Revision sheet: Introduction au droit commercial

Plan du Cours

  1. Définitions et conceptions du droit commercial
  2. Sources du droit commercial : textes écrits, usages et jurisprudence
  3. Organisation et spécificités des tribunaux de commerce
  4. Détermination et classification des actes de commerce selon l'article L110-1 du Code de commerce
  5. Conditions et domaine de la commercialité par accessoires
  6. Documents comptables obligatoires et leur force probante en droit commercial
  7. Spécificités du droit commercial : preuve, solidarité et sanctions des contrats commerciaux
  8. ÉlĂ©ments constitutifs et acquisition de la personnalitĂ© morale des sociĂ©tĂ©s commerciales
  9. Activités commerciales : industrie, distribution et services
  10. Statut et réglementation des artisans en droit commercial
  11. Statuts du conjoint dans l’entreprise commerciale : conjoint collaborateur et conjoint salariĂ©
  12. Protection et droits conférés par la propriété industrielle

1. Définitions et conceptions du droit commercial

Notions clés & Définitions

  • Acte de commerce : En droit civil le mineur est frappĂ© d’une incapacitĂ© juridique mais ce que ne peut pas faire le mineur, ses reprĂ©sentants lĂ©gaux peuvent le faire pour lui
  • Droit commercial : Cette dĂ©finition contient 2 conception diffĂ©rentes du Droit commercial: 1.
  • Commerçant : Ce DC est applicable donc qu’aux commerçants.

Points essentiels

  • Le droit commercial n’est pas dĂ©fini par la loi ni par le Code de commerce ; il est dĂ©fini par la doctrine et les textes.
  • La conception subjective du droit commercial le dĂ©finit comme le droit applicable aux commerçants, c’est-Ă -dire aux personnes exerçant une activitĂ© commerciale.
  • Il faut donc se tourner vers la doctrine et les textes = les auteurs dĂ©finissent le droit commercial comme Ă©tant le droit applicable Ă  certaines personnes qu’on appelles les commerçants et Ă  certaines opĂ©rations juridiques qualifiĂ©es d’actes de commerce.

À retenir

Le droit commercial n’est pas dĂ©fini par la loi ni par le Code de commerce ; il est dĂ©fini par la doctrine et les textes.

2. Sources du droit commercial : textes écrits, usages et jurisprudence

Notions clés & Définitions

  • Textes Ă©crits : Normes Ă©crites qui encadrent le droit commercial, comprenant les lois, les rĂšglements autonomes et les rĂšglements d’application.
  • Usages commerciaux : Pratiques rĂ©pĂ©tĂ©es et acceptĂ©es dans le commerce qui complĂštent ou prĂ©cisent les rĂšgles Ă©crites en raison de leur capacitĂ© Ă  rĂ©pondre aux besoins de simplicitĂ©, rapiditĂ© et adaptabilitĂ© du commerce.
  • Jurisprudence commerciale : Source interprĂ©tative constituĂ©e par les dĂ©cisions judiciaires qui adaptent et prĂ©cisent les rĂšgles du droit commercial en fonction des cas concrets.
  • Sources internes du droit commercial : Les sources internes du droit commercial La connaissance d’une matiĂšre nouvelle passe, bien sĂ»r, par la prĂ©sentation de ses sources.

Points essentiels

  • Les textes Ă©crits comprennent les lois, rĂšglements autonomes et rĂšglements d’application qui rĂ©gissent le droit commercial.
  • Les usages commerciaux sont des pratiques rĂ©pĂ©tĂ©es et acceptĂ©es dans le commerce qui peuvent complĂ©ter ou prĂ©ciser les rĂšgles Ă©crites.
  • La jurisprudence commerciale est la source interprĂ©tative qui adapte et prĂ©cise les rĂšgles du droit commercial en fonction des cas concrets.
  • Mais la jurisprudence joue, en droit commercial, une fonction qui dĂ©passe la simple interprĂ©tation des textes.

À retenir

Les textes Ă©crits comprennent les lois, rĂšglements autonomes et rĂšglements d’application qui rĂ©gissent le droit commercial.

