📋 Plan du Cours
- Notions d'État
- État-gendarme
- État-providence
- Fonctions de l'État
- Intervention économique
- Budget de l'État
- Recettes publiques
- Dépenses publiques
- Déficit public
- Dette publique
📖 1. Notions d'État
🔑 Notions clés & Définitions
- État : Organisation politique souveraine qui exerce son autorité sur un territoire défini, garantissant l’ordre, la justice et la sécurité, tout en représentant la puissance publique (voir définition générale).
- Évolution du rôle de l'État : Passage d’un État gendarme, intervenant principalement dans les fonctions régaliennes, à un État-providence, intervenant dans la sphère sociale et économique pour garantir l’intérêt général (voir pages 1-2).
- Secteur public : Ensemble des activités et entreprises contrôlées par l’État ou les collectivités publiques, comprenant notamment les administrations centrales, locales et de sécurité sociale.
- Secteur privé : Ensemble des activités économiques et entreprises non contrôlées par l’État, orientées par le marché et la propriété privée. La distinction entre secteur public et privé reflète la différence dans la gestion et la propriété des ressources.
- AUTEUR : La distinction entre secteur public et privé est essentielle pour comprendre le rôle de l’État dans l’économie, notamment dans la régulation, la redistribution et la production de biens et services (voir pages 2-3).
📝 Points essentiels
- La notion d’État désigne une organisation politique souveraine, exercant son autorité sur un territoire, avec la capacité de légiférer, de faire respecter ses lois et de garantir la sécurité (voir définition).
- L’État a connu une évolution significative : d’un rôle minimal (État-gendarme) centré sur la police, la défense et la justice, à un rôle étendu (État-providence) intégrant la régulation économique, la redistribution et la protection sociale (voir pages 1-2).
- La différence entre secteur public et secteur privé est fondamentale : le secteur public regroupe les activités contrôlées par l’État ou les collectivités, tandis que le secteur privé est constitué d’entreprises et d’activités privées, souvent orientées par la recherche du profit (voir pages 2-3).
- La croissance ou la réduction du secteur public, notamment via la privatisation ou la nationalisation, témoigne de l’évolution du rôle de l’État dans la société et l’économie (voir pages 2-3).
- La légitimité de l’État repose sur des principes de souveraineté, de légalité et de représentation démocratique, éléments fondamentaux pour son fonctionnement et sa stabilité (voir référence générale).
💡 À retenir
L’État, en tant qu’organisation souveraine, a vu son rôle évoluer d’un intervention minimale à un acteur majeur de la société, avec une distinction claire entre secteur public et privé, reflet de ses différentes fonctions dans l’économie et la gouvernance.
📖 2. État-gendarme
🔑 Notions clés & Définitions
-
État-gendarme : rôle minimal de l’État, concentré sur ses fonctions régaliennes, telles que la police, la défense et la justice, visant à maintenir l’ordre public, protéger le pays et prélever les impôts. AUTEUR (date) : ce concept désigne l’intervention limitée de l’État dans la société, privilégiant la sécurité et la justice.
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Fonctions régaliennes : fonctions essentielles de l’État-gendarme, comprenant la police, la défense et la justice, qui assurent la sécurité intérieure et extérieure, ainsi que la légalité. AUTEUR (date) : elles constituent le socle de l’intervention minimale de l’État.
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Maintien de l’ordre public : mission de l’État-gendarme visant à assurer la sécurité des citoyens, la tranquillité publique et la prévention des troubles. AUTEUR (date) : une des fonctions fondamentales de l’État régalien.
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Protection du pays : fonction de défense nationale assurée par l’État-gendarme, visant à préserver la souveraineté et l’intégrité territoriale contre toute menace extérieure. AUTEUR (date) : rôle central dans la conception de l’État minimal.
-
Intervention minimale : principe selon lequel l’État intervient peu dans l’économie et la société, se concentrant sur ses fonctions régaliennes, afin de favoriser la liberté individuelle et limiter le rôle de l’État dans la sphère économique et sociale. AUTEUR (date) : caractéristique de l’État-gendarme, selon la tradition libérale.
📝 Points essentiels
-
L’État-gendarme désigne un modèle d’intervention de l’État où ses fonctions se limitent aux missions régaliennes : police, défense, justice. Son objectif principal est le maintien de l’ordre public, la sécurité intérieure et la protection du territoire national. AUTEUR (date) : ce concept est central dans la conception classique de l’État minimal.
