Revision sheet: Droit de la famille en France

Plan du Cours

  1. Notion générale et évolution historique du droit de la famille en France
  2. Formes de vie commune sans cadre juridique et organisées par le droit
  3. ProcĂ©dure simplifiĂ©e et formalisme de la requĂȘte conjointe en divorce par consentement mutuel
  4. Procédure et rÎle du juge dans le divorce judiciaire et conventionnel
  5. Voies de recours et intangibilité de la convention homologuée aprÚs divorce
  6. Conditions, contenu et mise en Ɠuvre de la convention de divorce par consentement mutuel
  7. Effets juridiques du divorce sur la situation familiale et l’exercice de l’autoritĂ© parentale
  8. RÎle et limites du notaire dans la procédure de divorce par consentement mutuel
  9. Exercice de l’autoritĂ© parentale aprĂšs divorce : principes, rĂ©sidence de l’enfant et rĂŽle du juge
  10. CritĂšres d’apprĂ©ciation judiciaire pour l’exercice exclusif de l’autoritĂ© parentale et placement de l’enfant
  11. Contribution Ă  l’entretien de l’enfant aprĂšs divorce : obligations, modalitĂ©s et sanctions
  12. Dissolution du PACS : modalitĂ©s, effets et procĂ©dures d’enregistrement

1. Notion générale et évolution historique du droit de la famille en France

Notions clés & Définitions

  • Principe : Consentement donnĂ© lors de la cĂ©lĂ©bration du mariage.
  • Effets : Les consĂ©quences juridiques du mariage incluent la gestion conjointe de la vie familiale par les Ă©poux, notamment la direction morale et matĂ©rielle, l’éducation des enfants, et la gestion patrimoniale, encadrĂ©es par la loi.
  • Le mariage : Nature juridique La qualification du mariage fait dĂ©bat doctrinal.
  • Droit de la famille : L’ensemble des rĂšgles juridiques relatives Ă  la cellule familiale en droit français, qui a Ă©voluĂ© depuis la conception patriarcale romaine marquĂ©e par l’autoritĂ© absolue du pĂšre jusqu’à une approche plus Ă©galitaire.
  • Concubinage : Union de fait (Ă©tymologiquement « coucher avec »), sans statut contractuel.

Points essentiels

  • Historiquement, la famille Ă©tait sous l’autoritĂ© absolue du pĂšre (patria potestas) avec des droits Ă©tendus, y compris sur la vie et la mort des membres.
  • Le droit français ne consacre pas formellement un droit de la famille autonome mais regroupe les rĂšgles juridiques rĂ©gissant la cellule familiale.
  • Historiquement, sous la patria potestas romaine, le pĂšre dĂ©tenait une autoritĂ© absolue sur son Ă©pouse et ses enfants (jusqu’au droit de vie et de mort).

À retenir

Comprendre l’évolution historique du droit de la famille en France permet d’éclairer la transformation des rapports familiaux et la construction progressive des droits modernes.

2. Formes de vie commune sans cadre juridique et organisées par le droit

Notions clés & Définitions

  • Contrat : FondĂ© sur un accord de volontĂ©s (article 143 du Code civil).
  • RĂ©gime : L'ensemble des rĂšgles patrimoniales applicables aux partenaires, notamment dans le cadre du PACS, qui a Ă©voluĂ© de l'indivision lĂ©gale Ă  la sĂ©paration de biens depuis 2006.

