đ Plan du Cours
- Introduction au droit de la famille
- Définition et complexité de la notion de famille
- Les liens familiaux traditionnels et nouveaux
- LâĂ©volution du droit de la famille et de ses sources
- Les rÚgles juridiques relatives aux couples mariés
- Les conditions de formation du mariage
- Les effets et obligations du mariage
- Les procédures et types de divorce
- Les conséquences patrimoniales et civiles du divorce
- Les couples non mariés et le PACS
- La filiation : dĂ©finition, modes dâĂ©tablissement et contestation
- Les actions en établissement et contestation de la filiation
đ 1. Introduction au droit de la famille
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Droit civil : Branche du droit qui régit les relations juridiques entre personnes, organisant notamment les rapports familiaux, patrimoniaux et contractuels, avec un caractÚre cumulatif et articulé.
- Liens de parenté : Relations juridiques entre personnes en ligne directe ou collatérale, reconnues comme formant la famille, qui fondent les obligations et droits familiaux.
- Liens dâalliance : Relations juridiques créées par le mariage ou dâautres formes dâunion reconnues, constituant un lien entre deux familles ou individus, traditionnellement considĂ©rĂ© comme un lien horizontal dans la famille.
đ Points essentiels
- Le droit de la famille sâappuie sur des notions Ă©tudiĂ©es en droit des personnes, soulignant le caractĂšre cumulatif et articulĂ© du droit civil.
- Le droit de la famille est une branche du droit civil qui organise les relations juridiques entre personnes unies par des liens de parentĂ© ou dâalliance.
- Le droit de la famille prĂ©voit ainsi des rĂšgles fondĂ©es sur les liens juridiques unissant les individus (parentĂ©, alliance, couple mariĂ©, pacsĂ© ou en concubinage) plutĂŽt que de privilĂ©gier des rĂšgles gĂ©nĂ©rales sâappliquant directement Ă la famille en tant que groupe.
- Lâarticle 212 du Code civil prĂ©voit Ă©galement un devoir dâassistance entre Ă©poux. Celui-ci se rapproche du devoir de secours, mais il convient de bien les distinguer. En effet, le devoir de secours possĂšde essentiellement une dimension pĂ©cuniaire, patrimoniale et financiĂšre, tandis que le devoir dâassistance relĂšve avant tout dâune dimension personnelle. Le devoir dâassistance correspond Ă lâaide morale et matĂ©rielle que chaque Ă©poux doit apporter Ă son conjoint dans le cadre de la vie commune, au-delĂ du simple soutien financier. Il implique notamment dâĂȘtre prĂ©sent aux cĂŽtĂ©s de son Ă©poux dans les moments difficiles de lâexistence, tels que le deuil, la maladie, la dĂ©pression, le chĂŽmage ou encore un accident. Lâassistance se traduit donc par un soutien personnel, affectif et psychologique. La violation de ce devoir peut ĂȘtre prise en compte lors dâune procĂ©dure de divorce, notamment dans le cadre du divorce pour faute. Toutefois, sa sanction suppose que le manquement soit Ă©tabli par des Ă©lĂ©ments de preuve dĂ©montrant lâabsence de soutien ou dâaccompagnement envers le conjoint. Section II. Les effets patrimoniaux Nous allons dĂ©sormais Ă©tudier les relations Ă©conomiques entre les Ă©poux ainsi que les obligations qui existent, Ă ce stade, entre eux sur le plan patrimonial. Les rapports patrimoniaux constituent une branche essentielle du droit de la famille et relĂšvent plus
đĄ Ă retenir
Comprendre que le droit de la famille structure juridiquement les relations entre individus liĂ©s par la parentĂ© ou lâalliance, fondant ainsi son champ dâapplication.
đ 2. DĂ©finition et complexitĂ© de la notion de famille
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Notion de famille : Concept juridique et social dĂ©signant un groupe social fondamental composĂ© de personnes liĂ©es par des relations de parentĂ©, dâalliance ou de cohabitation, dont les frontiĂšres varient selon les contextes sociaux, culturels et juridiques, permettant ainsi une grande souplesse dâadaptation aux diffĂ©rentes formes familiales.
- LibertĂ© matrimoniale : Principe fondamental garantissant Ă chaque individu le droit de dĂ©cider librement de se marier ou de ne pas se marier, protĂ©gĂ© par des textes internationaux comme la Convention europĂ©enne des droits de lâhomme et la Constitution, tout en Ă©tant soumis aux conditions lĂ©gales de formation du mariage.
- Droit de la famille : Branche du droit civil qui rĂ©git les rĂšgles relatives Ă la formation, au fonctionnement et Ă la dissolution des unions familiales, ainsi que les relations patrimoniales et personnelles entre membres de la famille, en tenant compte de lâĂ©volution des formes familiales.
- Contrats de courtage matrimonial : Contrats par lesquels des professionnels sâengagent Ă mettre en relation des personnes en vue de conclure un mariage, soumis Ă un encadrement lĂ©gal destinĂ© Ă prĂ©venir les abus et garantir la lĂ©galitĂ© de la dĂ©marche.
- Liberté nuptiale : La liberté nuptiale renvoie ainsi au principe selon lequel toute personne est, en principe, libre de choisir son conjoint et de contracter mariage.
