Revision sheet: Les fondamentaux du comportement du consommateur

Plan du Cours

  1. Consommation et dimensions
  2. Acheteur et consommateur
  3. Approches et modĂšles du comportement
  4. Déterminants socioculturels
  5. Déterminants interpersonnels
  6. Déterminants individuels
  7. Besoins, motivation et perception
  8. Attitude et changement d'attitude

1. Consommation et dimensions

Notions clés & Définitions

  • Dimension fonctionnelle : La dimension fonctionnelle correspond Ă  l’utilitĂ© recherchĂ©e en consommant un bien ou un service pour satisfaire un besoin concret.
  • Dimension identitaire : La dimension identitaire renvoie au fait que la consommation sert Ă  exprimer et construire une identitĂ©, individuelle et collective, Ă  travers achats et possessions.
  • Dimension mythologique : La dimension mythologique dĂ©signe la consommation qui permet d’adhĂ©rer Ă  un rĂ©cit ou personnage chargĂ© de sens symbolique, afin de s’approprier ses valeurs et son image.
  • Consommation ostentatoire : La consommation ostentatoire est une consommation Ă  visĂ©e identitaire, souvent liĂ©e Ă  des produits coĂ»teux, pour montrer aux autres sa capacitĂ© Ă  s’offrir ces biens.

Points essentiels

  • La consommation comprend trois dimensions : fonctionnelle, identitaire et mythologique, qui rĂ©pondent Ă  des besoins matĂ©riels, de positionnement et de symboles.
  • Le mythe est une histoire/Ă©vĂ©nement/personnage Ă  portĂ©e symbolique et il remplit deux rĂŽles : fournir des repĂšres en valeurs et proposer des rĂšgles de conduite.
  • La consommation profane est fonctionnelle et renvoie Ă  des objets/Ă©vĂ©nements ordinaires de la vie quotidienne.
  • La consommation hĂ©donique est Ă©motionnelle, multisensorielle et imaginative, crĂ©ant des liens d’affect entre consommateur et produit.
  • La consommation ostentatoire est une consommation identitaire souvent associĂ©e au luxe pour dĂ©montrer sa capacitĂ© Ă  l’obtenir.
  • La consommation compulsive est un achat rĂ©pĂ©titif, excessif et non maĂźtrisĂ© pour calmer une tension (anxiĂ©tĂ©/ennui), tandis que la consommation addictive implique une dĂ©pendance physiologique et/ou psychologique (ex. cigarettes, alcool, jeux/poker).

Astuce mémo

Fonctionnel = Utilité, Identitaire = Identité, Mythologique = Mythe (valeurs + rÚgles) : U-I-M en trois mots.

2. Acheteur et consommateur

Notions clés & Définitions

  • Acheteur : L’acheteur est celui qui accĂšde Ă  l’offre et rĂ©alise la transaction, Ă©ventuellement jusqu’au transport du produit achetĂ©.
  • Consommateur : Le consommateur est celui qui utilise l’offre et en retire une utilitĂ© issue de l’usage du produit.
  • Achat dĂ©diĂ© : L’achat dĂ©diĂ© correspond Ă  un achat oĂč l’individu assume lui-mĂȘme la dĂ©cision d’achat pour lui-mĂȘme.
  • Achat par dĂ©lĂ©gation : L’achat par dĂ©lĂ©gation correspond Ă  un achat oĂč l’individu n’assume pas la dĂ©cision et achĂšte pour autrui.
  • Consommation motivĂ©e : La consommation motivĂ©e dĂ©signe un usage oĂč l’individu assume la dĂ©cision d’achat du produit qu’il consomme.

