Revision sheet: Principes et pratiques de l'agriculture de conservation

Plan du Cours

  1. Trois piliers de l’agriculture de conservation
  2. Couverture des sols par mulch et couverts vivants
  3. Allongement et diversification des rotations
  4. Pratiques culturales et choix agronomiques
  5. Indicateurs de performance du systĂšme de culture
  6. Effets sur la fertilité des sols
  7. Intercultures pour réduire la pression adventice
  8. Bilan des changements de pratiques agricoles
  9. Couverts vivants permanents sous cultures principales
  10. Simplification du travail du sol et techniques associées

1. Trois piliers de l’agriculture de conservation

Notions clés & Définitions

  • Agriculture de conservation des sols : Approche agronomique fondĂ©e sur trois principes appliquĂ©s simultanĂ©ment pour amĂ©liorer le fonctionnement du sol et les systĂšmes de culture.
  • Mulch : Couche de rĂ©sidus de culture laissĂ©e en surface qui forme une litiĂšre et contribue Ă  couvrir le sol avant l’implantation suivante.
  • Absence de retournement : Principe de l’agriculture de conservation qui vise Ă  Ă©viter le labour et Ă  rĂ©duire fortement le travail du sol.
  • Diversification des successions culturales : Principe qui impose d’allonger et de varier les cultures en alternant des familles de plantes et en intĂ©grant des cultures intermĂ©diaires.
  • CIMS : Culture IntermĂ©diaire Multi-Services implantĂ©e en interculture pour apporter plusieurs fonctions agronomiques selon les espĂšces choisies.

Points essentiels

  • La dĂ©finition FAO exige l’application simultanĂ©e de la couverture du sol, de la rĂ©duction du travail du sol et de la diversification des successions culturales.
  • La couverture vise soit des rĂ©sidus (mulch), soit des plantes de couverture en interculture, soit des couverts vivants permanents.
  • Le travail du sol est supprimĂ© ou fortement rĂ©duit, avec parfois un travail minimum trĂšs superficiel ou localisĂ© sur la ligne de semis.
  • La diversification s’appuie sur l’alternance de familles (fabacĂ©e, poacĂ©e, brassicacĂ©e, astĂ©racĂ©e, polygonacĂ©e) et sur l’usage de CIMS et d’associations.
  • Les rotations courtes augmentent certains risques sanitaires, ce qui motive l’allongement et la diversification des successions culturales.

Astuce mémo

3C : Couvrir, Cesser le labour, Changer les cultures.

2. Couverture des sols par mulch et couverts vivants

Notions clés & Définitions

  • Couverture maximale des sols : Principe qui consiste Ă  maintenir le sol protĂ©gĂ© en continu grĂące Ă  des rĂ©sidus ou Ă  des plantes de couverture.
  • RĂ©sidus de cultures : MatiĂšre vĂ©gĂ©tale issue des cultures prĂ©cĂ©dentes utilisĂ©e comme mulch pour former une litiĂšre protectrice.
  • Couverts vivants : Plantes implantĂ©es pour maintenir le sol couvert, notamment en interculture entre deux cultures principales.
  • Interculture : PĂ©riode situĂ©e entre deux cultures principales pendant laquelle on peut implanter un couvert pour protĂ©ger le sol.
  • CIMS : Culture intermĂ©diaire multi-services semĂ©e en interculture pour combiner plusieurs objectifs agronomiques.

Points essentiels

  • Le mulch correspond Ă  une litiĂšre de matiĂšre organique issue des rĂ©sidus (ex. paille de blĂ©, maĂŻs, colza) dans laquelle la culture suivante est implantĂ©e.
  • Les couverts vivants sont implantĂ©s en interculture, donc entre deux cultures principales, pour maintenir le sol couvert.
  • Un exemple de sĂ©quence donnĂ©e : aprĂšs un blĂ© tendre d’hiver rĂ©coltĂ© en juillet/aoĂ»t puis avant un maĂŻs semĂ© en avril/mai, une CIMS est semĂ©e.
  • Une CIMS peut combiner plusieurs espĂšces (ex. avoine, trĂšfle, vesce) pour diversifier les familles et cumuler des services.
  • Les services recherchĂ©s dĂ©pendent des besoins : biomasse, couverture du sol, rĂ©sistance Ă  la sĂ©cheresse, profondeur racinaire, fixation d’azote, effet mellifĂšre.

Astuce mémo

Mulch = paillasse; Couverts vivants = couverture vivante; CIMS = couverture multi-services.