-
La théorie de l’État-gendarme s’oppose à celle de l’État-providence, qui intervient largement dans la sphère sociale et économique. La réduction de l’intervention publique dans le cadre de l’État-gendarme vise à favoriser la liberté individuelle et limiter la bureaucratie. AUTEUR (date) : cette vision a été influencée par les doctrines libérales.
-
La fonction de maintien de l’ordre public inclut la prévention des troubles, la sécurité des citoyens et la préservation de la paix civile. La police, en tant qu’organe de l’État-gendarme, joue un rôle central dans cette mission. La défense nationale, quant à elle, protège le territoire contre les agressions extérieures. La justice garantit le respect des lois et la résolution des conflits. AUTEUR (date) : ces fonctions sont essentielles pour assurer la souveraineté de l’État.
-
La conception de l’État-gendarme a été remise en question face aux crises et aux enjeux sociaux, conduisant à une extension de l’intervention publique, notamment avec la création de l’État-providence au XXe siècle. Cependant, la logique de l’État-gendarme demeure une référence dans la philosophie politique libérale. AUTEUR (date) : cette évolution témoigne du débat entre intervention minimale et intervention étendue.
💡 À retenir
L’État-gendarme se caractérise par une intervention limitée aux fonctions régaliennes, visant à garantir la sécurité et la souveraineté, tout en laissant la sphère sociale et économique à la responsabilité des acteurs privés et des collectivités.
📖 3. État-providence
🔑 Notions clés & Définitions
- État-providence : intervention étendue de l'État dans les domaines social et économique, visant à garantir l’intérêt général et à protéger les populations, notamment par la protection sociale (voir page 1).
- Protection sociale : système de sécurité sociale créé en 1945, qui vise à couvrir les risques sociaux tels que la maladie, la vieillesse ou le chômage, par des prestations sociales (voir page 1).
- Fonctions de l'État-providence : ensemble des missions que l’État remplit pour assurer la régulation et la stabilisation de l’économie, l’allocation des ressources, et la redistribution des revenus (voir page 1).
- Fonction de régulation et de stabilisation : maintien de l’activité économique à un niveau satisfaisant par des mesures de relance ou de régulation (voir page 1).
- Fonction d’allocation des ressources : utilisation des ressources pour produire des biens et services non marchands, comme la construction d’infrastructures ou la fourniture de services publics (voir page 1).
- Fonction de redistribution : réduction des inégalités de revenus par des transferts sociaux opérés via prélèvements obligatoires (impôts, cotisations sociales) et prestations sociales (voir page 1).
📝 Points essentiels
- L’État a évolué d’un rôle minimal (État-gendarme) à un rôle étendu (État-providence), notamment depuis le XXe siècle, pour répondre aux incertitudes économiques et sociales.
- La protection sociale, instaurée en 1945, constitue une composante majeure de l’intervention de l’État, visant à couvrir les risques sociaux et à réduire les inégalités.
- Les fonctions de l’État-providence sont complémentaires : la régulation stabilise l’économie, l’allocation fournit des biens et services non marchands, et la redistribution lutte contre les inégalités en redistribuant les ressources via prélèvements obligatoires et prestations sociales.
- Ces fonctions ne sont pas exclusives et se superposent souvent dans l’action publique.
- La place de l’État dans l’économie peut être mesurée par des critères qualitatifs (domaine d’intervention, ouverture à la concurrence) et quantitatifs (taux de prélèvements obligatoires et de dépenses publiques).
- La protection sociale représente un poids important dans la dépense publique en France, illustrant l’étendue de l’intervention de l’État dans la sphère sociale.
💡 À retenir
L’État-providence désigne une intervention étendue de l’État dans la sphère sociale et économique, principalement à travers la protection sociale, visant à réguler, allouer des ressources et redistribuer pour garantir l’intérêt général et réduire les inégalités.
📖 4. Fonctions de l'État
🔑 Notions clés & Définitions
-
Fonction de régulation et de stabilisation : rôle de l’État visant à maintenir l’activité économique à un niveau satisfaisant, notamment par des mesures de relance ou de fixation de règles pour assurer le bon fonctionnement de l’économie. AUTEUR (date) : cette fonction permet d’éviter les fluctuations économiques excessives et de soutenir la croissance.
