Revision sheet: Institutions administratives et organisation

Plan du Cours

  1. Notion d’institutions administratives
  2. Prérogatives de puissance publique
  3. Principes fondamentaux de l’Administration
  4. Déconcentration comme modalité de centralisation
  5. DĂ©centralisation comme modalitĂ© d’organisation administrative
  6. Subordination administrative : interne et externe
  7. Principes hiérarchique et de tutelle
  8. Institutions de direction et d’impulsion
  9. RÎle du Président de la République et des ministres
  10. Administrations de l’État dans le dĂ©partement et la rĂ©gion
  11. Fonction juridictionnelle et monopole étatique de la justice
  12. Organisation des juridictions ordinaires et dualisme juridictionnel

1. Notion d’institutions administratives

Notions clés & Définitions

  • Institutions politiques : Structures issues de l'organisation constitutionnelle des pouvoirs exĂ©cutif et lĂ©gislatif, permettant aux autoritĂ©s politiques de disposer des moyens pour gouverner et exercer la politique au sein de l'État.
  • Notion de personne morale : CapacitĂ© reconnue Ă  une entitĂ©, qu'elle soit de droit public ou privĂ©, de disposer d'un patrimoine propre, d'une autonomie financiĂšre et d'agents agissant en son nom, lui permettant d'ĂȘtre identifiĂ©e comme sujet de droits.
  • Institutions administratives : La dĂ©finition nĂ©gative des institutions administratives A.
  • Cette notion : Cette notion d’adm va revĂȘtir un double sens, Ă  la fois fonctionnel et organique.

Points essentiels

  • Les institutions administratives se dĂ©finissent par opposition aux institutions politiques, bien que les deux relĂšvent des institutions publiques.
  • Les institutions politiques dĂ©coulent de l'organisation constitutionnelle des pouvoirs exĂ©cutif et lĂ©gislatif et permettent aux autoritĂ©s politiques de disposer des moyens pour exercer la politique.
  • Les institutions administratives relĂšvent du droit administratif et de la science administrative et sont distinctes des institutions politiques.
  • Notre adm pb fr (fonctionnelle) assure au quotidien la gestion des affaires dites ‘publiques’, qu’on appelle res publica, dans des domaines aussi variĂ©s que l'Ă©ducation, la santĂ©, la justice, la police, les transports
 De par ses fonctions, elle est omniprĂ©sente dans notre vie quotidienne. Cette finalitĂ© (satisfaction de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral) constitue le socle commun de toutes les activitĂ©s qui vont ĂȘtre mises en Ɠuvre par l’adm et c’est aussi cette finalitĂ© (d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral) qui justifie que ces activitĂ©s ne relĂšvent pas du droit pv. Autrement dit c’est le lien essentiel qu’il va y avoir entre notre matiĂšre (institutions adm) et le droit adm (L2). La seconde approche de l’adm publique est organique ou institutionnelle. Dans son sens organique, l’adm se compose de l’E des institutions (organes) qui effectuent l’action administrative. C’est la raison pour laquelle on prĂ©fĂšre parler d'institutions adm puisque cette notion d’instit adm permet aussi d’envisager l’adm sous un angle organique, cad en faisant rĂ©fĂ©rence Ă  l’E des personnes et des structures qui mettent en Ɠuvre l’action adm. Dans cette conception organique de l’adm, on s'intĂ©resse aux institutions, cad Ă  l'E des structures adm. Ce terme d’instit a Ă©tĂ© employĂ© par le doyen Maurice HAURIOU (grand juriste) qui distinguait les institutions-personnes des institutions-choses. Il rattachait aux IP l’E des structures des

À retenir

La compréhension des institutions administratives repose sur leur distinction fondamentale avec les institutions politiques, toutes deux constituant les institutions publiques.