đ Points essentiels
- La notion de famille est complexe et variable selon les conceptions sociales, culturelles et juridiques dâune sociĂ©tĂ©.
- La liberté matrimoniale garantit à chacun le droit de se marier ou de ne pas se marier, principe fondamental protégé par des textes internationaux et la Constitution.
- Chapitre 2 La formation du mariage La libertĂ© matrimoniale permet Ă chacun de dĂ©cider de se marier ou non. Toutefois, cette libertĂ© nâest pas absolue. Le mariage est une institution Ă laquelle tous les systĂšmes juridiques accordent une importance particuliĂšre. Il sâagit de lâune des coutumes les plus anciennes de lâhumanitĂ© et de lâune des plus largement partagĂ©es Ă travers le monde. Le mariage est Ă la fois un acte de volontĂ© individuelle, puisquâil repose sur le consentement des Ă©poux, et un acte Ă portĂ©e sociale, dans la mesure oĂč il reflĂšte les conceptions sociales, culturelles et juridiques dâune sociĂ©tĂ© quant aux relations amoureuses et familiales. Ces conceptions peuvent dâailleurs varier considĂ©rablement selon les pays : certains systĂšmes juridiques admettent, par exemple, le mariage polygamique, tandis quâen France celui-ci est strictement prohibĂ©. En raison de cette importance sociale et institutionnelle, la formation du mariage est soumise Ă un ensemble de conditions. Le droit exerce un contrĂŽle sur le respect de ces conditions, selon une logique qui sâopĂšre en deux temps distincts. Dâune part, il existe un contrĂŽle prĂ©alable, exercĂ© avant la cĂ©lĂ©bration du mariage et au moment mĂȘme de la cĂ©rĂ©monie. Ce contrĂŽle est assurĂ© par lâofficier dâĂ©tat civil, qui vĂ©rifie que les futurs Ă©poux remplissent les conditions lĂ©gales pour se marier. Ce contrĂŽle prĂ©ventif correspond Ă
đĄ Ă retenir
La notion de famille est complexe et variable selon les conceptions sociales, culturelles et juridiques dâune sociĂ©tĂ©.
đ 3. Les liens familiaux traditionnels et nouveaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Concubinage : Faiblement encadrĂ© par le droit, il nâen demeure pas moins quâil produit certains effets juridiques, ce qui justifie son Ă©tude.
- Liens traditionnels : Liens fondamentaux du droit de la famille reposant sur la parenté, correspondant à la filiation entre personnes reliées par la naissance, et sur l'alliance, correspondant au mariage, tous deux encadrés par des rÚgles juridiques.
- Nouveaux liens : Par ailleurs, de nouveaux liens de parentalité ont également été envisagés.
đ Points essentiels
- Le concubinage est une union de fait entre deux personnes sans cadre juridique contraignant, caractérisée par sa souplesse et ses effets juridiques limités.
- Sofia. 2. Les nouveaux liens Ă cĂŽtĂ© des liens traditionnels, le droit est venu reconnaĂźtre de nouveaux liens entre des personnes qui ne sont pourtant ni conjoints, ni alliĂ©s, ni mĂȘme parents, et cela sur le seul fondement de lâaffectivitĂ© de leurs relations. Autrement dit, le lĂ©gislateur a reconnu que certaines relations entre individus avaient une force particuliĂšre, ce qui permet alors de leur donner un cadre juridique spĂ©cifique. Cette Ă©volution prĂ©sente des avantages, car elle permet de mettre Ă la disposition des individus dâautres modes de vie en couple. En effet, certaines personnes ne se retrouvent pas dans les rĂšgles relatives au mariage. GrĂące Ă ces modes dâunion, elles peuvent ainsi trouver une forme dâorganisation qui leur correspond. Jusquâen 2013, ces nouveaux liens Ă©taient les seuls qui permettaient aux personnes de mĂȘme sexe dâĂȘtre en couple et dâobtenir de nouveaux droits. Depuis la loi du 15 novembre 1999 qui a créé le Pacte civil de solidaritĂ© (PACS) et donnĂ© une dĂ©finition juridique du concubinage, ces formes dâunion sont reconnues par le droit. Le PACS organise la vie commune de deux personnes de sexe diffĂ©rent ou de mĂȘme sexe et leur confĂšre des droits et obligations en termes de soutien matĂ©riel, de logement, de patrimoine et de droits sociaux ; le concubinage, dĂ©fini par lâarticle 515-8 du Code civil comme une union de fait caractĂ©risĂ©e par une vie
đĄ Ă retenir
Les formes traditionnelles de liens familiaux, fondĂ©es sur la parentĂ© et lâalliance, coexistent avec des liens nouveaux reconnus par le droit, tels que le concubinage, qui bĂ©nĂ©ficient d'une reconnaissance juridique limitĂ©e et reposent sur l'affectivitĂ©.
đ 4. LâĂ©volution du droit de la famille et de ses sources
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Large : Lâaction peut ĂȘtre intentĂ©e par lâun des Ă©poux, par lâofficier dâĂ©tat civil, par le ministĂšre public, et plus largement par toute personne ayant un intĂ©rĂȘt Ă agir.
- Autrement dit : Le mariage est nul, mais il est traitĂ© comme sâil avait Ă©tĂ© valable pendant un certain temps, afin de protĂ©ger lâĂ©poux qui nâa commis aucune faute.