-
Fonction d’allocation des ressources : rôle de l’État dans la production de biens et services non marchands (ex. : construction d’un pont, d’un hôpital) en utilisant ses ressources humaines, matérielles et financières pour répondre aux besoins collectifs. AUTEUR (date) : cette fonction vise à corriger les défaillances du marché en fournissant des biens publics.
-
Fonction de redistribution : intervention de l’État pour réduire les inégalités de revenus par des transferts sociaux (ex. : prestations sociales, allocations). AUTEUR (date) : cette fonction favorise la cohésion sociale en assurant une certaine équité dans la répartition des ressources.
📝 Points essentiels
- L’État a évolué d’un rôle minimal (État-gendarme) à un rôle étendu (État-providence), intégrant plusieurs fonctions pour répondre aux enjeux sociaux et économiques (AUTEUR (date)).
- La fonction de régulation et de stabilisation permet d’éviter les crises économiques et de soutenir la croissance, en intervenant notamment par des politiques monétaires et budgétaires.
- La fonction d’allocation des ressources concerne la production de biens et services non marchands, essentiels pour le bien-être collectif, notamment dans le cadre des investissements publics.
- La fonction de redistribution vise à réduire les inégalités sociales via des transferts sociaux, financés par les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales).
- Ces fonctions sont souvent concomitantes et complémentaires, permettant à l’État d’assurer la cohésion sociale et la stabilité économique (AUTEUR (date)).
💡 À retenir
Les fonctions de l’État — régulation, allocation et redistribution — sont essentielles pour assurer la stabilité économique, répondre aux besoins collectifs et réduire les inégalités sociales.
📖 5. Intervention économique
🔑 Notions clés & Définitions
-
Critères qualitatifs de l’intervention de l’État : choix de société et domaines d’intervention, tels que la réduction ou le maintien de l’activité dans certains secteurs, la privatisation ou la nationalisation d’entreprises publiques, et la définition des priorités sociales et économiques (ex : protection sociale, services publics).
-
Critères quantitatifs de l’intervention de l’État : indicateurs mesurant l’importance de l’intervention publique dans l’économie, notamment le taux de prélèvements obligatoires (PO) et le taux de dépenses publiques (DP).
- Taux de PO : (Montant des PO / PIB) × 100, selon PERROUX (date), il reflète la pression fiscale et sociale exercée par l’État.
- Taux de DP : (Montant des DP / PIB) × 100, indicateur de l’effort public dans la richesse nationale.
-
Désengagement de l’État : processus de réduction de sa participation dans certaines entreprises publiques ou secteurs, souvent par privatisation ou ouverture à la concurrence, comme dans le transport ferroviaire ou les télécommunications, illustrant une approche plus libérale.
-
Ouverture à la concurrence : processus par lequel certains monopoles publics, gérés par l’État, sont soumis à la compétition pour améliorer l’efficacité et réduire les coûts, notamment dans les secteurs du transport et des télécommunications.
📝 Points essentiels
- L’État a évolué d’un rôle minimal (État-gendarme) à un rôle plus interventionniste (État-providence), intégrant des fonctions de régulation, d’allocation des ressources et de redistribution, pour répondre aux enjeux sociaux et économiques (AUTEUR (date)).
- La réduction du nombre d’entreprises publiques depuis les années 1980 témoigne d’un désengagement progressif, notamment par la privatisation et la vente de réseaux, tout en conservant une intervention dans la protection sociale, qui représente une part importante des dépenses publiques.
- La mesure de l’intervention de l’État par le taux de PO et le taux de DP permet d’évaluer son poids dans l’économie et de suivre l’évolution de ses choix de société.
- Le budget de l’État, voté chaque année, traduit ces choix à travers les dépenses et recettes publiques, principalement financées par les prélèvements obligatoires, dont l’importance a varié en fonction des politiques économiques et sociales.
- La distinction entre déficit public (différence entre recettes et dépenses) et dette publique (cumul des emprunts pour financer le déficit) est essentielle pour comprendre la soutenabilité des politiques publiques, la France ayant dépassé 100 % du PIB en dette depuis 2020 (AUTEUR (date)).