3. Organisation et spécificités des tribunaux de commerce

Notions clés & Définitions

  • Tribunal de commerce : La justice commerciale peut relever d’arbitre

Points essentiels

  • Les juges consulaires sont Ă©lus pour quatre ans au scrutin secret par leurs pairs, peuvent ĂȘtre réélus, et leurs fonctions ne sont pas rĂ©munĂ©rĂ©es.
  • Le prĂ©sident du tribunal de commerce est dĂ©signĂ© parmi les juges ayant exercĂ© au moins six ans dans un tribunal de commerce, puis Ă©lu pour quatre ans au scrutin secret par l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des juges.
  • Depuis la loi du 10 juillet 1970, le ministĂšre public est reprĂ©sentĂ© par le procureur de la RĂ©publique dans chaque tribunal de commerce, intervenant notamment dans les procĂ©dures collectives.
  • 1). Le prĂ©sident est dĂ©signĂ© parmi les juges du tribunal qui ont exercĂ© des fonctions dans un tribunal de commerce pendant au moins six ans (article L. 722-11 alinĂ©a
  • Il est Ă©lu pour quatre ans au scrutin secret par les juges du tribunal de commerce rĂ©unis en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.

À retenir

Les tribunaux de commerce sont des juridictions spĂ©cialisĂ©es de premiĂšre instance en droit commercial, composĂ©es de juges consulaires Ă©lus non rĂ©munĂ©rĂ©s, avec un prĂ©sident Ă©lu parmi les juges expĂ©rimentĂ©s, et complĂ©tĂ©s par l’intervention du ministĂšre public dans certains cas spĂ©cifiques.

4. Détermination et classification des actes de commerce selon l'article L110-1 du Code de commerce

Notions clés & Définitions

  • Par exemple : Expression utilisĂ©e pour introduire une illustration ou un cas concret afin de clarifier un propos.
  • ActivitĂ©s de service : Prestations contribuant Ă  la satisfaction d’un besoin individuel ou collectif sans transfert de propriĂ©tĂ© d’un bien matĂ©riel, reconnues par la jurisprudence comme relevant du droit commercial lorsqu’elles remplissent les critĂšres d’activitĂ© commerciale, bien que non nommĂ©es explicitement dans l’article L110-1.
  • ActivitĂ©s de fourniture : Le rattachement s’est fait comme cela que c’était une activitĂ© de service donc AC qui rĂ©ponde aux entreprises de fourniture (arrĂȘt du 5 dĂ©cembre 2006 par la chambre commercial) Selon la doctrine, la catĂ©gorie des activitĂ©s de fourniture de services est entendue de maniĂšre large.
  • Code de commerce : La notion de service n’est pas facile Ă  saisir car le code de commerce n'en donne pas de dĂ©finition.

Points essentiels

  • Les sociĂ©tĂ©s commerciales par la forme sont considĂ©rĂ©es comme actes de commerce par la forme, indĂ©pendamment de leur activitĂ©.
  • La jurisprudence reconnaĂźt les activitĂ©s de service comme relevant du droit commercial lorsqu’elles rĂ©pondent aux critĂšres d’activitĂ© commerciale, bien que ce terme ne soit pas explicitement mentionnĂ© dans l’article L110-1.
  • Les actes de commerce par nature L'article L 110-1 du code de commerce ne qualifie directement aucun acte comme Ă©tant un acte de commerce par nature.
  • L'article L 110-1 du code de commerce du coup vise les achats pour revente, les entreprises de fournitures et les Ă©tablissements de vente Ă  l’encan.

À retenir

La jurisprudence reconnaĂźt les activitĂ©s de service comme relevant du droit commercial lorsqu’elles rĂ©pondent aux critĂšres d’activitĂ© commerciale, bien que ce terme ne soit pas explicitement mentionnĂ© dans l’article L110-1.

