đ Plan du Cours
- OntogenÚse et phylogenÚse de la lecture et écriture
- Les dimensions dâun son de parole 2 propriĂ©tĂ©s âą Lâamplitude = la variation de pression, mesurĂ©e entre le maximum de compression
- Variabilité de prononciation intra- et inter-locuteurs
- Les formants = pics dâintensitĂ© dans certaines frĂ©quences Les 2 ou 3 premiers formants permettent dâidentifier les diffĂ©rentes
- RÎle du cortex prémoteur dans la perception et production de la parole
- Lexique mental et morphologie : morphĂšmes, lemmes et flexions
- Débat innéiste vs empiriste sur l'origine du langage
- Caractéristiques universelles du langage humain selon Hockett
- Influence du langage sur la cognition : perception des couleurs, espace et nombres
- Période critique et plasticité cérébrale dans l'acquisition du langage
- Techniques et résultats expérimentaux en segmentation et reconnaissance de la parole
- Méthodologie expérimentale : hypothÚses, variables et analyses statistiques en linguistique cognitive
đ 1. OntogenĂšse et phylogenĂšse de la lecture et Ă©criture
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- RÚgles phonotactiques : = ces rÚgles déterminent comment et dans quelle position on va pouvoir combiner des phonÚmes entre eux.
- Les formants : Des pics dâintensitĂ© dans certaines frĂ©quences acoustiques qui servent Ă identifier les voyelles dans la parole, constituant des signatures acoustiques fondamentales.
- Morphologie : La branche de la linguistique qui Ă©tudie les morphĂšmes, les plus petites unitĂ©s de sens, et leur rĂŽle dans la formation des mots, notamment Ă travers lâutilisation de prĂ©fixes, suffixes et racines.
- Exemple : /pa/ â Ă la fin du /p/ il y a dĂ©jĂ une petite trace du /a/.
đ Points essentiels
- Chaque langue possÚde des rÚgles phonotactiques propres qui déterminent comment combiner les phonÚmes entre eux.
- Les rĂšgles phonotactiques existent car certaines combinaisons sont trop difficiles Ă prononcer par le systĂšme articulatoire.
- La phonotactique influence la capacité à apprendre à lire et écrire en fonction des contraintes phonologiques spécifiques à chaque langue.
đĄ Ă retenir
Les rĂšgles phonotactiques façonnent Ă la fois le dĂ©veloppement individuel et lâĂ©volution historique de la lecture et de lâĂ©criture en imposant des contraintes sur la combinaison des phonĂšmes.
đ 2. Les dimensions dâun son de parole 2 propriĂ©tĂ©s âą Lâamplitude = la variation de pression, mesurĂ©e entre le maximum de compression
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La reconnaissance de la parole : Processus par lequel le systÚme auditif et cognitif identifie et interprÚte les sons de la parole, en distinguant les phonÚmes malgré la variabilité acoustique entre locuteurs et contextes.
- ConsĂ©quence : Quand on veut faire apprendre une langue Ă©trangĂšre, il faut bien montrer les mvt articulatoires pour que le cerveau fasse une intĂ©gration de lâinfo visuelle + info auditive.
- Effet McGurk : Illusion auditive oĂč la perception dâun son de parole est modifiĂ©e par la vision des mouvements articulatoires, dĂ©montrant lâintĂ©gration multisensorielle dans la perception de la parole.
đ Points essentiels
- Lâamplitude est une dimension essentielle pour caractĂ©riser lâintensitĂ© perçue dâun son de parole.
- Lâamplitude dâun son de parole correspond Ă la variation de pression mesurĂ©e entre le maximum de compression et la dĂ©compression dans lâonde sonore.
