Scheda di revisione: Contrats de location-financement et crédit-bail

📋 Plan du Cours

  1. Contrat location-financement
  2. Crédit-bail
  3. Approches comptables
  4. Traitement période location
  5. Levée option crédit-bail
  6. Amortissement biens
  7. Traitement fiscal
  8. Réintégration fiscale

📖 1. Contrat location-financement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrat de location-financement : Contrat par lequel un bien est loué avec pour effet de transférer au preneur la quasi-totalité des risques et avantages liés à la propriété de l’actif, sans que celui-ci en devienne officiellement propriétaire (voir aussi "location simple" dans autres sections).
  • Caractéristique principale : Le transfert des risques et avantages liés à la propriété d’un actif au preneur, ce qui distingue ce type de contrat d’une simple location.
  • Contrat de crédit-bail : Type spécifique de location-financement qui donne la faculté au locataire d’acquérir le bien loué moyennant un prix de levée d’option convenu à l’avance, tenant compte des redevances versées (voir aussi "option d’achat" dans autres sections).
  • Prix de levée d’option : Montant convenu à l’avance pour l’acquisition du bien à l’issue du contrat de crédit-bail, prenant en compte les redevances versées, permettant au preneur de devenir propriétaire du bien.
  • Différence avec la location simple : La location simple ne transfère pas la quasi-totalité des risques et avantages de la propriété, contrairement au contrat de location-financement où cette transmission est quasi totale (voir aussi "location simple" dans autres sections).

📝 Points essentiels

  • Le contrat de location-financement permet le transfert quasi total des risques et avantages liés à la propriété, sans transfert juridique de propriété (voir aussi "location simple").
  • La distinction fondamentale réside dans la transmission des risques et avantages, qui est une caractéristique principale de ce type de contrat.
  • Le contrat de crédit-bail est une forme spécifique de location-financement, avec une option d’achat à la fin du contrat, dont le prix de levée d’option est fixé à l’avance en tenant compte des redevances versées.
  • Selon le PCG, ces biens n’apparaissent pas au bilan du locataire, seules les redevances sont enregistrées, ce qui exclut ces contrats de la définition des actifs (voir aussi "approche comptable" dans autres sections).
  • La réalité économique prévaut sur la forme juridique : IFRS considère le bien loué comme une immobilisation en contrepartie d’une dette financière, tandis que dans les comptes individuels, ces contrats sont exclus de la définition des actifs.

💡 À retenir

Le contrat de location-financement, notamment le crédit-bail, permet au preneur de bénéficier des risques et avantages de la propriété d’un actif sans en devenir officiellement propriétaire, avec une option d’achat fixée à l’avance, reflétant la réalité économique plus que la simple apparence juridique.

📖 2. Crédit-bail

🔑 Notions clés & Définitions

  • Crédit-bail : Contrat de location-financement avec option d’achat, permettant au locataire d’acquérir le bien loué au prix de levée d’option (source : contenu source).
  • Faculté d’acquérir : Possibilité pour le locataire d’acheter le bien à la fin du contrat en levant l’option, généralement au prix convenu à l’avance.
  • Enregistrement des redevances en charges : Les redevances versées par le preneur sont comptabilisées en charges dans les comptes 6125 (redevances de crédit-bail immobilier) ou 6122 (mobilier), incluant la TVA déductible (source : contenu source).
  • Inscription du bien à l’actif du crédit-bailleur : Le bien loué est inscrit à l’actif du crédit-bailleur, notamment dans le compte 7083 « locations diverses », tant que la période de location est en cours (source : contenu source).
  • Loyers versés d’avance en garantie : Loyers versés en début de contrat, non considérés comme charges de l’exercice, sont comptabilisés au compte 275 « dépôts et cautionnement versés » et ne comprennent pas de TVA (source : contenu source).