5. Conditions et domaine de la commercialité par accessoires

Notions clés & Définitions

  • Principe : RĂšgle selon laquelle des actes ou faits juridiques deviennent commerciaux lorsqu’ils sont accomplis par un commerçant pour les besoins de son activitĂ© commerciale, mĂȘme si ces actes ne sont pas commerciaux par nature.
  • Exemple : Cas oĂč l’achat d’un ordinateur par un commerçant pour les besoins de son activitĂ© est qualifiĂ© d’acte commercial par accessoire, alors que le mĂȘme achat effectuĂ© par un particulier Ă  des fins privĂ©es reste un acte civil.
  • CommercialitĂ© par accessoire : MĂ©canisme juridique qui Ă©tend la qualification commerciale Ă  des actes ou activitĂ©s non commerciaux en eux-mĂȘmes, dĂšs lors qu’ils sont indissociablement liĂ©s Ă  une activitĂ© commerciale principale exercĂ©e par un commerçant.
  • PrĂ©somption de commercialitĂ© : Effet juridique selon lequel un acte accompli par un commerçant pour les besoins de son activitĂ© est prĂ©sumĂ© commercial, sauf preuve contraire qu’il a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© Ă  titre privĂ©.
  • Limites : Certains actes et faits juridiques, malgrĂ© leur relation Ă©troite avec une activitĂ© commerciale, Ă©chappent Ă  la mettre de l’ordre soit supprimer les termes obsolĂštes, ajouter dans le CC des termes relatifs Ă  la commercialitĂ©, rajouter des opĂ©rations.

Points essentiels

  • La commercialitĂ© par accessoire s’applique lorsque l’activitĂ© accessoire est indissociablement liĂ©e Ă  une activitĂ© principale commerciale.
  • Deux thĂ©ories principales expliquent la commercialitĂ© par accessoire : la thĂ©orie de l’accessoire matĂ©riel et la thĂ©orie de l’accessoire juridique.
  • La commercialitĂ© par accessoire Ă©tend le rĂ©gime commercial Ă  des actes ou activitĂ©s qui ne sont pas commerciaux en eux-mĂȘmes mais qui sont liĂ©s Ă  une activitĂ© commerciale principale.
  • La JP retient aussi l’existence d'actes civils par accessoire.

À retenir

La commercialitĂ© par accessoire s’applique lorsque l’activitĂ© accessoire est indissociablement liĂ©e Ă  une activitĂ© principale commerciale.

6. Documents comptables obligatoires et leur force probante en droit commercial

Notions clés & Définitions

  • Droit commercial : Branche du droit rĂ©gissant les activitĂ©s des commerçants, incluant les rĂšgles relatives aux registres d’immatriculation et aux modalitĂ©s probatoires spĂ©cifiques applicables aux actes et documents commerciaux.
  • Section II : Les obligations des commerçants L’exercice d’une profession commerciale quelque soit cette profession suppose de respecter un certain nombre d'obligations.

Points essentiels

  • Le Registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s (RCS) est tenu au greffe de chaque tribunal de commerce et recense les commerçants ainsi que les sociĂ©tĂ©s commerciales.
  • Le Registre national des entreprises (RNE), instituĂ© par l’ordonnance du 15 septembre 2021, est un registre centralisateur tenu par l’Institut national de la propriĂ©tĂ© industrielle (INPI) qui regroupe les informations sur toutes les entreprises commerciales, artisanales et agricoles.
  • Les documents comptables rĂ©guliĂšrement tenus ont une force probante particuliĂšre en droit commercial, Ă©tant considĂ©rĂ©s comme des actes sous signature privĂ©e faisant foi jusqu’à preuve du contraire.
  • Le CdC exige de sa part 2 obligations gĂ©nĂ©rales: ➔ Tout commerçant doit s'immatriculer au registre de commerce et les sociĂ©tĂ© et au registre national des entreprises ➔ Tout commerçant est tenu de respecter des obligations comptables.
  • Le CdC dresse la liste des personnes tenues de s'immatriculer au RCS selon l'article L 123-1 du CdC qui dispose que “ I.-Il est tenu un registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s auquel sont immatriculĂ©s, sur leur dĂ©claration : 1° Les personnes physiques ayant la qualitĂ© de commerçant, mĂȘme si elles sont tenues Ă  immatriculation au registre national des entreprises : 2° Les sociĂ©tĂ©s et groupements d'intĂ©rĂȘt Ă©conomique ayant leur siĂšge dans un dĂ©partement français et jouissant de la personnalitĂ© morale conformĂ©ment Ă  l'article 1842 du code civil ou Ă  l'article L.

À retenir

Les registres officiels comme le RCS et le RNE assurent l’identification et la centralisation des informations sur les entreprises, tandis que les documents comptables rĂ©guliĂšrement tenus jouent un rĂŽle essentiel comme preuves en droit commercial, notamment entre commerçants pour les faits de commerce.