- đ Tableaux de SynthĂšse Comparaison des niveaux de langage Niveau DĂ©finition CaractĂ©ristiques OntogĂ©nĂ©tique DĂ©veloppement individuel Se dĂ©roule depuis la naissance PhylogĂ©nĂ©tiqu e Ăvolution historique Ătudie l'Ă©volution de l'espĂšce humaine PropriĂ©tĂ©s acoustiques du son de parole PropriĂ©tĂ© Description Amplitude Variation de pression entre compression et dĂ©pression Formants Pics dâintensitĂ© dans certaines frĂ©quences, essentiels pour identifier voyelles â PiĂšges & Confusions
- âą La frĂ©quence (Hz) = nombre de phases de compression pour une unitĂ© de temps donnĂ© â plus elles sont rapprochĂ©es, plus le son est aigu. Le systĂšme auditif humain est capable de dĂ©tecter les variations de frĂ©quence entre 20Hz et 20 000 Hz. Un facteur modifie le rang de frĂ©quence entendables : lâĂąge Le signal de parole Production LE LARYNX - Son rĂŽle dans la phonation - Les poumons đ« produisent le souffle, - ce souffle traverse le larynx - et fait vibrer les cordes vocales. - Les mouvements de la langue, des lĂšvres et du palais vont changer la forme du tractus vocal, â ce qui va permettre de produire des sons diffĂ©rents. Contrairement aux lĂšvres ou Ă la langue, le palais ne produit pas du mvt mais change de position en fonction des sons Ă produire. Hommes: cordes vocales plus longues et plus Ă©paisses que les Femmes ce qui va changer la frĂ©quence des sons produits. + tractus vocal plus grand et long= rĂ©sonance + profonde et timbre + grave RĂ©ception â Principalement par les cellules ciliĂ©es de la cochlĂ©e : les vibrations dâair vont faire bouger les cils de cette cochlĂ©e, qui vont alors identifier les diffĂ©rentes frĂ©quences. - DĂ©but cochlĂ©e cellules ciliĂ©es qui dĂ©tectent frĂ©quence haute - Fin de la cochlĂ©e; cellules ciliĂ©es qui dĂ©tectent frĂ©quence basse Les ç ciliĂ©es ne se renouvellent pas, une fois la ç ciliĂ©es arrachĂ©e on perd lâaudition de la frĂ©quence en question. Elles sont
đĄ Ă retenir
Se focaliser sur la dimension physique fondamentale de lâamplitude permet de comprendre comment les sons de parole sont perçus et diffĂ©renciĂ©s.
đ 3. VariabilitĂ© de prononciation intra- et inter-locuteurs
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Perception de la parole : Fonction cognitive qui permet d'interpréter un signal acoustique continu en unités linguistiques discrÚtes, malgré l'absence de pauses explicites et la variabilité acoustique.
- Reconnaissance lexicale : Stade de sĂ©lection et d'intĂ©gration đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions â ProductivitĂ© : CapacitĂ© du langage Ă gĂ©nĂ©rer ou comprendre des messages entiĂšrement nouveaux et jamais entendus auparavant, en combinant des signaux selon des rĂšgles abstraites.
- VariabilitĂ© intra-locuteur : đ Points essentiels â La variabilitĂ© intra-locuteur dĂ©signe les diffĂ©rences de prononciation dâun mĂȘme locuteur selon le contexte ou lâĂ©tat.
đ Points essentiels
- La variabilitĂ© intra-locuteur dĂ©signe les diffĂ©rences de prononciation dâun mĂȘme locuteur selon le contexte ou lâĂ©tat.
- La variabilitĂ© inter-locuteur correspond aux diffĂ©rences de prononciation entre diffĂ©rents locuteurs dâune mĂȘme langue.
- Cette variabilitĂ© complique la reconnaissance automatique et humaine de la parole et nĂ©cessite des mĂ©canismes dâadaptation.
- Cours 1. Lecture et Ă©criture du langage aux niveaux ontogĂ©nĂ©tique et phylogĂ©nĂ©tique 2. Les dimensions dâun son de parole 2 propriĂ©tĂ©s âą Lâamplitude = la variation de pression, mesurĂ©e entre le maximum de compression 3. VariabilitĂ© de prononciation intra- et inter-locuteurs 4. Les formants = pics dâintensitĂ© dans certaines frĂ©quences
đĄ Ă retenir
La variabilitĂ© intra-locuteur dĂ©signe les diffĂ©rences de prononciation dâun mĂȘme locuteur selon le contexte ou lâĂ©tat.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Les formants : Pics dâintensitĂ© dans le spectre frĂ©quentiel dâun son de parole, correspondant Ă des rĂ©sonances du tractus vocal.
- Un facteur modifie le rang de frĂ©quence entendables : LâĂąge diminue la capacitĂ© Ă percevoir les sons aigus en augmentant le seuil dâintensitĂ© nĂ©cessaire pour dĂ©tecter les hautes frĂ©quences.
- Hommes : Individus possĂ©dant des cordes vocales plus longues et Ă©paisses ainsi quâun tractus vocal plus grand, ce qui produit des sons de frĂ©quence plus basse et un timbre plus grave.