- Annulation du mariage : ProcĂ©dure juridique qui considĂšre que le mariage nâa jamais existĂ©, avec un effet rĂ©troactif, pouvant ĂȘtre demandĂ©e en cas de vice du consentement ou dâautres causes prĂ©vues par la loi.
- Divorce : ProcĂ©dure qui dissout un mariage valide pour lâavenir, sans effet rĂ©troactif, mettant fin aux effets du mariage tout en conservant sa validitĂ© antĂ©rieure.
đ Points essentiels
- Lâannulation du mariage a un effet rĂ©troactif, faisant comme si le mariage nâavait jamais existĂ©, contrairement au divorce qui dissout un mariage valide pour lâavenir.
- La laïcisation du mariage en 1804 a introduit la possibilité de dissoudre le mariage par divorce.
- Le divorce est une dissolution du mariage sans effet rĂ©troactif, distincte de lâannulation.
đĄ Ă retenir
Lâannulation du mariage a un effet rĂ©troactif, faisant comme si le mariage nâavait jamais existĂ©, contrairement au divorce qui dissout un mariage valide pour lâavenir.
đ 5. Les rĂšgles juridiques relatives aux couples mariĂ©s
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Effets du mariage : Les conséquences juridiques qui naissent entre époux dÚs la célébration valide du mariage, incluant des obligations réciproques et des droits mutuels.
- Effets juridiques : Les conséquences légales qui résultent d'un acte ou d'une situation, ici spécifiquement celles produites par le mariage entre époux.
- RĂšgles juridiques : Ce lien naĂźt du mariage et revĂȘt une importance particuliĂšre, car il entraĂźne la naissance dâun certain nombre de rĂšgles juridiques, notamment des droits et des obligations entre un Ă©poux et les membres de la famille de lâautre Ă©poux.
đ Points essentiels
- Les époux ont des obligations réciproques, notamment de fidélité, secours et assistance.
- Un Ă©poux peut engager la responsabilitĂ© civile de lâautre en cas de faute causant un prĂ©judice, y compris pendant ou aprĂšs la sĂ©paration.
đĄ Ă retenir
Le mariage constitue un cadre juridique instituant des droits et devoirs mutuels entre Ă©poux, avec des effets juridiques qui prennent effet dĂšs la cĂ©lĂ©bration valide de lâunion.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Nullité : Sanction juridique qui annule rétroactivement un mariage lorsque les conditions essentielles de sa formation ne sont pas respectées, faisant considérer l'union comme n'ayant jamais existé.
- Consentement des époux : Manifestation de volonté libre et éclairée des futurs époux, sans vice du consentement, condition indispensable à la validité du mariage.
- Conditions de formation du mariage : Ensemble des rÚgles légales que doivent respecter les futurs époux pour que le mariage soit valide, incluant notamment l'ùge minimum, la monogamie, l'absence de lien de parenté prohibé, et le consentement libre et éclairé.
đ Points essentiels
- La monogamie est une condition impérative en droit français, interdisant le mariage polygamique.
- Les conditions de formation du mariage incluent des rĂšgles spĂ©cifiques encadrant la validitĂ© de lâunion.
- Lâarticle 145 du Code civil prĂ©voit que le procureur de la RĂ©publique du lieu de cĂ©lĂ©bration du mariage peut accorder une dispense dâĂąge pour motifs graves. Le mariage dâun mineur devient alors possible Ă deux conditions cumulatives. sur11 55 Dâune part, il faut justifier de motifs graves, comme par exemple une grossesse, lorsque la future Ă©pouse souhaite que lâenfant naisse dans le cadre du mariage. Cette dispense peut ĂȘtre accordĂ©e Ă partir de 15 ans, Ăąge correspondant Ă la majoritĂ© sexuelle en droit pĂ©nal. Dâautre part, le consentement des parents est requis, conformĂ©ment Ă lâarticle 148 du Code civil. En cas de dĂ©saccord entre les parents, le consentement dâun seul dâentre eux suffit. Ă lâinverse, il nâexiste aucune limite dâĂąge maximale pour se marier, ni aucune condition tenant Ă la diffĂ©rence dâĂąge entre les Ă©poux. Le Code civil prĂ©voit Ă©galement des situations exceptionnelles, comme le mariage in extremis, lorsque la mort de lâun des futurs Ă©poux est imminente. Toutefois, lâĂąge avancĂ© ou lâĂ©tat de santĂ© peuvent ĂȘtre pris en compte pour apprĂ©cier la rĂ©alitĂ© du consentement. Le mariage doit reposer sur un consentement libre et Ă©clairĂ©. En cas de troubles mentaux ou dâaltĂ©ration du discernement, le mariage peut ĂȘtre frappĂ© de nullitĂ© pour dĂ©faut de consentement. C. La santĂ© des futurs Ă©poux En principe, le mariage est un droit fondamental. Aucune maladie, aucun handicap ou
- Chapitre 2 La formation du mariage La libertĂ© matrimoniale permet Ă chacun de dĂ©cider de se marier ou non. Toutefois, cette libertĂ© nâest pas absolue. Le mariage est une institution Ă laquelle tous les systĂšmes juridiques accordent une importance particuliĂšre. Il sâagit de lâune des coutumes les plus anciennes de lâhumanitĂ© et de lâune des plus largement partagĂ©es Ă travers le monde. Le mariage est Ă la fois un acte de volontĂ© individuelle, puisquâil repose sur le consentement des Ă©poux, et un acte Ă portĂ©e sociale, dans la mesure oĂč il reflĂšte les conceptions sociales, culturelles et juridiques dâune sociĂ©tĂ© quant aux relations amoureuses et familiales. Ces conceptions peuvent dâailleurs varier considĂ©rablement selon les pays : certains systĂšmes juridiques admettent, par exemple, le mariage polygamique, tandis quâen France celui-ci est strictement prohibĂ©. En raison de cette importance sociale et institutionnelle, la formation du mariage est soumise Ă un ensemble de conditions. Le droit exerce un contrĂŽle sur le respect de ces conditions, selon une logique qui sâopĂšre en deux temps distincts. Dâune part, il existe un contrĂŽle prĂ©alable, exercĂ© avant la cĂ©lĂ©bration du mariage et au moment mĂȘme de la cĂ©rĂ©monie. Ce contrĂŽle est assurĂ© par lâofficier dâĂ©tat civil, qui vĂ©rifie que les futurs Ă©poux remplissent les conditions lĂ©gales pour se marier. Ce contrĂŽle prĂ©ventif correspond Ă
đĄ Ă retenir
Les conditions de formation du mariage incluent des rĂšgles spĂ©cifiques encadrant la validitĂ© de lâunion.
đ 7. Les effets et obligations du mariage
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Devoirs conjugaux : Les devoirs conjugaux sont des obligations rĂ©ciproques entre Ă©poux comprenant la fidĂ©litĂ©, le secours et lâassistance, organisĂ©es par lâarticle 212 du Code civil, qui encadrent la mission commune de direction de la famille.
- Effets personnels du mariage : Les effets personnels Les effets personnels du mariage sont principalement regroupés dans le Code civil au sein des dispositions relatives aux droits et devoirs respectifs des époux, figurant aux articles 212 à 226.
đ Points essentiels
- Le mariage entraĂźne des consĂ©quences juridiques concrĂštes pour les Ă©poux, notamment en matiĂšre patrimoniale et personnelle, organisant Ă la fois la vie familiale et les intĂ©rĂȘts Ă©conomiques.
- La solidaritĂ© entre Ă©poux sâexprime dans la gestion des obligations et des dettes contractĂ©es pour les besoins du mĂ©nage, engageant solidairement les Ă©poux selon lâarticle 220 du Code civil.
- Paragraphe 2. Les droits et obligations dâordre patrimonial En plus des effets personnels, le PACS produit Ă©galement des effets dâordre patrimonial, câest-Ă -dire des consĂ©quences sur les biens et les finances des partenaires. LĂ encore, on observe une certaine proximitĂ© avec le mariage, notamment avec le rĂ©gime primaire. Toutefois, le PACS demeure globalement plus souple et laisse davantage de libertĂ© aux partenaires. A. Lâaide matĂ©rielle rĂ©ciproque Lâarticle 515-4 du Code civil prĂ©voit que les partenaires sâengagent Ă une aide matĂ©rielle rĂ©ciproque. Cette aide peut ĂȘtre librement organisĂ©e dans la convention de PACS. Par exemple, les partenaires peuvent prĂ©voir une rĂ©partition des dĂ©penses, telle que 50 % pour lâun et 40 % pour lâautre. En revanche, si rien nâest prĂ©vu dans la convention, la loi impose que cette aide soit proportionnelle aux facultĂ©s respectives des partenaires, câest-Ă -dire Ă leurs ressources. Cette aide matĂ©rielle couvre les dĂ©penses de la vie quotidienne, comme la nourriture, le logement ou les vĂȘtements. On retrouve ici une logique proche de celle du mariage. B. Lâobligation solidaire aux dettes contractĂ©es pour les besoins de la vie courante Le PACS prĂ©voit Ă©galement une solidaritĂ© pour les dettes contractĂ©es au titre des dĂ©penses de la vie courante. ConcrĂštement, les partenaires sont tenus solidairement Ă lâĂ©gard des tiers des dettes contractĂ©es par lâun
- Lâarticle 220 du Code civil, applicable uniquement au mariage, organise Ă la fois lâautonomie et la responsabilitĂ© rĂ©ciproque des Ă©poux. Il prĂ©voit que chacun des Ă©poux a le pouvoir de conclure seul les contrats nĂ©cessaires Ă lâentretien du mĂ©nage et Ă lâĂ©ducation des enfants. Ainsi, pour les dĂ©penses de la vie quotidienne, un Ă©poux peut agir sans demander lâaccord prĂ©alable de son conjoint. Cette rĂšgle consacre donc une vĂ©ritable autonomie dans la gestion du mĂ©nage. Cependant, cette autonomie constitue Ă©galement une contrainte pour lâautre Ă©poux. En effet, toute dette contractĂ©e par lâun engage solidairement lâautre. Si lâĂ©poux ayant contractĂ© la dette ne paie pas, le crĂ©ancier peut demander le remboursement au conjoint. Les Ă©poux restent donc autonomes dans leurs actes, mais cette autonomie produit des effets Ă lâĂ©gard des deux. Cette solidaritĂ© constitue une spĂ©cificitĂ© du mariage : en dehors du mariage, les dettes ne sont pas solidaires entre membres du couple. De mĂȘme, les enfants ne sont pas tenus de payer les dettes de leurs parents, sauf lorsquâils acceptent une succession comprenant un passif. Exceptions et limites Ă la solidaritĂ© La solidaritĂ© ne concerne toutefois que les dettes mĂ©nagĂšres. Elle disparaĂźt dâabord lorsque la dĂ©pense est Ă©trangĂšre aux besoins du mĂ©nage et rĂ©pond uniquement Ă une satisfaction personnelle de lâun des Ă©poux. Si un Ă©poux contracte une dette
đĄ Ă retenir
Le mariage produit des effets juridiques concrets sur la vie personnelle et patrimoniale des époux, notamment à travers les devoirs conjugaux et la solidarité dans la gestion des obligations contractées pour les besoins du ménage.