7. Spécificités du droit commercial : preuve, solidarité et sanctions des contrats commerciaux

Notions clés & Définitions

  • Preuve : ModalitĂ© de dĂ©monstration des actes juridiques qui, en droit commercial, permet la preuve par tous moyens Ă  l’égard des commerçants, sauf disposition contraire.
  • Droit commercial est un droit : Discipline juridique spĂ©cialisĂ©e visant Ă  faciliter les rapports Ă©conomiques et les Ă©changes commerciaux entre professionnels.

Points essentiels

  • En droit commercial, la preuve des actes juridiques peut ĂȘtre libre, sans exigence d’écrit au-delĂ  d’un certain montant, contrairement au droit civil.
  • La solidaritĂ© passive en droit commercial est plus stricte que celle en droit civil, facilitant la poursuite des dĂ©biteurs.
  • Le Code de commerce ne prĂ©voit pas de sanctions gĂ©nĂ©rales spĂ©cifiques pour la mauvaise exĂ©cution des contrats commerciaux, les rĂšgles du Code civil s’appliquent en complĂ©ment.
  • De plus, si le commerçant ne remboursait pas immĂ©diatement les sommes, le crĂ©ancier pourra saisir la justice pour obtenir un titre exĂ©cutoire. La meo de cette derniĂšre est rendue difficile en pratique pour pouvoir s’appliquer en rĂ©alitĂ© elle doit porter sur des biens fongibles (susceptible de se substituer facilement les uns aux autres (les remplacer)) = impossibilitĂ© matĂ©rielle parfois de faire jouer cette facultĂ© de remplacement. Depuis l'ordonnance du 10 fĂ©vrier 2016, ces deux techniques sont consacrĂ©es par le droit civil, ce ne sont donc plus des spĂ©cificitĂ©s du DC. Toutefois, il s'agit de techniques qui sont particuliĂšrement adaptĂ©es Ă  la vie commerciale, il faut les considĂ©rer comme des techniques propres Ă  la vie commerciale mĂȘme si on peut aussi les utiliser dans la vie civile. III. L’extinction des actes de commerce Le rĂ©gime G d’extinction des actes de commerce, qui permettent de mettre fin Ă  la relation contractuelle commerçante, est rĂ©glementĂ© par le Code civil. Toutefois, pour tenir compte des exigences de la vie commerciale (rapiditĂ©, simplicitĂ©) certains textes posent des rĂšgles spĂ©cifiques (issu du CdC). RĂšgle nĂ©anmoins de moins en moins nombreuse dĂ» au mouvement d'uniformisation du droit voulu par le lĂ©gislateur. Ces rĂšgles spĂ©ciales de droit commercial concernent uniquement le paiement et la prescription.
  • En droit civil, la preuve des actes juridiques est rĂ©glementĂ©e, l’article 1359 du Code civil dispose que : L'acte juridique portant sur une somme ou une valeur excĂ©dant un montant fixĂ© par dĂ©cret doit ĂȘtre prouvĂ© par Ă©crit sous signature privĂ©e ou authentique.

À retenir

Le droit commercial se distingue par des rĂšgles propres, notamment en matiĂšre de preuve, solidaritĂ© et sanctions de l’inexĂ©cution contractuelle, qui dĂ©rogent au droit civil afin de faciliter les Ă©changes commerciaux entre professionnels.

8. ÉlĂ©ments constitutifs et acquisition de la personnalitĂ© morale des sociĂ©tĂ©s commerciales

Notions clés & Définitions

  • PersonnalitĂ© morale : CapacitĂ© juridique reconnue Ă  une sociĂ©tĂ© commerciale lorsqu’elle remplit toutes les conditions lĂ©gales de constitution et qu’elle est immatriculĂ©e au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s.
  • SociĂ©tĂ©s commerciales : Le siĂšge est situĂ© hors d'un dĂ©partement français et qui ont un Ă©tablissement dans l'un de ces dĂ©partements ;

