Revision sheet: Introduction au droit administratif

Plan du Cours

  1. Sources internes et internationales de la légalité administrative
  2. RÚgles constitutionnelles et contrÎle de constitutionnalité des lois et actes administratifs
  3. Pouvoir discrĂ©tionnaire et compĂ©tence liĂ©e de l’administration en pĂ©riode normale
  4. Encadrement législatif et constitutionnel des périodes exceptionnelles
  5. ÉlĂ©ments constitutifs de la responsabilitĂ© administrative : prĂ©judice, causalitĂ© et absence d’exonĂ©ration
  6. Responsabilité pour faute : faute lourde et simple selon les domaines et activités
  7. RĂ©gimes lĂ©gislatifs d’indemnisation et responsabilitĂ© pour faute
  8. ProcĂ©dure contentieuse administrative : saisine, dĂ©lai, requĂȘte et fondement juridique
  9. Fondements et conditions de la responsabilité sans faute en droit administratif
  10. Organisation et rîle du Conseil d’État dans la justice administrative
  11. RĂšgles du droit public international et leur application par le juge administratif
  12. Hiérarchie des normes en droit administratif : primauté de la Constitution et suprématie des conventions internationales

1. Sources internes et internationales de la légalité administrative

Notions clés & Définitions

  • Juge civil :

    • En principe, le juge civil doit poser une question prĂ©judicielle au juge administratif pour apprĂ©cier la Ă©galitĂ© d’un AAU afin de respecter la sĂ©paration des pouvoirs.
  • Juge pĂ©nal :

    • La loi permet au juge pĂ©nal d’interprĂ©ter les actes administratifs et d’en apprĂ©cier la Ă©galitĂ© lorsque cela est nĂ©cessaire Ă  la solution du procĂšs pĂ©nal (article111−5du Code pĂ©nal).
  • Droit de l’Union europĂ©enne : Le droit interne ne saurait remettre en cause la suprĂ©matie de la Constitution (CE 2001, Syndicat Nationale de l’Industrie Pharmaceutique ;

  • Principes GĂ©nĂ©raux du Droit International : Des normes internationales qui complĂštent les conventions internationales et contribuent Ă  harmoniser les rĂšgles entre États dans le cadre de la lĂ©galitĂ© administrative.

  • Sources de la lĂ©galitĂ© administrative : Sources de la lĂ©galitĂ© administrative sont de deux types : internes et internationales (ou externes)..

Points essentiels

  • En cas de contradiction entre lois internes et conventions internationales, l’arrĂȘt Nicolo du Conseil d’État (CE 1989) Ă©tablit la primautĂ© des conventions internationales.
  • L’administration doit agir uniquement sur la base d’une rĂšgle de droit existante, garantissant le respect de la lĂ©galitĂ© administrative.
  • Partie 1 – La LĂ©galitĂ© Administrative L’administration doit impĂ©rativement respecter la lĂ©galitĂ© administrative, ce qui signifie qu’elle ne peut agir que sur la base d’une rĂšgle de droit existante. Cette exigence est fondamentale pour la notion d’État de droit. Tout citoyen peut contester la Ă©galitĂ© des actes administratifs devant le juge administratif, qui peut les annuler s’ils sont jugĂ©s illĂ©gaux. L’administration est Ă©galement tenue de rĂ©parer les dommages qu’elle cause, que ce soit par sa faute ou non. Le juge administratif est une instance spĂ©cialisĂ©e chargĂ©e de contrĂŽler l’administration. Historiquement, la loi Ă©tait la principale source du droit administratif. Cependant, depuis une cinquantaine d’annĂ©es, on observe un dĂ©clin de son rĂŽle prĂ©dominant, concurrencĂ©e par les sources **constitutionnelles et conventionnelles (**traitĂ©s internationaux). Ainsi, la Ă©galitĂ© administrative englobe dĂ©sormais l’ensemble des rĂšgles juridiques qui encadrent l’action administrative.

À retenir

En cas de contradiction entre lois internes et conventions internationales, l’arrĂȘt Nicolo du Conseil d’État (CE 1989) Ă©tablit la primautĂ© des conventions internationales.

2. RÚgles constitutionnelles et contrÎle de constitutionnalité des lois et actes administratifs

Notions clés & Définitions

  • Lois ordinaires : Les lois ordinaires sont des normes lĂ©gislatives adoptĂ©es par le Parlement qui rĂ©gissent des matiĂšres courantes et sont soumises Ă  un contrĂŽle de constitutionnalitĂ© a posteriori facultatif.
  • Lois rĂ©fĂ©rendaires : Les lois rĂ©fĂ©rendaires sont des lois adoptĂ©es directement par le peuple par voie de rĂ©fĂ©rendum, exclues du contrĂŽle obligatoire par le Conseil constitutionnel.
  • Bloc de constitutionnalitĂ© : Le bloc de constitutionnalitĂ© regroupe l'ensemble des normes Ă  valeur constitutionnelle auxquelles les actes administratifs doivent se conformer, incluant la Constitution, la DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen, et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la RĂ©publique.
  • Écran lĂ©gislatif : L'Ă©cran lĂ©gislatif est un principe selon lequel le juge administratif ne peut pas contrĂŽler la constitutionnalitĂ© d'un acte administratif pris en application d'une loi, sauf si cet Ă©cran est rendu transparent par la Question Prioritaire de ConstitutionnalitĂ©.
  • Question Prioritaire de ConstitutionnalitĂ© (QPC) :
    • La **Question prioritaire de constitutionnalitĂ© (QPC),**introduite en 2008, permet un contrĂŽle a posteriori.

Points essentiels

  • Le juge administratif contrĂŽle la constitutionnalitĂ© des actes administratifs par rapport au bloc de constitutionnalitĂ©.
  • La Question Prioritaire de ConstitutionnalitĂ© (QPC) rend l'Ă©cran lĂ©gislatif inopĂ©rant, permettant de contester un acte administratif en invoquant l'inconstitutionnalitĂ© de la loi sur laquelle il se fonde.
  • Il n'existe pas de hiĂ©rarchie formelle entre conventions internationales ; en cas de conflit, le Conseil d'État cherche Ă  les concilier en se rĂ©fĂ©rant aux rĂšgles Ă  valeur constitutionnelle.
  • Titre 1 – Les sources de la lĂ©galitĂ© administrative Les sources de la lĂ©galitĂ© administrative sont de deux types : internes et internationales (ou externes)..
  • Sources internes: Proviennent de l’ordre juridique national et incluent :
  • La loi
  • Les rĂšgles Ă  valeur constitutionnelle
  • Les rĂšglements
  • La jurisprudence
  • Sources internationales: DĂ©coulent des conventions internationales, telles que :
  • Le Droit de l’Union europĂ©enne (visant Ă  l’harmonisation entre États membres)
  • Les Principes GĂ©nĂ©raux du Droit International En cas de contradiction entre les rĂšgles, notamment entre les lois internes et les conventions internationales, l’arrĂȘtNicolo du Conseil d’État (CE 1989) Ă©tablit que la convention internationale prime sur la loi interne. Cela est une application de la hiĂ©rarchie des normes, oĂč la norme supĂ©rieure est appliquĂ©e.
  • ‱ L’écranlĂ©gislatif : lorsqu’un acte administratif est pris en application d’une loi, le juge administratif ne peut pas contrĂŽler la constitutionnalitĂ© de cet acte si cela l’amĂšne Ă  se prononcer sur la constitutionnalitĂ© de la loi elle-mĂȘme.

À retenir

Saisir les mécanismes et limites du contrÎle de constitutionnalité dans le droit administratif, notamment l'impact de la QPC, est essentiel pour comprendre comment les actes administratifs sont soumis au respect des normes constitutionnelles.

3. Pouvoir discrĂ©tionnaire et compĂ©tence liĂ©e de l’administration en pĂ©riode normale

Notions clés & Définitions

  • Moyens de lĂ©galitĂ© externe : CatĂ©gorie de moyens de lĂ©galitĂ© portant sur l'aspect extĂ©rieur de l'acte administratif, incluant notamment l'incompĂ©tence de l'autoritĂ© administrative et les vices de procĂ©dure, qui sont vĂ©rifiĂ©s par le juge Ă  tout stade de la procĂ©dure.
  • Pouvoir discrĂ©tionnaire de l’administration : Pouvoir reconnu Ă  l'administration d'apprĂ©cier les circonstances et l'opportunitĂ© d'une mesure, notamment en matiĂšre de police administrative, sans ĂȘtre strictement liĂ©e par une rĂšgle de droit.
  • ContrĂŽle de proportionnalitĂ© : a) Le contrĂŽle de proportionnalitĂ©
  • Introduit en matiĂšre de police par CE 1933, Benjamin.
  • ContrĂŽle maximum : C) – Le contrĂŽle maximum Il existe deux techniques de contrĂŽle maximum : la proportionnalitĂ© et le bilan.

Points essentiels

  • Le contrĂŽle normal du juge porte sur la matĂ©rialitĂ© et la qualification des faits, refusant souvent de contrĂŽler les motifs de fait sauf erreur manifeste d'apprĂ©ciation.
  • L'erreur manifeste d'apprĂ©ciation sanctionne une erreur grossiĂšre dans l'apprĂ©ciation des faits, notamment dans des domaines techniques.
  • Le contrĂŽle maximum comprend le contrĂŽle de proportionnalitĂ©, qui vĂ©rifie si la mesure est nĂ©cessaire, adaptĂ©e et proportionnĂ©e, et le bilan, qui met en balance les avantages et inconvĂ©nients d'un projet.
  • ‱ En matiĂšre de police, il s’applique aux mesures nĂ©gatives, tandis que les mesures positives sont soumises Ă  un contrĂŽle de proportionnalitĂ©.
  • 1976, SAFER d’Auvergne c/ Bernette, le juge exerce un contrĂŽle normal de qualification juridique, vĂ©rifiant la gravitĂ© des faits reprochĂ©s.

À retenir

Le contrÎle normal du juge porte sur la matérialité et la qualification des faits, refusant souvent de contrÎler les motifs de fait sauf erreur manifeste d'appréciation.

4. Encadrement législatif et constitutionnel des périodes exceptionnelles

Notions clés & Définitions

  • La Constitution :

    • Le Premier ministre est le titulaire de principe du pouvoir rĂ©glementaire (art.
  • Urgence : L’exĂ©cution de la dĂ©cision doit risquer d’entraĂźner des consĂ©quences irrĂ©versibles.

Points essentiels

  • L’état d’urgence est rĂ©gi par la loi de 1955, refondue en 2015, et peut ĂȘtre dĂ©crĂ©tĂ© en cas de pĂ©ril imminent ou calamitĂ© publique.
  • Les pouvoirs de l’administration en pĂ©riode d’état d’urgence sont encadrĂ©s par des rĂšgles spĂ©cifiques, notamment en matiĂšre de police administrative.
  • Les mesures prises en pĂ©riode exceptionnelle doivent respecter les limites fixĂ©es par la Constitution et la loi, sous contrĂŽle du juge administratif.

