Débat déplacé : du tribunal vers l’échafaud, et du cas unique vers le condamné quelconque.
Sursis = pause; Révocation = retour du couperet; plus de discours = plus de peur, puis la machine repart.
Guillotine = machine qui « s’use » : Grève se réhabilite, la peine devient moins « sûre » et donc moins défendable.
Pénalité → récit → empathie : quand on remplace l’idée abstraite par l’histoire vécue, la « charité » remplace la seule logique de punir.
Verdict = obsession + écriture : enfermé, il transforme l’angoisse en “procès-verbal” pour faire voir aux juges la douleur qu’ils ignorent.
Préparation → Ferrage → Ronde → Charrettes : la chaîne se ferme, puis le voyage commence.
Discret→prêtre→huissier→rejet→Grève : la chaîne des annonces remplace l’espoir.
Grâce vs mort : pense « galères encore possibles, exécution certaine » ; et « prêtre rôdé, gendarmes présents ».
Argot = échange de « bonheur » contre des numéros : loterie + adresse + condition de mort.
1828 en deux temps : 14 octobre (marge) puis 25/26 décembre à 3h du matin (bas de page).
| Date | Événement |
|---|---|
| 1829 | Publication du Dernier Jour d’un condamné (Paris, Gosselin, 1829) |
| 1830 | Révolution de juillet et séance parlementaire sur l’abolition de la peine de mort (octobre 1830) |
| 15 mars 1832 | Date indiquée à la fin du passage « Une comédie à propos d’une tragédie » |
| Mardi 14 octobre 1828 | Date manuscrite portée en marge de la première page du manuscrit original |
| Nuit du 25 décembre 1828 au 26 | Date manuscrite en bas de la dernière page |
| 3 heures du matin | Heure manuscrite mentionnée au bas de la dernière page |
| Octobre 2007 | Mise en ligne de l’édition électronique |
| Élément | Ce que le texte affirme | Effet produit |
|---|---|---|
| Finalité | Plaidoyer (direct ou indirect) pour l’abolition de la peine de mort | Débat élargi à tous les accusés présents et à venir |
| Adresse | « Ce livre est adressé à quiconque juge » | Rend la cause générale et permanente |
| Procédé | Élaguer le contingent (nom propre, événement, accident) pour un « condamné quelconque » | Déplace la question du tribunal vers l’échafaud et du cas particulier vers la peine en général |
| Cadre privilégié | Question de vie et de mort « dans son vrai milieu… non au tribunal, mais à l’échafaud » | Met en cause la peine capitale par son lieu réel d’exécution |
| Étape | Ce qui est annoncé/fait | Moment |
|---|---|---|
| Cachot | Rejet du pourvoi lu ; exécution annoncée « aujourd’hui » en place de Grève | Avant le départ (annonce du jour) |
| Conciergerie | Transfert : arrivée à la Conciergerie ; attente dans des couloirs et cabinets | Sept heures et demie précises |
| Préparation/transport | Escorte renforcée ; voiture/carriole ; passage par la ville | Trajet vers la Grève |
| Grève | Exécution publique (place de Grève) | À quatre heures (repère dans le texte : « QUATRE HEURES ») |
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1. Quel est l’effet principal du dispositif narratif dans ce plaidoyer ?
2. Où la question de la vie et de la mort est-elle déplacée pour être examinée dans son cadre réel ?
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Plaidoyer pour l’abolition — rôle ?
Argumentation en faveur de l’abolition de la peine de mort.
Dispositif narratif — principe ?
Élaguer le contingent pour un condamné quelconque.
Question déplacée — du tribunal vers ?
L’échafaud, lieu réel d’exécution.
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