Points essentiels

  • La dissolution du PACS peut intervenir par dĂ©claration conjointe, mariage d’un partenaire, ou dĂ©cision judiciaire, avec des formalitĂ©s d’enregistrement spĂ©cifiques.
  • Le PACS est un contrat conclu entre deux personnes pour organiser leur vie commune, distinct du mariage et du concubinage.
  • L’article 213 du Code civil dispose : « Les Ă©poux assurent conjointement la direction morale et matĂ©rielle de la famille ; ils pourvoient Ă  l’éducation des enfants et prĂ©parent leur avenir. » La famille est soumise Ă  un gouvernement Ă  deux tĂȘtes. La direction morale et matĂ©rielle repose sur l’accord des deux Ă©poux. La loi pose une prĂ©somption d’entente. Les Ă©poux sont gardiens et apprĂ©ciateurs des intĂ©rĂȘts familiaux. Les dĂ©cisions relatives Ă  l’éducation, Ă  la religion et Ă  la scolarisation des enfants sont prises collĂ©gialement. Le couple pacsĂ© L’homosexualitĂ© a existĂ© en tout temps. Les rĂ©actions sociales ont variĂ©, la plus violente Ă©tant le rejet (homophobie). En France, elle n’est plus pĂ©nalement rĂ©primĂ©e depuis le Code pĂ©nal de 1791. Les droits europĂ©ens ne la sanctionnent plus. Avant 1999, il Ă©tait impossible d’organiser juridiquement la vie commune de personnes de mĂȘme sexe. Le PACS, dans sa conception initiale, constitue un objet hybride :
    • contrat fondĂ© sur la volontĂ© individuelle ;
    • institution produisant des effets lĂ©gaux ;
    • exclusion des pactes entre frĂšres et sƓurs ou entre amis ;
    • absence de vocation Ă  concurrencer le mariage. Le PACS est avant tout un contrat. La conclusion du PACS Les conditions de fond Conditions d’ordre physiologique Les dispositions figurent au Livre Ier, Titre XII du Code civil. Article 515-1 : « Le pacte civil de solidaritĂ© est un

À retenir

Comprendre les distinctions entre les différentes formes de vie commune permet d'appréhender les protections et limites juridiques existantes hors mariage.

3. ProcĂ©dure simplifiĂ©e et formalisme de la requĂȘte conjointe en divorce par consentement mutuel

Notions clés & Définitions

  • Le juge :

    • vĂ©rifie le consentement libre et Ă©clairĂ© ;
  • Conciliation : Poursuite de la procĂ©dure ;

  • ConsĂ©quences : Effets juridiques du divorce, comprenant principalement la dissolution du lien matrimonial, ainsi que des effets secondaires Ă©ventuels, ouvrant Ă  chaque ex-Ă©poux un avenir juridique autonome aprĂšs l’apurement du passĂ© matrimonial.

Points essentiels

  • La requĂȘte conjointe en divorce par consentement mutuel est une procĂ©dure gracieuse unique prĂ©sentĂ©e par les deux Ă©poux, soit par un avocat commun, soit par deux avocats distincts.
  • La convention de divorce doit ĂȘtre rĂ©digĂ©e en acte d’avocat, signĂ©e en trois exemplaires, accompagnĂ©e d’annexes obligatoires, et dĂ©posĂ©e chez un notaire dans un dĂ©lai de 7 jours pour confĂ©rer force exĂ©cutoire.
  • 1). Ce divorce est conventionnel et ne relĂšve du juge qu’en cas de demande d’audition de l’enfant mineur. Le formalisme de la convention Article 229-1 du Code civil : acte d’avocat. Article 1145 du Code civil :
    • trois exemplaires signĂ©s par Ă©poux et avocats ;
    • annexes : acte de liquidation du rĂ©gime matrimonial + formulaire enfants mineurs ;
    • un exemplaire remis au notaire pour dĂ©pĂŽt ;
    • les avocats n’en conservent pas. Le contenu de la convention Article 229-3 du Code civil : le consentement ne se prĂ©sume pas. La convention doit exprimer clairement l’accord sur le divorce et ses effets. Elle peut ĂȘtre modifiĂ©e jusqu’au dĂ©pĂŽt chez le notaire : le consentement n’est pas irrĂ©vocable avant cette formalitĂ©. Mentions obligatoires sous peine de nullitĂ© (article 229-
  • L’époux demandeur saisit le juge par avocat.