💡 À retenir
L’intervention de l’État a connu une évolution vers plus ou moins d’engagement selon les critères qualitatifs et quantitatifs, avec un désengagement progressif dans certains secteurs tout en maintenant un rôle majeur dans la redistribution et la régulation, illustré par le poids des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques.
📖 6. Budget de l'État
🔑 Notions clés & Définitions
- Budget de l’État : Document établi par le Gouvernement, appelé « loi de finances », qui prévoit chaque année les recettes et dépenses de l’État, et est voté par le Parlement. Il traduit les choix de politiques publiques dans les domaines économique et social.
- Recettes publiques : Ensemble des ressources financières perçues par l’État, principalement issues des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales). Elles financent les dépenses publiques liées à la production de services non marchands.
- Dépenses publiques : Total des dépenses engagées par les administrations publiques (APU), comprenant notamment les versements de prestations sociales pour couvrir les risques sociaux.
- Prévision des dépenses et recettes : Estimation anticipée par le budget de l’État des flux financiers (dépenses et recettes) pour l’année à venir, permettant de planifier l’action publique.
- Rôle du budget dans la politique publique : Le budget sert à concrétiser les choix politiques en allouant des ressources aux différentes missions de l’État, en fonction des priorités sociales, économiques et environnementales.
📝 Points essentiels
- Le budget de l’État est un outil central pour la mise en œuvre des politiques publiques, en traduisant les priorités du gouvernement dans un cadre financier annuel.
- La loi de finances doit être votée par le Parlement, ce qui garantit un contrôle démocratique sur la gestion des finances publiques.
- Les recettes publiques proviennent principalement des prélèvements obligatoires (impôts, cotisations sociales), qui financent notamment la protection sociale (créée en 1945).
- Les dépenses publiques incluent notamment les prestations sociales (maladie, retraite, chômage), qui représentent plus de la moitié des dépenses publiques.
- Le rôle du budget est de permettre la prévision et la gestion des flux financiers de l’État, en assurant la cohérence entre les ressources disponibles et les missions à réaliser.
- La prévision des dépenses et recettes permet d’évaluer le déficit public ou l’excédent, et de planifier le financement par emprunt ou ajustements budgétaires.
- La transparence et le contrôle parlementaire sont essentiels pour garantir la légitimité et la conformité du budget avec les choix politiques.
💡 À retenir
Le budget de l’État, par sa loi de finances annuelle, est l’instrument principal permettant de traduire concrètement les choix politiques en ressources et en actions, tout en assurant la gestion financière et le contrôle démocratique.
📖 7. Recettes publiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Recettes publiques : Ensemble des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) perçus par les administrations publiques pour financer leurs dépenses (voir définitions ci-dessous).
- Impôt : Versement obligatoire effectué par les contribuables sans contrepartie directe, destiné à financer les dépenses publiques (ex. : impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés).
- Cotisation sociale : Versement effectué par les salariés ou employeurs, donnant droit à une prestation sociale (ex. : pensions de retraite, assurance maladie).
- AUTEUR : La notion de prélèvements obligatoires est essentielle pour comprendre le financement de l’État et de ses missions (voir contenu source).
📝 Points essentiels
- Les recettes publiques proviennent principalement des prélèvements obligatoires, qui regroupent impôts et cotisations sociales, permettant de financer la majorité des dépenses publiques.
- Un impôt est un versement obligatoire sans contrepartie, servant à couvrir les services non marchands, comme l’éducation ou la santé.
- Une cotisation sociale est un prélèvement qui ouvre droit à une prestation sociale, comme la retraite ou l’assurance maladie.
- La distinction entre impôt et cotisation sociale est fondamentale : la première ne donne pas droit à une prestation spécifique, la seconde oui.
- La gestion des recettes publiques est cruciale pour la stabilité financière de l’État, notamment dans le contexte de déficit public et de dette publique croissante.
💡 À retenir
Les recettes publiques, principalement constituées de prélèvements obligatoires, sont le levier principal du financement de l’État, permettant de couvrir ses dépenses sociales, économiques et régaliennes.
📖 8. Dépenses publiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Dépenses publiques : ensemble des dépenses des administrations publiques (APU), comprenant les administrations centrales, locales et de sécurité sociale, destinées à financer les services et transferts publics (voir page 1).
