Revision sheet: Introduction aux services et institutions sociales en Belgique

Plan du Cours

  1. Objectifs et compétences du cours
  2. Cadre institutionnel et conditions d’agrĂ©ment
  3. Projet individuel, concertation et conseil des usagers
  4. Principe de priorité aux services généraux
  5. Reconnaissance du handicap par le SPF Sécurité sociale
  6. Aides AViQ et interventions en matiĂšre de handicap
  7. Enseignement spécialisé et degrés de maturité
  8. Insertion sociale et problĂ©matiques d’exclusion
  9. Sans-abrisme et types d’hĂ©bergement
  10. Centres d’accueil de jour et maisons familiales
  11. Procédure de demande de protection internationale
  12. Statuts de réfugié et protection subsidiaire

1. Objectifs et compétences du cours

Notions clés & Définitions

  • Paysage institutionnel belge : Notion de repĂšre institutionnel qui dĂ©crit l’organisation des institutions belges, surtout en Wallonie, et leurs logiques de fonctionnement.
  • Fonctionnement des institutions : Ensemble des mĂ©canismes qui expliquent comment les institutions d’éducation spĂ©cialisĂ©e fonctionnent et selon quelles rĂšgles elles opĂšrent.
  • Acteur institutionnel et social engagĂ© : Posture attendue de l’éducateur spĂ©cialisĂ© qui participe aux dynamiques institutionnelles et sociales liĂ©es aux prises en charge.
  • Outils d’analyse : Ensemble de mĂ©thodes permettant de comprendre les rĂ©alitĂ©s rencontrĂ©es afin de construire des interventions adaptĂ©es.

Points essentiels

  • Le cours vise Ă  prĂ©senter le paysage institutionnel belge, principalement wallon.
  • Le cours vise Ă  faire comprendre le fonctionnement des institutions avec lesquelles un Ă©ducateur spĂ©cialisĂ© est susceptible de travailler.
  • Les compĂ©tences travaillĂ©es incluent l’engagement comme acteur institutionnel et social.
  • Les compĂ©tences travaillĂ©es incluent l’appropriation d’outils d’analyse pour comprendre les rĂ©alitĂ©s et construire des interventions adĂ©quates.
  • Le cours s’appuie sur une approche inductive via des cas pratiques et une approche par situation-problĂšme.
  • L’évaluation est un examen Ă©crit portant sur le contenu des lectures des Carnets de l’Educateur, du syllabus et des cours.

Astuce mémo

Objectifs = institutions (oĂč/avec qui) ; CompĂ©tences = posture + analyse (agir et adapter).

2. Cadre institutionnel et conditions d’agrĂ©ment

Notions clés & Définitions

  • SĂ©curitĂ© sociale fĂ©dĂ©rale : La sĂ©curitĂ© sociale est une compĂ©tence de l’État fĂ©dĂ©ral, avec des exceptions pour certaines allocations et dispositifs.
  • CommunautĂ©s : Les CommunautĂ©s gĂšrent l’aide aux personnes, sauf pour l’APA qui relĂšve d’autres niveaux selon le territoire.
  • RĂ©gion wallonne : La RĂ©gion wallonne exerce de nombreuses matiĂšres d’aide aux personnes, notamment via des transferts successifs depuis la fĂ©dĂ©ralisation.
  • Commission communautaire française : La Cocof exerce Ă  Bruxelles les compĂ©tences transfĂ©rĂ©es par la CommunautĂ© française pour les bĂ©nĂ©ficiaires francophones.
  • AViQ : L’AViQ est un organisme d’intĂ©rĂȘt public wallon chargĂ© de gĂ©rer des matiĂšres d’aide aux personnes en RĂ©gion wallonne.

Points essentiels

  • En Belgique, l’État fĂ©dĂ©ral est compĂ©tent pour la sĂ©curitĂ© sociale et pour l’assistance sociale, sauf l’exception des allocations familiales et sauf l’exception de l’APA.
  • Les CommunautĂ©s sont compĂ©tentes pour l’aide aux personnes, mais l’APA n’est pas gĂ©rĂ©e par la CommunautĂ© en CommunautĂ© germanophone (gestion par la RĂ©gion wallonne).
  • En RĂ©gion wallonne, la RĂ©gion est compĂ©tente pour les allocations familiales et pour une grande partie des matiĂšres personnalisables, y compris l’APA.
  • Les seules matiĂšres restant de compĂ©tence CommunautĂ© française (FWB) sont la protection sociale et judiciaire de la jeunesse, et l’aide Ă  la petite enfance (ONE).
  • À Bruxelles, la VGC gĂšre les compĂ©tences communautaires pour les institutions et bĂ©nĂ©ficiaires de langue flamande.
  • À Bruxelles, la Cocof exerce pour les institutions et bĂ©nĂ©ficiaires francophones les compĂ©tences transfĂ©rĂ©es par la CommunautĂ© française.

