đ Plan du Cours
- Classification des recours
- Recours pour excĂšs de pouvoir
- Pleine juridiction
- Contentieux des actes
- Contentieux des personnes
- Conditions de recevabilité
- IntĂ©rĂȘt Ă agir
- Délai de recours
- Recours indirects
- Pouvoirs du juge administratif
đ 1. Classification des recours
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Recours pour excĂšs de pouvoir (REP) : ProcĂšs intentĂ© contre un acte administratif pour vĂ©rifier sa lĂ©galitĂ©. Selon LaferriĂšre (date indĂ©finie), câest un contentieux objectif oĂč le juge apprĂ©cie la lĂ©galitĂ© de lâacte au jour de sa dĂ©cision, avec pour principal pouvoir lâannulation ou le rejet de la requĂȘte.
- Pleine juridiction : Contentieux dans lequel le juge peut rĂ©former, condamner ou modifier la situation juridique dâun administrĂ© ou dâune partie, en se fondant sur une atteinte Ă un droit subjectif. LaferriĂšre (date indĂ©finie) souligne que ce contentieux est subjectif, avec des pouvoirs Ă©tendus du juge.
- Distinction LaferriĂšre (date indĂ©finie) : Classification classique des recours en quatre types : contentieux de lâannulation, de la pleine juridiction, de lâinterprĂ©tation et de la rĂ©pression.
- Ăvolution du REP : Depuis 1995, le REP voit sâĂ©tendre ses pouvoirs (injonction, neutralisation des vices) et tend Ă se rapprocher du contentieux de pleine juridiction, notamment en raison de la question de lâutilitĂ© de lâannulation. Seiller (date indĂ©finie) mentionne cette transformation.
- Contentieux des actes / Contentieux des personnes : Distinction doctrinale moderne oĂč le contentieux des actes concerne principalement lâannulation dâactes administratifs, tandis que le contentieux des personnes vise la protection des droits extracontractuels ou contractuels, avec des domaines spĂ©cifiques comme la responsabilitĂ© ou la rĂ©pression.
đ Points essentiels
- La classification selon LaferriÚre (date indéfinie) repose sur la nature des pouvoirs du juge : limitée en REP (annulation/rejet) versus étendue en pleine juridiction (réforme, condamnation).
- La distinction entre REP et pleine juridiction est fondamentale : le REP est un contentieux objectif, centrĂ© sur la lĂ©galitĂ© de lâacte, tandis que la pleine juridiction est subjectif, portant sur la protection des droits.
- LâĂ©volution jurisprudentielle montre un rapprochement : le REP sâenrichit de pouvoirs (injonction, neutralisation), et le juge se positionne dĂ©sormais au jour du jugement, ce qui tend Ă faire converger ces deux types de contentieux.
- La distinction moderne (Seiller) distingue le contentieux des actes (annulation, déclaration, réformation) du contentieux des personnes (responsabilité, protection des droits).
đĄ Ă retenir
La classification des recours en droit administratif, selon LaferriĂšre, distingue principalement le recours pour excĂšs de pouvoir, limitĂ© Ă la lĂ©galitĂ©, du contentieux de pleine juridiction, plus Ă©tendu, avec une Ă©volution rĂ©cente qui tend Ă rapprocher ces deux formes par lâextension des pouvoirs du juge administratif.
đ 2. Recours pour excĂšs de pouvoir
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Recours pour excĂšs de pouvoir (REP) : procĂ©dure permettant de contester un acte administratif devant le juge administratif afin de vĂ©rifier sa lĂ©galitĂ©. AUTEUR (date) : "Câest un procĂšs fait Ă un acte administratif" ; le juge doit rĂ©pondre Ă la question : lâacte est-il lĂ©gal ?
- Pouvoirs traditionnels du juge en REP : limiter sa dĂ©cision Ă lâannulation ou au rejet de la requĂȘte, en apprĂ©ciant la lĂ©galitĂ© de lâacte au jour de sa publication ou notification.
- RĂšgles procĂ©durales spĂ©cifiques au REP : absence dâobligation dâavocat dans la majoritĂ© des cas, dĂ©lai de recours fixĂ© Ă 2 mois Ă compter de la publicitĂ© ou notification de lâacte.
- Ăvolution du REP : le juge peut dĂ©sormais prononcer des injonctions, neutraliser certains vices de procĂ©dure, et contrĂŽler la lĂ©galitĂ© au jour du jugement, rapprochant ainsi le REP de la pleine juridiction.
- ContrĂŽle de la lĂ©galitĂ© : le juge vĂ©rifie si lâacte administratif respecte les rĂšgles de droit en vigueur, en apprĂ©ciant sa lĂ©galitĂ© Ă la date de lâacte (voir "contrĂŽle au jour de lâacte").