đ 8. Les procĂ©dures et types de divorce
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Divorce par consentement mutuel : ProcĂ©dure de divorce oĂč les Ă©poux s'accordent sur la rupture et ses effets, gĂ©nĂ©ralement par acte sous signature privĂ©e contresignĂ© par avocat, sans intervention judiciaire directe, depuis la loi de 2016.
- Divorce pour faute : Procédure de divorce engagée lorsque l'un des époux invoque une ou plusieurs fautes de l'autre, nécessitant la preuve de ces fautes devant le juge, qui peut prononcer le divorce pour faute ou, en cas d'échec, un autre type de divorce.
- Divorce accepté : Divorce contentieux dans lequel les époux acceptent le principe de la rupture mais ne s'entendent pas sur ses conséquences, nécessitant une décision judiciaire pour trancher les effets personnels et patrimoniaux.
đ Points essentiels
- Le divorce peut ĂȘtre prononcĂ© selon plusieurs procĂ©dures, dont le consentement mutuel, le divorce pour faute et le divorce acceptĂ©, chacune ayant ses conditions et effets spĂ©cifiques.
- La procédure de divorce détermine la maniÚre dont la dissolution du mariage est effectuée et ses conséquences juridiques.
đĄ Ă retenir
Il existe plusieurs procédures de divorce, chacune répondant à des conditions et effets juridiques distincts, la diversité permettant d'adapter la procédure à la situation des époux.
đ 9. Les consĂ©quences patrimoniales et civiles du divorce
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Partage des biens : La répartition des biens entre époux qui intervient lors du divorce, consistant à déterminer la propriété de chaque époux sur les biens communs ou indivis en fonction du régime matrimonial applicable, souvent organisée par un notaire.
- Prestation compensatoire : Une somme versĂ©e par un Ă©poux Ă l'autre pour compenser la disparitĂ© Ă©conomique créée par la rupture du mariage, calculĂ©e en tenant compte de critĂšres tels que les revenus, le patrimoine, la situation professionnelle, lâĂąge, la durĂ©e du mariage et les choix de vie.
- Effets du divorce : Les consĂ©quences juridiques du divorce qui mettent fin Ă lâunion matrimoniale, permettent aux Ă©poux de contracter une nouvelle union, et organisent les mesures relatives Ă lâautoritĂ© parentale, la rĂ©sidence de lâenfant, la contribution Ă son entretien et la pension alimentaire.
- Lorsque le divorce est prononcĂ© : Lorsque le divorce est prononcĂ©, une mention en est portĂ©e en marge de lâacte de naissance et de lâacte de mariage des Ă©poux.
đ Points essentiels
- Le divorce entraßne le partage des biens selon le régime matrimonial applicable, souvent organisé par un notaire.
- La prestation compensatoire vise à corriger une disparité économique entre époux, en tenant compte de plusieurs critÚres, et n'est pas une pension alimentaire.
- Les effets patrimoniaux du divorce incluent la liquidation du régime matrimonial et le partage des biens.
- L'autorité parentale continue aprÚs le divorce, avec des modalités fixées par le juge ou la convention, notamment la résidence de l'enfant et la contribution à son entretien.
- Paragraphe 2. Les consĂ©quences de la dissolution Les consĂ©quences de la dissolution du PACS sont plus limitĂ©es que celles du divorce. Tout dâabord, la dissolution entraĂźne une modification de lâĂ©tat civil des partenaires, qui redeviennent cĂ©libataires. Contrairement au mariage, il nâexiste aucun effet sur le nom : un partenaire ne peut pas continuer Ă utiliser le nom de lâautre. sur42 55 Par ailleurs, il nâexiste aucune compensation financiĂšre automatique entre les partenaires, contrairement Ă la prestation compensatoire prĂ©vue en matiĂšre de divorce. En principe, la liquidation des intĂ©rĂȘts patrimoniaux est laissĂ©e Ă leur libre organisation. Les partenaires dĂ©cident eux-mĂȘmes de la rĂ©partition de leurs biens et du rĂšglement de leurs relations financiĂšres. Toutefois, en cas de dĂ©saccord, ils peuvent saisir le juge afin quâil procĂšde Ă un Ă©tat liquidatif et rĂšgle la rĂ©partition des biens. Enfin, il nâexiste pas dâĂ©quivalent aux mĂ©canismes propres au divorce permettant dâobtenir automatiquement des compensations. Si un partenaire souhaite obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts, il doit se fonder sur le droit commun de la responsabilitĂ© civile (article 1240 du Code civil), en dĂ©montrant une faute, un prĂ©judice et un lien de causalitĂ©.