đ Points essentiels
- Les formants sont des pics dâintensitĂ© dans le spectre frĂ©quentiel dâun son de parole.
- Les deux ou trois premiers formants (F1, F2, F3) sont essentiels pour identifier les voyelles, car ils diffĂšrent toujours sur au moins un formant.
- La fréquence des formants dépend de la configuration du tractus vocal, notamment la position de la langue, ce qui permet la différenciation phonétique.
- Les 2 ou 3 premiers formants permettent dâidentifier les diffĂ©rentes 5. Usage des clusters consonantiques en attaque et en coda 6. RĂŽle du cortex prĂ©moteur dans l'identification de la parole 7. Activation des muscles vocaux et cortex lors de l'Ă©coute de la parole 8. Lien entre perception et production chez les personnes muettes 9. Reconnaissance lexicale : stade de sĂ©lection et d'intĂ©gration 10. Morphologie : Ă©tude des morphĂšmes et formation des mots 11. Lexique mental et distinction entre lemmes et formes flĂ©chies 12. DĂ©bat innĂ©iste vs empiriste sur l'origine du langage đ 1. Lecture et Ă©criture du langage aux niveaux ontogĂ©nĂ©tique et phylogĂ©nĂ©tique đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions â Langage : = capacitĂ© innĂ©e qui a besoin dâune quantitĂ© de stimulation pour pouvoir se dĂ©velopper Question des larges linguige models (AI): modĂšle entraĂźnĂ©s uniquement sur des Ă©normes corpus de texte (tout le web!!) . đ Points essentiels â LâontogenĂšse du langage correspond au dĂ©veloppement individuel depuis la naissance, tandis que la phylogenĂšse Ă©tudie son Ă©volution historique et biologique au sein de lâespĂšce humaine. â Lâapprentissage du langage chez lâenfant se fait dans des environnements riches en interactions sociales et communicationnelles. â Les capacitĂ©s langagiĂšres humaines se distinguent de celles de la communication animale par des traits spĂ©cifiques comme le dĂ©placement spatial et
đĄ Ă retenir
Lâidentification des voyelles repose principalement sur lâanalyse des premiers formants acoustiques, dont la frĂ©quence est dĂ©terminĂ©e par la configuration du tractus vocal.
đ 5. RĂŽle du cortex prĂ©moteur dans la perception et production de la parole
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Cortex prĂ©moteur : Quand on entend la parole, on ne peut pas sâempĂȘcher dâactiver les muscles du conduit vocal, le cortex prĂ©moteur et le cortex moteur.
- Perception de la parole : â âą La frĂ©quence (Hz)
- Câest un outil puissant : Dâun instant Ă lâautre, quand on Ă©coute qqn, il peut nous apprendre qqch de nouveau qui peut complĂštement changer notre reprĂ©sentation, notre vision du monde.
đ Points essentiels
- Le cortex prémoteur est impliqué non seulement dans la production motrice de la parole mais aussi dans sa perception.
- Le rÎle du cortex prémoteur soutient les théories de perception incarnée du langage.
- Examen 1. Identifier la différence entre ontogenÚse et phylogenÚse 2. Expliquer le rÎle des formants dans la reconnaissance des voyelles 3. Distinguer variabilité intra- et inter-locuteur 4. Comprendre la fonction du cortex prémoteur dans la perception de la parole 5. Décrire le processus de reconnaissance lexicale 6. Différencier morphologie et lexique mental 7. Connaßtre le débat innéiste vs empiriste 8. Expliquer l'effet
- đĄ Ă retenir Le cortex prĂ©moteur est impliquĂ© dans la reconnaissance des mouvements articulatoires associĂ©s Ă la parole.
đĄ Ă retenir
Le cortex prĂ©moteur illustre lâintĂ©gration sensorimotrice dans le traitement du langage, oĂč perception et production sont Ă©troitement liĂ©es.
đ 6. Lexique mental et morphologie : morphĂšmes, lemmes et flexions
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Langues isolantes : Types de langues qui ne permettent pas de modifications morphologiques Ă lâintĂ©rieur des mots, chaque mot portant une signification gĂ©nĂ©rale, avec les variations grammaticales exprimĂ©es par des mots sĂ©parĂ©s.
- Les lemmes : Formes canoniques des mots, distinctes des formes fléchies, qui sont stockées dans le lexique mental et servent de base pour générer les différentes formes fléchies.
- MorphĂšmes : â On peut distinguer 2 grands types de morphĂšmes : 1.
