Revision sheet: Introduction au droit de la famille et filiation

Plan du Cours

  1. Évolution juridique et pluralisme des formes familiales en droit français
  2. DĂ©finition et principes d’établissement de la filiation selon le Code civil
  3. Notions et critĂšres de la possession d’état en filiation
  4. Établissement judiciaire de la filiation et ses conditions
  5. Effets juridiques et interdictions matrimoniales liĂ©es Ă  l’adoption
  6. RĂšgles relatives au nom de famille et Ă  l’autoritĂ© parentale en adoption
  7. Droits successoraux de l’enfant adoptĂ© dans les familles biologique et adoptive
  8. Variations de l’autoritĂ© parentale selon le type d’adoption
  9. Effets de l’autoritĂ© parentale sur la personne et la protection de l’enfant
  10. Caractéristiques et fonctionnement des régimes matrimoniaux et pacsimoniaux
  11. RĂŽle et compĂ©tences du notaire dans l’établissement de la filiation et les rĂ©gimes matrimoniaux
  12. ConsĂ©quences patrimoniales de la filiation et des dissolutions d’unions

1. Évolution juridique et pluralisme des formes familiales en droit français

Notions clés & Définitions

  • À noter : Expression utilisĂ©e pour attirer l'attention sur une information importante ou une prĂ©cision dans le texte.
  • Famille : Cellule de base d’une sociĂ©tĂ© composĂ©e classiquement de membres liĂ©s par le sang ou l’alliance, qui ne possĂšde pas de personnalitĂ© juridique propre mais impose des obligations juridiques.
  • AutoritĂ© parentale : Un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalitĂ©

Points essentiels

  • La famille, sans personnalitĂ© juridique, possĂšde et impose des obligations juridiques, et a connu une refonte depuis les annĂ©es 70, notamment par le droit interne et la Convention europĂ©enne des droits.
  • Le pacte civil de solidaritĂ© (PACS) est un contrat entre deux personnes majeures, de mĂȘme sexe ou de sexe diffĂ©rent, pour organiser leur vie commune.
  • L’union libre ou concubinage dĂ©signe une vie commune sans mariage ni PACS.

À retenir

Le droit français a Ă©voluĂ© pour reconnaĂźtre et encadrer diverses formes familiales, telles que le PACS, l’union libre, et diffĂ©rentes formes d’adoption, tout en maintenant des principes fondamentaux comme la filiation et l’autoritĂ© parentale.

2. DĂ©finition et principes d’établissement de la filiation selon le Code civil

Notions clés & Définitions

  • Filiation : Du cadre judiciaire.

Points essentiels

  • La filiation est le lien juridique qui relie un individu Ă  ses parents, reconnu par le Code civil.
  • La filiation peut s’établir par diffĂ©rents modes reconnus par la loi, reflĂ©tant l’évolution sociale et juridique.
  • CHAPITRE 2 ÉTABLISSEMENT DE LA FILIATION PAR L’ADOPTION DÉFINITION

L’adoption consiste Ă  crĂ©er par jugement un lien de filiation entre 2 personnes qui n’ont strictement aucun lien de sang en commun. L’adoption rĂ©sulte d’abord de l’acte de volontĂ©, et non d’une vĂ©ritĂ© biologique. Il y a la base de sa crĂ©ation un consentement celui des adoptants, et celui de l’adoptĂ© s’il a plus de 13 ans, ou celui du reprĂ©sentant lĂ©gal, des parents ou du conseil de famille. Le consentement doit ĂȘtre Ă©clairĂ© et l’adoptant ne peut pas ĂȘtre atteint d’une altĂ©ration de ses facultĂ©s mentales. L’adoption est Ă©galement un acte judiciaire, car au-delĂ  du consentement il y a un jugement prononcĂ© par le tribunal judiciaire du domicile des adoptants, accordĂ© lorsque l’adoption est conforme Ă  l’intĂ©rĂȘt de l’enfant article 353 du Code civil. L’adoption est Ă©galement un acte judiciaire, car au-delĂ  du consentement il y a un jugement prononcĂ© par le tribunal judiciaire du domicile des adoptants, accordĂ© lorsque l’adoption est conforme Ă  l’intĂ©rĂȘt de l’enfant article 353 du Code civil. La lĂ©gislation sur l’adoption a surtout Ă©tĂ© marquĂ©e par la loi du 4 juillet 2005 qui a rĂ©formĂ© l’adoption et a modernisĂ© l’organisation institutionnelle et administrative relative Ă  l’adoption des enfants Ă©trangers et des enfants français. Les familles candidates Ă  l’adoption doivent suivre un parcours particulier avec des