À retenir

Les rĂšgles spĂ©cifiques encadrent strictement l’exercice des pouvoirs administratifs en pĂ©riode exceptionnelle, notamment en matiĂšre d’état d’urgence.

5. ÉlĂ©ments constitutifs de la responsabilitĂ© administrative : prĂ©judice, causalitĂ© et absence d’exonĂ©ration

Notions clés & Définitions

  • SpĂ©cial : Affecte une personne ou un groupe dĂ©terminĂ© de victimes (ex : voisins d’une canalisation rompue, ou habitations trĂšs proches d’une autoroute).
  • En matiĂšre contractuelle :
    • IllĂ©galitĂ© administrative empĂȘchant la conclusion d’un contrat : Si le candidat Ă©vincĂ© avait des chances sĂ©rieuses de conclure le contrat, il peut ĂȘtre indemnisĂ© des frais de l’offre et du manque Ă  gagner sur la base de la perte de chance (CE 2012, Monsieur
  • Anormal : ExcĂšde la norme et est souvent liĂ© Ă  sa gravitĂ©.
  • PrĂ©judice indemnisable : PrĂ©judice direct, certain et indemnisable, qui doit rĂ©sulter du fait gĂ©nĂ©rateur pour engager la responsabilitĂ©.

Points essentiels

  • Le prĂ©judice doit ĂȘtre indemnisable pour engager la responsabilitĂ© administrative.
  • La causalitĂ© entre le fait gĂ©nĂ©rateur et le dommage est prĂ©sumĂ©e selon la jurisprudence, facilitant la preuve pour la victime.
  • L’absence d’exonĂ©ration signifie que certaines causes ne libĂšrent pas l’administration de sa responsabilitĂ©.

À retenir

Le prĂ©judice doit ĂȘtre indemnisable pour engager la responsabilitĂ© administrative.

6. Responsabilité pour faute : faute lourde et simple selon les domaines et activités

Notions clés & Définitions

  • En raison de sa gravitĂ© : Conduite en Ă©tat d’ébriĂ©tĂ© pendant le service (CE 1974, Commune de Lusignan), signature de fausses attestations par un maire (CE 2007, SociĂ©tĂ© Banque française commerciale de l’ocĂ©an Indien), imprudence grave (archĂ©ologue endommageant une tour, Cass.
  • Police judiciaire : Le juge judiciaire est compĂ©tent et applique les rĂšgles administratives de responsabilitĂ©.
  • Faute lourde : Manquement d’une gravitĂ© exceptionnelle exigĂ© pour engager la responsabilitĂ© de l’administration dans des activitĂ©s complexes ou difficiles, telles que certaines missions de police ou de contrĂŽle.
  • Faute personnelle : Faute commise par un agent dans l’exercice de ses fonctions, engageant la responsabilitĂ© personnelle de l’agent et pouvant Ă©galement engager celle de l’administration.

Points essentiels

  • La faute peut rĂ©sulter d’un acte matĂ©riel ou d’une inaction fautive de l’administration.
  • Une faute simple suffit dans les opĂ©rations sans difficultĂ© particuliĂšre, sinon une faute lourde est exigĂ©e.
  • La responsabilitĂ© pour faute personnelle engage l’administration pour les fautes commises par ses agents dans l’exercice de leurs fonctions.
  • Des exemples jurisprudentiels illustrent la distinction entre faute lourde et simple selon les domaines, comme en matiĂšre de police judiciaire, service public hospitalier, ou activitĂ©s de secours.

À retenir

Différencier les types de fautes permet de déterminer la gravité requise pour engager la responsabilité administrative selon les contextes et les activités concernées.

7. RĂ©gimes lĂ©gislatifs d’indemnisation et responsabilitĂ© pour faute

Notions clés & Définitions

  • PrĂ©judices matĂ©riels : Dommages affectant les biens, Ă©valuĂ©s Ă  la date oĂč leur cause a cessĂ© et leur Ă©tendue est connue, sans dĂ©passer la valeur vĂ©nale du bien, pouvant ĂȘtre rĂ©parĂ©s par une somme d’argent ou des travaux.
  • PrĂ©judices personnels : Dommages corporels ou moraux subis par une personne, incluant souffrances physiques, douleur morale, troubles dans les conditions de vie, Ă©valuĂ©s selon une nomenclature spĂ©cifique comme celle de Dintilhac.
  • PrĂ©judice esthĂ©tique : PrĂ©judice personnel relatif Ă  l’atteinte Ă  l’apparence physique de la victime, engendrant une souffrance morale et physique.
  • RĂ©gimes lĂ©gislatifs d’indemnisation : Dispositifs lĂ©gislatifs instituĂ©s par le lĂ©gislateur pour indemniser certains prĂ©judices, souvent sans exiger la preuve d’une faute, permettant une rĂ©paration plus rapide et simplifiĂ©e, comme l’illustre l’article L211-10 du Code de la SĂ©curitĂ© Sociale.

Points essentiels

  • Certains rĂ©gimes prĂ©voient une responsabilitĂ© sans faute pour certains risques ou activitĂ©s, comme l’article L211-10 du Code de la SĂ©curitĂ© Sociale.
  • L’article L211-10 du Code de la SĂ©curitĂ© Sociale illustre un rĂ©gime lĂ©gislatif d’indemnisation sans faute, notamment pour les dommages causĂ©s lors d’attroupements ou de rassemblements avec violence.
  • Ces rĂ©gimes permettent une rĂ©paration plus rapide et simplifiĂ©e des prĂ©judices subis, en dehors de la responsabilitĂ© pour faute.
  • C’est une responsabilitĂ© sans faute de l’État.

À retenir

Les rĂ©gimes lĂ©gislatifs d’indemnisation complĂštent la responsabilitĂ© pour faute en permettant une rĂ©paration plus rapide et simplifiĂ©e, notamment via des dispositifs sans faute comme l’article L211-10 du Code de la SĂ©curitĂ© Sociale.

8. ProcĂ©dure contentieuse administrative : saisine, dĂ©lai, requĂȘte et fondement juridique

Notions clés & Définitions

  • La requĂȘte :

    • Doit ĂȘtre rĂ©digĂ©e en français (avec traduction si nĂ©cessaire) et de plus en plus souvent dactylographiĂ©e via les procĂ©dures dĂ©matĂ©rialisĂ©es.
  • Le risque : ÉlĂ©ment du lien de causalitĂ© qui doit ĂȘtre direct et adĂ©quat, dĂ©montrant que le prĂ©judice est la consĂ©quence immĂ©diate et probable du fait gĂ©nĂ©rateur.

  • DĂ©lai : PĂ©riode de deux mois, dite dĂ©lai franc, Ă  compter de la notification ou de la publication de la dĂ©cision prĂ©alable, pendant laquelle le recours contentieux doit ĂȘtre formĂ©, ce dĂ©lai pouvant ĂȘtre prorogĂ© par un recours administratif prĂ©alable.

Points essentiels

  • Le requĂ©rant doit fournir des preuves Ă©tablissant la responsabilitĂ©, le prĂ©judice et le lien de causalitĂ©, et la cause juridique doit ĂȘtre clairement identifiĂ©e, notamment responsabilitĂ© pour faute ou sans faute.
  • Le juge peut examiner d’office la responsabilitĂ© sans faute mĂȘme si elle n’est pas invoquĂ©e expressĂ©ment, et le dĂ©lai de recours est de deux mois, prolongĂ© par un recours administratif prĂ©alable.
  • Si le risque se rĂ©alise, la responsabilitĂ© peut ĂȘtre engagĂ©e sans faute.
  • La responsabilitĂ© de l’administration peut ĂȘtre engagĂ©e mĂȘme si la faute personnelle de l’agent n’est pas entiĂšrement dĂ©tachĂ©e du service.

À retenir

MaĂźtriser les Ă©tapes et exigences formelles de la procĂ©dure contentieuse administrative, notamment la saisine, la requĂȘte, le dĂ©lai, et la cause juridique, est essentiel pour engager la responsabilitĂ©.

9. Fondements et conditions de la responsabilité sans faute en droit administratif

Notions clés & Définitions

  • Dommages permanents : Nuisances sonores d’une autoroute, disparition de clientĂšle due Ă  des travaux de tramway.
  • ResponsabilitĂ© sans faute : RĂ©gime de responsabilitĂ© administrative dans lequel l'administration peut ĂȘtre tenue responsable sans qu'il soit nĂ©cessaire de prouver une faute, notamment consacrĂ© par la jurisprudence du Conseil d'État en 1895, applicable notamment aux risques professionnels et aux collaborateurs permanents ou occasionnels.

Points essentiels

  • La responsabilitĂ© sans faute, issue de la jurisprudence CE 1895, concerne notamment les risques professionnels et les collaborateurs permanents ou occasionnels, permettant une indemnisation sans dĂ©monstration de faute.
  • La responsabilitĂ© pour risque professionnel a Ă©tĂ© consacrĂ©e par CE 1895, notamment pour les agents et fonctionnaires, et s'applique aussi aux collaborateurs occasionnels dans le cadre de missions de service public.
  • La jurisprudence de la Cour de cassation a influencĂ© le droit administratif avec la thĂ©orie de la garde, Ă©tendue par le Conseil d'État pour la protection des enfants placĂ©s.
  • La responsabilitĂ© sans faute facilite l’indemnisation des victimes sans qu’il soit nĂ©cessaire de dĂ©montrer une faute administrative.
  • ‱ Le refus lĂ©gal de prĂȘter le concours de la force publique (pour Ă©viter des troubles Ă  l’ordre public) peut aussi engager la responsabilitĂ© sans faute de l’État pour rupture d’égalitĂ©.
  • Chapitre 7 – La ResponsabilitĂ© Sans FauteđŸ›Ąïž La responsabilitĂ© sans faute, issue de la jurisprudence CE 1895, Cames, permet d’engager la responsabilitĂ© de l’administration mĂȘme sans faute, ce qui est plus avantageux pour les victimes.

À retenir

La responsabilité sans faute, issue de la jurisprudence CE 1895, concerne notamment les risques professionnels et les collaborateurs permanents ou occasionnels, permettant une indemnisation sans démonstration de faute.

10. Organisation et rîle du Conseil d’État dans la justice administrative

Notions clés & Définitions

  • Section du contentieux : ComposĂ©e de 15 conseillers d’État, elle requiert au moins 9 membres prĂ©sents pour statuer.
  • Contentieux contractuel : Si les droits issus d’un contrat avec l’administration sont violĂ©s, il s’agit d’engager la responsabilitĂ© contractuelle.
  • Exemples : Refus de cĂ©lĂ©brer un mariage par un maire, contestation d’une dĂ©cision du PrĂ©sident de la RĂ©publique agissant comme officier d’état civil (CE 2005, Mademoiselle P.
  • Conseil d’État : La juridiction spĂ©cifique au sommet de l’ordre administratif, siĂ©geant Ă  Paris au Palais Royal.