Points essentiels

  • Le comportement de l’acheteur suit une rĂ©solution du problĂšme en 4 Ă©tapes : reconnaissance du besoin, recherche d’informations, Ă©valuation des alternatives, puis choix de la meilleure alternative.
  • Le comportement du consommateur inclut un post-achat en plus du choix et de l’achat : consommation, Ă©valuation post-achat et expĂ©rience d’utilisation.
  • Le comportement du consommateur est un processus permanent (aprĂšs achat jusqu’à l’évaluation et l’abandon), tandis que celui de l’acheteur est centrĂ© sur l’échange.
  • L’acheteur fait des rĂŽles d’accĂšs Ă  l’offre, transaction et transport, alors que le consommateur fait des rĂŽles de manipulation, utilisation/ prĂ©paration, transformation et destruction/altĂ©ration.
  • En famille et en industrie, l’unicitĂ© acheteur/consommateur est difficile car plusieurs participants se partagent des rĂŽles et leurs intĂ©rĂȘts peuvent ĂȘtre conflictuels, notamment du fait de la complexitĂ© et des volumes des achats industriels.
  • La typologie distingue des acheteurs/consommateurs individuels, familiaux et industriels, chacun impliquant un schĂ©ma diffĂ©rent de participation et de rĂŽles.

Astuce mémo

Acheteur = “jusqu’à l’échange” (besoin→infos→choix→transaction) ; Consommateur = “aprĂšs l’échange” (post-achat→usage→évaluation→abandon).

3. Approches et modĂšles du comportement

Notions clés & Définitions

  • Approche descriptive : L’approche descriptive consiste Ă  observer les comportements d’achat et de consommation pour collecter des donnĂ©es sur produits, catĂ©gories, cibles et pĂ©riodes.
  • Approche explicative : L’approche explicative vise Ă  expliquer le comportement par des cadres thĂ©oriques qui identifient des facteurs pertinents Ă  plusieurs niveaux.
  • Homo-economicus : L’homo-economicus dĂ©signe un consommateur supposĂ© rationnel qui cherche la satisfaction maximale de ses achats sous contrainte budgĂ©taire.
  • ThĂ©orie de Lancaster : La thĂ©orie de Lancaster soutient que la satisfaction dĂ©pend des caractĂ©ristiques du produit, et non du produit lui-mĂȘme.
  • BoĂźte noire du processus dĂ©cisionnel : La boĂźte noire reprĂ©sente, dans certains modĂšles, un ensemble de mĂ©canismes internes reliant stimuli et variables externes aux rĂ©ponses du consommateur.

Points essentiels

  • L’approche descriptive collecte des informations empiriques sur la catĂ©gorie de produit, le produit (ventes, frĂ©quence) et la cible, via des recensements et bases de donnĂ©es.
  • Dans la thĂ©orie micro-Ă©conomique classique, le consommateur est modĂ©lisĂ© comme un homo-economicus qui maximise son utilitĂ© tout en respectant budget et prix.
  • La thĂ©orie de Lancaster fait dĂ©pendre la satisfaction du consommateur des caractĂ©ristiques du produit plutĂŽt que du produit en tant que tel.
  • Les hypothĂšses de Lancaster sont la linĂ©aritĂ©, l’additivitĂ© et l’objectivitĂ©, chacune encadrant la maniĂšre dont les caractĂ©ristiques sont consommĂ©es et dĂ©finies.
  • Le modĂšle de Howard et Sheth organise les rĂ©ponses en trois niveaux hiĂ©rarchisĂ©s cognitifs, affectifs et conatifs, sous l’action d’un processus interne (perception puis apprentissage).
  • Le modĂšle d’Engel, Kollat et Blackwell structure la dĂ©cision en cinq phases, avec une Ă©valuation post-achat aprĂšs l’achat.

Astuce mémo

Classique = utilitĂ© sous budget; Lancaster = satisfaction par caractĂ©ristiques; Marketing = stimuli → boĂźte noire (perception/apprentissage) → rĂ©ponses (cognitif→affectif→conatif).

4. Déterminants socioculturels

Notions clés & Définitions

  • Culture : La culture est un ensemble acquis et transmis de connaissances, croyances, normes et valeurs qui guide les comportements dans une sociĂ©tĂ©.
  • Sous-culture : Une sous-culture est un segment de culture dont les pratiques, coutumes, rituels et parfois la langue diffĂšrent des autres groupes.
  • Dimensions de Hofstede : Les dimensions de Hofstede regroupent cinq axes pour comparer les cultures: distance au pouvoir, individualisme, masculinitĂ©, Ă©vitement de l’incertitude et orientation temporelle.
  • Classe sociale : Une classe sociale est une division relativement stable et homogĂšne regroupant des individus ayant des valeurs, modes de vie et comportements de consommation proches.
  • Style de vie AIO : Le style de vie renvoie aux valeurs, attitudes, activitĂ©s et Ă  la façon de consommer, souvent dĂ©crit via l’approche AIO (ActivitĂ©s, IntĂ©rĂȘts, Opinions).