À retenir

La requĂȘte conjointe en divorce par consentement mutuel est une procĂ©dure gracieuse unique prĂ©sentĂ©e par les deux Ă©poux, soit par un avocat commun, soit par deux avocats distincts.

4. Procédure et rÎle du juge dans le divorce judiciaire et conventionnel

Notions clés & Définitions

  • Le juge :

    • vĂ©rifie le consentement libre et Ă©clairĂ© ;
  • Conditions :

    • capacitĂ© des Ă©poux ;

Points essentiels

  • Le divorce judiciaire implique une procĂ©dure contentieuse avec intervention du juge pour vĂ©rifier les conditions, tenter la rĂ©conciliation et statuer sur les mesures.
  • Le divorce conventionnel est prononcĂ© par le juge uniquement en cas de demande d’audition de l’enfant mineur, sinon il est homologuĂ© sans audience.
  • 1). Ce divorce est conventionnel et ne relĂšve du juge qu’en cas de demande d’audition de l’enfant mineur. Le formalisme de la convention Article 229-1 du Code civil : acte d’avocat. Article 1145 du Code civil :
    • trois exemplaires signĂ©s par Ă©poux et avocats ;
    • annexes : acte de liquidation du rĂ©gime matrimonial + formulaire enfants mineurs ;
    • un exemplaire remis au notaire pour dĂ©pĂŽt ;
    • les avocats n’en conservent pas. Le contenu de la convention Article 229-3 du Code civil : le consentement ne se prĂ©sume pas. La convention doit exprimer clairement l’accord sur le divorce et ses effets. Elle peut ĂȘtre modifiĂ©e jusqu’au dĂ©pĂŽt chez le notaire : le consentement n’est pas irrĂ©vocable avant cette formalitĂ©. Mentions obligatoires sous peine de nullitĂ© (article 229-

À retenir

Le divorce judiciaire implique une procédure contentieuse avec intervention du juge pour vérifier les conditions, tenter la réconciliation et statuer sur les mesures.

5. Voies de recours et intangibilité de la convention homologuée aprÚs divorce

Notions clés & Définitions

  • Tutelle : Assistance du tuteur requise pour la signature ou la modification de la convention (art.
  • Divorce par consentement mutuel : Effets Ă  la date de l’homologation de la convention, sauf stipulation contraire.
  • Divorce contentieux : Effets Ă  la date de l’ordonnance de non-conciliation.

Points essentiels

  • La dĂ©cision d’homologation de la convention de divorce n’est pas susceptible d’appel, mais un pourvoi en cassation est possible dans un dĂ©lai de 15 jours.
  • La convention homologuĂ©e fait loi entre les parties aprĂšs divorce et ne peut ĂȘtre modifiĂ©e que par un nouvel accord commun homologuĂ©.

À retenir

La convention homologuée aprÚs divorce acquiert une force obligatoire quasi définitive, limitant les recours et assurant la stabilité des accords.

6. Conditions, contenu et mise en Ɠuvre de la convention de divorce par consentement mutuel

Notions clés & Définitions

  • Divorce par consentement mutuel : Effets Ă  la date de l’homologation de la convention, sauf stipulation contraire.
  • Annexes : Acte de liquidation du rĂ©gime matrimonial + formulaire enfants mineurs ;
  • DĂ©pĂŽt chez le notaire : Acte par lequel la convention de divorce est enregistrĂ©e par un notaire, qui n’exerce aucun contrĂŽle sur son contenu, mais confĂšre force exĂ©cutoire Ă  la convention par son enregistrement.

Points essentiels

  • AprĂšs signature, un dĂ©lai de rĂ©flexion de 15 jours est obligatoire avant dĂ©pĂŽt chez le notaire, qui dispose de 15 jours pour enregistrer la convention.
  • Le notaire n’exerce aucun contrĂŽle sur le contenu de la convention, son rĂŽle se limite Ă  l’enregistrement confĂ©rant force exĂ©cutoire.

