Ficha de revisão: Introduction à la mémoire et ses métaphores

📋 Plan du Cours

  1. Origine et étymologie de la mémoire
  2. Métaphores de la mémoire : cire, grenier, pigeonnier
  3. Siège cérébral des fonctions cognitives
  4. Broca et l’aire de la production du langage
  5. Wernicke et les lésions du langage
  6. Test statistique et p-value de Fisher
  7. Double codage en mémoire à court terme
  8. Technique de Brown et Peterson pour la MCT
  9. Interférence proactive et rétroactive
  10. Faux souvenirs et contamination mnésique
  11. Amnésie : définitions et formes temporelles
  12. Oubli : déclin, interférence et entrave

📖 1. Origine et étymologie de la mémoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mnémosyne : Mnémosyne est une déesse grecque associée au savoir et à la connaissance de ce qui s’est produit, se produit et pourrait se produire.
  • Neuf muses : Les neuf muses sont des divinités nées de l’union de Zeus avec Mnémosyne, liées au langage et au savoir.
  • Métaphore du morceau de cire : La métaphore du morceau de cire décrit le souvenir comme une inscription provisoire sur une matière qui conserve une image.
  • Métaphore du grenier : La métaphore du grenier présente les souvenirs comme des contenus rangés qu’il faut aller chercher pour y accéder.
  • Métaphore du pigeonnier : La métaphore du pigeonnier représente les souvenirs comme des “oiseaux” vivants, mobiles et susceptibles de disparaître ou de revenir.

📝 Points essentiels

  • Mnémosyne est présentée comme fille du dieu du ciel et de la déesse de la Terre, et Zeus y séjourne 9 nuits d’affilée avant la naissance des neuf muses.
  • Les muses sont associées au langage et au savoir, ce qui relie l’étymologie de la mémoire à la connaissance du passé, du présent et de la projection vers le futur.
  • La métaphore du morceau de cire (Aristote) suppose qu’un souvenir correspond à une image gravée provisoirement sur une “cire” mentale.
  • La métaphore du grenier (anonyme) traite les souvenirs comme des objets rangés, mais elle est jugée éloignée du fonctionnement réel car l’accès aux souvenirs n’est pas garanti.
  • La métaphore du pigeonnier (Platon) décrit des souvenirs “vivants” qui peuvent être oubliés durablement, disparaître après une atteinte cérébrale, ou réapparaître sans commande volontaire.
  • La métaphore de l’ordinateur n’est utilisée qu’après l’idée que le cerveau est le siège des souvenirs, ce qui n’est établi qu’au 19e siècle pour les fonctions cognitives.

💡 Astuce mémo

Mnémosyne → “mémoire = savoir” ; cire = gravure provisoire ; grenier = souvenirs rangés ; pigeonnier = souvenirs vivants (mobiles, oubliables, réapparaissant).

📖 2. Métaphores de la mémoire : cire, grenier, pigeonnier

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mémoire sensorielle : La mémoire sensorielle est le registre initial qui conserve brièvement l’information issue des sens avant tout traitement.
  • Mémoire iconique : La mémoire iconique est une forme de mémoire sensorielle visuelle qui conserve une copie exacte très brièvement.
  • Mémoire échoïque : La mémoire échoïque est une forme de mémoire sensorielle auditive qui prolonge très brièvement le son dans le système auditif.
  • Mémoire à court terme : La mémoire à court terme est le registre qui conserve provisoirement l’information sélectionnée par l’attention.
  • Chunks : Les chunks sont des regroupements d’éléments qui permettent de mémoriser plus d’informations en réduisant le nombre d’unités à retenir.

📝 Points essentiels

  • Atkinson et Schiffrin (1968) proposent un passage en deux registres : mémoire sensorielle puis mémoire à court terme.
  • La mémoire sensorielle peut soit être sélectionnée par l’attention pour être conservée, soit être oubliée.
  • Sperling (1960) montre que le rappel immédiat est faible (environ 3–4 lettres sur 12) après une présentation très brève de 50 ms.
  • Avec la procédure de Sperling, un signal sonore indique la ligne à rappeler après la disparition des lettres, ce qui révèle un stockage sensoriel très bref.
  • Dans l’expérience de Sperling, les participants réussissent parfaitement quand ils savent quelle ligne rappeler, ce qui soutient l’idée que toute l’information est disponible un instant.
  • Miller (1968) formule la limite de la mémoire immédiate autour de 7 ± 2 unités, mais elle peut être contournée par le regroupement en chunks.