Points essentiels

  • La culture se caractĂ©rise par le fait d’ĂȘtre apprise, partagĂ©e par des rĂšgles communes et Ă©volutive avec les changements de l’environnement dĂ©mographique et technologique.
  • Selon Hofstede (1983), cinq dimensions distinguent les cultures: distance vis-Ă -vis du pouvoir, individualisme/collectivisme, masculinitĂ©/fĂ©minitĂ©, Ă©vitement de l’incertitude et orientation temporelle.
  • Dans un milieu conservateur et communautariste (vs moderne et individualiste), le risque perçu d’un produit nouveau est plus Ă©levĂ© et l’implication dans l’achat de produits publics est plus forte.
  • Pour ce mĂȘme milieu, on observe une attitude plus nĂ©gative envers les produits visĂ©s par des interdits et envers certains designs, ainsi qu’un temps de rĂ©flexion plus long lors du choix.
  • La stratification sociale varie: le nombre de classes serait de six aux USA, de trois voire deux dans les PVD, et d’environ quatre en Europe.
  • Avec l’approche AIO, les styles de vie sont dĂ©crits par un inventaire ActivitĂ©s, Centres d’intĂ©rĂȘt et Opinions.

Astuce mémo

Hofstede = P I M E O: Pouvoir, Individualisme, MasculinitĂ©, Évitement (incertitude), Orientation (temporelle).

5. Déterminants interpersonnels

Notions clés & Définitions

  • Groupes de rĂ©fĂ©rence : Les groupes de rĂ©fĂ©rence sont des groupes servant de point d’appui pour former jugements et comportements de consommation.
  • Influence normative : L’influence normative dĂ©crit le rĂŽle d’un groupe quand il impose des rĂšgles et des repĂšres qui guident la consommation.
  • Influence informative : L’influence informative dĂ©crit le rĂŽle d’un groupe quand il apporte des informations et connaissances utiles Ă  l’achat.
  • Famille d’orientation : La famille d’orientation est celle dans laquelle on naĂźt et oĂč l’on apprend les normes culturelles, sociales et familiales.
  • Statut social : Le statut social correspond Ă  la position d’un individu dans le groupe et peut s’accompagner d’un pouvoir d’influence.

Points essentiels

  • Les groupes de rĂ©fĂ©rence peuvent ĂȘtre primaires (appartenance, interactions durables comme la famille) ou secondaires (interactions ponctuelles comme club ou vendeur).
  • Le pouvoir d’influence dĂ©pend de l’expertise perçue, de la crĂ©dibilitĂ©, de l’efficacitĂ© des sanctions/rĂ©compenses et du charisme ou statut du groupe.
  • L’influence du groupe se manifeste diffĂ©remment selon le produit (public/privĂ©, luxe/nĂ©cessitĂ©), l’incertitude, et la personnalitĂ© de l’acheteur.
  • La transition vers la famille de procrĂ©ation fait tomber le « filtre parental » et rend l’individu plus sensible aux influences externes comme mĂ©dias et leaders d’opinion.
  • En cas de conflit de rĂŽles, l’alternative privilĂ©giant un rĂŽle plus prioritaire l’emporte, tandis que deux rĂŽles d’importance Ă©gale mĂšnent souvent Ă  une solution de compromis ou marchandage.
  • Quand l’individu se perçoit avec un statut supĂ©rieur Ă  son statut rĂ©el, il adopte une consommation ostentatoire, alors qu’une perception infĂ©rieure conduit Ă  une consommation inhibĂ©e et Ă  de faibles dĂ©penses.

Astuce mémo

Norme = prescripteur (rĂšgles), Info = informateur (connaissances).