  • TOME 1 sa minoritĂ© s’il est reprĂ©sentĂ© par sa mĂšre ou son reprĂ©sentant lĂ©gal ou judiciaire, soit 10 ans aprĂšs sa majoritĂ©, une pension dĂ©signĂ©e sous le terme de subsides. Le dĂ©fendeur c’est-Ă -dire la personne prĂ©tendument responsable, peut se dĂ©fendre par tous moyens et demander une expertise biologique. Peu importe s’il n’y a pas eu de vie commune, de concubinage avec la mĂšre. Le tout est d’établir la relation qui a donnĂ© naissance Ă  l’enfant et d’engager la responsabilitĂ© paternelle. Cette action est constitutive d’état et non dĂ©clarative, donc elle n’aura pas d’effet rĂ©troactif. Deux cas : ‱ Si l’action n’aboutit pas parce que l’expertise a conclu qu’il n’était pas le pĂšre, l’enfant n’obtient strictement rien. ‱ Si l’action aboutit c’est-Ă -dire, si le dĂ©fendeur reconnaĂźt qu’il a eu des relations sexuelles avec la mĂšre, dans ce cas il versera Ă  l’enfant des subsides, en fonction de ses ressources et des besoins de l’enfant. Strictement aucune filiation ne sera Ă©tablie entre l’enfant et le prĂ©tendu le pĂšre. Cependant la loi a considĂ©rĂ© nĂ©cessaire d’imposer ici les empĂȘchements Ă  mariage (inceste absolu), articles 161 Ă  164 du Code civil. Le lĂ©gislateur de 2005 a hĂ©sitĂ© Ă  conserver cette action afin de subsides. Aujourd’hui elle est maintenue pour deux cas : ‱ L’enfant est issu d’un viol collectif dont les auteurs refusent de se soumettre Ă  une expertise sanguine. ‱ L’enfant est issu d’une relation incestueuse. 26 1 ‱ LA FILIATION SAVOIRS ASSOCIÉS -

À retenir

La filiation est un lien juridique fondamental reconnu par le Code civil, reposant sur le principe d’égalitĂ© entre tous les enfants, et peut ĂȘtre Ă©tablie par plusieurs modes lĂ©gaux qui ont Ă©voluĂ© pour reflĂ©ter les changements sociaux.

3. Notions et critĂšres de la possession d’état en filiation

Notions clés & Définitions

  • Le nom : On touche ici Ă  l’identitĂ©, qui autrefois Ă©tait un Ă©lĂ©ment majeur de la possession, mais qui est beaucoup moins dĂ©terminant depuis la possibilitĂ© de choix des noms en 2002.
  • Fama : La fama correspond Ă  la rĂ©putation sociale et familiale, c’est-Ă -dire la croyance et le regard social selon lesquels l’enfant appartient Ă  la famille ou Ă  la personne qui l’élĂšve, pouvant provenir de la famille, de l’entourage ou de l’administration, et attestant de la reconnaissance sociale du lien de filiation.
  • Possession d’état : Une notion fondamentale dans le droit contemporain de

Points essentiels

  • La fama correspond Ă  la rĂ©putation sociale et familiale, attestant que l’enfant est reconnu comme issu de ces parents par la sociĂ©tĂ©, pouvant provenir de la famille ou de l’administration.
  • La fama correspond Ă  la rĂ©putation sociale et familiale reconnaissant l’enfant comme issu de ces parents.

À retenir

La fama correspond Ă  la rĂ©putation sociale et familiale, attestant que l’enfant est reconnu comme issu de ces parents par la sociĂ©tĂ©, pouvant provenir de la famille ou de l’administration.