3. Allongement et diversification des rotations

Notions clés & Définitions

  • Rotation : Succession de cultures sur une parcelle qui se planifie pour modifier le fonctionnement du sol et limiter les risques biologiques.
  • Familles de plantes : Groupes botaniques (ex. fabacĂ©e, poacĂ©e, brassicacĂ©e, astĂ©racĂ©e, polygonacĂ©e) utilisĂ©s pour structurer les rotations.
  • FabacĂ©es : Famille de plantes dont certaines espĂšces peuvent fixer l’azote atmosphĂ©rique via une symbiose racinaire.
  • Rhizobium : BactĂ©rie impliquĂ©e dans la symbiose avec les fabacĂ©es, formant des nodositĂ©s capables de fixer l’azote atmosphĂ©rique.
  • Symbiose : Association bĂ©nĂ©fique entre deux organismes, ici entre une plante et une bactĂ©rie, permettant un apport d’azote utilisable.

Points essentiels

  • Allonger et diversifier les rotations aide Ă  structurer le sol grĂące Ă  des systĂšmes racinaires diffĂ©rents (pivot, fasciculaire).
  • La diversification rompt des cycles de bioagresseurs, avec un exemple de risque Ă©levĂ© de fusariose en rotation trĂšs courte maĂŻs-blĂ©.
  • La diversification aide aussi Ă  rompre le cycle des adventices en introduisant des cultures de printemps et d’hiver plutĂŽt que des cultures uniquement d’hiver.
  • Un exemple de rotation courte composĂ©e uniquement d’hiver est donnĂ© : colza - blĂ© - orge, avec mention du vulpin et du brome comme adventices concernĂ©es.
  • Les fabacĂ©es apportent un gain d’azote via la fixation atmosphĂ©rique, stockĂ© puis restituĂ© aux cultures suivantes, rĂ©duisant les besoins d’engrais azotĂ©s de synthĂšse.

Astuce mémo

Racines variĂ©es + cultures variĂ©es = bioagresseurs et adventices moins “installĂ©s”.

4. Pratiques culturales et choix agronomiques

Notions clés & Définitions

  • Pratiques culturales : Ensemble des dĂ©cisions agronomiques prises par l’agriculteur pour organiser la culture et gĂ©rer le systĂšme (rotation, sol, espĂšces, protection, fertilisation, etc.).
  • Choix des espĂšces et variĂ©tĂ©s : DĂ©cision agronomique portant sur le matĂ©riel vĂ©gĂ©tal utilisĂ©, qui influence la rĂ©ussite des cultures et l’adaptation au contexte.
  • Gestion des adventices : Ensemble des actions visant Ă  limiter la croissance et l’impact des plantes indĂ©sirables sur la culture suivante.
  • Gestion des rĂ©sidus : DĂ©cision sur le devenir des rĂ©sidus aprĂšs rĂ©colte, notamment leur maintien ou leur enfouissement selon le systĂšme.
  • Contexte pĂ©dologique : CaractĂ©ristiques du sol (texture, profondeur, relief) qui conditionnent les pratiques et les rĂ©sultats.

Points essentiels

  • Les pratiques culturales listĂ©es incluent rotation, travail du sol, choix des espĂšces/variĂ©tĂ©s, protection, gestion des adventices, fertilisation, amendement, suivis, devenir des rĂ©sidus et intercultures.
  • Les pratiques varient selon la ferme et selon la parcelle en fonction du contexte pĂ©dologique (texture, profondeur, relief).
  • Les pratiques varient aussi selon le contexte climatique (ex. lit de riviĂšre, pluviomĂ©trie, vents dominants).
  • Les rĂ©sultats des exploitations s’expliquent via des indicateurs de performance, eux-mĂȘmes influencĂ©s par les pratiques et le contexte.
  • Le contexte technique, Ă©conomique, social et naturel contribue aussi Ă  expliquer les rĂ©sultats (ex. conseil, dĂ©bouchĂ©s, proximitĂ© urbaine, marais/montagne/plaine, pluviomĂ©trie).

Astuce mémo

Pratiques = décisions; Résultats = pratiques + sol + climat + technique/éco/social/naturel.

5. Indicateurs de performance du systĂšme de culture

Notions clés & Définitions

  • Indicateurs de performance : Mesures utilisĂ©es pour situer une ferme dans le temps et la comparer Ă  d’autres exploitations.
  • Analyses de sols : Mesures chimiques/biologiques du sol servant Ă  suivre l’état du systĂšme (ex. pH, matiĂšre organique, C/N).
  • IFT : Indice de frĂ©quence de traitement utilisĂ© pour quantifier l’intensitĂ© des traitements phytosanitaires sur une pĂ©riode.
  • Marge : RĂ©sultat Ă©conomique rapportĂ© Ă  une surface, exprimĂ© en €/ha dans les indicateurs citĂ©s.
  • Nombre de passage d’outils : Comptage des interventions mĂ©caniques rĂ©alisĂ©es sur la parcelle, utilisĂ© comme indicateur de charge de travail.