💡 Astuce mémo

Pigeonnier = stockage instantané (Sperling), Grenier = stockage provisoire (court terme), Cire = trace sensorielle qui s’efface vite (iconique/échoïque).

📖 3. Siège cérébral des fonctions cognitives

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mémoire à court terme (MCT) : La mémoire à court terme est un système temporaire qui maintient et manipule l’information avant son oubli ou son transfert.
  • Codage verbal : Le codage verbal regroupe les informations traitées sous une forme liée au langage (sons, phonologie) plutôt qu’à leur apparence visuelle.
  • Codage visuel : Le codage visuel correspond au traitement d’informations sous une forme liée à l’apparence et aux caractéristiques visuelles.
  • Rotation mentale : La rotation mentale est une opération cognitive où l’on imagine mentalement faire tourner une figure pour décider si deux images correspondent.
  • Double codage : La théorie du double codage affirme que l’on peut utiliser simultanément ou séparément des représentations verbales et visuelles selon la nature des informations à retenir.

📝 Points essentiels

  • Le test statistique s’appuie sur la p-value pour estimer la probabilité que l’écart observé soit dû au hasard.
  • En sciences humaines, un résultat est considéré non attribuable au hasard si sa probabilité est entre 0 et 5%.
  • Dans l’expérience d’Ehrlich, la différence observée n’est pas significative, donc l’hypothèse n’est pas validée.
  • Dans l’expérience de Conrad (1964), les erreurs de rappel sont surtout liées aux lettres confondues phonologiquement, ce qui soutient un rôle du codage verbal.
  • Dans la tâche de Shepard et Metzler (1971), le temps de réponse augmente avec le degré de rotation, ce qui indique un traitement visuel en MCT.
  • Dans la tâche de parcours mental (Kusslyn et al., 1978), le temps de parcours augmente avec la distance à parcourir et la relation est évaluée par la corrélation (r).

💡 Astuce mémo

p-value : 0–5% = pas du hasard ; rotation mentale = plus tourné = plus long.

📖 4. Broca et l’aire de la production du langage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Double codage : Théorie selon laquelle on retient mieux en mémoire de travail en utilisant des codes différents (par exemple images et mots) selon le type d’information à maintenir.
  • Mémoire à court terme : Système de stockage limité qui conserve des informations sur une courte durée, typiquement sans répétition possible, avant qu’elles ne disparaissent.
  • Mémoire de travail : Système de stockage à capacité réduite qui sert à maintenir et manipuler l’information pendant une tâche cognitive, au quotidien.
  • Déclin de la trace mnésique : Idée selon laquelle la trace en mémoire s’affaiblit avec le temps, ce qui réduit la récupération de l’information.
  • Interférence proactive : Type d’interférence où des éléments anciens perturbent la rétention d’éléments nouveaux lorsqu’ils sont semblables.

📝 Points essentiels

  • La théorie du double codage (Pavio, 1969) relie la performance en mémoire à court terme au type de matériel à maintenir (images vs mots).
  • La technique de Brown et Peterson sert à estimer la durée de la mémoire à court terme en empêchant la répétition de l’information.
  • Dans la tâche Brown et Peterson, un comptage à rebours est inséré après la présentation, puis on teste le rappel des lettres après un délai variable.
  • Deux explications concurrentes sont proposées : le déclin de la trace avec le temps et l’interférence (rétroactive ou proactive).
  • Waugh et Norman (1965) soulignent qu’on ne peut pas trancher facilement entre « temps » et « tâche de comptage » car les variables sont confondues.
  • Hypothèse testée : si le temps explique les résultats, le rappel devrait être meilleur quand le délai est plus court ; si l’interférence explique, le rappel devrait rester similaire si la tâche interférente est identique

💡 Astuce mémo

Double codage = Images + Mots ; Interférence proactive = Ancien gêne Nouveau.

📖 5. Wernicke et les lésions du langage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mémoire de travail : La mémoire de travail est un système à capacité de stockage limitée qui permet, pendant une courte durée, de stocker et manipuler l’information.
  • Boucle phonologique : La boucle phonologique est une composante de la mémoire de travail qui maintient provisoirement une information verbale et peut la faire réapparaître via la répétition.
  • Capteur visuo-spatial : Le capteur visuo-spatial est une composante de la mémoire de travail qui maintient temporairement des informations visuelles et spatiales.
  • Centre exécutif : Le centre exécutif est la composante de la mémoire de travail qui sélectionne, organise et oriente l’information vers les autres sous-systèmes.
  • Effet de primauté : L’effet de primauté est le meilleur rappel des éléments présentés au début d’une liste, indiquant une contribution de la mémoire à long terme.

📝 Points essentiels

  • La mémoire à court terme stocke deux types d’informations, dure environ une vingtaine de secondes et ne permet pas de se répéter l’information.
  • La capacité de la mémoire à court terme est d’environ 7 ± 2 informations, mais elle dépend de la longueur des items.
  • La mémoire à court terme peut être maintenue par répétition silencieuse et sert ensuite de mémoire de travail au quotidien.
  • Dans la boucle phonologique, le rappel dépend de la longueur des mots : plus ils sont longs, moins on peut les maintenir par répétition.
  • Le centre exécutif sert à trier les informations pour décider lesquelles sont prioritaires quand l’entrée est trop dense.
  • La mémoire de travail progresse surtout entre 5 et 9 ans, puis se stabilise vers l’adolescence avec des performances proches de l’âge adulte.

💡 Astuce mémo

Primauté = début mieux rappelé ; Récence = fin mieux rappelée (mais disparaît si on interpose une tâche).

📖 6. Test statistique et p-value de Fisher

🔑 Notions clés & Définitions

  • p-value de Fisher : La p-value de Fisher mesure la probabilité d’obtenir un résultat au moins aussi extrême que l’observé, en supposant l’hypothèse nulle vraie.
  • Hypothèse nulle : L’hypothèse nulle décrit le scénario de référence supposé vrai, contre lequel on compare la valeur observée via le test statistique.
  • Hypothèse alternative : L’hypothèse alternative correspond au scénario que le test cherche à soutenir si les données sont jugées incompatibles avec l’hypothèse nulle.
  • Seuil de significativité : Le seuil de significativité α\alpha fixe la probabilité maximale acceptable de conclure à tort à un effet réel quand l’hypothèse nulle est vraie.

📖 7. Double codage en mémoire à court terme

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mémoire noétique : La mémoire noétique désigne des souvenirs dont le contenu n’est pas lié au moment précis d’acquisition, contrairement à la mémoire centrée sur l’épisode vécu.
  • Mémoire épisodique : La mémoire épisodique concerne le rappel d’événements personnels situés dans le temps, avec une forte conscience du vécu.
  • Mémoire autonoétique : La mémoire autonoétique permet de prendre conscience de qui on est en se remémorant des souvenirs de sa vie passée.
  • Modèle paralléliste de Squire : Le modèle paralléliste de Squire sépare les souvenirs en deux systèmes distincts : implicites et explicites.
  • Mémoire procédure : La mémoire procédure correspond à des connaissances et habiletés qui s’expriment sans recherche consciente de l’information.

📝 Points essentiels

  • La mémoire noétique s’oppose à la mémoire épisodique, qui renvoie davantage à des événements personnels situés dans le temps.
  • La mémoire autonoétique est associée à une conscience de soi lors du rappel de souvenirs de la vie passée.
  • Dans le modèle paralléliste de Squire, les souvenirs implicites et explicites sont traités comme deux catégories distinctes.
  • La mémoire procédure est anoétique : l’information n’a pas besoin d’être retrouvée consciemment pour être utilisée.
  • Le modèle hiérarchique de Tulving (1985) décrit une acquisition en développement : d’abord des procédures, puis l’accès à la mémoire sémantique qui rend possible des souvenirs plus organisés.
  • Dans certaines démences, le déclin observé peut suivre une logique de « pyramide inversée » plutôt que l’ordre initial d’acquisition.

💡 Astuce mémo

Noétique = « sans date » ; Épisodique = « avec scène » ; Procédure = « sans chercher ».

📖 8. Technique de Brown et Peterson pour la MCT

🔑 Notions clés & Définitions

  • MCT : La mémoire à court terme est un système de stockage temporaire qui maintient l’information sur une durée limitée avant qu’elle ne soit perdue ou transférée.
  • Technique de Brown et Peterson : La technique de Brown et Peterson est un protocole expérimental qui mesure la durée de maintien en mémoire à court terme en empêchant la répétition par une tâche de distraction.
  • Encodage : L’encodage est l’étape où l’information est transformée pour être stockée, ce qui conditionne ensuite sa disponibilité au rappel.
  • Sondage de la mémoire : Le sondage de la mémoire est l’accès à une trace mnésique lors d’une tâche de rappel ou de reconnaissance, qui peut être biaisé.