Points essentiels

  • Le Conseil d’État est la juridiction administrative suprĂȘme, siĂ©geant Ă  Paris, avec une section du contentieux qui rend des arrĂȘts en formation collĂ©giale.
  • Il exerce une double fonction : juge du plein-contentieux pouvant condamner Ă  rĂ©paration ou ordonner la cessation d’un comportement fautif, et fonction consultative pour donner des avis sur projets de lois, dĂ©crets ou rĂšglements.
  • Sa compĂ©tence est dĂ©terminĂ©e par le principe de sĂ©paration des pouvoirs, et il peut Ă©galement contrĂŽler la lĂ©galitĂ© des actes administratifs et des dĂ©cisions europĂ©ennes.

À retenir

Le Conseil d’État combine une fonction juridictionnelle de jugement des litiges administratifs et une fonction consultative, jouant un rîle central dans l’organisation et le contrîle de la justice administrative.

11. RĂšgles du droit public international et leur application par le juge administratif

Notions clés & Définitions

  • Droit public international : Ensemble des rĂšgles juridiques qui rĂ©gissent les relations entre les États et les organisations internationales, et qui s'imposent Ă  l'administration dans l'exercice de ses activitĂ©s internationales.

Points essentiels

  • En cas de conflit, le juge administratif doit concilier les conventions internationales en recherchant une interprĂ©tation compatible.
  • Les principes gĂ©nĂ©raux du droit international influencent la jurisprudence administrative, notamment dans le contrĂŽle de conformitĂ© des actes.
  • Titre 1 – Les sources de la lĂ©galitĂ© administrative Les sources de la lĂ©galitĂ© administrative sont de deux types : internes et internationales (ou externes)..
  • Sources internes: Proviennent de l’ordre juridique national et incluent :
  • La loi
  • Les rĂšgles Ă  valeur constitutionnelle
  • Les rĂšglements
  • La jurisprudence
  • Sources internationales: DĂ©coulent des conventions internationales, telles que :
  • Le Droit de l’Union europĂ©enne (visant Ă  l’harmonisation entre États membres)
  • Les Principes GĂ©nĂ©raux du Droit International En cas de contradiction entre les rĂšgles, notamment entre les lois internes et les conventions internationales, l’arrĂȘtNicolo du Conseil d’État (CE 1989) Ă©tablit que la convention internationale prime sur la loi interne. Cela est une application de la hiĂ©rarchie des normes, oĂč la norme supĂ©rieure est appliquĂ©e.

À retenir

Le droit public international s’intĂšgre dans le contentieux administratif en imposant ses rĂšgles Ă  l’administration et en Ă©tant appliquĂ© par le juge administratif, notamment lors de conflits ou de contrĂŽles de conformitĂ©.

12. Hiérarchie des normes en droit administratif : primauté de la Constitution et suprématie des conventions internationales

Notions clés & Définitions

  • La Constitution :

    • Le Premier ministre est le titulaire de principe du pouvoir rĂ©glementaire (art.
  • HiĂ©rarchie des normes : Cela est une application de la hiĂ©rarchie des normes, oĂč la norme supĂ©rieure est appliquĂ©e.

Points essentiels

  • Les conventions internationales ont une suprĂ©matie sur les lois ordinaires selon l’article 55 de la Constitution.
  • Le juge administratif applique la primautĂ© de la Constitution et la suprĂ©matie des conventions internationales dans le contrĂŽle des actes.
  • Les lois organiques sont soumises Ă  un contrĂŽle obligatoire du Conseil constitutionnel.
  • ‱ Facultatif pour les lois ordinaires et financiĂšres, obligatoire pour les lois organiques.

À retenir

La structure hiérarchique des normes place la Constitution au sommet, avec les conventions internationales prioritaires sur les lois ordinaires, ce qui conditionne la légalité et le contrÎle des actes administratifs.