đ Points essentiels
- Le REP constitue un contentieux objectif, indĂ©pendant du requĂ©rant, portant sur la lĂ©galitĂ© dâun acte administratif.
- Le pouvoir du juge en REP est limitĂ© Ă lâannulation ou au rejet, sauf Ă©volution rĂ©cente qui lui permet de prononcer des injonctions et de neutraliser certains vices.
- La procĂ©dure en REP est simplifiĂ©e : pas dâavocat obligatoire, dĂ©lai de 2 mois Ă compter de la publicitĂ© ou notification de lâacte, ce qui facilite lâaccĂšs au juge.
- La jurisprudence a Ă©voluĂ© pour rapprocher le REP de la pleine juridiction, notamment par le contrĂŽle de la lĂ©galitĂ© au jour du jugement et par le pouvoir dâinjonction depuis 1995, renforcĂ© en 2019.
- La distinction doctrinale moderne (Professeur Seiller) oppose le contentieux des actes (REP) au contentieux des personnes, ce qui précise la nature objective du REP.
đĄ Ă retenir
Le recours pour excĂšs de pouvoir est un outil essentiel du contrĂŽle de lĂ©galitĂ© des actes administratifs, dont lâĂ©volution a permis au juge dâintervenir plus efficacement, notamment par le pouvoir dâinjonction et le contrĂŽle au jour du jugement, rapprochant ainsi le REP de la pleine juridiction.
đ 3. Pleine juridiction
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Contentieux subjectif : litige portant sur une atteinte Ă un droit subjectif, câest-Ă -dire un droit individuel ou collectif reconnu par la loi, permettant au juge dâintervenir pour faire respecter ce droit.
- Pouvoirs Ă©tendus du juge : capacitĂ© du juge en pleine juridiction de rĂ©former, condamner ou modifier la situation juridique dâune partie, dĂ©passant le simple contrĂŽle de lĂ©galitĂ©.
- Contentieux de la rĂ©formation : recours de pleine juridiction oĂč le juge peut non seulement annuler mais aussi modifier ou complĂ©ter la dĂ©cision administrative, notamment dans des domaines comme le contentieux fiscal ou Ă©lectoral.
- RĂšgles procĂ©durales spĂ©cifiques : rĂšgles particuliĂšres applicables en pleine juridiction, telles que lâobligation dâavocat et des dĂ©lais plus longs, visant Ă garantir la procĂ©dure et la protection des droits du requĂ©rant.
- Pleine juridiction (plein contentieux) : type de contentieux oĂč le juge dispose de pouvoirs Ă©tendus pour trancher le litige en modifiant la situation juridique, contrairement au contentieux de lâannulation ou de dĂ©claration.
đ Points essentiels
- La pleine juridiction concerne principalement le contentieux subjectif portant sur une atteinte Ă un droit subjectif, permettant au juge dâintervenir de maniĂšre plus large que dans le contrĂŽle de lĂ©galitĂ© (voir section 2).
- Le pouvoir de réformer ou de modifier la situation juridique est une caractéristique fondamentale, notamment dans des domaines comme le contentieux fiscal, électoral ou les sanctions administratives (voir contenu source).
- La distinction entre le contentieux de lâannulation (REP) et le contentieux de la rĂ©formation est essentielle : en pleine juridiction, le juge peut agir au-delĂ de lâannulation, en modifiant ou en complĂ©tant la dĂ©cision administrative.
- La procĂ©dure en pleine juridiction impose souvent lâobligation dâavocat et des dĂ©lais plus longs, pour assurer la protection du droit et la qualitĂ© du jugement.
- La notion moderne de la distinction entre contentieux des actes et contentieux des personnes** (professeur Seiller)** souligne que le plein contentieux concerne principalement la protection des droits subjectifs et la responsabilité administrative (voir contenu source).
đĄ Ă retenir
La pleine juridiction permet au juge dâintervenir de maniĂšre plus large en modifiant la situation juridique, notamment dans des contentieux oĂč la simple annulation ne suffit pas, en utilisant des pouvoirs Ă©tendus et des rĂšgles procĂ©durales spĂ©cifiques.
đ 4. Contentieux des actes
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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Contentieux de lâannulation : Principe selon lequel un acte administratif peut ĂȘtre annulĂ© par le juge, avec des effets erga omnes (valables pour tous) et un effet rĂ©troactif, ce qui signifie que lâacte est rĂ©putĂ© nâavoir jamais existĂ© (CE, 26 dĂ©cembre 1925, RodiĂšre). La sĂ©curitĂ© juridique peut limiter ces effets dans le temps (CE, 11 mai 2004, Association AC).