📝 Points essentiels

  • La technique de Brown et Peterson vise à empêcher la répétition mentale en imposant une tâche pendant le délai, pour isoler l’oubli en MCT.
  • Dans les expériences de type Loftus, les participants peuvent répondre davantage selon le narrateur que selon ce qu’ils ont réellement vu, ce qui suggère un biais d’accès à l’information.
  • Un résultat attendu d’encodage « parfait » (≈50/50) n’est pas observé, ce qui indique que l’erreur vient aussi de l’accès/sondage plutôt que seulement de la qualité d’encodage.
  • L’effet de confiance envers l’expérimentateur peut orienter la reconnaissance vers l’information introduite après coup, favorisant des faux souvenirs.
  • La mémoire peut être modifiée par contamination : une information fausse ajoutée après l’événement peut être intégrée comme si elle avait été perçue.

💡 Astuce mémo

MCT = « délai + distraction » : sans répétition, on mesure l’oubli; si le narrateur guide, la reconnaissance dérive.

📖 9. Interférence proactive et rétroactive

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mémoire associative : La mémoire associative est un mécanisme où un stimulus déclenche le souvenir d’un autre stimulus lié, même si le lien est artificiellement créé.
  • Choc électrique fictif : Un choc électrique fictif est une impression de stimulation produite par l’activation de neurones sans stimulation réelle.
  • Hippocampe : L’hippocampe est une structure cérébrale impliquée dans la formation et la réactivation de souvenirs, notamment pendant le sommeil.
  • Cellules de lieux : Les cellules de lieux sont des neurones qui codent des emplacements pour permettre l’orientation et peuvent être réactivés dans les rêves.
  • Fenêtre de reconsolidation : La fenêtre de reconsolidation est une période où un souvenir peut être modifié après réactivation, avant qu’il ne soit stabilisé à nouveau.

📝 Points essentiels

  • Dans l’expérience sur la mouche, l’activation de neurones peut donner l’impression d’un choc sans en provoquer réellement un.
  • Si l’activation neuronale est faite en présence d’une odeur, la mouche associe odeur et choc, créant un souvenir artificiel.
  • L’observation de neurones chez une mouche en mouvement permet d’activer ou non des neurones, ce qui simule une conséquence sensorielle.
  • Chez la souris, l’hippocampe et des cellules de lieux peuvent être réactivés dans les rêves pour suivre des déplacements pendant le sommeil.
  • Dans l’expérience avec électrode, l’activation du CDR quand la souris s’approche d’un endroit dans son rêve prédit la direction prise au réveil.
  • Le texte pose une limite d’extrapolation : ces résultats sont-ils transposables à l’homme ?

💡 Astuce mémo

Odeur + activation = souvenir faux : association fabriquée sans choc réel.

📖 10. Faux souvenirs et contamination mnésique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Anosognosie : L’anosognosie désigne l’absence de conscience du trouble chez le patient, malgré la présence d’un déficit.
  • Structures bi-hippocampiques : Les structures bi-hippocampiques sont des régions impliquées dans la formation de nouveaux souvenirs et la consolidation mnésique.
  • HM : HM désigne le patient dont l’ablation des structures temporales a entraîné une amnésie marquée, utile pour comprendre la mémoire.
  • Démence non dégénérative : La démence non dégénérative regroupe des causes identifiables où un traitement de la cause peut empêcher la poursuite de la dégénérescence.
  • Démence dégénérative : La démence dégénérative correspond à des maladies sans traitement permettant d’empêcher l’évolution de la pathologie.

📝 Points essentiels

  • L’anosognosie se décrit comme une absence de connaissance de la maladie chez le patient.
  • Une lésion des structures bi-hippocampiques empêche la création de nouveaux souvenirs, ce qui réduit la consolidation.
  • Dans Alzheimer, la réduction de taille des structures hippocampiques s’accompagne d’une difficulté à former de nouveaux souvenirs.
  • Les démences non dégénératives représentent environ 40% et peuvent cesser de dégénérer si la cause est traitée.
  • Les causes citées pour les démences non dégénératives incluent AVC, chirurgie et virus.
  • Le cas de Clive Wearing illustre une encéphalite liée à un herpes ayant détruit des lobes temporaux, avec incapacité à retenir et oubli du passé tout en gardant certaines capacités automatiques (ex. diriger un cœur).

