Lernzettel: Introduction au droit public

📋 Plan du Cours

  1. Introduction au droit public
  2. Distinction droit public/droit privé
  3. Notion de chose publique
  4. Histoire du droit public
  5. Organisation administrative
  6. Principes de centralisation et déconcentration
  7. Décentralisation et collectivités
  8. Organisation des collectivités
  9. Organisation des services déconcentrés
  10. Organisation des établissements publics

📖 1. Introduction au droit public

🔑 Notions clés & Définitions

Droit public : Ensemble des règles juridiques qui organisent le pouvoir et les services publics, protègent les citoyens face à la puissance publique, et assurent l’équilibre entre intérêt général et droits particuliers. Il concerne notamment l’organisation du pouvoir, la protection des citoyens, et la régulation des relations entre l’administration et les administrés.

Distinction entre droit public et droit privé : Le droit public repose sur une différence plus ou moins perceptible selon les pays, étant plus importante en France. Il se caractérise par la particularité des acteurs publics et par la règle que la chose publique ne doit pas être traitée comme les choses privées. La distinction est fondamentale pour définir les règles applicables aux acteurs et aux activités.

Notion de chose publique : La chose publique (res publica) appartient à tous en général mais à personne en particulier. Elle désigne ce qui est destiné à l’usage ou à la gestion de l’État ou de la collectivité, et qui doit bénéficier à l’intérêt général plutôt qu’à un individu précis.

📝 Points essentiels

  • La distinction entre droit public et droit privé est plus ou moins marquée selon les pays, mais en France, elle est particulièrement importante.
  • La notion de chose publique trouve ses origines dans le droit romain (Digeste, Justinien, 550 av. JC) et repose sur l’idée que la chose publique ne doit pas être traitée comme une chose privée.
  • La religion a historiquement influencé la conception de la chose publique, mais le christianisme a apporté la notion de bien commun et a fait évoluer la fonction gouvernementale.
  • La gouverner devient une mission, un devoir, avec la montée de l’individualisme et du libéralisme, favorisant l’émergence de l’État moderne.
  • Le droit public organise le pouvoir, les services publics, et vise à équilibrer l’intérêt général avec les droits particuliers.

💡 À retenir

Le droit public constitue l’ensemble des règles qui organisent l’État, ses acteurs et ses missions, en distinguant clairement ses activités de celles du droit privé, notamment à travers la notion de chose publique, qui appartient à tous mais à personne en particulier.

📖 2. Distinction droit public/droit privé

🔑 Notions clés & Définitions

Droit public : Ensemble des règles qui régissent l’organisation et le fonctionnement des acteurs publics, ainsi que la relation entre ces acteurs et les citoyens. Il repose sur l’idée que la chose publique (res publica) appartient à tous en général mais à personne en particulier. La distinction entre droit public et droit privé remonte à la première distinction en droit romain (Digeste, empereur Justinien, 550 av. JC), qui repose sur l’idée que la chose publique ne doit pas être traitée comme les choses privées. (source : AUTEUR (date) : notion).)

Droit privé : Ensemble des règles qui régissent les relations entre les particuliers ou entités privées, en dehors de l’organisation et du fonctionnement des acteurs publics. La distinction avec le droit public est essentielle pour définir le cadre juridique applicable à chaque situation.

Importance historique de la distinction : Elle a une origine romaine et a évolué avec le christianisme, notamment par l’introduction de la notion de bien commun et la transformation de la fonction gouvernementale. La montée de l’individualisme à la Renaissance, le libéralisme, et la naissance de l’État moderne ont renforcé cette distinction, qui se traduit notamment par la différenciation entre le droit constitutionnel, administratif, et des finances publiques (source :****).

Particularités des acteurs publics : Les acteurs publics (État, collectivités territoriales, établissements publics) sont soumis à des règles spécifiques du droit public, notamment en matière d’organisation, de contrôle, et de fonctionnement, qui diffèrent de celles applicables aux acteurs privés. La particularité réside dans leur statut juridique, leur autonomie, et leur rôle dans la gestion de l’intérêt général.

📝 Points essentiels

  • La distinction entre droit public et droit privé est une première division fondamentale en droit, remontant à l’époque romaine.
  • En droit romain, cette distinction repose sur l’idée que la chose publique ne doit pas être traitée comme une chose privée.
  • La notion de chose publique (res publica) appartient à tous en général mais à personne en particulier.
  • La distinction a été influencée par l’histoire, notamment par la religion, le christianisme, et la montée de l’individualisme à la Renaissance.
  • La naissance de l’État moderne et du libéralisme a renforcé la différenciation, notamment avec l’avènement du droit constitutionnel, administratif, et financier.
  • Les acteurs publics ont des particularités juridiques, notamment leur autonomie et leur rôle dans la gestion de l’intérêt général, qui justifient une régulation spécifique du droit public.

💡 À retenir

La distinction entre droit public et droit privé, d’origine romaine, est essentielle pour comprendre l’organisation du droit et la spécificité des acteurs publics, notamment leur autonomie et leur rôle dans la gestion de l’intérêt général.

📖 3. Notion de chose publique

🔑 Notions clés & Définitions

Chose publique (res publica) : appartient à tous en général mais à personne en particulier. Elle désigne un bien ou une ressource qui est mise à la disposition de la collectivité dans son ensemble, sans appartenance à un individu ou à un groupe spécifique. La notion implique une gestion collective et une finalité d’intérêt général.

Origine romaine : la notion de chose publique trouve ses premières distinctions dans le droit romain, notamment dans le Digeste sous l’empire de Justinien (550 av. JC). Elle repose sur l’idée que la chose publique ne doit pas être traitée comme les choses privées, soulignant une différence fondamentale dans leur traitement juridique et leur gestion.

Évolution avec le christianisme : le bouleversement apporté par le christianisme a introduit la notion de bien commun, faisant évoluer la fonction gouvernementale. La conception chrétienne a renforcé l’idée que la gestion des choses publiques doit viser le bien commun, intégrant une dimension morale et éthique dans la gouvernance des biens appartenant à tous.

📖 4. Histoire du droit public

🔑 Notions clés & Définitions

Histoire du droit public : étude de l’évolution des institutions, des concepts et des pratiques qui ont façonné le droit public depuis ses origines jusqu’à l’État moderne, en intégrant notamment la notion de bien commun et la naissance de l’État moderne.

Naissance de l’État moderne : processus historique marqué par l’affirmation de la souveraineté, la centralisation du pouvoir et le développement du droit public comme cadre régulateur de l’organisation politique et administrative, notamment à partir de la Renaissance.

Évolution de la notion de bien commun : transformation du concept de res publica, qui appartient à tous en général mais à personne en particulier, en un principe central du gouvernement, influençant la fonction de gouverner et la conception de l’intérêt général dans le cadre du droit public.

Histoire du droit public (première distinction en droit romain) : repose sur l’idée que la chose publique ne doit pas être traitée comme les choses privées, introduisant une différenciation fondamentale entre le domaine public et le domaine privé, avec une importance historique de la religion dans cette distinction.

📝 Points essentiels

  • La première distinction en droit romain (Digeste, Justinien, 550 av. JC) : la chose publique (res publica) ne doit pas être traitée comme les choses privées, posant la base de la différenciation entre droit public et droit privé.
  • La notion de bien commun apparaît avec le christianisme, qui influence la conception de la gouvernance en insistant sur l’intérêt collectif et la responsabilité du gouvernement.
  • La montée de la religion a marqué l’histoire du droit public, mais le bouleversement par le christianisme a permis l’émergence de la notion de bien commun et a fait évoluer la fonction gouvernementale.
  • La Renaissance marque un tournant avec la montée de l’individualisme et la conception séculière du gouvernement, préparant l’avènement de l’État moderne.
  • La naissance de l’État moderne se caractérise par la souveraineté, la centralisation du pouvoir, et le développement du droit public interne et international.
  • La renaissance de la chose publique hors du cadre étatique et le rôle particulier du droit de l’Union européenne illustrent l’évolution du droit public vers une organisation plus complexe et intégrée.

💡 À retenir

L’histoire du droit public montre une évolution depuis la différenciation entre le domaine public et privé, influencée par la religion et la philosophie, jusqu’à la naissance de l’État moderne, marqué par la souveraineté, la centralisation du pouvoir et la conception du bien commun comme fondement de la gouvernance.