Astuce mémo

CompĂ©tences = “fĂ©dĂ©ral pour la sĂ©curitĂ©â€, “CommunautĂ©s pour l’aide”, “Wallonie pour l’APA/allocations familiales”, “Bruxelles = VGC (NL) / Cocof (FR)”. Tableau comparatif (territoires) :

TerritoireAPAAllocations familialesAide aux personnes
Fédér

3. Projet individuel, concertation et conseil des usagers

Notions clés & Définitions

  • Projet individuel : Le projet individuel est un document qui organise la prise en charge d’une personne Ă  partir de ses besoins identifiĂ©s.
  • Concertation : La concertation est la dĂ©marche de discussion prĂ©alable Ă  la prise en charge avec le bĂ©nĂ©ficiaire ou son reprĂ©sentant lĂ©gal.
  • Convention de prise en charge : La convention est l’acte signĂ© qui encadre la prise en charge et dont un exemplaire est remis Ă  chaque partie.
  • Conseil des usagers : Le conseil des usagers est une instance mise en place par un service agréé pour permettre la participation des bĂ©nĂ©ficiaires Ă  l’organisation de l’accueil ou de l’hĂ©bergement.
  • ReprĂ©sentant lĂ©gal : Le reprĂ©sentant lĂ©gal est la personne qui agit Ă  la place du bĂ©nĂ©ficiaire lorsque celui-ci ne peut pas exercer ses droits directement.

Points essentiels

  • Le projet individuel est Ă©laborĂ© pour chaque personne sur la base des besoins dĂ©terminĂ©s dans le dossier de base.
  • Le projet individuel prĂ©cise notamment les objectifs, la mĂ©thodologie, les moyens, la personne ressource et la procĂ©dure d’évaluation.
  • Toute prise en charge se fait en concertation avec le bĂ©nĂ©ficiaire (ou son reprĂ©sentant lĂ©gal) et commence par la signature d’une convention.
  • Le bĂ©nĂ©ficiaire (ou son reprĂ©sentant lĂ©gal) a le droit d’ĂȘtre informĂ© sur les questions liĂ©es Ă  l’accueil, Ă  l’accompagnement et au projet individuel.
  • Chaque service d’accueil agréé par l’AViQ met en place un conseil des usagers pour organiser la participation des bĂ©nĂ©ficiaires (ou de leurs reprĂ©sentants).
  • Le conseil des usagers vise la participation Ă  l’organisation de l’accueil ou de l’hĂ©bergement, et non uniquement Ă  l’évaluation individuelle.

Astuce mémo

Projet = Dossier → Objectifs + MĂ©thode + Moyens + Évaluation ; Concertation = Convention signĂ©e ; Conseil = participation Ă  l’organisation.

4. Principe de priorité aux services généraux

Notions clés & Définitions

  • AViQ : AutoritĂ© wallonne qui contrĂŽle certaines Ă©valuations liĂ©es au handicap et encadre l’accĂšs Ă  des dispositifs d’aide.
  • SPF SĂ©curitĂ© sociale : Administration qui dĂ©termine des principes d’évaluation et intervient notamment comme rĂ©fĂ©rence pour certains calculs et logiques.
  • Allocations familiales supplĂ©mentaires : SupplĂ©ment d’allocations destinĂ© aux enfants dont l’affection ou le handicap est reconnu, Ă  demander auprĂšs de la caisse compĂ©tente.
  • Enseignement spĂ©cialisĂ© : Volet Ă©ducatif de la CommunautĂ© française, organisĂ© selon les mĂȘmes principes que le systĂšme Ă©ducatif, avec des conditions d’orientation spĂ©cifiques.