đŸ§© ComplĂ©ments de couverture

  1. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : n°2018- 717), elle implique la libertĂ© d’aider autrui Ă  des fins humanitaires, mĂȘme en cas de sĂ©jour irrĂ©gulier. ‱ ContinuitĂ© du service public: Ce principe, dĂ©duit de l’article 5 de la Constitution, encadre le droit de (Source: "n°2018- 717), elle implique la libertĂ© d’aider autrui Ă  des fins humanitaires, mĂȘme en cas de sĂ©jour irrĂ©gulier. ‱ ContinuitĂ© du service public: Ce principe, dĂ©duit de l’article 5 de la Constitution, encadre le droit de grĂšve et assure le fonctionnement rĂ©gulier des pouvoirs publics. Le prĂ©ambule de la Constitution renvoie Ă  des textes fondamentaux, formant")
  2. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : intĂ©grĂ©e au prĂ©ambule de 1958, la Charte de l’environnement a valeur constitutionnelle (CE Ass. 2008, Commune d’Annecy). Elle consacre des principes fondamentaux qui s’imposent Ă  l’administration : ‱ Principe de prĂ©venti (Source: "intĂ©grĂ©e au prĂ©ambule de 1958, la Charte de l’environnement a valeur constitutionnelle (CE Ass. 2008, Commune d’Annecy). Elle consacre des principes fondamentaux qui s’imposent Ă  l’administration : ‱ Principe de prĂ©vention: Pour les risques environnementaux avĂ©rĂ©s. ‱ Principe de prĂ©caution: Pour les risques Ă©ventuels ou les doutes scientifiques. ‱ Principe")
  3. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : des articles 37 et 34 de la Constitution. ‱ L’article 34 liste les matiĂšres relevant de la loi, l’article 37 celles du pouvoir rĂ©glementaire. ‱ La loi peut intervenir dans le domaine du rĂšglement (dĂ©cision n°82-143), mai (Source: "des articles 37 et 34 de la Constitution. ‱ L’article 34 liste les matiĂšres relevant de la loi, l’article 37 celles du pouvoir rĂ©glementaire. ‱ La loi peut intervenir dans le domaine du rĂšglement (dĂ©cision n°82-143), mais le rĂšglement doit respecter la loi si elle existe. ‱ CE 1919, Labonne: ReconnaĂźt au Chef de l’État (aujourd’hui Premier ministre) le")
  4. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : publics) pour le bon fonctionnement de leur service. L’application Ă  des organismes de droit privĂ© gĂ©rant des missions de service public (ex : EDF, CE 2013, FĂ©dĂ©ration Force OuvriĂšre Énergie et Mines) et TC 1968, Compagn (Source: "publics) pour le bon fonctionnement de leur service. L’application Ă  des organismes de droit privĂ© gĂ©rant des missions de service public (ex : EDF, CE 2013, FĂ©dĂ©ration Force OuvriĂšre Énergie et Mines) et TC 1968, Compagnie Air France c/ Époux Barbier. D) – Les rĂšgles jurisprudentielles a) La chose jugĂ©e L’administration doit respecter les")
  5. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : (PrĂ©ambule de 1946, 14Ăšme alinĂ©a). A) – Les conventions internationales a) La Constitution 1. La rĂ©ciprocitĂ©: ‱ Contrats entre sujets de droit international (États). ‱ Distinguent les TraitĂ©s (nĂ©gociĂ©s et ratifiĂ©s par le (Source: "(PrĂ©ambule de 1946, 14Ăšme alinĂ©a). A) – Les conventions internationales a) La Constitution 1. La rĂ©ciprocitĂ©: ‱ Contrats entre sujets de droit international (États). ‱ Distinguent les TraitĂ©s (nĂ©gociĂ©s et ratifiĂ©s par le PrĂ©sident) des Accords (nĂ©gociĂ©s et approuvĂ©s par le Gouvernement). ‱ L’article 55 de la Constitution Ă©tablit leur autoritĂ©")
  6. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : expirĂ©, les autoritĂ©s administratives doivent abroger les dispositions rĂ©glementaires contraires (CE 1989, Compagnie Alitalia). ‱ Initialement, la jurisprudence Cohn-Bendit limitait l’invocation directe des directives pa (Source: "expirĂ©, les autoritĂ©s administratives doivent abroger les dispositions rĂ©glementaires contraires (CE 1989, Compagnie Alitalia). ‱ Initialement, la jurisprudence Cohn-Bendit limitait l’invocation directe des directives par les particuliers. L’arrĂȘt CE Ass. 2009, Madame Perreux a supprimĂ© cette limitation, permettant d’invoquer la directive contre une")
  7. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : atteinte aux droits et libertĂ©s garantis par la Constitution. ‱ La QPC est filtrĂ©e par le Conseil d’État ou la Cour de cassation avant d’ĂȘtre transmise au Conseil constitutionnel. ‱ Si la disposition est jugĂ©e contraire (Source: "atteinte aux droits et libertĂ©s garantis par la Constitution. ‱ La QPC est filtrĂ©e par le Conseil d’État ou la Cour de cassation avant d’ĂȘtre transmise au Conseil constitutionnel. ‱ Si la disposition est jugĂ©e contraire Ă  la Constitution, elle est abrogĂ©e. B) – La primautĂ© sur les actes administratifs ‱ Le juge administratif est compĂ©tent pour contrĂŽler")
  8. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : coutume et PGD). ‱ La primautĂ© du droit dĂ©rivĂ© de l’Union EuropĂ©enne sur le droit interne est affirmĂ©e, mĂȘme si un ministre peut instruire ses services de ne pas appliquer une loi non conventionnelle en l’absence de pouv (Source: "coutume et PGD). ‱ La primautĂ© du droit dĂ©rivĂ© de l’Union EuropĂ©enne sur le droit interne est affirmĂ©e, mĂȘme si un ministre peut instruire ses services de ne pas appliquer une loi non conventionnelle en l’absence de pouvoir rĂ©glementaire. C) – La soumission Ă  la Constitution ‱ Les engagements internationaux ont une suprĂ©matie sur les lois (art. 55) mais ne")
  9. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : un engagement international. ‱ En l’absence de loi, ils sont contrĂŽlĂ©s par rapport aux Principes GĂ©nĂ©raux du Droit, qui ont une valeur supra-dĂ©crĂ©tale mais infralĂ©gislative. B) – La hiĂ©rarchie des actes administratifs ‱ (Source: "un engagement international. ‱ En l’absence de loi, ils sont contrĂŽlĂ©s par rapport aux Principes GĂ©nĂ©raux du Droit, qui ont une valeur supra-dĂ©crĂ©tale mais infralĂ©gislative. B) – La hiĂ©rarchie des actes administratifs ‱ La hiĂ©rarchie des actes administratifs dĂ©coule de la hiĂ©rarchie des autoritĂ©s administratives (ex : arrĂȘtĂ© ministĂ©riel < dĂ©cret). ‱ En cas")
  10. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : d’un pouvoir discrĂ©tionnaire pour apprĂ©cier les circonstances et l’étendue gĂ©ographique (CE 2005, Rollin). ‱ Au-delĂ  de 12 jours, la prolongation doit ĂȘtre autorisĂ©e par une loi. ‱ C’est un rĂ©gime civil : les pouvoirs de (Source: "d’un pouvoir discrĂ©tionnaire pour apprĂ©cier les circonstances et l’étendue gĂ©ographique (CE 2005, Rollin). ‱ Au-delĂ  de 12 jours, la prolongation doit ĂȘtre autorisĂ©e par une loi. ‱ C’est un rĂ©gime civil : les pouvoirs de police sont renforcĂ©s pour le ministre de l’IntĂ©rieur et les prĂ©fets (ex : interdiction de circulation, assignations Ă  rĂ©sidence,")
  11. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : et le contrĂŽle du juge Le juge intervient pour imposer le respect de la lĂ©galitĂ©, mais ne juge pas l’opportunitĂ© de l’action administrative. La Ă©galitĂ© est la conformitĂ© au droit, l’opportunitĂ©opportunitĂ© est l’adaptatio (Source: "et le contrĂŽle du juge Le juge intervient pour imposer le respect de la lĂ©galitĂ©, mais ne juge pas l’opportunitĂ© de l’action administrative. La Ă©galitĂ© est la conformitĂ© au droit, l’opportunitĂ©opportunitĂ© est l’adaptation aux faits. I] – L’intensitĂ© du contrĂŽle du juge L’intensitĂ© du contrĂŽle du juge varie principalement sur l’apprĂ©ciation des faits.")
  12. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : ‱ Si l’opportunitĂ© est dĂ©finie comme « ce qui Ă©chappe au contrĂŽle de lĂ©galitĂ© », alors il n’y a pas de contrĂŽle d’opportunitĂ© par le juge. ‱ Si l’opportunitĂ© est dĂ©finie comme « ce qui est adaptĂ© aux faits », le juge peu (Source: "‱ Si l’opportunitĂ© est dĂ©finie comme « ce qui Ă©chappe au contrĂŽle de lĂ©galitĂ© », alors il n’y a pas de contrĂŽle d’opportunitĂ© par le juge. ‱ Si l’opportunitĂ© est dĂ©finie comme « ce qui est adaptĂ© aux faits », le juge peut contrĂŽler Ă  la fois la Ă©galitĂ© et l’opportunitĂ© si une dĂ©cision n’est lĂ©gale que si elle est adaptĂ©e aux faits. ‱ Le triple test de")
  13. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : des faits (CE Sect. 1953, Lingois, Rec) Ă  l’EMA (CE 1973, Jacques), puis au contrĂŽle normal avec CE Sect. 1983, Raoult. Ce renforcement vise Ă  protĂ©ger les droits des postulants. b) Les sanctions disciplinaires ‱ Initial (Source: "des faits (CE Sect. 1953, Lingois, Rec) Ă  l’EMA (CE 1973, Jacques), puis au contrĂŽle normal avec CE Sect. 1983, Raoult. Ce renforcement vise Ă  protĂ©ger les droits des postulants. b) Les sanctions disciplinaires ‱ Initialement, le juge refusait d’apprĂ©cier la gravitĂ© d’une sanction par rapport Ă  la faute (CE 1932, Demoiselle Merlet). ‱ L’arrĂȘt CE Sect.")
  14. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : s’appuie sur le droit administratif, souvent issu de la jurisprudence, comme le cĂ©lĂšbre arrĂȘt TC 1873, Blanco. Ce droit a Ă©voluĂ© pour protĂ©ger les victimes et favoriser leur indemnisation. Initialement, le principe Ă©tait (Source: "s’appuie sur le droit administratif, souvent issu de la jurisprudence, comme le cĂ©lĂšbre arrĂȘt TC 1873, Blanco. Ce droit a Ă©voluĂ© pour protĂ©ger les victimes et favoriser leur indemnisation. Initialement, le principe Ă©tait l’irresponsabilitĂ© de la puissance publique. Cependant, ce principe a Ă©tĂ© abandonnĂ©, et la responsabilitĂ© de l’État s’est Ă©tendue : 1.")
  15. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : pas privĂ©e d’un droit propre (CE Ass. 2011, Monsieur et Mademoiselle Begnis). De mĂȘme, une association doit dĂ©montrer un prĂ©judice direct et certain pour obtenir rĂ©paration d’un prĂ©judice moral (CE 2015, Association pour (Source: "pas privĂ©e d’un droit propre (CE Ass. 2011, Monsieur et Mademoiselle Begnis). De mĂȘme, une association doit dĂ©montrer un prĂ©judice direct et certain pour obtenir rĂ©paration d’un prĂ©judice moral (CE 2015, Association pour la protection des animaux sauvages). b) Un prĂ©judice certain Le prĂ©judice doit ĂȘtre certain, qu’il soit nĂ© et actuel (dommage")
  16. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : (par exemple, pour des Ă©tudiants don’t le jury Ă©tait illĂ©galement composĂ©, CE 2013, Monsieur B.). 3. En matiĂšre contractuelle : ‱ IllĂ©galitĂ© administrative empĂȘchant la conclusion d’un contrat : Si le candidat Ă©vincĂ© ava (Source: "(par exemple, pour des Ă©tudiants don’t le jury Ă©tait illĂ©galement composĂ©, CE 2013, Monsieur B.). 3. En matiĂšre contractuelle : ‱ IllĂ©galitĂ© administrative empĂȘchant la conclusion d’un contrat : Si le candidat Ă©vincĂ© avait des chances sĂ©rieuses de conclure le contrat, il peut ĂȘtre indemnisĂ© des frais de l’offre et du manque Ă  gagner sur la base de")
  17. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1958, Commune de Grigny). ‱ Souffrance physique : MalgrĂ© la difficultĂ© d’évaluation, la jurisprudence l’indemnise, souvent sur la base de rapports d’expertise. ‱ PrĂ©judice esthĂ©tique : AltĂ©ration de l’apparence physique. (Source: "1958, Commune de Grigny). ‱ Souffrance physique : MalgrĂ© la difficultĂ© d’évaluation, la jurisprudence l’indemnise, souvent sur la base de rapports d’expertise. ‱ PrĂ©judice esthĂ©tique : AltĂ©ration de l’apparence physique. ‱ PrĂ©judice d’agrĂ©ment : ImpossibilitĂ© de pratiquer des activitĂ©s sportives ou de loisirs. ‱ Troubles dans les conditions d’existence :")
  18. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : subi. Le juge doit veiller Ă  ce que la victime ne reçoive pas une indemnisation supĂ©rieure au prĂ©judice rĂ©el en tenant compte des autres indemnisations dĂ©jĂ  obtenues (CE Sect. 2011, SociĂ©tĂ© CREDIPAR).). b) Les prĂ©judices (Source: "subi. Le juge doit veiller Ă  ce que la victime ne reçoive pas une indemnisation supĂ©rieure au prĂ©judice rĂ©el en tenant compte des autres indemnisations dĂ©jĂ  obtenues (CE Sect. 2011, SociĂ©tĂ© CREDIPAR).). b) Les prĂ©judices non indemnisables Certains prĂ©judices ne sont pas indemnisables : ‱ La naissance d’un enfant suite Ă  un Ă©chec d’IVG n’est pas un")
  19. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : : vol Ă  main armĂ©e commis par des dĂ©tenus peu aprĂšs des mesures de sortie, constituant une chaĂźne ininterrompue de faits, CE Sect. 1987, Garde des Sceaux c/ Banque populaire de la rĂ©gion Ă©conomique de Strasbourg). L’exig (Source: ": vol Ă  main armĂ©e commis par des dĂ©tenus peu aprĂšs des mesures de sortie, constituant une chaĂźne ininterrompue de faits, CE Sect. 1987, Garde des Sceaux c/ Banque populaire de la rĂ©gion Ă©conomique de Strasbourg). L’exigence d’un lien direct de causalitĂ© explique pourquoi la responsabilitĂ© de l’administration n’est pas engagĂ©e si elle aurait pu lĂ©galement")
  20. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : cas fortuit Les deux premiĂšres s’appliquent quelle que soit la nature de la responsabilitĂ© (avec ou sans faute). A) – Les circonstances toujours exonĂ©ratoires a) Le cas de force majeure La force majeure requiert trois co (Source: "cas fortuit Les deux premiĂšres s’appliquent quelle que soit la nature de la responsabilitĂ© (avec ou sans faute). A) – Les circonstances toujours exonĂ©ratoires a) Le cas de force majeure La force majeure requiert trois conditions cumulatives : 1. IndĂ©pendance de l’administration. 2. ImprĂ©visibilitĂ©. 3. IrrĂ©sistibilitĂ©. Le juge l’admet rarement, ce qui est")