2. Prérogatives de puissance publique

Notions clés & Définitions

  • PrĂ©rogatives de puissance publique : Pouvoirs exorbitants du droit commun attribuĂ©s aux institutions administratives, leur permettant d’imposer des obligations unilatĂ©rales aux administrĂ©s et de recourir Ă  la force lĂ©gitime pour assurer l’exĂ©cution de leurs dĂ©cisions dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
  • Personnes morales : Groupements reconnus comme sujets de droit, qui acquiĂšrent une personnalitĂ© juridique leur confĂ©rant une unitĂ©, une permanence, un patrimoine propre et une autonomie financiĂšre.
  • Personne publique : couramment appelĂ©es les autoritĂ©s adm. Il y a 5 caractĂ©ristiques en ce qui concerne les autoritĂ©s adm : - ce sont des personnes physiques (contrairement aux perso mo de droit pb) - nos autoritĂ©s adm disposent d’un pouvoir de dĂ©cision (c’est pq on parle d’autoritĂ©s adm) → elles ont la compĂ©tence ju pour adopter au quotidien des actes adm qui leur servent Ă  mettre en oeuvre l’action adm et qui s’imposent Ă  nous, administrĂ©s - ces autoritĂ©s adm reprĂ©sentent et engagent la personne publique : ces autoritĂ©s adm, ces personnes physiques, n’agissent jamais en leur nom personnel, elles agissent toujours pour le compte de la perso mo de droit pb (en son nom, elles la reprĂ©sentent) → elles engagent la responsabilitĂ© de la personne publique en cas de 10 manquement (ex : lorsqu’un maire prend un arrĂȘtĂ© municipal (= acte adm) et qu’on souhaite le contester, c’est la commune qui sera engagĂ©e juridiquement et non le maire en tant que personne pv) - elles peuvent ĂȘtre soit Ă©lues soit nommĂ©es - elles exercent leurs compĂ©tences dans un cadre ju qui est dĂ©fini : chq autoritĂ©s adm disposent de compĂ©tences strictement dĂ©finies qui vont ĂȘtre dĂ©terminĂ©es par la loi ou le gvt (ex : toutes les compĂ©tences du maire sont dĂ©finies par loi ou gvt) Qui sont les autoritĂ©s adm, on distingue pls niveaux : - au niveau national : l’Etat est reprĂ©sentĂ© par le chef de l’Etat (prĂ©sident Repq qui a une double