Points essentiels

  • Les allocations familiales supplĂ©mentaires se demandent Ă  la caisse d’allocations familiales lorsque l’enfant a une affection ou un handicap reconnu.
  • En RĂ©gion wallonne francophone, l’évaluation mĂ©dicale de l’enfant est contrĂŽlĂ©e par l’AViQ via une Ă©chelle mĂ©dico-sociale, avec les mĂȘmes principes que ceux utilisĂ©s par le SPF SĂ©curitĂ© sociale.
  • La CommunautĂ© française est compĂ©tente pour l’enseignement spĂ©cialisĂ©, y compris pour les conditions d’orientation vers ce type d’enseignement.
  • Un accident du travail ouvre droit Ă  une indemnisation du dommage physique par l’employeur, avec une allocation en cas d’incapacitĂ© temporaire ou permanente.
  • En cas de handicap liĂ© Ă  un accident du travail ou Ă  une maladie professionnelle, l’allocation annuelle dĂ©pend du pourcentage d’invaliditĂ© (SPF SĂ©curitĂ© sociale) et de la rĂ©munĂ©ration annuelle.
  • Les maladies professionnelles doivent ĂȘtre reconnues comme consĂ©quence directe du travail et sont listĂ©es spĂ©cifiquement (liste Fedris).

Astuce mémo

AViQ = Ă©valuation locale; SPF SĂ©curitĂ© sociale = rĂ©fĂ©rence de calcul (invaliditĂ©) et principes d’échelle.

5. Reconnaissance du handicap par le SPF Sécurité sociale

Notions clés & Définitions

  • SPF SĂ©curitĂ© sociale : Institution publique chargĂ©e, en Belgique, de certaines dĂ©marches administratives liĂ©es Ă  la reconnaissance et aux droits des personnes.
  • Reconnaissance du handicap : ProcĂ©dure administrative qui Ă©tablit officiellement la situation de handicap pour ouvrir l’accĂšs Ă  des dispositifs et aides.
  • AViQ : Organisme wallon compĂ©tent pour plusieurs aides liĂ©es au handicap, notamment pour l’emploi et l’amĂ©nagement du travail.
  • IncapacitĂ© minimale : Seuil d’incapacitĂ© utilisĂ© pour dĂ©terminer l’éligibilitĂ© Ă  certaines primes, indĂ©pendamment de la catĂ©gorie de handicap.

Points essentiels

  • Le texte fourni ne dĂ©crit pas la procĂ©dure de reconnaissance par le SPF SĂ©curitĂ© sociale (Ă©tapes, critĂšres, documents) pour cette section.
  • Pour les aides Ă  l’emploi, le handicap doit ĂȘtre reconnu par l’AViQ afin que les primes puissent ĂȘtre octroyĂ©es aux entreprises.
  • Les primes AViQ ne dĂ©pendent pas d’une catĂ©gorie de handicap mais d’un pourcentage minimum d’incapacitĂ©.
  • La prime Ă  l’intĂ©gration est liĂ©e Ă  une mise Ă  l’emploi aprĂšs une inactivitĂ© d’au moins 6 mois, Ă©valuĂ©e par rapport au marchĂ© du travail traditionnel.
  • La prime de compensation vise le remboursement d’adaptations nĂ©cessaires au fonctionnement de l’entreprise pour accueillir le travailleur.
  • L’amĂ©nagement du poste de travail peut ĂȘtre financĂ© par l’AViQ quand des adaptations inhabituelles sont requises, et ce financement peut se cumuler avec les deux primes prĂ©cĂ©dentes.

Astuce mémo

AViQ = Aides Ă  l’Emploi : reconnaissance AViQ + seuil d’incapacitĂ© → primes (intĂ©gration/compensation) et amĂ©nagement.

6. Aides AViQ et interventions en matiĂšre de handicap

Notions clés & Définitions

  • Entreprise de travail adaptĂ© : Une entreprise de travail adaptĂ© est un cadre d’emploi rĂ©munĂ©rĂ© pour les personnes en situation de handicap qui ne s’insĂšrent pas sur le marchĂ© du travail « traditionnel ».
  • Allocation de remplacement de revenus : L’allocation de remplacement de revenus est une aide destinĂ©e aux adultes de 18 Ă  65 ans dont le travail est impossible ou limitĂ© par le handicap Ă  un niveau infĂ©rieur Ă  un tiers du gain d’une personne sans handicap.
  • Allocation d’intĂ©gration : L’allocation d’intĂ©gration est une aide versĂ©e aux adultes de 18 Ă  65 ans en cas de perte d’autonomie dans la vie quotidienne.
  • Allocation pour l’aide aux personnes ĂągĂ©es : L’allocation pour l’aide aux personnes ĂągĂ©es est une aide pour les plus de 65 ans en perte d’autonomie disposant de faibles revenus.
  • Insertion sociale : L’insertion sociale regroupe les actions visant Ă  permettre aux personnes majeures en exclusion de mener une vie conforme Ă  la dignitĂ© humaine.