  21. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : le dommage, la victime peut agir contre l’une ou plusieurs des personnes fautives, sans prĂ©judice des actions rĂ©cursoires entre elles (CE 2010, Monsieur Madranges). Cela s’applique par exemple en matiĂšre hospitaliĂšre. ‱ (Source: "le dommage, la victime peut agir contre l’une ou plusieurs des personnes fautives, sans prĂ©judice des actions rĂ©cursoires entre elles (CE 2010, Monsieur Madranges). Cela s’applique par exemple en matiĂšre hospitaliĂšre. ‱ La victime d’un dommage de travaux publics peut demander rĂ©paration du prĂ©judice total Ă  l’un des coauteurs (entrepreneur, maĂźtre")
  22. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : la constater. Selon TC 1877, Laumonier-Carriol, il y a faute personnelle si l’acte dommageable rĂ©vĂšle l’homme « avec ses faiblesses, passions et imprudences ». Elle est indĂ©pendante de la faute pĂ©nale (TC 1935, ThĂ©paz). (Source: "la constater. Selon TC 1877, Laumonier-Carriol, il y a faute personnelle si l’acte dommageable rĂ©vĂšle l’homme « avec ses faiblesses, passions et imprudences ». Elle est indĂ©pendante de la faute pĂ©nale (TC 1935, ThĂ©paz). L’incendie de paillotes par des gendarmes sur ordre (sans intĂ©rĂȘt personnel) n’a pas Ă©tĂ© jugĂ©e faute personnelle mais faute de service")
  23. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Simon frĂšres). 2. Le cumul de responsabilitĂ©s: Établi par CE 1918, Époux Lemonnier. La nĂ©gligence d’un maire peut ĂȘtre Ă  la fois une faute personnelle et une faute de service. La victime peut alors poursuivre l’agent ou (Source: "Simon frĂšres). 2. Le cumul de responsabilitĂ©s: Établi par CE 1918, Époux Lemonnier. La nĂ©gligence d’un maire peut ĂȘtre Ă  la fois une faute personnelle et une faute de service. La victime peut alors poursuivre l’agent ou la collectivitĂ© publique. On parle plutĂŽt de cumul de qualifications. 3. La faute personnelle non dĂ©pourvue de tout lien avec le")
  24. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : faute a) Typologie des fautes 1) Faute et acte matĂ©riel La faute peut rĂ©sulter d’un acte matĂ©riel lors de l’accomplissement d’une mission administrative, Ă  l’exception des opĂ©rations militaires (CE 2010, SociĂ©tĂ© Touax). (Source: "faute a) Typologie des fautes 1) Faute et acte matĂ©riel La faute peut rĂ©sulter d’un acte matĂ©riel lors de l’accomplissement d’une mission administrative, Ă  l’exception des opĂ©rations militaires (CE 2010, SociĂ©tĂ© Touax). ‱ Service public hospitalier: Erreurs mĂ©dicales lors d’interventions chirurgicales (CE Ass. 1992, Époux c.; article L1142-1 du Code de")
  25. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2) PrĂ©somption de faute et services publics Le juge peut dĂ©duire un dysfonctionnement du service de certains dommages, utilisant le concept de « rĂ©vĂ©lation ». ‱ Service public hospitalier: Un handicap lourd aprĂšs une opĂ© (Source: "2) PrĂ©somption de faute et services publics Le juge peut dĂ©duire un dysfonctionnement du service de certains dommages, utilisant le concept de « rĂ©vĂ©lation ». ‱ Service public hospitalier: Un handicap lourd aprĂšs une opĂ©ration bĂ©nigne ou une paralysie aprĂšs une perfusion rĂ©vĂšlent un dysfonctionnement (ex : CE 1980 Madame Martines). L’obligation")
  26. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : d’une faute lourde pour leur responsabilitĂ© (ex : surveillance de Mohammed Merah, CE 2018, Madame N. H., Ă©pouse O.). 2) Faute lourde et justice Pour le dysfonctionnement des juridictions judiciaires (article L141-1 du Co (Source: "d’une faute lourde pour leur responsabilitĂ© (ex : surveillance de Mohammed Merah, CE 2018, Madame N. H., Ă©pouse O.). 2) Faute lourde et justice Pour le dysfonctionnement des juridictions judiciaires (article L141-1 du Code de l’Organisation Judiciaire) et pour l’engagement de la responsabilitĂ© de l’État par les juridictions administratives (CE Ass 1978,")
  27. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : c/ Monsieur et Madame Zaouiya). 4) En matiĂšre fiscale Le Conseil d’État a abandonnĂ© la faute lourde en matiĂšre fiscale au profit de la faute simple (CE Sect. 2011, Monsieur Christian Krupa). L’abandon de la faute lourde (Source: "c/ Monsieur et Madame Zaouiya). 4) En matiĂšre fiscale Le Conseil d’État a abandonnĂ© la faute lourde en matiĂšre fiscale au profit de la faute simple (CE Sect. 2011, Monsieur Christian Krupa). L’abandon de la faute lourde s’explique souvent par la nature du prĂ©judice (corporel = plus grave) en plus de la difficultĂ© de l’activitĂ©. Si le prĂ©judice est matĂ©riel")
  28. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : de service public (fĂȘte locale, lutte contre l’incendie) et n’ĂȘtre ni un agent ni un usager. L’intervention doit ĂȘtre justifiĂ©e (sur demande du maire) ou spontanĂ©e en cas d’urgence (CE 1970, Commune de Batz-sur-Mer). Cet (Source: "de service public (fĂȘte locale, lutte contre l’incendie) et n’ĂȘtre ni un agent ni un usager. L’intervention doit ĂȘtre justifiĂ©e (sur demande du maire) ou spontanĂ©e en cas d’urgence (CE 1970, Commune de Batz-sur-Mer). Cette jurisprudence peut ĂȘtre appliquĂ©e par le juge judiciaire pour des missions de police judiciaire (CE 1956, TrĂ©sor public c/ Giry). b)")
  29. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : provoquĂ©s par des actes juridiques rĂ©guliers a) Les actes administratifs Lorsque des actes administratifs lĂ©gaux causent une rupture d’égalitĂ© devant les charges publiques, la responsabilitĂ© sans faute de l’administratio (Source: "provoquĂ©s par des actes juridiques rĂ©guliers a) Les actes administratifs Lorsque des actes administratifs lĂ©gaux causent une rupture d’égalitĂ© devant les charges publiques, la responsabilitĂ© sans faute de l’administration peut ĂȘtre engagĂ©e. ‱ Ex : RĂ©glementation de la circulation touristique par un maire affectant les marchands de souvenirs, crĂ©ant une")
  30. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : sans faute de l’État peut ĂȘtre engagĂ©e du fait d’une loi constitutionnelle (ex : privation du droit de vote suite aux Accords de NoumĂ©a). Cependant, les conditions de « La Fleurette » s’appliquent (prĂ©judice non anormal (Source: "sans faute de l’État peut ĂȘtre engagĂ©e du fait d’une loi constitutionnelle (ex : privation du droit de vote suite aux Accords de NoumĂ©a). Cependant, les conditions de « La Fleurette » s’appliquent (prĂ©judice non anormal et spĂ©cial, volontĂ© implicite du lĂ©gislateur de ne pas indemniser, CAA Paris 2003, Madame Demaret). B) – Les dommages de travaux")
  31. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : la responsabilitĂ© de l’État pour les dommages causĂ©s lors d’attroupements ou de rassemblements, si les dommages ont Ă©tĂ© commis avec violence (crime ou dĂ©lit). Un attroupement est dĂ©fini comme un regroupement spontanĂ© et (Source: "la responsabilitĂ© de l’État pour les dommages causĂ©s lors d’attroupements ou de rassemblements, si les dommages ont Ă©tĂ© commis avec violence (crime ou dĂ©lit). Un attroupement est dĂ©fini comme un regroupement spontanĂ© et inorganisĂ© de plusieurs personnes (ex : jeunes massĂ©s Ă  l’entrĂ©e d’une boĂźte de nuit, CE 2002, Compagnie d’assurance « Les Lloyd’s de")
  32. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : systĂšme de santĂ© La loi Kouchner du 4 mars 2002 a créé l’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents MĂ©dicaux). Il indemnise : ‱ L'L’L’alĂ©a thĂ©rapeutique (accidents mĂ©dicaux, infections nosocomiales). ‱ Les domm (Source: "systĂšme de santĂ© La loi Kouchner du 4 mars 2002 a créé l’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents MĂ©dicaux). Il indemnise : ‱ L'L’L’alĂ©a thĂ©rapeutique (accidents mĂ©dicaux, infections nosocomiales). ‱ Les dommages causĂ©s par une vaccination obligatoire, une contamination transfusionnelle (SIDA, hĂ©patite C). ‱ Les victimes du MĂ©diateur et de")
  33. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : ou remettre en cause une solution antĂ©rieure. Les juges uniques rendent des ordonnances, le plus souvent en tant que juge des rĂ©fĂ©rĂ©s pour des mesures provisoires. Dans certains cas, le juge unique peut statuer sur le fo (Source: "ou remettre en cause une solution antĂ©rieure. Les juges uniques rendent des ordonnances, le plus souvent en tant que juge des rĂ©fĂ©rĂ©s pour des mesures provisoires. Dans certains cas, le juge unique peut statuer sur le fond pour des affaires sans difficultĂ© particuliĂšre, comme le rejet d’une requĂȘte manifestement irrecevable. Des affaires complexes, comme")
  34. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : administratifs et des cours administratifs d’appel constituent un mĂȘme corps de magistrats de plus de 1200 membres. Le recrutement se fait principalement par concours (INSP, ex-ENA) ou par concours externe. Le prĂ©sident (Source: "administratifs et des cours administratifs d’appel constituent un mĂȘme corps de magistrats de plus de 1200 membres. Le recrutement se fait principalement par concours (INSP, ex-ENA) ou par concours externe. Le prĂ©sident d’une CAA est nĂ©cessairement un conseiller d’État, assurant un lien organique avec le Conseil d’État. C) – Les juridictions")
  35. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : coutumiĂšre et le principe d’inamovibilitĂ©. Tous les juges doivent prĂ©venir et faire cesser les conflits d’intĂ©rĂȘts, dĂ©finis comme des « situations d’interfĂ©rences entre des intĂ©rĂȘts publics ou privĂ©s ». Le rapporteur pub (Source: "coutumiĂšre et le principe d’inamovibilitĂ©. Tous les juges doivent prĂ©venir et faire cesser les conflits d’intĂ©rĂȘts, dĂ©finis comme des « situations d’interfĂ©rences entre des intĂ©rĂȘts publics ou privĂ©s ». Le rapporteur public (anciennement commissaire du gouvernement) est un magistrat indĂ©pendant qui prĂ©sente des conclusions orales et propose une")
  36. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : en cours devant le juge judiciaire (en particulier le juge civil). Le juge civil, ne pouvant apprĂ©cier la lĂ©galitĂ© des actes administratifs en raison du principe de sĂ©paration des pouvoirs, doit poser une question prĂ©jud (Source: "en cours devant le juge judiciaire (en particulier le juge civil). Le juge civil, ne pouvant apprĂ©cier la lĂ©galitĂ© des actes administratifs en raison du principe de sĂ©paration des pouvoirs, doit poser une question prĂ©judicielle au juge administratif. Le juge administratif dĂ©clare alors l’acte illĂ©gal, et le juge judiciaire en tire les consĂ©quences.")
  37. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : rend des ordonnances et est codifiĂ© dans le Code de justice administrative pour des procĂ©dures d’urgence. a) Le rĂ©fĂ©rĂ©-suspension Ce rĂ©fĂ©rĂ© vise Ă  suspendre l'exĂ©cution d'un Acte Administratif UnilatĂ©ral (AAU) dans l'att (Source: "rend des ordonnances et est codifiĂ© dans le Code de justice administrative pour des procĂ©dures d’urgence. a) Le rĂ©fĂ©rĂ©-suspension Ce rĂ©fĂ©rĂ© vise Ă  suspendre l'exĂ©cution d'un Acte Administratif UnilatĂ©ral (AAU) dans l'attente d'un jugement au fond, afin d'Ă©viter que l'acte ne produise tous ses effets illĂ©galement. Trois conditions (article L521−1DU CJA)")
  38. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 66 de la Constitution, l’autoritĂ© judiciaire est la gardienne de la libertĂ© individuelle. Cependant, des mesures comme l’assignation Ă  rĂ©sidence sont considĂ©rĂ©es comme ne portant pas atteinte Ă  la libertĂ© individuelle au (Source: "66 de la Constitution, l’autoritĂ© judiciaire est la gardienne de la libertĂ© individuelle. Cependant, des mesures comme l’assignation Ă  rĂ©sidence sont considĂ©rĂ©es comme ne portant pas atteinte Ă  la libertĂ© individuelle au sens de « dĂ©tention arbitraire », et relĂšvent donc de la compĂ©tence administrative. b) La compĂ©tence du juge administratif Le")
  39. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : (rĂ©pression d’infraction) dĂ©termine la compĂ©tence. 2. Service public de la justice judiciaire: Ce SPA relĂšve Ă  la fois de l’administratif (organisation) et du judiciaire (fonctionnement). TC 1952, PrĂ©fet de la Guyane, et (Source: "(rĂ©pression d’infraction) dĂ©termine la compĂ©tence. 2. Service public de la justice judiciaire: Ce SPA relĂšve Ă  la fois de l’administratif (organisation) et du judiciaire (fonctionnement). TC 1952, PrĂ©fet de la Guyane, et TC 2021 pour une dĂ©cision litigieuse sur l’installation d’une cage en verre pendant un procĂšs. c) L’indice matĂ©riel Si le litige est")
  40. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : Le juge judiciaire est compĂ©tent pour la lĂ©galitĂ© de l’hospitalisation et l’indemnisation, que l’hospitalisation soit Ă  la demande d’un tiers ou d’office (mĂȘme si les dĂ©cisions sont prises par des autoritĂ©s publiques com (Source: "Le juge judiciaire est compĂ©tent pour la lĂ©galitĂ© de l’hospitalisation et l’indemnisation, que l’hospitalisation soit Ă  la demande d’un tiers ou d’office (mĂȘme si les dĂ©cisions sont prises par des autoritĂ©s publiques comme le directeur d’hĂŽpital ou le prĂ©fet). Cette compĂ©tence s’étend aux dĂ©cisions mĂ©dicales liĂ©es Ă  l’hospitalisation (CE 2012, Centre")
