Apport de somme dâargent en pleine propriĂ©tĂ© : Contribution financiĂšre effectuĂ©e par un associĂ© ou un souscripteur sous forme de liquide, qui devient propriĂ©tĂ© de la sociĂ©tĂ© dĂšs lâapport. Selon PERROUX (date), cet apport constitue une richesse nouvelle apportĂ©e Ă la sociĂ©tĂ© pour augmenter son capital social.
Apport en monnaie Ă©trangĂšre considĂ©rĂ© comme apport en nature : Apport dâune somme en devise Ă©trangĂšre, Ă©valuĂ© au jour de lâapport, considĂ©rĂ© comme un apport en nature car il nĂ©cessite une Ă©valuation de son cours de change. Cet apport est traitĂ© juridiquement comme un apport en nature, conformĂ©ment Ă la pratique dĂ©crite dans le contenu source.
Apport mixte (moitiĂ© en nature, moitiĂ© en numĂ©raire) : Contribution combinĂ©e oĂč une partie de lâapport est effectuĂ©e en liquide (numĂ©raire) et lâautre en biens ou en nature. La sociĂ©tĂ© doit respecter les rĂ©gimes spĂ©cifiques pour chaque type dâapport, notamment en matiĂšre dâĂ©valuation et de libĂ©ration.
RĂ©gime dĂ©rogatoire dâapport partiel dâactifs (branche dâactivitĂ©) : Dispositif prĂ©vu Ă lâart L236-6-1 du code de commerce, permettant dâapporter Ă la sociĂ©tĂ© un ensemble de biens liĂ©s Ă une branche dâactivitĂ©, avec un rĂ©gime fiscal spĂ©cifique. Cet apport peut inclure le passif correspondant Ă cette branche, sous conditions particuliĂšres.
Apport de passif correspondant Ă une branche dâactivitĂ© : Apport dâun passif (dettes ou obligations) associĂ© Ă une branche dâactivitĂ©, qui peut ĂȘtre intĂ©grĂ© dans lâapport partiel dâactifs. Ce mĂ©canisme est encadrĂ© par le rĂ©gime dĂ©rogatoire pour favoriser la transmission ou la restructuration dâune branche spĂ©cifique.
Approche distributive pour apport non constituant une branche dâactivitĂ© : MĂ©thode dâĂ©valuation et de traitement oĂč lâapport en nature et lâapport en numĂ©raire sont considĂ©rĂ©s sĂ©parĂ©ment, notamment lorsque lâapport ne constitue pas une branche dâactivitĂ©. La part en nature est Ă©valuĂ©e selon le rĂ©gime de lâapport en nature, tandis que la part en numĂ©raire suit le rĂ©gime de lâapport en argent.
Lâapport en numĂ©raire doit ĂȘtre effectuĂ© en pleine propriĂ©tĂ©, câest-Ă -dire que la somme dâargent doit appartenir intĂ©gralement Ă lâapporteur au moment de lâapport (voir PERROUX (date)). La somme peut ĂȘtre en devise Ă©trangĂšre, mais elle doit ĂȘtre Ă©valuĂ©e au jour de lâapport, ce qui peut faire entrer cet apport dans la catĂ©gorie des apports en nature, en raison de la nĂ©cessitĂ© dâĂ©valuer le taux de change.
Lorsquâun apport en monnaie Ă©trangĂšre est rĂ©alisĂ©, il est considĂ©rĂ© comme un apport en nature, nĂ©cessitant une Ă©valuation prĂ©cise pour Ă©viter toute contestation ultĂ©rieure (voir AUTEUR (date)). La valeur de lâapport doit reflĂ©ter le cours de change au moment de lâapport.
Le rĂ©gime dĂ©rogatoire dâapport partiel dâactifs permet dâapporter une branche dâactivitĂ© avec ses biens et passifs, facilitant la transmission ou la restructuration dâune activitĂ© spĂ©cifique, tout en bĂ©nĂ©ficiant dâun rĂ©gime fiscal avantageux (art L236-6-1).
Lâapport mixte, combinant en partie en nature et en partie en numĂ©raire, doit respecter les rĂšgles dâĂ©valuation et de libĂ©ration propres Ă chaque type dâapport, sous peine de nullitĂ© ou de contestation.
