Convention de légalisation de la GPA : accord ou projet visant à rendre conforme à la loi la pratique de la gestation pour autrui, en permettant sa reconnaissance juridique en France.
Colloque sur les résistances à la GPA : rassemblement académique ou professionnel abordant les oppositions, notamment religieuses ou sociales, à la pratique de la GPA, souvent illustré par des images religieuses ou symboliques.
DĂ©cisions de la Cour de cassation 2024 : jugements rendus par la plus haute juridiction civile française, marquant un tournant dans la reconnaissance ou la rĂ©gulation des filiations issues de GPA Ă lâĂ©tranger, avec une tendance vers un libĂ©ralisme accru.
Une proposition rĂ©cente dâune convention pour lĂ©galiser la GPA en France a suscitĂ© de vives oppositions politiques, notamment au sein du parti Renaissance, et a Ă©tĂ© rejetĂ©e par le PrĂ©sident, illustrant la polarisation autour de cette question. Cette initiative se distingue de la loi bioĂ©thique de 2021, qui maintient lâinterdiction de la GPA.
Un colloque controversĂ©, organisĂ© Ă PanthĂ©on, a prĂ©sentĂ© une affiche illustrant la GPA par une image religieuse de lâAnnonciation, ce qui a provoquĂ© un scandale national. La controverse portait sur lâutilisation dâune peinture religieuse pour symboliser la GPA, et a mis en lumiĂšre la rĂ©sistance sociale et religieuse Ă cette pratique. Les organisateurs visaient Ă dĂ©montrer les moyens et jurisprudences internationaux pour interdire la GPA, mais certains y ont vu une affirmation de la rĂ©sistance Ă sa lĂ©galisation.
Les dĂ©cisions rĂ©centes de la Cour de cassation, en octobre 2024, ont marquĂ© un changement notable en faveur dâun libĂ©ralisme dans la reconnaissance des filiations issues de GPA Ă lâĂ©tranger. Ces jugements ont Ă©tĂ© fortement critiquĂ©s par certains universitaires, comme Fenouillet et Peres, qui ont attaquĂ© la lĂ©gitimitĂ© de ces dĂ©cisions. La Cour a organisĂ© une journĂ©e de rĂ©flexion, tĂ©moignant de la forte tension et du caractĂšre explosif de ce sujet en droit civil, suscitant des rĂ©actions inhabituelles et vives.
La question de la GPA en France est au cĆur de dĂ©bats passionnĂ©s, mĂȘlant enjeux politiques, religieux et juridiques, et suscite des rĂ©actions trĂšs fortes. Son actualitĂ© tĂ©moigne de sa nature explosive et mĂ©diatisĂ©e, rĂ©vĂ©lant les clivages profonds dans la sociĂ©tĂ© française.
Gestation pour autrui (GPA) : processus juridique dans lequel une femme porte un enfant pour un ou plusieurs parents dâintention qui en auront la filiation.
Parent dâintention : personne ou couple souhaitant ĂȘtre reconnu comme parent de lâenfant Ă naĂźtre ou nĂ© via GPA.
Parent commanditaire : terme dĂ©signant le ou les parents qui financent ou commandent la GPA, souvent les parents dâintention.
MĂšre porteuse : femme qui accouche de lâenfant dans le cadre de la GPA, sans nĂ©cessairement avoir de lien gĂ©nĂ©tique avec lâenfant.
MĂšre dâintention : femme ou couple souhaitant ĂȘtre reconnue comme mĂšre de lâenfant, souvent Ă lâorigine de la demande de GPA.
ProcrĂ©ation pour autrui : terme gĂ©nĂ©ral dĂ©signant toute pratique oĂč une femme porte un enfant pour un ou plusieurs autres, incluant la GPA.
La GPA est un processus juridique oĂč une femme porte un enfant pour des parents dâintention, qui auront la filiation. La distinction essentielle rĂ©side entre la mĂšre porteuse, celle qui accouche, et la mĂšre dâintention, celle qui souhaite ĂȘtre mĂšre. La GPA a Ă©voluĂ© vers des formes oĂč la femme porteuse nâa pas nĂ©cessairement de lien gĂ©nĂ©tique avec lâenfant, ce qui correspond Ă une gestation sans lien biologique. La pratique implique donc une diffĂ©renciation claire entre la mĂšre dâintention et la mĂšre porteuse, selon leur rĂŽle et leur lien avec lâenfant.
La GPA se caractĂ©rise par la distinction entre la femme qui porte lâenfant et celle qui souhaite en ĂȘtre la mĂšre, avec une Ă©volution vers des formes oĂč le lien gĂ©nĂ©tique nâest pas toujours prĂ©sent, ce qui soulĂšve des enjeux juridiques et sociaux fondamentaux.
IndisponibilitĂ© de lâĂ©tat des personnes : principe selon lequel la filiation et la reconnaissance de la parentalitĂ© ne peuvent pas ĂȘtre modifiĂ©es ou nĂ©gociĂ©es, notamment en raison de leur nature personnelle et intangible.
Article 16-7 du Code civil : disposition législative qui interdit toute convention relative à la gestation pour autrui, affirmant la prohibition de la GPA en France.
Inadéquation des rÚgles de filiation : difficulté à appliquer les principes traditionnels de filiation, comme « mater semper certa est », face aux réalités médicales et sociales modernes, notamment en contexte de GPA.
MĂšre gĂ©nĂ©tique : femme dont le patrimoine gĂ©nĂ©tique est Ă lâorigine de lâenfant, gĂ©nĂ©ralement celle dont lâovule a Ă©tĂ© fĂ©condĂ©.
MĂšre porteuse : femme qui porte lâenfant pour autrui, sans que sa filiation ne soit nĂ©cessairement reconnue ou souhaitĂ©e par la loi française.
MĂšre dâintention : femme qui souhaite ĂȘtre reconnue comme mĂšre de lâenfant, en particulier dans le contexte de GPA, indĂ©pendamment de sa relation biologique ou de la gestation.
La GPA contrevient au principe dâindisponibilitĂ© de lâĂ©tat des personnes, notamment Ă lâarticle 16-7 du Code civil, qui interdit toute convention de GPA. La jurisprudence française, notamment la Cour de cassation, confirme la nullitĂ© des conventions de GPA, en se fondant sur lâindisponibilitĂ© du corps humain et de lâĂ©tat des personnes. Elle mobilise deux principes jurisprudentiels : lâindisponibilitĂ© du corps humain, visant la non-commercialitĂ©, et celle de lâĂ©tat des personnes, qui empĂȘche toute modification de la filiation. Cependant, ces principes, non consacrĂ©s par les lois bioĂ©thiques, sont contestĂ©s face aux rĂ©alitĂ©s mĂ©dicales et sociales actuelles. La jurisprudence a Ă©galement Ă©voluĂ© pour refuser la reconnaissance de la filiation en cas de GPA, notamment par lâadoption plĂ©niĂšre, en dĂ©clarant nulles les opĂ©rations de GPA et leur lien avec la filiation. La loi bioĂ©thique de 1994, par lâarticle 16-7, renouvelle cette prohibition, renforcĂ©e par lâabsence dâincriminations pĂ©nales spĂ©cifiques, bien que des infractions existantes puissent sâappliquer en cas de pratiques Ă lâĂ©tranger. Enfin, la jurisprudence et la lĂ©gislation françaises maintiennent une position ferme contre la GPA, en insistant sur la protection de lâintĂ©gritĂ© du corps et de lâĂ©tat des personnes, tout en Ă©tant confrontĂ©es Ă des enjeux europĂ©ens et internationaux.
Le droit français oppose une prohibition claire Ă la GPA, fondĂ©e sur lâindisponibilitĂ© du corps humain et de lâĂ©tat des personnes, ce qui crĂ©e un conflit avec les rĂ©alitĂ©s sociales et mĂ©dicales modernes, tout en Ă©tant renforcĂ© par la lĂ©gislation bioĂ©thique et la jurisprudence.
Prohibition de la GPA : interdiction juridique de la gestation pour autrui en droit français, en raison de son incompatibilitĂ© avec les principes de respect de la personne humaine, de refus dâexploitation de la femme, de rĂ©ification de lâenfant, ainsi que de lâindisponibilitĂ© du corps humain et de la personne humaine.
Histoire biblique de la procréation pour autrui : récit ancien évoquant des pratiques de procréation par autrui, avec des racines complexes dans la tradition biblique, qui ont influencé la perception historique et religieuse de la gestation pour autrui.
InsĂ©mination artificielle : technique mĂ©dicale qui a accĂ©lĂ©rĂ© la mĂ©dicalisation de la procrĂ©ation, contribuant Ă la fois Ă la pratique de la GPA et Ă son encadrement mĂ©dical, tout en Ă©tant distincte de la gestation pour autrui elle-mĂȘme.
Encadrement mĂ©dical : rĂ©glementation et contrĂŽle exercĂ©s par les autoritĂ©s mĂ©dicales sur les procĂ©dĂ©s de procrĂ©ation assistĂ©e, notamment lâinsĂ©mination artificielle, afin de garantir la sĂ©curitĂ© et la lĂ©galitĂ© des pratiques.
IGREC (Instruction gĂ©nĂ©rale relative Ă lâĂ©tat civil) : dispositif administratif qui rĂ©git la dĂ©claration de naissance, pouvant faciliter la substitution de la mĂšre dans certains cas complices, notamment en matiĂšre de filiation et de reconnaissance dâenfant issu de GPA.
La GPA possĂšde une longue histoire, avec des racines historiques et bibliques complexes, mais elle est interdite en droit français depuis les annĂ©es 1980-1990. Son interdiction repose sur le respect de la personne humaine, le refus dâexploitation de la femme, et la protection de lâindisponibilitĂ© du corps humain. La pratique a Ă©tĂ© fortement mĂ©dicalisĂ©e avec lâintroduction de techniques telles que lâinsĂ©mination artificielle, qui ont permis dâaccĂ©lĂ©rer la mĂ©dicalisation et lâencadrement de la procrĂ©ation assistĂ©e. Par ailleurs, lâIGREC joue un rĂŽle clĂ© dans la dĂ©claration de naissance, pouvant dans certains cas faciliter la substitution de la mĂšre, notamment pour des situations complices ou transnationales.
La prohibition de la GPA en droit français sâinscrit dans une Ă©volution historique marquĂ©e par une forte mĂ©dicalisation et un encadrement administratif strict, visant Ă respecter la dignitĂ© humaine et Ă prĂ©venir toute forme dâexploitation ou de rĂ©ification.
Décisions de la Cour de cassation : Actes par lesquels la plus haute juridiction civile française tranche des questions de droit, notamment en matiÚre de filiation et de GPA, en opérant parfois des revirements jurisprudentiels.
Table ronde Ă la Cour de cassation : rĂ©union exceptionnelle organisĂ©e pour dĂ©battre publiquement ou en comitĂ© restreint, visant Ă examiner des Ă©volutions ou controverses jurisprudentielles, comme celle relative Ă la reconnaissance des filiations issues de GPA Ă lâĂ©tranger.
Revirement jurisprudentiel : changement de la position adoptĂ©e par la Cour de cassation sur une question de droit, illustrant une Ă©volution de la doctrine judiciaire, notamment en faveur de la reconnaissance des filiations issues de GPA Ă lâĂ©tranger.
Opposition politique Ă la jurisprudence : contestation exprimĂ©e par des acteurs politiques ou universitaires contre une dĂ©cision de la Cour de cassation, notamment celle qui reconnaĂźt la filiation issue de GPA Ă©trangĂšre, rĂ©vĂ©lant une fracture entre le pouvoir judiciaire et dâautres institutions.
Droit international privĂ© (DIP) : branche du droit qui rĂ©git les conflits de lois et de juridictions lorsque des situations impliquant plusieurs Ătats se prĂ©sentent, notamment dans le cadre de la GPA pratiquĂ©e Ă lâĂ©tranger. Il permet de dĂ©terminer quel droit national doit sâappliquer et comment les juges doivent traiter les effets juridiques des actes Ă©trangers.
Tourisme procrĂ©atif : pratique consistant pour des personnes ou couples Ă se rendre dans un autre pays oĂč la GPA est autorisĂ©e, afin dây recourir Ă cette technique de procrĂ©ation. Il soulĂšve des questions de reconnaissance juridique et de protection des filiations, en particulier face aux diffĂ©rences rĂ©glementaires entre Ătats.
Ordre public international : principe selon lequel certains rĂšglements ou actes Ă©trangers ne peuvent ĂȘtre reconnus ou produits en France sâils contreviennent aux valeurs fondamentales de lâĂtat ou Ă ses principes essentiels. La GPA pratiquĂ©e Ă lâĂ©tranger est souvent considĂ©rĂ©e comme contraire Ă lâordre public français, ce qui empĂȘche sa reconnaissance.
RĂ©glementations Ă©trangĂšres sur la GPA : lois ou pratiques dans dâautres pays qui autorisent ou encadrent la GPA, souvent en dehors du cadre strictement prohibĂ© en France. La diversitĂ© de ces rĂ©glementations complique la reconnaissance des filiations et la protection juridique des enfants nĂ©s par GPA Ă lâĂ©tranger.
Conflits de lois : situations oĂč plusieurs lĂ©gislations nationales sont susceptibles de sâappliquer Ă une mĂȘme situation, notamment en matiĂšre de filiation ou de reconnaissance de la GPA. Le droit international privĂ© cherche Ă dĂ©terminer la loi applicable et la juridiction compĂ©tente pour trancher ces conflits.
La pratique de la GPA Ă lâĂ©tranger soulĂšve des enjeux complexes en droit international privĂ© en France. La recherche de facilitĂ©s mĂ©dicales et la reconnaissance des filiations Ă©trangĂšres mettent en tension la conception nationale de la famille avec les diffĂ©rences de rĂ©glementation entre Ătats. La mise en concurrence des droits, permise par le DIP, modifie la vision traditionnelle de la filiation, en permettant aux personnes de contourner la prohibition française en utilisant les lois Ă©trangĂšres. Ces pratiques engendrent des conflits de lois, notamment sur la reconnaissance des actes de naissance et la filiation, qui varient selon les pays. La reconnaissance ou lâopposition Ă la transcription des actes Ă©trangers dĂ©pend souvent de la conformitĂ© ou non Ă lâordre public international français, qui considĂšre gĂ©nĂ©ralement la GPA comme contraire Ă ses valeurs fondamentales. La jurisprudence française a ainsi refusĂ© la transcription des actes de GPA Ă©trangers, invoquant la contrariĂ©tĂ© Ă lâordre public, tout en Ă©tant confrontĂ©e Ă des dĂ©cisions de la Cour europĂ©enne des droits de lâhomme qui soulignent lâimportance du droit au respect de la vie privĂ©e et familiale, notamment pour les enfants. La complexitĂ© rĂ©side aussi dans la diversitĂ© des rĂ©glementations, avec des pays plus ou moins favorables, comme lâUkraine ou la Russie, ou encore les Ătats-Unis et le Canada, qui offrent des options plus coĂ»teuses ou moins coĂ»teuses. La tension entre interdiction nationale et reconnaissance internationale demeure centrale dans la gestion de ces situations.
Les dĂ©fis liĂ©s Ă la GPA dans un contexte transnational illustrent la tension entre la prohibition nationale et la reconnaissance des filiations Ă©trangĂšres, en soulignant lâimpact du droit international privĂ© sur la conception de la famille et la protection des droits fondamentaux.
Exequatur : ProcĂ©dure permettant la reconnaissance en France dâun jugement Ă©tranger, notamment en matiĂšre de filiation, afin quâil ait effet en droit français.
Filiation Ă©tablie Ă lâĂ©tranger : Situation oĂč un lien de filiation est reconnu ou constatĂ© par une dĂ©cision ou un acte juridique dans un pays Ă©tranger, notamment dans le contexte de GPA ou autres modes de parentalitĂ©.
Jugements Ă©trangers : DĂ©cisions rendues par une juridiction dâun autre Ătat, susceptibles dâĂȘtre reconnues ou contestĂ©es en France selon le contrĂŽle dâordre public.
Parents dâintention Ă©trangers : Personnes situĂ©es Ă lâĂ©tranger qui ont exprimĂ© lâintention de devenir parents par des moyens tels que la GPA, sans Ă©tablir une filiation selon le droit français.
Ordre public français : Ensemble de principes fondamentaux du droit français, notamment en matiĂšre de filiation et de protection de lâintĂ©rĂȘt de lâenfant, qui peuvent limiter la reconnaissance ou lâexĂ©cution de dĂ©cisions Ă©trangĂšres contraires Ă ces principes.
La reconnaissance en France des filiations issues de GPA Ă©trangĂšres est soumise Ă un contrĂŽle strict dâordre public. Les dĂ©cisions Ă©trangĂšres peuvent ĂȘtre contestĂ©es si elles contreviennent aux principes fondamentaux français, notamment en matiĂšre de filiation et de respect de lâintĂ©rĂȘt de lâenfant. La Cour de cassation joue un rĂŽle central dans lâacceptation ou le refus de ces filiations, en vĂ©rifiant leur conformitĂ© aux principes français et aux droits fondamentaux. La jurisprudence a Ă©voluĂ© pour Ă©quilibrer la reconnaissance des filiations Ă©trangĂšres avec la protection de lâordre public, notamment en cas de filiation Ă©tablie Ă lâĂ©tranger par GPA ou autres procĂ©dures, en intĂ©grant un contrĂŽle de proportionnalitĂ© et de compatibilitĂ© avec les droits fondamentaux.
La reconnaissance des filiations Ă©trangĂšres, notamment issues de GPA, est encadrĂ©e par un contrĂŽle strict dâordre public, la Cour de cassation jouant un rĂŽle clĂ© dans la validation ou le rejet de ces filiations en fonction de leur conformitĂ© aux principes fondamentaux français et aux droits fondamentaux.
Exequatur judiciaire : procĂ©dure par laquelle une dĂ©cision Ă©trangĂšre relative Ă la filiation est reconnue et rendue exĂ©cutoire en France. Elle permet de faire valider en France une dĂ©cision Ă©trangĂšre pour quâelle produise ses effets juridiques.
ContrĂŽle de conformitĂ© : vĂ©rification opĂ©rĂ©e par le juge français pour sâassurer que la dĂ©cision Ă©trangĂšre respecte lâordre public international français. Ce contrĂŽle porte notamment sur la motivation de la dĂ©cision et sa conformitĂ© aux principes fondamentaux français.
DĂ©cisions Ă©trangĂšres : jugements ou actes Ă©tablissant la filiation, rendus par une autoritĂ© Ă©trangĂšre. Leur reconnaissance en France nĂ©cessite une procĂ©dure dâexequatur, sous rĂ©serve du respect de lâordre public.
Ordre public international français : ensemble de principes fondamentaux que toute dĂ©cision Ă©trangĂšre doit respecter pour ĂȘtre reconnue en France. En matiĂšre de filiation, cela inclut notamment la prohibition de la GPA et le respect des droits fondamentaux des personnes impliquĂ©es.
Effets juridiques : consĂ©quences attachĂ©es Ă une dĂ©cision reconnue, telles que lâĂ©tablissement ou la reconnaissance de la filiation, qui produisent des effets en France comme si la dĂ©cision avait Ă©tĂ© rendue par une juridiction française.
Lâexequatur est la procĂ©dure par laquelle une dĂ©cision Ă©trangĂšre relative Ă la filiation est reconnue et exĂ©cutĂ©e en France. Elle consiste en un contrĂŽle de conformitĂ© effectuĂ© par le juge français, qui vĂ©rifie notamment que la dĂ©cision respecte lâordre public international français. Ce contrĂŽle est particuliĂšrement rigoureux pour les dĂ©cisions relatives Ă la filiation issues de GPA, en raison de la prohibition de cette pratique en France. La jurisprudence a Ă©voluĂ©, notamment avec la reconnaissance de jugements Ă©trangers Ă©tablissant la filiation dâun enfant nĂ© dâune GPA, mĂȘme en lâabsence de lien biologique, si ces dĂ©cisions sont suffisamment motivĂ©es et respectent les droits fondamentaux. La Cour de cassation insiste sur la nĂ©cessitĂ© dâun contrĂŽle strict de la motivation des dĂ©cisions Ă©trangĂšres, notamment pour vĂ©rifier le consentement des personnes impliquĂ©es et la conformitĂ© aux principes fondamentaux français, tels que le respect du droit Ă lâidentitĂ© de lâenfant et la protection contre la vulnĂ©rabilitĂ©. La reconnaissance des dĂ©cisions Ă©trangĂšres ne doit pas porter atteinte Ă lâordre public français, ce qui limite la reconnaissance des filiation issues de GPA ou de pratiques contraires Ă la prohibition nationale.
Le mĂ©canisme dâexequatur permet la reconnaissance en France des dĂ©cisions Ă©trangĂšres relatives Ă la filiation, sous rĂ©serve dâun contrĂŽle rigoureux de leur conformitĂ© Ă lâordre public international français, notamment en matiĂšre de GPA et de respect des droits fondamentaux.
Motivation des juges : justification précise et argumentée fournie par les juges pour appuyer leur décision concernant la reconnaissance ou le refus des filiations dans le cadre de la GPA.
ContrĂŽle juridictionnel : vĂ©rification par les tribunaux que la motivation des juges est conforme aux exigences lĂ©gales, notamment en matiĂšre dâĂ©quilibre entre respect de lâordre public et protection des droits fondamentaux.
Ordre public : ensemble de principes fondamentaux que la justice doit préserver, notamment en matiÚre de moralité, de sécurité et de protection des droits fondamentaux, pouvant justifier un refus de reconnaissance.
Arguments dâordre public : motifs invoquĂ©s par les juges pour justifier une dĂ©cision, en particulier ceux liĂ©s Ă la vulnĂ©rabilitĂ© des parties, Ă la commercialisation de la GPA ou Ă la moralitĂ©.
Revirement jurisprudentiel : changement dans la jurisprudence qui modifie la maniÚre dont les juges motivent ou justifient leurs décisions, notamment sur la reconnaissance des filiations issues de GPA.
Le contrĂŽle judiciaire de la GPA implique une motivation prĂ©cise des juges pour justifier la reconnaissance ou le refus des filiations. La motivation doit expliciter la conciliation entre le respect de lâordre public et la protection des droits fondamentaux, notamment le droit de lâenfant Ă connaĂźtre ses origines et la prĂ©vention de la vulnĂ©rabilitĂ© des parties. La motivation est essentielle pour lĂ©gitimer les dĂ©cisions dans un contexte social et politique sensible, en permettant un Ă©quilibre entre la morale, le droit et la sociĂ©tĂ©. La lĂ©gitimitĂ© des dĂ©cisions repose donc sur une justification claire, permettant dâĂ©valuer si lâintĂ©rĂȘt de lâenfant et la conformitĂ© aux principes fondamentaux sont respectĂ©s.
La motivation judiciaire dans le contexte de la GPA constitue un outil crucial pour équilibrer droit, morale et société, en assurant que chaque décision est justifiée de maniÚre précise face à des enjeux éthiques et sociaux sensibles.
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|---|
| 2024 | Décisions de la Cour de cassation sur la GPA |
| 2021 | Loi bioĂ©thique maintenant lâinterdiction de la GPA |
| ThÚme | Notions clés | Points essentiels | Enjeux ou particularités |
|---|---|---|---|
| Débats et actualités GPA | Convention de légalisation, colloque, décisions de la Cour de cassation | La GPA suscite opposition politique, religieuse et juridique ; décisions récentes en 2024 favorisent un libéralisme | La controverse est alimentée par des images religieuses et des réactions sociales vives |
| Terminologie et notions GPA | Gestation pour autrui, parent dâintention, mĂšre porteuse, mĂšre dâintention | Distinction entre mĂšre porteuse (porte lâenfant) et mĂšre dâintention (souhaite ĂȘtre reconnue comme mĂšre) ; Ă©volution vers absence de lien gĂ©nĂ©tique | La pratique soulĂšve des enjeux juridiques liĂ©s Ă la filiation et au rĂŽle des femmes |
| ProblĂšmes juridiques GPA | IndisponibilitĂ© de lâĂ©tat des personnes, article 16-7 du Code civil, nullitĂ© des conventions | La GPA viole le principe dâindisponibilitĂ© du corps humain ; jurisprudence française refuse la reconnaissance de filiation en cas de GPA | La lĂ©gislation bioĂ©thique renforce cette prohibition, malgrĂ© des rĂ©alitĂ©s sociales et mĂ©dicales changeantes |
| Cadre historique et prohibition | Prohibition lĂ©gale, histoire biblique, insĂ©mination artificielle, encadrement mĂ©dical | La prohibition repose sur le respect de la personne humaine et lâinterdiction dâexploitation ; techniques mĂ©dicales ont Ă©voluĂ© pour encadrer la procrĂ©ation assistĂ©e | La tradition religieuse et les avancĂ©es mĂ©dicales ont façonnĂ© le cadre juridique actuel |
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1. Quelle est la principale raison de la prohibition de la gestation pour autrui en droit français ?
2. Comment peut-on définir le droit international privé dans le contexte de la GPA ?
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GPA â dĂ©finition ?
Femme porteuse pour des parents dâintention.
Parent dâintention â rĂŽle ?
Souhaite ĂȘtre reconnu comme parent de lâenfant.
MĂšre porteuse â localisation ?
Accouche lâenfant, sans lien gĂ©nĂ©tique nĂ©cessaire.
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