Points essentiels

  • Les institutions administratives disposent de prĂ©rogatives de puissance publique qui leur confĂšrent des pouvoirs spĂ©cifiques pour agir dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.
  • Ces prĂ©rogatives permettent Ă  l’administration d’imposer des dĂ©cisions unilatĂ©rales aux administrĂ©s, ce qui distingue l’administration des simples personnes privĂ©es.
  • Administration 8 L’Adm comprend principalement des personnes morales de droit pb (intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral) par opposition Ă  des personnes morales de droit privĂ© (prise en charge de droits particuliers), mais pas seulement. En effet des personnes morales de droit privĂ© peuvent ĂȘtre en charge d’une mission de service pb, pour ce faire ces personnes pv vont recevoir une habilitation lĂ©gislative et vont ĂȘtre contrĂŽlĂ©es par la personne pb : ces personnes pv sous habilitation sont trĂšs nombreuses (ex : fĂ©dĂ©rations fr de sport). L’Adm au sens large recouvre des personnes morales de droit pb et pv gĂ©rant une mission de service public, en revanche lorsque l’on parle d’institutions adm on se limite gĂ©nĂ©ralement aux seules personnes morales de droit pb. Ainsi entendu, les institutions adm correspondent Ă  une notion bcp - large que l’Adm. Il convient ainsi de dĂ©finir la notion de personne morale de droit public. i. La notion de personne morale de droit public Une personne morale est une construction juridique visant Ă  prendre en charge les intĂ©rĂȘts d’un collectif, on parle de construction ju car il s’agit d’une entitĂ© ju qui est formĂ©e par un groupement d’individus qui possĂšdent une personnalitĂ© ju autonome. L’attribution de la personnalitĂ© ju entraĂźne la capacitĂ© Ă  agir mais dans les limites de l’objet du groupement : c’est le principe de spĂ©cialitĂ©. La personne morale doit donc limiter son
  • Notre adm pb fr (fonctionnelle) assure au quotidien la gestion des affaires dites ‘publiques’, qu’on appelle res publica, dans des domaines aussi variĂ©s que l'Ă©ducation, la santĂ©, la justice, la police, les transports
 De par ses fonctions, elle est omniprĂ©sente dans notre vie quotidienne. Cette finalitĂ© (satisfaction de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral) constitue le socle commun de toutes les activitĂ©s qui vont ĂȘtre mises en Ɠuvre par l’adm et c’est aussi cette finalitĂ© (d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral) qui justifie que ces activitĂ©s ne relĂšvent pas du droit pv. Autrement dit c’est le lien essentiel qu’il va y avoir entre notre matiĂšre (institutions adm) et le droit adm (L2). La seconde approche de l’adm publique est organique ou institutionnelle. Dans son sens organique, l’adm se compose de l’E des institutions (organes) qui effectuent l’action administrative. C’est la raison pour laquelle on prĂ©fĂšre parler d'institutions adm puisque cette notion d’instit adm permet aussi d’envisager l’adm sous un angle organique, cad en faisant rĂ©fĂ©rence Ă  l’E des personnes et des structures qui mettent en Ɠuvre l’action adm. Dans cette conception organique de l’adm, on s'intĂ©resse aux institutions, cad Ă  l'E des structures adm. Ce terme d’instit a Ă©tĂ© employĂ© par le doyen Maurice HAURIOU (grand juriste) qui distinguait les institutions-personnes des institutions-choses. Il rattachait aux IP l’E des structures des

À retenir

Les institutions administratives disposent de prĂ©rogatives de puissance publique qui leur confĂšrent des pouvoirs spĂ©cifiques pour agir dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

3. Principes fondamentaux de l’Administration

Notions clés & Définitions

  • La police adm : ActivitĂ© de l'administration visant Ă  assurer le respect de l'ordre public, exercĂ©e par des autoritĂ©s administratives rĂ©gies par des rĂšgles de droit public.

Points essentiels

  • Le principe de lĂ©galitĂ© impose Ă  l’administration d’agir conformĂ©ment aux normes juridiques supĂ©rieures.
  • Le principe d’égalitĂ© garantit que l’administration traite de maniĂšre Ă©gale les personnes placĂ©es dans des situations similaires.

À retenir

La police administrative est une activitĂ© de l’administration visant Ă  assurer l’ordre public, reposant sur des prĂ©rogatives exceptionnelles pour prĂ©venir les troubles.

4. Déconcentration comme modalité de centralisation

Notions clés & Définitions

  • La dĂ©concentration : Une modalitĂ© de la centralisation /!\ la dĂ©concentration est une modalitĂ© ou un relai de la centralisation : on va crĂ©er un niveau supplĂ©mentaire d’adm mais au sein d’une mĂȘme perso mo de droit pb, en l'occurrence de l’Etat.
  • Territoriale : Relatif Ă  l’organisation administrative qui s’exerce sur un territoire donnĂ©, notamment par des services reprĂ©sentant l’État dans des circonscriptions locales.
  • Le principe de centralisation : Organisation de l’État unitaire caractĂ©risĂ©e par l’unitĂ© de dĂ©cision politique et administrative, oĂč toutes les autoritĂ©s administratives relĂšvent d’une seule autoritĂ© centrale.
  • Etat central : Capital Etat dĂ©concentrĂ© : capital se diffuse localement pour se rapprocher des citoyens les rĂ©former dans leur systĂšme juridique.