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Contentieux de la dĂ©claration : Recours visant Ă faire constater lâinexistence dâun acte administratif ou Ă apprĂ©cier sa lĂ©galitĂ©. Il inclut le recours en dĂ©claration dâinexistence (le juge constate que lâacte est nul) et le recours en apprĂ©ciation de lĂ©galitĂ© (le juge contrĂŽle la lĂ©galitĂ© dâun acte sans le rendre inexistant). La particularitĂ© est lâabsence de dĂ©lai pour le recours en dĂ©claration dâinexistence.
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Contentieux de la rĂ©formation : Recours de pleine juridiction permettant au juge de modifier directement lâacte administratif, en se substituant Ă lâadministration. Le juge peut rĂ©former, corriger ou aggraver une dĂ©cision, notamment dans des domaines comme le contentieux fiscal ou Ă©lectoral.
đ Points essentiels
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La classification des recours en droit administratif, selon LaferriĂšre (Conseiller dâĂtat), distingue quatre types : annulation, pleine juridiction, interprĂ©tation, rĂ©pression. La distinction entre recours pour excĂšs de pouvoir (REP) et contentieux de pleine juridiction est fondamentale : le REP contrĂŽle la lĂ©galitĂ© de lâacte, le plein contentieux concerne la protection des droits subjectifs (voir section 2).
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La notion dâeffets de lâannulation est essentielle : elle est erga omnes, avec un effet rĂ©troactif (CE, 26 dĂ©cembre 1925, RodiĂšre). La jurisprudence permet de limiter ces effets dans le temps pour garantir la sĂ©curitĂ© juridique (CE, 11 mai 2004, Association AC).
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Le contentieux de la dĂ©claration ne tranche pas directement le litige mais Ă©claire une question juridique, avec des recours en dĂ©claration dâinexistence ou en apprĂ©ciation de lĂ©galitĂ©. La dĂ©claration dâinexistence est une nullitĂ© extrĂȘme, sans dĂ©lai, et concerne des irrĂ©gularitĂ©s graves comme lâusurpation de fonction.
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La rĂ©formation est un recours de plein contentieux permettant au juge de modifier lâacte, notamment dans des contentieux fiscaux ou Ă©lectoraux. Elle est exceptionnelle pour les contrats, afin de prĂ©server la stabilitĂ© des relations contractuelles.
đĄ Ă retenir
Le contentieux des actes se divise entre lâannulation, qui a des effets larges et rĂ©troactifs, la dĂ©claration, qui constate la nullitĂ© ou la lĂ©galitĂ©, et la rĂ©formation, qui modifie directement lâacte. La distinction entre ces recours repose sur leur finalitĂ© et leurs effets, avec une Ă©volution jurisprudentielle vers un rapprochement entre REP et plein contentieux.
đ 5. Contentieux des personnes
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ResponsabilitĂ© administrative dĂ©lictuelle ou quasi-dĂ©lictuelle : ResponsabilitĂ© de lâadministration engagĂ©e lorsquâun dommage est causĂ© par une faute ou une illĂ©galitĂ©, sans quâil y ait de contrat, permettant au requĂ©rant de demander rĂ©paration (CE, 26 janvier 1973, Ville de Paris c/ Driancourt).
- ResponsabilitĂ© contractuelle : Engagement de lâadministration en cas dâinexĂ©cution ou de mauvaise exĂ©cution dâun contrat, pouvant inclure une responsabilitĂ© sans faute dans certains cas, comme la thĂ©orie du fait du prince.
- ThĂ©orie du fait du prince : Situation oĂč lâadministration modifie un contrat ou agit comme puissance publique, obligeant Ă indemniser mĂȘme en lâabsence dâillĂ©galitĂ©, notamment lors dâactes rĂ©glementaires modifiant des contrats (exemple : arrĂȘtĂ© modifiant la circulation).
- Contentieux disciplinaire relevant du REP : Contestation des sanctions disciplinaires des fonctionnaires ou des ordres professionnels, relevant du recours pour excÚs de pouvoir, avec contrÎle de légalité uniquement (CE, 1989, Alitalia).
- Contentieux des droits extracontractuels : Contentieux visant la rĂ©paration dâun dommage causĂ© par lâadministration en dehors dâun contrat, fondĂ© sur la responsabilitĂ© dĂ©lictuelle ou quasi-dĂ©lictuelle, avec une apprĂ©ciation de la faute ou de lâillĂ©galitĂ© (CE, 31 mars 1911, Blanc).