6. Déterminants individuels

Notions clés & Définitions

  • Classe populaire : CatĂ©gorie sociale dont les achats se distinguent par une perception du risque plus Ă©levĂ©e et une frĂ©quence d’achat en gĂ©nĂ©ral plus faible.
  • Revenu disponible : Part du revenu restant aprĂšs dĂ©duction des impĂŽts, destinĂ©e aux dĂ©penses indispensables comme alimentation et loyer.
  • Revenu discrĂ©tionnaire : Part du revenu disponible restant aprĂšs les dĂ©penses prioritaires, utilisĂ©e pour des dĂ©penses plus libres selon le choix du consommateur.
  • Concept de soi : Ensemble appris des perceptions et attitudes que l’individu a envers lui-mĂȘme, structurant l’adĂ©quation perçue entre son image et celle des marques/produits.

Points essentiels

  • En classe populaire, la perception du risque d’achat est en gĂ©nĂ©ral plus Ă©levĂ©e (dont risque de performance et risque financier) et la frĂ©quence d’achat est en gĂ©nĂ©ral plus faible.
  • En classe populaire, l’attitude est en gĂ©nĂ©ral plus positive envers les produits utilitaires multifonctionnels et les produits perçus comme ayant une qualitĂ© durable.
  • En classe populaire, la connaissance des prix et des promotions est en gĂ©nĂ©ral trĂšs bonne, et le prix est vu Ă  la fois comme sacrifice monĂ©taire et comme indice de qualitĂ©.
  • En classe populaire, l’attitude est en gĂ©nĂ©ral plus positive pour les circuits de distribution personnels (magasins de proximitĂ©) et pour les messages proposant une solution pratique aux besoins, ainsi que pour des mĂ©dias comme la TV et la radio.
  • L’approche AIO dĂ©crit le style de vie via trois volets (ActivitĂ©s, Centres d’intĂ©rĂȘt, Opinions) pour mieux comprendre la consommation et segmenter le marchĂ©.
  • Quand l’image sociale ou l’image idĂ©ale influence le concept de soi, l’individu choisit des marques/produits dont l’image est jugĂ©e congruente avec son image rĂ©elle, idĂ©ale, sociale ou sociale idĂ©ale.

Astuce mémo

Classe populaire = Risque↑, FrĂ©quence↓, Utilitaire+durable, Prix=>qualitĂ©, ProximitĂ©+solutions pratiques, TV/radio.

7. Besoins, motivation et perception

Notions clés & Définitions

  • Besoins gĂ©nĂ©riques : Les besoins gĂ©nĂ©riques sont des besoins innĂ©s et naturels, liĂ©s Ă  l’organisme, qui orientent vers des solutions correspondant Ă  une utilitĂ© gĂ©nĂ©rale.
  • Besoins dĂ©rivĂ©s : Les besoins dĂ©rivĂ©s sont des dĂ©sirs spĂ©cifiques issus des besoins gĂ©nĂ©riques, qui orientent vers des solutions particuliĂšres et peuvent connaĂźtre un risque de saturation.
  • Motivation : La motivation dĂ©signe l’ensemble des facteurs qui dĂ©terminent le comportement, en fournissant l’énergie pour agir vers un but prĂ©cis.
  • Implication du consommateur : L’implication est un Ă©tat non observable de motivation, excitation ou intĂ©rĂȘt, liĂ© Ă  une relation du consommateur avec une catĂ©gorie, une marque ou une situation d’achat.
  • Perception : La perception correspond Ă  une prise de conscience des stimuli par les sens, suivie de leur interprĂ©tation.

Points essentiels

  • Les besoins dĂ©rivĂ©s sont plus spĂ©cifiques que les besoins gĂ©nĂ©riques et leur satisfaction via des solutions Ă©volutives peut varier avec les effets de mode et la technologie, avec un risque de saturation.
  • Selon Maslow, les besoins physiologiques, de sĂ©curitĂ©, d’appartenance, d’estime et d’accomplissement de soi constituent une typologie hiĂ©rarchisĂ©e.
  • Selon Sheth, les besoins utilitaires portent sur les caractĂ©ristiques tangibles du produit, tandis que les besoins hĂ©doniques portent sur ses dimensions intangibles et subjectives.
  • La motivation dĂ©pend de l’intensitĂ© du ou des besoins et l’écart entre Ă©tat souhaitĂ© et Ă©tat prĂ©sent augmente le sentiment de manque et l’énergie d’action.
  • Le lien motivation→comportement suit une courbe en U inversĂ© : au-delĂ  d’un niveau optimal, l’efficacitĂ© du comportement diminue.
  • Le processus de perception comprend exposition Ă  l’information, attention, puis interprĂ©tation, et la perception est sĂ©lective, dĂ©formante, subjective, cumulative et temporelle.