Points essentiels

  • La dĂ©concentration vise Ă  rapprocher l’administration des citoyens tout en maintenant la centralisation du pouvoir.
  • La dĂ©concentration est une modalitĂ© d’organisation administrative qui consiste Ă  transfĂ©rer des compĂ©tences au sein de l’administration centrale vers des agents locaux, sans transfert de personnalitĂ© juridique.

À retenir

La dĂ©concentration vise Ă  rapprocher l’administration des citoyens tout en maintenant la centralisation du pouvoir.

5. DĂ©centralisation comme modalitĂ© d’organisation administrative

Notions clés & Définitions

  • L’Etat : /!\ l’une et l’autre des ces modalitĂ©s consistent en la dĂ©lĂ©gation du pvr adm Ă  des antennes prĂ©sentent sur place dans diffĂ©rents pĂŽles locaux (
  • Fonction : L’ensemble des organes et activitĂ©s qui mettent en Ɠuvre l’action administrative pour satisfaire les besoins d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

Points essentiels

  • La dĂ©centralisation consiste Ă  transfĂ©rer des compĂ©tences administratives Ă  des entitĂ©s dotĂ©es de la personnalitĂ© juridique distincte de l’État, notamment les collectivitĂ©s territoriales.
  • Les collectivitĂ©s territoriales disposent d’une autonomie administrative et financiĂšre pour gĂ©rer leurs affaires locales.
  • La dĂ©centralisation marque une organisation administrative fondĂ©e sur la pluralitĂ© des autoritĂ©s administratives et la reconnaissance de leur autonomie.

À retenir

La dĂ©centralisation consiste Ă  transfĂ©rer des compĂ©tences administratives Ă  des entitĂ©s dotĂ©es de la personnalitĂ© juridique distincte de l’État, notamment les collectivitĂ©s territoriales.

6. Subordination administrative : interne et externe

Notions clés & Définitions

  • Subordination externe : La relation par laquelle l’administration est soumise Ă  une autoritĂ© politique supĂ©rieure qui encadre et contrĂŽle son action, notamment par le pouvoir hiĂ©rarchique exercĂ© par des autoritĂ©s centrales sur des autoritĂ©s dĂ©concentrĂ©es.
  • Subordination interne : Les relations hiĂ©rarchiques au sein mĂȘme de l’administration, oĂč les agents sont soumis Ă  une autoritĂ© supĂ©rieure qui exerce un pouvoir d’instruction et de contrĂŽle sur leurs actions.

Points essentiels

  • La subordination implique que l’administration ne peut agir librement mais doit respecter les instructions et le cadre fixĂ© par l’autoritĂ© supĂ©rieure.
  • La subordination administrative externe dĂ©signe la soumission de l’administration Ă  une autoritĂ© politique supĂ©rieure qui encadre son action.
  • En effet, sans la dĂ©centralisation il n’existe plus de lien hiĂ©rarchique entre l’etat et les coll terri ou les Ă©tablissement pb puisque les coll terri et les Ă©tablissements pb sont des perso mo de les effets d’un acte adm doivent ĂȘtre subordonnĂ©es Ă  l’accord de l'autoritĂ© de tutelle - le pouvoir de substitution d’action : permet aux reprĂ©sentants de l’Etat d’agir en lieu et place des coll terri lorsqu’il y a carence de leur part Le contrĂŽle de tutelle est toujours exercĂ© par une perso mo sur une autre perso mo de droit pb, il traduit donc des relations entre ces 2 perso mo trĂšs diffĂ©rentes alors que le pouvoir hiĂ©rarchique s'exerce au sein mĂȘme d’une seule perso mo.

À retenir

La subordination implique que l’administration ne peut agir librement mais doit respecter les instructions et le cadre fixĂ© par l’autoritĂ© supĂ©rieure.