Points essentiels

  • La personnalitĂ© morale est acquise lorsque toutes les conditions lĂ©gales de constitution d’une sociĂ©tĂ© commerciale sont remplies et que la sociĂ©tĂ© est immatriculĂ©e au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s.
  • Les conditions de fond pour constituer une sociĂ©tĂ© commerciale incluent la capacitĂ©, le consentement, un objet licite et une cause licite, conformĂ©ment Ă  l’article 1128 du Code civil.
  • Une sociĂ©tĂ© commerciale peut ĂȘtre constituĂ©e par acte entre personnes physiques ou morales, avec ou sans apports, et sous diverses formes juridiques, y compris des sociĂ©tĂ©s d’exercice libĂ©ral telles que la SELARL, la SELAFA et la SELAS.
  • C’est Ă  ce moment-lĂ  que toutes les conditions pour crĂ©er une sociĂ©tĂ© commerciale sont rĂ©unies.

À retenir

La personnalitĂ© morale est acquise lorsque toutes les conditions lĂ©gales de constitution d’une sociĂ©tĂ© commerciale sont remplies et que la sociĂ©tĂ© est immatriculĂ©e au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s.

9. Activités commerciales : industrie, distribution et services

Notions clés & Définitions

  • ActivitĂ© de distribution : CatĂ©gorie d’actes de commerce par nature correspondant aux opĂ©rations d’achat pour revente, ainsi qu’aux entreprises de fournitures et aux Ă©tablissements de vente Ă  l’encan, situĂ©es entre la production et la consommation dans le cycle Ă©conomique.
  • ActivitĂ© de service : CatĂ©gorie d’actes de commerce par nature regroupant des prestations trĂšs diverses fournies au consommateur, reconnues comme commerciales par la doctrine et la jurisprudence mĂȘme si elles ne sont pas explicitement mentionnĂ©es dans le Code de commerce.

Points essentiels

  • L’activitĂ© industrielle concerne la production de biens matĂ©riels destinĂ©s Ă  la vente.
  • L’activitĂ© de distribution correspond Ă  l’achat pour revente, incluant les entreprises de fourniture et les Ă©tablissements de vente Ă  l’encan.
  • L’activitĂ© de service englobe une large gamme de prestations, reconnues comme commerciales par la jurisprudence mĂȘme si non explicitement mentionnĂ©es dans le Code de commerce.
  • L'article L 110-1 du code de commerce du coup vise les achats pour revente, les entreprises de fournitures et les Ă©tablissements de vente Ă  l’encan.

À retenir

L’activitĂ© industrielle concerne la production de biens matĂ©riels destinĂ©s Ă  la vente.

10. Statut et réglementation des artisans en droit commercial

Notions clés & Définitions

  • Artisan : ProtĂ©gĂ© pour employĂ© et prĂ©tendre ĂȘtre artisan il faut remplir les conditions requises pour l'ĂȘtre sinon on encourt des rĂ©pressions pĂ©nales.
  • Droit commercial : Ensemble des rĂšgles juridiques qui rĂ©gissent les activitĂ©s commerciales, caractĂ©risĂ© par son Ă©volution constante et son fondement conventionnel, notamment par le contrat entre commerçants.
  • RĂšgles du droit : Il peut aussi soumettre des pro Ă  des obligations particuliĂšres lorsqu’ils passent des contrats avec des consommateurs

Points essentiels

  • Les artisans relĂšvent d’un rĂ©gime juridique propre et ne sont pas assimilĂ©s au droit commercial classique.
  • Le lĂ©gislateur tend Ă  imposer aux artisans des obligations proches de celles des commerçants, notamment en matiĂšre d’immatriculation.
  • L’immatriculation au Registre national des entreprises concerne aussi les artisans.
  • Les rĂšgles communes Ă  l'artisan et le commerçant Le lĂ©gislateur a tendance depuis quelques annĂ©es Ă  soumettre les artisans et les commerçants Ă  des rĂšgles personne exerce.

À retenir

Les artisans relĂšvent d’un rĂ©gime juridique propre et ne sont pas assimilĂ©s au droit commercial classique.

11. Statuts du conjoint dans l’entreprise commerciale : conjoint collaborateur et conjoint salariĂ©

Notions clés & Définitions

  • Conjoint salariĂ© : Statut juridique du conjoint participant de maniĂšre professionnelle et habituelle Ă  l’activitĂ© commerciale et liĂ© Ă  l’entreprise par un contrat de travail avec une rĂ©munĂ©ration au moins Ă©gale au SMIC, bĂ©nĂ©ficiant des droits sociaux affĂ©rents.
  • Dans l'entreprise : Cadre dans lequel le conjoint exerce une activitĂ© professionnelle rĂ©guliĂšre et habituelle au sein de l’entreprise commerciale du chef d’entreprise, sous un statut juridique spĂ©cifique.
  • InconvĂ©nients : Le conjoint n’a pas de pouvoir de cogestion ou de reprĂ©sentation donc seul l’époux peut gĂ©rer l’activitĂ© commerciale.
  • Conjoint collaborateur : Donc ces actes n'entraĂźnent aucune obligation personnelle Ă  la charge du conjoint collaborateur = il n’engage pas sa responsabilitĂ©, c’est son Ă©poux commerçant qui en rĂ©pond.

Points essentiels

  • Le conjoint collaborateur est dĂ©fini par l’article R121-1 du Code de commerce comme le conjoint participant Ă  l’activitĂ© sans rĂ©munĂ©ration.
  • Le conjoint salariĂ© est liĂ© Ă  l’entreprise par un contrat de travail et bĂ©nĂ©ficie des droits sociaux affĂ©rents.
  • Les conjoints associĂ©s n’ont pas le mĂȘme statut que les conjoints collaborateurs ou salariĂ©s, notamment en matiĂšre de participation aux dĂ©cisions.
  • C’est le cas, par exemple, des litiges opposant un employeur (mĂȘme si celui-ci est commerçant) et un salariĂ© dans le cadre d’un contrat de travail, ou encore des infractions pĂ©nales ou fiscales
 ● La compĂ©tence territoriale ConformĂ©ment aux articles 42 Ă  48 du Code de procĂ©dure civile, le tribunal compĂ©tent est celui dans le ressort duquel se situe le domicile du dĂ©fendeur.
  • Il bĂ©nĂ©ficie d’un contrat de travail et de tous les droits affĂ©rents.

À retenir

Le conjoint collaborateur est dĂ©fini par l’article R121-1 du Code de commerce comme le conjoint participant Ă  l’activitĂ© sans rĂ©munĂ©ration.

12. Protection et droits conférés par la propriété industrielle

Notions clés & Définitions

  • Dessins et modĂšles : BĂ©nĂ©ficie d’une protection pour une pĂ©riode de 5 ans Ă  partir du jour du dĂ©pĂŽt de la demande.
  • Brevets : La durĂ©e de protection pour les brevets: dispose d'un droit exclusif d’exploitation sur son bien pendant 20 ans non renouvelable Ă  compter du jour de la dĂ©pĂŽt de la demande et aprĂšs ce dĂ©lai ce n'est plus protĂ©gĂ© donc peut ĂȘtre utilisĂ© librement par les commerçants.

Points essentiels

  • La protection d’un brevet, d’un dessin, d’un modĂšle ou d’une marque suppose une procĂ©dure d’enregistrement auprĂšs de l’INPI, rĂ©alisĂ©e uniquement en ligne aujourd’hui par l’intermĂ©diaire du site internet de l’INPI.
  • Le conseiller en propriĂ©tĂ© industrielle est une profession libĂ©rale spĂ©cifique prĂ©vue dans le code de la propriĂ©tĂ© industrielle.
  • Le titulaire peut concĂ©der une licence d’exploitation exclusive ou non exclusive sur chacun des droits de propriĂ©tĂ© industrielle.
  • Le titulaire des droits peut utiliser librement, cĂ©der ou concĂ©der une licence d’exploitation sur ses droits.

À retenir

La protection d’un brevet, d’un dessin, d’un modĂšle ou d’une marque suppose une procĂ©dure d’enregistrement auprĂšs de l’INPI, rĂ©alisĂ©e uniquement en ligne aujourd’hui par l’intermĂ©diaire du site internet de l’INPI.