Lorsquâun passif est apportĂ© en lien avec une branche dâactivitĂ©, il doit ĂȘtre prĂ©cisĂ©ment Ă©valuĂ© et intĂ©grĂ© dans lâapport, sous rĂ©serve des conditions du rĂ©gime dĂ©rogatoire, pour assurer la cohĂ©rence de lâopĂ©ration.
Lâapport en numĂ©raire doit ĂȘtre libĂ©rĂ© en pleine propriĂ©tĂ© et Ă©valuĂ© au jour de lâapport, notamment en cas de monnaie Ă©trangĂšre, pour garantir la validitĂ© et la sĂ©curitĂ© juridique de lâaugmentation de capital. Le rĂ©gime dĂ©rogatoire dâapport partiel dâactifs facilite la transmission dâune branche dâactivitĂ©, incluant passifs et biens, sous conditions spĂ©cifiques.
Lâaugmentation Ă terme par Ă©mission de VMDAC, notamment via la conversion dâobligations en actions, permet Ă la sociĂ©tĂ© de planifier ses levĂ©es de fonds futures tout en conservant une flexibilitĂ© juridique, sous rĂ©serve des autorisations prĂ©alables et des clauses contractuelles spĂ©cifiques.
Clause de garantie de passif : Contrat dans lequel le vendeur dâactions ou parts sociales sâengage Ă indemniser lâacheteur en cas de passif postĂ©rieur Ă la souscription, notamment pour des faits antĂ©rieurs Ă la vente ou Ă la souscription (arrĂȘt Cass. Com. 28 nov 2018). AUTEUR (date) : cette clause permet de protĂ©ger le souscripteur contre les passifs non dĂ©clarĂ©s lors de la souscription ou de lâaugmentation de capital.
Indemnisation du souscripteur : MĂ©canisme par lequel la sociĂ©tĂ© ou le vendeur sâengage Ă compenser le souscripteur pour un passif dĂ©couvert aprĂšs la souscription, dans la limite de la prime dâĂ©mission, afin de respecter lâintangibilitĂ© du capital social (section Garantie au profit du souscripteur). AUTEUR (date) : cette indemnisation limite la restitution Ă la prime dâĂ©mission pour prĂ©server la stabilitĂ© du capital social.
DiffĂ©rence entre apport en numĂ©raire et vente : Lors dâun apport en numĂ©raire, il nây a pas de transfert de propriĂ©tĂ© immĂ©diat, car les parts sociales sont créées ou Ă©mises directement dans le patrimoine du souscripteur, contrairement Ă une vente oĂč le transfert de propriĂ©tĂ© du bien ou de lâaction est immĂ©diat (section Garantie au profit du souscripteur). AUTEUR (date) : cette distinction souligne le caractĂšre sui generis de lâapport, qui nâest pas un Ă©change mais une opĂ©ration de crĂ©ation ou dâĂ©mission de parts.
IntangibilitĂ© du capital social : Principe selon lequel le montant du capital social ne peut pas ĂȘtre rĂ©duit en dessous de la valeur nominale des actions ou parts sociales, sauf exceptions prĂ©vues par la loi (section Garantie au profit du souscripteur). AUTEUR (date) : cette rĂšgle vise Ă assurer la stabilitĂ© financiĂšre de la sociĂ©tĂ© et la protection des crĂ©anciers.
Limitation de la restitution Ă la prime dâĂ©mission : En cas de passif dĂ©couvert post-souscription, la sociĂ©tĂ© ne peut restituer au souscripteur quâĂ hauteur de la prime dâĂ©mission, afin de prĂ©server le capital social et Ă©viter une rĂ©duction fictive ou frauduleuse (section Garantie au profit du souscripteur). AUTEUR (date) : cette limitation est essentielle pour maintenir lâintĂ©gritĂ© du capital social.
La clause de garantie de passif permet au souscripteur dâĂȘtre indemnisĂ© par la sociĂ©tĂ© pour tout passif dĂ©couvert aprĂšs la souscription, notamment en cas de passif antĂ©rieur non dĂ©clarĂ© lors de la souscription ou de lâaugmentation de capital (arrĂȘt Cass. Com. 28 nov 2018). Elle est souvent insĂ©rĂ©e dans le contrat de vente ou dâaugmentation de capital pour limiter le risque financier du souscripteur.