7. Principes hiérarchique et de tutelle

Notions clés & Définitions

  • Principe hiĂ©rarchique : Organisation des relations de subordination interne Ă  l’administration, qui Ă©tablit un lien de commandement entre autoritĂ©s supĂ©rieures et agents subordonnĂ©s, assurant l’unitĂ© de commandement et la coordination des actions administratives.
  • Pouvoir hiĂ©rarchique : Pouvoir d’organisation interne permettant Ă  une autoritĂ© administrative supĂ©rieure d’exercer un contrĂŽle, une direction et une coordination sur ses subordonnĂ©s au sein de la mĂȘme personne morale.
  • Principe de tutelle : Le principe de tutelle Ce principe se trouve dans le cadre de la dĂ©centralisation.

Points essentiels

  • Le principe hiĂ©rarchique organise les relations de subordination entre agents et autoritĂ©s au sein de l’administration.
  • Le principe de tutelle concerne le contrĂŽle exercĂ© par l’État sur les collectivitĂ©s territoriales ou autres organismes dĂ©centralisĂ©s.
  • La tutelle administrative permet Ă  l’État de garantir la lĂ©galitĂ© et la conformitĂ© des actes des collectivitĂ©s territoriales.
  • Le principe hiĂ©rarchique assure l’unitĂ© de commandement et la coordination des actions administratives.
  • C’est le juge adm qui dĂ©termine si l’acte est illĂ©gal ou non - le pouvoir d’approbation : dans certaines circonstances seulement, les effets d’un acte adm doivent ĂȘtre subordonnĂ©es Ă  l’accord de l'autoritĂ© de tutelle - le pouvoir de substitution d’action : permet aux reprĂ©sentants de l’Etat d’agir en lieu et place des coll terri lorsqu’il y a carence de leur part Le contrĂŽle de tutelle est toujours exercĂ© par une perso mo sur une autre perso mo de droit pb, il traduit donc des relations entre ces 2 perso mo trĂšs diffĂ©rentes alors que le pouvoir hiĂ©rarchique s'exerce au sein mĂȘme d’une seule perso mo.

À retenir

Le principe hiĂ©rarchique organise les relations de subordination entre agents et autoritĂ©s au sein de l’administration.

8. Institutions de direction et d’impulsion

Notions clés & Définitions

  • Institutions de direction : Organes qui dĂ©finissent les politiques publiques et orientent l’action administrative au plus haut niveau, assurant la cohĂ©rence et la continuitĂ© de l’action administrative.
  • Conseil d’État : À la fois juge de l’adm.
  • Direction et d’impulsion : Fonctions exercĂ©es par les autoritĂ©s administratives centrales qui dĂ©finissent les grandes orientations de l’action publique et participent Ă  la conception et Ă  la coordination des politiques publiques.
  • Perso mo de droit : Donc l’adm est avant tout une perso mo de droit pb.

Points essentiels

  • Les institutions de direction dĂ©finissent les politiques publiques et orientent l’action administrative.
  • Les institutions d’impulsion participent Ă  la conception et Ă  la coordination des politiques publiques.
  • Ces institutions assurent la cohĂ©rence et la continuitĂ© de l’action administrative au plus haut niveau.
  • Notre adm pb fr (fonctionnelle) assure au quotidien la gestion des affaires dites ‘publiques’, qu’on appelle res publica, dans des domaines aussi variĂ©s que l'Ă©ducation, la santĂ©, la justice, la police, les transports
 De par ses fonctions, elle est omniprĂ©sente dans notre vie quotidienne. Cette finalitĂ© (satisfaction de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral) constitue le socle commun de toutes les activitĂ©s qui vont ĂȘtre mises en Ɠuvre par l’adm et c’est aussi cette finalitĂ© (d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral) qui justifie que ces activitĂ©s ne relĂšvent pas du droit pv. Autrement dit c’est le lien essentiel qu’il va y avoir entre notre matiĂšre (institutions adm) et le droit adm (L2). La seconde approche de l’adm publique est organique ou institutionnelle. Dans son sens organique, l’adm se compose de l’E des institutions (organes) qui effectuent l’action administrative. C’est la raison pour laquelle on prĂ©fĂšre parler d'institutions adm puisque cette notion d’instit adm permet aussi d’envisager l’adm sous un angle organique, cad en faisant rĂ©fĂ©rence Ă  l’E des personnes et des structures qui mettent en Ɠuvre l’action adm. Dans cette conception organique de l’adm, on s'intĂ©resse aux institutions, cad Ă  l'E des structures adm. Ce terme d’instit a Ă©tĂ© employĂ© par le doyen Maurice HAURIOU (grand juriste) qui distinguait les institutions-personnes des institutions-choses. Il rattachait aux IP l’E des structures des
  • L’Adm au sens organique se dĂ©finit de façon trĂšs large comme l’ensemble des personnes pb et autoritĂ©s administratives qui, sous l’impulsion gĂ©nĂ©rale des pvr politiques, assurent les multiples interventions de l'Etat moderne dans la vie sociale (le pvr po dĂ©cide, l’adm execute).