Points essentiels

  • Les personnes en situation de handicap qui ne trouvent pas leur place sur le marchĂ© « ordinaire » peuvent travailler dans une entreprise de travail adaptĂ© (ETA) avec des conditions et rĂŽles spĂ©cifiques dĂ©crits dans les «
  • Il existe trois allocations pour adultes en situation de handicap : ARR, AI et APA, avec deux compĂ©tences fĂ©dĂ©rales et une compĂ©tence wallonne pour l’APA.
  • L’ARR concerne les 18-65 ans quand le handicap empĂȘche de travailler ou limite les revenus Ă  moins d’un tiers de ceux d’une personne sans handicap.
  • L’AI est liĂ©e Ă  une perte d’autonomie dans la vie quotidienne chez les 18-65 ans.
  • L’APA vise les plus de 65 ans en perte d’autonomie avec de faibles revenus.
  • Ces allocations ne sont pas versĂ©es si le handicap rĂ©sulte d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, car l’indemnisation est alors prise en charge par l’employeur.

Astuce mémo

ETA = « emploi adapté » quand le travail « ordinaire » ne passe pas; ARR = « revenus remplacés », AI = « autonomie », APA = « ùge + faibles revenus ».

7. Enseignement spécialisé et degrés de maturité

Notions clés & Définitions

  • Mise Ă  l’emploi CPAS : La mise Ă  l’emploi est un dispositif oĂč le CPAS engage la personne et la met Ă  disposition d’une administration, d’une ASBL ou d’une entreprise, tout en assurant rĂ©munĂ©ration et accompagnement.
  • Article 60§7 CPAS : L’article 60§7 est une base lĂ©gale permettant au CPAS de mettre une personne Ă  disposition d’une administration, d’une ASBL ou d’une entreprise d’économie sociale.
  • Article 61 CPAS : L’article 61 est une base lĂ©gale qui encadre les collaborations du CPAS avec des entreprises (notamment dans des secteurs comme l’horeca ou la construction).
  • Revenu d’intĂ©gration sociale : Le revenu d’intĂ©gration sociale est une aide fĂ©dĂ©rale destinĂ©e aux personnes rĂ©sidant lĂ©galement en Belgique, ĂągĂ©es de 18 Ă  65 ans et disposĂ©es Ă  travailler.
  • Abris de nuit : Les abris de nuit sont des structures qui offrent un hĂ©bergement collectif et gratuit, inconditionnel, pour la nuit Ă  des personnes sans logement.

Points essentiels

  • Le CPAS peut intervenir via plusieurs modalitĂ©s (conseils, aide matĂ©rielle, guidance psycho-sociale/Ă©ducative, accompagnement dans les dĂ©marches) et une modalitĂ© est la mise Ă  l’emploi.
  • Dans la mise Ă  l’emploi, la personne travaille pour l’administration/ASBL/entreprise tout en Ă©tant rĂ©munĂ©rĂ©e et accompagnĂ©e par le CPAS, qui est subventionnĂ© pour cela.
  • Le plan de cohĂ©sion sociale a couvert 2009-2013 puis a Ă©tĂ© poursuivi pour 2014-2019 et 2020-2025.
  • L’article 60§7 vise la mise Ă  disposition d’une administration, d’une ASBL ou d’une entreprise d’économie sociale, tandis que l’article 61 vise des collaborations avec des entreprises.
  • Une mise Ă  l’emploi peut aider Ă  accĂ©der Ă  un travail « traditionnel » via l’expĂ©rience ou Ă  remplir des conditions pour des allocations sociales (notamment le chĂŽmage).
  • Le droit au revenu d’intĂ©gration sociale concerne toute personne rĂ©sidant lĂ©galement en Belgique, entre 18 et 65 ans, disposĂ©e Ă  travailler, avec des conditions fixĂ©es par l’État fĂ©dĂ©ral et une dĂ©cision d’octroi relevant

Astuce mémo

CPAS = « employeur + mise à disposition + accompagnement » (E-MA) ; 60§7 = « économie sociale/ASBL/adm », 61 = « entreprises ».

