Champ d’application de l’IS : Ensemble des sociétés et organismes qui sont soumis à l’impôt sur les sociétés selon les règles en vigueur. Il délimite le périmètre dans lequel l’IS doit être appliqué.
Sociétés et organismes soumis à l’IS : Ce sont principalement les sociétés de capitaux (ex. SA, SAS, SARL sauf exceptions), les sociétés civiles exerçant une activité commerciale, ainsi que d’autres organismes publics ou privés exerçant une activité à but lucratif. La possibilité d’option pour l’IS existe pour certaines sociétés de personnes, sauf cas spécifiques (ex. SCM, GIE).
Territorialité de l’IS : Principe selon lequel seuls les résultats des entreprises exploitées en France sont soumis à l’impôt français. En cas d’activité hors de France, l’imposition dépend de l’existence ou non d’une convention fiscale bilatérale, et du critère d’établissement stable. La territorialité peut être dérogée par des règles spécifiques, notamment en cas d’implantation dans des pays à fiscalité privilégiée ou de transferts de bénéfices à l’étranger.
Le champ d’application de l’IS englobe principalement les sociétés de capitaux et certains organismes à but lucratif, tandis que la territorialité détermine si les résultats réalisés hors de France sont imposables en France, sous réserve des conventions bilatérales et des règles spécifiques.
Détermination du résultat imposable : Processus visant à ajuster le résultat comptable pour obtenir le montant sur lequel l’impôt sera calculé, en intégrant les produits imposables, charges déductibles, et gestion des plus ou moins-values (Grégoire Davrinche, Aguilo, 2026).
Résultat fiscal en France et à l’étranger : Résultat fiscal réalisé par une entreprise en France ou à l’étranger, qui peut faire l’objet d’une ventilation proportionnelle ou par comparaison, selon la localisation des résultats (voir section 8).
Produits imposables : Revenus ou gains qui doivent être intégrés dans le résultat fiscal pour le calcul de l’impôt, tels que les dividendes, titres d’OPCVM, cessions de brevets, etc. (voir section 9).
Charges déductibles : Dépenses ou pertes qui peuvent être soustraites du résultat comptable pour déterminer le résultat fiscal, incluant rémunérations, avantages en nature, jetons de présence, impôts, charges financières, etc. (voir section 10).
Gestion des plus ou moins-values : Opérations permettant de comptabiliser et d’imposer les gains ou pertes réalisés lors de la cession d’actifs, notamment titres de participation, immobilier, ou autres investissements, selon leur nature et durée de détention (voir section 11).
La détermination du résultat imposable implique d’ajuster le résultat comptable en intégrant uniquement les produits et charges qui remplissent les conditions de fiscalité, en excluant ceux qui sont exonérés ou non déductibles.
La ventilation des résultats fiscaux en France et à l’étranger doit respecter le principe que seuls les résultats liés à l’activité exercée en France sont soumis à l’impôt français, sauf dérogations ou conventions fiscales bilatérales.
La gestion des plus ou moins-values distingue plusieurs régimes selon la nature des titres ou actifs cédés, notamment titres de participation, titres de sociétés immobilières, ou titres de fonds de placement, avec des règles spécifiques pour leur imposition à court ou long terme.
La comptabilisation des produits tels que les dividendes, OPCVM, brevets, ou cessions, doit suivre des règles précises d’évaluation et de réintégration ou déduction, en tenant compte des régimes spécifiques et des ratios nexus.
La déductibilité des charges financières est plafonnée, et leur gestion doit respecter les règles de délimitation entre charges d’exploitation, exceptionnelles, et financières, notamment en cas d’abandons de créances ou de transferts de bénéfices.
La détermination du résultat imposable consiste à ajuster le résultat comptable en intégrant uniquement les produits imposables et charges déductibles, tout en gérant efficacement les plus ou moins-values selon leur nature et leur durée de détention.
Calcul de l’IS : Opération consistant à déterminer le montant de l’impôt sur les sociétés en multipliant le résultat imposable par le taux d’imposition applicable (voir aussi Taux d’imposition de l’IS).
Paiement de l’IS : Ensemble des démarches et versements effectués par la société pour acquitter l’impôt calculé, comprenant notamment le versement des acomptes et le solde final.
Taux d’imposition de l’IS : Pourcentage appliqué au résultat imposable afin de calculer le montant de l’impôt. Il varie selon le régime et la taille de l’entreprise, avec notamment un taux réduit à 15% pour les bénéfices jusqu’à 42 500€ (si conditions) et un taux normal à 25% (données 2021).
Le calcul de l’IS consiste à appliquer le taux d’imposition sur le résultat fiscal, tandis que le paiement s’organise via des acomptes et un solde, en tenant compte des crédits d’impôts et des régimes spécifiques.