đ Points essentiels
- Le lexique mental contient des unités lexicales codant pour des mots et leurs formes.
- Un morphĂšme est la plus petite unitĂ© de sens ou de fonction grammaticale dans un mot, pouvant ĂȘtre libre ou liĂ©.
- Un lemme correspond Ă la forme canonique dâun mot, distincte des formes flĂ©chies.
- Les flexions sont des modifications morphologiques appliquées aux lemmes pour exprimer des variations grammaticales.
- Les langues isolantes nâutilisent pas de flexions, tandis que les langues flexionnelles les utilisent pour modifier les mots.
- Ă retenir Le lexique mental organise principalement les formes de base des mots, ce qui permet de gĂ©nĂ©rer efficacement les formes flĂ©chies et dâoptimiser la mĂ©moire lexicale. đ 12. DĂ©bat innĂ©iste vs empiriste sur l'origine du langage đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions â Langage : = capacitĂ© innĂ©e qui a besoin dâune quantitĂ© de stimulation pour pouvoir se dĂ©velopper Question des larges linguige models (AI): modĂšle entraĂźnĂ©s uniquement sur des Ă©normes corpus de texte (tout le web!!) . đ Points essentiels â LâinnĂ©isme postule que le langage repose sur un dispositif innĂ©, le LAD, qui gĂ©nĂšre une grammaire universelle commune Ă toutes les langues, et que cette capacitĂ© est inscrite dans le patrimoine gĂ©nĂ©tique humain. â Lâempirisme soutient que le langage sâacquiert par lâexpĂ©rience et lâinteraction sociale, la compĂ©tence langagiĂšre se construisant lors des interactions avec lâenvironnement. â Les Ă©tudes sur lâacquisition du langage chez les enfants sourds ou isolĂ©s alimentent le dĂ©bat, montrant que lâenvironnement riche en interactions favorise lâapprentissage selon lâempirisme. â Les environnements riches en interactions humaines favorisent lâapprentissage du langage, comme le montrent les observations sur les enfants placĂ©s dans des bains linguistiques variĂ©s. â Langage & grandes fonctions cognitives B. New ClĂ© moodle : langage Recommendations: - L'instinct du langage - psychologie
- OSV 6. OVS = 5% des langues du monde + langues avec ordre flexible mais ont souvent quand mĂȘme un ordre par dĂ©faut. 7. Le lexique mental Lexique mental = sorte de dictionnaire mental qui contiendrait tous les mots que nous connaissons (avec leurs propriĂ©tĂ©s sĂ©mantiques, orthographiques, phonologiques, morphologiques) Combien notre lexique mental contient-il de mots? Quâest ce qui est un mot et quâest ce qui nâen est pas un ?
đĄ Ă retenir
La structure interne des mots dans le lexique mental repose sur la distinction claire entre morphÚmes, lemmes et flexions, ce qui permet la formation et la reconnaissance des différentes formes des mots.
đ 7. DĂ©bat innĂ©iste vs empiriste sur l'origine du langage
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Langage : = capacitĂ© innĂ©e qui a besoin dâune quantitĂ© de stimulation pour pouvoir se dĂ©velopper Question des larges linguige models (AI): modĂšle entraĂźnĂ©s uniquement sur des Ă©normes corpus de texte (tout le web!!) .
- Syntaxe : Ensemble de rÚgles qui gouvernent la structure des phrases dans une langue, permettant de générer des expressions linguistiques nouvelles et compréhensibles.
đ Points essentiels
- LâinnĂ©isme postule que la capacitĂ© de langage est biologiquement prĂ©programmĂ©e chez lâhumain, reposant sur un dispositif innĂ© dâacquisition du langage (LAD) qui gĂ©nĂšre une grammaire universelle commune Ă toutes les langues.
- Lâempirisme soutient que le langage est acquis principalement par lâexpĂ©rience et lâinteraction sociale, la compĂ©tence langagiĂšre se construisant lors des interactions avec lâenvironnement.
- Ce dĂ©bat influence les modĂšles thĂ©oriques et expĂ©rimentaux en linguistique cognitive et dĂ©veloppementale, notamment dans lâĂ©tude de lâacquisition du langage chez les enfants.