8. Insertion sociale et problĂ©matiques d’exclusion

Notions clés & Définitions

  • Insertion socio-culturelle : Approche d’accompagnement visant l’acquisition de compĂ©tences pour permettre une intĂ©gration sociale et culturelle, souvent auprĂšs de publics en forte prĂ©caritĂ©.
  • Institutions spĂ©cialisĂ©es : Organismes structurĂ©s pour prendre en charge des publics avec des problĂ©matiques spĂ©cifiques, notamment santĂ© mentale, assuĂ©tudes et situations d’exclusion.
  • RĂ©seaux 107 : RĂ©seaux de partenaires issus de la rĂ©forme 107, conçus pour organiser la continuitĂ© des soins en santĂ© mentale et maintenir le lien social des personnes suivies.
  • DĂ©fense sociale : Ensemble de procĂ©dures appliquĂ©es quand une infraction est commise mais que la personne prĂ©sente un trouble mental ayant aboli ou gravement altĂ©rĂ© sa capacitĂ© de discernement ou de contrĂŽle.
  • Services aux assuĂ©tudes : Services agréés qui prennent en charge les dĂ©pendances (produits psychotropes, tabac, alcool, jeux) avec des missions allant du psychosocial aux soins et Ă  la rĂ©duction des risques.

Points essentiels

  • L’insertion socio-culturelle s’appuie sur un accompagnement orientĂ© vers l’intĂ©gration sociale et culturelle, avec un travail qui peut aussi inclure les parents.
  • La rĂ©forme 107 (adoptĂ©e en 2010) vise Ă  crĂ©er des rĂ©seaux de partenaires pour assurer la continuitĂ© des soins et limiter la rupture avec le tissu social des personnes prises en charge.
  • Les rĂ©seaux 107 intĂšgrent aussi des institutions qui accompagnent des personnes ayant, en plus d’un trouble de santĂ© mentale, des problĂ©matiques comme l’exclusion sociale, la dĂ©ficience intellectuelle, le vieillissement,
  • Les rĂ©seaux 107 visent Ă©galement les usagers avec une problĂ©matique d’assuĂ©tude et les personnes sous statut de dĂ©fense sociale, ce qui Ă©largit le champ des institutions concernĂ©es.
  • La dĂ©fense sociale s’applique quand une personne ayant commis un fait qualifiĂ© d’infraction n’est pas reconnue « maĂźtre de ses actes » ; la peine est alors remplacĂ©e par des mesures de dĂ©fense sociale.
  • L’internement en dĂ©fense sociale est une mesure de sĂ»retĂ© Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e, pouvant se faire en annexe psychiatrique d’un Ă©tablissement pĂ©nitentiaire ou en institut de dĂ©fense sociale (SPF Justice, compĂ©tence fĂ©dĂ©r.)

Astuce mémo

Insertion = compétences + lien social ; 107 = continuité en réseau ; Défense sociale = pas de peine si pas maßtre de ses actes ; Assuétudes = missions multiples (psycho, soins, réduction des risques).

9. Sans-abrisme et types d’hĂ©bergement

Notions clés & Définitions

  • Centre de crise : Un centre de crise organise des courts sĂ©jours de rupture pour faire une pause dans la consommation, avec des objectifs adaptĂ©s aux besoins.
  • Centre ambulatoire : Un centre ambulatoire propose un accompagnement social, psychologique et mĂ©dical aux personnes concernĂ©es par une assuĂ©tude et Ă  leur entourage.
  • Centre semi rĂ©sidentiel : Un centre semi rĂ©sidentiel combine des activitĂ©s de resocialisation et un travail sur l’estime de soi.
  • Salle de consommation de drogue Ă  moindre risque : Une SCMR est un lieu sĂ©curisĂ© oĂč des personnes peuvent consommer dans un cadre encadrĂ©, afin de rĂ©duire les risques liĂ©s Ă  la consommation en espace public.
  • GRAPA : La GRAPA est une garantie de revenus pour les personnes ĂągĂ©es qui n’ont pas des revenus suffisants pour assurer leur subsistance.

Points essentiels

  • Les centres de crise visent une rupture de la consommation via des courts sĂ©jours, avec des objectifs qui varient selon les besoins.
  • Les centres ambulatoires incluent aussi des actions de formation, d’information et de prĂ©vention en plus de l’accompagnement.
  • Les centres semi rĂ©sidentiels travaillent la resocialisation et l’estime de soi grĂące Ă  des activitĂ©s adaptĂ©es.
  • Les SCMR rĂ©pondent Ă  la prĂ©caritĂ© et Ă  l’absence de logement, qui favorisent souvent la consommation en espace public.
  • Une SCMR ne se limite pas Ă  la consommation : elle donne aussi accĂšs Ă  des services de soins et Ă  des Ă©changes avec des Ă©quipes accueillantes, dans un cadre non jugeant.
  • En Belgique, une personne est gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ©e comme ĂągĂ©e Ă  partir de 65 ans (ou parfois 60 ans selon les lĂ©gislations) et peut demander la GRAPA dĂšs lors qu’elle n’a pas des revenus suffisants.