À retenir

Les institutions de direction dĂ©finissent les politiques publiques et orientent l’action administrative.

9. RÎle du Président de la République et des ministres

Notions clés & Définitions

  • Comme le prĂ©sident : En tant qu’autoritĂ© adm, il dispose d’un pvr rĂ©glementaire comme le prĂ©sident de la Repq.
  • PrĂ©sident de la RĂ©publique : Le PrĂ©sident de la RĂ©publique Il est Ă  la fois une autoritĂ© po et adm.
  • Ministres : Il existe en France pls types de ministres : - les ministres d’Etat : les plus importants, Ă  leur tĂȘte sont nommĂ©es des personnes que l'on souhaite remercier pour leur fidĂ©litĂ© mais aussi pour dĂ©montrer toute l’importance de la matiĂšre concernĂ©e (ministre de la justice) - les ministres : sont Ă  la tĂȘte d’un dĂ©partement ministĂ©riel, participent tous les mercredis au conseil des ministres - les ministres dĂ©lĂ©guĂ©s : ne sont pas Ă  la tĂȘte d’un ministĂšre mais sont chargĂ©s de certains aspects spĂ©cifiques - les secrĂ©taires d’Etat : gĂšrent le dĂ©partement ministĂ©riel Nos ministres ont des attributions Ă  la fois po et adm.
  • Pouvoir exĂ©cutif : Va confĂ©rer Ă  l’adm ce qu’on appelle des prĂ©rogatives de puissances pb pour parvenir Ă  assurer sa mission.

Points essentiels

  • Le PrĂ©sident de la RĂ©publique est le chef de l’État, dĂ©tient un pouvoir rĂ©glementaire national, nomme le Premier ministre et les ministres, peut prĂ©sider le Conseil des ministres, et influence la direction de l’administration.
  • Les ministres dirigent les ministĂšres, sont responsables de la mise en Ɠuvre des politiques publiques, et disposent d’un pouvoir rĂ©glementaire dans leur domaine de compĂ©tence.
  • Les ministres Comme le prĂ©sident et le 1M, les ministres sont Ă  la fois des autoritĂ©s po et adm.

À retenir

Le PrĂ©sident de la RĂ©publique est le chef de l’État, dĂ©tient un pouvoir rĂ©glementaire national, nomme le Premier ministre et les ministres, peut prĂ©sider le Conseil des ministres, et influence la direction de l’administration.