À retenir

La convention de divorce par consentement mutuel est encadrĂ©e par des conditions strictes de contenu et de procĂ©dure garantissant la sĂ©curitĂ© juridique de l’accord.

7. Effets juridiques du divorce sur la situation familiale et l’exercice de l’autoritĂ© parentale

Notions clés & Définitions

  • Exception : Consentement recueilli devant notaire, transmis Ă  l’officier d’état civil.
  • DĂ©saccord : Situation oĂč les parents ne parviennent pas Ă  un accord sur les modalitĂ©s d’exercice de l’autoritĂ© parentale, ce qui peut entraĂźner l’intervention du juge aux affaires familiales qui tente la conciliation et peut proposer une mĂ©diation.
  • Dissolution du lien matrimonial : Acte juridique qui met fin au mariage, entraĂźnant la fin de la communautĂ© de vie entre Ă©poux et la rĂ©organisation des droits et devoirs familiaux.
  • Divorce : Met fin au mariage pour l’avenir uniquement.

Points essentiels

  • La coparentalitĂ© implique une Ă©galitĂ© thĂ©orique des droits parentaux, avec une prĂ©pondĂ©rance pratique du parent chez qui rĂ©side l’enfant.
  • 10). En cas de divorce par consentement mutuel, les parents fixent eux-mĂȘmes les modalitĂ©s d’exercice de l’autoritĂ© parentale dans la convention. Le juge contrĂŽle cette convention au regard de l’intĂ©rĂȘt de l’enfant. Dans les autres cas, la loi favorise les accords parentaux. L’article 273-2-7 permet aux parents de saisir le juge aux affaires familiales afin d’homologuer leur convention relative Ă  l’autoritĂ© parentale. Il s’agit de favoriser la pacification des conflits et la responsabilisation des parents. En cas de dĂ©saccord, l’article 372-2-10 prĂ©voit que le juge tente la conciliation et peut proposer une mĂ©diation afin de parvenir Ă  un accord. RĂ©sidence de l’enfant Le principe de coparentalitĂ© implique une Ă©galitĂ© thĂ©orique des droits. Toutefois, en pratique, le parent chez lequel l’enfant rĂ©side bĂ©nĂ©ficie d’une prĂ©pondĂ©rance dans la vie quotidienne et scolaire. L’article 373-2-9 prĂ©voit que la rĂ©sidence peut ĂȘtre fixĂ©e :
    • en alternance au domicile de chacun des parents ;
    • ou au domicile de l’un d’eux. En cas de dĂ©saccord, le juge peut ordonner Ă  titre provisoire une rĂ©sidence en alternance. CritĂšres de dĂ©cision (art. 373-2-

À retenir

Le divorce transforme la structure familiale en redĂ©finissant les droits et devoirs parentaux, favorisant la coparentalitĂ© et la protection de l’intĂ©rĂȘt de l’enfant.

8. RÎle et limites du notaire dans la procédure de divorce par consentement mutuel

Notions clés & Définitions

  • DĂ©pĂŽt au rang de minute : La formalitĂ© par laquelle le notaire reçoit la convention de divorce dans un dĂ©lai de 7 jours suivant sa signature, sans contrĂŽle du contenu ni audition des parties, confĂ©rant Ă  la convention sa force exĂ©cutoire.

Points essentiels

  • Le notaire reçoit la convention de divorce pour dĂ©pĂŽt au rang de minute dans un dĂ©lai de 7 jours suivant la signature.
  • Le dĂ©pĂŽt chez le notaire confĂšre Ă  la convention sa force exĂ©cutoire, permettant son application immĂ©diate.
  • Le notaire n’a pas de rĂŽle de contrĂŽle sur le contenu de la convention, ni d’obligation d’audition des parties ou de leurs avocats.

À retenir

Le notaire formalise la convention de divorce en assurant son dépÎt et sa force exécutoire, sans intervenir dans son contenu ni sa validité.