- Les conditions dâattribution Pour quâune prestation compensatoire soit accordĂ©e, il faut que la rupture du mariage crĂ©e une disparitĂ© dans les conditions de vie respectives des Ă©poux.
đĄ Ă retenir
Le divorce entraßne le partage des biens selon le régime matrimonial applicable, souvent organisé par un notaire.
đ 10. Les couples non mariĂ©s et le PACS
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Aujourdâhui : La pĂ©riode actuelle est marquĂ©e par une seconde vague de rĂ©formes du droit de la famille, dĂ©butant Ă la fin des annĂ©es 1990 et se poursuivant jusqu'Ă aujourd'hui, visant Ă adapter la lĂ©gislation aux Ă©volutions sociales telles que la hausse des naissances hors mariage.
- Pacte civil de solidaritĂ© (PACS) : Le PACS est une union contractuelle instituĂ©e par la loi du 15 novembre 1999, ouverte aux couples de mĂȘme sexe ou de sexes diffĂ©rents, qui organise leur vie commune sous un cadre juridique encadrĂ©, et qui a Ă©tĂ© renforcĂ© par une rĂ©forme en 2006 rapprochant certains aspects du mariage, notamment son inscription sur lâacte dâĂ©tat civil.
- Couples non mariĂ©s : Les couples non mariĂ©s regroupent des personnes vivant en union sans ĂȘtre liĂ©es par le mariage, notamment par le concubinage, qui est une union de fait sans formalitĂ©s ni cadre juridique contraignant, et par le PACS, qui est une union contractuelle reconnue par la loi.
đ Points essentiels
- Le PACS est une forme dâunion civile ouverte aux couples de mĂȘme sexe ou de sexes diffĂ©rents, instituĂ©e en 1999.
- Le concubinage est une union de fait sans formalités ni cadre juridique contraignant.
- Sofia. 2. Les nouveaux liens Ă cĂŽtĂ© des liens traditionnels, le droit est venu reconnaĂźtre de nouveaux liens entre des personnes qui ne sont pourtant ni conjoints, ni alliĂ©s, ni mĂȘme parents, et cela sur le seul fondement de lâaffectivitĂ© de leurs relations. Autrement dit, le lĂ©gislateur a reconnu que certaines relations entre individus avaient une force particuliĂšre, ce qui permet alors de leur donner un cadre juridique spĂ©cifique. Cette Ă©volution prĂ©sente des avantages, car elle permet de mettre Ă la disposition des individus dâautres modes de vie en couple. En effet, certaines personnes ne se retrouvent pas dans les rĂšgles relatives au mariage. GrĂące Ă ces modes dâunion, elles peuvent ainsi trouver une forme dâorganisation qui leur correspond. Jusquâen 2013, ces nouveaux liens Ă©taient les seuls qui permettaient aux personnes de mĂȘme sexe dâĂȘtre en couple et dâobtenir de nouveaux droits. Depuis la loi du 15 novembre 1999 qui a créé le Pacte civil de solidaritĂ© (PACS) et donnĂ© une dĂ©finition juridique du concubinage, ces formes dâunion sont reconnues par le droit. Le PACS organise la vie commune de deux personnes de sexe diffĂ©rent ou de mĂȘme sexe et leur confĂšre des droits et obligations en termes de soutien matĂ©riel, de logement, de patrimoine et de droits sociaux ; le concubinage, dĂ©fini par lâarticle 515-8 du Code civil comme une union de fait caractĂ©risĂ©e par une vie
- Paragraphe 1. Une union de fait Le concubinage est, par essence, une union de fait. Cela signifie quâil repose exclusivement sur la volontĂ© des concubins, sans quâil soit nĂ©cessaire dâaccomplir la moindre formalitĂ© juridique pour le constituer. Un vĂ©ritable couple et une absence de formalisme Un concubinage correspond Ă : * un vĂ©ritable couple, * sans obligation formelle de constitution. Ainsi, aucune procĂ©dure particuliĂšre nâest exigĂ©e : il nâexiste ni acte solennel, ni cĂ©lĂ©bration, ni intervention dâune autoritĂ© publique ou du juge. De mĂȘme, les concubins ne sont pas tenus de conclure un contrat ou une convention pour organiser leur relation. Le droit ne crĂ©e donc pas le concubinage, mais se contente dâen constater lâexistence. Cette absence de formalisme explique la grande libertĂ© qui caractĂ©rise cette union, tant dans sa formation que dans son fonctionnement. En contrepartie, elle peut gĂ©nĂ©rer des difficultĂ©s, notamment en cas de rupture ou de preuve de lâunion. Une union non dĂ©clarĂ©e Le concubinage ne fait lâobjet dâaucune publicitĂ© : il nâest pas mentionnĂ© sur les actes dâĂ©tat civil. Cette invisibilitĂ© juridique peut poser des difficultĂ©s probatoires, notamment lorsquâun concubin souhaite se prĂ©valoir de certains effets juridiques. sur43 55 DĂšs lors, la preuve du concubinage revĂȘt une importance particuliĂšre. La preuve du concubinage En principe, la preuve du concubinage
đĄ Ă retenir
Le PACS est une forme dâunion civile ouverte aux couples de mĂȘme sexe ou de sexes diffĂ©rents, instituĂ©e en 1999.