10. Administrations de l’État dans le dĂ©partement et la rĂ©gion

Notions clés & Définitions

Points essentiels

  • Les administrations de l’État dans le dĂ©partement assurent la mise en Ɠuvre des politiques publiques au niveau local.
  • Les administrations rĂ©gionales coordonnent les actions de l’État sur le territoire rĂ©gional et participent au dĂ©veloppement rĂ©gional.
  • Le dĂ©partement et la rĂ©gion sont des circonscriptions administratives distinctes avec des compĂ©tences spĂ©cifiques.
  • Ces administrations dĂ©concentrĂ©es reprĂ©sentent l’État et assurent la continuitĂ© de l’action publique sur le territoire.
  • Ces 2 lois vont venir dĂ©couper le territoire national en dĂ©partements. Auj le terri est dĂ©coupĂ© en 101 dĂ©partements, il y en a 5 en outre-mer et 96 en mĂ©tropole. Jusque dans une pĂ©riode rĂ©cente, c’est surtout dans le dĂ©p que l'Etat dĂ©concentrait ses services. De ce fait le dep est la circonscription dĂ©concentration principale. Auj, la situation a Ă©voluĂ© puisque le dep a perdu son statut au profit de la rĂ©gion. I. Les services de l’Etat dans le dĂ©partement Ces services sont pour la plupart d’entre eux nommĂ©s “direction dĂ©partementale”. Jusqu’en 2009, chaque ministĂšre avait sa propre direction dep. Toutefois depuis un dĂ©cret du 03/12/2009 les directions dep ont Ă©tĂ© rebaptisĂ©es en “directions dep inter-ministĂ©rielles”, ces 26 DDIM sont placĂ©es sous l’autoritĂ© directe du prĂ©fet de dep. Auj chq dep mĂ©tropolitain comprend 3 DDIM : - une direction dĂ©partementale des territoires, ou alors une direction des territoires et de la mer si le dep possĂšde une façade maritime - une direction de la cohĂ©sion sociale - une direction de la protection des populations Dans les dep de moins de 400 000 habitants, ou sur certains terri en raison d’un jeu particulier, avec des pbtiques spĂ©cifiques, les compĂ©tences de la direction de la cohesion soc et de la direction de la protection de la pop peuvent ĂȘtre fusionnĂ©es dans une direction dep de la cohĂ©sion soc et de la protection de la pop. En 2025, on

À retenir

Les administrations dĂ©concentrĂ©es jouent un rĂŽle clĂ© dans la territorialisation de l’action de l’État en assurant la mise en Ɠuvre locale des politiques publiques et la coordination rĂ©gionale, garantissant ainsi la continuitĂ© et la cohĂ©rence de l’action publique sur les territoires.

11. Fonction juridictionnelle et monopole étatique de la justice

Notions clés & Définitions

  • Fonction juridictionnelle : Fonction essentielle de l'État qui consiste Ă  trancher les litiges et Ă  dire le droit, distincte des fonctions lĂ©gislative et exĂ©cutive.
  • Monopole Ă©tatique de la justice : Pouvoir exclusif reconnu Ă  l'État de rendre la justice, construit historiquement pour garantir l'impartialitĂ©, la lĂ©gitimitĂ© du pouvoir judiciaire et assurer l'ordre et la paix sociale.
  • Cette fonction : Cette fonction consultative est assurĂ©e par la section spĂ©ciale du rapport et des Ă©tudes du CE.

Points essentiels

  • La fonction juridictionnelle est une des fonctions essentielles de l'État, aux cĂŽtĂ©s des fonctions lĂ©gislative et exĂ©cutive.
  • L'État dĂ©tient le monopole de la justice, garantissant l'impartialitĂ© et la lĂ©gitimitĂ© du pouvoir judiciaire.
  • Ce monopole s’est construit historiquement et repose sur la reconnaissance d’un tiers impartial chargĂ© d’interprĂ©ter et d’appliquer les rĂšgles de droit.
  • L’État est responsable des dysfonctionnements de la justice en raison de ce monopole.

À retenir

La fonction juridictionnelle est une des fonctions essentielles de l'État, aux cĂŽtĂ©s des fonctions lĂ©gislative et exĂ©cutive.

12. Organisation des juridictions ordinaires et dualisme juridictionnel

Notions clés & Définitions

  • Avantage : BĂ©nĂ©fice ou intĂ©rĂȘt particulier rĂ©sultant d'une situation ou d'une organisation, ici en lien avec la structure juridictionnelle.
  • Dualisme juridictionnel : Organisation du systĂšme judiciaire français caractĂ©risĂ©e par la coexistence de deux ordres de juridiction distincts : l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.
  • Juridictions ordinaires : Ensemble des tribunaux appartenant Ă  l’ordre judiciaire, compĂ©tents pour traiter les litiges civils et pĂ©naux.
  • Tribunal des conflits : Organe chargĂ© de rĂ©soudre les conflits de compĂ©tence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.

Points essentiels

  • Le systĂšme français est caractĂ©risĂ© par un dualisme juridictionnel distinguant l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.
  • Les juridictions ordinaires appartiennent Ă  l’ordre judiciaire et traitent les litiges civils et pĂ©naux.
  • Le tribunal des conflits est l’organe chargĂ© de rĂ©soudre les conflits de compĂ©tence entre les deux ordres juridictionnels.
  • Ce dualisme a une origine historique liĂ©e Ă  la sĂ©paration des pouvoirs et Ă  la spĂ©cificitĂ© des fonctions administratives.

À retenir

Le systĂšme français est caractĂ©risĂ© par un dualisme juridictionnel distinguant l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
2009Année de référence pour le cadre juridique
03/12/2009Date précise d'une réforme ou d'un événement juridique
2025Projection ou échéance future dans le contexte juridique

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison des modalités d'organisation administrative

ModalitéCaractéristiquesExemples
DĂ©concentrationTransfert de compĂ©tences au sein de l’État, sans transfert de personnalitĂ© juridiqueServices dĂ©concentrĂ©s dans une circonscription locale
DécentralisationTransfert de compétences à des entités dotées de personnalité juridique distincteCollectivités territoriales comme les régions ou départements

Fonctions et institutions de l'administration publique

FonctionInstitution ou organeRĂŽle
Direction et impulsionConseil d’État, autoritĂ©s centralesDĂ©finir politiques publiques, orienter l’action administrative
Gestion quotidienneOrganes administratifs locauxGérer les affaires publiques dans leur territoire

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre décentralisation et déconcentration
  2. Mélanger institutions politiques et administratives
  3. Confondre subordination interne et externe
  4. Oublier le monopole de la justice par l’État
  5. Confondre dualisme juridictionnel et organisation unitaire
  6. Ignorer la distinction entre fonctions législative, exécutive et juridictionnelle
  7. Confondre institutions de direction et d’impulsion avec d’autres organes administratifs

Checklist Examen

  1. Maßtriser la différence entre institutions politiques et administratives
  2. Comprendre le principe de lĂ©galitĂ© dans l’action administrative
  3. Savoir distinguer déconcentration et décentralisation
  4. ConnaĂźtre les principes de subordination interne et externe
  5. Identifier les institutions de direction et leur rĂŽle
  6. Expliquer la fonction juridictionnelle de l’État
  7. Distinguer dualisme et organisation unitaire du systĂšme judiciaire
  8. ConnaĂźtre le rĂŽle du tribunal des conflits
  9. Comprendre le monopole de la justice par l’État
  10. Savoir définir la police administrative et ses prérogatives

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1. Comment peut-on appliquer la notion d'institutions administratives dans l'organisation d'un service public ?

2. Quelle affirmation correspond au sujet « Prérogatives de puissance publique » ?

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Institutions administratives — dĂ©finition ?

Structures publiques distinctes des institutions politiques.

PrĂ©rogatives de puissance publique — rĂŽle ?

Pouvoirs permettant d'imposer des dĂ©cisions dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

Principes fondamentaux — lĂ©galitĂ© ?

Obligation pour l’administration d’agir conformĂ©ment au droit.

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