- Contentieux des droits contractuels : Litiges relatifs Ă lâexĂ©cution ou Ă la validitĂ© dâun contrat administratif, pouvant donner lieu Ă une responsabilitĂ© contractuelle ou Ă un contentieux de la rĂ©formation, avec une responsabilitĂ© sans faute dans certains cas (ex : modification unilatĂ©rale par lâadministration).
đ Points essentiels
- La responsabilitĂ© administrative dĂ©lictuelle repose sur la faute ou lâillĂ©galitĂ©, permettant au requĂ©rant de demander rĂ©paration pour un dommage causĂ© par lâadministration (CE, 26 janvier 1973, Ville de Paris c/ Driancourt).
- La responsabilitĂ© contractuelle intervient lorsque lâadministration ne respecte pas ses engagements contractuels, avec une particularitĂ© : la responsabilitĂ© sans faute peut ĂȘtre engagĂ©e en cas de thĂ©orie du fait du prince, notamment lors de modifications unilatĂ©rales impactant un contrat (exemple : arrĂȘtĂ©s modifiant la circulation).
- Le contentieux disciplinaire, relevant du REP, concerne les sanctions imposĂ©es aux fonctionnaires ou aux membres dâordres professionnels, avec un contrĂŽle limitĂ© Ă la lĂ©galitĂ© de la dĂ©cision (CE, 1989, Alitalia).
- La responsabilitĂ© pour faits du prince est une exception Ă la responsabilitĂ© pour faute, liĂ©e Ă lâexercice du pouvoir de puissance publique, et implique une indemnisation mĂȘme en lâabsence dâillĂ©galitĂ© ou de faute (arrĂȘt du Conseil dâĂtat).
- La protection des droits extracontractuels et contractuels permet de faire valoir des droits subjectifs ou des intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes, selon le type de contentieux, avec une distinction doctrinale moderne entre contentieux des actes et contentieux des personnes.
đĄ Ă retenir
Le contentieux des personnes regroupe la responsabilitĂ© de lâadministration pour dommages extracontractuels ou contractuels, ainsi que le contentieux disciplinaire, avec une Ă©volution vers une responsabilitĂ© plus large, notamment par la thĂ©orie du fait du prince, sous le contrĂŽle du recours pour excĂšs de pouvoir.
đ 6. Conditions de recevabilitĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Personne physique ou morale et reprĂ©sentation : La requĂȘte doit ĂȘtre formĂ©e par une personne physique ou morale, cette derniĂšre agissant par un reprĂ©sentant lĂ©gal ou statutaire (voir section 2).
- RĂšgle de la dĂ©cision prĂ©alable obligatoire : Le requĂ©rant doit avoir saisi prĂ©alablement lâadministration et attendre une dĂ©cision pour pouvoir saisir le juge, conformĂ©ment Ă lâarticle R421-1 CJA.
- DĂ©lai de recours : 2 mois, point de dĂ©part, dĂ©lai franc : Le recours doit ĂȘtre exercĂ© dans un dĂ©lai de 2 mois Ă compter de la notification ou publication de la dĂ©cision, dĂ©lai excluant le jour de notification et dâexpiration (voir section 8).
- DiffĂ©rence entre dĂ©lai de recours et prescription : Le dĂ©lai de recours est un dĂ©lai procĂ©dural pour saisir le juge, tandis que la prescription est une rĂšgle dâextinction dâune crĂ©ance, gĂ©nĂ©ralement de 4 ans en droit administratif (voir section 8).
- ConsĂ©quences de lâabsence ou mauvaise notification : En cas dâabsence ou de mauvaise notification, le dĂ©lai de recours ne court pas ou est considĂ©rĂ© comme non opposable, permettant un recours sans dĂ©lai en principe (voir section 8).
đ Points essentiels
- La recevabilitĂ© de la requĂȘte dĂ©pend de la qualitĂ© du requĂ©rant, qui doit ĂȘtre une personne physique ou morale, agissant par un reprĂ©sentant si nĂ©cessaire.
- La rĂšgle de la dĂ©cision prĂ©alable impose que le requĂ©rant ait saisi lâadministration et obtenu une dĂ©cision, sauf exceptions.
- Le délai de 2 mois est un délai franc, débutant à compter de la notification ou publication, excluant le jour de la notification et le dernier jour.
- La distinction entre dĂ©lai de recours et prescription est fondamentale : le premier concerne la procĂ©dure, le second la pĂ©remption dâun droit ou dâune crĂ©ance.
- La notification doit mentionner les voies et dĂ©lais pour que le dĂ©lai de recours soit opposable ; en cas dâabsence ou mauvaise notification, le recours peut ĂȘtre exercĂ© sans dĂ©lai.
- La jurisprudence (CE, 13 juillet 2016, Czabaj) prĂ©cise que le recours doit ĂȘtre exercĂ© dans un dĂ©lai raisonnable, gĂ©nĂ©ralement dâun an Ă partir de la connaissance de la dĂ©cision.
đĄ Ă retenir
La recevabilitĂ© de la requĂȘte est conditionnĂ©e par la qualitĂ© du requĂ©rant, le respect du dĂ©lai de 2 mois Ă compter de la notification ou publication, et lâexistence dâune dĂ©cision prĂ©alable rĂ©guliĂšre ; en cas de dĂ©faut ou de mauvaise notification, ces rĂšgles sont assouplies.
đ 7. IntĂ©rĂȘt Ă agir
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- IntĂ©rĂȘt lĂ©sĂ© : La condition pour agir en justice, consistant Ă dĂ©montrer que le requĂ©rant subit une atteinte directe et certaine Ă ses droits ou Ă ses intĂ©rĂȘts (voir section 2).
- ApprĂ©ciation in concreto : Mode dâĂ©valuation de lâintĂ©rĂȘt Ă agir par le juge, qui examine la situation spĂ©cifique du requĂ©rant, notamment dans le REP oĂč lâapprĂ©ciation est souple (voir section 2).
- IntĂ©rĂȘt spĂ©cial : La nĂ©cessitĂ© pour le requĂ©rant dâĂȘtre personnellement concernĂ© par la dĂ©cision ou la situation, vĂ©rifiĂ©e par le juge pour Ă©viter des recours abusifs (voir section 2).
- RĂ©alitĂ© de lâintĂ©rĂȘt : VĂ©rification que lâatteinte invoquĂ©e par le requĂ©rant est rĂ©elle, actuelle et non hypothĂ©tique, condition essentielle pour la recevabilitĂ© du recours (voir section 2).
- DĂ©cision prĂ©alable : Principe selon lequel le juge administratif ne peut ĂȘtre saisi que contre une dĂ©cision administrative, dans un dĂ©lai de 2 mois Ă compter de sa notification ou publication (voir section 2).
- Encadrement en urbanisme : RĂšgle selon laquelle, pour agir, il faut dĂ©montrer une atteinte directe aux conditions dâoccupation, dâutilisation ou de jouissance du bien, notamment pour lutter contre les recours abusifs (article L600-1-2 Code de lâurbanisme, 2013).
đ Points essentiels
- La condition dâintĂ©rĂȘt Ă agir exige que le requĂ©rant justifie dâun intĂ©rĂȘt lĂ©sĂ©, direct et certain, dĂ©coulant dâune dĂ©cision ou dâune situation de fait. LâapprĂ©ciation varie selon le type de recours : souple dans le REP, stricte en pleine juridiction (voir section 2).
- La spĂ©cialitĂ© de lâintĂ©rĂȘt implique que le requĂ©rant doit ĂȘtre personnellement concernĂ©, avec une atteinte possible de nature financiĂšre, matĂ©rielle ou morale. La vĂ©rification de cette spĂ©cialitĂ© est large dans le REP (CE, 29 mars 1901, Casanova) mais limitĂ©e pour les personnes morales (CE, 28 dĂ©cembre 1906, Syndicat des patrons-coiffeurs de Limoges).
- La rĂ©alitĂ© de lâintĂ©rĂȘt nĂ©cessite que lâatteinte soit actuelle et effective, excluant tout intĂ©rĂȘt hypothĂ©tique ou sans lien direct avec la situation.
- Le principe de la dĂ©cision prĂ©alable impose que le recours ne peut ĂȘtre exercĂ© quâaprĂšs avoir saisi lâadministration, dans un dĂ©lai de 2 mois Ă compter de la notification ou publication de la dĂ©cision (voir section 2).
- En urbanisme, la dĂ©monstration dâune atteinte directe aux conditions dâoccupation ou dâutilisation du bien est requise pour agir, afin dâĂ©viter les recours abusifs (article L600-1-2 Code de lâurbanisme).
đĄ Ă retenir
LâintĂ©rĂȘt Ă agir doit ĂȘtre rĂ©el, personnel et direct, apprĂ©ciĂ© in concreto selon le type de recours, avec des rĂšgles strictes ou souples selon le contexte, notamment en urbanisme oĂč une atteinte directe doit ĂȘtre dĂ©montrĂ©e.
đ 8. DĂ©lai de recours
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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DĂ©lai de 2 mois : PĂ©riode Ă compter de la publication ou notification dâune dĂ©cision administrative durant laquelle un recours peut ĂȘtre exercĂ©. Selon CE, 13 juillet 2016, Czabaj, ce dĂ©lai est un dĂ©lai franc, excluant le jour de notification et le jour de lâexpiration, visant Ă garantir un Ă©quilibre entre sĂ©curitĂ© juridique et droit au recours.
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DĂ©lai franc : ModalitĂ© de calcul du dĂ©lai de recours oĂč le jour de la notification ou de la publication nâest pas comptĂ©, et le dernier jour est inclus dans le dĂ©lai. Ce principe assure une apprĂ©ciation claire et prĂ©cise du dĂ©lai de recours.
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ThĂ©orie de la connaissance acquise : Concept selon lequel le dĂ©lai maximal pour agir est dâun an Ă partir de la date Ă laquelle le requĂ©rant a connaissance ou aurait dĂ» avoir connaissance de la dĂ©cision, mĂȘme si celle-ci est irrĂ©guliĂšre, conformĂ©ment Ă CE, 13 juillet 2016, Czabaj.
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Expiration du dĂ©lai : Moment oĂč le dĂ©lai de recours est Ă©coulĂ©. AprĂšs cette expiration, la dĂ©cision devient dĂ©finitive, revĂȘtue de la chose jugĂ©e mĂȘme si elle est illĂ©gale, conformĂ©ment Ă la rĂšgle fondamentale Ă©voquĂ©e dans la section.
đ Points essentiels
- Le délai de recours est fixé à deux mois à compter de la publication ou notification de la décision, point de départ précis selon R421-1 CJA.
- Le dĂ©lai est franc, excluant le jour de notification et le jour de lâexpiration, pour assurer une pĂ©riode claire et Ă©quitable.
- En cas dâabsence ou de mauvaise notification, le dĂ©lai de recours ne peut pas ĂȘtre opposĂ©, ce qui permet un recours sans dĂ©lai dans ces cas, sauf application de la thĂ©orie de la connaissance acquise.
- La thĂ©orie de la connaissance acquise limite le dĂ©lai Ă un an Ă partir de la date Ă laquelle le requĂ©rant a eu ou aurait dĂ» avoir connaissance de la dĂ©cision, mĂȘme si celle-ci est irrĂ©guliĂšre, selon CE, 13 juillet 2016, Czabaj.
- Ă lâexpiration du dĂ©lai, la dĂ©cision devient dĂ©finitive, mĂȘme si elle est illĂ©gale, ce qui empĂȘche tout recours ultĂ©rieur.
đĄ Ă retenir
Le dĂ©lai de recours de deux mois, calculĂ© de maniĂšre franc et Ă partir de la notification ou publication, vise Ă Ă©quilibrer la sĂ©curitĂ© juridique et le droit au recours, avec une limite maximale dâun an en cas de connaissance tardive, pour garantir la stabilitĂ© des dĂ©cisions administratives.
đ 9. Recours indirects
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
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Recours dâexception dâillĂ©galitĂ© : MĂ©canisme permettant de contester la lĂ©galitĂ© dâun acte rĂ©glementaire dans le cadre dâun autre recours, sans demander directement son annulation, en invoquant son illĂ©galitĂ© pour Ă©carter une dĂ©cision ou un acte pris sur ce rĂšglement (voir "les voies de recours contre les dĂ©cisions" dans la section 4).
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Refus dâabrogation : Situation oĂč lâadministration refuse dâabroger un acte rĂ©glementaire illĂ©gal, ce qui peut faire lâobjet dâun recours, permettant au juge de contrĂŽler la lĂ©galitĂ© de ce refus (voir "le refus d'abrogation" dans la section 9).
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Ăvolution jurisprudentielle sur le contrĂŽle de la lĂ©galitĂ© au jour du jugement : Transformation jurisprudentielle, notamment par lâarrĂȘt CE, 19 juillet 2019, Association des AmĂ©ricains accidentels, qui permet au juge de contrĂŽler la lĂ©galitĂ© dâun acte rĂ©glementaire au jour du jugement, mĂȘme si cet acte Ă©tait lĂ©gal ou illĂ©gal Ă sa date dâĂ©diction.
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Pouvoir dâabrogation du juge en REP contre acte rĂ©glementaire : CapacitĂ© du juge administratif, en recours pour excĂšs de pouvoir, dâabroger lui-mĂȘme un acte rĂ©glementaire illĂ©gal ou devenu illĂ©gal, notamment depuis lâarrĂȘt CE, 19 novembre 2021, Elena, en utilisant la procĂ©dure de rĂ©fĂ©rĂ© ou dans le cadre du plein contentieux, pour assurer lâeffet utile de la dĂ©cision de justice.
đ Points essentiels
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La jurisprudence a Ă©voluĂ© pour renforcer le contrĂŽle du juge sur la lĂ©galitĂ© des actes rĂ©glementaires, notamment par lâarrĂȘt CE, 19 juillet 2019, Association des AmĂ©ricains accidentels, qui introduit la possibilitĂ© pour le juge de contrĂŽler la lĂ©galitĂ© au jour du jugement, et non plus uniquement au jour de lâĂ©diction de lâacte.
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La distinction entre recours indirect dâexception dâillĂ©galitĂ© et refus dâabrogation est fondamentale : le premier permet de faire Ă©carter un acte rĂ©glementaire illĂ©gal dans un autre contentieux, tandis que le second concerne la contestation du refus administratif dâabroger un acte illĂ©gal.
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La possibilitĂ© pour le juge dâabroger un acte rĂ©glementaire illĂ©gal ou devenu illĂ©gal, en REP, a Ă©tĂ© affirmĂ©e dans lâarrĂȘt CE, 19 novembre 2021, Elena, permettant une action plus efficace contre lâillĂ©galitĂ© des actes rĂ©glementaires.
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La jurisprudence insiste sur lâeffet utile de la justice : le juge peut ne pas annuler, mais abroger ou prĂ©voir une abrogation diffĂ©rĂ©e pour garantir la conformitĂ© de lâacte Ă la lĂ©galitĂ©.
đĄ Ă retenir
Les recours indirects permettent au juge administratif de contrĂŽler la lĂ©galitĂ© des actes rĂ©glementaires de maniĂšre souple et Ă©volutive, notamment en lui donnant le pouvoir dâabroger lui-mĂȘme ces actes pour assurer la lĂ©galitĂ© et lâefficacitĂ© de la justice administrative.
đ 10. Pouvoirs du juge administratif
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Pouvoirs gĂ©nĂ©raux du juge liĂ©s Ă la requĂȘte : facultĂ© du juge administratif dâexaminer la lĂ©galitĂ© ou la lĂ©gitimitĂ© de lâacte ou de la situation soumise, dans le cadre de la demande formulĂ©e par le requĂ©rant, tout en respectant la portĂ©e de la requĂȘte (voir section 4).
- Pouvoir dâannulation : capacitĂ© du juge Ă dĂ©clarer un acte administratif illĂ©gal ou irrĂ©gulier, avec effet rĂ©troactif, effaçant lâacte dans lâordre juridique (CE, 26 dĂ©cembre 1925, RodiĂšre).
- Pouvoir dâabrogation : facultĂ© de lâadministration ou du juge en REP de supprimer un acte rĂ©glementaire illĂ©gal, mĂȘme en dehors de la contestation dâun acte prĂ©cis, permettant une suppression anticipĂ©e ou diffĂ©rĂ©e (CE, 19 juillet 2019, Association des AmĂ©ricains accidentels).
- Pouvoir de rĂ©formation : pouvoir du juge de modifier ou de corriger directement un acte administratif dans le cadre dâun contentieux de pleine juridiction, en se substituant Ă lâadministration (voir section 4).
- Pouvoir dâinjonction : capacitĂ© du juge administratif, depuis la loi de 1995 et renforcĂ©e en 2019, dâordonner Ă lâadministration dâagir ou de cesser une action, sous peine dâastreinte, pour assurer lâexĂ©cution du jugement ou la protection dâune libertĂ© fondamentale (loi du 8 fĂ©vrier 1995, CE, 6 dĂ©cembre 2019).
- ProcĂ©dures de rĂ©fĂ©rĂ© : ensemble de procĂ©dures dâurgence permettant au juge dâintervenir rapidement pour suspendre, constater ou faire cesser une situation, notamment le rĂ©fĂ©rĂ© suspension, libertĂ©, provision et constat (L521-1 Ă L521-3 CJA).
đ Points essentiels
- Le juge administratif dispose de pouvoirs variĂ©s, adaptĂ©s Ă la nature du litige : annulation pour lĂ©galitĂ©, rĂ©formation pour modification, injonction pour contraindre lâadministration, et rĂ©fĂ©rĂ©s pour urgence (voir section 4).
- La distinction entre pouvoirs gĂ©nĂ©raux liĂ©s Ă la requĂȘte et pouvoirs spĂ©cifiques (annulation, abrogation, rĂ©formation, condamnation, injonction) est fondamentale pour comprendre lâĂ©tendue de lâintervention du juge.
- La loi de 1995 a introduit le pouvoir dâinjonction, renforcĂ© en 2019, permettant au juge dâordonner des mesures concrĂštes pour faire respecter ses dĂ©cisions ou protĂ©ger des libertĂ©s fondamentales (CE, 6 dĂ©cembre 2019).
- Les rĂ©fĂ©rĂ©s (suspension, libertĂ©, provision, constat) offrent une procĂ©dure accĂ©lĂ©rĂ©e pour rĂ©pondre Ă des situations dâurgence, avec des conditions strictes de doute sĂ©rieux, dâurgence ou dâatteinte grave (L521-1 Ă L521-3 CJA).
- La portĂ©e de la dĂ©cision est variable : autoritĂ© relative en principe, mais autoritĂ© absolue en cas dâannulation, avec des effets erga omnes et rĂ©troactifs pour lâannulation (CE, 1925, RodiĂšre).
đĄ Ă retenir
Le juge administratif possĂšde des pouvoirs Ă©tendus, allant de lâannulation Ă la rĂ©formation, en passant par lâinjonction et les rĂ©fĂ©rĂ©s, lui permettant dâassurer le contrĂŽle de la lĂ©galitĂ© et la protection des droits, tout en adaptant ses interventions aux situations dâurgence ou de nĂ©cessitĂ©.
đ Tableaux de SynthĂšse
| CritÚre | Recours pour excÚs de pouvoir (REP) | Pleine juridiction | Auteur/Concept clé |
|---|
| Nature du contentieux | Objectif : lĂ©galitĂ© de lâacte | Subjectif : protection des droits | LaferriĂšre, Seiller |
| Pouvoirs du juge | Annulation, rejet, injonction (depuis 1995, renforcé en 2019) | Réforme, modification, condamnation | LaferriÚre, Seiller |
| ContrĂŽle de la lĂ©galitĂ© | Au jour de lâacte (traditionnellement) | Au jour du jugement (Ă©volution rĂ©cente) | LaferriĂšre, Seiller |
| ProcĂ©dure | SimplifiĂ©e, pas dâobligation dâavocat, dĂ©lai 2 mois | Plus formalisĂ©e, obligation dâavocat, dĂ©lais plus longs | LaferriĂšre, Seiller |
| Objectif | VĂ©rifier la lĂ©galitĂ© dâun acte administratif | RĂ©soudre le litige en modifiant la situation juridique | LaferriĂšre, Seiller |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre le recours pour excÚs de pouvoir (REP) avec le contentieux des personnes, qui concerne la responsabilité ou la protection des droits extracontractuels.
- Croire que le REP permet de réformer ou condamner, ce qui est réservé à la pleine juridiction.
- Oublier que le contrĂŽle en REP se fait traditionnellement au jour de lâacte, sauf Ă©volution rĂ©cente.
- Confondre la procĂ©dure simplifiĂ©e du REP (pas dâavocat, dĂ©lai court) avec la procĂ©dure plus complexe de la pleine juridiction.
- Penser que le REP peut intervenir dans tous les types dâactes, alors quâil concerne principalement la lĂ©galitĂ© des actes administratifs unilatĂ©raux.
- Confondre la classification LaferriĂšre (contentieux objectif vs subjectif) avec la distinction moderne (actes vs personnes).
- NĂ©gliger lâĂ©volution jurisprudentielle qui rapproche REP et pleine juridiction, notamment par le pouvoir dâinjonction et le contrĂŽle au jour du jugement.
â
Checklist Examen
- Connaßtre la définition du recours pour excÚs de pouvoir selon LaferriÚre.
- MaĂźtriser les pouvoirs traditionnels du juge en REP : annulation et rejet.
- Expliquer lâĂ©volution du REP depuis 1995, notamment le renforcement des pouvoirs du juge.
- Savoir que le REP est un contentieux objectif centrĂ© sur la lĂ©galitĂ© de lâacte administratif.
- ConnaĂźtre la procĂ©dure simplifiĂ©e du REP : pas dâobligation dâavocat, dĂ©lai de 2 mois.
- Identifier le contenu du contrĂŽle de lĂ©galitĂ© : au jour de lâacte ou, depuis 1995, au jour du jugement.
- Définir la pleine juridiction comme un contentieux subjectif avec pouvoirs étendus du juge.
- Savoir que la pleine juridiction permet de réformer, condamner ou modifier la situation juridique.
- ConnaĂźtre la distinction entre contentieux de lâannulation (REP) et contentieux de la rĂ©formation (pleine juridiction).
- MaĂźtriser la notion de contentieux des actes versus contentieux des personnes, selon Seiller.
- ConnaĂźtre les rĂšgles procĂ©durales spĂ©cifiques Ă la pleine juridiction (obligation dâavocat, dĂ©lais).
- Vérifier la maßtrise des auteurs clés : LaferriÚre, Seiller, et leur conceptualisation du contentieux administratif.
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