4. Établissement judiciaire de la filiation et ses conditions

Notions clés & Définitions

  • Article 317 du Code civil : L’article 317 du Code civil encadre la procĂ©dure d’établissement judiciaire de la filiation, notamment en prĂ©cisant les modalitĂ©s de dĂ©livrance de l’acte de notoriĂ©tĂ© qui constate la possession d’état.
  • ÉTABLISSEMENT DE LA FILIATION : L’établissement judiciaire de la filiation intervient par une action en justice lorsque la reconnaissance volontaire ou la possession d’état ne suffisent pas, nĂ©cessitant la production de preuves et le respect des conditions lĂ©gales pour Ă©tablir le lien de filiation.
  • FILIATION SAVOIRS ASSOCIÉS : Les savoirs associĂ©s Ă  la filiation comprennent la connaissance des mĂ©canismes lĂ©gaux d’établissement, notamment la reconnaissance, la possession d’état, l’action judiciaire, ainsi que les possibilitĂ©s de contestation ou de remise en cause de la filiation.

Points essentiels

  • La filiation peut ĂȘtre Ă©tablie par voie judiciaire en cas d’absence de reconnaissance ou de contestation, sous rĂ©serve de preuves et de conditions lĂ©gales.
  • La procĂ©dure nĂ©cessite la production de preuves telles que l’acte de notoriĂ©tĂ©, la possession d’état ou un jugement, et doit respecter les conditions lĂ©gales pour Ă©tablir le lien de filiation.
  • L’article 317 du code civil dĂ©clare que chacun des parents ou l’enfant peut demander Ă  un notaire que lui soit dĂ©livrĂ© un acte de notoriĂ©tĂ© qui fera foi de possession d’état jusqu’à preuve contraire. L’acte est Ă©tabli en prĂ©sence de 3 tĂ©moins au vu de tout document justifiant la rĂ©union des Ă©lĂ©ments rĂ©clamĂ©s (Tractatus, Fama, nomen). Un dĂ©lai de 5 ans est ouvert pour demander l’acte de notoriĂ©tĂ© Ă  compter de la cessation de la possession d’état allĂ©guĂ©e, ou Ă  compter du dĂ©cĂšs du parent prĂ©tendu. Ce dĂ©lai de 5 ans est imposĂ© pour Ă©viter des filiations tardivement Ă©tablies et viennent mettre en cause des opĂ©rations de partage. L’acte de notoriĂ©tĂ© est inscrit en marge de l’acte de naissance. Cet acte permet d’établir la filiation hors du cadre judiciaire. ÉTABLISSEMENT DE LA FILIATION PAR ACTION JUDICIAIRE
  • TOME 1 sa minoritĂ© s’il est reprĂ©sentĂ© par sa mĂšre ou son reprĂ©sentant lĂ©gal ou judiciaire, soit 10 ans aprĂšs sa majoritĂ©, une pension dĂ©signĂ©e sous le terme de subsides. Le dĂ©fendeur c’est-Ă -dire la personne prĂ©tendument responsable, peut se dĂ©fendre par tous moyens et demander une expertise biologique. Peu importe s’il n’y a pas eu de vie commune, de concubinage avec la mĂšre. Le tout est d’établir la relation qui a donnĂ© naissance Ă  l’enfant et d’engager la responsabilitĂ© paternelle. Cette action est constitutive d’état et non dĂ©clarative, donc elle n’aura pas d’effet rĂ©troactif. Deux cas : ‱ Si l’action n’aboutit pas parce que l’expertise a conclu qu’il n’était pas le pĂšre, l’enfant n’obtient strictement rien. ‱ Si l’action aboutit c’est-Ă -dire, si le dĂ©fendeur reconnaĂźt qu’il a eu des relations sexuelles avec la mĂšre, dans ce cas il versera Ă  l’enfant des subsides, en fonction de ses ressources et des besoins de l’enfant. Strictement aucune filiation ne sera Ă©tablie entre l’enfant et le prĂ©tendu le pĂšre. Cependant la loi a considĂ©rĂ© nĂ©cessaire d’imposer ici les empĂȘchements Ă  mariage (inceste absolu), articles 161 Ă  164 du Code civil. Le lĂ©gislateur de 2005 a hĂ©sitĂ© Ă  conserver cette action afin de subsides. Aujourd’hui elle est maintenue pour deux cas : ‱ L’enfant est issu d’un viol collectif dont les auteurs refusent de se soumettre Ă  une expertise sanguine. ‱ L’enfant est issu d’une relation incestueuse. 26 1 ‱ LA FILIATION SAVOIRS ASSOCIÉS -

À retenir

Le mĂ©canisme judiciaire d’établissement de la filiation repose sur la production de preuves lĂ©gales et le respect des conditions pour que le juge puisse Ă©tablir le lien de filiation en cas de litige.