đ 11. La filiation : dĂ©finition, modes dâĂ©tablissement et contestation
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La filiation maternelle : Le lien juridique entre une mÚre et son enfant, établi notamment par l'acte de naissance conformément aux dispositions du Code civil.
- Le tractatus : Un document ou acte attestant de la reconnaissance ou de l'établissement de la filiation, servant de preuve juridique.
- Le fama : Il correspond à la réputation.
- Le nomen : Il correspond au nom.
- DĂ©finition : Le lien juridique entre un enfant et ses parents, qui peut ĂȘtre Ă©tabli par la loi, par reconnaissance volontaire ou par possession dâĂ©tat, et qui peut faire lâobjet de contestation.
đ Points essentiels
- La reconnaissance de filiation est un acte volontaire et personnel, soumis Ă des conditions de fond et de forme.
- La possession dâĂ©tat correspond Ă la situation de fait oĂč une personne est considĂ©rĂ©e comme lâenfant dâun parent, appuyĂ©e par des actes et comportements.
- Paragraphe 1. LâĂ©tablissement contentieux de la filiation : les actions en recherche de filiation A. Les rĂšgles procĂ©durales communes Le contentieux de la filiation regroupe lâensemble des litiges relatifs Ă lâĂ©tablissement ou Ă la remise en cause dâun lien de filiation dĂ©jĂ existant ou revendiquĂ©. Il intervient donc lorsquâil existe un dĂ©saccord sur la rĂ©alitĂ© juridique du lien entre un parent et un enfant. On distingue deux grandes catĂ©gories dâactions : les actions en Ă©tablissement de la filiation et les actions en contestation de la filiation. 1. Les actions en Ă©tablissement de la filiation Il sâagit des hypothĂšses dans lesquelles une personne souhaite faire reconnaĂźtre juridiquement un lien de filiation qui nâexiste pas encore. Ces actions permettent notamment Ă un enfant ou Ă un parent biologique prĂ©sumĂ© de demander au juge de reconnaĂźtre lâexistence du lien de filiation. On parle principalement dâactions en recherche de paternitĂ© ou de maternitĂ©. Elles interviennent lorsque la filiation nâa pas Ă©tĂ© Ă©tablie par les modes non contentieux (loi, reconnaissance ou possession dâĂ©tat), ou lorsque ces modes sont insuffisants ou inexistants. Lâobjectif est donc de faire Ă©tablir judiciairement un lien de filiation. 2. Les actions en contestation de la filiation Ces actions ont pour objet de remettre en cause un lien de filiation dĂ©jĂ Ă©tabli. Elles consistent Ă dĂ©montrer que la
- Elle correspond Ă la situation dans laquelle une personne est considĂ©rĂ©e comme lâenfant dâune autre, en raison dâun ensemble de faits rĂ©vĂ©lant un lien de filiation.
đĄ Ă retenir
Comprendre les fondements juridiques de la filiation et les modalités de son établissement.
đ 12. Les actions en Ă©tablissement et contestation de la filiation
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- DĂ©lais : Les dĂ©lais dĂ©signent les pĂ©riodes prĂ©cises pendant lesquelles une action en contestation de filiation doit ĂȘtre intentĂ©e, par exemple, cinq ans Ă partir de la cessation de la possession dâĂ©tat ou du dĂ©cĂšs du parent.
- Les parents : Les parents sont les individus liés juridiquement à un enfant par un lien de filiation, qui peuvent agir en justice pour établir ou contester ce lien.
- Intervention du ministĂšre public : Lâintervention du ministĂšre public est une action exceptionnelle visant Ă protĂ©ger lâordre public familial, notamment en cas de fraude Ă la loi ou dâincohĂ©rence manifeste avec la rĂ©alitĂ©, mĂȘme si la filiation est stable et la possession dâĂ©tat Ă©tablie.
- Contestation de la filiation : Actions ont pour objet de remettre en cause un lien de filiation déjà établi.
đ Points essentiels
- Lâaction en Ă©tablissement de filiation permet de faire reconnaĂźtre un lien de filiation non Ă©tabli.
- Le ministĂšre public peut intervenir exceptionnellement pour protĂ©ger lâordre public familial, notamment en cas de fraude ou incohĂ©rence manifeste.