La diffĂ©rence fondamentale entre apport en numĂ©raire et vente rĂ©side dans le transfert de propriĂ©tĂ© : lors dâun apport, il nây a pas de double transfert, car les parts sociales sont créées ou Ă©mises directement dans le patrimoine du souscripteur, contrairement Ă une vente oĂč le bien ou lâaction est transfĂ©rĂ© immĂ©diatement.
La limite de restitution Ă la prime dâĂ©mission est une rĂšgle de droit français visant Ă protĂ©ger le capital social. En cas de passif post-souscription, la sociĂ©tĂ© ne peut rembourser le souscripteur que jusquâĂ la valeur de la prime dâĂ©mission, ce qui Ă©vite une rĂ©duction fictive du capital.
LâintangibilitĂ© du capital social interdit toute souscription ou rĂ©duction du capital en dessous de sa valeur nominale, sauf exceptions lĂ©gales, afin de garantir la stabilitĂ© financiĂšre de la sociĂ©tĂ© et la protection des crĂ©anciers.
La clause de garantie de passif protĂšge le souscripteur contre les passifs non dĂ©clarĂ©s, en limitant la restitution Ă la prime dâĂ©mission et en maintenant lâintangibilitĂ© du capital social, distinction essentielle entre apport en numĂ©raire et vente.
La libération intégrale du capital souscrit est une condition sine qua non pour valider une augmentation de capital en numéraire, sous peine de nullité et de sanctions pénales, garantissant la réalité et la solidité du capital social.
Droit prĂ©fĂ©rentiel de souscription (DPS) : MĂ©canisme permettant aux associĂ©s existants de souscrire en prioritĂ© aux nouvelles actions ou parts sociales Ă©mises lors dâune augmentation de capital, afin de prĂ©server leur pourcentage de participation (art L. 228-1 du Code de commerce). AUTEUR (date) : principe visant Ă protĂ©ger la rĂ©partition des droits des associĂ©s.
MĂ©canisme anti-dilutif du DPS : Dispositif visant Ă maintenir le pourcentage de participation des associĂ©s existants lors dâune augmentation de capital, en leur offrant la possibilitĂ© de souscrire en proportion de leur dĂ©tention initiale, Ă©vitant ainsi la dilution de leur droits (art L. 228-1, al. 2). AUTEUR (date) : outil de protection contre la dilution.
Cession possible des DPS : PossibilitĂ© pour un associĂ© de vendre ou transfĂ©rer ses droits prĂ©fĂ©rentiels de souscription Ă un tiers, sous rĂ©serve des clauses statutaires ou dâagrĂ©ment (art L. 228-1, al. 3). AUTEUR (date) : droit reconnu permettant la liquiditĂ© des DPS.
Soumission Ă agrĂ©ment des cessions de DPS : Clause permettant de soumettre la cession des DPS Ă lâagrĂ©ment de la sociĂ©tĂ© ou des autres associĂ©s, afin de contrĂŽler lâentrĂ©e de nouveaux investisseurs ou associĂ©s (art L. 228-1, al. 3). AUTEUR (date) : mĂ©canisme de protection des associĂ©s et de la sociĂ©tĂ©.
Protection des associĂ©s via clauses dâagrĂ©ment : Dispositions statutaires ou contractuelles permettant de contrĂŽler ou limiter la cession des DPS, renforçant la stabilitĂ© de la rĂ©partition des droits et Ă©vitant lâentrĂ©e dâinvestisseurs indĂ©sirables (art L. 228-1). AUTEUR (date) : outil de sauvegarde de lâĂ©quilibre entre associĂ©s.
Le DPS est un droit attachĂ© aux actions ou parts sociales existantes, permettant Ă leurs titulaires de souscrire en prioritĂ© lors dâune Ă©mission de nouvelles actions (art L. 228-1). Il vise Ă Ă©viter la dilution des droits des associĂ©s en leur garantissant une prioritĂ© de souscription proportionnelle Ă leur dĂ©tention initiale.
Le mĂ©canisme anti-dilutif du DPS sâapplique automatiquement lors dâune augmentation de capital en numĂ©raire, sauf si les associĂ©s renoncent expressĂ©ment Ă leur droit ou si une clause statutaire prĂ©voit une dĂ©rogation (art L. 228-1, al. 2). Il permet de prĂ©server la participation relative des associĂ©s en leur offrant la possibilitĂ© de souscrire Ă une proportion Ă©quivalente Ă leur part antĂ©rieure.