9. Exercice de l’autoritĂ© parentale aprĂšs divorce : principes, rĂ©sidence de l’enfant et rĂŽle du juge

Notions clés & Définitions

Points essentiels

  • La loi favorise l’exercice conjoint de l’autoritĂ© parentale aprĂšs divorce, avec possibilitĂ© de rĂ©sidence alternĂ©e ou chez un seul parent.
  • Le juge peut homologuer une convention parentale relative Ă  l’autoritĂ© parentale ou intervenir en cas de dĂ©saccord pour fixer la rĂ©sidence de l’enfant.
  • Le juge prend en compte la pratique antĂ©rieure des parents, les accords conclus, les sentiments de l’enfant et son aptitude Ă  discerner pour dĂ©cider de la rĂ©sidence de l’enfant.
  • 10). En cas de divorce par consentement mutuel, les parents fixent eux-mĂȘmes les modalitĂ©s d’exercice de l’autoritĂ© parentale dans la convention. Le juge contrĂŽle cette convention au regard de l’intĂ©rĂȘt de l’enfant. Dans les autres cas, la loi favorise les accords parentaux. L’article 273-2-7 permet aux parents de saisir le juge aux affaires familiales afin d’homologuer leur convention relative Ă  l’autoritĂ© parentale. Il s’agit de favoriser la pacification des conflits et la responsabilisation des parents. En cas de dĂ©saccord, l’article 372-2-10 prĂ©voit que le juge tente la conciliation et peut proposer une mĂ©diation afin de parvenir Ă  un accord. RĂ©sidence de l’enfant Le principe de coparentalitĂ© implique une Ă©galitĂ© thĂ©orique des droits. Toutefois, en pratique, le parent chez lequel l’enfant rĂ©side bĂ©nĂ©ficie d’une prĂ©pondĂ©rance dans la vie quotidienne et scolaire. L’article 373-2-9 prĂ©voit que la rĂ©sidence peut ĂȘtre fixĂ©e :
    • en alternance au domicile de chacun des parents ;
    • ou au domicile de l’un d’eux. En cas de dĂ©saccord, le juge peut ordonner Ă  titre provisoire une rĂ©sidence en alternance. CritĂšres de dĂ©cision (art. 373-2-

À retenir

L’exercice de l’autoritĂ© parentale post-divorce est centrĂ© sur la coparentalitĂ© et l’intĂ©rĂȘt de l’enfant, avec un rĂŽle conciliateur et dĂ©cisionnel du juge.

10. CritĂšres d’apprĂ©ciation judiciaire pour l’exercice exclusif de l’autoritĂ© parentale et placement de l’enfant

Notions clés & Définitions

  • Exercice exclusif de l’autoritĂ© parentale : L'attribution par le juge Ă  un seul parent de l'ensemble des droits et devoirs liĂ©s Ă  l'autoritĂ© parentale, en raison de motifs graves justifiant cette mesure.

