đ Plan du Cours
- Définitions et conceptions du droit commercial
- Sources du droit commercial : textes écrits, usages et jurisprudence
- Organisation et spécificités des tribunaux de commerce
- Détermination et classification des actes de commerce selon l'article L110-1 du Code de commerce
- Conditions et domaine de la commercialité par accessoires
- Documents comptables obligatoires et leur force probante en droit commercial
- Spécificités du droit commercial : preuve, solidarité et sanctions des contrats commerciaux
- ĂlĂ©ments constitutifs et acquisition de la personnalitĂ© morale des sociĂ©tĂ©s commerciales
- Activités commerciales : industrie, distribution et services
- Statut et réglementation des artisans en droit commercial
- Statuts du conjoint dans lâentreprise commerciale : conjoint collaborateur et conjoint salariĂ©
- Protection et droits conférés par la propriété industrielle
đ 1. DĂ©finitions et conceptions du droit commercial
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Acte de commerce : En droit civil le mineur est frappĂ© dâune incapacitĂ© juridique mais ce que ne peut pas faire le mineur, ses reprĂ©sentants lĂ©gaux peuvent le faire pour lui
- Droit commercial : Cette définition contient 2 conception différentes du Droit commercial: 1.
- Commerçant : Ce DC est applicable donc quâaux commerçants.
đ Points essentiels
- Le droit commercial nâest pas dĂ©fini par la loi ni par le Code de commerce ; il est dĂ©fini par la doctrine et les textes.
- La conception subjective du droit commercial le dĂ©finit comme le droit applicable aux commerçants, câest-Ă -dire aux personnes exerçant une activitĂ© commerciale.
- Il faut donc se tourner vers la doctrine et les textes = les auteurs dĂ©finissent le droit commercial comme Ă©tant le droit applicable Ă certaines personnes quâon appelles les commerçants et Ă certaines opĂ©rations juridiques qualifiĂ©es dâactes de commerce.
đĄ Ă retenir
Le droit commercial nâest pas dĂ©fini par la loi ni par le Code de commerce ; il est dĂ©fini par la doctrine et les textes.
đ 2. Sources du droit commercial : textes Ă©crits, usages et jurisprudence
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Textes Ă©crits : Normes Ă©crites qui encadrent le droit commercial, comprenant les lois, les rĂšglements autonomes et les rĂšglements dâapplication.
- Usages commerciaux : Pratiques répétées et acceptées dans le commerce qui complÚtent ou précisent les rÚgles écrites en raison de leur capacité à répondre aux besoins de simplicité, rapidité et adaptabilité du commerce.
- Jurisprudence commerciale : Source interprétative constituée par les décisions judiciaires qui adaptent et précisent les rÚgles du droit commercial en fonction des cas concrets.
- Sources internes du droit commercial : Les sources internes du droit commercial La connaissance dâune matiĂšre nouvelle passe, bien sĂ»r, par la prĂ©sentation de ses sources.
đ Points essentiels
- Les textes Ă©crits comprennent les lois, rĂšglements autonomes et rĂšglements dâapplication qui rĂ©gissent le droit commercial.
- Les usages commerciaux sont des pratiques répétées et acceptées dans le commerce qui peuvent compléter ou préciser les rÚgles écrites.
- La jurisprudence commerciale est la source interprétative qui adapte et précise les rÚgles du droit commercial en fonction des cas concrets.
- Mais la jurisprudence joue, en droit commercial, une fonction qui dépasse la simple interprétation des textes.
đĄ Ă retenir
Les textes Ă©crits comprennent les lois, rĂšglements autonomes et rĂšglements dâapplication qui rĂ©gissent le droit commercial.
đ 3. Organisation et spĂ©cificitĂ©s des tribunaux de commerce
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Tribunal de commerce : La justice commerciale peut relever dâarbitre
đ Points essentiels
- Les juges consulaires sont Ă©lus pour quatre ans au scrutin secret par leurs pairs, peuvent ĂȘtre réélus, et leurs fonctions ne sont pas rĂ©munĂ©rĂ©es.
- Le prĂ©sident du tribunal de commerce est dĂ©signĂ© parmi les juges ayant exercĂ© au moins six ans dans un tribunal de commerce, puis Ă©lu pour quatre ans au scrutin secret par lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des juges.
- Depuis la loi du 10 juillet 1970, le ministÚre public est représenté par le procureur de la République dans chaque tribunal de commerce, intervenant notamment dans les procédures collectives.
- 1). Le président est désigné parmi les juges du tribunal qui ont exercé des fonctions dans un tribunal de commerce pendant au moins six ans (article L. 722-11 alinéa
- Il est élu pour quatre ans au scrutin secret par les juges du tribunal de commerce réunis en assemblée générale.
đĄ Ă retenir
Les tribunaux de commerce sont des juridictions spĂ©cialisĂ©es de premiĂšre instance en droit commercial, composĂ©es de juges consulaires Ă©lus non rĂ©munĂ©rĂ©s, avec un prĂ©sident Ă©lu parmi les juges expĂ©rimentĂ©s, et complĂ©tĂ©s par lâintervention du ministĂšre public dans certains cas spĂ©cifiques.
đ 4. DĂ©termination et classification des actes de commerce selon l'article L110-1 du Code de commerce
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Par exemple : Expression utilisée pour introduire une illustration ou un cas concret afin de clarifier un propos.
- ActivitĂ©s de service : Prestations contribuant Ă la satisfaction dâun besoin individuel ou collectif sans transfert de propriĂ©tĂ© dâun bien matĂ©riel, reconnues par la jurisprudence comme relevant du droit commercial lorsquâelles remplissent les critĂšres dâactivitĂ© commerciale, bien que non nommĂ©es explicitement dans lâarticle L110-1.
- ActivitĂ©s de fourniture : Le rattachement sâest fait comme cela que câĂ©tait une activitĂ© de service donc AC qui rĂ©ponde aux entreprises de fourniture (arrĂȘt du 5 dĂ©cembre 2006 par la chambre commercial) Selon la doctrine, la catĂ©gorie des activitĂ©s de fourniture de services est entendue de maniĂšre large.
- Code de commerce : La notion de service nâest pas facile Ă saisir car le code de commerce n'en donne pas de dĂ©finition.
đ Points essentiels
- Les sociétés commerciales par la forme sont considérées comme actes de commerce par la forme, indépendamment de leur activité.
- La jurisprudence reconnaĂźt les activitĂ©s de service comme relevant du droit commercial lorsquâelles rĂ©pondent aux critĂšres dâactivitĂ© commerciale, bien que ce terme ne soit pas explicitement mentionnĂ© dans lâarticle L110-1.
- Les actes de commerce par nature L'article L 110-1 du code de commerce ne qualifie directement aucun acte comme étant un acte de commerce par nature.
- L'article L 110-1 du code de commerce du coup vise les achats pour revente, les entreprises de fournitures et les Ă©tablissements de vente Ă lâencan.
đĄ Ă retenir
La jurisprudence reconnaĂźt les activitĂ©s de service comme relevant du droit commercial lorsquâelles rĂ©pondent aux critĂšres dâactivitĂ© commerciale, bien que ce terme ne soit pas explicitement mentionnĂ© dans lâarticle L110-1.
đ 5. Conditions et domaine de la commercialitĂ© par accessoires
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Principe : RĂšgle selon laquelle des actes ou faits juridiques deviennent commerciaux lorsquâils sont accomplis par un commerçant pour les besoins de son activitĂ© commerciale, mĂȘme si ces actes ne sont pas commerciaux par nature.
- Exemple : Cas oĂč lâachat dâun ordinateur par un commerçant pour les besoins de son activitĂ© est qualifiĂ© dâacte commercial par accessoire, alors que le mĂȘme achat effectuĂ© par un particulier Ă des fins privĂ©es reste un acte civil.
- CommercialitĂ© par accessoire : MĂ©canisme juridique qui Ă©tend la qualification commerciale Ă des actes ou activitĂ©s non commerciaux en eux-mĂȘmes, dĂšs lors quâils sont indissociablement liĂ©s Ă une activitĂ© commerciale principale exercĂ©e par un commerçant.