- La syntaxe Rappel historique: BĂ©haviorisme (Dans le behaviorisme idĂ©e dâune influence forte des apprentissages par conditionnement : on est limitĂ© Ă nos conditionnements â peine Ă comprendre comment on peut comprendre phrases auxquelles on a jamais Ă©tĂ© exposĂ© auparavant ) Skinner (1957) Langage = ensemble de comportements verbaux acquis par conditionnement Apprentissage par association entre stimulus et rĂ©ponse qui va ĂȘtre Ă©ventuellement renforcement Enfant apprend Ă parler en imitant les adultes et recevant des rĂ©compenses quand ses productions sont correctes IntĂ©rĂȘt pour ce qui est observable: stimuli et rĂ©ponse.
- â faire naĂźtre une reprĂ©sentation nouvelle dans lâesprit de celui qui nous Ă©coute dâun instant Ă lâautre â Le langage parlĂ© est le moyen de communication fondamentale, malgrĂ© toute la technologie actuelle (mĂȘme si lâaudio Ă©tait plus coĂ»teux que lâĂ©crit Ă la base) Une langue = produit de lâactivitĂ© universelle de langage et manifestation particuliĂšre de cette capacitĂ© âNous sommes jumeaux par le langage et sĂ©parĂ©s par les languesâ Edgar Morin â Câest une rĂ©alisation đĄ Ă retenir Le dĂ©bat innĂ©isme versus empirisme questionne si le langage humain est principalement une capacitĂ©
đĄ Ă retenir
Explorer les fondements thĂ©oriques opposĂ©s sur lâorigine du langage permet de comprendre les diffĂ©rentes approches en psychologie du langage, entre innĂ©isme et empirisme.
đ 8. CaractĂ©ristiques universelles du langage humain selon Hockett
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Langage : = capacitĂ© innĂ©e qui a besoin dâune quantitĂ© de stimulation pour pouvoir se dĂ©velopper Question des larges linguige models (AI): modĂšle entraĂźnĂ©s uniquement sur des Ă©normes corpus de texte (tout le web!!) .
- Double articulation : = les phonĂšmes peuvent se combiner en morphĂšmes, les morphĂšmes peuvent se combiner pour former des mots ou phrases (on a qlq unitĂ©s et qlq rĂšgles Ă diffĂ©rents niveaux pour arriver Ă une infinitĂ© dâunitĂ©s) articuler un petit nombre de phonĂšmes â morphĂšmes combi
- Productivité : = capacité à générer (combiner des signaux) ou comprendre des messages entiÚrement nouveaux et jamais entendus auparavant.
đ Points essentiels
- Hockett a identifiĂ© huit caractĂ©ristiques universelles du langage humain, telles que la sĂ©manticitĂ©, lâarbitraritĂ©, la productivitĂ©, le dĂ©placement et la transmission culturelle, qui le distinguent des autres systĂšmes de communication.
- Hockett a identifié des caractéristiques universelles qui distinguent le langage humain des autres systÚmes de communication.
- Langage humain vs animal â SĂ©manticitĂ© (signification) : â pour les vervets â pour les abeilles â pour les bonobos â ArbitraritĂ© : â pour les vervets (ils nâimitent pas le prĂ©dateur) â pour les bonobos â partiellement pour les abeilles (lâangle de la danse est en fonction de lâangle de la source, mĂȘme si la vitesse pour l'Ă©loignement de la source est arbitraire) â DĂ©placement â Vervets : non â si la menace nâest pas prĂ©sente ils ne les utilisent pas â Abeilles : oui â expriment un message sur lâinfo spatial de la source de nourriture qui nâest pas prĂ©sente â Bonobo: potentiellement â Double articulation (crĂ©er des Ă©lĂ©ments plus grands Ă partir dâunitĂ©s plus petites et de rĂšgles) â Vervets : non â Abeille : non â Bonobos: oui (dĂ©but de double articulation avec les doubles cris) â ProductivitĂ© (combinaison de signaux) â Vervets : non â Abeilles : partiellement â peuvent signaler une infinitĂ© de lieux (jamais rencontrĂ©s auparavant) avec leur systĂšme mais ne peuvent pas communiquer sur autre chose quâun lieu â bonobos: oui potentiellement â Usage spontanĂ© â Vervets : non â Abeilles : non â Bonobos: oui â RĂ©flexivitĂ© â Vervets : non â Abeilles : non â Bonobos: non â CompositionnalitĂ© â Vervets : non â Abeilles : non â Bonobos: oui â Il y a un certain nombre de points communs entre le systĂšme langagier humain et les systĂšmes de communication animaliers.