💡 Astuce mémo

Bi-hippocampe = Nouveau souvenir bloqué (bi = deux côtés, blocage de la “nouvelle” mémoire).

📖 11. Amnésie : définitions et formes temporelles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Amnésie antérograde : L’amnésie antérograde correspond à une difficulté à apprendre et à former de nouveaux souvenirs après le début du trouble.
  • Oubli : L’oubli désigne une incapacité temporaire ou définitive à évoquer un souvenir déjà fixé.
  • Déclin mnésique : La théorie du déclin mnésique explique l’oubli par l’éloignement temporel de l’information qui s’efface.
  • Interférence rétroactive : L’interférence rétroactive correspond au fait qu’une information apprise après peut perturber le rappel d’une information antérieure.
  • Interférence proactive : L’interférence proactive correspond au fait qu’une information apprise avant peut perturber le rappel d’une information plus récente.

📝 Points essentiels

  • L’oubli n’est pas équivalent à l’amnésie : l’oubli touche souvent des éléments isolés (ex. un prénom) alors que l’amnésie concerne plus globalement la mémoire.
  • L’amnésie antérograde se manifeste notamment par une courbe d’apprentissage qui ne prend pas la forme sigmoïde attendue lors des rappels successifs.
  • L’épreuve de Rey verbale permet de comparer rappel immédiat vs différé et de suivre l’apprentissage au fil des répétitions.
  • Avec l’épreuve de Rey verbale, la courbe d’apprentissage de la liste A doit être sigmoïde ; une forme atypique suggère un problème d’apprentissage.
  • L’épreuve de Rey verbale permet aussi de mesurer l’interférence rétroactive via l’effet de la liste B sur le rappel de la liste A.
  • Trois explications de l’oubli sont discutées : déclin par le temps, interférences (rétroactive/proactive) et oubli motivé ou entrave (encodage ou récupération).

💡 Astuce mémo

Oubli ≠ amnésie : Oubli = “un détail”, Amnésie = “nouveaux souvenirs en panne” ; Déclin = Temps, Interférence = Autre info, Entrave = Encodage/Récupération.

📖 12. Oubli : déclin, interférence et entrave

🔑 Notions clés & Définitions

  • Méthode des mots clés : Technique d’apprentissage du vocabulaire qui associe un mot étranger à une sonorité proche d’un mot de la langue maternelle puis à sa traduction.
  • Profondeur de traitement : Principe mnésique selon lequel plus une information est traitée de façon profonde, plus elle est durablement retenue.
  • Traitement élaboratif : Type de traitement verbal qui ajoute du sens ou des relations à l’information pour mieux la mémoriser.
  • Traitement réductif : Type de traitement verbal qui condense l’information en une forme plus courte (souvent un acronyme) pour faciliter le rappel.
  • Hypermnésie : Capacité exceptionnelle de rappel, parfois sur des durées très longues, observée chez certains individus.

📝 Points essentiels

  • Dans l’étude d’Atkinson et Raugh (1975), la méthode des mots clés améliore le rappel immédiat par rapport à un apprentissage sans technique.
  • À 6 semaines, le rappel correct est de 58% dans le groupe expérimental contre 29% dans le groupe contrôle.
  • Borrow et Bower (1969) : retrouver le sujet à partir du COD seul donne moins de bonnes réponses que construire la phrase à partir des éléments fournis.
  • Dans Borrow et Bower (1969), le groupe qui construit la phrase atteint 100% de reconnaissance correcte, contre 30% pour l’autre groupe.
  • Hyde et Jenkins (1973) : la tâche de jugement (plutôt que la tâche sur la présence d’une lettre) produit une supériorité moyenne de rappel de 27,5 points.
  • Dans Hyde et Jenkins (1973), l’effet de l’apprentissage intentionnel vs incident est faible (écart de 2,5 points) et non significatif, donc l’hypothèse R2 n’est pas vérifiée.