- Prestations sociales : versements effectués par l’État ou les organismes de sécurité sociale pour couvrir les risques sociaux tels que la maladie, la vieillesse ou le chômage (voir page 1).
- Composition des APU : désigne l’ensemble des administrations publiques, incluant les administrations centrales (ministères, Pôle Emploi), locales (mairies, lycées) et de sécurité sociale (hôpitaux, Urssaf, CAF) (voir page 2).
- AUTEUR : La notion de dépenses publiques est centrale dans l’analyse de l’intervention de l’État dans l’économie, permettant d’évaluer son poids et ses choix d’action (voir pages 2-3).
- AUTEUR : La réduction du nombre d’entreprises publiques depuis les années 1980 indique un désengagement de l’État dans l’activité économique, tout en conservant un rôle dans la protection sociale (voir pages 2-3).
📝 Points essentiels
- Les dépenses publiques regroupent toutes les dépenses des APU, comprenant notamment les prestations sociales qui représentent plus de la moitié des dépenses publiques en France, pour couvrir des risques sociaux tels que la maladie, la vieillesse ou le chômage (page 1).
- La composition des APU inclut les administrations centrales, locales et de sécurité sociale, qui financent notamment la protection sociale via des versements de prestations sociales (page 2).
- La place de l’État dans l’économie peut être évaluée selon des critères qualitatifs (domaine d’intervention, nombre d’entreprises publiques, ouverture à la concurrence) et quantitatifs (taux de prélèvements obligatoires et dépenses publiques en pourcentage du PIB) (page 2).
- La loi de finances annuelle précise les dépenses publiques et recettes publiques, permettant de définir le budget de l’État, qui traduit les choix de politiques publiques dans les domaines économique et social (page 3).
- La majorité des dépenses publiques concerne les prestations sociales versées par les APU pour couvrir les risques sociaux (maladie, vieillesse, chômage) (page 3).
💡 À retenir
Les dépenses publiques, composées principalement de prestations sociales, reflètent l’intervention de l’État dans la protection sociale et la régulation économique, dont l’importance peut être mesurée par le poids des prélèvements obligatoires et des dépenses en pourcentage du PIB.
📖 9. Déficit public
🔑 Notions clés & Définitions
- Déficit public : Situation où les recettes publiques sont inférieures aux dépenses publiques, entraînant un solde public négatif. (Source : Page 4)
- Solde public : Différence entre l’ensemble des recettes et l’ensemble des dépenses des administrations publiques (APU). Il peut être positif (excédent) ou négatif (déficit). (Source : Page 4)
- Solde budgétaire : Différence entre les recettes et les dépenses de l’État uniquement, ne prenant pas en compte l’ensemble des administrations publiques. (Source : Page 4)
📝 Points essentiels
- Le déficit public survient lorsque les recettes publiques (impôts, cotisations sociales) ne suffisent pas à couvrir les dépenses publiques, notamment celles liées aux prestations sociales, à la fonction publique, etc. (Page 4)
- La situation de déficit public est chronique en France depuis 40 ans, aggravée par des crises comme celle de 2020 liée à la pandémie. La crise sanitaire a fortement détérioré le déficit, dépassant 3 % du PIB depuis 2017. (Page 4)
- Le solde public inclut toutes les administrations publiques (centrales, locales, de sécurité sociale), tandis que le solde budgétaire concerne uniquement l’État. La différence est essentielle pour comprendre la gestion financière globale. (Page 4)
- La gestion du déficit public repose sur l’emprunt : chaque année, pour financer le déficit, les administrations publiques contractent des emprunts, formant ainsi la dette publique. (Page 4)
- La charge de la dette correspond aux intérêts payés sur ces emprunts, ce qui constitue une dépense supplémentaire pour l’État. La dette publique française dépasse 100 % du PIB depuis 2020, ce qui pose un enjeu de soutenabilité. (Page 4)
💡 À retenir
Le déficit public, résultat d’un écart négatif entre recettes et dépenses, nécessite un recours à l’emprunt, ce qui alourdit la dette publique et pose des défis pour la soutenabilité financière de l’État.
📖 10. Dette publique
🔑 Notions clés & Définitions
-
Dette publique : Cumul des emprunts contractés par les administrations publiques pour financer leurs déficits publics. Elle représente l'ensemble des emprunts que l'État, les collectivités et la Sécurité sociale doivent rembourser, ainsi que les intérêts liés à ces emprunts. AUTEUR (date) : la dette publique résulte du financement des déficits publics successifs.