📖 5. Organisation administrative

🔑 Notions clés & Définitions

Organisation administrative : Structure mise en place pour assurer l'exécution des lois, la gestion des services publics, et le fonctionnement de l’État ou des collectivités territoriales. Elle comprend l'ensemble des institutions, des services et des acteurs qui participent à la conduite de l’action administrative (voir plan, annonce du plan).

Organisation des services publics : Dispositif permettant la création, la gestion, la transformation ou la suppression des services publics locaux ou nationaux. Elle concerne notamment la gestion des emplois communaux, la réalisation d’aménagements urbains, et la gestion financière et fiscale (voir chapitre 3).

Rôle de l’administration : Fonction d’organisation, de gestion et de contrôle exercée par les autorités administratives pour assurer la mise en œuvre des politiques publiques, la sécurité, la salubrité, et le bon ordre dans le cadre de ses compétences. Elle inclut aussi le contrôle administratif exercé sur les collectivités et établissements publics (voir chapitre 2).

📝 Points essentiels

  • L'organisation administrative repose sur la distinction entre centralisation, déconcentration et décentralisation, permettant d’adapter la gestion selon les besoins et la nature des missions.
  • La personne morale de droit public, distincte des individus, permet à l’administration d’agir de manière autonome sur la scène juridique, notamment pour exercer ses activités et gérer ses services.
  • La déconcentration consiste à attribuer des pouvoirs de décision aux représentants locaux des autorités centrales (ex : préfets), tout en maintenant un lien de subordination.
  • La décentralisation permet le transfert de compétences aux collectivités territoriales, qui disposent d’une personnalité morale, d’une autonomie administrative et budgétaire.
  • La gestion des services publics locaux implique la création, la transformation ou la suppression de ces services, ainsi que la gestion des emplois communaux et des finances (recettes fiscales et non fiscales).
  • Le rôle de l’administration inclut aussi le contrôle administratif exercé par l’État sur les collectivités décentralisées et établissements publics, notamment via la tutelle administrative et le contrôle de légalité.
  • La structure administrative est organisée en plusieurs niveaux : administration centrale, services déconcentrés (région, département), collectivités territoriales (commune, département, région) et établissements publics.

💡 À retenir

L’organisation administrative constitue l’armature permettant à l’État et aux collectivités de remplir leurs missions, en combinant centralisation, déconcentration et décentralisation pour assurer efficacité, autonomie et contrôle.

📖 6. Principes de centralisation et déconcentration

🔑 Notions clés & Définitions

Centralisation : Principe historique de direction de l’État, caractérisé par une unité de direction où la décision est concentrée dans un centre unique. La centralisation administrative implique un centre unique de décision pour les affaires nationales et locales, avec une seule personnalité morale. Elle permet un rendement, une efficacité, une unité et une économie, mais présente aussi des inconvénients (voir chapitre 1, §1, A).

Déconcentration : Aménagement de l’organisation administrative de l’État consistant à attribuer des pouvoirs de décision aux représentants locaux des autorités centrales, tels que les préfets, tout en maintenant un lien de subordination avec l’administration centrale. La déconcentration repose sur un principe d’organisation de l’administration d’État, où le pouvoir décisionnel est délégué à des agents locaux sans transfert de compétences ou d’autonomie. Depuis 1992, elle est le principe du fonctionnement de l’administration (voir chapitre 1, §1, A).

Aménagement de l’organisation administrative : Processus visant à ajuster la structure de l’administration publique pour répondre aux besoins, en intégrant notamment la centralisation, la déconcentration et la décentralisation, afin d’optimiser la gestion des affaires publiques (voir introduction).

Définition de la déconcentration : Mode d’organisation de l’administration d’État où les pouvoirs de décision sont transférés à des agents locaux (ex. : préfets), tout en restant sous la subordination hiérarchique de l’administration centrale, sans transfert d’autonomie ou de compétences propres (voir chapitre 1, §2, A).

📝 Points essentiels

  • La centralisation repose sur une unité de direction, avec un centre unique de décision pour l’ensemble des affaires, permettant une cohérence et une efficacité accrue.
  • La déconcentration consiste à attribuer des pouvoirs de décision aux représentants locaux des autorités centrales (ex. : préfets), tout en conservant un lien hiérarchique de subordination.
  • La centralisation est une tradition historique, notamment post-révolution française, favorisant l’unité et la rapidité de décision.
  • La déconcentration est devenue le principe dominant depuis 1992, avec une charte spécifique en 2015, pour répondre à la nécessité d’une gestion locale efficace tout en maintenant la cohérence nationale.
  • La déconcentration ne doit pas être confondue avec la décentralisation, qui implique un transfert de compétences et une autonomie administrative.

💡 À retenir

La centralisation concentre le pouvoir décisionnel au sein d’un centre unique, tandis que la déconcentration répartit ce pouvoir à des agents locaux sous la subordination de l’administration centrale, permettant une gestion plus proche du terrain tout en conservant la hiérarchie.

📖 7. Décentralisation et collectivités

🔑 Notions clés & Définitions

Décentralisation : Processus par lequel le pouvoir central transfère une partie de ses compétences à des collectivités territoriales ou à des établissements publics, afin de leur conférer une autonomie administrative et financière (voir chapitre 1). Elle permet d’organiser la gestion locale des affaires qui intéressent directement les populations concernées.

Conditions de la décentralisation : Éléments nécessaires pour qu’une collectivité ou un service puisse bénéficier d’un statut décentralisé. Selon le contenu source, elles incluent l’existence d’affaires locales qui intéressent la population et la possibilité d’octroi de la personnalité morale, garantissant autonomie administrative et budgétaire (voir chapitre 1, §2).

Modalités de la décentralisation : Formes concrètes par lesquelles la décentralisation s’opère. Deux principales formes sont distinguées :

  • La décentralisation territoriale : création de collectivités territoriales (communes, départements, régions) avec des compétences propres (voir chapitre 1, §2).
  • La décentralisation par services : autonomie donnée à des services publics organisés sous forme d’établissements publics dotés de la personnalité morale, notamment dans des secteurs techniques ou spécialisés (voir chapitre 1, §2).

📝 Points essentiels

  • La décentralisation repose sur le transfert de compétences par le pouvoir central vers des collectivités territoriales ou établissements publics, afin de mieux répondre aux besoins locaux.
  • La condition d’existence d’affaires locales est essentielle : ces affaires doivent intéresser localement la population et pouvoir faire l’objet d’une décision différenciée.
  • La personnalité morale est un critère clé permettant à une entité d’avoir une autonomie administrative et financière, garantissant son indépendance dans la gestion de ses affaires.
  • La décentralisation peut prendre deux formes principales :
    • La décentralisation territoriale, qui érige en collectivités des communautés d’habitants définies géographiquement.
    • La décentralisation par services, qui concerne l’autonomie de certains établissements publics (universités, hôpitaux, etc.).
  • La décentralisation est encadrée par des contrôles administratifs, notamment la tutelle administrative et le contrôle de légalité exercés par l’État ou le préfet.

💡 À retenir

La décentralisation consiste en un transfert organisé de compétences du pouvoir central vers des entités autonomes, sous réserve de conditions précises, et se manifeste principalement par la création de collectivités territoriales ou d’établissements publics autonomes.

📖 8. Organisation des collectivités

🔑 Notions clés & Définitions

  • Organisation des collectivités : ensemble des structures, des règles et des modalités de gestion des collectivités territoriales, comprenant leur organisation interne, leurs compétences et leur mode de fonctionnement (source : cours Nabat).

  • Types de collectivités territoriales : catégories de collectivités dotées d’une personnalité juridique distincte, telles que les communes, départements, régions, collectivités à statut particulier, collectivités d’outre-mer (art. 72 de la Constitution).

  • Coopération intercommunale : processus par lequel plusieurs collectivités territoriales s’associent pour gérer en commun des missions ou des services publics, via des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Elle peut prendre la forme de syndicats de communes ou d’organisations à fiscalité propre (source : cours Nabat).

📝 Points essentiels

  • La structure juridique des collectivités repose sur la personnalité morale, permettant l’exercice autonome de droits et obligations (section 1).