- Article 325 du Code civil sur50 55 Lâaction en recherche de maternitĂ© permet Ă lâenfant de faire Ă©tablir judiciairement le lien de filiation maternelle lorsquâil nâa pas Ă©tĂ© Ă©tabli par les modes non contentieux. Elle est rĂ©servĂ©e Ă lâenfant, qui doit prouver quâil est bien lâenfant de la femme quâil dĂ©signe comme sa mĂšre. 1. DifficultĂ©s particuliĂšres de lâaction Cette action peut ĂȘtre difficile Ă mettre en Ćuvre, notamment en cas dâaccouchement sous X. Dans cette hypothĂšse : * lâidentitĂ© de la mĂšre nâapparaĂźt pas sur lâacte de naissance * lâenfant ne dispose pas dâinformations directes pour identifier sa mĂšre biologique * la recherche repose donc sur des Ă©lĂ©ments indirects ou sur des informations conservĂ©es dans certains cadres lĂ©gaux (ex : accĂšs aux origines sous conditions) 2. Objet de la preuve Lorsque la mĂšre est identifiĂ©e, lâenfant doit dĂ©montrer : * quâil est bien lâenfant de cette femme * câest-Ă -dire quâelle a accouchĂ© de lui La preuve est libre et peut ĂȘtre rapportĂ©e par tout moyen. 3. Lâexpertise biologique Dans ce type de contentieux, lâenfant peut demander au juge dâordonner une expertise biologique (test ADN), afin dâĂ©tablir le lien de filiation. Le juge peut Ă©galement la prescrire dâoffice. 4. Le refus de se soumettre Ă lâexpertise La personne dĂ©signĂ©e comme mĂšre peut refuser de se soumettre Ă lâexpertise biologique. Cependant, ce refus nâest pas neutre
- Paragraphe 2. La contestation de la filiation Le contentieux de la filiation peut Ă©galement avoir pour objet non pas dâĂ©tablir un lien de filiation, mais au contraire de le dĂ©truire, câest-Ă -dire de le remettre en cause. Il sâagit alors des actions en contestation de filiation. Ces actions ne peuvent pas ĂȘtre exercĂ©es librement : elles relĂšvent exclusivement du juge. Il nâexiste pas dâaction en contestation extrajudiciaire de la filiation, ce qui signifie que le contrĂŽle juridictionnel est obligatoire. Le Code civil prĂ©voit trois principales actions en contestation de filiation. La premiĂšre est lâaction en contestation de la filiation maternelle, prĂ©vue Ă lâarticle 332 du Code civil. Elle consiste Ă remettre en cause le lien de filiation maternelle en rapportant la preuve que la mĂšre nâa pas accouchĂ© de lâenfant. La deuxiĂšme est lâaction en contestation de la filiation paternelle, prĂ©vue Ă lâarticle 332-2 du Code civil. Elle permet de contester la paternitĂ© en Ă©tablissant que le mari, lâauteur de la reconnaissance ou le pĂšre prĂ©sumĂ© nâest pas le pĂšre biologique de lâenfant. La troisiĂšme est lâaction en contestation de la filiation Ă©tablie par la possession dâĂ©tat, prĂ©vue Ă lâarticle 335 du Code civil. Elle permet de remettre en cause une filiation rĂ©sultant dâune possession dâĂ©tat constatĂ©e, notamment par acte de notoriĂ©tĂ© ou par dĂ©cision judiciaire, Ă condition dâen rapporter
đĄ Ă retenir
Maßtriser les procédures judiciaires permettant de confirmer ou contester un lien de filiation.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 2013 | Réforme du droit de la famille |
| 1999 | Introduction du PACS |
| 1804 | Code civil de Napoléon |
| 2016 | Réforme du divorce |
| 1240 | Ancien droit de la famille |
| 1990 | Loi relative Ă la filiation et Ă lâautoritĂ© parentale en France |
đ Tableaux de SynthĂšse
Comparaison des procédures de divorce
| Type de divorce | Conditions | Effets |
|---|
| Divorce par consentement mutuel | Accord entre époux, sans juge | Fin du mariage, partage des biens |
| Divorce pour faute | Existence de faute, procédure judiciaire | Fin du mariage, éventuelles sanctions, mesures parentales |
| Divorce accepté | Acceptation du principe de rupture, procédure judiciaire | Fin du mariage, mesures sur la résidence et la pension |
| Divorce pour altération définitive du lien conjugal | Perte du lien, aprÚs un an de séparation | Fin du mariage, mesures sur la garde et la pension |
Les effets du divorce sur la filiation et la résidence des enfants
| Aspect | Effet |
|---|
| Filiation des enfants | Maintenue ou contestée selon la procédure |
| Résidence des enfants | Décidée par le juge ou accord parental |
| Obligations financiĂšres | Pension alimentaire, contribution Ă lâentretien |
| Autorité parentale | Continue |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confusion entre divorce et séparation de corps.
- Mélanger les effets patrimoniaux et personnels du divorce.
- Confondre nullité et annulation du mariage.
- Oublier la distinction entre procédure de divorce et de séparation.
- Confondre filiation établie et contestée.
- Ignorer les conditions spĂ©cifiques pour la dispense dâĂąge au mariage.
- Mélanger les effets du PACS et du mariage.
â
Checklist Examen
- Vérifier la différence entre nullité et annulation du mariage.
- Connaßtre les différentes procédures de divorce et leurs conditions.
- Comprendre les effets patrimoniaux du divorce.
- MaĂźtriser les actions en contestation de filiation.
- Savoir comment se dĂ©roule la procĂ©dure dâĂ©tablissement de la filiation.
- Identifier les nouveaux liens familiaux reconnus par le droit.
- ConnaĂźtre les conditions de formation du mariage.
- DiffĂ©rencier liens de parentĂ© et liens dâalliance.
- Comprendre le devoir dâassistance entre Ă©poux.
- Savoir les effets du divorce sur la filiation et la résidence.
- ConnaĂźtre les rĂšgles relatives au mariage des mineurs.
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