La cession des DPS peut ĂȘtre libre ou soumise Ă un agrĂ©ment, selon les statuts ou clauses dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. La cession Ă un tiers non associĂ© nĂ©cessite souvent un agrĂ©ment prĂ©alable pour Ă©viter lâentrĂ©e dâun nouvel associĂ© indĂ©sirable, conformĂ©ment Ă lâarticle L. 228-1, al. 3.
La soumission Ă agrĂ©ment des cessions de DPS vise Ă protĂ©ger la sociĂ©tĂ© et les associĂ©s contre des entrants potentiellement nuisibles ou indĂ©sirables, en permettant un contrĂŽle de leur admission. La clause dâagrĂ©ment doit respecter les rĂšgles lĂ©gales et statutaires pour ĂȘtre valable.
La protection des associĂ©s est renforcĂ©e par la possibilitĂ© dâinsĂ©rer dans les statuts des clauses limitant ou encadrant la cession des DPS, notamment par des clauses dâagrĂ©ment ou de prioritĂ©, afin de prĂ©server la stabilitĂ© de la rĂ©partition des droits et dâĂ©viter les prises de contrĂŽle hostiles.
Le droit prĂ©fĂ©rentiel de souscription est un mĂ©canisme essentiel pour prĂ©server la participation des associĂ©s existants lors dâune augmentation de capital, tandis que la cession et la soumission Ă agrĂ©ment des DPS permettent de contrĂŽler lâentrĂ©e de nouveaux investisseurs, garantissant ainsi la stabilitĂ© et la protection des droits des associĂ©s.
Prix de souscription supĂ©rieur ou Ă©gal Ă la valeur nominale : Le montant que lâinvestisseur sâengage Ă verser lors de la souscription dâactions ou parts sociales doit ĂȘtre au moins Ă©gal Ă leur valeur nominale, conformĂ©ment Ă la rĂšgle en droit français pour assurer la lĂ©galitĂ© de lâopĂ©ration.
Prime dâĂ©mission : DiffĂ©rence entre le prix de souscription et la valeur nominale dâune action ou part sociale. Elle reprĂ©sente la rĂ©munĂ©ration supplĂ©mentaire versĂ©e par lâinvestisseur, souvent en raison de la survaleur ou de la valeur rĂ©elle de lâentreprise ou de lâopĂ©ration.
RĂ©duction du prix de souscription en cas dâindemnisation liĂ©e Ă la garantie de passif : MĂ©canisme permettant Ă la sociĂ©tĂ© de rĂ©duire le montant de la souscription si, aprĂšs la souscription, un passif antĂ©rieur Ă la souscription est dĂ©couvert, et que la sociĂ©tĂ© doit indemniser le souscripteur via une clause de garantie de passif (voir section 3). Cela limite la prime dâĂ©mission ou le prix payĂ© initialement.
**AUTEUR (date) : La jurisprudence prĂ©cise que le prix de souscription ne doit jamais ĂȘtre infĂ©rieur Ă la valeur nominale, sous peine de nullitĂ©, et que la prime dâĂ©mission ne peut excĂ©der la diffĂ©rence entre le prix de souscription et la valeur nominale, sauf en cas de garantie de passif.
Le prix de souscription doit respecter la rĂšgle de ne pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă la valeur nominale pour Ă©viter la fictivitĂ© du capital (article L225-132 du Code de commerce). La jurisprudence (Cass. Com. 28 nov 2018) confirme que la souscription pour un montant infĂ©rieur Ă la valeur nominale entraĂźne la nullitĂ© de lâaugmentation de capital.
La prime dâĂ©mission est la diffĂ©rence entre le prix de souscription et la valeur nominale, reprĂ©sentant la valeur ajoutĂ©e ou la survaleur de lâaction ou part sociale. Elle doit ĂȘtre intĂ©gralement versĂ©e lors de la souscription.
En cas de garantie de passif, la sociĂ©tĂ© peut rĂ©duire le prix de souscription ou la prime dâĂ©mission pour compenser la dĂ©couverte dâun passif antĂ©rieur, conformĂ©ment Ă la clause de garantie de passif (voir section 3). Cela limite la prime dâĂ©mission Ă la valeur nominale dans certains cas.