  41. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : la question de compĂ©tence avant qu’un conflit ne se forme. B) – Un juge du fond a) Le rĂšglement des contrariĂ©tĂ©s de jugements ConformĂ©ment Ă  l’article 15 de la loi de 1872, le Tribunal des conflits est compĂ©tent pour rĂ©s (Source: "la question de compĂ©tence avant qu’un conflit ne se forme. B) – Un juge du fond a) Le rĂšglement des contrariĂ©tĂ©s de jugements ConformĂ©ment Ă  l’article 15 de la loi de 1872, le Tribunal des conflits est compĂ©tent pour rĂ©soudre les situations oĂč les juridictions des deux ordres statuent au fond mais leurs jugements sont contradictoires, crĂ©ant un dĂ©ni de")
  42. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : : ‱ La qualitĂ© de citoyen ou de contribuable de l’État n’est gĂ©nĂ©ralement pas suffisante. ‱ La qualitĂ© de contribuable local donne intĂ©rĂȘt Ă  agir contre les mesures augmentant les dĂ©penses locales (CE 1901, Casanova). ‱ (Source: ": ‱ La qualitĂ© de citoyen ou de contribuable de l’État n’est gĂ©nĂ©ralement pas suffisante. ‱ La qualitĂ© de contribuable local donne intĂ©rĂȘt Ă  agir contre les mesures augmentant les dĂ©penses locales (CE 1901, Casanova). ‱ La qualitĂ© d’usagerd’un service public (mĂȘme SPIC) ou d’usagerpotentiel donne intĂ©rĂȘt Ă  agir. ‱ Les associations et syndicats")
  43. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : (ex : absence de consultation obligatoire). ‱ Vices de forme: Si l’acte ne respecte pas les formes requises (ex : dĂ©faut ou insuffisance de motivation pour les dĂ©cisions dĂ©favorables, absence de signature ou qualitĂ© de l (Source: "(ex : absence de consultation obligatoire). ‱ Vices de forme: Si l’acte ne respecte pas les formes requises (ex : dĂ©faut ou insuffisance de motivation pour les dĂ©cisions dĂ©favorables, absence de signature ou qualitĂ© de l’auteur). Les vices de forme et de procĂ©dure ne sont sanctionnĂ©s que s’ils ont pu exercer une influence sur le sens de la dĂ©cision")
  44. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : des rĂšgles, compĂ©tence, dĂ©tournement de pouvoir) peuvent ĂȘtre invoquĂ©s contre un acte rĂ©glementaire par voie d’exception, Ă  l’exclusion des vices de forme et de procĂ©dure. ‱ Actes non-rĂ©glementaires: L’exception d’illĂ©ga (Source: "des rĂšgles, compĂ©tence, dĂ©tournement de pouvoir) peuvent ĂȘtre invoquĂ©s contre un acte rĂ©glementaire par voie d’exception, Ă  l’exclusion des vices de forme et de procĂ©dure. ‱ Actes non-rĂ©glementaires: L’exception d’illĂ©galitĂ© est possible sous deux conditions : 1. La dĂ©cision ultĂ©rieure doit avoir Ă©tĂ© prise pour l’application de l’acte non-")
  45. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : contrat aprĂšs rĂ©gularisation, ou prononcer sa rĂ©siliation (disparition pour l’avenir, Ă©ventuellement diffĂ©rĂ©e), voire son annulation (disparition rĂ©troactive) pour les illĂ©galitĂ©s les plus graves (contenu illicite, vice (Source: "contrat aprĂšs rĂ©gularisation, ou prononcer sa rĂ©siliation (disparition pour l’avenir, Ă©ventuellement diffĂ©rĂ©e), voire son annulation (disparition rĂ©troactive) pour les illĂ©galitĂ©s les plus graves (contenu illicite, vice du consentement). Certaines stipulations peuvent ĂȘtre annulĂ©es si elles sont divisibles. b) Le contentieux de l’exĂ©cution du contrat Le")
  46. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : de la poursuite du contrat, demander des mesures de rĂ©gularisation, prononcer la rĂ©siliation (avec effet diffĂ©rĂ©) ou l’annulation (si irrĂ©gularitĂ© grave ou contenu illicite), en tenant compte de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et des (Source: "de la poursuite du contrat, demander des mesures de rĂ©gularisation, prononcer la rĂ©siliation (avec effet diffĂ©rĂ©) ou l’annulation (si irrĂ©gularitĂ© grave ou contenu illicite), en tenant compte de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et des consĂ©quences de sa dĂ©cision. 2. Le recours tendant Ă  ce qu’il soit mis fin Ă  l’exĂ©cution du contrat : ‱ Un tiers ayant demandĂ© Ă ")
  47. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : la publicitĂ© ou la mise en concurrence. 2. Le rĂ©fĂ©rĂ©contractuel : ‱ Ouvert aux mĂȘmes personnes et pour les mĂȘmes contrats que le rĂ©fĂ©rĂ© prĂ©contractuel, mais aprĂšs la signature du contrat. ComplĂ©mentaire au rĂ©fĂ©rĂ© prĂ©cont (Source: "la publicitĂ© ou la mise en concurrence. 2. Le rĂ©fĂ©rĂ©contractuel : ‱ Ouvert aux mĂȘmes personnes et pour les mĂȘmes contrats que le rĂ©fĂ©rĂ© prĂ©contractuel, mais aprĂšs la signature du contrat. ComplĂ©mentaire au rĂ©fĂ©rĂ© prĂ©contractuel. ‱ RecevabilitĂ©: Saisi au plus tard le 31Ăšme jour suivant la publication d’un avis d’attribution ou la notification du contrat,")
  48. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : b) La DĂ©claration des Droits de l’Homme de 1789 La DDHC de 1789 apporte trois Ă©lĂ©ments majeurs : ‱ Affirmation de l’égalitĂ© de droit: L’article 1er proclame que « les Hommes naissent libres et Ă©gaux en droit » (Source: "b) La DĂ©claration des Droits de l’Homme de 1789 La DDHC de 1789 apporte trois Ă©lĂ©ments majeurs : ‱ Affirmation de l’égalitĂ© de droit: L’article 1er proclame que « les Hommes naissent libres et Ă©gaux en droit »")
  49. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 3. La jurisprudence: ‱ Habilite certaines autoritĂ©s administratives : ‱ CE 1919, Labonne: Premier ministre pour les rĂšglements de police (Source: "3. La jurisprudence: ‱ Habilite certaines autoritĂ©s administratives : ‱ CE 1919, Labonne: Premier ministre pour les rĂšglements de police")
  50. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2012, GISTI pour dĂ©terminer l’effetdirect des stipulations d’une convention internationale : (Source: "2012, GISTI pour dĂ©terminer l’effetdirect des stipulations d’une convention internationale :")
  51. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : C) – Les rĂšgles du droit public international ‱ Le PrĂ©ambule de 1946 (14Ăšme alinĂ©a) dispose que « la RĂ©publique française se conforme aux rĂšgles du droit public international » (Source: "C) – Les rĂšgles du droit public international ‱ Le PrĂ©ambule de 1946 (14Ăšme alinĂ©a) dispose que « la RĂ©publique française se conforme aux rĂšgles du droit public international »")
  52. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1975, SociĂ©tĂ© Rome-Paris Films pour l’octroi d’un visa cinĂ©matographique ; CE 1990, prĂ©fet de la Savoie c/ Monsieur Cavdar ajoutant une condition pour les mesures d’éloignement) (Source: "1975, SociĂ©tĂ© Rome-Paris Films pour l’octroi d’un visa cinĂ©matographique ; CE 1990, prĂ©fet de la Savoie c/ Monsieur Cavdar ajoutant une condition pour les mesures d’éloignement)")
  53. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : B) – La jurisprudence a) Les conditions ‱ La thĂ©orie des circonstances exceptionnelles, nĂ©e pendant la PremiĂšre Guerre mondiale, permet de valider des actes qui seraient illĂ©gaux en pĂ©riode normale (CE 1918, HeyriĂšs; CE (Source: "B) – La jurisprudence a) Les conditions ‱ La thĂ©orie des circonstances exceptionnelles, nĂ©e pendant la PremiĂšre Guerre mondiale, permet de valider des actes qui seraient illĂ©gaux en pĂ©riode normale (CE 1918, HeyriĂšs; CE 1919, Dames Dol et Laurent)")
  54. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1952, Meyer) Ă  l’EMA (CE 1975, Ministre de l’IntĂ©rieur c/ Pardov), puis au contrĂŽle normal (CE 2014, Ministre de l’IntĂ©rieur) (Source: "1952, Meyer) Ă  l’EMA (CE 1975, Ministre de l’IntĂ©rieur c/ Pardov), puis au contrĂŽle normal (CE 2014, Ministre de l’IntĂ©rieur)")
  55. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1. Extension organique : Non seulement l’État, mais aussi les autres personnes publiques comme les collectivitĂ©s territoriales (TC 1908, Feutry) et les Ă©tablissements publics (TC 1908, JouilliĂ©), puis les personnes privĂ© (Source: "1. Extension organique : Non seulement l’État, mais aussi les autres personnes publiques comme les collectivitĂ©s territoriales (TC 1908, Feutry) et les Ă©tablissements publics (TC 1908, JouilliĂ©), puis les personnes privĂ©es chargĂ©es d’un service public (TC 1978, Bernardi)")
  56. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 3. En matiĂšre contractuelle : ‱ IllĂ©galitĂ© administrative empĂȘchant la conclusion d’un contrat : Si le candidat Ă©vincĂ© avait des chances sĂ©rieuses de conclure le contrat, il peut ĂȘtre indemnisĂ© des frais de l’offre et du (Source: "3. En matiĂšre contractuelle : ‱ IllĂ©galitĂ© administrative empĂȘchant la conclusion d’un contrat : Si le candidat Ă©vincĂ© avait des chances sĂ©rieuses de conclure le contrat, il peut ĂȘtre indemnisĂ© des frais de l’offre et du manque Ă  gagner sur la base de la perte de chance (CE 2012, Monsieur Simon)")
  57. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : b) La loi La loi peut Ă©galement Ă©tablir des prĂ©somptions de causalitĂ©, comme la loi n°2010-2 du 5 janvier 2010 sur l’indemnisation des victimes d’essais nuclĂ©aires (Source: "b) La loi La loi peut Ă©galement Ă©tablir des prĂ©somptions de causalitĂ©, comme la loi n°2010-2 du 5 janvier 2010 sur l’indemnisation des victimes d’essais nuclĂ©aires")
  58. Détail source à réviser : 2000, Commune de Staffelfelden ; CE 1991, SONEXA;CE 1981, Ville deVierzon ; CE 2015, Garde des Sceaux) (Source: "2000, Commune de Staffelfelden ; CE 1991, SONEXA;CE 1981, Ville deVierzon ; CE 2015, Garde des Sceaux)")
  59. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : A) – La responsabilitĂ© pour faute a) Typologie des fautes 1) Faute et acte matĂ©riel La faute peut rĂ©sulter d’un acte matĂ©riel lors de l’accomplissement d’une mission administrative, Ă  l’exception des opĂ©rations militaire (Source: "A) – La responsabilitĂ© pour faute a) Typologie des fautes 1) Faute et acte matĂ©riel La faute peut rĂ©sulter d’un acte matĂ©riel lors de l’accomplissement d’une mission administrative, Ă  l’exception des opĂ©rations militaires (CE 2010, SociĂ©tĂ© Touax). ‱ Service public hospitalier: Erreurs mĂ©dicales lors d’interventions chirurgicales (CE Ass. 1992, Époux c.; a...")
  60. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1956, Domenech), ou inaction des forces de l’ordre face Ă  une situation difficile (ex : Ă©vacuation de grĂ©vistes, CE 1984, Port autonome de Marseille) (Source: "1956, Domenech), ou inaction des forces de l’ordre face Ă  une situation difficile (ex : Ă©vacuation de grĂ©vistes, CE 1984, Port autonome de Marseille)")
  61. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2008, pour l’incendie provoquĂ© par des dĂ©tenus, la responsabilitĂ© de l’administration pĂ©nitentiaire a Ă©tĂ© engagĂ©e pour des fautes non-qualifiĂ©es (systĂšme d’évacuation dĂ©fectueux, personnel non rĂ©actif, CE 2008, Garde des (Source: "2008, pour l’incendie provoquĂ© par des dĂ©tenus, la responsabilitĂ© de l’administration pĂ©nitentiaire a Ă©tĂ© engagĂ©e pour des fautes non-qualifiĂ©es (systĂšme d’évacuation dĂ©fectueux, personnel non rĂ©actif, CE 2008, Garde des Sceaux c/ Monsieur et Madame Zaouiya)")
  62. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2) Les mĂ©thodes dangereuses ‱ MĂ©thodes de rĂ©insertion pour malades mentaux, dĂ©tenus, jeunes dĂ©linquants (ex : malade mental tuant deux personnes pendant une sortie d’essai, CE 1967, DĂ©partement de la Moselle) (Source: "2) Les mĂ©thodes dangereuses ‱ MĂ©thodes de rĂ©insertion pour malades mentaux, dĂ©tenus, jeunes dĂ©linquants (ex : malade mental tuant deux personnes pendant une sortie d’essai, CE 1967, DĂ©partement de la Moselle)")
  63. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : B) – L’indemnisation des victimes de certains risques a) Les victimes du systĂšme de santĂ© La loi Kouchner du 4 mars 2002 a créé l’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents MĂ©dicaux) (Source: "B) – L’indemnisation des victimes de certains risques a) Les victimes du systĂšme de santĂ© La loi Kouchner du 4 mars 2002 a créé l’ONIAM (Office National d’Indemnisation des Accidents MĂ©dicaux)")
  64. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : A) – Le Conseil d’État Le Conseil d’État est la juridiction spĂ©cifique au sommet de l’ordre administratif, siĂ©geant Ă  Paris au Palais Royal (Source: "A) – Le Conseil d’État Le Conseil d’État est la juridiction spĂ©cifique au sommet de l’ordre administratif, siĂ©geant Ă  Paris au Palais Royal")
  65. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : b) Leur unitĂ© Deux facteurs garantissent l’unitĂ© de ces juridictions spĂ©cialisĂ©es : ‱ AutoritĂ© de l’État: Elles statuent toutes au nom de l’État, la justice n’étant pas dĂ©centralisĂ©e (Source: "b) Leur unitĂ© Deux facteurs garantissent l’unitĂ© de ces juridictions spĂ©cialisĂ©es : ‱ AutoritĂ© de l’État: Elles statuent toutes au nom de l’État, la justice n’étant pas dĂ©centralisĂ©e")