- PrĂ©somption de commercialitĂ© : Effet juridique selon lequel un acte accompli par un commerçant pour les besoins de son activitĂ© est prĂ©sumĂ© commercial, sauf preuve contraire quâil a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© Ă titre privĂ©.
- Limites : Certains actes et faits juridiques, malgrĂ© leur relation Ă©troite avec une activitĂ© commerciale, Ă©chappent Ă la mettre de lâordre soit supprimer les termes obsolĂštes, ajouter dans le CC des termes relatifs Ă la commercialitĂ©, rajouter des opĂ©rations.
đ Points essentiels
- La commercialitĂ© par accessoire sâapplique lorsque lâactivitĂ© accessoire est indissociablement liĂ©e Ă une activitĂ© principale commerciale.
- Deux thĂ©ories principales expliquent la commercialitĂ© par accessoire : la thĂ©orie de lâaccessoire matĂ©riel et la thĂ©orie de lâaccessoire juridique.
- La commercialitĂ© par accessoire Ă©tend le rĂ©gime commercial Ă des actes ou activitĂ©s qui ne sont pas commerciaux en eux-mĂȘmes mais qui sont liĂ©s Ă une activitĂ© commerciale principale.
- La JP retient aussi lâexistence d'actes civils par accessoire.
đĄ Ă retenir
La commercialitĂ© par accessoire sâapplique lorsque lâactivitĂ© accessoire est indissociablement liĂ©e Ă une activitĂ© principale commerciale.
đ 6. Documents comptables obligatoires et leur force probante en droit commercial
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Droit commercial : Branche du droit rĂ©gissant les activitĂ©s des commerçants, incluant les rĂšgles relatives aux registres dâimmatriculation et aux modalitĂ©s probatoires spĂ©cifiques applicables aux actes et documents commerciaux.
- Section II : Les obligations des commerçants Lâexercice dâune profession commerciale quelque soit cette profession suppose de respecter un certain nombre d'obligations.
đ Points essentiels
- Le Registre du commerce et des sociétés (RCS) est tenu au greffe de chaque tribunal de commerce et recense les commerçants ainsi que les sociétés commerciales.
- Le Registre national des entreprises (RNE), instituĂ© par lâordonnance du 15 septembre 2021, est un registre centralisateur tenu par lâInstitut national de la propriĂ©tĂ© industrielle (INPI) qui regroupe les informations sur toutes les entreprises commerciales, artisanales et agricoles.
- Les documents comptables rĂ©guliĂšrement tenus ont une force probante particuliĂšre en droit commercial, Ă©tant considĂ©rĂ©s comme des actes sous signature privĂ©e faisant foi jusquâĂ preuve du contraire.
- Le CdC exige de sa part 2 obligations gĂ©nĂ©rales: â Tout commerçant doit s'immatriculer au registre de commerce et les sociĂ©tĂ© et au registre national des entreprises â Tout commerçant est tenu de respecter des obligations comptables.
- Le CdC dresse la liste des personnes tenues de s'immatriculer au RCS selon l'article L 123-1 du CdC qui dispose que â I.-Il est tenu un registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s auquel sont immatriculĂ©s, sur leur dĂ©claration : 1° Les personnes physiques ayant la qualitĂ© de commerçant, mĂȘme si elles sont tenues Ă immatriculation au registre national des entreprises : 2° Les sociĂ©tĂ©s et groupements d'intĂ©rĂȘt Ă©conomique ayant leur siĂšge dans un dĂ©partement français et jouissant de la personnalitĂ© morale conformĂ©ment Ă l'article 1842 du code civil ou Ă l'article L.
đĄ Ă retenir
Les registres officiels comme le RCS et le RNE assurent lâidentification et la centralisation des informations sur les entreprises, tandis que les documents comptables rĂ©guliĂšrement tenus jouent un rĂŽle essentiel comme preuves en droit commercial, notamment entre commerçants pour les faits de commerce.
đ 7. SpĂ©cificitĂ©s du droit commercial : preuve, solidaritĂ© et sanctions des contrats commerciaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Preuve : ModalitĂ© de dĂ©monstration des actes juridiques qui, en droit commercial, permet la preuve par tous moyens Ă lâĂ©gard des commerçants, sauf disposition contraire.
- Droit commercial est un droit : Discipline juridique spécialisée visant à faciliter les rapports économiques et les échanges commerciaux entre professionnels.
đ Points essentiels
- En droit commercial, la preuve des actes juridiques peut ĂȘtre libre, sans exigence dâĂ©crit au-delĂ dâun certain montant, contrairement au droit civil.
- La solidarité passive en droit commercial est plus stricte que celle en droit civil, facilitant la poursuite des débiteurs.
- Le Code de commerce ne prĂ©voit pas de sanctions gĂ©nĂ©rales spĂ©cifiques pour la mauvaise exĂ©cution des contrats commerciaux, les rĂšgles du Code civil sâappliquent en complĂ©ment.
- De plus, si le commerçant ne remboursait pas immĂ©diatement les sommes, le crĂ©ancier pourra saisir la justice pour obtenir un titre exĂ©cutoire. La meo de cette derniĂšre est rendue difficile en pratique pour pouvoir sâappliquer en rĂ©alitĂ© elle doit porter sur des biens fongibles (susceptible de se substituer facilement les uns aux autres (les remplacer)) = impossibilitĂ© matĂ©rielle parfois de faire jouer cette facultĂ© de remplacement. Depuis l'ordonnance du 10 fĂ©vrier 2016, ces deux techniques sont consacrĂ©es par le droit civil, ce ne sont donc plus des spĂ©cificitĂ©s du DC. Toutefois, il s'agit de techniques qui sont particuliĂšrement adaptĂ©es Ă la vie commerciale, il faut les considĂ©rer comme des techniques propres Ă la vie commerciale mĂȘme si on peut aussi les utiliser dans la vie civile. III. Lâextinction des actes de commerce Le rĂ©gime G dâextinction des actes de commerce, qui permettent de mettre fin Ă la relation contractuelle commerçante, est rĂ©glementĂ© par le Code civil. Toutefois, pour tenir compte des exigences de la vie commerciale (rapiditĂ©, simplicitĂ©) certains textes posent des rĂšgles spĂ©cifiques (issu du CdC). RĂšgle nĂ©anmoins de moins en moins nombreuse dĂ» au mouvement d'uniformisation du droit voulu par le lĂ©gislateur. Ces rĂšgles spĂ©ciales de droit commercial concernent uniquement le paiement et la prescription.
- En droit civil, la preuve des actes juridiques est rĂ©glementĂ©e, lâarticle 1359 du Code civil dispose que : L'acte juridique portant sur une somme ou une valeur excĂ©dant un montant fixĂ© par dĂ©cret doit ĂȘtre prouvĂ© par Ă©crit sous signature privĂ©e ou authentique.
đĄ Ă retenir
Le droit commercial se distingue par des rĂšgles propres, notamment en matiĂšre de preuve, solidaritĂ© et sanctions de lâinexĂ©cution contractuelle, qui dĂ©rogent au droit civil afin de faciliter les Ă©changes commerciaux entre professionnels.
đ 8. ĂlĂ©ments constitutifs et acquisition de la personnalitĂ© morale des sociĂ©tĂ©s commerciales
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- PersonnalitĂ© morale : CapacitĂ© juridique reconnue Ă une sociĂ©tĂ© commerciale lorsquâelle remplit toutes les conditions lĂ©gales de constitution et quâelle est immatriculĂ©e au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s.
- Sociétés commerciales : Le siÚge est situé hors d'un département français et qui ont un établissement dans l'un de ces départements ;
đ Points essentiels
- La personnalitĂ© morale est acquise lorsque toutes les conditions lĂ©gales de constitution dâune sociĂ©tĂ© commerciale sont remplies et que la sociĂ©tĂ© est immatriculĂ©e au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s.