📝 Points essentiels

  • Le contrat de crédit-bail peut être analysé selon deux approches : juridique (location + promesse de vente) et économique (IFRS). La réalité économique prévaut, le bien loué étant considéré comme une immobilisation en contrepartie d’une dette financière.
  • Pendant la période de location, le crédit-bailleur reste propriétaire du bien. Les redevances versées par le locataire sont enregistrées en charges (comptes 6125 ou 6122), incluant la TVA déductible, tandis que le crédit-bailleur inscrit le bien à son actif (compte 7083).
  • La régularisation en fin d’exercice peut impliquer des charges ou produits constatés d’avance, notamment pour les loyers versés d’avance en garantie.
  • La fiscalité prévoit la déductibilité partielle ou totale des redevances, avec des particularités pour certains biens comme les véhicules de tourisme. En cas de réduction commerciale après signature, une écriture spécifique doit être réalisée (compte 487).
  • La levée de l’option permet au locataire de devenir propriétaire du bien, qui doit alors être inscrit à l’actif du bilan à son coût d’acquisition ou valeur vénale. La valeur d’entrée est déterminée conformément aux règles comptables, généralement le prix de levée de l’option.
  • En immobilier, le coût d’entrée comprend la ventilation entre terrain et construction, avec une amortisation basée sur la durée probable d’utilisation. La réintégration fiscale lors de la levée de l’option se calcule comme la différence entre la VNC et le prix de levée, pouvant entraîner une charge d’impôt significative.

💡 À retenir

Le crédit-bail est une opération de location-financement qui, tout en conservant la propriété juridique du bien au bailleur, permet au locataire de bénéficier d’une analyse économique qui peut conduire à l’inscription du bien à l’actif lors de la levée de l’option, avec des implications comptables et fiscales spécifiques.

📖 3. Approches comptables

🔑 Notions clés & Définitions

  • Approche juridique : méthode comptable basée sur la qualification du contrat comme location avec promesse de vente, où le prix de vente est ajusté en fonction des redevances versées, tenant compte de la revente ou de la location avec option d’achat.
  • Approche économique (IFRS) : traitement où le bien loué est inscrit à l’actif avec une dette financière en passif, reflétant la réalité économique que le bien est financé par un emprunt, indépendamment de la forme juridique du contrat.
  • PCG (Plan Comptable Général) : règle comptable française excluant les biens loués du bilan du preneur, seules les redevances étant comptabilisées en charges, ce qui limite la reconnaissance des actifs liés à la location.
  • Comptes individuels vs comptes consolidés : distinction comptable permettant, en consolidation, d’inscrire les biens financés à l’actif, même si dans les comptes individuels ils ne figurent pas, en fonction de la méthode retenue (exclusion ou inscription).
  • Traitement dans les comptes consolidés : possibilité d’inscrire à l’actif les biens financés par un contrat de location financement, en appliquant la méthode préférentielle, pour mieux refléter la réalité économique du groupe.

📝 Points essentiels

  • La qualification du contrat de location-financement repose sur la transmission quasi totale des risques et avantages liés à la propriété, selon AUTEUR (date).
  • Selon l’approche IFRS, le bien loué est considéré comme une immobilisation financée par une dette, ce qui implique une inscription à l’actif et au passif, en opposition avec le PCG qui exclut ces biens du bilan du preneur.
  • Pendant la période de location, les redevances versées par le preneur sont comptabilisées en charges (compte 6125 ou 6122), et celles perçues par le bailleur en produits (compte 7083).
  • La levée de l’option d’achat entraîne l’inscription du bien à son coût d’acquisition ou valeur vénale, avec amortissement sur la durée probable d’utilisation, conformément aux règles comptables.
  • La comptabilisation des redevances et la reconnaissance du bien en actif ou en charges dépendent de l’approche adoptée (juridique ou économique), influençant la présentation financière et la conformité aux normes.

💡 À retenir

Les approches comptables du contrat de location-financement diffèrent selon la perspective juridique ou économique, avec une reconnaissance plus ou moins favorable des actifs et passifs, impactant la présentation financière et la conformité réglementaire.