đŸ§© ComplĂ©ments de couverture

  1. 2021-1189 du 15 septembre 2021 portant crĂ©ation du Registre national des entreprises ou encore la loi n° 2022-172 du 14 fĂ©vrier 2022 en faveur de l'activitĂ© professionnelle indĂ©pendante (cette loi a instituĂ© le statut dit de « l’entrepreneu
  2. 24 juillet 1966 sur les sociĂ©tĂ©s commerciales fait l’objet d’un important dĂ©cret du 23 mars 1967, celle du 26 juillet 2005 sur le redressement judiciaire d’un dĂ©cret, non moins essentiel, du 28 dĂ©cembre 2005
  3. 2025 et pendant une durĂ©e de quatre ans, douze tribunaux des activitĂ©s Ă©conomiques (TAE),ont Ă©tĂ© mis en place Ă  titre expĂ©rimental (loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministĂšre de la justice 2023-2027)
  4. R. 721-6 du Code de commerce, le tribunal de commerce « connaĂźt en dernier ressort des demandes jusqu’à la valeur de 5 000 euros »
  5. L. 721-3 alinĂ©a 2 peuvent ĂȘtre soumis Ă  l’arbitrage les mĂȘmes litiges que ceux dont peuvent avoir Ă  connaĂźtre les tribunaux de commerce
  6. Ils en existent deux types: ➔ La lettre de change ➔ Les sociĂ©tĂ© commerciales par la forme A) La lettre de Change On l’a qualifiĂ© Ă©galement de Traite dans le DC est visĂ© comme Ă©tant un acte de commerce par l'article L 110-1 alinĂ©a 10. La loi
  7. CC = cette expression de vente à l'encan est ancienne car déjà présente dans le code de commerce de 1807
    1. Les opĂ©rations d’intermĂ©diaire L'article L110-1 du CC n’emploi pas ce terme mais il en vise 3 catĂ©gories: Elles consistent en gĂ©nĂ©ral Ă  s'interposer dans la circulation de produits et des services
  8. Exemple: lorsqu'un particulier achùte un ordinateur pour son usage personnel, ce n’est pas un AC par nature ni par la forme
  9. Limites: Certains actes et faits juridiques, malgré leur relation étroite avec une activité commerciale, échappent à la théorie de l'accessoire
  10. 2016, les juges commerciaux avaient dĂ©jĂ  admis depuis longtemps qu’un usage pro peut donner au silence, Ă  condition que cet usage existe, et peut donner au silence la valeur d’une acceptation (en droit civil il y a pas d’usage) = arrĂȘt 13/0
  11. Section II : Le rĂ©gime des actes de commerce en prĂ©sence d’une seule partie commerçante Les actes conclus entre un commerçant et une personne non commerçante sont qualifiĂ©s gĂ©nĂ©ralement d'acte mixte
  12. Titre II : L’activitĂ© commerciale Le CdC ne rĂ©git pas seulement les AC mais s'applique aussi aux personnes qui accomplissent de tels actes
  13. Section II : Le commerçant personne morale Le DC français, Ă  cĂŽtĂ© de l’exercice de la qualitĂ© de commerçant personne physique, permet Ă  toute personne voulant exercer commerce de crĂ©er, constituer une sociĂ©tĂ© commerciale
  14. Exemple: associé SA ne peuvent pas utiliser les biens de la société pour leur compte perso sinon abus de bien sociaux
  15. CR. Exemple: si les animaux sont achetĂ©s et revendus immĂ©diatement cĂ d sans avoir respectĂ© le temps nĂ©cessaire du dĂ©roulement d’un cycle biologique alors l'agriculteur sera considĂ©rĂ© comme commerçant
  16. Chapitre II : L’exercice de l’activitĂ© commerciale L’exercice de l’activitĂ© commerciale, comme toutes les autres professions, sont rĂ©glementĂ©s par le droit positif
  17. CP - ce texte fait de l'interdiction d’exercer une activitĂ© commerciale une peine complĂ©mentaire Ă  une sanction pĂ©nale
  18. L’article 121-1 de ce code prĂ©cise qu’elles sont les personnes soumises Ă  des exigences de qualifications pro
  19. ProcĂ©dure: L’INPI est l’opĂ©rateur du site internet unique que l’INPI met en place et par cet intermĂ©diaire que les dĂ©clarant communique les infos exigĂ©es pour l'immatriculation
  20. L’article 121-4 du Code de commerce dispose que (ModifiĂ© par Ordonnance n°2021- 1189 du 15 septembre 2021 - art
  21. Exemple: pour l’exploitant d’une librairie des Ă©tagĂšres de prĂ©sentation sont essentielles mais pour une entreprise de transport, le matĂ©riel utilisĂ© sont des vĂ©hicules de transports et pas des Ă©tagĂšres
  22. Exemple: lieu touristique oĂč on considĂ©rait qu’au vu de l’exploitation du lieu la prĂ©existence de la clientĂšle pouvait ĂȘtre admise) ➔ La clientĂšle doit ĂȘtre personnelle Ă  l'exploitant
  23. Exemple: il doit ĂȘtre nouveau et prĂ©sentant un caractĂšre propre, qu’il se distingue de l’aspect technique du produit, il faut qu’il ne porte pas atteinte Ă  l’OP et aux bonnes mƓurs