- Les conditions de fond pour constituer une sociĂ©tĂ© commerciale incluent la capacitĂ©, le consentement, un objet licite et une cause licite, conformĂ©ment Ă lâarticle 1128 du Code civil.
- Une sociĂ©tĂ© commerciale peut ĂȘtre constituĂ©e par acte entre personnes physiques ou morales, avec ou sans apports, et sous diverses formes juridiques, y compris des sociĂ©tĂ©s dâexercice libĂ©ral telles que la SELARL, la SELAFA et la SELAS.
- Câest Ă ce moment-lĂ que toutes les conditions pour crĂ©er une sociĂ©tĂ© commerciale sont rĂ©unies.
đĄ Ă retenir
La personnalitĂ© morale est acquise lorsque toutes les conditions lĂ©gales de constitution dâune sociĂ©tĂ© commerciale sont remplies et que la sociĂ©tĂ© est immatriculĂ©e au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s.
đ 9. ActivitĂ©s commerciales : industrie, distribution et services
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ActivitĂ© de distribution : CatĂ©gorie dâactes de commerce par nature correspondant aux opĂ©rations dâachat pour revente, ainsi quâaux entreprises de fournitures et aux Ă©tablissements de vente Ă lâencan, situĂ©es entre la production et la consommation dans le cycle Ă©conomique.
- ActivitĂ© de service : CatĂ©gorie dâactes de commerce par nature regroupant des prestations trĂšs diverses fournies au consommateur, reconnues comme commerciales par la doctrine et la jurisprudence mĂȘme si elles ne sont pas explicitement mentionnĂ©es dans le Code de commerce.
đ Points essentiels
- LâactivitĂ© industrielle concerne la production de biens matĂ©riels destinĂ©s Ă la vente.
- LâactivitĂ© de distribution correspond Ă lâachat pour revente, incluant les entreprises de fourniture et les Ă©tablissements de vente Ă lâencan.
- LâactivitĂ© de service englobe une large gamme de prestations, reconnues comme commerciales par la jurisprudence mĂȘme si non explicitement mentionnĂ©es dans le Code de commerce.
- L'article L 110-1 du code de commerce du coup vise les achats pour revente, les entreprises de fournitures et les Ă©tablissements de vente Ă lâencan.
đĄ Ă retenir
LâactivitĂ© industrielle concerne la production de biens matĂ©riels destinĂ©s Ă la vente.
đ 10. Statut et rĂ©glementation des artisans en droit commercial
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Artisan : ProtĂ©gĂ© pour employĂ© et prĂ©tendre ĂȘtre artisan il faut remplir les conditions requises pour l'ĂȘtre sinon on encourt des rĂ©pressions pĂ©nales.
- Droit commercial : Ensemble des rÚgles juridiques qui régissent les activités commerciales, caractérisé par son évolution constante et son fondement conventionnel, notamment par le contrat entre commerçants.
- RĂšgles du droit : Il peut aussi soumettre des pro Ă des obligations particuliĂšres lorsquâils passent des contrats avec des consommateurs
đ Points essentiels
- Les artisans relĂšvent dâun rĂ©gime juridique propre et ne sont pas assimilĂ©s au droit commercial classique.
- Le lĂ©gislateur tend Ă imposer aux artisans des obligations proches de celles des commerçants, notamment en matiĂšre dâimmatriculation.
- Lâimmatriculation au Registre national des entreprises concerne aussi les artisans.
- Les rÚgles communes à l'artisan et le commerçant Le législateur a tendance depuis quelques années à soumettre les artisans et les commerçants à des rÚgles personne exerce.
đĄ Ă retenir
Les artisans relĂšvent dâun rĂ©gime juridique propre et ne sont pas assimilĂ©s au droit commercial classique.
đ 11. Statuts du conjoint dans lâentreprise commerciale : conjoint collaborateur et conjoint salariĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Conjoint salariĂ© : Statut juridique du conjoint participant de maniĂšre professionnelle et habituelle Ă lâactivitĂ© commerciale et liĂ© Ă lâentreprise par un contrat de travail avec une rĂ©munĂ©ration au moins Ă©gale au SMIC, bĂ©nĂ©ficiant des droits sociaux affĂ©rents.