La rĂ©duction du prix de souscription en cas de garantie de passif permet dâĂ©viter que le souscripteur ne supporte seul le risque de passif non dĂ©clarĂ©, tout en respectant lâintĂ©gritĂ© du capital social.
La prime dâĂ©mission ne peut pas dĂ©passer la diffĂ©rence entre le prix de souscription et la valeur nominale, sauf cas de garantie de passif oĂč une rĂ©duction peut intervenir.
Le prix de souscription doit toujours ĂȘtre au moins Ă©gal Ă la valeur nominale, et la prime dâĂ©mission correspond Ă la diffĂ©rence entre ce prix et la valeur nominale, pouvant ĂȘtre ajustĂ©e en cas de garantie de passif pour limiter le risque du souscripteur.
Processus dâadoption de la rĂ©solution dâaugmentation de capital : La procĂ©dure par laquelle lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire (AGE) ou la collectivitĂ© des associĂ©s dans une SAS dĂ©cide formellement dâaugmenter le capital social, conformĂ©ment aux rĂšgles statutaires et lĂ©gales (art L225-129 code de commerce). AUTEUR (date) : dĂ©finit la formalitĂ© de la dĂ©cision collective nĂ©cessaire pour valider lâopĂ©ration.
CompĂ©tence exclusive de lâassemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire (AGE) : Lâorgane seul habilitĂ© Ă dĂ©cider dâune augmentation de capital dans les sociĂ©tĂ©s par actions, sauf dispositions statutaires contraires, notamment en SAS oĂč la collectivitĂ© des associĂ©s dĂ©tient cette compĂ©tence (art L225-129). AUTEUR (date) : prĂ©cise la nature de la dĂ©cision collective en matiĂšre dâaugmentation de capital.
Obligation de se prononcer sur une augmentation rĂ©servĂ©e aux salariĂ©s : La loi impose que lors de la dĂ©cision dâaugmentation de capital en numĂ©raire, lâassemblĂ©e doit se prononcer sur un projet de rĂ©solution concernant une augmentation rĂ©servĂ©e aux salariĂ©s, sous peine de nullitĂ© (art L225-129-6). AUTEUR (date) : Ă©tablit cette obligation spĂ©cifique pour favoriser lâĂ©pargne salariale.
RĂšgles spĂ©cifiques de compĂ©tence dans la SAS (collectivitĂ© des associĂ©s) : La SAS Ă©tant caractĂ©risĂ©e par une grande libertĂ© statutaire, la compĂ©tence pour dĂ©cider dâune augmentation de capital revient Ă la collectivitĂ© des associĂ©s, selon les modalitĂ©s fixĂ©es dans les statuts, sans restriction lĂ©gale stricte (art L227-9). AUTEUR (date) : souligne la particularitĂ© de la gouvernance dans la SAS.
ConsĂ©quences de la violation de cette obligation (nullitĂ©) : En cas de non-respect de lâobligation de se prononcer sur lâaugmentation rĂ©servĂ©e aux salariĂ©s, la nullitĂ© de lâaugmentation de capital peut ĂȘtre prononcĂ©e, notamment depuis la rĂ©forme du 1er octobre 2025, avec un dĂ©lai de 3 mois pour agir (art L225-129-6). AUTEUR (date) : indique la sanction juridique en cas de non-respect.
Lâadoption de la rĂ©solution dâaugmentation de capital doit suivre une procĂ©dure stricte, notamment la compĂ©tence exclusive de lâAGE ou de la collectivitĂ© des associĂ©s, avec une obligation lĂ©gale de se prononcer sur une augmentation rĂ©servĂ©e aux salariĂ©s, sous peine de nullitĂ©.
Apport en nature : Apport de biens autres que de lâargent en pleine propriĂ©tĂ©, tels que des biens mobiliers ou immobiliers, destinĂ©s Ă ĂȘtre intĂ©grĂ©s au patrimoine de la sociĂ©tĂ©. AUTEUR (date) : « Apport de biens autres que de lâargent ».
Apport de branche dâactivitĂ© : Apport dâun ensemble de biens exploitables constituant une branche dâactivitĂ©, permettant Ă la sociĂ©tĂ© dâexploiter une activitĂ© dĂ©jĂ existante. Il peut bĂ©nĂ©ficier dâun rĂ©gime dĂ©rogatoire dâapport partiel dâactifs, prĂ©vu Ă lâart L236-6-1 du code de commerce. AUTEUR (date) : « Apport de branche dâactivitĂ© comme ensemble de biens exploitables ».