Astuce mémo

Besoins → Motivation (Ă©nergie+direction) → Implication (lien au produit) → Perception (Exposition-Attention-InterprĂ©tation).

8. Attitude et changement d'attitude

Notions clés & Définitions

  • Attitude : L’attitude est une prĂ©disposition Ă  Ă©valuer positivement ou nĂ©gativement un produit ou une marque, basĂ©e sur l’expĂ©rience et les informations acquises.
  • Composantes de l’attitude : Les composantes de l’attitude regroupent des croyances (cognitive), des Ă©motions (affective) et des intentions de comportement (conative).
  • Dissonance cognitive : La dissonance cognitive est une tension psychologique due Ă  une incohĂ©rence entre croyances et comportements, qui pousse Ă  retrouver une cohĂ©rence interne.
  • Persuasion : La persuasion est un effort de communication visant Ă  influencer les attitudes de l’audience, via adaptation ou rupture.

Points essentiels

  • En marketing, l’attitude envers une marque s’organise selon trois composantes cognitive, affective et conative, dont la hiĂ©rarchie cognitive→affective→conative vaut surtout pour les produits complexes.
  • La thĂ©orie de la dissonance cognitive (Festinger, 1957) explique le changement d’attitude par la recherche de consonance aprĂšs un choix incohĂ©rent.
  • Pour dissiper une dissonance, le consommateur peut changer la dĂ©sirabilitĂ© subjective des alternatives et/ou rechercher des informations de façon sĂ©lective pour conforter son choix.
  • La persuasion vise Ă  modifier les attitudes et se rĂ©alise soit par une stratĂ©gie adaptative alignĂ©e sur l’attitude initiale, soit par une stratĂ©gie de rupture visant Ă  la changer.
  • Le changement est plus facile quand la composante affective est impliquĂ©e moins, et surtout quand les croyances sont incertaines, non congruentes avec celles du consommateur, ou quand l’implication est faible.

Astuce mémo

C-A-C : Croyances (cognitive) → Affects (affective) → Conduites (conative).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1966Théorie de Lancaster : la satisfaction dépend des caractéristiques du produit
1969ModĂšle de Howard et Sheth : stimuli → boĂźte noire → rĂ©ponses (cognitif/affectif/conatif)
1983Hofstede : cinq dimensions pour comparer les cultures
1957Festinger : dissonance cognitive (changement d’attitude aprĂšs incohĂ©rence)

Tableaux de synthĂšse

Acheteur vs consommateur : rĂŽles et processus

AspectAcheteurConsommateur
DĂ©but du processusRĂ©solution du problĂšme/besoin (reconnaissance → infos → alternatives → choix)Choix/achat + processus post-achat (consommation → Ă©valuation post-achat → expĂ©rience d’utilisation → abandon)
PĂ©rimĂštreCentrĂ© sur l’échangeProcessus permanent, ne se limite pas Ă  l’échange
RĂŽles (comportements)AccĂšs Ă  l’offre, transaction, transportManipulation, utilisation/prĂ©paration, transformation, destruction/altĂ©ration, extraction Ă©motionnelle/intellectuelle
DĂ©cision : prise en chargeAchat dĂ©diĂ© (assume la dĂ©cision) / achat par dĂ©lĂ©gation (n’assume pas)Consommation motivĂ©e (assume) / consommation contrainte (n’assume pas)

Approches explicative vs descriptive

ApprocheObjectifDémarche
DescriptiveObserver pour collecter des donnéesRecenser/mesurer : catégorie, produit (ventes, fréquence), période, cible ; recensements et bases (Nielsen, etc.)
ExplicativeExpliquer par des cadres théoriques multi-niveauxMobiliser économie/anthropologie/sociologie/psychologie ; facteurs socioculturels, interpersonnels, individuels