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1970Loi sur la représentation du ministÚre public au tribunal de commerce
2006ArrĂȘt sur les entreprises de fourniture de services
2021Ordonnance créant le RNE
1842Référence à la personnalité morale des sociétés
2016Réforme de la justice commerciale
1359Ordonnance sur les tribunaux de commerce

Tableaux de SynthĂšse

Sources du droit commercial

SourceRĂŽleExemple
Textes Ă©critsEncadrent le droit commercialLois, rĂšglements autonomes, rĂšglements d’application
Usages commerciauxComplÚtent ou précisent les rÚgles écritesPratiques répétées et acceptées dans le commerce
Jurisprudence commercialeInterprÚte et adapte les rÚglesDécisions judiciaires selon les cas concrets

Actes de commerce par nature

CatégorieIdée centraleRepÚre
DistributionAchat pour reventeEntreprises de fourniture, vente à l’encan
ServicePrestations diversesReconnu par la doctrine et la jurisprudence
IndustrieProduction de biens matérielsBiens destinés à la vente

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Ne pas confondre droit commercial et droit applicable à tous : il est présenté comme applicable aux commerçants et aux actes de commerce.
  2. Ne pas croire que le Code de commerce dĂ©finit le droit commercial : le contenu indique qu’il n’est pas dĂ©fini par la loi ni par le Code de commerce.
  3. Ne pas confondre RCS et RNE : le RCS est tenu au greffe du tribunal de commerce, le RNE est centralisĂ© par l’INPI.
  4. Ne pas confondre acte de commerce par nature et commercialitĂ© par accessoire : l’une tient Ă  la nature de l’acte, l’autre au rattachement Ă  une activitĂ© commerciale.
  5. Ne pas confondre documents comptables et simple preuve libre : les documents comptables réguliÚrement tenus ont une force probante particuliÚre.
  6. Ne pas confondre conjoint collaborateur et conjoint salariĂ© : ce sont deux statuts distincts dans l’entreprise commerciale.

Checklist Examen

  1. Définir le droit commercial comme un droit construit par la doctrine et les textes.
  2. Distinguer conception subjective et logique des actes de commerce.
  3. Identifier les trois sources internes : textes écrits, usages commerciaux, jurisprudence commerciale.
  4. Connaütre l’organisation des tribunaux de commerce et le rîle des juges consulaires.
  5. Retenir les conditions de l’article L110-1 pour les actes de commerce par nature.
  6. Savoir ce que recouvre l’activitĂ© de distribution.
  7. Savoir ce que recouvre l’activitĂ© de service en droit commercial.
  8. Connaütre les obligations d’immatriculation au RCS et au RNE.
  9. Retenir la force probante des documents comptables réguliÚrement tenus.
  10. MaĂźtriser les conditions de fond de constitution d’une sociĂ©tĂ© commerciale et l’immatriculation pour la personnalitĂ© morale.

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Test your knowledge on Introduction au droit commercial with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Pour ĂȘtre Ă©lu prĂ©sident d’un tribunal de commerce, quel profil faut-il d’abord rĂ©unir ?

2. Quel est le rÎle du titulaire des droits de propriété industrielle concernant ses droits ?

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Memorize the key concepts of Introduction au droit commercial with 24 interactive flashcards.

Acte de commerce — dĂ©finition ?

Acte juridique considéré comme commercial en droit.

Droit commercial — conception subjective ?

Droit applicable aux commerçants et activités commerciales.

Sources du droit commercial — principales ?

Textes écrits, usages, jurisprudence.

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