  66. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : a) Le plein-contentieux subjectif Ce contentieux vise Ă  la rĂ©paration d’une atteinte aux droits subjectifs du requĂ©rant (Source: "a) Le plein-contentieux subjectif Ce contentieux vise Ă  la rĂ©paration d’une atteinte aux droits subjectifs du requĂ©rant")
  67. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2013, Commune de Chirongui, a permis au juge des rĂ©fĂ©rĂ©s-libertĂ©s, en cas d’urgence, d’enjoindre l’administration de faire cesser une atteinte grave au droit de propriĂ©tĂ©, mĂȘme s’il s’agit d’une voie de fait (Source: "2013, Commune de Chirongui, a permis au juge des rĂ©fĂ©rĂ©s-libertĂ©s, en cas d’urgence, d’enjoindre l’administration de faire cesser une atteinte grave au droit de propriĂ©tĂ©, mĂȘme s’il s’agit d’une voie de fait")
  68. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : B) – Un juge du fond a) Le rĂšglement des contrariĂ©tĂ©s de jugements ConformĂ©ment Ă  l’article 15 de la loi de 1872, le Tribunal des conflits est compĂ©tent pour rĂ©soudre les situations oĂč les juridictions des deux ordres st (Source: "B) – Un juge du fond a) Le rĂšglement des contrariĂ©tĂ©s de jugements ConformĂ©ment Ă  l’article 15 de la loi de 1872, le Tribunal des conflits est compĂ©tent pour rĂ©soudre les situations oĂč les juridictions des deux ordres statuent au fond mais leurs jugements sont contradictoires, crĂ©ant un dĂ©ni de justice (ex : affaire Rosay)")
  69. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 3. Le dĂ©lai : ‱ Le dĂ©lai de contestation est en principe de deux mois Ă  partir de la publicitĂ© de l’acte (Source: "3. Le dĂ©lai : ‱ Le dĂ©lai de contestation est en principe de deux mois Ă  partir de la publicitĂ© de l’acte")
  70. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2011, SCEA du ChĂ©neau c/ INAPORC): pas de renvoi prĂ©judiciel si l’illĂ©galitĂ© est manifeste selon une jurisprudence Ă©tablie, ou si la contestation porte sur la conformitĂ© de l’acte au droit de l’Union europĂ©enne (Source: "2011, SCEA du ChĂ©neau c/ INAPORC): pas de renvoi prĂ©judiciel si l’illĂ©galitĂ© est manifeste selon une jurisprudence Ă©tablie, ou si la contestation porte sur la conformitĂ© de l’acte au droit de l’Union europĂ©enne")
  71. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2. Le recours tendant Ă  ce qu’il soit mis fin Ă  l’exĂ©cution du contrat : ‱ Un tiers ayant demandĂ© Ă  l’administration de rĂ©silier un contrat peut contester le refus de rĂ©siliation devant le juge du contrat (CE Sect (Source: "2. Le recours tendant Ă  ce qu’il soit mis fin Ă  l’exĂ©cution du contrat : ‱ Un tiers ayant demandĂ© Ă  l’administration de rĂ©silier un contrat peut contester le refus de rĂ©siliation devant le juge du contrat (CE Sect")
  72. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2018 (QPC n°2018- 717), elle implique la libertĂ© d’aider autrui Ă  des fins humanitaires, mĂȘme en cas de sĂ©jour irrĂ©gulier (Source: "2018 (QPC n°2018- 717), elle implique la libertĂ© d’aider autrui Ă  des fins humanitaires, mĂȘme en cas de sĂ©jour irrĂ©gulier")
  73. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : I] – La ResponsabilitĂ© pour Faute Personnelle A) – La notion de faute personnelle a) Identification La faute personnelle ne rĂ©vĂšle pas un dysfonctionnement de l’administration, mais la personnalitĂ© de son auteur. Elle es (Source: "I] – La ResponsabilitĂ© pour Faute Personnelle A) – La notion de faute personnelle a) Identification La faute personnelle ne rĂ©vĂšle pas un dysfonctionnement de l’administration, mais la personnalitĂ© de son auteur. Elle est suffisamment Ă©loignĂ©e du service pour que le juge judiciaire puisse la constater. Selon TC 1877, Laumonier-Carriol, il y a faute person...")
  74. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2. Faute personnelle commise Ă  l’occasion du service, mais s’en dĂ©tachant psychologiquement: En raison de sa gravitĂ© ou des objectifs purement personnels poursuivis par l’auteur (TC 2014, Madame B (Source: "2. Faute personnelle commise Ă  l’occasion du service, mais s’en dĂ©tachant psychologiquement: En raison de sa gravitĂ© ou des objectifs purement personnels poursuivis par l’auteur (TC 2014, Madame B")
  75. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : b) Faute prouvĂ©e et faute prĂ©sumĂ©e 1) PrĂ©somption de faute et travaux publics L’arrĂȘt CE 2019, Paris-Clichy fusionne la responsabilitĂ© de l’État du fait des lois (Source: "b) Faute prouvĂ©e et faute prĂ©sumĂ©e 1) PrĂ©somption de faute et travaux publics L’arrĂȘt CE 2019, Paris-Clichy fusionne la responsabilitĂ© de l’État du fait des lois")
  76. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : C) – L’état des personnes Traditionnellement, l’ordre judiciaire est compĂ©tent pour l’état des personnes (Source: "C) – L’état des personnes Traditionnellement, l’ordre judiciaire est compĂ©tent pour l’état des personnes")
  77. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : A) – Un juge de la compĂ©tence a) Le conflit d’attribution positif L’administration, via le prĂ©fet, peut imposer au juge judiciaire de dĂ©cliner sa compĂ©tence en lui adressant un dĂ©clinatoire de compĂ©tence (Source: "A) – Un juge de la compĂ©tence a) Le conflit d’attribution positif L’administration, via le prĂ©fet, peut imposer au juge judiciaire de dĂ©cliner sa compĂ©tence en lui adressant un dĂ©clinatoire de compĂ©tence")
  78. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1872, le Tribunal des conflits est compĂ©tent pour rĂ©soudre les situations oĂč les juridictions des deux ordres statuent au fond mais leurs jugements sont contradictoires, crĂ©ant un dĂ©ni de justice (ex : affaire Rosay) (Source: "1872, le Tribunal des conflits est compĂ©tent pour rĂ©soudre les situations oĂč les juridictions des deux ordres statuent au fond mais leurs jugements sont contradictoires, crĂ©ant un dĂ©ni de justice (ex : affaire Rosay)")
  79. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : A) – Le contentieux direct Il s’agit de saisir directement le juge pour un Recours pour ExcĂšs de Pouvoir (REP) en vue de l’annulation de l’AAU illĂ©gal, ou pour un recours de plein-contentieux pour sa rĂ©formation (Source: "A) – Le contentieux direct Il s’agit de saisir directement le juge pour un Recours pour ExcĂšs de Pouvoir (REP) en vue de l’annulation de l’AAU illĂ©gal, ou pour un recours de plein-contentieux pour sa rĂ©formation")
  80. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1. Conditions de recevabilitĂ© de l’acte attaquĂ© : ‱ Un AAU doit faire « grief », c’est-Ă -dire avoir des « effets notables » sur les droits ou la situation des personnes (Source: "1. Conditions de recevabilitĂ© de l’acte attaquĂ© : ‱ Un AAU doit faire « grief », c’est-Ă -dire avoir des « effets notables » sur les droits ou la situation des personnes")
  81. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : B) – Le contentieux indirect La contestation indirecte de l’AAU peut avoir lieu devant le juge administratif ou, exceptionnellement, le juge judiciaire (Source: "B) – Le contentieux indirect La contestation indirecte de l’AAU peut avoir lieu devant le juge administratif ou, exceptionnellement, le juge judiciaire")
  82. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1. La dĂ©cision ultĂ©rieure doit avoir Ă©tĂ© prise pour l’application de l’acte non- rĂ©glementaire ou en constituer la base lĂ©gale (CE Sect (Source: "1. La dĂ©cision ultĂ©rieure doit avoir Ă©tĂ© prise pour l’application de l’acte non- rĂ©glementaire ou en constituer la base lĂ©gale (CE Sect")
  83. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2. L’exception d’illĂ©galitĂ© ne peut ĂȘtre invoquĂ©e que dans le dĂ©lai de recours contentieux contre l’acte non-rĂ©glementaire (CE Sect (Source: "2. L’exception d’illĂ©galitĂ© ne peut ĂȘtre invoquĂ©e que dans le dĂ©lai de recours contentieux contre l’acte non-rĂ©glementaire (CE Sect")
  84. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1. Juge civil: ‱ En principe, le juge civil doit poser une question prĂ©judicielle au juge administratif pour apprĂ©cier la Ă©galitĂ© d’un AAU afin de respecter la sĂ©paration des pouvoirs (Source: "1. Juge civil: ‱ En principe, le juge civil doit poser une question prĂ©judicielle au juge administratif pour apprĂ©cier la Ă©galitĂ© d’un AAU afin de respecter la sĂ©paration des pouvoirs")
  85. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2. Juge pĂ©nal: ‱ La loi permet au juge pĂ©nal d’interprĂ©ter les actes administratifs et d’en apprĂ©cier la Ă©galitĂ© lorsque cela est nĂ©cessaire Ă  la solution du procĂšs pĂ©nal (article111−5du Code pĂ©nal) (Source: "2. Juge pĂ©nal: ‱ La loi permet au juge pĂ©nal d’interprĂ©ter les actes administratifs et d’en apprĂ©cier la Ă©galitĂ© lorsque cela est nĂ©cessaire Ă  la solution du procĂšs pĂ©nal (article111−5du Code pĂ©nal)")
  86. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : A) – Le contentieux provoquĂ© par les parties au contrat Il relĂšve du juge du plein-contentieux (contentieux contractuel), son Ă©volution ayant Ă©tĂ© marquĂ©e par l’arrĂȘt CE Ass (Source: "A) – Le contentieux provoquĂ© par les parties au contrat Il relĂšve du juge du plein-contentieux (contentieux contractuel), son Ă©volution ayant Ă©tĂ© marquĂ©e par l’arrĂȘt CE Ass")
  87. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : a) Devant le juge du plein-contentieux Les tiers « intĂ©ressĂ©s » (concurrents Ă©vincĂ©s, contribuables locaux, associations de protection de l’environnement) peuvent saisir le juge du contrat (CE Ass (Source: "a) Devant le juge du plein-contentieux Les tiers « intĂ©ressĂ©s » (concurrents Ă©vincĂ©s, contribuables locaux, associations de protection de l’environnement) peuvent saisir le juge du contrat (CE Ass")
  88. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1. Le recours contestant la validitĂ© du contrat: ‱ RecevabilitĂ©: Seuls les tiers lĂ©sĂ©s « de façon suffisamment directe et certaine » peuvent agir (Source: "1. Le recours contestant la validitĂ© du contrat: ‱ RecevabilitĂ©: Seuls les tiers lĂ©sĂ©s « de façon suffisamment directe et certaine » peuvent agir")
  89. Détail source à réviser : 2014, Département de Tarn-et-Garonne), fermant la voie du REP aux tiers pour ces actes (Source: "2014, Département de Tarn-et-Garonne), fermant la voie du REP aux tiers pour ces actes")
  90. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2. RecevabilitĂ© du REP contre certains contrats: ‱ Le REP est exceptionnellement recevable contre les clauses rĂ©glementaires d’un contrat administratif (Source: "2. RecevabilitĂ© du REP contre certains contrats: ‱ Le REP est exceptionnellement recevable contre les clauses rĂ©glementaires d’un contrat administratif")
  91. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : III] – Le contentieux de la responsabilitĂ© administrative A) – La saisine a) La dĂ©cision prĂ©alable La juridiction ne peut ĂȘtre saisie que par un recours contre une dĂ©cision. Dans le contentieux de la responsabilitĂ©, il f (Source: "III] – Le contentieux de la responsabilitĂ© administrative A) – La saisine a) La dĂ©cision prĂ©alable La juridiction ne peut ĂȘtre saisie que par un recours contre une dĂ©cision. Dans le contentieux de la responsabilitĂ©, il faut d’abord adresser une demande d’indemnisation Ă  l’administration. Le juge administratif ne peut ĂȘtre saisi que du recours dirigĂ© contr...")
  92. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : B) – La primautĂ© sur les actes administratifs ‱ Le juge administratif contrĂŽlait dĂ©jĂ  la conventionnalitĂ© des actes administratifs avant Nicolo (CE 1952, Madame Kirkwood) (Source: "B) – La primautĂ© sur les actes administratifs ‱ Le juge administratif contrĂŽlait dĂ©jĂ  la conventionnalitĂ© des actes administratifs avant Nicolo (CE 1952, Madame Kirkwood)")
  93. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1908, Feutry) et les Ă©tablissements publics (TC 1908, JouilliĂ©), puis les personnes privĂ©es chargĂ©es d’un service public (TC 1978, Bernardi) (Source: "1908, Feutry) et les Ă©tablissements publics (TC 1908, JouilliĂ©), puis les personnes privĂ©es chargĂ©es d’un service public (TC 1978, Bernardi)")
  94. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2002-303 du 4 mars 2002 pour uniformiser les rĂšgles dans l’intĂ©rĂȘt des patients (Source: "2002-303 du 4 mars 2002 pour uniformiser les rĂšgles dans l’intĂ©rĂȘt des patients")
  95. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 2010-2 du 5 janvier 2010 sur l’indemnisation des victimes d’essais nuclĂ©aires (Source: "2010-2 du 5 janvier 2010 sur l’indemnisation des victimes d’essais nuclĂ©aires")
  96. DĂ©tail source Ă  rĂ©viser : 1680, Techer c/ Pahon), malveillance (TC 1987, Kessler), vengeance (actes de violence lors de garde Ă  vue, tentative d’homicide par gendarme avec arme de service, CE 1975, Pothier) (Source: "1680, Techer c/ Pahon), malveillance (TC 1987, Kessler), vengeance (actes de violence lors de garde Ă  vue, tentative d’homicide par gendarme avec arme de service, CE 1975, Pothier)")