- Dans l'entreprise : Cadre dans lequel le conjoint exerce une activitĂ© professionnelle rĂ©guliĂšre et habituelle au sein de lâentreprise commerciale du chef dâentreprise, sous un statut juridique spĂ©cifique.
- InconvĂ©nients : Le conjoint nâa pas de pouvoir de cogestion ou de reprĂ©sentation donc seul lâĂ©poux peut gĂ©rer lâactivitĂ© commerciale.
- Conjoint collaborateur : Donc ces actes n'entraĂźnent aucune obligation personnelle Ă la charge du conjoint collaborateur = il nâengage pas sa responsabilitĂ©, câest son Ă©poux commerçant qui en rĂ©pond.
đ Points essentiels
- Le conjoint collaborateur est dĂ©fini par lâarticle R121-1 du Code de commerce comme le conjoint participant Ă lâactivitĂ© sans rĂ©munĂ©ration.
- Le conjoint salariĂ© est liĂ© Ă lâentreprise par un contrat de travail et bĂ©nĂ©ficie des droits sociaux affĂ©rents.
- Les conjoints associĂ©s nâont pas le mĂȘme statut que les conjoints collaborateurs ou salariĂ©s, notamment en matiĂšre de participation aux dĂ©cisions.
- Câest le cas, par exemple, des litiges opposant un employeur (mĂȘme si celui-ci est commerçant) et un salariĂ© dans le cadre dâun contrat de travail, ou encore des infractions pĂ©nales ou fiscales⊠â La compĂ©tence territoriale ConformĂ©ment aux articles 42 Ă 48 du Code de procĂ©dure civile, le tribunal compĂ©tent est celui dans le ressort duquel se situe le domicile du dĂ©fendeur.
- Il bĂ©nĂ©ficie dâun contrat de travail et de tous les droits affĂ©rents.
đĄ Ă retenir
Le conjoint collaborateur est dĂ©fini par lâarticle R121-1 du Code de commerce comme le conjoint participant Ă lâactivitĂ© sans rĂ©munĂ©ration.
đ 12. Protection et droits confĂ©rĂ©s par la propriĂ©tĂ© industrielle
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Dessins et modĂšles : BĂ©nĂ©ficie dâune protection pour une pĂ©riode de 5 ans Ă partir du jour du dĂ©pĂŽt de la demande.
- Brevets : La durĂ©e de protection pour les brevets: dispose d'un droit exclusif dâexploitation sur son bien pendant 20 ans non renouvelable Ă compter du jour de la dĂ©pĂŽt de la demande et aprĂšs ce dĂ©lai ce n'est plus protĂ©gĂ© donc peut ĂȘtre utilisĂ© librement par les commerçants.
đ Points essentiels
- La protection dâun brevet, dâun dessin, dâun modĂšle ou dâune marque suppose une procĂ©dure dâenregistrement auprĂšs de lâINPI, rĂ©alisĂ©e uniquement en ligne aujourdâhui par lâintermĂ©diaire du site internet de lâINPI.
- Le conseiller en propriété industrielle est une profession libérale spécifique prévue dans le code de la propriété industrielle.
- Le titulaire peut concĂ©der une licence dâexploitation exclusive ou non exclusive sur chacun des droits de propriĂ©tĂ© industrielle.
- Le titulaire des droits peut utiliser librement, cĂ©der ou concĂ©der une licence dâexploitation sur ses droits.
đĄ Ă retenir
La protection dâun brevet, dâun dessin, dâun modĂšle ou dâune marque suppose une procĂ©dure dâenregistrement auprĂšs de lâINPI, rĂ©alisĂ©e uniquement en ligne aujourdâhui par lâintermĂ©diaire du site internet de lâINPI.