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre achat et consommation : l’acheteur suit l’échange (reconnaissance→infos→choix→transaction), tandis que le consommateur inclut le post-achat (consommation→évaluation→expĂ©rience→abandon).
  2. Mélanger consommation profane et hédonique : la profane est fonctionnelle (ordinaire), la hédonique est émotionnelle, multisensorielle et imaginative.
  3. Inverser dimensions : la dimension mythologique renvoie au mythe (valeurs + rĂšgles de conduite), alors que l’identitaire renvoie Ă  l’expression/construction d’une identitĂ© par achats/possessions.
  4. S’imaginer que “homo-economicus” dĂ©pend du produit : dans Lancaster, la satisfaction dĂ©pend des caractĂ©ristiques, et non du produit “en tant que tel”.
  5. Oublier les hypothÚses de Lancaster : linéarité, additivité, objectivité (caractéristiques supposées définies de façon objective).
  6. Croire que la perception est “objective” : elle est sĂ©lective, dĂ©formante, subjective, cumulative et temporelle.
  7. Penser que changer d’attitude = toujours persuader : la dissonance cognitive explique le changement aprĂšs incohĂ©rence via rĂ©duction de tension (dĂ©sirabilitĂ© et recherche sĂ©lective d’infos).

Checklist Examen

  1. Définir les trois dimensions de la consommation (fonctionnelle, identitaire, mythologique) et leurs rÎles (valeurs/rÚgles pour le mythe).
  2. Distinguer les types de consommation profane, hédonique, ostentatoire, ainsi que les consommations compulsive et addictive (dépendance vs achat répétitif pour calmer une tension).
  3. DiffĂ©rencier acheteur et consommateur : dĂ©finitions, Ă©tape supplĂ©mentaire du post-achat, et logique “jusqu’à l’échange” vs “aprĂšs l’échange”.
  4. Relier rîles et comportements : accùs/transaction/transport pour l’acheteur vs manipulation/utilisation/transformation/destruction pour le consommateur.
  5. Classer achats et consommations selon la prise de décision : achat dédié vs par délégation, et consommation motivée vs contrainte.
  6. Expliquer l’approche descriptive (collecter des informations sur produit/catĂ©gorie/pĂ©riode/cible) et l’approche explicative (facteurs socioculturels, interpersonnels, individuels).
  7. Résumer les modÚles micro/marketing vus : homo-economicus (max utilité sous budget), Lancaster (satisfaction par caractéristiques + hypothÚses), puis Howard & Sheth (boßte noire) et Engel et al. (5 phases + traitement info).
  8. Citer les dĂ©terminants socioculturels et leurs effets : culture/sous-cultures, classes sociales (risque↑, frĂ©quence↓ en classe populaire), styles de vie AIO (ActivitĂ©s/IntĂ©rĂȘts/Opinions).
  9. Expliquer les dĂ©terminants interpersonnels : groupes de rĂ©fĂ©rence (normative vs informative) et statut/rĂŽles (statut perçu supĂ©rieur → ostentatoire ; infĂ©rieur → inhibĂ©e).
  10. Décrire les déterminants individuels : revenu disponible vs discrétionnaire, perception du risque, et lien concept de soi à la congruence avec les images réelle/idéale/sociale/sociale idéale.
  11. Expliquer les fondements de la boßte noire : besoins génériques vs dérivés, motivation (U inversé) et implication (types cognitive/affective ; durable/situationnelle ; effets sur les étapes décisionnelles).
  12. DĂ©crire le processus de perception (exposition → attention → interprĂ©tation) et conclure avec l’attitude (cognitive/affective/conative) ainsi que ses changements par dissonance cognitive et persuasion (adaptative vs rupture).

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Test your knowledge on Les fondamentaux du comportement du consommateur with 16 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quelle dimension de la consommation correspond Ă  l’utilitĂ© recherchĂ©e pour satisfaire un besoin concret ?

2. Quelle forme de consommation permet de montrer aux autres sa capacitĂ© Ă  s’offrir des biens coĂ»teux ?

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Memorize the key concepts of Les fondamentaux du comportement du consommateur with 16 interactive flashcards.

Dimension fonctionnelle — dĂ©finition ?

Utilité recherchée pour satisfaire un besoin concret.

Dimension identitaire — rîle ?

Exprimer et construire une identité individuelle ou collective.

Dimension mythologique — signification ?

Adhérer à un récit ou symbole chargé de sens.

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