RĂ©gime juridique applicable aux apports en nature : EncadrĂ© par le droit français, notamment par lâobligation dâĂ©valuation des biens apportĂ©s, la nĂ©cessitĂ© dâun rapport dâĂ©valuation par un commissaire aux apports, et la fixation de leur valeur pour la dĂ©termination du montant du capital social. La nullitĂ© de lâaugmentation de capital peut ĂȘtre prononcĂ©e en cas de non-respect de ces rĂšgles. AUTEUR (date) : « RĂ©gime juridique applicable aux apports en nature ».
Lâapport en nature concerne des biens autres que de lâargent, tels que des biens mobiliers ou immobiliers, qui doivent ĂȘtre Ă©valuĂ©s prĂ©cisĂ©ment pour Ă©viter toute contestation (voir section 9). Lorsquâil sâagit dâun ensemble de biens exploitables permettant dâexploiter une activitĂ©, il sâagit dâun apport de branche dâactivitĂ©, qui peut bĂ©nĂ©ficier dâun rĂ©gime dĂ©rogatoire prĂ©vu Ă lâart L236-6-1 du code de commerce.
La particularitĂ© de lâapport de branche dâactivitĂ© rĂ©side dans la possibilitĂ© dâapporter un ensemble de biens exploitables, ce qui peut ouvrir droit Ă un rĂ©gime fiscal de faveur, notamment celui des scissions, si le passif correspondant est Ă©galement apportĂ©.
Le rĂ©gime juridique des apports en nature impose une Ă©valuation rigoureuse par un commissaire aux apports, dont le rapport doit ĂȘtre annexĂ© au projet dâaugmentation de capital. La valeur de lâapport doit ĂȘtre fixĂ©e avec prĂ©cision, faute de quoi la nullitĂ© de lâopĂ©ration peut ĂȘtre prononcĂ©e (voir section 9). La jurisprudence a Ă©galement prĂ©cisĂ© que lâĂ©valuation doit respecter la rĂ©alitĂ© Ă©conomique des biens apportĂ©s.
En cas de non-respect des rĂšgles dâĂ©valuation ou dâĂ©valuation erronĂ©e, la nullitĂ© de lâaugmentation de capital peut ĂȘtre prononcĂ©e, et la sociĂ©tĂ© peut ĂȘtre tenue responsable. La rĂšgle de lâintangibilitĂ© du capital social interdit la souscription dâactions ou parts sociales pour un montant infĂ©rieur Ă leur valeur nominale, notamment en cas dâapport en nature.
La distinction entre apport en nature et apport en numĂ©raire est fondamentale : lâapport en nature ne constitue pas une vente, car il nây a pas de transfert de propriĂ©tĂ© immĂ©diat des biens au moment de lâapport, mais une crĂ©ation ou une augmentation de parts sociales ou actions dans le patrimoine de la sociĂ©tĂ©.
Lâapport en nature consiste en lâintĂ©gration de biens autres que de lâargent dans la sociĂ©tĂ©, soumis Ă une Ă©valuation rigoureuse par un commissaire aux apports, afin dâassurer la transparence et la sĂ©curitĂ© juridique de lâopĂ©ration.
LâĂ©valuation prĂ©cise des biens apportĂ©s en nature, rĂ©alisĂ©e par un commissaire aux apports, est essentielle pour assurer la lĂ©gitimitĂ© et la conformitĂ© de lâaugmentation de capital, en Ă©vitant notamment la crĂ©ation dâun capital fictif ou sous-Ă©valuĂ©.
Une Ă©valuation prĂ©cise et conforme des apports est essentielle pour assurer la lĂ©gitimitĂ© de lâaugmentation de capital, prĂ©venir les risques de nullitĂ© et protĂ©ger la stabilitĂ© financiĂšre de la sociĂ©tĂ©.
Apport de dettes : OpĂ©ration par laquelle un associĂ© ou un tiers transmet Ă la sociĂ©tĂ© une crĂ©ance ou une obligation de dette, en Ă©change de parts sociales ou dâactions. Selon AUTEUR (date), cet apport peut renforcer la structure financiĂšre de la sociĂ©tĂ© en lui transfĂ©rant des passifs ou des crĂ©ances, modifiant ainsi la valeur de lâaction ou des parts sociales.
Impact de lâapport de passif sur la valeur des actions : Lorsquâun passif est apportĂ© Ă la sociĂ©tĂ©, cela peut rĂ©duire la valeur des actions ou parts sociales existantes, car la sociĂ©tĂ© hĂ©rite dâobligations ou de dettes qui diminuent sa valeur nette. AUTEUR (date) souligne que cet apport peut entraĂźner une baisse de la valeur des titres, sauf si un rĂ©gime fiscal favorable sâapplique.
RĂ©gime fiscal favorable en cas dâapport partiel dâactifs incluant passif : Dispositif permettant dâeffectuer un apport partiel dâactifs, y compris passif, avec une neutralitĂ© fiscale, notamment en Ă©vitant la taxation immĂ©diate des plus-values. Ce rĂ©gime, prĂ©vu Ă lâarticle L236-6-1 du code de commerce, favorise la transmission de certains actifs et passifs sans alourdissement fiscal immĂ©diat, sous conditions strictes.
Lâapport de dettes ou passifs Ă la sociĂ©tĂ© peut rĂ©duire la valeur des actions ou parts sociales, mais un rĂ©gime fiscal spĂ©cifique permet de rĂ©aliser ces opĂ©rations de maniĂšre neutre, favorisant la transmission dâactifs complexes tout en Ă©vitant une fiscalitĂ© immĂ©diate.
LâĂ©valuation des apports en nature, encadrĂ©e par une procĂ©dure stricte et par lâintervention dâun commissaire aux apports, garantit la sincĂ©ritĂ© et la rĂ©gularitĂ© de lâaugmentation de capital, protĂ©geant ainsi lâintĂ©rĂȘt social et les associĂ©s.
| CritÚre | Apport en numéraire | Augmentation à terme | Garantie au souscripteur |
|---|---|---|---|
| DĂ©finition | Contribution financiĂšre en liquide, propriĂ©tĂ© immĂ©diate | Ămission de titres (VMDAC, obligations) permettant une augmentation future | Engagement de la sociĂ©tĂ© ou vendeur Ă couvrir certains passifs post-souscription |
| Ăvaluation | ĂvaluĂ© au jour de lâapport, en pleine propriĂ©tĂ©, y compris devises Ă©trangĂšres | BasĂ©e sur la valeur des titres ou obligations, Ă la conversion ou Ă lâĂ©chĂ©ance | BasĂ©e sur la prime dâĂ©mission, limite Ă la valeur du capital social |
| RĂ©gime juridique | Apport en nature ou en numĂ©raire, Ă©valuation prĂ©cise, libĂ©ration | Autorisation prĂ©alable, clauses de conversion ou dâĂ©mission future | Clause contractuelle, protection du souscripteur contre passifs inconnus |
| Risques principaux | Evaluation incorrecte, apport en devise non Ă©valuĂ©e, nullitĂ© | Non respect des conditions dâĂ©mission, clauses de conversion non respectĂ©es | Passifs non dĂ©clarĂ©s, indemnisation insuffisante, limite Ă la prime dâĂ©mission |
| Objectif principal | Augmenter le capital social immédiatement | Planifier une augmentation future, financement à moyen/long terme | Protéger le souscripteur contre passifs post-souscription |
| Auteur / Référence | Notions clés / Concepts |
|---|---|
| PERROUX (date) | Apport en numĂ©raire doit ĂȘtre en pleine propriĂ©tĂ© |
| Cass. Com. 28 nov 2018 | Clause de garantie de passif, indemnisation limitĂ©e Ă la prime dâĂ©mission |
| Art L236-6-1 du Code de commerce | RĂ©gime dĂ©rogatoire dâapport partiel dâactifs |
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1. Quelle est la définition précise de l'apport en numéraire dans le contexte du droit des sociétés ?
2. Quelle est la date de l'arrĂȘt de la Cour de cassation relatif Ă la clause de garantie de passif mentionnĂ© dans le contenu?
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Apport en numĂ©raire â dĂ©finition ?
Contribution financiÚre en pleine propriété.
Augmentation Ă terme â mĂ©canisme ?
Planification dâune hausse future du capital.
Garantie au souscripteur â rĂŽle ?
ProtĂšge contre passifs post-souscription.
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