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
2001ArrĂȘt Syndicat National de l’Industrie Pharmaceutique
1989ArrĂȘt Nicolo
2008ArrĂȘt CE 2008
1933ArrĂȘt CE 1933
1976ArrĂȘt CE 1976
1955ArrĂȘt CE 1955

Tableaux de SynthĂšse

Sources internes et internationales de la légalité administrative

Type de sourceExemples ou principes
InterneLoi, Constitution, RĂšglements
InternationalTraités, Conventions, Principes Généraux du Droit International

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre la primauté des conventions internationales et la hiérarchie des normes.
  2. Mélanger responsabilité pour faute et responsabilité sans faute.
  3. Confondre la responsabilité pour faute lourde et simple.
  4. Oublier la distinction entre actes administratifs unilatéraux et contrats administratifs.
  5. Confusion entre la compétence discrétionnaire et la compétence liée.
  6. Mélanger la procédure contentieuse et la procédure administrative préalable.
  7. Confondre la primauté de la Constitution avec la primauté des normes internationales.

Checklist Examen

  1. Vérifier la primauté des conventions internationales selon Nicolo.
  2. Revoir la distinction entre responsabilité pour faute et responsabilité sans faute.
  3. Étudier la procĂ©dure de saisine du juge administratif.
  4. Comprendre le rîle du Conseil d’État dans la justice administrative.
  5. Maßtriser la hiérarchie des normes en droit administratif.
  6. Connaßtre les sources internes de la légalité administrative.
  7. Savoir distinguer actes unilatéraux et contrats dans le contentieux.
  8. Revoir la responsabilité pour faute lourde et simple.
  9. Étudier la primautĂ© du droit europĂ©en sur le droit interne.

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Test your knowledge on Introduction au droit administratif with 9 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Que signifie la primautĂ© des conventions internationales selon l'arrĂȘt Nicolo du Conseil d’État ?

2. Que sont les Principes Généraux du Droit International dans le cadre de la légalité administrative ?

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Sources internes — dĂ©finition ?

Législation nationale, Constitution, rÚglements, jurisprudence.

Sources internes de légalité?

Lois, rĂšglements, principes constitutionnels.

ContrĂŽle de constitutionnalitĂ© — rĂŽle ?

Vérifier la conformité des lois et actes administratifs à la Constitution.

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