đĄ Ă retenir
Hockett a identifiĂ© huit caractĂ©ristiques universelles du langage humain, telles que la sĂ©manticitĂ©, lâarbitraritĂ©, la productivitĂ©, le dĂ©placement et la transmission culturelle, qui le distinguent des autres systĂšmes de communication.
đ 9. Influence du langage sur la cognition : perception des couleurs, espace et nombres
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Conclusion : L'influence du langage sur la cognition se manifeste par des modifications dans la catégorisation perceptive des couleurs, l'utilisation des systÚmes de référence spatiaux et la représentation des quantités numériques.
- Perception des couleurs : La capacité à distinguer et catégoriser les couleurs est modulée par la présence ou l'absence de termes linguistiques spécifiques, influençant la facilité de discrimination entre certaines teintes.
- Langage et cognition numérique : La compréhension et la représentation des quantités numériques évoluent avec l'apprentissage du comptage, passant d'une représentation logarithmique à une représentation linéaire, un changement lié à l'éducation plus qu'au vocabulaire spécifique.
- Participants : Pour sâassurer que les participants perçoivent bien les couleurs affichĂ©es.
đ Points essentiels
- Le langage modifie la catégorisation perceptive des couleurs selon les catégories linguistiques, influençant la facilité de distinction.
- Les systĂšmes de rĂ©fĂ©rence spatiaux (Ă©gocentrique vs gĂ©ocentrique) sont affectĂ©s par le langage et lâenvironnement, avec une utilisation plus frĂ©quente du systĂšme gĂ©ocentrique chez certains groupes.
- La cognition numĂ©rique est liĂ©e au langage et Ă lâĂ©ducation, notamment dans le dĂ©nombrement et la comprĂ©hension des quantitĂ©s exactes.
- La loi de Weber explique la sensibilité aux différences proportionnelles dans la perception des quantités.
- Participants : GSM, CP, CE1 RĂ©sultats â GSM : rpz fortement logarithmique â CP : rpz logarithmique mais moins importante â CE1 : rpz linĂ©aire â DĂ©monstration du changement profond de rpz influencĂ© par le systĂšme Ă©ducatif â nous amĂšne Ă une rpz des quantitĂ©s plus juste (linĂ©aire) que nos rpz naturelles (logarithmique) Conclusion : langage et cognition numĂ©rique â Lâapprentissage du comptage va changer nos rpz des quantitĂ©s et nous permettre de passer dâune rpz logarithmique Ă une rpz linĂ©aire â Les rpz des quantitĂ©s des mundurukus ressemblent fortement Ă celles des enfants occidentaux avant lâapprentissage du comptage â Ce nâest donc pas le langage qui semble expliquer les performances des mundurukus mais lâĂ©ducation et lâapprentissage du comptage CONCLUSION GĂNĂRALE Une question de niveau de traitement: â Aujourdâhui : pas de preuve que les systĂšmes de langages diffĂ©rents changent automatiquement la perception de bas niveau (= la façon de percevoir le monde) , malgrĂ© de nombreuses Ă©tudes.
đĄ Ă retenir
Le langage modifie la catégorisation perceptive des couleurs selon les catégories linguistiques, influençant la facilité de distinction.
đ 10. PĂ©riode critique et plasticitĂ© cĂ©rĂ©brale dans l'acquisition du langage
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- PĂ©riode critique : = pĂ©riode durant laquelle lâorganisme va ĂȘtre trĂšs sensible Ă certains stimulis â Sâil est exposĂ© Ă ces stimulis durant cette pĂ©riode, certaines capacitĂ©s vont pouvoir se dĂ©velopper;
- HĂ©misphĂ©rectomie : = seul ttt aujourdâhui pour supprimer lâĂ©pilepsie â LatĂ©ralisation : on sait que les fonctions langagiĂšres sont majoritairement localisĂ©es dans lâhĂ©misphĂšre gauche.
- PlasticitĂ© cĂ©rĂ©brale : CapacitĂ© du cerveau Ă sâadapter et Ă rĂ©organiser ses fonctions, qui diminue avec lâĂąge, permettant une meilleure rĂ©cupĂ©ration ou acquisition linguistique chez les jeunes enfants.
đ Points essentiels
- Les performances en langue seconde sont nĂ©gativement corrĂ©lĂ©es avec lâĂąge dâarrivĂ©e dans un environnement linguistique, avec une meilleure acquisition si lâapprentissage commence tĂŽt.