-
Charge de la dette : Intérêts à payer sur la dette publique. Il s'agit des coûts financiers supportés par les administrations publiques pour le service de leur dette, qui viennent s'ajouter aux autres dépenses publiques. AUTEUR (date) : la charge de la dette constitue une dépense obligatoire liée à la détention de la dette.
-
Évolution de la dette publique française : Depuis 2020, la dette publique de la France dépasse 100 % du PIB, marquant une progression significative par rapport aux années précédentes. Cette augmentation est notamment liée aux déficits publics accrus durant la crise sanitaire. AUTEUR (date) : cette évolution traduit l'accumulation des emprunts pour financer les déficits publics.
📝 Points essentiels
- La dette publique est le résultat du cumul des emprunts contractés par l'État et les autres administrations publiques pour couvrir leurs déficits. Elle doit être remboursée avec des intérêts, appelés « charge de la dette ».
- La France voit sa dette publique dépasser 100 % du PIB depuis 2020, une situation exceptionnelle qui reflète une accumulation importante de déficits publics, notamment en réponse à la crise sanitaire.
- La progression de la dette publique implique une augmentation constante des charges d’intérêt, ce qui peut limiter la capacité de l’État à financer d’autres politiques publiques.
- La gestion de la dette publique est essentielle pour la stabilité économique, car une dette élevée peut entraîner une hausse des coûts d’emprunt et une vulnérabilité accrue face aux crises financières.
- La réduction de la dette publique nécessite une politique de maîtrise des déficits, une croissance économique soutenue, et une gestion rigoureuse des emprunts.
💡 À retenir
La dette publique française, en dépassant 100 % du PIB depuis 2020, représente un enjeu majeur pour la stabilité économique, car elle résulte du cumul des emprunts pour financer les déficits publics, avec des intérêts croissants qui peuvent limiter la capacité d’action de l’État.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Fonction principale | Auteur / Référence | Particularités |
|---|
| État | Organisation souveraine exerçant autorité sur un territoire | Garantir ordre, justice, sécurité | Définition générale | Évolution du rôle : gendarme → providence |
| État-gendarme | Intervention limitée aux fonctions régaliennes | Maintien ordre public, défense, justice | Concept classique (libéral) | Intervention minimale, rôle de sécurité |
| État-providence | Intervention étendue dans social et économie | Protection sociale, régulation, redistribution | Séguin, Perroux | Réduction des inégalités, sécurité sociale 1945 |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre État-gendarme et État-providence : le premier limite ses fonctions aux régaliennes, le second intervient largement.
- Confusion entre secteur public et privé : secteur public contrôlé par l’État, secteur privé orienté marché.
- Mal distinguer les fonctions de l’État-providence : régulation, allocation, redistribution.
- Faux ami : "intervention minimale" ne signifie pas absence d’action, mais intervention ciblée.
- Confusion entre déficit public et dette publique : le déficit est annuel, la dette est accumulée.
- Oublier que la croissance du secteur public peut résulter de nationalisations ou privatisations inverses.
- Négliger l’évolution historique : de l’État-gendarme à l’État-providence, puis à la crise de l’État-providence.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l’État selon la référence générale et ses caractéristiques principales.
- Maîtriser la distinction entre secteur public et secteur privé, en précisant leurs rôles.
- Expliquer l’évolution historique de l’État, du rôle minimal à un rôle étendu.
- Définir l’État-gendarme, ses fonctions régaliennes, et ses principes fondamentaux.
- Identifier les auteurs clés liés à la conception de l’État-gendarme, comme la tradition libérale.
- Définir l’État-providence, ses fonctions principales, notamment la protection sociale instaurée en 1945.
- Connaître les trois fonctions de l’État-providence : régulation, allocation, redistribution.
- Savoir différencier déficit public et dette publique, et leur impact sur la politique économique.
- Comprendre le rôle du budget de l’État, ses composantes principales (recettes et dépenses).
- Connaître les principales recettes publiques : impôts, cotisations sociales, taxes.
- Identifier les principales dépenses publiques : fonctionnement, investissement, transferts sociaux.
- Maîtriser la notion de dette publique et ses enjeux pour la stabilité économique.
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