Astuce mémo

Crise = pause; Ambulatoire = soin + prĂ©vention; Semi-rĂ©sidentiel = resocialisation; SCMR = sĂ©curitĂ© + soins; Âge/GRAPA = 65 ans + revenus insuffisants.

10. Centres d’accueil de jour et maisons familiales

Notions clés & Définitions

  • Centre d’accueil : Structure ouverte qui hĂ©berge collectivement les demandeurs de protection internationale et fournit aide matĂ©rielle et accompagnement au quotidien.
  • Initiative Locale d’Accueil : Petite structure gĂ©rĂ©e par un CPAS qui propose un logement individuel et un accompagnement psycho-social aux demandeurs d’asile ou en transition.
  • Sans-papiers : Personnes sans titre de sĂ©jour vivant en situation irrĂ©guliĂšre, accompagnĂ©es socialement et juridiquement par des associations subsidiĂ©es.
  • Centre fermĂ© pour Ă©trangers : Lieu de dĂ©tention administrative destinĂ© aux Ă©trangers en attente d’expulsion, avec un fonctionnement proche du milieu carcĂ©ral.
  • MENA : Mineurs Ă©trangers non accompagnĂ©s arrivant sans autorisation de sĂ©jour et sans personne exerçant lĂ©galement l’autoritĂ© parentale.

Points essentiels

  • Si une DPI est introduite, l’accueil peut se faire en centre d’accueil (Fedasil, Croix-Rouge ou partenaires) ou via une ILA selon la situation.
  • Les centres d’accueil sont ouverts et permettent d’aller et venir librement, avec hĂ©bergement collectif, aide matĂ©rielle et accompagnement au quotidien.
  • Les enfants hĂ©bergĂ©s en centre d’accueil vont Ă  l’école pendant la prise en charge.
  • Une ILA est gĂ©rĂ©e par un CPAS et offre un logement individuel, une aide matĂ©rielle et un accompagnement psycho-social (assistants sociaux et Ă©ducateurs).
  • Les personnes sans-papiers sont accompagnĂ©es socialement et juridiquement par des associations subsidiĂ©es par les pouvoirs publics.
  • Les centres fermĂ©s accueillent des Ă©trangers en attente d’expulsion pour des motifs variĂ©s (irrĂ©gularitĂ©, refus d’asile, condamnation, etc.).

Astuce mémo

Centre d’accueil = collectif et ouvert ; ILA = individuel et CPAS ; fermĂ© = expulsion en mode carcĂ©ral ; sans-papiers = accompagnement associatif ; MENA = mineur sans adulte lĂ©gal.

11. Procédure de demande de protection internationale

12. Statuts de réfugié et protection subsidiaire

Notions clés & Définitions

  • Protection internationale : La protection internationale regroupe les statuts accordĂ©s Ă  une personne qui ne peut pas retourner dans son pays en raison d’un risque grave.
  • Demande de protection internationale : La demande de protection internationale est la procĂ©dure par laquelle une personne sollicite en Belgique un statut de protection.
  • Protection subsidiaire : La protection subsidiaire est un statut accordĂ© quand la personne ne remplit pas les conditions du statut de rĂ©fugiĂ© mais risque tout de mĂȘme des atteintes graves en cas de retour.
  • Statut de rĂ©fugiĂ© : Le statut de rĂ©fugiĂ© est un statut accordĂ© Ă  une personne qui craint avec raison d’ĂȘtre persĂ©cutĂ©e dans son pays d’origine.

Points essentiels

  • La demande de protection internationale se fait aprĂšs l’arrivĂ©e sur le territoire belge.
  • La procĂ©dure de DPI se dĂ©roule avant la phase « aprĂšs la fin de la procĂ©dure de DPI ».
  • AprĂšs la fin de la procĂ©dure de DPI, la prise en charge institutionnelle peut varier selon la situation administrative.
  • La protection subsidiaire vise des risques d’atteintes graves mĂȘme si les conditions du statut de rĂ©fugiĂ© ne sont pas rĂ©unies.
  • Le parcours administratif d’un immigrĂ© en Belgique comporte une Ă©tape dĂ©diĂ©e Ă  la demande de protection internationale.
  • La section traite aussi la prise en charge institutionnelle liĂ©e Ă  la demande et Ă  la fin de la procĂ©dure, via des centres et structures d’accueil.

Astuce mémo

DPI = « Demande → ProcĂ©dure → AprĂšs » : pense toujours au moment oĂč la procĂ©dure se termine pour savoir quelle prise en charge s’applique.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
2010Adoption de la réforme 107 visant la création de réseaux de partenaires (réseaux 107).
20146Ăš rĂ©forme de l’État : accroissement des transferts de compĂ©tences Ă  la RĂ©gion wallonne (notamment pour l’aide aux personnes).
2021-2024Plan d’action fĂ©dĂ©ral Handicap (2021-2024) : mesures pour obstacles Ă  une vie autonome et Ă©panouissante des personnes handicapĂ©es.
2016CompĂ©tence des entitĂ©s fĂ©dĂ©rĂ©es pour l’APA (transfert mentionnĂ© depuis 2016).
1er janvier 2016CrĂ©ation de l’AViQ (Agence pour une Vie de QualitĂ©) en RĂ©gion wallonne.
1er janvier 2021Mutuelles chargĂ©es de la gestion de l’APA sous le contrĂŽle de l’AViQ.
2009-2013Plan de cohésion sociale : premiÚre période 2009-2013.
2014-2019Plan de cohésion sociale : période 2014-2019.
2020-2025Plan de cohésion sociale : période 2020-2025.
2020-21Suppression de l’intĂ©gration temporaire totale (tous les cours une partie de l’annĂ©e) par circulaire depuis la rentrĂ©e 2020-21.

Tableaux de synthĂšse

Répartition des compétences (simplifiée)

EntitéCompétences (principe)Exemples
CommunautésCulture, enseignement, matiÚres personnalisables (aide aux personnes)Aide aux personnes
RégionsCompétences économiques et territorialesAménagement du territoire, environnement, logement, transports, emploi
État fĂ©dĂ©ralMatiĂšres centrales et rĂ©siduellesImmigration, dĂ©fense, justice, sĂ©curitĂ© sociale

Répartition des compétences (francophone Région wallonne, résumé du cours)

DomaineÉtat fĂ©dĂ©ralRĂ©gion wallonne / FWB
HandicapAllocations de remplacement (sauf personnes ĂągĂ©es) ; reconnaissance du handicap ouvrant droit Ă  AFS ; INAMIAViQ (aides Ă  l’emploi/formation, accueil et hĂ©bergement, aide en milieu de vie, sensibilisation/information)
Insertion socialeInsertion sociale ; allocations de chĂŽmage ; conditions d’octroi du RIS ; organisation judiciaire ; agrĂ©ment/subvention des institutions ; tutelle sur CPAS ; politiques de mise Ă  l’emploiAllocations familiales ; formation en alternance ; aide sociale aux dĂ©tenus/justiciables ; aides accĂšs Ă  la culture ; aide Ă  la petite enfance
Santé mentale (et assuétudes)INAMIAgrément/subvention des institutions (hors établissements de soins) ; prévention et premiÚre ligne ; organisation des soins à domicile ; établissements de défense sociale
Personnes ùgéesPensions ; GRAPA ; INAMIOrganisation des soins à domicile ; agrément/subvention des institutions
ImmigrationAccÚs au territoire ; autorisation de séjour ; permis de travailAccueil et intégration des immigrés

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre les niveaux de compĂ©tence : l’APA est prĂ©sentĂ©e comme relevant des entitĂ©s fĂ©dĂ©rĂ©es depuis 2016, mais la reconnaissance/Ă©valuation et certains droits peuvent rester fĂ©dĂ©raux via d’autres acteurs.
  2. Croire que le projet individuel remplace la concertation : dans le cours, la prise en charge commence par la concertation et la signature de la convention, puis le projet individuel précise objectifs/méthode/moyens/évalu
  3. Penser que les allocations ARR/AI/APA sont dues dans tous les cas : le cours prĂ©cise qu’elles ne sont pas versĂ©es si le handicap dĂ©coule d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle (indemnisation employeur)
  4. MĂ©langer les rĂŽles AViQ et SPF SĂ©curitĂ© sociale : AViQ gĂšre notamment l’aide aux personnes en Wallonie et des primes liĂ©es Ă  un seuil d’incapacitĂ©, tandis que le SPF sert de rĂ©fĂ©rence pour certains calculs (degrĂ© d’aut
  5. Confondre les structures d’accueil en insertion sociale : abri de nuit = hĂ©bergement collectif gratuit inconditionnel la nuit, tandis que maisons d’accueil = hĂ©bergement limitĂ© dans le temps avec vie en collectivitĂ© et (
  6. Se tromper sur l’enseignement spĂ©cialisĂ© : l’orientation repose sur un rapport d’examen psycho-mĂ©dico-social (ou mĂ©decin spĂ©cialiste pour types 5-6-7), et chaque Ă©lĂšve a un PIA, pas seulement un “projet pĂ©dagogique”