Régime de l’intégration fiscale : Mécanisme de consolidation permettant à un groupe de sociétés de regrouper leurs résultats fiscaux afin de compenser bénéfices et déficits au sein du groupe, sous réserve d’une option spécifique (source : "Ce régime permet d’assurer une compensation entre les bénéfices et les déficits fiscaux réalisées par les sociétés membres du groupe").
Conditions d’application de l’intégration fiscale : Ensemble des critères à remplir pour pouvoir bénéficier de ce régime, notamment que les sociétés doivent être soumises à l’IS, avoir un régime réel, ouvrir et clore leurs exercices aux mêmes dates, et que la société mère doit détenir au moins 95% du capital des sociétés du groupe, sans être elle-même détenue à 95% ou plus par une autre société soumise à l’IS (source : "Les sociétés (mère et filiales) constituant le groupe intégré fiscalement doivent...").
Avantages de l’intégration fiscale : Principalement la possibilité de compenser les résultats bénéficiaires et déficitaires des sociétés membres, ce qui permet d’optimiser la charge fiscale globale du groupe, en évitant la taxation des bénéfices au niveau individuel et en consolidant les résultats pour l’impôt (source : "Ce régime permet d’assurer une compensation entre les bénéfices et les déficits fiscaux réalisées par les sociétés membres du groupe").
Le régime de l’intégration fiscale permet une gestion fiscale centralisée d’un groupe, en consolidant les résultats pour optimiser la charge d’impôt, sous réserve du respect strict des conditions d’éligibilité.
Sociétés concernées par l’IS
Sont soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) :
Territorialité de l’IS
Principe : Seuls les résultats des entreprises exploitées en France ou dont l’imposition est attribuée à la France sont soumis à l’IS.
Exercices hors de France et conventions fiscales
Seules les sociétés exerçant leur activité en France ou disposant d’un établissement permanent y sont imposables à l’IS, la convention fiscale bilatérale pouvant ajuster cette règle selon la localisation de l’activité et des résultats.
Sociétés de personnes : Sociétés caractérisées par une relation personnelle entre les associés, où la responsabilité des membres est souvent illimitée ou solidaire, et la gestion est généralement confiée aux associés eux-mêmes.
Sociétés de capitaux : Sociétés dont la structure repose principalement sur la détention de capitaux, avec une responsabilité limitée aux apports, et une gestion souvent séparée de la propriété.
Sociétés civiles : Sociétés à but non commercial, souvent immobilières ou professionnelles, qui exercent une activité civile. La société civile peut exercer une activité commerciale si elle devient passible de l’IS.
Sociétés commerciales : Sociétés ayant une activité commerciale, soumises à l’IS, telles que la SA, SAS, SARL, SCA, SCI exerçant une activité commerciale.
Nature juridique : La forme légale que prend une société, par exemple : Société en Nom Collectif (SNC), Société civile, Société Anonyme (SA), Société en Commandite par Actions (SCA), SARL, SCI, SCP, SCM.
Conditions d’éligibilité à l’IS : Critères permettant à une société d’être soumise à l’impôt sur les sociétés, notamment l’exercice d’une activité commerciale, la forme juridique, ou l’option pour l’IS (sociétés de personnes sauf SCM et GIE). La société civile exerçant une activité commerciale devient passible de l’IS.
Les sociétés de capitaux sont généralement soumises à l’IS de plein droit, tandis que les sociétés de personnes peuvent y opter, sauf exceptions. La nature juridique et l’activité exercée déterminent leur régime fiscal et leur éligibilité à l’IS.
Territorialité de l’IS : Principe selon lequel seuls les résultats des entreprises exploitées en France sont soumis à l’impôt français, ou ceux dont l’imposition est attribuée à la France. Seules les activités exercées en France ou les résultats liés à ces activités sont imposables en France (source : "Résultat fiscal Réalisé en France"). Lorsqu’une entreprise exerce son activité hors de France, elle échappe à l’IS français sauf si une convention fiscale bilatérale prévoit autrement (source : "Exercice d’une activité commerciale", "Existence d’une convention fiscale bilatérale"). La présence d’un établissement permanent ou d’un établissement stable, défini comme une installation fixe d’affaires par l’intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité, est un critère déterminant pour l’imposition des résultats étrangers (source : "Existence d’un établissement permanent et autonome").
Exercices en France et à l’étranger : La répartition des résultats entre la France et l’étranger dépend de la localisation de l’activité et du résultat fiscal. En l’absence de convention, seul le résultat réalisé en France est imposable. En présence d’une convention, l’imposition peut être répartie selon des critères tels que l’établissement stable ou la ventilation proportionnelle ou par comparaison (source : "Ventilation", "Exemple").