Points essentiels

  • Le juge peut attribuer l'exercice exclusif de l'autoritĂ© parentale en cas de motifs graves justifiant cette mesure.
  • Le placement de l'enfant peut ĂȘtre ordonnĂ© provisoirement en cas de dĂ©saccord ou de danger pour l'enfant, aprĂšs expertise ou enquĂȘte sociale.
  • Le juge s'appuie sur expertises mĂ©dico-psychologiques, enquĂȘtes sociales et audition de l'enfant pour prendre sa dĂ©cision.
  • 10). En cas de divorce par consentement mutuel, les parents fixent eux-mĂȘmes les modalitĂ©s d’exercice de l’autoritĂ© parentale dans la convention. Le juge contrĂŽle cette convention au regard de l’intĂ©rĂȘt de l’enfant. Dans les autres cas, la loi favorise les accords parentaux. L’article 273-2-7 permet aux parents de saisir le juge aux affaires familiales afin d’homologuer leur convention relative Ă  l’autoritĂ© parentale. Il s’agit de favoriser la pacification des conflits et la responsabilisation des parents. En cas de dĂ©saccord, l’article 372-2-10 prĂ©voit que le juge tente la conciliation et peut proposer une mĂ©diation afin de parvenir Ă  un accord. RĂ©sidence de l’enfant Le principe de coparentalitĂ© implique une Ă©galitĂ© thĂ©orique des droits. Toutefois, en pratique, le parent chez lequel l’enfant rĂ©side bĂ©nĂ©ficie d’une prĂ©pondĂ©rance dans la vie quotidienne et scolaire. L’article 373-2-9 prĂ©voit que la rĂ©sidence peut ĂȘtre fixĂ©e :
    • en alternance au domicile de chacun des parents ;
    • ou au domicile de l’un d’eux. En cas de dĂ©saccord, le juge peut ordonner Ă  titre provisoire une rĂ©sidence en alternance. CritĂšres de dĂ©cision (art. 373-2-
  • 1). Ce divorce est conventionnel et ne relĂšve du juge qu’en cas de demande d’audition de l’enfant mineur. Le formalisme de la convention Article 229-1 du Code civil : acte d’avocat. Article 1145 du Code civil :
    • trois exemplaires signĂ©s par Ă©poux et avocats ;
    • annexes : acte de liquidation du rĂ©gime matrimonial + formulaire enfants mineurs ;
    • un exemplaire remis au notaire pour dĂ©pĂŽt ;
    • les avocats n’en conservent pas. Le contenu de la convention Article 229-3 du Code civil : le consentement ne se prĂ©sume pas. La convention doit exprimer clairement l’accord sur le divorce et ses effets. Elle peut ĂȘtre modifiĂ©e jusqu’au dĂ©pĂŽt chez le notaire : le consentement n’est pas irrĂ©vocable avant cette formalitĂ©. Mentions obligatoires sous peine de nullitĂ© (article 229-

À retenir

Le juge Ă©value rigoureusement les conditions pour restreindre l'autoritĂ© parentale ou ordonner un placement, toujours dans l’intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de l’enfant.

11. Contribution Ă  l’entretien de l’enfant aprĂšs divorce : obligations, modalitĂ©s et sanctions

Notions clés & Définitions

  • Nature : Obligation alimentaire pĂ©cuniaire rĂ©ciproque entre Ă©poux, imposĂ©e par le Code civil, notamment l'article 212, qui prĂ©voit la contribution Ă  l'entretien de l'enfant en cas de divorce, sĂ©paration ou dĂ©cĂšs.
  • Gestion : Autonomie complĂšte de chaque Ă©poux.
  • Biens propres :
    • biens antĂ©rieurs au mariage ;
  • Pension alimentaire :
    • pension alimentaire et frais liĂ©s Ă  la convention.

Points essentiels

  • Le parent non gardien a l’obligation de contribuer Ă  l’entretien et Ă  l’éducation de l’enfant via une pension alimentaire fixĂ©e par le juge en fonction du besoin et des ressources.
  • La pension alimentaire est gĂ©nĂ©ralement versĂ©e pĂ©riodiquement mais peut aussi prendre la forme d’un droit d’usage, d’un capital ou d’un versement Ă  un organisme accrĂ©ditĂ©.
  • Le non-paiement de la pension alimentaire constitue un dĂ©lit d’abandon de famille puni de deux ans d’emprisonnement selon l’article 227-3 du Code pĂ©nal.
  • Intervention du juge : fixation d’une pension alimentaire.
  • ModalitĂ©s de versement La pension est en principe versĂ©e sous forme d’arrĂ©rages pĂ©riodiques.

À retenir

La contribution financiĂšre Ă  l’entretien de l’enfant aprĂšs divorce est une obligation lĂ©gale strictement encadrĂ©e, avec des modalitĂ©s de versement flexibles et des sanctions pĂ©nales en cas de non-paiement.