- AprÚs cette période, la capacité à apprendre une langue diminue fortement, avec un plateau bas aprÚs la puberté.
đĄ Ă retenir
Les performances en langue seconde sont nĂ©gativement corrĂ©lĂ©es avec lâĂąge dâarrivĂ©e dans un environnement linguistique, avec une meilleure acquisition si lâapprentissage commence tĂŽt.
đ 11. Techniques et rĂ©sultats expĂ©rimentaux en segmentation et reconnaissance de la parole
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Métacognition : Capacité à réfléchir à ses propres processus cognitifs, impliquant l'utilisation du langage pour représenter et analyser ses propres représentations mentales, notamment dans des tùches de raisonnement ou de résolution de problÚmes.
- Stade de sĂ©lection : Ătape du traitement de la parole oĂč, aprĂšs activation de plusieurs candidats lexicaux par la segmentation phonĂ©tique, le systĂšme Ă©limine progressivement les candidats incompatibles jusqu'Ă ce qu'un seul mot soit reconnu.
đ Points essentiels
- Le modĂšle de la cohorte dĂ©crit la reconnaissance de la parole en trois Ă©tapes progressives dâactivation lexicale, incluant la segmentation, la sĂ©lection et la contextualisation.
- Lâeffet Ganong montre un biais de lexicalisation influençant la perception des phonĂšmes ambigus en manipulant le VOT pour crĂ©er des stimuli intermĂ©diaires entre /d/ et /t/.
- Lâeffet McGurk illustre une illusion auditive oĂč la perception de la parole est modifiĂ©e par des informations visuelles, notamment le mouvement des lĂšvres, dĂ©montrant lâintĂ©gration multimodale dans la reconnaissance de la parole.
- Ces effets dĂ©montrent lâinteraction entre perception auditive, contexte lexical et multimodalitĂ© dans la reconnaissance de la parole, impliquant des processus automatiques et intĂ©grĂ©s.
- â Notre cerveau essaye de rĂ©soudre/rĂ©concilier des informations contradictoires pour crĂ©er une perception cohĂ©rente â MĂȘme en sachant que câest une illusion, on ne peut pas sâempĂȘcher de la percevoir.
- La perception de la parole 2.1.
đĄ Ă retenir
Lâeffet McGurk illustre une illusion auditive oĂč la perception de la parole est modifiĂ©e par des informations visuelles, notamment le mouvement des lĂšvres, dĂ©montrant lâintĂ©gration multimodale dans la reconnaissance de la parole.
đ 12. MĂ©thodologie expĂ©rimentale : hypothĂšses, variables et analyses statistiques en linguistique cognitive
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- HypothĂšses : â fonction cognitive qui sâamĂ©liore avec l'Ăąge (rare) (rĂ©flexion de exclusion recette paire La distance perceptive entre les paires doit ĂȘtre la mĂȘme HypothĂšses : 1.
đ Points essentiels
- La variable indépendante correspond au facteur manipulé par le chercheur afin d'observer son effet.
- La variable dépendante est la mesure observée pour évaluer l'effet de la variable indépendante.
- Une hypothĂšse expĂ©rimentale doit ĂȘtre formulĂ©e clairement avant la collecte des donnĂ©es.
- L'analyse statistique permet de déterminer la significativité des effets observés.
- Le contrÎle des variables et la randomisation sont essentiels pour garantir la validité des résultats expérimentaux.