5. Effets juridiques et interdictions matrimoniales liĂ©es Ă  l’adoption

Notions clés & Définitions

  • ADOPTION PLÉNIÈRE L’adoption : Parfois dĂ©finie comme Ă©tant une filiation de substitution car elle permet une parfaite intĂ©gration de l’adoptĂ© dans la famille de l’adoptant et une totale suppression des liens de celui-ci avec sa famille d’origine.
  • On distingue : La famille nuclĂ©aire Famille nuclĂ©aire ou « conjugale ».

Points essentiels

  • L’adoption crĂ©e des alliances juridiques qui entraĂźnent des prohibitions au mariage entre adoptĂ©s, adoptants et leurs conjoints ou enfants.
  • Les prohibitions au mariage entre adoptĂ©s et enfants de l’adoptant peuvent ĂȘtre levĂ©es par dispense du PrĂ©sident de la RĂ©publique en cas de causes graves.
  • La prohibition au mariage entre adoptĂ© et conjoint de l’adoptant peut ĂȘtre levĂ©e si la personne ayant créé l’alliance est dĂ©cĂ©dĂ©e.
  • Le Code civil prĂ©voit exceptionnellement, devant certains manquements des parents, que l’adoption simple remplace l’adoption plĂ©niĂšre article 360 al.2 « S’il est justifiĂ© de motifs graves, l’adoption simple d’un enfant ayant fait l’objet d’une adoption plĂ©niĂšre est permise » De mĂȘme l’article 346 al 2 du mĂȘme code dĂ©clare « Toutefois, une nouvelle adoption peut ĂȘtre prononcĂ©e soit aprĂšs dĂ©cĂšs de l’adoptant, ou des deux adoptants, soit encore aprĂšs dĂ©cĂšs de l’un des deux adoptants, si la demande est prĂ©sentĂ©e par le nouveau conjoint du survivant d’entre eux.
  • La prohibition au mariage portĂ©e au 2° ci-dessus peut ĂȘtre levĂ©e dans les mĂȘmes conditions lorsque la personne qui a créé l’alliance est dĂ©cĂ©dĂ©e.

À retenir

L'adoption plĂ©niĂšre entraĂźne des consĂ©quences matrimoniales spĂ©cifiques, notamment des prohibitions au mariage entre adoptĂ©s, adoptants et leurs proches, avec des exceptions possibles par dispense ou en cas de dĂ©cĂšs de la personne ayant créé l’alliance.

6. RĂšgles relatives au nom de famille et Ă  l’autoritĂ© parentale en adoption

Notions clés & Définitions

  • Concernant le nom : Du moment oĂč l’adoptĂ© entre dans la famille de l’adoptant, il prend le nom de l’adoptant, et il abandonne celui donnĂ© Ă  l’origine.
  • AutoritĂ© parentale : L’adoptant en conservera seul exercice sauf en faire une

Points essentiels

  • En adoption, le nom de l'adoptĂ© est celui de l'adoptant, abandonnant le nom d'origine, sauf si l'adoption est conjointe oĂč le nom choisi dĂ©pend de la dĂ©cision des adoptants.
  • Le prĂ©nom peut ĂȘtre modifiĂ© par dĂ©cision du tribunal Ă  la demande des parents.

À retenir

En adoption, le nom de l'adoptĂ© est celui de l'adoptant, abandonnant le nom d'origine, sauf si l'adoption est conjointe oĂč le nom choisi dĂ©pend de la dĂ©cision des adoptants.

7. Droits successoraux de l’enfant adoptĂ© dans les familles biologique et adoptive

Notions clés & Définitions

  • Adoption plĂ©niĂšre : Type d'adoption qui crĂ©e une filiation de substitution, intĂ©grant totalement l'enfant dans la famille adoptive et supprimant les liens juridiques avec la famille d'origine, avec un effet constitutif irrĂ©vocable.
  • Adoption simple : Type d'adoption additive qui laisse coexister les liens juridiques avec la famille d'origine et ceux avec la famille adoptive, et qui peut ĂȘtre rĂ©voquĂ©e sous certaines conditions.
  • Enfant adoptĂ© : Vocation successorale comme n’importe quelle autre
  • Enfant du conjoint : AdoptĂ©, la filiation d’origine subsiste Ă  l’égard de ce

Points essentiels

  • En adoption plĂ©niĂšre, l'enfant adoptĂ© acquiert les mĂȘmes droits successoraux que les enfants biologiques dans la famille adoptive.
  • En adoption simple, l'enfant conserve ses droits successoraux dans la famille biologique tout en acquĂ©rant des droits dans la famille adoptive.
  • Les droits successoraux de l'enfant varient selon le type d'adoption et les liens juridiques Ă©tablis avec les familles biologique et adoptive.
  • À l’égard de la famille d’origine, contrairement Ă  l’enfant adoptĂ© de façon plĂ©niĂšre, l’enfant en adoption simple demeure dans sa famille d’origine et concerne tous ses droits notamment les droits hĂ©rĂ©ditaires.
  • L’intĂ©rĂȘt de l’adoptĂ© L’adoption ne se fait que si elle est conforme Ă  l’intĂ©rĂȘt de l’enfant.

À retenir

En adoption plĂ©niĂšre, l'enfant adoptĂ© acquiert les mĂȘmes droits successoraux que les enfants biologiques dans la famille adoptive.

8. Variations de l’autoritĂ© parentale selon le type d’adoption

Notions clés & Définitions

  • AutoritĂ© parentale : Ensemble de droits et devoirs ayant pour finalitĂ© l'intĂ©rĂȘt de l'enfant, comprenant la protection patrimoniale et extra patrimoniale, exercĂ©s par les parents ou autres titulaires selon la situation.

Points essentiels

  • En adoption plĂ©niĂšre d’un enfant autre que celui du conjoint, les parents adoptifs deviennent titulaires exclusifs de l’autoritĂ© parentale.
  • En adoption plĂ©niĂšre de l’enfant du conjoint, la filiation d’origine subsiste et l’autoritĂ© parentale est partagĂ©e entre parents biologiques et adoptants.

À retenir

Le type d’adoption influence la rĂ©partition de l’autoritĂ© parentale, qui peut ĂȘtre exclusive ou partagĂ©e selon la situation.

9. Effets de l’autoritĂ© parentale sur la personne et la protection de l’enfant

Notions clés & Définitions

  • AutoritĂ© parentale : Un ensemble de droits et de devoirs attribuĂ©s aux parents jusqu'Ă  la majoritĂ© ou l'Ă©mancipation de l'enfant, visant Ă  protĂ©ger sa sĂ©curitĂ©, sa santĂ©, sa moralitĂ©, assurer son Ă©ducation et permettre son dĂ©veloppement dans le respect de sa personne.
  • Protection de l’enfant : L'ensemble des mesures et obligations destinĂ©es Ă  garantir la sĂ©curitĂ©, la santĂ©, la moralitĂ©, l'Ă©ducation, ainsi que l'entretien matĂ©riel, psychologique et moral de l'enfant.
  • Enfant autre que l’enfant : Les jugements Ă©tablissant ou contestant un lien de filiation ont un effet dĂ©claratif, constatant une situation existante avec rĂ©troactivitĂ© Ă  la naissance, sans crĂ©er une nouvelle situation, ce qui peut affecter des domaines tels que les successions ou les pensions alimentaires.

Points essentiels

  • L’autoritĂ© parentale confĂšre aux titulaires des droits et devoirs sur la personne de l’enfant, notamment sa protection.
  • L’exercice de l’autoritĂ© parentale vise Ă  garantir l’intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de l’enfant.
  • TOME 1 jouissance comme tout usufruitier les parents peuvent renoncer Ă  leur droit de gestion de biens dans leur globalitĂ© ou de façon partielle. Il faudra alors que cette volontĂ© soit clairement Ă©noncĂ©e. La protection du mineur Certaines situations exigent que l’enfant soit protĂ©gĂ©. On parle alors de mesures de contrĂŽle ou bien de mesures de sanction. La mesure de contrĂŽle Dans le cadre de difficultĂ©s lorsque l’intĂ©rĂȘt de l’enfant l’exige, le juge peut priver le parent de l’exercice de l’autoritĂ© parentale et dĂ©signer un tiers Ă  sa place. En principe celui-ci sera choisi dans le cadre familial. Cette dĂ©marche rĂ©sultera soit d’une carence constatĂ©e par le juge saisi par un de ses parents, ou par le ministĂšre public. La dĂ©cision sera toujours accompagnĂ©e des modalitĂ©s d’exercice de l’autoritĂ© parentale et de la contribution du parent Ă  l’éducation l’entretien de l’enfant. La dĂ©cision s’appuie gĂ©nĂ©ralement sur des expertises. Une assistance Ă©ducative peut ĂȘtre Ă©galement mise en place, si la santĂ©, la moralitĂ© la sĂ©curitĂ© de l’enfant est en danger ainsi que les conditions de son Ă©ducation et de son dĂ©veloppement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises (article 375 du Code civil). En principe la durĂ©e de la mesure ne peut pas excĂ©der deux ans sauf exception motivĂ©s. Les mesures de sanction ‱ La dĂ©lĂ©gation de l’autoritĂ© parentale
  • La dĂ©cision peut ĂȘtre
  • TOME 1 modifie les modalitĂ©s d’exercice de l’autoritĂ© parentale. En cas de dĂ©saccord entre les parents, le juge de la famille est saisi et statue sur en fonction de l’intĂ©rĂȘt de l’enfant. Les parents sont investis d’une surveillance de l’enfant reconnu par l’article 1438 alinĂ©a quatre du Code civil qui implique la responsabilitĂ© de plein droit en cas de dommages causĂ©s aux tiers par leurs enfants. Cette responsabilitĂ© est attribuĂ©e gĂ©nĂ©ralement Ă  celui sur lequel l’enfant Ă  son lieu de rĂ©sidence habituelle en cas de sĂ©paration mĂȘme si les deux parents sont titulaires de l’autoritĂ© parentale. À noter : le parent qui ne conserve pas l’exercice de l’autoritĂ© parentale ne peut pas pour autant se voir refuser l’exercice d’un droit de visite et d’hĂ©bergement sauf pour motif grave visĂ© dans une dĂ©cision judiciaire. Les effets sur les biens du mineur Jusqu’à sa majoritĂ© ou son Ă©mancipation le mineur est frappĂ© d’une incapacitĂ© d’exercice sur les biens. Ceux-ci seront gĂ©rĂ©s et administrĂ©s par les parents dĂ©tenteurs de l’autoritĂ© parentale en leur qualitĂ© de reprĂ©sentants lĂ©gaux. Lorsque les parents sont absents, dĂ©chus ou dĂ©cĂ©dĂ©s, une procĂ©dure de tutelle sera ĂȘtre mise en place avec la dĂ©signation d’un tuteur chargĂ© de la gestion des biens de l’enfant. (Cf : cours sur les Ă©lĂ©ments fondamentaux du droit). Quelle que soit la situation, parents ou tuteurs exerceront l’administration des

À retenir

L’autoritĂ© parentale joue un rĂŽle fondamental dans la protection juridique de l’enfant en confĂ©rant aux parents des droits et devoirs essentiels pour assurer sa sĂ©curitĂ©, sa santĂ©, son Ă©ducation et son dĂ©veloppement dans le respect de sa personne.

10. Caractéristiques et fonctionnement des régimes matrimoniaux et pacsimoniaux

Notions clés & Définitions

  • Continue : Une qualitĂ© du nom de famille qui se transmet de maniĂšre ininterrompue selon des rĂšgles de filiation, assurant une identitĂ© stable tout au long de la vie.
  • Paisible : Cette notion implique que la possession d’état ne rĂ©sulte pas de la force, de
  • RĂ©gimes matrimoniaux : Des ensembles de rĂšgles juridiques qui dĂ©terminent la gestion, la rĂ©partition des biens entre Ă©poux pendant le mariage, ainsi que les modalitĂ©s de leur dissolution.
  • Publique : Elle est reconnue par la sociĂ©tĂ© l’entourage et les tiers.

Points essentiels

  • Les rĂ©gimes pacsimoniaux rĂ©gissent les relations patrimoniales entre partenaires liĂ©s par un PACS.
  • Le contrat de mariage et la convention de PACS sont des actes notariĂ©s qui organisent ces rĂ©gimes.
  • Le choix du rĂ©gime matrimonial ou pacsimonial a des consĂ©quences patrimoniales importantes.
  • RÔLE DU NOTAIRE Identification du cadre juridique appropriĂ© d’union DĂ©termination des consĂ©quences patrimoniales de l’union RĂ©alisation des actes notariĂ©s spĂ©cifiques notamment contrat de PACS et de mariage

À retenir

Comprendre les spĂ©cificitĂ©s et implications patrimoniales des diffĂ©rents rĂ©gimes d’union permet d’organiser efficacement la gestion des biens et de prĂ©voir leur dissolution.

11. RĂŽle et compĂ©tences du notaire dans l’établissement de la filiation et les rĂ©gimes matrimoniaux

Notions clés & Définitions

  • Objectifs : Mise en oeuvre des rĂ©gimes juridiques spĂ©cifiques Ă  chaque forme d’union.
  • Service public. fr : Mission confiĂ©e par l’État exercĂ©e par le notaire en tant qu’officier ministĂ©riel, destinĂ©e Ă  garantir la sĂ©curitĂ© juridique des actes relatifs Ă  la filiation et aux rĂ©gimes matrimoniaux dans le cadre d’une activitĂ© libĂ©rale rĂ©glementĂ©e.
  • RĂŽle du notaire : ResponsabilitĂ© de rĂ©diger des projets d’actes notariĂ©s spĂ©cifiques en matiĂšre de filiation, d’établir la liste des piĂšces nĂ©cessaires, de dĂ©terminer la procĂ©dure pour les obtenir, et de recueillir les consentements liĂ©s Ă  l’adoption ou Ă  la procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e avec tiers donneur, afin d’assurer la sĂ©curitĂ© juridique de ces dĂ©marches.
  • Établissement de la filiation : POSSESSION D’ÉTAT À NOTER w Depuis la loi du 23 mars 2019, l’article 317 du Code civil relatif Ă  l’établissement de la filiation par la possession d’état confie au Notaire la dĂ©livrance des actes de notoriĂ©tĂ© qui feront foi de la possession d’état jusqu’à preu
  • Savoir : Le contenu de la reconnaissance comporte les Ă©nonciations prĂ©vues Ă  l’article 60 du Code Civil, Ă  savoir : - Les prĂ©noms, nom, date de naissance ou Ă  dĂ©faut, Ăąge, lieu de naissance, domicile de l’auteur de la reconnaissance - Les dates et lieu de naissance, sexe et prĂ©nom de l’enfant ou Ă  dĂ©faut tous les enseignements utiles sur la naissance sous rĂ©serve des dispositions de l’article 326 du Code civil relatif Ă  l’accouchement sous secret.

Points essentiels

  • Le notaire rĂ©dige des actes notariĂ©s spĂ©cifiques pour Ă©tablir la filiation et les rĂ©gimes matrimoniaux, en Ă©tablissant la liste des piĂšces nĂ©cessaires et en dĂ©terminant la procĂ©dure pour les obtenir.
  • Il conseille sur le choix du rĂ©gime matrimonial ou pacsimonial, vĂ©rifie les conditions de formation du contrat ou de la convention, et assure la sĂ©curitĂ© juridique des actes.
  • Modes d’établissement de la filiation
  • Justification du choix pertinent du rĂ©gime. VĂ©rification des conditions de formation

À retenir

Le notaire rédige des actes notariés spécifiques pour établir la filiation et les régimes matrimoniaux, en établissant la liste des piÚces nécessaires et en déterminant la procédure pour les obtenir.

12. ConsĂ©quences patrimoniales de la filiation et des dissolutions d’unions

Notions clés & Définitions

  • Effets patrimoniaux de la dissolution : La dissolution d’union, qu’il s’agisse d’un mariage ou d’un PACS, entraĂźne des effets patrimoniaux spĂ©cifiques, notamment la liquidation des rĂ©gimes matrimoniaux ou la rupture du pacte, sous la supervision du notaire.
  • ConsĂ©quences patrimoniales : DĂ©termination des consĂ©quences patrimoniales de l’union

Points essentiels

  • La filiation entraĂźne des droits patrimoniaux, notamment en matiĂšre successorale et d’obligations alimentaires, qui doivent ĂȘtre pris en compte lors de la reconnaissance ou de la contestation du lien.
  • La dissolution d’union (mariage ou PACS) entraĂźne des effets patrimoniaux spĂ©cifiques, tels que la liquidation des rĂ©gimes matrimoniaux ou la rupture du pacte, que le notaire organise pour assurer leur conformitĂ© lĂ©gale.
  • Le notaire intervient pour organiser les consĂ©quences patrimoniales liĂ©es Ă  la dissolution d’union et Ă  l’établissement de la filiation, en vĂ©rifiant notamment la conformitĂ© des rĂ©gimes et en procĂ©dant aux formalitĂ©s nĂ©cessaires.
  • 23 1
  • LA FILIATION SAVOIRS ASSOCIÉS - TOME 1 Le notaire informe les parties sur les consĂ©quences familiales, patronymiques, juridiques, patrimoniales et fiscales de l’adoption.
  • 37 1
  • LA FILIATION SAVOIRS ASSOCIÉS - obligatoire :
  • Si un tiers donneur intervient, le consentement Ă©galement des deux est nĂ©cessaire, consentement consignĂ© devant un juge ou un notaire qui les informe des consĂ©quences regardaient la filiation.

À retenir

La filiation entraĂźne des droits patrimoniaux, notamment en matiĂšre successorale et d’obligations alimentaires, qui doivent ĂȘtre pris en compte lors de la reconnaissance ou de la contestation du lien.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
2005Réforme du droit familial
2002Reconnaissance du PACS
1438Code civil initial
2019Réformes récentes du droit de la filiation

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison des types d'adoption

Type d'adoptionEffet sur la filiationConséquences patrimonialesRévocabilité
PléniÚreFiliation de substitution, irrévocableIntégration totale, droits successoraux identiques aux biologiquesNon réversible
SimpleFiliation additive, coexistence avec famille d'origineConserve droits dans famille biologique, droits dans famille adoptiveRévocable sous conditions

Procédures d'établissement de la filiation

ProcédurePreuves requisesConditions légalesDélai de contestation
Reconnaissance volontaireActe de notoriétéConsentement éclairé, capacité mentale5 ans
Adoption judiciaireJugement, consentement, possession d’étatRespect des conditions lĂ©galesVariable selon procĂ©dure

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre filiation légitime et naturelle
  2. Erreur dans la distinction entre adoption pléniÚre et simple
  3. MĂ©sentente sur la portĂ©e de l’autoritĂ© parentale
  4. Confusion entre effets patrimoniaux du mariage et du PACS
  5. Erreur dans la compréhension des conditions de contestation de filiation
  6. Confusion entre adoption conjointe et adoption simple
  7. MĂ©sentente sur la rĂ©vocabilitĂ© de l’adoption simple

Checklist Examen

  1. Vérifier la différence entre filiation légitime et naturelle
  2. Comprendre les effets de l’adoption plĂ©niĂšre
  3. MaĂźtriser la procĂ©dure d’établissement judiciaire de la filiation
  4. ConnaĂźtre les rĂšgles sur le nom en adoption
  5. Savoir les droits successoraux en adoption
  6. Identifier les effets de l’autoritĂ© parentale
  7. DiffĂ©rencier PACS et mariage en termes d’effets patrimoniaux
  8. Connaßtre le rÎle du notaire dans la filiation et les régimes matrimoniaux
  9. Comprendre les consĂ©quences patrimoniales des dissolutions d’union

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Test your knowledge on Introduction au droit de la famille et filiation with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quelle est la fonction principale du PACS en droit français ?

2. Quel est le rĂŽle principal de la filiation selon le Code civil ?

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Memorize the key concepts of Introduction au droit de la famille et filiation with 24 interactive flashcards.

Famille — dĂ©finition ?

Un groupe sans personnalité juridique propre, lié par obligations juridiques.

PACS — rîle ?

Organise la vie commune entre deux majeurs, avec effets patrimoniaux.

Filiation — principe ?

Lien juridique entre un individu et ses parents.

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