𧩠Compléments de couverture
- 2021-1189 du 15 septembre 2021 portant crĂ©ation du Registre national des entreprises ou encore la loi n° 2022-172 du 14 fĂ©vrier 2022 en faveur de l'activitĂ© professionnelle indĂ©pendante (cette loi a instituĂ© le statut dit de « lâentrepreneu
- 24 juillet 1966 sur les sociĂ©tĂ©s commerciales fait lâobjet dâun important dĂ©cret du 23 mars 1967, celle du 26 juillet 2005 sur le redressement judiciaire dâun dĂ©cret, non moins essentiel, du 28 dĂ©cembre 2005
- 2025 et pendant une durĂ©e de quatre ans, douze tribunaux des activitĂ©s Ă©conomiques (TAE),ont Ă©tĂ© mis en place Ă titre expĂ©rimental (loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 dâorientation et de programmation du ministĂšre de la justice 2023-2027)
- R. 721-6 du Code de commerce, le tribunal de commerce « connaĂźt en dernier ressort des demandes jusquâĂ la valeur de 5 000 euros »
- L. 721-3 alinĂ©a 2 peuvent ĂȘtre soumis Ă lâarbitrage les mĂȘmes litiges que ceux dont peuvent avoir Ă connaĂźtre les tribunaux de commerce
- Ils en existent deux types: â La lettre de change â Les sociĂ©tĂ© commerciales par la forme A) La lettre de Change On lâa qualifiĂ© Ă©galement de Traite dans le DC est visĂ© comme Ă©tant un acte de commerce par l'article L 110-1 alinĂ©a 10. La loi
- CC = cette expression de vente à l'encan est ancienne car déjà présente dans le code de commerce de 1807
-
- Les opĂ©rations dâintermĂ©diaire L'article L110-1 du CC nâemploi pas ce terme mais il en vise 3 catĂ©gories: Elles consistent en gĂ©nĂ©ral Ă s'interposer dans la circulation de produits et des services
- Exemple: lorsqu'un particulier achĂšte un ordinateur pour son usage personnel, ce nâest pas un AC par nature ni par la forme
- Limites: Certains actes et faits juridiques, malgré leur relation étroite avec une activité commerciale, échappent à la théorie de l'accessoire
- 2016, les juges commerciaux avaient dĂ©jĂ admis depuis longtemps quâun usage pro peut donner au silence, Ă condition que cet usage existe, et peut donner au silence la valeur dâune acceptation (en droit civil il y a pas dâusage) = arrĂȘt 13/0
- Section II : Le rĂ©gime des actes de commerce en prĂ©sence dâune seule partie commerçante Les actes conclus entre un commerçant et une personne non commerçante sont qualifiĂ©s gĂ©nĂ©ralement d'acte mixte
- Titre II : LâactivitĂ© commerciale Le CdC ne rĂ©git pas seulement les AC mais s'applique aussi aux personnes qui accomplissent de tels actes
- Section II : Le commerçant personne morale Le DC français, Ă cĂŽtĂ© de lâexercice de la qualitĂ© de commerçant personne physique, permet Ă toute personne voulant exercer commerce de crĂ©er, constituer une sociĂ©tĂ© commerciale
- Exemple: associé SA ne peuvent pas utiliser les biens de la société pour leur compte perso sinon abus de bien sociaux
- CR. Exemple: si les animaux sont achetĂ©s et revendus immĂ©diatement cĂ d sans avoir respectĂ© le temps nĂ©cessaire du dĂ©roulement dâun cycle biologique alors l'agriculteur sera considĂ©rĂ© comme commerçant
- Chapitre II : Lâexercice de lâactivitĂ© commerciale Lâexercice de lâactivitĂ© commerciale, comme toutes les autres professions, sont rĂ©glementĂ©s par le droit positif
- CP - ce texte fait de l'interdiction dâexercer une activitĂ© commerciale une peine complĂ©mentaire Ă une sanction pĂ©nale
- Lâarticle 121-1 de ce code prĂ©cise quâelles sont les personnes soumises Ă des exigences de qualifications pro
- ProcĂ©dure: LâINPI est lâopĂ©rateur du site internet unique que lâINPI met en place et par cet intermĂ©diaire que les dĂ©clarant communique les infos exigĂ©es pour l'immatriculation