💡 Astuce mémo

Profondeur = sens : plus tu traites pour comprendre, plus ça reste.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
9 nuits d'affiléesZeus séjourne auprès de Mnémosyne avant la naissance des neuf muses
19ème siècleprise de conscience que le cerveau est le siège des fonctions cognitives
1968modèle d’Atkinson et Schiffrin (mémoire sensorielle puis mémoire à court terme) et « chiffre magique 7 +/- 2 » (Miller)

📊 Tableaux de synthèse

Registres de mémoire (Atkinson & Schiffrin)

RegistreDurée/étatSort du contenu
Mémoire sensoriellepremier registresélection attentionnée possible ou oubli
Mémoire à court termesecond registreinformation sélectionnée maintenue provisoirement

Tâches de rappel et de reconnaissance (taxonomie)

Type de tâcheMomentModalité
Tâches de rappelimmédiat ou différélibre ou ordonné, ou rappel indice
Tâche de reconnaissanceen deux phasesapprentissage puis choix ancien/nouveau

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre oubli et amnésie : l’oubli touche souvent un détail (ex. un prénom) alors que l’amnésie décrit une incapacité plus globale à apprendre ou à se souvenir.
  2. Croire que la mémoire à court terme dure longtemps : elle est limitée (≈ une vingtaine de secondes) et ne permet pas de se répéter.
  3. Mélanger interférence proactive et rétroactive : proactive = anciens éléments gênent les nouveaux, rétroactive = nouveaux éléments perturbent le rappel des anciens.
  4. Interpréter une différence de moyenne comme « forcément réelle » sans test : en sciences humaines on s’appuie sur la p-value (0–5% non attribuable au hasard).
  5. Prendre la courbe de rappel comme toujours sigmoïde : si elle n’a pas cette forme (ex. amnésie antérograde), cela suggère un problème d’apprentissage.
  6. Penser que les faux souvenirs viennent uniquement d’un encodage « mauvais » : le cours insiste aussi sur le sondage de la mémoire et la confiance envers l’expérimentateur.
  7. Localiser trop strictement les fonctions : le cours met en garde contre une vision trop localiste (dérives type phrénologie).

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer l’étymologie de la mémoire (Mnémosyne, Zeus et les neuf muses) et relier l’idée de « savoir » au passé, présent et futur.
  2. Maîtriser les trois métaphores (cire, grenier, pigeonnier) et dire en quoi celle du pigeonnier est jugée plus proche du fonctionnement réel.
  3. Rappeler pourquoi la métaphore de l’ordinateur n’est utilisée qu’après l’idée que le cerveau est le siège des fonctions cognitives.
  4. Décrire les phases mnésiques (encodage, stockage, récupération) et les relier au modèle informatique.
  5. Expliquer le modèle d’Atkinson et Schiffrin (mémoire sensorielle → sélection attentionnée vers mémoire iconique/échoïque ou oubli, puis passage en mémoire à court terme).
  6. Reproduire l’argument expérimental de Sperling (50 ms, rappel faible en condition non informée, rappel parfait quand un son indique la ligne).
  7. Donner la limite de la mémoire immédiate (7 ± 2) et expliquer comment les chunks permettent de contourner cette limite (ex. expertise).
  8. Connaître la taxonomie des tâches mnésiques : rappel (immédiat/différé, libre/ordonné, rappel indice) et reconnaissance (apprentissage puis ancien/nouveau).
  9. Savoir interpréter l’expérience d’Ehrlich (effet de la longueur/syllabes) et relier la conclusion à la significativité via la p-value (hypothèse non validée si non significative).
  10. Expliquer le rôle du codage verbal vs visuel à partir de Conrad (1964) : erreurs surtout phonologiquement confondues.
  11. Décrire les preuves de traitement visuel en MCT avec Shepard & Metzler (rotation mentale : temps augmente avec le degré de rotation).
  12. Décrire la tâche de parcours mental (Kusslyn et al.) : temps augmente avec la distance et la relation est évaluée par la corrélation (r).
  13. Expliquer la théorie du double codage (Pavio, 1969) et relier-la à la meilleure rétention d’images vs mots selon le matériel.
  14. Décrire la technique de Brown et Peterson (distracteurs pour empêcher la répétition) et distinguer les explications (déclin de trace vs interférence).

Teste seu conhecimento

Teste seu conhecimento sobre Introduction à la mémoire et ses métaphores com 24 perguntas de múltipla escolha com correções detalhadas.

1. Quelle figure grecque est associée au savoir et à la connaissance de ce qui s’est produit, se produit et pourrait se produire ?

2. Quel lien mythologique est présenté comme à l’origine des neuf muses ?

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Revisar com flashcards

Memorize os conceitos chave de Introduction à la mémoire et ses métaphores com 24 flashcards interativos.

Origine de la mémoire — déesse ?

Mnémosyne, déesse grecque du savoir.

Les neuf muses — rôle ?

Associées au langage, au savoir, et à la création.

Métaphore cire — description ?

Souvenirs comme inscriptions provisoires sur cire mentale.

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