Conventions fiscales bilatérales : Accords entre deux États visant à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale. Elles précisent notamment le critère de l’établissement stable pour déterminer si un résultat étranger doit être imposé en France ou dans le pays d’origine. La convention peut prévoir l’imposition en France si une installation fixe d’affaires ou un établissement stable est reconnu dans le pays étranger, ou exonérer en France si le résultat est imposé dans le pays étranger (source : "Existence d’une convention fiscale bilatérale", "Critère de l’établissement stable"). La répartition des résultats peut s’effectuer par ventilation proportionnelle ou par comparaison (benchmark).
Seuls les résultats issus d’activités exercées en France ou liés à un établissement stable en France sont soumis à l’IS français ; en dehors de ce cadre, la fiscalité dépend des conventions bilatérales et des critères d’établissement stable.
Résultat fiscal en France : Il correspond au résultat imposable déterminé selon les règles françaises, en tenant compte des produits imposables, charges déductibles, et autres ajustements spécifiques à la fiscalité française (voir section 2).
Résultat fiscal à l’étranger : Il désigne le résultat imposable calculé selon les règles fiscales du pays où l’entreprise exerce ses activités hors de France. Ce résultat peut faire l’objet d’une exonération ou d’une imposition locale, selon la convention fiscale bilatérale ou la législation du pays (voir section 2).
Répartition des résultats : C’est la méthode utilisée pour ventiler ou répartir le résultat fiscal global d’une entreprise ou d’un groupe entre la France et l’étranger. La répartition peut se faire proportionnellement (clé) ou par comparaison (benchmark), en fonction de la localisation des résultats (voir section 2).
Produits imposables : Revenus ou gains qui doivent être intégrés dans le résultat fiscal d’une société pour déterminer l’impôt sur les sociétés (IS). Selon le contenu source, ils incluent notamment les dividendes, les titres d’OPCVM, et les plus-values sur cession de brevets.
Produits des filiales (régime « mère-fille ») : Exonération chez la société mère des distributions de dividendes par une filiale, sous condition de détention de 5% du capital, conservation pendant 2 ans, et forme nominative des titres. La réintégration d’une quote-part de 5% est prévue.
Titres d’OPCVM : Parts ou actions d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) évalués à leur valeur liquidative à la clôture de l’exercice. La fiscalité concerne les gains ou pertes sur écarts de valeur, avec réintégration en cas de perte latente.
Cession et concession de brevets : Imposées à un taux réduit de 15%, avec une assiette calculée selon le ratio nexus, qui correspond à la proportion de dépenses de R&D réalisées par le contribuable lui-même.
Les produits imposables regroupent principalement les dividendes, les gains sur titres d’OPCVM, et les plus-values sur brevets, avec des régimes spécifiques d’évaluation, d’exonération et de taxation pour favoriser certains investissements ou activités de recherche.
Les charges déductibles regroupent principalement les dépenses engagées dans le cadre de l’exploitation et de la gestion financière, sous réserve de plafonds et d’exceptions, afin de limiter la déduction des charges excessives ou non justifiées.
La fiscalité des plus-values et moins-values varie selon la nature des titres et leur durée de détention, avec des régimes spécifiques pour les titres de participation et immobiliers, permettant parfois une exonération ou une imposition à taux réduit.
(aucun date explicite dans le contenu fourni, cette section est omise)
| Thème | Points clés | Auteur / Référence |
|---|---|---|
| Champ d’application IS | Sociétés de capitaux, sociétés civiles exerçant une activité commerciale, organismes à but lucratif ; possibilité d’option pour certaines sociétés de personnes | — |
| Territorialité de l’IS | Résultats réalisés en France soumis à l’IS, sauf dérogations (conventions, établissement stable, pays à fiscalité privilégiée, transferts de bénéfices) | — |
| Détermination résultat imposable | Ajustement du résultat comptable avec produits imposables, charges déductibles, gestion des plus/moins-values ; ventilation France/étranger | Grégoire Davrinche, Aguilo, 2026 |
| Calcul et paiement IS | Résultat fiscal x taux d’imposition ; acomptes trimestriels, crédits d’impôt, taux variables selon la taille et la nature des plus-values | — |
| Régime de l’intégration fiscale | Consolidation des résultats de sociétés liées, détenir au moins 95% du capital, optimiser la charge fiscale globale | — |
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1. Quelle est la fonction principale du champ d’application de l’IS dans la fiscalité des entreprises ?
2. Quel organisme ou société est généralement soumis à l’impôt sur les sociétés selon la réglementation en vigueur ?
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Champ d’application IS
Sociétés de capitaux, organismes à but lucratif, option pour certaines sociétés de personnes
Champ d’application IS — définition?
Sociétés et organismes soumis à l’impôt.
Territorialité de l’IS
Résultats réalisés en France, sauf dérogations (conventions, établissement stable)
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