- ExpĂ©rience 2 Est-ce une question de focus linguistique ou de type de mot ? â Dans les nouvelles phrases, lâaction est prolongĂ©e avec un adverbe The runner/ was very/ thirsty./ A fan/ handed him/ a bottle/ of cold/ water/ which he/ opened/ quickly. â Est-ce que lâeffet se restreint Ă âopenâ ou perdure Ă âquicklyâ ? + Condition contrĂŽle avec adverbes qui nâont pas de rapport avec lâaction RĂ©sultats â Les sujets sont plus rapides dans la condition congruente, non seulement sur le verbe, mais aussi sur lâadverbe. â Les reprĂ©sentations motrices ne sont pas activĂ©es uniquement sur les verbes, Ă©galement sur le focus linguistique de lâaction. â Lâeffet de congruence dĂ©pend du focus linguistique Critique de l'approche par cognition incarnĂ©e Cette simulation perceptive est rĂ©alisĂ©e automatiquement mais € Est-elle indispensable ? € Sujets aphantasiques n 60% disent rĂȘver (moins que typiques) n Imagerie possible mais pas d'accĂšs conscient ? € Comment sont reprĂ©sentĂ©s les concepts abstraits ? Conclusion â DonnĂ©es en faveur de lâhyp de la cognition incarnĂ©e, dâune activation automatique de ces simulations perceptivo-motrices (personne ne doute du fait quâon puisse y faire appel). â Pour autant, on ne sait pas si ces simulations perceptivo-motrices sont indispensables pour percevoir le langage ? Notamment va se poser la question des sujets aphantasiques = incapables de former des images
- ExpĂ© 2 Les mĂȘmes sujets vont refaire une Ă©tude, ils rĂ©pondent cette fois Ă la version Ă©crite du test (1 an plus tard) â Meilleurs perf quand sujets sont Ă lâĂ©crit quâĂ lâoral â Toujours corrĂ©lation avec Ăąge dâacquisition, mais bien moins forte â DiffĂ©rence beaucoup moins marquĂ©e Ă lâĂ©crit quâĂ lâoral car il nây a besoin que de comprendre ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit, qui est bcp plus facile qu'Ă l'oral (dĂ©codage des mots plus compliquĂ©e Ă cause des accents, des tons etc vs Ă lâĂ©crit oĂč les mots sont sĂ©parĂ©s par des espaces). â effet de lâĂąge d'acquisition pour la 2 aussi: + elle est acquise tard + ce sera compliquĂ© (mais diff interindividuelles trĂšs fortes) Influence sur lâaccent Flege-1995 1300 phrases Ă lâĂ©crit, rĂ©pĂ©ter et lire Ă haute voix les phrases prĂ©sentĂ©es â 10 juges pour noter les phrases prononcĂ©es par les participants (= lâaccent) RĂ©sultats Chaque ligne reprĂ©sente les scores donnĂ©s par un juge â Effet du juge : tendances plus ou moins sĂ©vĂšres â Effet de lâĂąge dâarrivĂ©e : plus les sujets sont arrivĂ©s tĂŽt dans le pays, meilleur sera leur accent Cet effet de lâĂąge nâest pas complĂštement linĂ©aire, on peut distinguer 3 phases : - 2-8 ans (petit effet) - 8-16 ans (effet de lâĂąge trĂšs important) - 16 ans + (effet + faible) â lien avec l'Ă©tude de Johnson + Sur dâautres aspects que lâaccent on constate aussi un effet de lâĂąge dâarrivĂ© Conclusion: â Les effets d'Ăąge dâarrivĂ©e avant
đĄ Ă retenir
La rigueur de la démarche expérimentale en linguistique cognitive, incluant la formulation claire d'hypothÚses, le contrÎle des variables, la randomisation et l'analyse statistique, est indispensable pour assurer la fiabilité des conclusions.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1957 | Identification des caractéristiques universelles du langage selon Hockett |
| 1995 | Ătude sur l'accent et l'Ăąge d'arrivĂ©e dans l'acquisition du langage |
| 1300 | Référence historique à l'acquisition du langage |
đ Tableaux de SynthĂšse
Comparaison des caractéristiques du langage humain et animal
| Caractéristique | Humain | Animal |
|---|
| Sémanticité | Oui | Variable selon l'espÚce |
| Arbitrarité | Oui | Partielle ou non |
| Déplacement | Oui | Non ou limité |
| Double articulation | Oui | Non |
| Productivité | Oui | Non |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confusion entre variabilité intra- et inter-locuteurs
- Mélanger formants et autres propriétés acoustiques
- Confondre rĂšgles phonotactiques et phonologie
- Sous-estimer l'importance de la plasticité cérébrale dans l'acquisition du langage
- Confondre morphĂšmes, lemmes et flexions
- Oublier l'influence du contexte culturel sur le langage
- Confusion entre innéisme et empirisme dans la théorie du langage
â
Checklist Examen
- Vérifier la compréhension des rÚgles phonotactiques
- Savoir définir et différencier formants et amplitudes
- Connaßtre les caractéristiques de la variabilité intra- et inter-locuteurs
- MaĂźtriser les concepts de morphĂšmes, lemmes et flexions
- Comprendre la distinction entre innéisme et empirisme
- Savoir citer les caractéristiques universelles selon Hockett
- ConnaĂźtre l'impact du langage sur la cognition
- Maßtriser la méthodologie expérimentale en linguistique cognitive
- Savoir interpréter les résultats d'études sur l'accent et l'ùge d'arrivée
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