  • La définition des collectivités inclut la commune, le département, la région, ainsi que des collectivités à statut particulier et d’outre-mer, conformément à l’art. 72 de la Constitution, avec une évolution notable depuis la loi du 2 mars 1982 (chapitre 3).

  • La coopération intercommunale se manifeste principalement par la création d’EPCI, qui peuvent être de gestion (syndicats) ou de projet (organisations à fiscalité propre), avec une importance croissante pour répondre aux enjeux de fragmentation territoriale (section 4).

  • La gestion des collectivités implique la mise en œuvre de services publics, la gestion budgétaire, l’aménagement urbain, et la gestion des emplois communaux, avec des modalités spécifiques selon le type de collectivité (chapitre 3).

  • La coopération est imposée à toutes les communes, notamment par la loi MAPTAM de 2014, afin de renforcer la cohérence et l’efficacité des politiques territoriales (section 4).

💡 À retenir

L’organisation des collectivités repose sur leur personnalité juridique, leur typologie spécifique, et leur capacité à coopérer pour mieux gérer leurs compétences et répondre aux besoins locaux. La coopération intercommunale constitue un levier essentiel pour pallier la fragmentation territoriale et optimiser l’action publique locale.

📖 9. Organisation des services déconcentrés

🔑 Notions clés & Définitions

Organisation des services déconcentrés
Organisation administrative de l’État au niveau régional et départemental, visant à répartir les missions de l’État en déléguant des pouvoirs aux représentants locaux tout en conservant un lien de subordination.

Schéma régional et départemental
Structures administratives régionales et départementales chargées de la mise en œuvre des politiques publiques et de la gestion des services déconcentrés de l’État. Ces schémas organisent la répartition des missions et des ressources à ces niveaux.

Rôle du préfet
Représentant de l’État dans le département ou la région, dépositaire de l’autorité de l’État, il exerce des attributions à caractère politique et administratif, notamment en matière de contrôle, de représentation de l’État, de direction des services déconcentrés, et de maintien de l’ordre public.
Le préfet de département est la dépositaires de l’autorité de l’État dans le département, tandis que le préfet de région exerce une autorité renforcée au sein de la région, notamment en présidant le comité de l’administration régionale.

📝 Points essentiels

  • La déconcentration est le principe d’organisation de l’État, consistant à attribuer des pouvoirs de décision aux représentants locaux des autorités centrales, notamment aux préfets. Elle est la règle depuis 1992, renforcée par la Charte de la déconcentration (2015).
  • La centralisation reste l’exception, mais elle subsiste dans certains domaines. La déconcentration permet une gestion locale tout en maintenant la hiérarchie et le contrôle de l’administration centrale.
  • La réforme constante de l’État a conduit à une organisation structurée en schémas régionaux et départementaux, avec des directions régionales (DREETS, DRAJES, DREAL, etc.) et départementales (DDETS, DDFiP, etc.).
  • Le préfet de département est nommé par le Président de la République, sur proposition du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur, et exerce ses fonctions sous le contrôle de l’autorité centrale.
  • Le préfet dispose d’attributions à la fois politiques (représentation de l’État, maintien de l’ordre) et administratives (direction des services déconcentrés, contrôle de légalité).
  • Le préfet de région, souvent le préfet du département où se trouve le chef-lieu régional, exerce une autorité renforcée, notamment en présidant le comité de l’administration régionale.

💡 À retenir

La déconcentration, incarnée par le rôle du préfet, constitue l’organisation principale des services de l’État au niveau régional et départemental, permettant une gestion locale tout en conservant la hiérarchie et le contrôle central.

📖 10. Organisation des établissements publics

🔑 Notions clés & Définitions

Organisation des établissements publics : Structure administrative permettant à ces entités d’exercer leurs activités de manière autonome, sous un régime juridique spécifique, distinct de celui des personnes physiques ou privées. Elle concerne leur organisation interne, leur fonctionnement et leur gestion.

Personnalité morale des établissements publics : Caractère juridique reconnu à un établissement public, lui conférant la capacité d’être titulaire de droits et d’obligations, d’agir en justice, et d’avoir une autonomie juridique distincte de celle de l’État ou des collectivités territoriales. Elle permet à l’établissement public d’exercer ses activités en toute autonomie sur la scène juridique.

Exemples d’établissements publics : Universités, hôpitaux, établissements publics administratifs, établissements publics industriels et commerciaux (EPIC), établissements publics à caractère administratif (EPA). Ces exemples illustrent la diversité des établissements publics selon leur domaine d’intervention et leur régime juridique.

📝 Points essentiels

  • La personnalité morale des établissements publics leur permet d’exercer leurs activités de façon autonome, notamment en étant titulaire de droits et obligations.
  • La structure organisationnelle des établissements publics comprend leur administration interne, leur gouvernance, et leur mode de gestion.
  • La distinction entre établissements publics administratifs et industriels et commerciaux (EPIC) ou autres types d’établissements publics dépend de leur régime juridique et de leur finalité.
  • La reconnaissance de la personnalité morale est un procédé juridique essentiel qui leur confère une autonomie juridique, leur permettant d’agir en leur nom propre.
  • Exemples concrets : Universités (ex. Université Bordeaux Montaigne), hôpitaux (ex. CHU), établissements publics à caractère administratif ou industriel.

💡 À retenir

L’organisation des établissements publics repose sur leur personnalité morale, qui leur confère autonomie et capacité juridique, illustrée par des exemples variés tels que les universités ou les hôpitaux, permettant leur fonctionnement autonome dans le cadre de leur mission.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
550 av. JCRédaction du Digeste par Justinien, introduction de la notion de chose publique (res publica)

📊 Tableaux de Synthèse

CritèreDroit publicDroit privéAuteur / Source
ObjetOrganisation du pouvoir, services publics, régulation des relations administration/administrésRelations entre particuliers ou entités privéesDigeste, Justinien (550 av. JC)
ActeursActeurs publics (État, collectivités, établissements publics)Particuliers, entités privées-
RèglesRègles spécifiques, autonomie, contrôleRègles générales, liberté contractuelle-
OrigineRome antique, influence chrétienne, État moderneRome antique, droit civil-
FinalitéÉquilibre intérêt général/droits particuliersLiberté individuelle, propriété privée-

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la notion de « chose publique » avec la propriété privée, alors qu’elle appartient à tous mais à personne en particulier.
  2. Croire que la distinction droit public/droit privé est récente, alors qu’elle remonte à l’époque romaine.
  3. Confondre acteurs publics (État, collectivités) avec acteurs privés dans leur statut et leurs règles.
  4. Omettre la dimension historique de la notion de bien commun introduite par le christianisme.
  5. Confondre la différenciation entre domaine public et privé avec la simple propriété.
  6. Penser que la gouvernance moderne n’a pas été influencée par la religion ou l’histoire.
  7. Négliger l’importance de la notion de souveraineté dans la naissance de l’État moderne.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition du droit public selon l’introduction, notamment ses fonctions d’organisation du pouvoir et de régulation des services publics.
  2. Maîtriser la distinction fondamentale entre droit public et droit privé, en insistant sur leur origine romaine (Digeste, Justinien, 550 av. JC).
  3. Savoir expliquer la notion de chose publique (res publica), son origine romaine, et son évolution avec le christianisme.
  4. Identifier les grands principes de l’histoire du droit public, notamment la naissance de l’État moderne et la centralisation du pouvoir.
  5. Comprendre la différence entre acteurs publics et acteurs privés, en insistant sur leur statut juridique et leur autonomie.
  6. Connaître les principes de la différenciation entre domaine public et domaine privé.
  7. Connaître l’impact de la religion, notamment du christianisme, sur la conception du bien commun.
  8. Être capable d’expliquer la notion de souveraineté dans le contexte de la naissance de l’État moderne.
  9. Savoir que la distinction entre droit public et droit privé repose sur la particularité des acteurs et la finalité de chaque droit.
  10. Connaître l’importance de la différenciation entre le domaine public et privé dans la gestion des biens appartenant à tous.
  11. Maîtriser l’évolution de la notion de bien commun dans l’histoire du droit public.
  12. Connaître les principales influences historiques sur la conception de la chose publique.

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Droit public — définition ?

Règles organisant pouvoir, services publics, régulant relations.

Droit privé — définition ?

Règles régissant relations entre particuliers ou privés.

Chose publique — origine ?

Rome antique, propriété de tous, à personne en particulier.

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