📖 4. Traitement période location

🔑 Notions clés & Définitions

  • Charges pour le preneur : Les redevances de crédit-bail versées par le locataire pendant la période de location, enregistrées en charges dans les comptes 6125 ou 6122, incluant la TVA déductible.
  • Redevances perçues par le bailleur : Les paiements effectués par le locataire, inscrits en produits dans le compte 7083, représentant la rémunération du bailleur pour la mise à disposition du bien.
  • Opérations de régularisation à la clôture : Ajustements comptables effectués en fin d’exercice, tels que charges à payer ou produits constatés d’avance, pour refléter précisément la période comptable.
  • Traitement fiscal des redevances mobilier et immobilier : La déductibilité fiscale des redevances, généralement partielle pour l’immobilier, et intégrale pour le mobilier, sauf cas particulier (ex. véhicules de tourisme). La réduction commerciale post-contrat doit être étalée (compte 487).
  • Loyers versés d’avance en garantie : Sommes versées en dépôt ou cautionnement, comptabilisées au compte 275, qui ne constituent pas une charge de l’exercice, et ne comprennent pas de TVA.
  • Imputation des dépenses ultérieures sur biens non inscrits au bilan : Dépenses engagées par le locataire pour des biens non inscrits, prises en charge par le locataire, peuvent faire l’objet d’une immobilisation (compte 2181) et d’un amortissement sur la durée d’utilisation.

📝 Points essentiels

  • Comptabilisation des redevances : Les redevances versées par le preneur sont enregistrées en charges (compte 6125 ou 6122) dès leur paiement ou leur échéance, incluant la TVA déductible. Les redevances perçues par le bailleur sont inscrites en produits (compte 7083).
  • Régularisations en fin d’exercice : Des opérations de régularisation doivent être effectuées pour ajuster les charges à payer ou produits à recevoir, ainsi que les charges ou produits constatés d’avance, afin d’assurer la conformité avec la période comptable.
  • Loyers d’avance en garantie : Comptabilisés au compte 275, ces loyers ne sont pas une charge et ne comportent pas de TVA.
  • Traitement fiscal : La déductibilité des redevances mobilières est généralement totale, sauf véhicules de tourisme où une fraction doit être réintégrée. Pour l’immobilier, la déductibilité est partielle, et toute réduction commerciale doit être étalée sur la durée du contrat via le compte 487.
  • Dépenses ultérieures : Les dépenses engagées sur des biens non inscrits au bilan peuvent être immobilisées (compte 2181) et amorties, permettant leur prise en charge comptable et fiscale.

💡 À retenir

Le traitement comptable des redevances en période de location consiste à enregistrer les charges et produits liés aux loyers, à effectuer les ajustements en fin d’exercice, et à respecter le cadre fiscal spécifique à chaque type de redevance, tout en assurant une correcte imputation des dépenses ultérieures sur biens non inscrits au bilan.

📖 5. Levée option crédit-bail

🔑 Notions clés & Définitions

  • Levée de l’option : acte par lequel le preneur acquiert le bien loué à l’issue de la période de location, en payant le prix de levée convenu, permettant l’inscription du bien à l’actif du preneur (voir aussi "acquisition du bien par le preneur").
  • Inscription du bien à l’actif du preneur : enregistrement comptable du bien acquis lors de la levée de l’option, à son coût d’acquisition ou à sa valeur vénale, conformément aux règles comptables (voir aussi "coût d’acquisition" et "valeur vénale").
  • Remboursement dépôt de garantie : opération comptable effectuée si l’option n’est pas levée, correspondant au remboursement du dépôt de garantie versé lors de la signature du contrat, sans autre écriture comptable (voir aussi "si option non levée").
  • Amortissement du bien acquis : répartition du coût d’entrée du bien sur sa durée probable d’utilisation, sans amortissement dégressif pour un bien d’occasion, conformément aux principes comptables (voir aussi "durée probable d’utilisation").
  • Spécificités du crédit-bail mobilier et immobilier lors de la levée de l’option : traitement comptable différent selon qu’il s’agit d’un bien mobilier ou immobilier, notamment en ce qui concerne la ventilation du coût d’entrée et la valorisation lors de l’acquisition (voir aussi "coût d’acquisition" et "valeur vénale").

📝 Points essentiels

  • La levée de l’option permet au preneur de devenir propriétaire du bien loué, en inscrivant celui-ci à l’actif de son bilan pour un montant conforme aux règles comptables, généralement le prix de levée (voir aussi "acquisition du bien par le preneur").
  • Si l’option n’est pas levée, aucune écriture comptable autre que le remboursement du dépôt de garantie n’est effectuée, évitant toute inscription du bien à l’actif (voir aussi "si option non levée").
  • Lors de la levée de l’option, le coût d’entrée du bien est déterminé selon la valeur d’acquisition ou la valeur vénale, en distinguant notamment la part du terrain et de la construction pour l’immobilier (voir aussi "coût d’acquisition").
  • La valeur du bien inscrit à l’actif est amortie sur la durée probable d’utilisation, en tenant compte de la nature du bien et de sa dépréciation (voir aussi "durée probable d’utilisation").
  • La réintégration fiscale lors de la levée de l’option doit être anticipée par la constitution d’une provision, calculée en fonction de la différence entre la valeur nette comptable (VNC) et le prix de levée, pour limiter l’impact fiscal immédiat (voir aussi "réintégration fiscale").

💡 À retenir

La levée de l’option permet au preneur de transférer la propriété du bien à son bilan, en inscrivant celui-ci à son coût d’acquisition ou à sa valeur vénale, avec un traitement comptable et fiscal spécifique selon que l’option soit levée ou non.

📖 6. Amortissement biens

🔑 Notions clés & Définitions

  • Amortissement comptable du bien acquis à la levée de l’option : La dépréciation systématique du coût d’un bien lorsque le locataire devient propriétaire suite à la levée de l’option, calculée sur la durée probable d’utilisation estimée à cette date. Selon PERROUX (date), cet amortissement reflète la consommation économique du bien durant sa période d’utilisation.

  • Durée probable d’utilisation estimée à la date de levée de l’option : La période durant laquelle le bien sera utilisé par l’entreprise, estimée au moment où l’option d’achat est levée. Elle sert de base pour calculer l’amortissement, conformément aux principes comptables.

  • Absence d’amortissement dégressif pour bien d’occasion : La règle selon laquelle, pour un bien d’occasion, l’amortissement doit être linéaire, sans appliquer de méthode dégressive, car la valeur résiduelle ou la durée d’utilisation ne justifient pas une dépréciation accélérée.

  • Ventilation du coût d’entrée entre terrain et construction (immobilier) : La séparation comptable du coût total d’un immeuble en deux parties distinctes : la valeur du terrain (non amortissable) et celle de la construction (amortissable). La ventilation est essentielle pour respecter les principes comptables et fiscales, notamment lors de la levée de l’option.

  • Pratique courante de non immobilisation de la construction : La tendance à ne pas inscrire la construction dans l’actif lors de la levée de l’option, en raison de la valeur souvent faible ou de la pratique comptable qui privilégie la comptabilisation en charges. Elle s’oppose à une immobilisation systématique de la construction.

📝 Points essentiels

  • Lors de la levée de l’option, le bien devient propriété de l’entreprise et doit être inscrit à l’actif à son coût d’acquisition ou à sa valeur vénale, selon le cas. La valeur d’entrée doit respecter la ventilation entre terrain et construction, en utilisant la valeur inscrite dans les livres ou la valeur réelle à la date de l’option.

  • L’amortissement du bien doit être effectué sur la durée probable d’utilisation estimée à la date de levée de l’option, sans application d’amortissement dégressif pour les biens d’occasion, conformément à l’anti-répétition.

  • La pratique courante consiste à ne pas immobiliser la construction, sauf si sa valeur excède la valeur initiale ou sa valeur réelle à la date de levée de l’option.

  • La réintégration fiscale lors de la levée de l’option implique de réintégrer dans le résultat imposable une fraction de la VNC de l’ensemble immobilier, calculée selon PERROUX (date), ce qui peut engendrer une charge fiscale importante.

💡 À retenir

L’amortissement du bien acquis à la levée de l’option doit être réalisé selon la durée probable d’utilisation estimée à cette date, en respectant la ventilation entre terrain et construction, sans appliquer d’amortissement dégressif pour les biens d’occasion, conformément aux principes comptables et fiscaux.

📖 7. Traitement fiscal

🔑 Notions clés & Définitions

  • Déductibilité fiscale des redevances de crédit-bail mobilier (sauf véhicules de tourisme) : Les redevances versées pour la location d’un bien mobilier, à l’exception des véhicules de tourisme, sont en principe déductibles du résultat imposable de l’entreprise, dans le cadre de la gestion normale de l’activité (voir anti-répetition).
  • Déductibilité partielle des redevances de crédit-bail immobilier : Les redevances versées pour la location d’un bien immobilier sont déductibles en partie, selon des règles spécifiques, notamment en fonction de la nature du bien et des usages (voir anti-répetition).
  • Traitement fiscal des réductions commerciales post-contrat (compte 487) : Lorsqu’une réduction commerciale est accordée après la conclusion du contrat, elle doit être enregistrée en « produits constatés d’avance » (compte 487), et la TVA déductible doit être ajustée en conséquence, avec un étalement sur la durée du contrat (voir anti-répetition).
  • Imputation de la TVA déductible liée aux redevances : La TVA déductible sur les redevances de crédit-bail mobilier ou immobilier est imputée dans la limite de la TVA due, permettant une récupération partielle ou totale selon la situation.
  • Imposition des dépenses immobilisées sur biens non inscrits au bilan : Les dépenses engagées pour des biens qui ne figurent pas au bilan peuvent être immobilisées (compte 2181) et amorties, sous réserve de respecter les règles fiscales relatives à leur reconnaissance (voir anti-répetition).

📝 Points essentiels

  • La déductibilité des redevances de crédit-bail mobilier est généralement totale, sauf pour les véhicules de tourisme où une fraction doit être réintégrée (voir anti-répetition).
  • Les redevances de crédit-bail immobilier sont déductibles partiellement, en tenant compte des règles spécifiques applicables à ce type de bien (voir anti-répetition).
  • En cas de réduction commerciale post-contrat, l’enregistrement en « produits constatés d’avance » doit être effectué, avec un étalement de la réduction sur la durée du contrat, et la TVA doit être ajustée en conséquence (voir anti-répetition).
  • La TVA déductible liée aux redevances doit être imputée selon la proportion de TVA déductible, ce qui peut entraîner des ajustements en fin d’exercice.
  • Les dépenses engagées pour des biens non inscrits au bilan peuvent être immobilisées si elles remplissent les conditions, puis amorties sur leur durée d’utilisation (voir anti-répetition).
  • La fiscalité privilégie la gestion normale, mais prévoit des ajustements pour certains cas spécifiques, notamment la réintégration fiscale lors de la levée de l’option d’achat (voir autres sections).

💡 À retenir

La déductibilité fiscale des redevances de crédit-bail dépend de leur nature (mobilier ou immobilier) et des conditions spécifiques, avec des ajustements pour les réductions commerciales et la TVA, tandis que la reconnaissance des dépenses sur biens non inscrits au bilan doit respecter un cadre précis.

📖 8. Réintégration fiscale

🔑 Notions clés & Définitions

  • Réintégration fiscale : Opération consistant à réintégrer dans le résultat imposable la différence entre la valeur nette comptable (VNC) d’un bien immobilier et le prix de levée de l’option à la fin du contrat de crédit-bail, conformément à la fiscalité (voir application 1).
  • VNC (Valeur Nette Comptable) : Montant comptabilisé d’un actif immobilier après déduction des amortissements théoriques, représentant sa valeur comptable au moment de la levée de l’option (voir calcul de la VNC selon amortissement théorique).
  • Constitution d’une provision pour impôts : Création comptable d’une réserve financière dès la conclusion du contrat pour couvrir la réintégration fiscale future, en utilisant le taux de 25 % appliqué à la réintégration estimée, sur la durée du contrat (voir application 1).
  • Écriture comptable de la provision : Opération d’enregistrement en comptabilité de la provision pour impôts, généralement D : 687 « Charges exceptionnelles » / C : 1523 « Provisions pour impôts » (voir mention dans le contenu source).
  • Montant de la provision : Calculé comme 25 % de la réintégration fiscale estimée, répartie sur la durée du contrat, afin d’anticiper l’impact fiscal lors de la levée de l’option (voir application 1).
  • Reprise de la provision : Opération comptable lors de la levée de l’option, où la provision constituée est annulée ou ajustée en fonction du montant réel de la réintégration fiscale (voir mention dans le contenu source).

📝 Points essentiels

  • La réintégration fiscale intervient lors de la levée de l’option d’achat à la fin du contrat de crédit-bail, en raison de la différence entre la VNC de l’ensemble immobilier et le prix de levée (voir application 1).
  • La VNC est calculée selon l’amortissement théorique de l’ensemble immobilier, en tenant compte de la durée probable d’utilisation, ce qui permet d’évaluer la valeur comptable réelle à la date de la levée (voir calcul de la VNC).
  • La constitution d’une provision pour impôts dès la conclusion du contrat permet d’anticiper l’impact fiscal, en enregistrant une charge en comptabilité sur la durée du contrat, à raison de 25 % de la réintégration estimée (voir application 1).
  • Lors de la levée de l’option, la provision est reprise, ce qui réduit le résultat fiscal imposable, évitant ainsi une double imposition immédiate (voir mention dans le contenu source).
  • La différence entre la VNC et le prix de levée constitue la base de la réintégration fiscale, qui peut entraîner une charge fiscale significative lors de la fin du contrat (voir application 1).

💡 À retenir

La réintégration fiscale, en lien avec la différence entre la VNC et le prix de levée, permet d’ajuster le résultat imposable à la fin du contrat de crédit-bail, en anticipant l’impact fiscal par la constitution d’une provision lors de la signature.

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésApproche comptableAuteur / Référence
Contrat location-financementTransfert quasi total des risques et avantages, pas de transfert juridiqueSelon IFRS : Immobilisation + dette ; Selon PCG : exclu du bilan du preneurConnaître la définition de PERROUX sur la croissance
Crédit-bailOption d’achat, redevances en charges, inscription du bien à l’actif du crédit-bailleurApproche économique : actif + dette ; Approche juridique : location simpleIFRS 16, Plan Comptable Général (PCG)
Approches comptablesQualification selon la transmission des risques, traitement dans comptes individuels ou consolidésIFRS : actif + dette ; PCG : redevances en chargesAuteurs : IFRS, PCG, PERROUX

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre location simple et location-financement : seul le transfert quasi total des risques et avantages caractérise le contrat de location-financement.
  2. Oublier que le bien n’apparaît pas dans le bilan du preneur selon le PCG, sauf si approche IFRS appliquée.
  3. Confusion entre la qualification juridique (location + promesse de vente) et la réalité économique (immobilisation + dette).
  4. Négliger la différence entre comptabilisation des redevances en charges et inscription du bien à l’actif.
  5. Surévaluer la portée de la levée d’option : elle peut entraîner une réévaluation comptable et fiscale importante.
  6. Mauvaise compréhension de la réintégration fiscale lors de la levée d’option, notamment la différence entre VNC et prix de levée.
  7. Omettre que la TVA est généralement déductible sur les redevances, sauf cas spécifiques.

✅ Checklist Examen

  1. Connaître la définition de PERROUX sur la croissance et son lien avec la comptabilité des contrats de location-financement.
  2. Savoir distinguer un contrat de location simple d’un contrat de location-financement selon la transmission des risques et avantages.
  3. Maîtriser la différence entre le traitement comptable IFRS et PCG pour les contrats de crédit-bail.
  4. Identifier les éléments comptables liés à la levée d’option dans un contrat de crédit-bail.
  5. Connaître les comptes utilisés pour enregistrer les redevances (compte 6125, 6122) et pour la garantie (compte 275).
  6. Comprendre le traitement fiscal des redevances et des réductions commerciales.
  7. Savoir comment inscrire un bien à l’actif lors de la levée d’option, en tenant compte de la valeur d’entrée.
  8. Connaître la ventilation du coût d’entrée en immobilier (terrain vs construction).
  9. Maîtriser la différence entre approche juridique et approche économique dans le traitement comptable.
  10. Savoir que, selon IFRS, le bien loué est considéré comme une immobilisation en contrepartie d’une dette.
  11. Connaître la procédure de réintégration fiscale lors de la levée d’option.
  12. Vérifier la maîtrise de la distinction entre comptes individuels et comptes consolidés dans la comptabilisation des contrats.

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1. Lors de la levée de l’option d’achat dans un contrat de crédit-bail, comment doit être inscrit le bien dans les comptes du preneur ?

2. Quelle caractéristique principale distingue un contrat de location-financement d'une simple location?

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Contrat location-financement — définition ?

Contrat transférant quasi-total des risques et avantages sans transfert juridique.

Contrat location-financement — définition?

Location avec transfert quasi-total des risques et avantages.

Crédit-bail — rôle ?

Permet l’acquisition du bien à la fin du contrat via une option d’achat.

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