- Lâarticle 121-4 du Code de commerce dispose que (ModifiĂ© par Ordonnance n°2021- 1189 du 15 septembre 2021 - art
- Exemple: pour lâexploitant dâune librairie des Ă©tagĂšres de prĂ©sentation sont essentielles mais pour une entreprise de transport, le matĂ©riel utilisĂ© sont des vĂ©hicules de transports et pas des Ă©tagĂšres
- Exemple: lieu touristique oĂč on considĂ©rait quâau vu de lâexploitation du lieu la prĂ©existence de la clientĂšle pouvait ĂȘtre admise) â La clientĂšle doit ĂȘtre personnelle Ă l'exploitant
- Exemple: il doit ĂȘtre nouveau et prĂ©sentant un caractĂšre propre, quâil se distingue de lâaspect technique du produit, il faut quâil ne porte pas atteinte Ă lâOP et aux bonnes mĆurs
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1970 | Loi sur la représentation du ministÚre public au tribunal de commerce |
| 2006 | ArrĂȘt sur les entreprises de fourniture de services |
| 2021 | Ordonnance créant le RNE |
| 1842 | Référence à la personnalité morale des sociétés |
| 2016 | Réforme de la justice commerciale |
| 1359 | Ordonnance sur les tribunaux de commerce |
đ Tableaux de SynthĂšse
Sources du droit commercial
| Source | RĂŽle | Exemple |
|---|
| Textes Ă©crits | Encadrent le droit commercial | Lois, rĂšglements autonomes, rĂšglements dâapplication |
| Usages commerciaux | ComplÚtent ou précisent les rÚgles écrites | Pratiques répétées et acceptées dans le commerce |
| Jurisprudence commerciale | InterprÚte et adapte les rÚgles | Décisions judiciaires selon les cas concrets |
Actes de commerce par nature
| Catégorie | Idée centrale | RepÚre |
|---|
| Distribution | Achat pour revente | Entreprises de fourniture, vente Ă lâencan |
| Service | Prestations diverses | Reconnu par la doctrine et la jurisprudence |
| Industrie | Production de biens matériels | Biens destinés à la vente |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Ne pas confondre droit commercial et droit applicable à tous : il est présenté comme applicable aux commerçants et aux actes de commerce.
- Ne pas croire que le Code de commerce dĂ©finit le droit commercial : le contenu indique quâil nâest pas dĂ©fini par la loi ni par le Code de commerce.
- Ne pas confondre RCS et RNE : le RCS est tenu au greffe du tribunal de commerce, le RNE est centralisĂ© par lâINPI.
- Ne pas confondre acte de commerce par nature et commercialitĂ© par accessoire : lâune tient Ă la nature de lâacte, lâautre au rattachement Ă une activitĂ© commerciale.
- Ne pas confondre documents comptables et simple preuve libre : les documents comptables réguliÚrement tenus ont une force probante particuliÚre.
- Ne pas confondre conjoint collaborateur et conjoint salariĂ© : ce sont deux statuts distincts dans lâentreprise commerciale.
â
Checklist Examen
- Définir le droit commercial comme un droit construit par la doctrine et les textes.
- Distinguer conception subjective et logique des actes de commerce.
- Identifier les trois sources internes : textes écrits, usages commerciaux, jurisprudence commerciale.
- ConnaĂźtre lâorganisation des tribunaux de commerce et le rĂŽle des juges consulaires.
- Retenir les conditions de lâarticle L110-1 pour les actes de commerce par nature.
- Savoir ce que recouvre lâactivitĂ© de distribution.
- Savoir ce que recouvre lâactivitĂ© de service en droit commercial.
- ConnaĂźtre les obligations dâimmatriculation au RCS et au RNE.
- Retenir la force probante des documents comptables réguliÚrement tenus.
- MaĂźtriser les conditions de fond de constitution dâune sociĂ©tĂ© commerciale et lâimmatriculation pour la personnalitĂ© morale.
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