Revision sheet: Introduction au droit et politique environnementale

Plan du Cours

  1. Droit et politique de l’environnement
  2. Champ d’application matĂ©riel du droit de l’environnement
  3. Organes interministériels rattachés au Premier ministre
  4. Délégué interministériel au développement durable
  5. Haut Conseil pour le climat
  6. AgrĂ©ment des associations de dĂ©fense de l’environnement
  7. Effets et contentieux de l’agrĂ©ment associatif
  8. AutoritĂ© environnementale et instruction de l’étude d’impact
  9. DĂ©cision d’autorisation et prescriptions issues de l’étude d’impact
  10. EnquĂȘte publique et portĂ©e des observations
  11. Participation du public par voie électronique
  12. ProcĂ©dures d’autorisation des installations nuclĂ©aires de base

1. Droit et politique de l’environnement

Notions clés & Définitions

  • Droit de l’environnement : Le droit de l’environnement dĂ©signe un ensemble de rĂšgles et principes communs qui structurent juridiquement la protection de l’environnement.
  • Droits de l’environnement : Les droits de l’environnement dĂ©signent la pluralitĂ© de rĂ©gimes publics sectoriels, chacun dotĂ© de rĂšgles propres et souvent de polices spĂ©ciales.
  • Ère de la justice climatique : L’ùre de la justice climatique correspond Ă  la montĂ©e des contentieux visant Ă  faire condamner États ou entreprises pour leurs atteintes au climat.
  • Carence fautive : La carence fautive est un manquement de l’État Ă  ses obligations, permettant au juge d’enjoindre la prise de mesures.
  • Droit Ă  un environnement Ă©quilibrĂ© : Le droit Ă  un environnement Ă©quilibrĂ© est un droit constitutionnel consacrĂ© par la Charte de l’environnement, au bĂ©nĂ©fice de chacun.

Points essentiels

  • Le droit de l’environnement dĂ©passe les distinctions classiques entre droit gĂ©nĂ©ral et droits spĂ©ciaux, car la matiĂšre dĂ©borde largement le seul droit public.
  • La formule « droit de l’environnement » renvoie Ă  des principes communs, tandis que « droits de l’environnement » renvoie Ă  des polices et rĂ©gimes publics particuliers.
  • Les contentieux climatiques se sont multipliĂ©s, avec des dĂ©cisions Ă©trangĂšres et françaises, dans un contexte de condamnations d’acteurs publics et privĂ©s.
  • En France, le juge administratif peut enjoindre au gouvernement de prendre « toute mesure utile », tout en Ă©vitant de prescrire une politique publique au-delĂ  de son office.
  • L’Affaire du siĂšcle a conduit le TA de Paris Ă  constater une carence fautive et Ă  enjoindre la rĂ©paration des prĂ©judices Ă©cologiques, puis Ă  rejeter certaines demandes d’exĂ©cution incomplĂšte (TA Paris, 22 dĂ©c. 2023).
  • Le Conseil d’État a reconnu une nouvelle libertĂ© fondamentale liĂ©e Ă  la possibilitĂ© de vivre dans un environnement Ă©quilibrĂ© et respectueux de la santĂ© (CE, 20 sept. 2022, M. et Mme Panchaud).

Astuce mémo

Droit = principes communs ; Droits = rĂ©gimes sectoriels ; Justice climatique = juges → injonctions contre carences.

2. Champ d’application matĂ©riel du droit de l’environnement

Notions clés & Définitions

  • Charte de l’environnement : La Charte de l’environnement est la norme constitutionnelle de rĂ©fĂ©rence qui encadre l’action du lĂ©gislateur en matiĂšre environnementale.
  • Objectif Ă  valeur constitutionnelle : Un objectif Ă  valeur constitutionnelle est un but constitutionnellement protĂ©gĂ© qui peut justifier des atteintes Ă  des libertĂ©s, sous contrĂŽle du juge.
  • ContrĂŽle de disproportion manifeste : Le contrĂŽle de disproportion manifeste est la mĂ©thode utilisĂ©e par le juge constitutionnel pour vĂ©rifier qu’une conciliation entre objectifs et libertĂ©s n’est pas excessivement dĂ©sĂ©quilibrĂ©e.
  • Valeur constitutionnelle de la Charte : La valeur constitutionnelle de la Charte signifie que ses dispositions s’imposent aux pouvoirs publics et aux autoritĂ©s administratives dans leurs compĂ©tences.
  • Droit Ă  un environnement sain : Le droit Ă  un environnement sain est une construction jurisprudentielle de la Cour europĂ©enne des droits de l’homme Ă  partir de la Convention.

Points essentiels

  • Le Conseil constitutionnel fonde l’encadrement de la loi environnementale sur les articles 1 et 2 de la Charte de l’environnement.
  • Le juge peut censurer une loi mĂ©connaissant la Charte, via le contrĂŽle a priori ou la QPC, la Charte servant de norme de rĂ©fĂ©rence.
  • La consĂ©cration d’un objectif Ă  valeur constitutionnelle oblige le lĂ©gislateur Ă  concilier cet objectif avec d’autres droits ou libertĂ©s de valeur constitutionnelle.
  • En cas de conciliation, le Conseil constitutionnel exerce un contrĂŽle de disproportion manifeste entre l’objectif poursuivi et la libertĂ© affectĂ©e.
  • Le lĂ©gislateur doit, si nĂ©cessaire, tenir compte des effets des activitĂ©s en France sur l’environnement Ă  l’étranger.
  • La constitutionnalisation ne donne pas la mĂȘme densitĂ© juridique Ă  toutes les dispositions de la Charte, notamment pour l’article 1 dont la portĂ©e est discutĂ©e en contentieux environnemental.

Astuce mémo

Charte = norme de référence (CC) ; OVC = concilier sans disproportion (juge).

3. Organes interministériels rattachés au Premier ministre

Notions clés & Définitions

  • DĂ©lĂ©guĂ© interministĂ©riel au dĂ©veloppement durable : Organe interministĂ©riel placĂ© auprĂšs du Premier ministre chargĂ© d’animer et de coordonner l’action de l’État en faveur du dĂ©veloppement durable.
  • ComitĂ© interministĂ©riel pour le dĂ©veloppement durable : Instance interministĂ©rielle prĂ©sidĂ©e par le Premier ministre (ou le ministre chargĂ© de l’environnement) qui fixe les orientations gouvernementales en matiĂšre de dĂ©veloppement durable.
  • Haut Conseil pour le climat : Organisme placĂ© auprĂšs du Premier ministre chargĂ© d’évaluer le respect de la trajectoire de baisse des gaz Ă  effet de serre et l’efficacitĂ© des politiques publiques.
  • DRAE : DĂ©lĂ©gation rĂ©gionale Ă  l’architecture et Ă  l’environnement créée en 1979, chargĂ©e notamment de la protection des sites, paysages et de l’environnement.
  • DIREN : Direction rĂ©gionale de l’environnement créée par substitution aux DRAE Ă  partir du dĂ©cret du 9 avril 1991.

Points essentiels

  • Le rattachement au Premier ministre s’explique par le caractĂšre transversal des politiques environnementales, ce qui conduit Ă  crĂ©er des organes interministĂ©riels plutĂŽt que de les rattacher au seul ministre de l’écologe
  • Le dĂ©lĂ©guĂ© interministĂ©riel au dĂ©veloppement durable prĂ©pare et assure la mise en Ɠuvre des dĂ©libĂ©rations du comitĂ© interministĂ©riel pour le dĂ©veloppement durable
  • Le comitĂ© interministĂ©riel pour le dĂ©veloppement durable comprend l’ensemble des membres du gouvernement, un reprĂ©sentant du PrĂ©sident et le dĂ©lĂ©guĂ© interministĂ©riel, et traite notamment des sujets liĂ©s aux Ă©missions deG
  • Depuis la loi du 8 novembre 2019, le Haut Conseil pour le climat est prĂ©sentĂ© comme indĂ©pendant et ne reçoit aucune instruction du Gouvernement ou d’autres personnes publiques ou privĂ©es
  • Le Haut Conseil pour le climat rend compte du respect de la trajectoire de baisse des gaz Ă  effet de serre, de la mise en Ɠuvre et de l’efficacitĂ© des politiques de rĂ©duction, ainsi que de leurs impacts socio-Ă©conomiques
  • Au niveau rĂ©gional, les DRAE (créées en 1979) ont Ă©tĂ© remplacĂ©es par les DIREN par le dĂ©cret du 9 avril 1991, en s’appuyant sur des administrations dĂ©jĂ  existantes

Astuce mémo

DĂ©veloppement durable : DĂ©lĂ©guĂ© anime → ComitĂ© fixe ; Climat : Haut Conseil indĂ©pendant auprĂšs du PM ; RĂ©gional : DRAE (1979) → DIREN (9/04/1991).

4. Délégué interministériel au développement durable

Notions clés & Définitions

  • Redevance pour prĂ©lĂšvement d’eau : Redevance due par toute personne dont l’activitĂ© entraĂźne un prĂ©lĂšvement sur la ressource en eau, avec des exonĂ©rations prĂ©vues par les textes.
  • Redevance pour stockage en Ă©tiage : Redevance visant la modification du rĂ©gime des eaux, due par les personnes disposant d’une installation de stockage correspondant Ă  un certain volume en pĂ©riode d’étiage.
  • Étiage : Niveau le plus bas des eaux, servant de repĂšre pour l’application de la redevance liĂ©e au stockage en pĂ©riode d’étiage.
  • Redevance cynĂ©gĂ©tique : Redevance prĂ©vue pour la protection du milieu aquatique, liĂ©e aux activitĂ©s cynĂ©gĂ©tiques et encadrĂ©e par les articles L213-10-11 et L213-10-12.
  • Redevance pour obstacle sur cours d’eau : Ancienne redevance due par les propriĂ©taires d’ouvrages constituant un obstacle continu entre les deux rives, abrogĂ©e au 1er janvier 2020.

Points essentiels

  • La redevance est payĂ©e par les distributeurs et rĂ©percutie lors de la vente Ă  l’utilisateur final.
  • La redevance pour prĂ©lĂšvement d’eau vise toute personne concernĂ©e par un prĂ©lĂšvement, mais des exonĂ©rations existent notamment pour l’aquaculture et la gĂ©othermie.
  • La redevance pour stockage en pĂ©riode d’étiage s’applique Ă  toute installation de stockage atteignant un volume dĂ©terminĂ© par les textes.
  • La redevance cynĂ©gĂ©tique et celle pour protection du milieu aquatique sont prĂ©vues par les articles L213-10-11 et L213-10-12.
  • La redevance pour obstacle sur les cours d’eau a Ă©tĂ© abrogĂ©e au 1er janvier 2020 en raison de sa complexitĂ© et du grand nombre d’exceptions.
  • Les ouvrages hydroĂ©lectriques assujettis Ă  une autre redevance sont exclus du champ de l’ancienne redevance pour obstacle.

Astuce mémo

PrĂ©lĂšvement = je prends l’eau ; Stockage en Ă©tiage = je stocke quand c’est au plus bas ; Obstacle = je bloque le passage (abrogĂ© en 2020).

5. Haut Conseil pour le climat

Notions clés & Définitions

  • DĂ©veloppement durable : Principe d’action visant Ă  rĂ©pondre aux besoins actuels sans rĂ©duire la capacitĂ© des gĂ©nĂ©rations futures Ă  satisfaire les leurs.
  • Engagements de l’article L110-1 III : Liste des cinq axes qui doivent contribuer Ă  l’objectif de dĂ©veloppement durable : climat, biodiversitĂ©, cohĂ©sion, Ă©panouissement humain, Ă©conomie circulaire.
  • Principe d’intĂ©gration : IdĂ©e selon laquelle la protection de l’environnement doit ĂȘtre intĂ©grĂ©e dans la dĂ©finition et la mise en Ɠuvre de toutes les politiques publiques.
  • Principe de prĂ©caution : Principe qui permet d’agir malgrĂ© l’absence de certitude scientifique, pour prĂ©venir un risque de dommage grave et irrĂ©versible Ă  un coĂ»t acceptable.
  • Principe de prĂ©vention : Principe qui impose d’agir en amont lorsque le risque est suffisamment connu et Ă©tabli scientifiquement.

Points essentiels

  • L’article L110-1 III du Code de l’environnement Ă©numĂšre cinq engagements : lutte contre le changement climatique, biodiversitĂ©, cohĂ©sion sociale et solidaritĂ©, Ă©panouissement des ĂȘtres humains, transition vers une l’«éco
  • Ă©conomie circulaire.
  • La Charte de l’environnement (art. 6) impose aux politiques publiques de concilier protection de l’environnement, dĂ©veloppement Ă©conomique et progrĂšs social.
  • Le principe d’intĂ©gration est formulĂ© par la DĂ©claration de Rio (principe n°4) et par le droit de l’Union (intĂ©gration des exigences environnementales dans les politiques et actions).
  • Le droit interne ne reprend pas explicitement ce principe dans l’ensemble des principes environnementaux, mais il est appliquĂ© via des objectifs sectoriels (urbanisme, transports, Ă©nergie).
  • En urbanisme, le Code de l’urbanisme impose notamment la prĂ©vention des risques, la protection des milieux et la lutte contre l’artificialisation nette Ă  terme, ainsi que la lutte contre le changement climatique et l’adp

Astuce mémo

Intégration = « partout dans les politiques » ; Précaution = « doute légitime » ; Prévention = « risque établi ».

6. AgrĂ©ment des associations de dĂ©fense de l’environnement

Notions clés & Définitions

  • AutoritĂ© environnementale : L’autoritĂ© environnementale est un organisme indĂ©pendant de l’autoritĂ© qui porte le projet, chargĂ© de vĂ©rifier la pertinence de l’étude d’impact et d’émettre des avis.
  • Étude d’impact : L’étude d’impact est le document qui analyse les effets notables d’un projet sur l’environnement et la santĂ© humaine, et sert de base aux prescriptions environnementales.
  • Sursis Ă  exĂ©cution : Le sursis Ă  exĂ©cution est une mesure contentieuse qui suspend l’exĂ©cution d’une dĂ©cision administrative, notamment en cas d’absence d’étude d’impact.
  • RĂ©fĂ©rĂ© suspension : Le rĂ©fĂ©rĂ© suspension est la procĂ©dure d’urgence permettant au juge d’ordonner la suspension d’une dĂ©cision, avec un rĂ©gime particulier en matiĂšre d’étude d’impact.
  • Évaluation environnementale des plans et programmes : L’évaluation environnementale des plans et programmes est une obligation visant Ă  analyser les incidences notables de certains documents de planification sur l’environnement.

Points essentiels

  • L’autoritĂ© environnementale peut ĂȘtre le ministre de l’environnement, une formation de l’Inspection gĂ©nĂ©rale de l’environnement et du dĂ©veloppement durable, ou la mission rĂ©gionale correspondante selon le territoire du 1
  • L’autoritĂ© compĂ©tente transmet Ă  l’autoritĂ© environnementale le dossier d’étude d’impact et le dossier de demande d’autorisation, et l’avis est joint au dossier d’enquĂȘte publique ou Ă  d’autres consultations requises.
  • L’autorisation prise aprĂšs Ă©tude d’impact intĂšgre des prescriptions environnementales issues de l’étude, avec mesures d’évitement, de rĂ©duction et de compensation, ainsi que des modalitĂ©s de suivi.
  • Les bilans de suivi des effets sont rĂ©alisĂ©s selon un calendrier fixĂ© par l’autoritĂ© compĂ©tente et transmis pour information aux autoritĂ©s consultĂ©es lors de la procĂ©dure.
  • En cas d’absence d’étude d’impact, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s fait droit Ă  la suspension dĂšs constat, et le requĂ©rant n’a pas Ă  prouver l’urgence.
  • La jurisprudence assimile l’insuffisance grave de l’étude d’impact Ă  son absence pour dĂ©clencher le rĂ©gime de suspension liĂ© Ă  l’étude d’impact (CE, 29 juillet 1983, Commune de Roquevaire).

Astuce mémo

AutoritĂ© environnementale = « contrĂŽle avant dĂ©cision » ; Absence d’étude d’impact = « suspension automatique ».

7. Effets et contentieux de l’agrĂ©ment associatif

Notions clés & Définitions

  • Principe pollueur-payeur : Principe de rĂ©partition des coĂ»ts environnementaux qui fonde un mĂ©canisme de responsabilitĂ© civile, sans imposer un rĂ©gime unique.
  • Droit Ă  rĂ©paration du dommage Ă©cologique : Principe issu de la Charte de l’environnement qui organise la contribution de chacun Ă  la rĂ©paration du dommage environnemental causĂ©, selon la loi.
  • RĂ©paration en nature : ModalitĂ© de rĂ©paration privilĂ©giĂ©e qui vise Ă  restaurer l’environnement atteint plutĂŽt qu’à indemniser seulement par Ă©quivalent monĂ©taire.
  • ResponsabilitĂ© sans faute : RĂ©gime oĂč la victime n’a pas Ă  prouver une faute, la responsabilitĂ© reposant notamment sur le lien de causalitĂ© avec l’activitĂ© dommageable.
  • Taxation des activitĂ©s polluantes : MĂ©canisme fiscal visant Ă  rendre le comportement polluant plus coĂ»teux que le dommage, par des taxes proportionnĂ©es aux coĂ»ts de dĂ©pollution.

Points essentiels

  • Deux conceptions du coĂ»t des pollutions existent : rĂ©paration des dommages causĂ©s par le pollueur ou mise Ă  la charge du pollueur du coĂ»t des mesures de protection pour prĂ©venir le dommage.
  • Le droit Ă  rĂ©paration du dommage Ă©cologique est rattachĂ© Ă  l’article 4 de la Charte de l’environnement et vise l’atteinte Ă  l’environnement, pas seulement les rĂ©percussions sur les personnes.
  • La loi BiodiversitĂ© du 8 aoĂ»t 2016 introduit dans le Code civil un rĂ©gime de responsabilitĂ© Ă©cologique prĂ©parĂ© par le professeur Yves Jegouzo.
  • La distinction dommage/prĂ©judice conduit Ă  privilĂ©gier la notion de dommage Ă©cologique : tous les dommages n’entraĂźnent pas les mĂȘmes prĂ©judices pour les victimes.
  • En responsabilitĂ© civile, le pollueur-payeur n’impose pas un seul modĂšle : selon la personne Ă  l’origine de la pollution, l’action peut relever des juridictions judiciaires ou administratives.
  • ResponsabilitĂ© pour faute prouvĂ©e : l’article 1240 du Code civil sert de base aux actions en rĂ©paration fondĂ©es sur une faute Ă©tablie.

Astuce mémo

Pollueur-payeur = coĂ»t Ă  payer ; dommage Ă©cologique = atteinte Ă  l’environnement (pas d’abord le prĂ©judice humain).

8. AutoritĂ© environnementale et instruction de l’étude d’impact

Notions clés & Définitions

  • Droit d’accĂšs aux informations environnementales : Droit d’accĂšs permettant Ă  toute personne d’obtenir les informations relatives Ă  l’environnement dĂ©tenues par les autoritĂ©s publiques, dans les conditions prĂ©vues par le droit applicable.
  • CRPA : Code des relations entre le public et l’administration qui encadre notamment les refus et limites opposables aux demandes d’accĂšs aux documents administratifs.
  • Code de l’environnement : Code qui organise le droit d’accĂšs spĂ©cifique aux informations environnementales et les rĂšgles de participation du public et de diffusion de certaines informations.
  • Participation du public : Principe juridique organisant l’association du public aux dĂ©cisions ayant une incidence sur l’environnement, mais seulement dans les rĂ©gimes prĂ©vus par les textes.
  • DĂ©bat public : ProcĂ©dure de participation encadrĂ©e par la CNDP pour les grands projets et certains plans/programmes, visant Ă  discuter l’opportunitĂ© et les caractĂ©ristiques principales.

Points essentiels

  • Le principe gĂ©nĂ©ral d’accĂšs aux informations environnementales existe depuis la loi Barnier de 1995 et a ensuite Ă©tĂ© reformulĂ© par la loi du 27 dĂ©cembre 2012 (L110-1 II).
  • Le droit d’accĂšs est mis en Ɠuvre notamment par l’ordonnance du 11 avril 2001 et enrichi par l’ordonnance du 26 octobre 2005 (transposition de la directive du 28 janvier 2003).
  • Les dĂ©biteurs du droit sont les personnes publiques (État, collectivitĂ©s, EPCI, etc.) et certaines personnes chargĂ©es d’une mission de service public en lien avec l’environnement, avec exclusion des organismes agissant Ă 
  • La demande peut ĂȘtre rejetĂ©e notamment si elle porte atteinte aux intĂ©rĂȘts protĂ©gĂ©s par le CRPA, si elle vise des documents en cours d’élaboration ou si l’information n’est pas dĂ©tenue ou est formulĂ©e de façon trop vague
  • L’autoritĂ© doit statuer expressĂ©ment dans un dĂ©lai d’un mois, ou de deux mois si la complexitĂ© ou le volume le justifie (R124-1 I).
  • Avant toute dĂ©cision d’autorisation/approbation/exĂ©cution, l’étude d’impact est portĂ©e Ă  la connaissance du public soit via l’enquĂȘte publique (R122-9), soit via la participation par voie Ă©lectronique (L123-19).

Astuce mémo

AccĂšs→DĂ©lais (1 mois/2 mois) ; Étude d’impact : Avant dĂ©cision = enquĂȘte ou voie Ă©lectronique.

9. DĂ©cision d’autorisation et prescriptions issues de l’étude d’impact

Notions clés & Définitions

  • Concertation prĂ©alable : ProcĂ©dure de dialogue organisĂ©e avant la dĂ©cision, permettant d’associer le public et d’orienter les modalitĂ©s du projet.
  • Droit d’initiative du public : Droit permettant au public de demander au prĂ©fet d’organiser une concertation lorsque celle-ci n’a pas Ă©tĂ© mise en place spontanĂ©ment.
  • Exception d’illĂ©galitĂ© de la concertation : MĂ©canisme d’attaque de la concertation, qui devient irrecevable une fois la dĂ©cision du prĂ©fet refusant d’organiser la concertation devenue dĂ©finitive.
  • EnquĂȘte publique : ProcĂ©dure d’information et de participation du public visant aussi Ă  prendre en compte les intĂ©rĂȘts des tiers lors de dĂ©cisions susceptibles d’affecter l’environnement.
  • Participation du public par voie Ă©lectronique : ProcĂ©dure substitutive Ă  l’enquĂȘte publique, organisĂ©e pour certains projets, plans ou programmes soumis Ă  Ă©valuation environnementale mais dispensĂ©s d’enquĂȘte.

Points essentiels

  • Si aucune concertation n’a Ă©tĂ© organisĂ©e spontanĂ©ment, l’autoritĂ© administrative peut imposer au maĂźtre d’ouvrage d’organiser une concertation selon le cadre du Code de l’environnement.
  • Si aucune concertation prĂ©alable n’a eu lieu, le public peut demander au prĂ©fet d’organiser une concertation dans les conditions prĂ©vues par le Code.
  • L’exception d’illĂ©galitĂ© de la concertation est fermĂ©e dĂšs que la dĂ©cision du prĂ©fet refusant d’organiser la concertation est devenue dĂ©finitive.
  • Un vice de forme ou de procĂ©dure ne peut plus ĂȘtre soulevĂ© par voie d’exception contre la dĂ©cision d’autorisation aprĂšs l’expiration du dĂ©lai de quatre mois.
  • L’enquĂȘte publique s’applique en principe aux opĂ©rations susceptibles d’affecter l’environnement, notamment aux projets soumis Ă  Ă©valuation environnementale (Ă©tude d’impact), avec des exclusions (ex. ZAC, temporaire, ou,
  • Le commissaire enquĂȘteur est dĂ©signĂ© par le prĂ©sident du tribunal administratif pour garantir l’impartialitĂ©, et les frais de l’enquĂȘte sont Ă  la charge du maĂźtre d’ouvrage.

Astuce mémo

Concertation puis enquĂȘte : « prĂ©fet dĂ©finitif = exception fermĂ©e » et « autorisation + 4 mois = plus d’exception ».

10. EnquĂȘte publique et portĂ©e des observations

Notions clés & Définitions

  • EnquĂȘte publique : ProcĂ©dure de consultation du public organisĂ©e dans le cadre de certains projets, intĂ©grĂ©e Ă  la phase de consultation avant la dĂ©cision administrative.
  • Observations du public : ÉlĂ©ments exprimĂ©s pendant l’enquĂȘte publique, destinĂ©s Ă  Ă©clairer l’autoritĂ© administrative sur les impacts du projet et ses enjeux.
  • EnquĂȘte publique unique : ModalitĂ© permettant de regrouper plusieurs enquĂȘtes liĂ©es Ă  un mĂȘme projet, sauf dĂ©rogation demandĂ©e par le pĂ©titionnaire.
  • Commissaire enquĂȘteur : AutoritĂ© indĂ©pendante chargĂ©e de conduire l’enquĂȘte publique et de produire des conclusions motivĂ©es Ă  partir des observations recueillies.
  • Conseil dĂ©partemental de l’environnement et des risques : Instance consultĂ©e dans le cadre de l’enquĂȘte, destinataire de documents et pouvant ĂȘtre sollicitĂ©e sur les prescriptions envisagĂ©es.

Points essentiels

  • L’enquĂȘte publique s’inscrit dans une phase de consultation du public, rĂ©amĂ©nagĂ©e par la loi de 2023.
  • Quand plusieurs enquĂȘtes publiques sont nĂ©cessaires, une enquĂȘte publique unique est organisĂ©e sauf dĂ©rogation demandĂ©e par le pĂ©titionnaire.
  • Le prĂ©fet saisit les conseils territoriaux et leurs groupements intĂ©ressĂ©s et transmet, dans les 15 jours suivant le rapport, la note non technique et les conclusions motivĂ©es au conseil dĂ©partemental de l’environnement.
  • Le prĂ©fet peut demander l’avis du conseil dĂ©partemental sur les prescriptions envisagĂ©es ou sur un refus, et le pĂ©titionnaire doit en ĂȘtre informĂ©.
  • Le commissaire enquĂȘteur rend un rapport et des conclusions motivĂ©es, qui servent de base Ă  la dĂ©cision prĂ©fectorale.
  • Dans le contentieux, le Conseil d’État exige que les moyens tirĂ©s de la mĂ©connaissance de principes environnementaux soient suffisamment prĂ©cis pour en apprĂ©cier le bien-fondĂ©.

Astuce mémo

EnquĂȘte = 3 acteurs : Public (observations) → Commissaire (rapport + conclusions) → PrĂ©fet (dĂ©cision), avec Conseil dĂ©partemental en relais de prescriptions.

11. Participation du public par voie électronique

Notions clés & Définitions

  • Participation du public par voie Ă©lectronique : ProcĂ©dure de consultation permettant au public de formuler des observations via des moyens numĂ©riques pendant l’instruction d’une dĂ©cision administrative environnementale.
  • Demande d’accord prĂ©alable : Acte par lequel le tiers demandeur sollicite l’autoritĂ© prĂ©fectorale avant d’ĂȘtre autorisĂ© Ă  se substituer Ă  l’exploitant pour la rĂ©habilitation d’un site.
  • Silence du prĂ©fet : RĂšgle d’interprĂ©tation du non-rĂ©ponse de l’autoritĂ© prĂ©fectorale pendant un dĂ©lai fixĂ© par le Code de l’environnement, pouvant valoir rejet.
  • Dossier de substitution : Ensemble des piĂšces Ă  fournir par le tiers intĂ©ressĂ© pour demander la substitution et prĂ©ciser les mesures de mise en sĂ©curitĂ© et de rĂ©habilitation.

Points essentiels

  • La participation du public par voie Ă©lectronique vise Ă  recueillir les observations du public au cours de la procĂ©dure, sans attendre une audience physique.
  • Dans le mĂ©canisme de substitution, le tiers demandeur adresse au prĂ©fet une demande d’accord prĂ©alable contenant les accords requis et une proposition d’usage futur du site.
  • Le silence du prĂ©fet pendant deux mois vaut rejet pour la demande d’accord prĂ©alable en cas de substitution avec accord de l’exploitant.
  • Le dossier de substitution inclut notamment les mesures de mise en sĂ©curitĂ©, un mĂ©moire de rĂ©habilitation, des estimations financiĂšres et de durĂ©e, des documents sur les capacitĂ©s techniques et financiĂšres, et l’accordé­
  • Le prĂ©fet statue par arrĂȘtĂ© sur la substitution et les conditions, et son silence pendant quatre mois vaut rejet.

Astuce mémo

Accord prĂ©alable : 2 mois = rejet ; arrĂȘtĂ© prĂ©fet : 4 mois = rejet.

12. ProcĂ©dures d’autorisation des installations nuclĂ©aires de base

Notions clés & Définitions

  • DĂ©bat public ANDRa : Le dĂ©bat public est une Ă©tape prĂ©alable Ă  la demande de crĂ©ation d’un centre de stockage en couche gĂ©ologique profonde, fondĂ©e sur un dossier rĂ©digĂ© par l’ANDRa.
  • CIGĂ©o : CIGĂ©o est un projet français de stockage rĂ©versible en couche gĂ©ologique profonde Ă  vie longue, suivi selon la procĂ©dure dĂ©crite par la loi du 25 juillet 2016.
  • Commission nationale sĂ»retĂ© : La commission nationale chargĂ©e d’évaluer l’avancement des recherches et Ă©tudes intervient dans la procĂ©dure d’autorisation des centres de stockage en couche gĂ©ologique profonde.
  • EnquĂȘte publique : L’enquĂȘte publique est une formalitĂ© prĂ©alable Ă  l’autorisation, notamment pour les installations nuclĂ©aires de base liĂ©es au stockage en couche gĂ©ologique profonde.

Points essentiels

  • Les dĂ©chets radioactifs relĂšvent soit du rĂ©gime des installations classĂ©es pour l’activitĂ© faible, soit d’un stockage puis d’un retraitement soumis au rĂ©gime spĂ©cial des installations nuclĂ©aires de base pour les autres.
  • La demande d’autorisation d’une INB de stockage en couche gĂ©ologique profonde doit porter sur une couche gĂ©ologique ayant fait l’objet d’études souterraines.
  • La crĂ©ation d’un centre de stockage en couche gĂ©ologique profonde est prĂ©cĂ©dĂ©e d’un dĂ©bat public sur la base d’un dossier rĂ©digĂ© par l’ANDRa.
  • La procĂ©dure d’autorisation comprend notamment un rapport de la commission nationale d’évaluation, un avis de la sĂ»retĂ© nuclĂ©aire et des avis des collectivitĂ©s territoriales concernĂ©es.
  • Le projet est ensuite transmis Ă  l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, puis le gouvernement prĂ©sente un projet de loi fixant les conditions de rĂ©versibilitĂ©.
  • L’autorisation peut ĂȘtre accordĂ©e par dĂ©cret en Conseil d’État aprĂšs enquĂȘte publique, et la procĂ©dure est actuellement suivie pour le projet CIGĂ©o (loi du 25 juillet 2016).

Astuce mémo

Couche profonde = ANDRa → dĂ©bat public → avis sĂ»retĂ©/CT → office parlementaire → loi rĂ©versibilitĂ© → dĂ©cret CE aprĂšs enquĂȘte publique.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
20 DĂ©c 2019DĂ©cision de la Cour suprĂȘme des Pays-Bas dans l’affaire Urgenda (justice climatique)
12 Juillet 2017CE, 12 Juillet 2017, Association les Amis de la Terre (contentieux pollution de l’air)
22 Déc 2023TA Paris, 22 Déc 2023 (Affaire du siÚcle : carence fautive et exécution incomplÚte)
20 Sept 2022CE, 20 Sept 2022, M. et Mme Panchaud (nouvelle liberté fondamentale : vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé)

Tableaux de synthĂšse

Droit de l’environnement vs droits de l’environnement

TermeIdée centraleExemples
Droit de l’environnementCorpus de rĂšgles et principes communsDroit gĂ©nĂ©ral de l’environnement (principes communs)
Droits de l’environnementPluralitĂ© de polices/rĂ©gimes publics sectorielsDroit de la nature et de la biodiversitĂ© ; droit des ressources naturelles

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre « droit de l’environnement » (principes communs) et « droits de l’environnement » (rĂ©gimes sectoriels et polices spĂ©ciales).
  2. Croire que le juge administratif peut prescrire une politique publique complÚte : il doit éviter de dépasser son office, tout en pouvant enjoindre « toute mesure utile » en cas de carence.
  3. Mélanger principe de précaution et principe de prévention : la précaution vise un risque incertain fondé sur un doute légitime, la prévention un risque suffisamment connu et établi scientifiquement.
  4. Penser que l’absence d’étude d’impact impose toujours de prouver l’urgence : en rĂ©fĂ©rĂ© suspension, le juge fait droit dĂšs constat et le requĂ©rant n’a pas Ă  prouver l’urgence.
  5. Oublier que la Charte de l’environnement a une valeur constitutionnelle mais que toutes ses dispositions n’ont pas la mĂȘme densitĂ© juridique (notamment l’article 1).
  6. Croire que le principe d’intĂ©gration est explicitement repris partout dans le droit interne : il est surtout appliquĂ© via des objectifs sectoriels (urbanisme, transports, Ă©nergie).
  7. Confondre enquĂȘte publique et participation Ă©lectronique : l’enquĂȘte est la voie de consultation avant dĂ©cision quand elle est requise, la participation Ă©lectronique intervient notamment quand l’enquĂȘte n’est pas prĂ©vue.

Checklist Examen

  1. Identifier la distinction « droit de l’environnement » (principes communs) / « droits de l’environnement » (polices et rĂ©gimes sectoriels) et expliquer pourquoi la matiĂšre Ă©chappe aux clivages classiques.
  2. Expliquer l’« Ăšre de la justice climatique » et les deux grands contentieux Ă©voquĂ©s (pollution de l’air ; rĂ©duction des Ă©missions de GES) avec l’idĂ©e de carence et d’injonction.
  3. ConnaĂźtre la dĂ©finition de l’environnement donnĂ©e par le Code (art L.110-1 A) et les cercles concentriques de l’environnement en droit (Ă©lĂ©ments constitutifs ; facteurs influents ; santĂ©/patrimoine sous conditions).
  4. MaĂźtriser la constitutionnalisation : Charte de l’environnement comme norme de rĂ©fĂ©rence, contrĂŽle de disproportion manifeste, et idĂ©e que toutes les dispositions de la Charte n’ont pas la mĂȘme densitĂ© juridique.
  5. Savoir situer les sources : codification (code de l’environnement, ordonnance 10 sept. 2000), diversitĂ© des sources (constitutionnalisation, international, UE, CEDH, droit interne).
  6. ConnaĂźtre les repĂšres internationaux/UE/CEDH : rĂŽle des dĂ©clarations (Stockholm/Rio), place de l’UE (Acte unique, Maastricht, Amsterdam, Lisbonne) et construction jurisprudentielle d’un droit Ă  un environnement sain (CED
  7. MaĂźtriser les principes fondateurs et opĂ©rationnels : dĂ©veloppement durable (L110-1 II et III), intĂ©gration (Rio principe n°4), prĂ©caution vs prĂ©vention, rĂ©paration, accĂšs Ă  l’information.
  8. Savoir articuler accĂšs Ă  l’information et participation : droit d’accĂšs (L124-1 et s.), participation du public (dĂ©bat public, concertation, enquĂȘte publique, participation Ă©lectronique) et leur logique temporelle.
  9. ConnaĂźtre le rĂ©gime de l’étude d’impact : rĂŽle, contenu de droit commun (rĂ©sumĂ© non technique, description, incidences, ERC, suivi), autoritĂ© environnementale, et effets contentieux en cas d’absence/insuffisance grave.
  10. MaĂźtriser la participation du public : dĂ©bat public (CNDP), concertation prĂ©alable (droit d’initiative et exception d’illĂ©galitĂ© fermĂ©e), enquĂȘte publique (acteurs et portĂ©e), participation Ă©lectronique (dĂ©lais et mĂ©can)
  11. Connaßtre les principes de non-régression et ses limites (valeur législative, opposabilité surtout au pouvoir réglementaire, prise en compte des connaissances scientifiques et techniques).
  12. Savoir les principes de biodiversité introduits par la loi biodiversité (solidarité écologique, utilisation durable, complémentarité) et leur justiciabilité incertaine telle que présentée.
  13. Connaßtre les grandes lignes du droit des installations classées : champ (L511-1 et nomenclature), régimes (autorisation/enregistrement/déclaration), contrÎle et pouvoirs de modification, et obligations de remise en état
  14. MaĂźtriser la logique des dĂ©chets : dĂ©finition (L541-1-1), hiĂ©rarchie des modes de traitement, responsabilitĂ© du producteur/dĂ©tenteur (jusqu’à valorisation/Ă©limination finale), et planification (plan national, plan/rĂ©gion

Test your knowledge

Test your knowledge on Introduction au droit et politique environnementale with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quelle distinction caractĂ©rise le mieux la diffĂ©rence entre « droit de l’environnement » et « droits de l’environnement » ?

2. Quel Ă©lĂ©ment relĂšve du champ d’application matĂ©riel du droit de l’environnement tel qu’il est prĂ©sentĂ© ici ?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Introduction au droit et politique environnementale with 23 interactive flashcards.

Droit de l’environnement — dĂ©finition ?

Ensemble de rĂšgles protĂ©geant l’environnement.

Droits de l’environnement — rîle ?

Politiques sectorielles publiques spécifiques.

Ère de la justice climatique — concept ?

Contentieux visant la responsabilité climatique.

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator