qu’à l’oral ➔ Toujours corrĂ©lation avec Ăąge d’acquisition, mais bien moins forte ➔ DiffĂ©rence beaucoup moins marquĂ©e Ă  l’écrit qu’à l’oral car il n’y a besoin que de comprendre ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit, qui est bcp plus facile qu'Ă  l'oral (dĂ©codage des mots plus compliquĂ©e Ă  cause des accents, des tons etc vs Ă  l’écrit oĂč les mots sont sĂ©parĂ©s par des espaces). ⇒ effet de l’ñge d'acquisition pour la 2 aussi: + elle est acquise tard + ce sera compliquĂ© (mais diff interindividuelles trĂšs fortes) Influence sur l’accent Flege-1995 1300 phrases Ă  l’écrit, rĂ©pĂ©ter et lire Ă  haute voix les phrases prĂ©sentĂ©es → 10 juges pour noter les phrases prononcĂ©es par les participants (= l’accent) RĂ©sultats Chaque ligne reprĂ©sente les scores donnĂ©s par un juge ● Effet du juge : tendances plus ou moins sĂ©vĂšres ● Effet de l’ñge d’arrivĂ©e : plus les sujets sont arrivĂ©s tĂŽt dans le pays, meilleur sera leur accent Cet effet de l’ñge n’est pas complĂštement linĂ©aire, on peut distinguer 3 phases : - 2-8 ans (petit effet) - 8-16 ans (effet de l’ñge trĂšs important) - 16 ans + (effet + faible) → lien avec l'Ă©tude de Johnson + Sur d’autres aspects que l’accent on constate aussi un effet de l’ñge d’arrivĂ© Conclusion: ➔ Les effets d'Ăąge d’arrivĂ©e avant

À retenir

La rigueur de la démarche expérimentale en linguistique cognitive, incluant la formulation claire d'hypothÚses, le contrÎle des variables, la randomisation et l'analyse statistique, est indispensable pour assurer la fiabilité des conclusions.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1957Identification des caractéristiques universelles du langage selon Hockett
1995Étude sur l'accent et l'Ăąge d'arrivĂ©e dans l'acquisition du langage
1300Référence historique à l'acquisition du langage

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison des caractéristiques du langage humain et animal

CaractéristiqueHumainAnimal
SémanticitéOuiVariable selon l'espÚce
ArbitraritéOuiPartielle ou non
DéplacementOuiNon ou limité
Double articulationOuiNon
ProductivitéOuiNon

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre variabilité intra- et inter-locuteurs
  2. Mélanger formants et autres propriétés acoustiques
  3. Confondre rĂšgles phonotactiques et phonologie
  4. Sous-estimer l'importance de la plasticité cérébrale dans l'acquisition du langage
  5. Confondre morphĂšmes, lemmes et flexions
  6. Oublier l'influence du contexte culturel sur le langage
  7. Confusion entre innéisme et empirisme dans la théorie du langage

Checklist Examen

  1. Vérifier la compréhension des rÚgles phonotactiques
  2. Savoir définir et différencier formants et amplitudes
  3. Connaßtre les caractéristiques de la variabilité intra- et inter-locuteurs
  4. MaĂźtriser les concepts de morphĂšmes, lemmes et flexions
  5. Comprendre la distinction entre innéisme et empirisme
  6. Savoir citer les caractéristiques universelles selon Hockett
  7. ConnaĂźtre l'impact du langage sur la cognition
  8. Maßtriser la méthodologie expérimentale en linguistique cognitive
  9. Savoir interpréter les résultats d'études sur l'accent et l'ùge d'arrivée

Test your knowledge

Test your knowledge on Introduction aux fondamentaux du langage humain with 8 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quelle affirmation correspond au sujet « OntogenÚse et phylogenÚse de la lecture et écriture » ?

2. Quelle est la dĂ©finition prĂ©cise de l'amplitude d’un son de parole ?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Introduction aux fondamentaux du langage humain with 9 interactive flashcards.

OntogenĂšse du langage — dĂ©finition ?

Développement individuel du langage depuis la naissance.

OntogenĂšse de la lecture — dĂ©finition?

Développement individuel de la lecture chez l'enfant.

Amplitude — propriĂ©tĂ© du son ?

Variation de pression entre compression et décompression.

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator