đ Plan du Cours
- Organisation intergouvernementale
- Chronologie création
- Principes de souveraineté
- Acteurs non étatiques
- Organisation régionale
- Union européenne
- Institutions européennes
- SystÚme décisionnel UE
- Droit primaire et dérivé
- Principes de compétence UE
- Cour europĂ©enne droits de lâhomme
- Organisation mondiale de la santé
đ 1. Organisation intergouvernementale
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Organisation intergouvernementale : Organisation créée par un traitĂ© entre Ătats, dotĂ©e d'une personnalitĂ© juridique propre, visant Ă coopĂ©rer sur des sujets d'intĂ©rĂȘt commun. Elle rĂ©sulte d'une volontĂ© collective des Ătats membres, qui Ă©tablissent une structure institutionnelle pour gĂ©rer des enjeux partagĂ©s (source : dĂ©finition gĂ©nĂ©rale).
- CaractĂšre interĂ©tatique : Relation entre plusieurs Ătats, basĂ©e sur des traitĂ©s ou accords, qui constitue la nature des relations au sein d'une organisation intergouvernementale. Elle implique une coopĂ©ration entre Ătats souverains, sans transfert de souverainetĂ© (source : notion explicitĂ©e).
- PersonnalitĂ© juridique distincte : CapacitĂ© pour une organisation d'agir en justice, de conclure des traitĂ©s, et d'avoir des droits et obligations propres, indĂ©pendamment de ses Ătats membres (source : dĂ©finition spĂ©cifique).
đ Points essentiels
- La création d'une organisation intergouvernementale repose sur un traité, qui constitue la base juridique de son existence et de ses activités.
- Elle possÚde une personnalité juridique propre, lui permettant d'agir en son nom dans des actions juridiques et opérationnelles.
- La relation entre Ătats dans une OI est interĂ©tatique, fondĂ©e sur des accords ou traitĂ©s, et non sur une intĂ©gration supranationale.
- La personnalité juridique distincte confÚre à l'organisation une autonomie décisionnelle et une capacité à produire des normes juridiques.
- La genÚse des organisations internationales remonte à la Commission centrale de la navigation sur le Rhin (1831) et s'est développée à travers diverses créations techniques, politiques et sociales jusqu'à l'ONU en 1945.
- La nature intergouvernementale implique que l'organisation ne peut agir que dans le cadre des compĂ©tences qui lui sont confiĂ©es par ses Ătats membres.
đĄ Ă retenir
Une organisation intergouvernementale est une entitĂ© créée par un traitĂ© entre Ătats, dotĂ©e d'une personnalitĂ© juridique propre, qui facilite la coopĂ©ration sur des sujets communs tout en respectant la souverainetĂ© de ses membres.
đ 2. Chronologie crĂ©ation
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Ordre historique des organisations internationales : succession chronologique des crĂ©ations dâorganisations internationales, depuis la premiĂšre en 1831 jusquâĂ la fin du XXe siĂšcle, illustrant lâĂ©volution de leur apparition selon le contexte mondial.
- ĂvĂ©nements clĂ©s : dates et faits marquants dans la crĂ©ation des organisations, tels que la fondation de la Commission centrale de la navigation sur le Rhin en 1831, la SociĂ©tĂ© des Nations en 1919, ou lâONU en 1945, qui marquent des tournants dans lâhistoire de la formation des OI.
- Ăvolution historique : progression de la formation des organisations internationales depuis le XIXe siĂšcle, passant dâorganisations techniques et rĂ©gionales Ă des entitĂ©s Ă vocation politique et universelle, en lien avec les grands Ă©vĂ©nements mondiaux (guerres, dĂ©colonisation, mondialisation).
đ Points essentiels
- La premiĂšre organisation internationale date de 1831 : la Commission centrale de la navigation sur le Rhin, créée suite Ă lâActe final du CongrĂšs de Vienne (1815).
- Entre 1856 et 1914, de nombreuses unions administratives voient le jour, principalement pour des domaines techniques liés à la science, la technologie et les échanges (ex : Union télégraphique internationale en 1865, Union postale universelle en 1874, Bureau international des poids et mesures en 1875).
- La fin de la PremiĂšre Guerre mondiale marque une Ă©tape majeure avec la crĂ©ation de la SociĂ©tĂ© des Nations en 1919, premiĂšre organisation Ă vocation politique et gĂ©nĂ©raliste, suivie par lâOrganisation internationale du travail (OIT).
- La Seconde Guerre mondiale accĂ©lĂšre la crĂ©ation dâorganisations mondiales telles que lâONU en 1945, et dâorganisations spĂ©cialisĂ©es (OMS en 1948, FMI en 1944, OMC en 1994).
- La pĂ©riode post-1945 voit Ă©galement la naissance dâorganisations rĂ©gionales (ex : Union europĂ©enne, ASEAN) et la multiplication des OI, illustrant une Ă©volution vers une organisation plus complexe et diversifiĂ©e.
- La croissance du nombre dâorganisations, passant dâune dizaine avant 1914 Ă plus de 300 aujourdâhui, tĂ©moigne de lâexpansion de la coopĂ©ration internationale.
- La crĂ©ation dâorganisations techniques et rĂ©gionales prĂ©cĂšde souvent leur vocation politique et universelle, illustrant une Ă©volution de la coopĂ©ration internationale selon le contexte historique.
đĄ Ă retenir
Lâhistoire de la crĂ©ation des organisations internationales tĂ©moigne dâune Ă©volution depuis des structures techniques et rĂ©gionales au XIXe siĂšcle vers des entitĂ©s politiques et universelles aprĂšs 1919, reflĂ©tant les grands bouleversements mondiaux et la volontĂ© croissante de coopĂ©ration.
đ 3. Principes de souverainetĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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Principes de souverainetĂ© : Droit exclusif d'un Ătat d'exercer son autoritĂ© sur son territoire et sa population. Cela implique que l'Ătat dĂ©tient le monopole du pouvoir interne et la capacitĂ© de reprĂ©senter la collectivitĂ© internationale dans ses relations avec d'autres Ătats.
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SouverainetĂ© interne : Pouvoir de l'Ătat sur son territoire et sa population. Elle confĂšre Ă l'Ătat le monopole du pouvoir de la puissance publique Ă l'intĂ©rieur de ses frontiĂšres, lui permettant d'Ă©tablir et d'appliquer ses lois, rĂšglements et politiques.
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SouverainetĂ© externe : IndĂ©pendance de l'Ătat dans ses relations avec d'autres Ătats. Elle garantit que l'Ătat peut agir, conclure des traitĂ©s, et dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts sans ingĂ©rence extĂ©rieure, dans le respect de l'Ă©galitĂ© juridique entre Ătats.
đ Points essentiels
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La souverainetĂ© est la base du statut de l'Ătat en tant que sujet de droit originel, caractĂ©risĂ©e par le double monopole : celui du pouvoir interne (autoritĂ© sur le territoire et la population) et celui de la reprĂ©sentation dans les relations internationales.
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La souverainetĂ© postule l'Ă©galitĂ© en droit entre Ătats, garantissant leur indĂ©pendance rĂ©ciproque. Tous les Ătats souverains disposent des mĂȘmes droits et obligations, ce qui implique leur autonomie dans la conduite de leurs affaires.
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La reconnaissance de la souveraineté ne dépend pas de la réalité matérielle ou de la situation géopolitique, comme l'illustre l'avis de la CIJ (2024) sur l'occupation du territoire palestinien par Israël, précisant que la souveraineté ne disparaßt pas simplement par l'occupation ou la perte de contrÎle physique.
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La souverainetĂ© confĂšre Ă l'Ătat le monopole du pouvoir interne (pouvoir de la puissance publique) et la capacitĂ© de reprĂ©senter la collectivitĂ© internationale (monopole de la reprĂ©sentation) dans ses relations bilatĂ©rales, rĂ©gionales ou multilatĂ©rales.
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La souveraineté est limitée par le droit international, notamment par le respect des obligations découlant de traités ou du droit coutumier, mais reste la rÚgle fondamentale de l'organisation de la société internationale.
đĄ Ă retenir
La souverainetĂ© est le principe fondamental qui confĂšre Ă l'Ătat son indĂ©pendance et son autoritĂ© exclusive sur son territoire et sa population, tout en lui permettant d'interagir avec les autres Ătats dans le cadre du respect de l'Ă©galitĂ© juridique.
đ 4. Acteurs non Ă©tatiques
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Acteurs non Ă©tatiques : entitĂ©s autres que les Ătats qui participent aux relations internationales, sans ĂȘtre des sujets de droit originels.
ONG (Organisation Non Gouvernementale) : regroupement sur la base du volontariat de personnes privĂ©es, constituĂ© selon le droit privĂ© de lâĂtat oĂč elles sont créées, poursuivant des buts non lucratifs et dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Elles nâont pas pour origine lâĂtat, mais sont privĂ©es, créées par des personnes physiques ou morales.
Entreprises multinationales : acteurs privés opérant dans plusieurs pays, influençant la scÚne internationale, souvent dans un cadre économique, sans origine étatique.
Acteurs privĂ©s ou associatifs : acteurs non Ă©tatiques, souvent issus de la sociĂ©tĂ© civile, qui participent aux relations internationales sans ĂȘtre des Ătats ou des organisations intergouvernementales.
đ Points essentiels
- Les acteurs non Ă©tatiques incluent notamment les ONG, qui sont des organisations privĂ©es, non publiques, créées par des personnes physiques ou morales, poursuivant des buts non lucratifs et dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
- Les ONG ont été initiées à la fin du 19e siÚcle, avec des exemples comme la Croix-Rouge ou Médecins Sans FrontiÚres.
- Certaines ONG poursuivent des buts idĂ©ologiques, culturels ou sportifs, en dehors de lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, ce qui les distingue des ONG classiques.
- Ces acteurs remettent en cause le monopole de lâĂtat souverain et des organisations internationales traditionnelles, tĂ©moignant dâune Ă©rosion ou contestation de lâautoritĂ© Ă©tatique sur la scĂšne internationale.
- Les entreprises multinationales influencent Ă©galement la scĂšne internationale, tout comme dâautres acteurs privĂ©s, associatifs ou criminels, qui ne tirent pas leur origine dâune initiative Ă©tatique.
đĄ Ă retenir
Les acteurs non Ă©tatiques, notamment les ONG et les entreprises multinationales, participent aux relations internationales en remettant en cause le monopole traditionnel de lâĂtat souverain, tĂ©moignant dâune complexification et dâune diversification des acteurs sur la scĂšne mondiale.
đ 5. Organisation rĂ©gionale
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Organisation rĂ©gionale : organisation regroupant des Ătats d'une mĂȘme rĂ©gion gĂ©ographique. Elle vise Ă favoriser la coopĂ©ration Ă©conomique, politique ou sĂ©curitaire entre ses membres, en se concentrant sur un espace gĂ©ographique dĂ©limitĂ© ou perçu comme tel par ses membres.
Exemples : Union européenne, ASEAN, MERCOSUR.
Objectifs : coopération économique, politique ou sécuritaire régionale, visant à renforcer la solidarité et la stabilité dans l'espace concerné.
đ Points essentiels
- La notion de rĂ©gion dans le cadre d'une organisation rĂ©gionale n'est pas toujours strictement gĂ©ographique, mais souvent liĂ©e Ă une construction de solidaritĂ© ou d'intĂ©rĂȘts communs.
- La rĂ©gion peut ĂȘtre dĂ©finie par des caractĂ©ristiques communes ou par une volontĂ© politique de coopĂ©ration, indĂ©pendamment des limites gĂ©ographiques strictes.
- La majorité des organisations internationales sont régionales : environ 200 sur 300, ce qui montre leur importance dans la scÚne internationale.
- La création d'organisations régionales peut répondre à des enjeux de sécurité, d'économie ou de politique, en complément ou en alternative aux organisations universelles.
- La distinction entre une organisation régionale et une organisation universelle repose souvent sur la portée géographique et sur la nature des objectifs poursuivis.
đĄ Ă retenir
Une organisation rĂ©gionale regroupe des Ătats d'une mĂȘme zone gĂ©ographique ou perçue comme telle, avec pour but de renforcer la coopĂ©ration dans des domaines variĂ©s, souvent en rĂ©ponse Ă des enjeux communs spĂ©cifiques Ă cette rĂ©gion.
đ 6. Union europĂ©enne
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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Union europĂ©enne : organisation rĂ©gionale spĂ©cifique, intĂ©grant des Ătats membres avec un marchĂ© commun et des institutions communes. Elle rĂ©sulte dâun processus dâintĂ©gration Ă©conomique et politique, visant Ă harmoniser les politiques et les lois entre ses membres.
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IntĂ©gration Ă©conomique et politique : processus dâharmonisation des politiques et des lois entre Ătats membres, permettant une coopĂ©ration renforcĂ©e dans des domaines variĂ©s, notamment Ă©conomiques, lĂ©gislatifs et institutionnels.
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TraitĂ©s fondateurs : textes fondamentaux qui instaurent et organisent lâUnion europĂ©enne. Parmi eux, le TraitĂ© de Maastricht (1992) qui marque la naissance officielle de lâUE avec une dimension politique et Ă©conomique renforcĂ©e, et le TraitĂ© de Lisbonne (2007) qui rĂ©forme ses institutions et ses compĂ©tences pour une meilleure efficacitĂ©.
đ 7. Institutions europĂ©ennes
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Institutions européennes : organes chargés de la gouvernance de l'UE, responsables de l'élaboration, de l'adoption et de l'application du droit européen. Elles constituent un cadre institutionnel permettant la coopération et la prise de décision au sein de l'Union.
Fonctionnement : processus dĂ©cisionnel, lĂ©gislatif et exĂ©cutif au sein de lâUE, impliquant la coordination entre diffĂ©rentes institutions pour produire des normes juridiques et assurer leur mise en Ćuvre.
RĂŽle : Ă©laborer, adopter et appliquer le droit europĂ©en, en concrĂ©tisant le dialogue institutionnel par des normes juridiques. Ces institutions participent Ă la production normative, notamment par la crĂ©ation de directives, rĂšglements, etc., qui rĂ©gissent la vie de lâUnion.
đ Points essentiels
- Les institutions europĂ©ennes sont des mĂ©canismes et structures juridiques qui rĂ©gissent la gouvernance de lâUE, en tant quâorganes de dĂ©cision et dâaction.
- Leur rÎle principal est de produire, adopter et appliquer le droit européen, en assurant la cohérence et la légitimité des politiques communautaires.
- La gouvernance de lâUE repose sur un processus qui combine processus lĂ©gislatif, dĂ©cisionnel et exĂ©cutif, permettant la concrĂ©tisation du dialogue entre institutions par des normes juridiques.
- Ces institutions sont des sujets de droit, avec une personnalitĂ© juridique propre, distincte de celle des Ătats membres, leur permettant dâagir en leur nom dans le cadre de leurs compĂ©tences.
đĄ Ă retenir
Les institutions europĂ©ennes forment un cadre institutionnel structurĂ©, chargĂ© de la gouvernance de lâUE, dont le rĂŽle essentiel est de produire et dâappliquer le droit europĂ©en par un processus dĂ©cisionnel organisĂ© et normatif.
đ 8. SystĂšme dĂ©cisionnel UE
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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SystĂšme dĂ©cisionnel UE : MĂ©canismes par lesquels lâUnion europĂ©enne adopte ses lois et politiques, impliquant un processus structurĂ© de dĂ©libĂ©ration et de dĂ©cision entre ses institutions.
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ProcĂ©dure lĂ©gislative : Processus formel permettant lâadoption des actes lĂ©gislatifs de lâUE, comprenant notamment la procĂ©dure ordinaire et la procĂ©dure spĂ©ciale.
-
ProcĂ©dure ordinaire : Mode de lĂ©gislation oĂč le Parlement europĂ©en et le Conseil de lâUnion europĂ©enne participent conjointement Ă lâadoption des actes lĂ©gislatifs, selon un processus de co-dĂ©cision.
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ProcĂ©dure spĂ©ciale : Mode de lĂ©gislation oĂč la procĂ©dure diffĂšre de la procĂ©dure ordinaire, impliquant une participation limitĂ©e ou spĂ©cifique dâune institution, souvent pour des domaines particuliers ou en cas de circonstances exceptionnelles.
-
Acteurs : Les principales institutions impliquĂ©es dans le processus dĂ©cisionnel de lâUE :
- Commission : Organe exĂ©cutif responsable de proposer la lĂ©gislation, de veiller Ă son application, et de gĂ©rer le fonctionnement quotidien de lâUE.
- Parlement : Institution Ă©lue directement par les citoyens europĂ©ens, participant Ă lâadoption des lois et au contrĂŽle dĂ©mocratique.
- Conseil : ReprĂ©sente les Ătats membres, participe Ă lâadoption des actes lĂ©gislatifs en collaboration avec le Parlement.
đ Points essentiels
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Le systĂšme dĂ©cisionnel de lâUE repose sur une interaction entre la Commission, le Parlement et le Conseil, selon des procĂ©dures lĂ©gislatives dĂ©finies par les traitĂ©s.
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La procĂ©dure ordinaire est la principale, permettant une co-dĂ©cision entre le Parlement et le Conseil, renforçant la lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique et lâefficacitĂ© lĂ©gislative.
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Les procédures spéciales sont utilisées pour certains domaines spécifiques ou en cas de circonstances particuliÚres, avec une participation institutionnelle adaptée.
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La Commission propose la lĂ©gislation, le Parlement et le Conseil lâadoptent, souvent aprĂšs un processus de nĂ©gociation et de modification.
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La légitimité et la légalité des actes dépendent de leur adoption selon la procédure appropriée, garantissant la légitimité démocratique et la conformité juridique.
đĄ Ă retenir
Le systĂšme dĂ©cisionnel de lâUE est un mĂ©canisme complexe basĂ© sur la coopĂ©ration entre ses principales institutions, oĂč la procĂ©dure ordinaire joue un rĂŽle central, assurant une lĂ©gislation dĂ©mocratique et efficace.
đ 9. Droit primaire et dĂ©rivĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Droit primaire : Ensemble des traitĂ©s fondateurs de lâUnion europĂ©enne, comme le TraitĂ© de Lisbonne, qui constituent la base juridique fondamentale de lâUE.
- Droit dérivé : RÚglements, directives, décisions adoptés par les institutions européennes, qui complÚtent ou précisent le droit primaire.
- Hiérarchie des normes : Principe selon lequel le droit primaire prime sur le droit dérivé, assurant la supériorité du traité fondateur sur les actes adoptés par les institutions européennes.
đ Points essentiels
- Le droit primaire inclut notamment le TraitĂ© de Lisbonne, qui est le traitĂ© fondateur de lâUE.
- Le droit dĂ©rivĂ© comprend des actes tels que rĂšglements, directives et dĂ©cisions, adoptĂ©s par les institutions europĂ©ennes pour mettre en Ćuvre le droit primaire.
- La hiérarchie des normes établit que le droit primaire a une valeur supérieure à celle du droit dérivé, garantissant la primauté du traité fondateur sur les actes législatifs et réglementaires.
- La crĂ©ation du droit dĂ©rivĂ© permet de concrĂ©tiser et dâappliquer le droit primaire, tout en respectant la hiĂ©rarchie des normes.
- La hiĂ©rarchie des normes assure la cohĂ©rence et la hiĂ©rarchisation des actes juridiques au sein de lâordre juridique europĂ©en.
đĄ Ă retenir
Le droit primaire, constituĂ© des traitĂ©s fondateurs, est la norme suprĂȘme dans lâordre juridique de lâUE, tandis que le droit dĂ©rivĂ©, adoptĂ© par les institutions, doit respecter cette hiĂ©rarchie.
đ 10. Principes de compĂ©tence UE
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Principes de compétence UE : domaines dans lesquels l'UE peut légiférer, selon la subsidiarité et la proportionnalité.
- Compétence exclusive : domaines réservés à l'UE, dans lesquels elle peut légiférer seul.
- CompĂ©tence partagĂ©e : domaines oĂč l'UE et les Ătats peuvent lĂ©gifĂ©rer, sans hiĂ©rarchie prĂ©dĂ©finie.
đ Points essentiels
- La compĂ©tence de l'UE est dĂ©terminĂ©e par la rĂ©partition entre domaines rĂ©servĂ©s Ă l'UE (compĂ©tence exclusive) et domaines oĂč elle partage le pouvoir lĂ©gislatif avec les Ătats (compĂ©tence partagĂ©e).
- La définition précise de ces domaines repose sur la législation européenne, notamment la codification de la compétence dans les traités et le droit dérivé.
- La subsidiarité et la proportionnalité sont des principes fondamentaux qui encadrent l'exercice de la compétence de l'UE, garantissant que l'action européenne est justifiée et adaptée.
- La compĂ©tence exclusive concerne des secteurs oĂč l'UE a une compĂ©tence pleine et entiĂšre, excluant toute intervention des Ătats.
- La compĂ©tence partagĂ©e implique une coexistence oĂč l'UE et les Ătats peuvent lĂ©gifĂ©rer, mais l'action de l'UE doit respecter le principe de subsidiaritĂ©, câest-Ă -dire intervenir uniquement lorsque lâobjectif ne peut pas ĂȘtre efficacement rĂ©alisĂ© par les Ătats seuls.
đĄ Ă retenir
Les domaines dans lesquels l'UE peut lĂ©gifĂ©rer sont rĂ©partis en compĂ©tences exclusives, rĂ©servĂ©es Ă l'UE, et compĂ©tences partagĂ©es avec les Ătats, encadrĂ©es par les principes de subsidiaritĂ© et de proportionnalitĂ©.
đ 11. Cour europĂ©enne droits de lâhomme
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Cour europĂ©enne des droits de lâhomme : juridiction chargĂ©e de veiller au respect de la Convention europĂ©enne des droits de lâhomme. Elle a pour mission de garantir la protection des droits fondamentaux des individus relevant des Ătats membres.
Fonction : juger les violations des droits fondamentaux par les Ătats membres, en contrĂŽlant leur conformitĂ© avec la Convention europĂ©enne des droits de lâhomme.
Recours individuel : possibilitĂ© pour les citoyens de saisir directement la Cour europĂ©enne des droits de lâhomme pour faire valoir une violation de leurs droits fondamentaux, sans passer par une procĂ©dure nationale prĂ©alable.
đ Points essentiels
- La Cour europĂ©enne des droits de lâhomme est une juridiction spĂ©cialisĂ©e dans la protection des droits fondamentaux selon la Convention europĂ©enne des droits de lâhomme.
- Elle a pour rĂŽle de juger les violations commises par les Ătats membres, en assurant leur conformitĂ© avec la Convention.
- La Cour permet un recours direct aux citoyens, ce qui facilite la protection individuelle des droits fondamentaux.
- La Cour europĂ©enne des droits de lâhomme intervient dans le cadre dâun contrĂŽle de conformitĂ© des actes et pratiques des Ătats avec la Convention, et peut condamner ces derniers en cas de violation.
đĄ Ă retenir
La Cour europĂ©enne des droits de lâhomme est la principale juridiction chargĂ©e de faire respecter la Convention europĂ©enne des droits de lâhomme, en jugeant les violations par les Ătats et en permettant aux citoyens dâaccĂ©der directement Ă elle pour faire valoir leurs droits fondamentaux.
đ 12. Organisation mondiale de la santĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
Organisation mondiale de la santé (OMS) : agence spécialisée de l'ONU, créée en 1948, dont le mandat est de promouvoir un niveau élevé de santé au niveau mondial. Son siÚge est à GenÚve.
Objectif : promouvoir la santé mondiale, lutter contre les maladies.
Mandat : coordination des efforts internationaux pour la santé publique.
đ Points essentiels
- L'OMS a Ă©tĂ© créée en 1948 avec pour objectif principal la promotion de la santĂ© Ă lâĂ©chelle mondiale.
- Son siĂšge est Ă GenĂšve.
- Elle fait partie des institutions spĂ©cialisĂ©es de lâONU, créées pour rĂ©pondre Ă un besoin de coordination internationale dans le domaine de la santĂ©.
- La crĂ©ation de lâOMS sâinscrit dans une sĂ©rie dâorganisations internationales créées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, visant Ă organiser la coopĂ©ration mondiale.
- LâOMS a pour rĂŽle de coordonner les efforts internationaux pour la santĂ© publique, notamment en luttant contre les maladies et en promouvant la santĂ©.
- Elle agit comme un lieu de coopération, de dialogue, et de production normative en matiÚre de santé mondiale.
- La structure et le fonctionnement de lâOMS permettent la production de normes juridiques et la mise en Ćuvre dâactions concrĂštes pour amĂ©liorer la santĂ© globale.
đĄ Ă retenir
LâOMS, en tant quâagence spĂ©cialisĂ©e de lâONU, joue un rĂŽle central dans la coordination internationale pour la santĂ© publique, visant Ă promouvoir la santĂ© mondiale et Ă lutter contre les maladies.
đ Tableaux de SynthĂšse
| CritÚre | Organisation intergouvernementale | Organisation régionale | Organisation mondiale de la santé (OMS) |
|---|
| CrĂ©ation | Créée par un traitĂ© entre Ătats | Créée pour la coopĂ©ration rĂ©gionale | Créée en 1948, sous l'Ă©gide de l'ONU |
| Personnalité juridique | Oui, personnalité propre | Oui, personnalité propre | Oui, personnalité propre |
| Acteurs principaux | Ătats souverains | Ătats membres d'une rĂ©gion | Ătats membres, acteurs internationaux |
| Objectifs | Coopération sur sujets communs | Coopération régionale spécifique | Promotion de la santé mondiale |
| Relation avec souveraineté | Respecte la souveraineté, relation interétatique | Respecte la souveraineté régionale | Respecte la souveraineté, mais avec coordination internationale |
| CritÚre | Souveraineté interne | Souveraineté externe |
|---|
| DĂ©finition | Pouvoir de l'Ătat sur son territoire et sa population | IndĂ©pendance dans ses relations internationales |
| Monopole | Pouvoir de la puissance publique | CapacitĂ© de conclure des traitĂ©s, reprĂ©senter l'Ătat |
| Limites | Limitée par le droit international | Limitée par le respect des obligations internationales |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre organisation intergouvernementale et organisation supranationale : la premiÚre ne transfÚre pas de souveraineté, la seconde peut en avoir.
- Confondre personnalitĂ© juridique de l'organisation et celle des Ătats membres.
- Croire que la souveraineté disparaßt automatiquement en cas d'occupation ou de conflit, alors que la souveraineté reste un principe fondamental.
- Confusion entre acteurs non étatiques et acteurs étatiques dans leurs rÎles et statuts.
- Omettre que la création d'une organisation régionale ne signifie pas transfert de souveraineté, mais coopération.
- Confondre le principe de souveraineté avec celui de l'indépendance totale, alors que des limites existent.
- Sur l'OMS, penser que ses dĂ©cisions s'imposent directement aux Ătats, alors qu'elles sont souvent recommandatoires.
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Checklist Examen
- Connaßtre la définition d'une organisation intergouvernementale selon la source : création par traité, personnalité juridique propre, relation interétatique.
- MaĂźtriser la diffĂ©rence entre souverainetĂ© interne et souverainetĂ© externe, en s'appuyant sur la dĂ©finition de l'Ătat comme sujet de droit.
- Identifier les principales étapes historiques de la création des organisations internationales, notamment la Commission centrale de la navigation sur le Rhin (1831), la Société des Nations (1919), et l'ONU (1945).
- Savoir que la souverainetĂ© implique l'Ă©galitĂ© juridique entre Ătats, selon la conception classique.
- Connaßtre le rÎle et la nature des acteurs non étatiques, notamment les ONG et les entreprises multinationales.
- Comprendre le principe de la personnalité juridique distincte d'une organisation et ses implications.
- Maßtriser les principes de compétence de l'UE, notamment la distinction entre compétences exclusives, partagées et d'appui.
- Connaßtre la fonction et le rÎle de la Cour européenne des droits de l'homme dans la protection des droits fondamentaux.
- Savoir que le droit primaire de l'UE comprend les traités fondateurs, et le droit dérivé comprend les rÚglements, directives, décisions.
- Identifier les principes fondamentaux de la création et du fonctionnement de l'Organisation mondiale de la santé.
- Connaßtre la relation entre principes de souveraineté et organisation internationale, notamment dans le contexte de la souveraineté limitée par le droit international.
- Vérifier la maßtrise des auteurs clés : Perroux sur la croissance, la définition de l'organisation intergouvernementale, et la jurisprudence pertinente si mentionnée.