Points essentiels

  • Les indicateurs permettent de se comparer Ă  soi-mĂȘme d’une annĂ©e sur l’autre et aussi Ă  d’autres fermes.
  • Les analyses de sols citĂ©es incluent pH, matiĂšre organique, C/N, activitĂ© biologique, CAH ou systĂšme adsorbant, pouvoir tampon et indice de battance.
  • Les indicateurs de rendement sont exprimĂ©s en quintaux/ha ou tonnes/ha.
  • L’IFT est mentionnĂ© comme indicateur via la frĂ©quence de traitement (rĂ©fĂ©rence Ă  la sĂ©quence 1 module S1).
  • La performance peut aussi ĂȘtre suivie par l’utilisation de carburant (litres/ha), le nombre de passages d’outils et les marges (€/ha).

Astuce mémo

Sol (analyses) + Plantes (rendement) + Chimie (IFT) + MĂ©canique (passages/carburant) + Éco (marge).

6. Effets sur la fertilité des sols

Notions clés & Définitions

  • FertilitĂ© physique : Composante de la fertilitĂ© liĂ©e Ă  la texture et Ă  la structure du sol.
  • FertilitĂ© chimique : Composante de la fertilitĂ© liĂ©e Ă  des paramĂštres comme le pH et des indicateurs de disponibilitĂ©/Ă©quilibre (ex. C/N, CAH, pouvoir tampon).
  • FertilitĂ© biologique : Composante de la fertilitĂ© liĂ©e Ă  l’activitĂ© vivante du sol, notamment l’abondance de vers de terre.
  • ActivitĂ© biologique : Niveau d’activitĂ© des organismes du sol, influencĂ© par les pratiques de travail du sol.
  • Mycorhizes : Symbiose entre un champignon et une plante, amĂ©liorant notamment la nutrition hydrique et la disponibilitĂ© du phosphore.

Points essentiels

  • La fertilitĂ© du sol regroupe fertilitĂ© physique, chimique et biologique, avec des exemples de paramĂštres pour chacune.
  • La simplification du travail du sol augmente l’activitĂ© biologique et l’abondance de lombrics : 100 individus/mÂČ en semis direct contre 40 en labour (valeurs citĂ©es).
  • L’activitĂ© biologique favorise la dĂ©composition de la matiĂšre organique en sels minĂ©raux, utilisables par les plantes et/ou stockĂ©s sur le systĂšme adsorbant.
  • En agriculture de conservation, le lien entre pores est amĂ©liorĂ©, ce qui favorise la circulation de l’eau et augmente le nombre de biopores.
  • La rĂ©serve utile en eau est donnĂ©e comme lĂ©gĂšrement supĂ©rieure de 10 Ă  15% en ACS, et les mycorhizes sont plus nombreuses et diversifiĂ©es en ACS.

Astuce mémo

Moins de labour → plus de vie du sol + plus d’eau utile + plus de mycorhizes.

7. Intercultures pour réduire la pression adventice

Notions clés & Définitions

  • Interculture : PĂ©riode entre deux cultures principales oĂč l’on peut implanter un couvert pour limiter l’installation des adventices.
  • Adventices : Plantes indĂ©sirables qui peuvent se dĂ©velopper pendant l’interculture et gĂȘner la culture suivante.
  • Couvert en interculture : VĂ©gĂ©tation implantĂ©e entre deux cultures pour concurrencer la levĂ©e et la montĂ©e en graine des adventices.
  • CIMS : Culture intermĂ©diaire multi-services utilisĂ©e en interculture pour combiner des fonctions dont la gestion des adventices.
  • MĂ©thodes alternatives Ă  la chimie : Techniques non herbicides citĂ©es pour dĂ©truire les couverts selon les espĂšces (gel, roulage, broyage, labour, dĂ©chaumage).

Points essentiels

  • Entre deux cultures principales, la durĂ©e d’interculture peut aller de quelques semaines Ă  quelques mois, ce qui influence la gestion des adventices.
  • En agriculture de conservation, l’interculture fait l’objet d’une attention car des adventices peuvent devenir nuisibles pour la culture suivante.
  • L’augmentation du recours aux herbicides peut parfois accompagner la simplification du travail du sol, d’oĂč l’intĂ©rĂȘt de gĂ©rer l’interculture par un couvert.
  • Le couvert en interculture concurrence la croissance et la levĂ©e, limitant la montĂ©e en graine des adventices.
  • Des mĂ©thodes alternatives Ă  la chimie pour dĂ©truire les couverts sont citĂ©es : gel, roulage, broyage, labour, dĂ©chaumage.

Astuce mémo

Interculture couverte = adventices “sans place” pour lever et faire des graines.

8. Bilan des changements de pratiques agricoles

Notions clés & Définitions

  • Changements de pratiques : Modifications des dĂ©cisions agronomiques (techniques, organisation, gestion) rĂ©alisĂ©es par les agriculteurs au fil du temps.
  • DĂ©terminants : Facteurs qui expliquent pourquoi des changements de pratiques sont dĂ©clenchĂ©s dans un contexte donnĂ©.
  • Choix socio-techniques : DĂ©cisions qui combinent aspects techniques et dimension humaine/organisationnelle pour rĂ©pondre Ă  des dĂ©terminants.
  • Enjeux : ConsĂ©quences possibles des changements, pouvant ĂȘtre des gains ou des pertes selon des dimensions internes/externes et locales/globales.
  • Processus mis en place : Mise en Ɠuvre concrĂšte des dĂ©cisions, incluant l’organisation et les actions rĂ©alisĂ©es pour atteindre les objectifs.

Points essentiels

  • Le bilan doit rĂ©pondre Ă  quatre questions : pourquoi, comment, quels gains et quelles pertes rĂ©sultent des changements de pratiques.
  • Les dĂ©terminants sont prĂ©sentĂ©s comme des Ă©lĂ©ments dĂ©clencheurs Ă  identifier selon le contexte (pourquoi changer, dans quels contextes).
  • Les choix socio-techniques prĂ©cisent ce qui est mis en place pour rĂ©pondre aux dĂ©terminants et quels processus sont engagĂ©s.
  • Le bilan doit distinguer si les choix sont des techniques “pures” ou s’ils intĂšgrent l’humain.
  • Les enjeux peuvent ĂȘtre classĂ©s selon des dimensions : pertes ou gains externes/internes, locaux/globaux, Ă©conomiques/techniques/Ă©thiques/environnementaux/sociaux/sociĂ©taux/territoriaux.

Astuce mémo

Bilan = Pourquoi → Quoi → Comment → Gains/Pertes (et pour qui/Ă  quelle Ă©chelle).

9. Couverts vivants permanents sous cultures principales

Notions clés & Définitions

  • Couverts vivants permanents : VĂ©gĂ©tation maintenue en continu sous les cultures principales, restant en place pendant la culture.
  • Prairies sous cultures : Forme de couverture continue citĂ©e comme alternative pour garder le sol couvert sous les cultures principales.
  • Culture principale : Culture principale de la parcelle, sous laquelle un couvert vivant peut rester en place.
  • Exemple de couvert sous culture : Illustration donnĂ©e d’un couvert vivant maintenu sous une culture principale (ex. trĂšfle sous maĂŻs puis blĂ©).

Points essentiels

  • Les sols peuvent ĂȘtre couverts de façon continue avec des prairies ou des couverts vivants permanents.
  • Les couverts vivants permanents restent en place sous les cultures principales.
  • Un exemple est donnĂ© : trĂšfle sous maĂŻs puis blĂ©.
  • Ce type de couverture s’inscrit dans la logique de maintien du sol couvert pendant la conduite des cultures.

Astuce mémo

Permanent = “toujours là” sous la culture principale.

10. Simplification du travail du sol et techniques associées

Notions clés & Définitions

  • Semis direct : Technique oĂč le semis est rĂ©alisĂ© avec un travail du sol trĂšs limitĂ©, avec une profondeur de travail sur la ligne de semis.
  • TCS : Travail du sol simplifiĂ©, regroupant des techniques rĂ©duisant l’intensitĂ© et la profondeur du travail par rapport au labour.
  • TCSL : Technique de travail sans labour, associĂ©e Ă  un dĂ©compactage localisĂ© et Ă  un travail superficiel selon les outils citĂ©s.
  • Strip-till : Technique de travail en bandes, oĂč seules des zones sont travaillĂ©es pour limiter l’impact sur le reste de la surface.
  • Travail superficiel : Technique de travail du sol Ă  faible profondeur, visant un travail partiel et une dilution limitĂ©e de la matiĂšre organique.

Points essentiels

  • Le labour (charrue Ă  versoir) travaille 15 Ă  40 cm et implique un retournement total de l’horizon travaillĂ©, avec une consommation de carburant Ă©levĂ©e.
  • Le semis direct travaille 3 Ă  8 cm sur la ligne de semis (≈5 Ă  30% de la surface), avec un enfouissement nul et une consommation trĂšs faible.
  • Le strip-till travaille 5 Ă  30 cm sur les bandes travaillĂ©es (≈20 Ă  40% de la surface), avec enfouissement partiel et consommation faible Ă  trĂšs faible.
  • Le travail superficiel travaille 5 Ă  15 cm, avec enfouissement partiel et dilution de la matiĂšre organique limitĂ©e Ă  0 Ă  15 cm.
  • La comparaison indique que plus on rĂ©duit la profondeur et la surface travaillĂ©e, plus la consommation de carburant diminue (du labour vers semis direct).

Astuce mémo

Profondeur + surface travaillĂ©e ↓ → carburant ↓ (labour → semis direct).

Tableaux de synthĂšse

Techniques de travail du sol : profondeur et carburant

PratiqueProfondeur de travail (cm)Consommation de carburant
Labour15 Ă  40ÉlevĂ©e
TCS! Strip-till5 à 30 sur les bandes travaillées (~ 20 à 40 % de la surface)Faible à trÚs faible
TCS! Semis direct3 Ă  8 sur la ligne de semis (~ 5 Ă  30 % de la surface)TrĂšs faible

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre mulch et couvert vivant : le mulch est un résidu laissé en litiÚre, alors que le couvert vivant est une plante implantée (souvent en interculture).
  2. Croire que l’agriculture de conservation repose sur un seul levier : la dĂ©finition FAO exige trois principes appliquĂ©s simultanĂ©ment.
  3. Penser que “rĂ©duction du travail du sol” signifie forcĂ©ment labour : le cours prĂ©cise que le retournement est Ă©vitĂ© et que le travail peut ĂȘtre minimum, superficiel ou localisĂ©.
  4. Mélanger fertilité chimique et biologique : le cours distingue pH/C/N/CAH/pouvoir tampon (chimique) et activité biologique/vers de terre (biologique).
  5. Oublier que la pression adventice peut ĂȘtre gĂ©rĂ©e via l’interculture : le cours relie la couverture en interculture Ă  la concurrence de la levĂ©e et Ă  la limitation de la montĂ©e en graine.

Checklist Examen

  1. Citer les 3 piliers de l’agriculture de conservation et expliquer ce que recouvrent couverture du sol, rĂ©duction du travail du sol et diversification des successions culturales.
  2. Définir mulch et expliquer comment il est utilisé pour implanter la culture suivante.
  3. Expliquer ce qu’est une interculture et donner le rîle d’une CIMS dans la couverture et la diversification des services.
  4. DĂ©crire 4 intĂ©rĂȘts de l’allongement/diversification des rotations (structure du sol, bioagresseurs, adventices, fabacĂ©es et azote).
  5. Lister les grandes catĂ©gories de pratiques culturales et rappeler qu’elles varient selon contexte pĂ©dologique et climatique.
  6. DĂ©crire les indicateurs de performance citĂ©s (analyses de sols, rendements, IFT, carburant, passages d’outils, marges) et leur usage de comparaison.
  7. Relier simplification du travail du sol et fertilité biologique avec les valeurs données pour les lombrics (semis direct vs labour).
  8. Expliquer les effets de l’ACS sur porositĂ©/biopores, rĂ©serve utile (10 Ă  15%) et mycorhizes (plus nombreuses et diversifiĂ©es).
  9. Expliquer comment les intercultures réduisent la pression adventice et citer des méthodes alternatives à la chimie pour détruire les couverts.
  10. PrĂ©senter les Ă©lĂ©ments d’un bilan de changements de pratiques : dĂ©terminants, choix socio-techniques, enjeux et Ă©chelles (local/global, interne/externe, etc.).
  11. DĂ©finir les couverts vivants permanents et donner l’exemple citĂ© (trĂšfle sous maĂŻs puis blĂ©).
  12. Comparer les techniques de travail du sol (labour, TCS pseudo-labour, strip-till, travail superficiel, semis direct) avec profondeur, enfouissement et consommation de carburant.

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Agriculture de conservation — principes ?

Couverture, réduction du travail, diversification

Mulch — dĂ©finition ?

Couche de résidus de culture en surface

Couverture du sol — objectif ?

Protéger le sol en continu

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