Checklist Examen

  1. DĂ©crire l’objectif du cours et les compĂ©tences attendues (acteur institutionnel et social engagĂ© ; outils d’analyse) ainsi que la mĂ©thodologie et le type d’évaluation.
  2. Expliquer la logique fĂ©dĂ©rale : CommunautĂ©s vs RĂ©gions vs État fĂ©dĂ©ral, puis appliquer cette logique au secteur de l’éducation spĂ©cialisĂ©e (aide aux personnes, sĂ©curitĂ© sociale, assistance sociale).
  3. Citer les acteurs institutionnels majeurs présentés (INAMI/mutuelles, ONEM/FOREM, CPAS, AViQ) et préciser leurs rÎles tels que décrits dans le cours.
  4. Définir projet individuel, concertation, convention de prise en charge, représentant légal et conseil des usagers, puis relier ces notions aux étapes de la prise en charge.
  5. Expliquer le principe de prioritĂ© aux services gĂ©nĂ©raux et le rĂŽle “aide supplĂ©tive” de l’AViQ, en incluant les Ă©lĂ©ments sur l’évaluation (AViQ) et la rĂ©fĂ©rence de calcul (SPF SĂ©curitĂ© sociale).
  6. PrĂ©senter la reconnaissance du handicap par le SPF SĂ©curitĂ© sociale (critĂšres adultes : degrĂ© d’autonomie ; enfants : Ă©chelle mĂ©dico-sociale avec piliers) et les avantages/allocations associĂ©s (ARR/AI).
  7. Expliquer les aides et interventions AViQ : conditions de reconnaissance par la branche Handicap (4 conditions), dossier de base, codes, projet individuel, concertation, conseil des usagers, et logique d’intervention.
  8. Distinguer les allocations pour adultes en situation de handicap (ARR, AI, APA) avec leurs Ăąges cibles et critĂšres, et rappeler l’exception liĂ©e Ă  accident du travail/maladie professionnelle.
  9. DĂ©crire l’enseignement spĂ©cialisĂ© : rĂ©seaux, types et degrĂ©s de maturitĂ© (fondamental), formes du secondaire, orientation (rapport psycho-mĂ©dico-social ou mĂ©decin spĂ©cialiste), et PIA.
  10. Expliquer les aides Ă  l’emploi via AViQ (prime Ă  l’intĂ©gration, prime de compensation, amĂ©nagement de poste) et les entreprises de travail adaptĂ© (ETA) en lien avec le marchĂ© “traditionnel”.
  11. PrĂ©senter l’insertion sociale : dĂ©finition de l’exclusion, problĂ©matiques (sans-abrisme, exclusion sociale/prĂ©caritĂ©), rĂŽle du CPAS (adresse de rĂ©fĂ©rence, aides), et outils wallons (PCS, PLCP).
  12. DĂ©crire les institutions d’accueil et d’accompagnement en insertion sociale (abris de nuit, maisons d’accueil, maisons de vie communautaire, centres d’accueil de jour, maisons familiales ; SIS et CISP) et leurs logiques/

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Test your knowledge on Introduction aux services et institutions sociales en Belgique with 24 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quel est l’un des objectifs principaux du cours concernant le paysage institutionnel belge ?

2. Quelle compĂ©tence est explicitement attendue de l’éducateur spĂ©cialisĂ© dans ce cours ?

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Paysage institutionnel belge — dĂ©finition ?

Organisation des institutions belges, surtout en Wallonie.

Fonctionnement des institutions — rîle ?

Explique comment les institutions opĂšrent selon leurs rĂšgles.

Acteur institutionnel engagĂ© — posture ?

Participer aux dynamiques institutionnelles et sociales.

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