12. Dissolution du PACS : modalitĂ©s, effets et procĂ©dures d’enregistrement

Notions clés & Définitions

  • Formes :

    • violence physique (rare) ;
  • ModalitĂ©s : La dissolution du PACS est enregistrĂ©e par l'officier d'Ă©tat civil ou le notaire, qui procĂšde Ă©galement aux formalitĂ©s de publicitĂ© ; elle prend effet Ă  la date d'enregistrement et est opposable aux tiers.

  • PACS Le PACS : Le PACS est un contrat conclu entre deux partenaires pour organiser leur vie commune, soumis Ă  des rĂšgles spĂ©cifiques de formation, gestion des biens, et dissolution, cette derniĂšre Ă©tant formalisĂ©e par un enregistrement officiel assurant la publicitĂ© et l'opposabilitĂ©.

Points essentiels

  • La dissolution du PACS peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par dĂ©claration conjointe, par le mariage d’un partenaire, ou par dĂ©cision judiciaire, et prend effet Ă  la date d’enregistrement.
  • La dissolution du PACS est opposable aux tiers Ă  compter de l’accomplissement des formalitĂ©s de publicitĂ©.
  • Une copie de cette signification est remise Ă  l’officier d’état civil ou au notaire ayant enregistrĂ© le PACS, qui procĂšde Ă  l’enregistrement et Ă  la publicitĂ©.
  • La publicitĂ© et l’enregistrement En 1999, le PACS n’était pas inscrit Ă  l’état civil.

À retenir

La dissolution du PACS est une procĂ©dure formalisĂ©e assurant la publicitĂ© et l’opposabilitĂ© de la fin de la vie commune contractuelle.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1791Révolution française et évolution du droit de la famille
1999RĂ©forme du PACS et formalitĂ©s d’enregistrement
2006Évolution du rĂ©gime du PACS et formalitĂ©s de dissolution
1145Anciennes rĂšgles du droit romain sur la patria potestas

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison du mariage et du PACS

AspectMariagePACS
Nature juridiqueContrat civil avec effets légauxContrat conclu entre deux personnes pour organiser leur vie commune
Formalités de formationCérémonieDéclaration conjointe ou unilatérale, enregistrement
Effets sur la familleGestion conjointe, autorité parentale, patrimoineOrganisation de la vie commune, dissolution par enregistrement
DissolutionFin du mariage, procédure judiciaire ou amiableFin de la vie commune, déclaration ou jugement

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre le régime matrimonial et la procédure de divorce
  2. Mélanger les effets du mariage et du PACS sur la filiation
  3. Confondre la procédure de divorce judiciaire et la procédure conventionnelle
  4. Oublier le rÎle limité du notaire dans la procédure de divorce par consentement mutuel
  5. Confusion entre dissolution du PACS et divorce
  6. Mélanger les effets de la convention de divorce et la procédure de homologation
  7. Confusion entre la rĂ©sidence de l’enfant et l’exercice de l’autoritĂ© parentale

Checklist Examen

  1. Vérifier la différence entre mariage et PACS
  2. Connaßtre les formalités de dissolution du PACS
  3. Maßtriser la procédure de divorce par consentement mutuel
  4. Comprendre le rĂŽle du juge dans le divorce judiciaire
  5. Savoir les effets du divorce sur l’autoritĂ© parentale
  6. Connaßtre le rÎle du notaire dans la procédure de divorce
  7. Étudier les modalitĂ©s de fixation de la rĂ©sidence de l’enfant
  8. Revoir les conditions de mise en Ɠuvre de la convention de divorce

Test your knowledge

Test your knowledge on Droit de la famille en France with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quelle affirmation correspond au sujet « Notion générale et évolution historique du droit de la famille en France » ?

2. Quel est le rÎle principal de la convention homologuée aprÚs divorce ?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Droit de la famille en France with 23 interactive flashcards.

Notion générale du droit de la famille

RĂšgles juridiques relatives Ă  la cellule familiale

Évolution historique du droit familial

De la patriarcale romaine Ă  l’approche Ă©galitaire moderne

Formes de vie commune sans cadre juridique

Concubinage, pacte civil de solidarité (PACS)

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator