Revision sheet: Gestion des Apports et Augmentations de Capital

📋 Plan du Cours

  1. Apport en numéraire
  2. Augmentation Ă  terme
  3. Garantie au souscripteur
  4. Conditions préalables
  5. Droit préférentiel de souscription
  6. Prix de souscription
  7. ProcĂ©dure d’augmentation
  8. Apport en nature
  9. Évaluation des apports
  10. Risques d’évaluation
  11. Apport de dettes
  12. ProcĂ©dure d’évaluation

📖 1. Apport en numĂ©raire

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Apport de somme d’argent en pleine propriĂ©tĂ© : Contribution financiĂšre effectuĂ©e par un associĂ© ou un souscripteur sous forme de liquide, qui devient propriĂ©tĂ© de la sociĂ©tĂ© dĂšs l’apport. Selon PERROUX (date), cet apport constitue une richesse nouvelle apportĂ©e Ă  la sociĂ©tĂ© pour augmenter son capital social.

  • Apport en monnaie Ă©trangĂšre considĂ©rĂ© comme apport en nature : Apport d’une somme en devise Ă©trangĂšre, Ă©valuĂ© au jour de l’apport, considĂ©rĂ© comme un apport en nature car il nĂ©cessite une Ă©valuation de son cours de change. Cet apport est traitĂ© juridiquement comme un apport en nature, conformĂ©ment Ă  la pratique dĂ©crite dans le contenu source.

  • Apport mixte (moitiĂ© en nature, moitiĂ© en numĂ©raire) : Contribution combinĂ©e oĂč une partie de l’apport est effectuĂ©e en liquide (numĂ©raire) et l’autre en biens ou en nature. La sociĂ©tĂ© doit respecter les rĂ©gimes spĂ©cifiques pour chaque type d’apport, notamment en matiĂšre d’évaluation et de libĂ©ration.

  • RĂ©gime dĂ©rogatoire d’apport partiel d’actifs (branche d’activitĂ©) : Dispositif prĂ©vu Ă  l’art L236-6-1 du code de commerce, permettant d’apporter Ă  la sociĂ©tĂ© un ensemble de biens liĂ©s Ă  une branche d’activitĂ©, avec un rĂ©gime fiscal spĂ©cifique. Cet apport peut inclure le passif correspondant Ă  cette branche, sous conditions particuliĂšres.

  • Apport de passif correspondant Ă  une branche d’activitĂ© : Apport d’un passif (dettes ou obligations) associĂ© Ă  une branche d’activitĂ©, qui peut ĂȘtre intĂ©grĂ© dans l’apport partiel d’actifs. Ce mĂ©canisme est encadrĂ© par le rĂ©gime dĂ©rogatoire pour favoriser la transmission ou la restructuration d’une branche spĂ©cifique.

  • Approche distributive pour apport non constituant une branche d’activitĂ© : MĂ©thode d’évaluation et de traitement oĂč l’apport en nature et l’apport en numĂ©raire sont considĂ©rĂ©s sĂ©parĂ©ment, notamment lorsque l’apport ne constitue pas une branche d’activitĂ©. La part en nature est Ă©valuĂ©e selon le rĂ©gime de l’apport en nature, tandis que la part en numĂ©raire suit le rĂ©gime de l’apport en argent.

📝 Points essentiels

  • L’apport en numĂ©raire doit ĂȘtre effectuĂ© en pleine propriĂ©tĂ©, c’est-Ă -dire que la somme d’argent doit appartenir intĂ©gralement Ă  l’apporteur au moment de l’apport (voir PERROUX (date)). La somme peut ĂȘtre en devise Ă©trangĂšre, mais elle doit ĂȘtre Ă©valuĂ©e au jour de l’apport, ce qui peut faire entrer cet apport dans la catĂ©gorie des apports en nature, en raison de la nĂ©cessitĂ© d’évaluer le taux de change.

  • Lorsqu’un apport en monnaie Ă©trangĂšre est rĂ©alisĂ©, il est considĂ©rĂ© comme un apport en nature, nĂ©cessitant une Ă©valuation prĂ©cise pour Ă©viter toute contestation ultĂ©rieure (voir AUTEUR (date)). La valeur de l’apport doit reflĂ©ter le cours de change au moment de l’apport.

  • Le rĂ©gime dĂ©rogatoire d’apport partiel d’actifs permet d’apporter une branche d’activitĂ© avec ses biens et passifs, facilitant la transmission ou la restructuration d’une activitĂ© spĂ©cifique, tout en bĂ©nĂ©ficiant d’un rĂ©gime fiscal avantageux (art L236-6-1).

  • L’apport mixte, combinant en partie en nature et en partie en numĂ©raire, doit respecter les rĂšgles d’évaluation et de libĂ©ration propres Ă  chaque type d’apport, sous peine de nullitĂ© ou de contestation.

  • Lorsqu’un passif est apportĂ© en lien avec une branche d’activitĂ©, il doit ĂȘtre prĂ©cisĂ©ment Ă©valuĂ© et intĂ©grĂ© dans l’apport, sous rĂ©serve des conditions du rĂ©gime dĂ©rogatoire, pour assurer la cohĂ©rence de l’opĂ©ration.

💡 À retenir

L’apport en numĂ©raire doit ĂȘtre libĂ©rĂ© en pleine propriĂ©tĂ© et Ă©valuĂ© au jour de l’apport, notamment en cas de monnaie Ă©trangĂšre, pour garantir la validitĂ© et la sĂ©curitĂ© juridique de l’augmentation de capital. Le rĂ©gime dĂ©rogatoire d’apport partiel d’actifs facilite la transmission d’une branche d’activitĂ©, incluant passifs et biens, sous conditions spĂ©cifiques.

📖 2. Augmentation à terme

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Valeurs mobiliĂšres donnant accĂšs au capital (VMDAC) : Titres financiers Ă©mis par une sociĂ©tĂ© qui confĂšrent Ă  leur dĂ©tenteur un droit d’acquisition ou de conversion en actions ou parts sociales, permettant ainsi d’accĂ©der au capital social Ă  une date ultĂ©rieure (source : contenu source).
  • Augmentation de capital Ă  terme par Ă©mission d’obligations convertibles : OpĂ©ration par laquelle une sociĂ©tĂ© Ă©met des obligations qui, Ă  une Ă©chĂ©ance fixĂ©e, peuvent ĂȘtre converties en actions ou parts sociales, permettant une augmentation future du capital social (source : contenu source).
  • Autorisation future d’augmentation de capital liĂ©e aux VMDAC : Disposition permettant Ă  la sociĂ©tĂ© d’obtenir une autorisation prĂ©alable pour augmenter son capital Ă  une date ultĂ©rieure, en Ă©mettant des VMDAC, sans nĂ©cessiter une nouvelle approbation immĂ©diate (source : contenu source).
  • Conversion d’obligations en actions nouvelles : OpĂ©ration de transformation des obligations convertibles en actions ou parts sociales, entraĂźnant une augmentation du capital social et modifiant la structure actionnariale (source : contenu source).

📝 Points essentiels

  • Les VMDAC permettent Ă  la sociĂ©tĂ© de planifier une augmentation de capital future, en Ă©mettant des titres qui donnent accĂšs au capital Ă  une Ă©chĂ©ance dĂ©terminĂ©e. Leur Ă©mission constitue une autorisation anticipĂ©e pour une augmentation de capital Ă  terme (source : contenu source).
  • L’émission d’obligations convertibles est une forme spĂ©cifique d’augmentation Ă  terme, oĂč le crĂ©ancier peut devenir actionnaire en convertissant ses obligations en actions ou parts sociales Ă  une date convenue (source : contenu source).
  • La sociĂ©tĂ© peut prĂ©voir une autorisation future d’augmentation de capital liĂ©e Ă  ces VMDAC, permettant une flexibilitĂ© dans la gestion de ses besoins en financement, sans nĂ©cessiter une nouvelle dĂ©cision d’assemblĂ©e Ă  chaque fois (source : contenu source).
  • La conversion d’obligations en actions nouvelles est une opĂ©ration qui transforme une dette en capitaux propres, augmentant ainsi le capital social et modifiant la composition de la sociĂ©tĂ©. Elle est souvent encadrĂ©e par des clauses spĂ©cifiques dans les obligations (source : contenu source).
  • Ces mĂ©canismes offrent une souplesse pour la sociĂ©tĂ©, notamment pour financer des projets Ă  moyen ou long terme, tout en respectant les rĂšgles lĂ©gales encadrant l’émission de titres donnant accĂšs au capital (source : contenu source).

💡 À retenir

L’augmentation Ă  terme par Ă©mission de VMDAC, notamment via la conversion d’obligations en actions, permet Ă  la sociĂ©tĂ© de planifier ses levĂ©es de fonds futures tout en conservant une flexibilitĂ© juridique, sous rĂ©serve des autorisations prĂ©alables et des clauses contractuelles spĂ©cifiques.

📖 3. Garantie au souscripteur

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Clause de garantie de passif : Contrat dans lequel le vendeur d’actions ou parts sociales s’engage Ă  indemniser l’acheteur en cas de passif postĂ©rieur Ă  la souscription, notamment pour des faits antĂ©rieurs Ă  la vente ou Ă  la souscription (arrĂȘt Cass. Com. 28 nov 2018). AUTEUR (date) : cette clause permet de protĂ©ger le souscripteur contre les passifs non dĂ©clarĂ©s lors de la souscription ou de l’augmentation de capital.

  • Indemnisation du souscripteur : MĂ©canisme par lequel la sociĂ©tĂ© ou le vendeur s’engage Ă  compenser le souscripteur pour un passif dĂ©couvert aprĂšs la souscription, dans la limite de la prime d’émission, afin de respecter l’intangibilitĂ© du capital social (section Garantie au profit du souscripteur). AUTEUR (date) : cette indemnisation limite la restitution Ă  la prime d’émission pour prĂ©server la stabilitĂ© du capital social.

  • DiffĂ©rence entre apport en numĂ©raire et vente : Lors d’un apport en numĂ©raire, il n’y a pas de transfert de propriĂ©tĂ© immĂ©diat, car les parts sociales sont créées ou Ă©mises directement dans le patrimoine du souscripteur, contrairement Ă  une vente oĂč le transfert de propriĂ©tĂ© du bien ou de l’action est immĂ©diat (section Garantie au profit du souscripteur). AUTEUR (date) : cette distinction souligne le caractĂšre sui generis de l’apport, qui n’est pas un Ă©change mais une opĂ©ration de crĂ©ation ou d’émission de parts.

  • IntangibilitĂ© du capital social : Principe selon lequel le montant du capital social ne peut pas ĂȘtre rĂ©duit en dessous de la valeur nominale des actions ou parts sociales, sauf exceptions prĂ©vues par la loi (section Garantie au profit du souscripteur). AUTEUR (date) : cette rĂšgle vise Ă  assurer la stabilitĂ© financiĂšre de la sociĂ©tĂ© et la protection des crĂ©anciers.

  • Limitation de la restitution Ă  la prime d’émission : En cas de passif dĂ©couvert post-souscription, la sociĂ©tĂ© ne peut restituer au souscripteur qu’à hauteur de la prime d’émission, afin de prĂ©server le capital social et Ă©viter une rĂ©duction fictive ou frauduleuse (section Garantie au profit du souscripteur). AUTEUR (date) : cette limitation est essentielle pour maintenir l’intĂ©gritĂ© du capital social.

📝 Points essentiels

  • La clause de garantie de passif permet au souscripteur d’ĂȘtre indemnisĂ© par la sociĂ©tĂ© pour tout passif dĂ©couvert aprĂšs la souscription, notamment en cas de passif antĂ©rieur non dĂ©clarĂ© lors de la souscription ou de l’augmentation de capital (arrĂȘt Cass. Com. 28 nov 2018). Elle est souvent insĂ©rĂ©e dans le contrat de vente ou d’augmentation de capital pour limiter le risque financier du souscripteur.

  • La diffĂ©rence fondamentale entre apport en numĂ©raire et vente rĂ©side dans le transfert de propriĂ©tĂ© : lors d’un apport, il n’y a pas de double transfert, car les parts sociales sont créées ou Ă©mises directement dans le patrimoine du souscripteur, contrairement Ă  une vente oĂč le bien ou l’action est transfĂ©rĂ© immĂ©diatement.

  • La limite de restitution Ă  la prime d’émission est une rĂšgle de droit français visant Ă  protĂ©ger le capital social. En cas de passif post-souscription, la sociĂ©tĂ© ne peut rembourser le souscripteur que jusqu’à la valeur de la prime d’émission, ce qui Ă©vite une rĂ©duction fictive du capital.

  • L’intangibilitĂ© du capital social interdit toute souscription ou rĂ©duction du capital en dessous de sa valeur nominale, sauf exceptions lĂ©gales, afin de garantir la stabilitĂ© financiĂšre de la sociĂ©tĂ© et la protection des crĂ©anciers.

💡 À retenir

La clause de garantie de passif protĂšge le souscripteur contre les passifs non dĂ©clarĂ©s, en limitant la restitution Ă  la prime d’émission et en maintenant l’intangibilitĂ© du capital social, distinction essentielle entre apport en numĂ©raire et vente.

📖 4. Conditions prĂ©alables

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • LibĂ©ration intĂ©grale du capital dĂ©jĂ  souscrit : Obligation pour les associĂ©s de verser la totalitĂ© des sommes qu'ils se sont engagĂ©s Ă  apporter avant toute augmentation de capital en numĂ©raire. Selon l’ordonnance du 12 mars 2025, cette rĂšgle est une condition de validitĂ©, sanctionnĂ©e par la nullitĂ© de l’augmentation en cas de non-respect. La libĂ©ration doit intervenir dans un dĂ©lai maximal de 3 mois Ă  compter de la dĂ©cision d’augmentation (art. L. 236-6-1 du Code de commerce).
  • Sanction de nullitĂ© en cas de non-libĂ©ration : Si la sociĂ©tĂ© ne respecte pas la libĂ©ration intĂ©grale du capital souscrit, l’augmentation de capital peut ĂȘtre annulĂ©e, dans un dĂ©lai de 3 mois Ă  partir de la dĂ©cision, pour vice de forme ou de fond (art. L. 236-6-1). La nullitĂ© peut ĂȘtre demandĂ©e par toute partie intĂ©ressĂ©e, notamment dans le cadre d’un recours en nullitĂ©.
  • DĂ©lai de prescription de nullitĂ© (3 mois) : La loi prĂ©voit un dĂ©lai de 3 mois Ă  compter de la dĂ©cision d’augmentation pour agir en nullitĂ© en cas de non-libĂ©ration du capital souscrit (art. L. 236-6-1). PassĂ© ce dĂ©lai, la nullitĂ© ne peut plus ĂȘtre invoquĂ©e, sauf cas de fraude ou vice grave.
  • Distinction entre souscription et libĂ©ration : La souscription est l’engagement de l’associĂ© Ă  apporter des fonds ou biens, tandis que la libĂ©ration est l’exĂ©cution de cet engagement, c’est-Ă -dire le paiement effectif ou le transfert de propriĂ©tĂ©. La sociĂ©tĂ© ne peut augmenter son capital en numĂ©raire si la libĂ©ration n’est pas intĂ©grale (art. L. 236-6-1).
  • Interdiction d’augmentation si capital prĂ©existant non libĂ©rĂ© : La loi interdit toute augmentation de capital en numĂ©raire si le capital dĂ©jĂ  souscrit n’a pas Ă©tĂ© intĂ©gralement libĂ©rĂ©, afin de garantir la rĂ©alitĂ© et la soliditĂ© du capital social (art. L. 236-6-1).
  • Amende pĂ©nale en cas de violation : La violation de l’obligation de libĂ©ration intĂ©grale expose l’auteur Ă  une amende pĂ©nale pouvant aller jusqu’à 150 000 euros, en application des sanctions prĂ©vues par le droit pĂ©nal français pour infractions aux rĂšgles de libĂ©ration du capital.

📝 Points essentiels

  • La libĂ©ration intĂ©grale du capital souscrit est une condition impĂ©rative pour toute augmentation en numĂ©raire, notamment dans les sociĂ©tĂ©s Ă  risque limitĂ© (SARL, sociĂ©tĂ©s par actions).
  • La nullitĂ© de l’augmentation peut ĂȘtre prononcĂ©e si la libĂ©ration n’a pas Ă©tĂ© effectuĂ©e dans le dĂ©lai de 3 mois, ce qui entraĂźne la caducitĂ© de la dĂ©cision d’augmentation (art. L. 236-6-1).
  • La distinction entre souscription (engagement) et libĂ©ration (paiement effectif) est fondamentale : seul le paiement effectif permet la libĂ©ration du capital.
  • La loi interdit toute augmentation si le capital prĂ©existant n’est pas entiĂšrement libĂ©rĂ©, renforçant la sĂ©curitĂ© du capital social.
  • En cas de non-respect, des sanctions pĂ©nales, notamment une amende de 150 000 euros, peuvent ĂȘtre appliquĂ©es.
  • La prescription pour agir en nullitĂ© est de 3 mois Ă  compter de la dĂ©cision d’augmentation, sauf cas particulier ou fraude.

💡 À retenir

La libération intégrale du capital souscrit est une condition sine qua non pour valider une augmentation de capital en numéraire, sous peine de nullité et de sanctions pénales, garantissant la réalité et la solidité du capital social.

📖 5. Droit prĂ©fĂ©rentiel de souscription

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Droit prĂ©fĂ©rentiel de souscription (DPS) : MĂ©canisme permettant aux associĂ©s existants de souscrire en prioritĂ© aux nouvelles actions ou parts sociales Ă©mises lors d’une augmentation de capital, afin de prĂ©server leur pourcentage de participation (art L. 228-1 du Code de commerce). AUTEUR (date) : principe visant Ă  protĂ©ger la rĂ©partition des droits des associĂ©s.

  • MĂ©canisme anti-dilutif du DPS : Dispositif visant Ă  maintenir le pourcentage de participation des associĂ©s existants lors d’une augmentation de capital, en leur offrant la possibilitĂ© de souscrire en proportion de leur dĂ©tention initiale, Ă©vitant ainsi la dilution de leur droits (art L. 228-1, al. 2). AUTEUR (date) : outil de protection contre la dilution.

  • Cession possible des DPS : PossibilitĂ© pour un associĂ© de vendre ou transfĂ©rer ses droits prĂ©fĂ©rentiels de souscription Ă  un tiers, sous rĂ©serve des clauses statutaires ou d’agrĂ©ment (art L. 228-1, al. 3). AUTEUR (date) : droit reconnu permettant la liquiditĂ© des DPS.

  • Soumission Ă  agrĂ©ment des cessions de DPS : Clause permettant de soumettre la cession des DPS Ă  l’agrĂ©ment de la sociĂ©tĂ© ou des autres associĂ©s, afin de contrĂŽler l’entrĂ©e de nouveaux investisseurs ou associĂ©s (art L. 228-1, al. 3). AUTEUR (date) : mĂ©canisme de protection des associĂ©s et de la sociĂ©tĂ©.

  • Protection des associĂ©s via clauses d’agrĂ©ment : Dispositions statutaires ou contractuelles permettant de contrĂŽler ou limiter la cession des DPS, renforçant la stabilitĂ© de la rĂ©partition des droits et Ă©vitant l’entrĂ©e d’investisseurs indĂ©sirables (art L. 228-1). AUTEUR (date) : outil de sauvegarde de l’équilibre entre associĂ©s.

📝 Points essentiels

  • Le DPS est un droit attachĂ© aux actions ou parts sociales existantes, permettant Ă  leurs titulaires de souscrire en prioritĂ© lors d’une Ă©mission de nouvelles actions (art L. 228-1). Il vise Ă  Ă©viter la dilution des droits des associĂ©s en leur garantissant une prioritĂ© de souscription proportionnelle Ă  leur dĂ©tention initiale.

  • Le mĂ©canisme anti-dilutif du DPS s’applique automatiquement lors d’une augmentation de capital en numĂ©raire, sauf si les associĂ©s renoncent expressĂ©ment Ă  leur droit ou si une clause statutaire prĂ©voit une dĂ©rogation (art L. 228-1, al. 2). Il permet de prĂ©server la participation relative des associĂ©s en leur offrant la possibilitĂ© de souscrire Ă  une proportion Ă©quivalente Ă  leur part antĂ©rieure.

  • La cession des DPS peut ĂȘtre libre ou soumise Ă  un agrĂ©ment, selon les statuts ou clauses d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. La cession Ă  un tiers non associĂ© nĂ©cessite souvent un agrĂ©ment prĂ©alable pour Ă©viter l’entrĂ©e d’un nouvel associĂ© indĂ©sirable, conformĂ©ment Ă  l’article L. 228-1, al. 3.

  • La soumission Ă  agrĂ©ment des cessions de DPS vise Ă  protĂ©ger la sociĂ©tĂ© et les associĂ©s contre des entrants potentiellement nuisibles ou indĂ©sirables, en permettant un contrĂŽle de leur admission. La clause d’agrĂ©ment doit respecter les rĂšgles lĂ©gales et statutaires pour ĂȘtre valable.

  • La protection des associĂ©s est renforcĂ©e par la possibilitĂ© d’insĂ©rer dans les statuts des clauses limitant ou encadrant la cession des DPS, notamment par des clauses d’agrĂ©ment ou de prioritĂ©, afin de prĂ©server la stabilitĂ© de la rĂ©partition des droits et d’éviter les prises de contrĂŽle hostiles.

💡 À retenir

Le droit prĂ©fĂ©rentiel de souscription est un mĂ©canisme essentiel pour prĂ©server la participation des associĂ©s existants lors d’une augmentation de capital, tandis que la cession et la soumission Ă  agrĂ©ment des DPS permettent de contrĂŽler l’entrĂ©e de nouveaux investisseurs, garantissant ainsi la stabilitĂ© et la protection des droits des associĂ©s.

📖 6. Prix de souscription

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Prix de souscription supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  la valeur nominale : Le montant que l’investisseur s’engage Ă  verser lors de la souscription d’actions ou parts sociales doit ĂȘtre au moins Ă©gal Ă  leur valeur nominale, conformĂ©ment Ă  la rĂšgle en droit français pour assurer la lĂ©galitĂ© de l’opĂ©ration.

  • Prime d’émission : DiffĂ©rence entre le prix de souscription et la valeur nominale d’une action ou part sociale. Elle reprĂ©sente la rĂ©munĂ©ration supplĂ©mentaire versĂ©e par l’investisseur, souvent en raison de la survaleur ou de la valeur rĂ©elle de l’entreprise ou de l’opĂ©ration.

  • RĂ©duction du prix de souscription en cas d’indemnisation liĂ©e Ă  la garantie de passif : MĂ©canisme permettant Ă  la sociĂ©tĂ© de rĂ©duire le montant de la souscription si, aprĂšs la souscription, un passif antĂ©rieur Ă  la souscription est dĂ©couvert, et que la sociĂ©tĂ© doit indemniser le souscripteur via une clause de garantie de passif (voir section 3). Cela limite la prime d’émission ou le prix payĂ© initialement.

  • **AUTEUR (date) : La jurisprudence prĂ©cise que le prix de souscription ne doit jamais ĂȘtre infĂ©rieur Ă  la valeur nominale, sous peine de nullitĂ©, et que la prime d’émission ne peut excĂ©der la diffĂ©rence entre le prix de souscription et la valeur nominale, sauf en cas de garantie de passif.

📝 Points essentiels

  • Le prix de souscription doit respecter la rĂšgle de ne pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă  la valeur nominale pour Ă©viter la fictivitĂ© du capital (article L225-132 du Code de commerce). La jurisprudence (Cass. Com. 28 nov 2018) confirme que la souscription pour un montant infĂ©rieur Ă  la valeur nominale entraĂźne la nullitĂ© de l’augmentation de capital.

  • La prime d’émission est la diffĂ©rence entre le prix de souscription et la valeur nominale, reprĂ©sentant la valeur ajoutĂ©e ou la survaleur de l’action ou part sociale. Elle doit ĂȘtre intĂ©gralement versĂ©e lors de la souscription.

  • En cas de garantie de passif, la sociĂ©tĂ© peut rĂ©duire le prix de souscription ou la prime d’émission pour compenser la dĂ©couverte d’un passif antĂ©rieur, conformĂ©ment Ă  la clause de garantie de passif (voir section 3). Cela limite la prime d’émission Ă  la valeur nominale dans certains cas.

  • La rĂ©duction du prix de souscription en cas de garantie de passif permet d’éviter que le souscripteur ne supporte seul le risque de passif non dĂ©clarĂ©, tout en respectant l’intĂ©gritĂ© du capital social.

  • La prime d’émission ne peut pas dĂ©passer la diffĂ©rence entre le prix de souscription et la valeur nominale, sauf cas de garantie de passif oĂč une rĂ©duction peut intervenir.

💡 À retenir

Le prix de souscription doit toujours ĂȘtre au moins Ă©gal Ă  la valeur nominale, et la prime d’émission correspond Ă  la diffĂ©rence entre ce prix et la valeur nominale, pouvant ĂȘtre ajustĂ©e en cas de garantie de passif pour limiter le risque du souscripteur.

📖 7. ProcĂ©dure d’augmentation

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Processus d’adoption de la rĂ©solution d’augmentation de capital : La procĂ©dure par laquelle l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire (AGE) ou la collectivitĂ© des associĂ©s dans une SAS dĂ©cide formellement d’augmenter le capital social, conformĂ©ment aux rĂšgles statutaires et lĂ©gales (art L225-129 code de commerce). AUTEUR (date) : dĂ©finit la formalitĂ© de la dĂ©cision collective nĂ©cessaire pour valider l’opĂ©ration.

  • CompĂ©tence exclusive de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire (AGE) : L’organe seul habilitĂ© Ă  dĂ©cider d’une augmentation de capital dans les sociĂ©tĂ©s par actions, sauf dispositions statutaires contraires, notamment en SAS oĂč la collectivitĂ© des associĂ©s dĂ©tient cette compĂ©tence (art L225-129). AUTEUR (date) : prĂ©cise la nature de la dĂ©cision collective en matiĂšre d’augmentation de capital.

  • Obligation de se prononcer sur une augmentation rĂ©servĂ©e aux salariĂ©s : La loi impose que lors de la dĂ©cision d’augmentation de capital en numĂ©raire, l’assemblĂ©e doit se prononcer sur un projet de rĂ©solution concernant une augmentation rĂ©servĂ©e aux salariĂ©s, sous peine de nullitĂ© (art L225-129-6). AUTEUR (date) : Ă©tablit cette obligation spĂ©cifique pour favoriser l’épargne salariale.

  • RĂšgles spĂ©cifiques de compĂ©tence dans la SAS (collectivitĂ© des associĂ©s) : La SAS Ă©tant caractĂ©risĂ©e par une grande libertĂ© statutaire, la compĂ©tence pour dĂ©cider d’une augmentation de capital revient Ă  la collectivitĂ© des associĂ©s, selon les modalitĂ©s fixĂ©es dans les statuts, sans restriction lĂ©gale stricte (art L227-9). AUTEUR (date) : souligne la particularitĂ© de la gouvernance dans la SAS.

  • ConsĂ©quences de la violation de cette obligation (nullitĂ©) : En cas de non-respect de l’obligation de se prononcer sur l’augmentation rĂ©servĂ©e aux salariĂ©s, la nullitĂ© de l’augmentation de capital peut ĂȘtre prononcĂ©e, notamment depuis la rĂ©forme du 1er octobre 2025, avec un dĂ©lai de 3 mois pour agir (art L225-129-6). AUTEUR (date) : indique la sanction juridique en cas de non-respect.

📝 Points essentiels

  • La dĂ©cision d’augmentation de capital doit ĂȘtre adoptĂ©e par l’AGE ou la collectivitĂ© des associĂ©s dans une SAS, selon les rĂšgles statutaires ou lĂ©gales (art L225-129, art L227-9).
  • La loi impose que l’assemblĂ©e se prononce explicitement sur un projet de rĂ©solution concernant une augmentation rĂ©servĂ©e aux salariĂ©s, sous peine de nullitĂ©, avec un dĂ©lai de 3 mois pour agir (art L225-129-6, rĂ©forme du 1er octobre 2025).
  • La compĂ©tence pour dĂ©cider d’une augmentation de capital en sociĂ©tĂ©s par actions est gĂ©nĂ©ralement exclusive Ă  l’AGE, sauf dispositions statutaires spĂ©cifiques dans la SAS oĂč la collectivitĂ© des associĂ©s dĂ©tient cette compĂ©tence.
  • La procĂ©dure comprend la convocation rĂ©guliĂšre des associĂ©s, la rĂ©daction d’un ordre du jour prĂ©cis mentionnant l’augmentation de capital et la question relative Ă  l’attribution d’actions aux salariĂ©s.
  • La rĂ©gularitĂ© de la dĂ©cision peut ĂȘtre rĂ©gularisĂ©e par une nouvelle dĂ©libĂ©ration si la question n’a pas Ă©tĂ© posĂ©e lors de la premiĂšre, sous rĂ©serve de la jurisprudence rĂ©cente (arrĂȘt Cass. Com. 28 nov 2018).

💡 À retenir

L’adoption de la rĂ©solution d’augmentation de capital doit suivre une procĂ©dure stricte, notamment la compĂ©tence exclusive de l’AGE ou de la collectivitĂ© des associĂ©s, avec une obligation lĂ©gale de se prononcer sur une augmentation rĂ©servĂ©e aux salariĂ©s, sous peine de nullitĂ©.

📖 8. Apport en nature

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Apport en nature : Apport de biens autres que de l’argent en pleine propriĂ©tĂ©, tels que des biens mobiliers ou immobiliers, destinĂ©s Ă  ĂȘtre intĂ©grĂ©s au patrimoine de la sociĂ©tĂ©. AUTEUR (date) : « Apport de biens autres que de l’argent ».

  • Apport de branche d’activitĂ© : Apport d’un ensemble de biens exploitables constituant une branche d’activitĂ©, permettant Ă  la sociĂ©tĂ© d’exploiter une activitĂ© dĂ©jĂ  existante. Il peut bĂ©nĂ©ficier d’un rĂ©gime dĂ©rogatoire d’apport partiel d’actifs, prĂ©vu Ă  l’art L236-6-1 du code de commerce. AUTEUR (date) : « Apport de branche d’activitĂ© comme ensemble de biens exploitables ».

  • RĂ©gime juridique applicable aux apports en nature : EncadrĂ© par le droit français, notamment par l’obligation d’évaluation des biens apportĂ©s, la nĂ©cessitĂ© d’un rapport d’évaluation par un commissaire aux apports, et la fixation de leur valeur pour la dĂ©termination du montant du capital social. La nullitĂ© de l’augmentation de capital peut ĂȘtre prononcĂ©e en cas de non-respect de ces rĂšgles. AUTEUR (date) : « RĂ©gime juridique applicable aux apports en nature ».

📝 Points essentiels

  • L’apport en nature concerne des biens autres que de l’argent, tels que des biens mobiliers ou immobiliers, qui doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s prĂ©cisĂ©ment pour Ă©viter toute contestation (voir section 9). Lorsqu’il s’agit d’un ensemble de biens exploitables permettant d’exploiter une activitĂ©, il s’agit d’un apport de branche d’activitĂ©, qui peut bĂ©nĂ©ficier d’un rĂ©gime dĂ©rogatoire prĂ©vu Ă  l’art L236-6-1 du code de commerce.

  • La particularitĂ© de l’apport de branche d’activitĂ© rĂ©side dans la possibilitĂ© d’apporter un ensemble de biens exploitables, ce qui peut ouvrir droit Ă  un rĂ©gime fiscal de faveur, notamment celui des scissions, si le passif correspondant est Ă©galement apportĂ©.

  • Le rĂ©gime juridique des apports en nature impose une Ă©valuation rigoureuse par un commissaire aux apports, dont le rapport doit ĂȘtre annexĂ© au projet d’augmentation de capital. La valeur de l’apport doit ĂȘtre fixĂ©e avec prĂ©cision, faute de quoi la nullitĂ© de l’opĂ©ration peut ĂȘtre prononcĂ©e (voir section 9). La jurisprudence a Ă©galement prĂ©cisĂ© que l’évaluation doit respecter la rĂ©alitĂ© Ă©conomique des biens apportĂ©s.

  • En cas de non-respect des rĂšgles d’évaluation ou d’évaluation erronĂ©e, la nullitĂ© de l’augmentation de capital peut ĂȘtre prononcĂ©e, et la sociĂ©tĂ© peut ĂȘtre tenue responsable. La rĂšgle de l’intangibilitĂ© du capital social interdit la souscription d’actions ou parts sociales pour un montant infĂ©rieur Ă  leur valeur nominale, notamment en cas d’apport en nature.

  • La distinction entre apport en nature et apport en numĂ©raire est fondamentale : l’apport en nature ne constitue pas une vente, car il n’y a pas de transfert de propriĂ©tĂ© immĂ©diat des biens au moment de l’apport, mais une crĂ©ation ou une augmentation de parts sociales ou actions dans le patrimoine de la sociĂ©tĂ©.

💡 À retenir

L’apport en nature consiste en l’intĂ©gration de biens autres que de l’argent dans la sociĂ©tĂ©, soumis Ă  une Ă©valuation rigoureuse par un commissaire aux apports, afin d’assurer la transparence et la sĂ©curitĂ© juridique de l’opĂ©ration.

📖 9. Évaluation des apports

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Évaluation des biens apportĂ©s en nature : OpĂ©ration consistant Ă  dĂ©terminer la valeur des biens autres que de l’argent (biens matĂ©riels, branche d’activitĂ©, passif) lors d’un apport en nature, afin d’assurer la conformitĂ© avec la valeur nominale des actions ou parts sociales (voir section 8).
  • MĂ©thodes d’évaluation des apports : Techniques utilisĂ©es pour fixer la valeur des biens en nature, notamment le recours Ă  un commissaire aux apports, rapport d’évaluation obligatoire, contrĂŽle de la rĂ©gularitĂ© de l’évaluation (voir section 12).
  • Importance de l’évaluation pour la fixation du prix de souscription : La valeur attribuĂ©e aux apports en nature influence directement le prix de souscription des actions ou parts sociales, condition essentielle pour respecter la lĂ©galitĂ© et Ă©viter la nullitĂ© de l’augmentation de capital (voir section 6).
  • Risques d’évaluation : Mauvaise Ă©valuation des apports peut entraĂźner la nullitĂ© de l’augmentation ou des contestations juridiques, notamment si la valeur est sous-estimĂ©e ou surĂ©valuĂ©e, impactant la lĂ©gitimitĂ© de l’opĂ©ration (voir section 10).
  • RĂ©gime juridique applicable aux apports en nature : EncadrĂ© par le droit français, notamment par la nĂ©cessitĂ© d’un rapport d’évaluation par un commissaire aux apports, afin d’assurer la rĂ©gularitĂ© et la transparence de l’évaluation (voir section 12).
  • Notion d’apport de branche d’activitĂ© : Ensemble de biens exploitables permettant Ă  la sociĂ©tĂ© d’exercer une activitĂ© dĂ©jĂ  existante, pouvant bĂ©nĂ©ficier d’un rĂ©gime dĂ©rogatoire d’apport partiel d’actifs, sous conditions spĂ©cifiques (voir section 8).

📝 Points essentiels

  • La notion d’évaluation des biens apportĂ©s en nature est centrale pour garantir la lĂ©galitĂ© de l’augmentation de capital, notamment pour Ă©viter la crĂ©ation d’un capital fictif ou sous-Ă©valuĂ© (voir section 8).
  • La mĂ©thode d’évaluation doit faire intervenir un commissaire aux apports, dont le rapport est obligatoire, afin de contrĂŽler la rĂ©gularitĂ© de l’évaluation et prĂ©venir les risques de nullitĂ© ou contestation (voir section 12).
  • La fixation du prix de souscription doit respecter la valeur rĂ©elle des apports en nature, sous peine de nullitĂ©, et influence directement la prime d’émission, la diffĂ©rence entre le prix de souscription et la valeur nominale (voir section 6).
  • Une mauvaise Ă©valuation peut entraĂźner des risques juridiques importants, notamment la nullitĂ© de l’augmentation ou la contestation par les associĂ©s minoritaires (voir section 10).
  • Lorsqu’un apport concerne une branche d’activitĂ©, il peut bĂ©nĂ©ficier d’un rĂ©gime dĂ©rogatoire, sous conditions, permettant une Ă©valuation spĂ©cifique adaptĂ©e Ă  l’exploitation d’un ensemble de biens (voir section 8).

💡 À retenir

L’évaluation prĂ©cise des biens apportĂ©s en nature, rĂ©alisĂ©e par un commissaire aux apports, est essentielle pour assurer la lĂ©gitimitĂ© et la conformitĂ© de l’augmentation de capital, en Ă©vitant notamment la crĂ©ation d’un capital fictif ou sous-Ă©valuĂ©.

📖 10. Risques d’évaluation

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Risques liĂ©s Ă  une mauvaise Ă©valuation des apports : Dangers encourus lorsque la valeur des biens ou des sommes apportĂ©s Ă  la sociĂ©tĂ© est sous-estimĂ©e ou surĂ©valuĂ©e, pouvant entraĂźner des dĂ©sĂ©quilibres dans la rĂ©partition du capital ou la validitĂ© de l’augmentation (voir section 12).
  • ConsĂ©quences juridiques et financiĂšres d’une Ă©valuation erronĂ©e : Impacts nĂ©gatifs tels que la nullitĂ© de l’augmentation de capital, contestation par les associĂ©s, rĂ©duction du capital, ou indemnisation des parties lĂ©sĂ©es, rĂ©sultant d’une Ă©valuation incorrecte (voir section 12).
  • Risque de nullitĂ© ou de contestation de l’augmentation de capital : Annulation ou remise en cause de la dĂ©cision d’augmentation en cas d’évaluation inexacte des apports, notamment si la valeur des apports ne correspond pas Ă  leur valeur rĂ©elle ou si l’évaluation n’a pas Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e conformĂ©ment aux rĂšgles lĂ©gales ou rĂ©glementaires (voir section 12).
  • Évaluation des apports en nature : Processus par lequel un commissaire aux apports doit dĂ©terminer la valeur des biens apportĂ©s pour assurer leur Ă©quivalence avec la valeur nominale ou la valeur rĂ©elle, afin d’éviter toute sous-Ă©valuation ou surĂ©valuation (voir section 12).
  • MĂ©thodes d’évaluation : Techniques employĂ©es pour dĂ©terminer la valeur des apports, telles que l’évaluation comptable, la valeur de marchĂ© ou la mĂ©thode patrimoniale, dont le choix doit garantir la prĂ©cision et la conformitĂ© lĂ©gale (voir section 12).
  • Importance de l’évaluation pour la fixation du prix de souscription : La prĂ©cision de l’évaluation conditionne la lĂ©gitimitĂ© du prix de souscription, Ă©vitant ainsi les risques de contestation ou de nullitĂ© liĂ©s Ă  une sous-Ă©valuation ou surĂ©valuation (voir section 12).

📝 Points essentiels

  • La mauvaise Ă©valuation des apports, notamment en nature, constitue un risque majeur lors de l’augmentation de capital, pouvant entraĂźner la nullitĂ© de l’opĂ©ration si la valeur des biens ou sommes apportĂ©s ne reflĂšte pas leur valeur rĂ©elle (voir section 12).
  • La procĂ©dure d’évaluation doit impĂ©rativement faire intervenir un commissaire aux apports, dont le rapport doit ĂȘtre prĂ©cis et conforme aux mĂ©thodes reconnues, afin d’éviter toute contestation ultĂ©rieure (voir section 12).
  • Une sous-Ă©valuation peut conduire Ă  une augmentation de capital dont la valeur est infĂ©rieure Ă  la valeur rĂ©elle des apports, ce qui peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une fraude ou une erreur grave, susceptible d’annuler l’augmentation (voir section 12).
  • La valeur des apports doit ĂȘtre dĂ©terminĂ©e au moment de l’apport, en tenant compte de la situation patrimoniale et du marchĂ©, pour garantir l’équilibre entre apporteurs et sociĂ©tĂ© (voir section 12).
  • En cas d’évaluation incorrecte, la sociĂ©tĂ© ou les associĂ©s lĂ©sĂ©s peuvent engager une action en nullitĂ© ou en rĂ©duction de l’augmentation de capital, avec des dĂ©lais de prescription courts (voir section 12).
  • La jurisprudence insiste sur l’importance d’une Ă©valuation rigoureuse pour prĂ©server la lĂ©galitĂ© et la stabilitĂ© financiĂšre de l’opĂ©ration (voir section 12).

💡 À retenir

Une Ă©valuation prĂ©cise et conforme des apports est essentielle pour assurer la lĂ©gitimitĂ© de l’augmentation de capital, prĂ©venir les risques de nullitĂ© et protĂ©ger la stabilitĂ© financiĂšre de la sociĂ©tĂ©.

📖 11. Apport de dettes

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • Apport de dettes : OpĂ©ration par laquelle un associĂ© ou un tiers transmet Ă  la sociĂ©tĂ© une crĂ©ance ou une obligation de dette, en Ă©change de parts sociales ou d’actions. Selon AUTEUR (date), cet apport peut renforcer la structure financiĂšre de la sociĂ©tĂ© en lui transfĂ©rant des passifs ou des crĂ©ances, modifiant ainsi la valeur de l’action ou des parts sociales.

  • Impact de l’apport de passif sur la valeur des actions : Lorsqu’un passif est apportĂ© Ă  la sociĂ©tĂ©, cela peut rĂ©duire la valeur des actions ou parts sociales existantes, car la sociĂ©tĂ© hĂ©rite d’obligations ou de dettes qui diminuent sa valeur nette. AUTEUR (date) souligne que cet apport peut entraĂźner une baisse de la valeur des titres, sauf si un rĂ©gime fiscal favorable s’applique.

  • RĂ©gime fiscal favorable en cas d’apport partiel d’actifs incluant passif : Dispositif permettant d’effectuer un apport partiel d’actifs, y compris passif, avec une neutralitĂ© fiscale, notamment en Ă©vitant la taxation immĂ©diate des plus-values. Ce rĂ©gime, prĂ©vu Ă  l’article L236-6-1 du code de commerce, favorise la transmission de certains actifs et passifs sans alourdissement fiscal immĂ©diat, sous conditions strictes.

📝 Points essentiels

  • L’apport de dettes ou passifs Ă  la sociĂ©tĂ© peut ĂȘtre rĂ©alisĂ© dans le cadre d’un apport partiel d’actifs, notamment lorsque cet apport concerne une branche d’activitĂ© ou un ensemble de biens exploitables, avec ou sans passif associĂ© (voir section 8). La valeur des actions ou parts sociales peut ĂȘtre impactĂ©e nĂ©gativement par l’incorporation de passifs, car cela diminue la valeur nette de la sociĂ©tĂ© (voir AUTEUR (date)).
  • La transmission de dettes ou passifs doit respecter un rĂ©gime spĂ©cifique pour bĂ©nĂ©ficier d’un traitement fiscal avantageux, notamment le rĂ©gime de faveur prĂ©vu par l’article L236-6-1 du code de commerce, permettant une opĂ©ration fiscalement neutre si les conditions sont remplies.
  • La prise en compte de l’impact de l’apport de passif sur la valeur des titres est essentielle lors de l’évaluation des apports, car un passif apportĂ© peut entraĂźner une rĂ©duction de la valeur de l’action ou de la part sociale, influant sur la rĂ©partition du capital et la fiscalitĂ© de l’opĂ©ration (voir AUTEUR (date)).
  • La neutralitĂ© fiscale en cas d’apport partiel d’actifs incluant passif permet d’éviter une taxation immĂ©diate sur la plus-value latente, facilitant la transmission d’actifs complexes ou de branches d’activitĂ©, sous rĂ©serve du respect des conditions lĂ©gales.

💡 À retenir

L’apport de dettes ou passifs Ă  la sociĂ©tĂ© peut rĂ©duire la valeur des actions ou parts sociales, mais un rĂ©gime fiscal spĂ©cifique permet de rĂ©aliser ces opĂ©rations de maniĂšre neutre, favorisant la transmission d’actifs complexes tout en Ă©vitant une fiscalitĂ© immĂ©diate.

📖 12. ProcĂ©dure d’évaluation

🔑 Notions clĂ©s & DĂ©finitions

  • ProcĂ©dure d’évaluation des apports en nature : Ensemble des Ă©tapes et rĂšgles visant Ă  dĂ©terminer la valeur des biens apportĂ©s en nature Ă  la sociĂ©tĂ©, garantissant la transparence et la protection des associĂ©s.
  • Intervention d’un commissaire aux apports : Nomination d’un expert indĂ©pendant chargĂ© d’évaluer la valeur des apports en nature, afin d’assurer leur rĂ©gularitĂ© et leur conformitĂ© aux exigences lĂ©gales.
  • Rapport d’évaluation obligatoire : Document rĂ©digĂ© par le commissaire aux apports, prĂ©sentant ses conclusions sur la valeur des biens apportĂ©s, qui doit ĂȘtre annexĂ© aux actes d’augmentation de capital.
  • ContrĂŽle de la rĂ©gularitĂ© de l’évaluation : VĂ©rification par les organes compĂ©tents (administration, commissaire) que l’évaluation respecte les rĂšgles lĂ©gales, notamment en matiĂšre d’indĂ©pendance, de mĂ©thode et de sincĂ©ritĂ©.
  • Auteur : GUEGAN (2025) : souligne que le rapport d’évaluation est une Ă©tape essentielle pour prĂ©venir la sous-Ă©valuation ou la surĂ©valuation des apports en nature, protĂ©geant ainsi la sociĂ©tĂ© et ses associĂ©s.

📝 Points essentiels

  • La procĂ©dure d’évaluation des apports en nature est obligatoire lors d’une augmentation de capital par apport en nature, conformĂ©ment Ă  l’article L236-6-1 du code de commerce.
  • La nomination d’un commissaire aux apports est systĂ©matique sauf exceptions prĂ©vues par la loi, notamment si la valeur des apports est infĂ©rieure Ă  un seuil ou si tous les associĂ©s y consentent.
  • Le rapport d’évaluation doit prĂ©ciser la mĂ©thode utilisĂ©e (comparaison, coĂ»t, revenu, etc.) et justifier la valeur retenue. Il doit ĂȘtre Ă©tabli par un commissaire indĂ©pendant, sauf dĂ©rogation.
  • La rĂ©gularitĂ© de l’évaluation est contrĂŽlĂ©e par les organes sociaux, notamment lors de l’approbation de l’augmentation de capital, afin d’éviter toute contestation ultĂ©rieure.
  • La non-respect de la procĂ©dure ou une Ă©valuation erronĂ©e peut entraĂźner la nullitĂ© de l’augmentation de capital ou la responsabilitĂ© du commissaire.
  • La procĂ©dure vise Ă  assurer la transparence, la protection des associĂ©s minoritaires, et la stabilitĂ© financiĂšre de la sociĂ©tĂ©.

💡 À retenir

L’évaluation des apports en nature, encadrĂ©e par une procĂ©dure stricte et par l’intervention d’un commissaire aux apports, garantit la sincĂ©ritĂ© et la rĂ©gularitĂ© de l’augmentation de capital, protĂ©geant ainsi l’intĂ©rĂȘt social et les associĂ©s.

📊 Tableaux de Synthùse

CritÚreApport en numéraireAugmentation à termeGarantie au souscripteur
DĂ©finitionContribution financiĂšre en liquide, propriĂ©tĂ© immĂ©diateÉmission de titres (VMDAC, obligations) permettant une augmentation futureEngagement de la sociĂ©tĂ© ou vendeur Ă  couvrir certains passifs post-souscription
ÉvaluationÉvaluĂ© au jour de l’apport, en pleine propriĂ©tĂ©, y compris devises Ă©trangĂšresBasĂ©e sur la valeur des titres ou obligations, Ă  la conversion ou Ă  l’échĂ©anceBasĂ©e sur la prime d’émission, limite Ă  la valeur du capital social
RĂ©gime juridiqueApport en nature ou en numĂ©raire, Ă©valuation prĂ©cise, libĂ©rationAutorisation prĂ©alable, clauses de conversion ou d’émission futureClause contractuelle, protection du souscripteur contre passifs inconnus
Risques principauxEvaluation incorrecte, apport en devise non Ă©valuĂ©e, nullitĂ©Non respect des conditions d’émission, clauses de conversion non respectĂ©esPassifs non dĂ©clarĂ©s, indemnisation insuffisante, limite Ă  la prime d’émission
Objectif principalAugmenter le capital social immédiatementPlanifier une augmentation future, financement à moyen/long termeProtéger le souscripteur contre passifs post-souscription
Auteur / RéférenceNotions clés / Concepts
PERROUX (date)Apport en numĂ©raire doit ĂȘtre en pleine propriĂ©tĂ©
Cass. Com. 28 nov 2018Clause de garantie de passif, indemnisation limitĂ©e Ă  la prime d’émission
Art L236-6-1 du Code de commerceRĂ©gime dĂ©rogatoire d’apport partiel d’actifs

⚠ PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes

  1. Confondre apport en numĂ©raire et apport en nature : un apport en devise Ă©trangĂšre est souvent considĂ©rĂ© Ă  tort comme un apport en nature, alors qu’il doit ĂȘtre Ă©valuĂ© au jour de l’apport.
  2. NĂ©gliger l’évaluation prĂ©cise lors d’un apport en devise Ă©trangĂšre, ce qui peut entraĂźner une contestation ultĂ©rieure.
  3. Omettre la libĂ©ration totale en pleine propriĂ©tĂ© pour l’apport en numĂ©raire, rendant l’opĂ©ration invalide.
  4. Mal appliquer le rĂ©gime dĂ©rogatoire d’apport partiel d’actifs, notamment en ne respectant pas les conditions fiscales ou d’évaluation.
  5. Confondre augmentation à terme et augmentation immédiate : la premiÚre concerne la planification, la seconde la réalisation immédiate.
  6. Ignorer la nĂ©cessitĂ© d’une autorisation prĂ©alable pour l’émission de VMDAC ou obligations convertibles.
  7. Sous-estimer l’importance de la clause de garantie de passif, ce qui peut entraüner des litiges post-transaction.

✅ Checklist Examen

  1. ConnaĂźtre la dĂ©finition de PERROUX sur l’apport en numĂ©raire et ses implications juridiques.
  2. Maßtriser la distinction entre apport en numéraire et apport en nature, notamment pour les devises étrangÚres.
  3. Savoir expliquer le rĂ©gime dĂ©rogatoire d’apport partiel d’actifs, selon l’article L236-6-1 du Code de commerce.
  4. Comprendre le fonctionnement des valeurs mobiliùres donnant accùs au capital (VMDAC) et leur rîle dans l’augmentation à terme.
  5. Connaütre le processus de conversion d’obligations en actions et ses effets sur le capital social.
  6. Identifier les conditions d’émission et d’autorisation prĂ©alable pour les VMDAC.
  7. Savoir dĂ©finir la clause de garantie de passif et ses modalitĂ©s d’indemnisation, en citant Cass. Com. 28 nov 2018.
  8. ConnaĂźtre la limite de l’indemnisation du souscripteur Ă  la prime d’émission.
  9. Savoir distinguer entre apport en numéraire et vente de parts sociales.
  10. Comprendre la procĂ©dure d’évaluation lors d’un apport en nature, notamment en cas d’apport en devises Ă©trangĂšres.
  11. ConnaĂźtre les risques liĂ©s Ă  l’évaluation des apports en nature ou en devise Ă©trangĂšre.
  12. VĂ©rifier que la procĂ©dure d’évaluation et d’approbation respecte les rĂšgles lĂ©gales et statutaires.

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1. Quelle est la définition précise de l'apport en numéraire dans le contexte du droit des sociétés ?

2. Quelle est la date de l'arrĂȘt de la Cour de cassation relatif Ă  la clause de garantie de passif mentionnĂ© dans le contenu?

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Memorize the key concepts of Gestion des Apports et Augmentations de Capital with 24 interactive flashcards.

Apport en numĂ©raire — dĂ©finition ?

Contribution financiÚre en pleine propriété.

Augmentation Ă  terme — mĂ©canisme ?

Planification d’une hausse future du capital.

Garantie au souscripteur — rîle ?

ProtĂšge contre passifs post-souscription.

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