Revision sheet: Introduction au droit du travail et ses institutions

Plan du Cours

  1. Contrîle du droit du travail par l’inspection
  2. Organisation et missions de l’administration du travail
  3. Juridictions du travail et compétence du CPH
  4. Contentieux de la sécurité sociale
  5. Liberté syndicale et représentativité syndicale
  6. Action syndicale et reprĂ©sentation dans l’entreprise
  7. Mise en place du CSE et seuils d’effectif
  8. Conflits collectifs du travail et droit de grĂšve
  9. Articulation des conventions avec les autres sources
  10. NĂ©gociation et conclusion des conventions d’entreprise
  11. Révision et dénonciation des conventions collectives
  12. ConsĂ©quences du changement d’employeur sur les droits

1. Contrîle du droit du travail par l’inspection

Notions clés & Définitions

  • Inspection du travail : Administration spĂ©cialisĂ©e chargĂ©e de vĂ©rifier l’application de la rĂ©glementation du travail et de contrĂŽler aussi les conventions et accords collectifs.
  • Convention OIT n°81 : Convention internationale qui impose l’existence d’une inspection du travail et garantit son indĂ©pendance vis-Ă -vis du pouvoir politique.
  • DREETS : Service dĂ©concentrĂ© de l’État au niveau rĂ©gional qui regroupe notamment l’emploi, le travail et les solidaritĂ©s et auquel sont rattachĂ©s les inspecteurs.
  • DDETS : Direction dĂ©partementale de l’emploi, du travail et des solidaritĂ©s qui organise localement l’action de l’inspection du travail.
  • Moyens d’investigation : Pouvoirs permettant Ă  l’inspection du travail de recueillir des informations et de procĂ©der Ă  des visites, enquĂȘtes et contrĂŽles sur place.

Points essentiels

  • La crĂ©ation de l’inspection du travail remonte Ă  la loi du 2 novembre 1892.
  • Le contrĂŽle porte sur l’ensemble de la rĂ©glementation du travail et aussi sur l’application des conventions et accords collectifs.
  • Depuis l’ordonnance d’avril 2016, les agents de contrĂŽle dĂ©cident librement de l’organisation des contrĂŽles et des suites Ă  donner.
  • L’inspection privilĂ©gie notamment temps de travail et repos, santĂ©-sĂ©curitĂ©, et reprĂ©sentation du personnel et droit syndical.
  • L’inspection ne tranche pas les litiges relevant du contrat de travail : la validitĂ© du contrat relĂšve du juge et du conseil de prud’hommes.
  • L’inspection peut agir en information et conseil, et intervient aussi comme conciliateur dans certains cas.

Astuce mémo

ContrĂŽle→SantĂ©/SĂ©curité→Syndicats : l’inspection vise d’abord ce qui protĂšge et ce qui reprĂ©sente.

2. Organisation et missions de l’administration du travail

Notions clés & Définitions

  • Conseil de prud’hommes : Juridiction paritaire chargĂ©e de trancher les litiges individuels nĂ©s du contrat de travail, aprĂšs une phase de conciliation.
  • Bureau de conciliation et d’orientation : Organe du conseil de prud’hommes qui mĂšne la conciliation et oriente la suite de la procĂ©dure.
  • CompĂ©tence spĂ©ciale du CPH : Ensemble des compĂ©tences fixĂ©es par la loi pour connaĂźtre certains litiges liĂ©s au contrat de travail, selon des conditions prĂ©cises.
  • Contentieux de la sĂ©curitĂ© sociale : Contentieux portant sur la protection sociale, rĂ©parti entre contentieux gĂ©nĂ©ral et contentieux spĂ©ciaux selon la nature du litige.
  • PĂŽle social du tribunal judiciaire : Formation du tribunal judiciaire compĂ©tente pour le contentieux gĂ©nĂ©ral de la sĂ©curitĂ© sociale, avec une procĂ©dure et une composition spĂ©cifiques.

Points essentiels

  • Le conseil de prud’hommes siĂšge de maniĂšre paritaire avec un nombre Ă©gal de conseillers salariĂ©s et employeurs.
  • La prĂ©sidence du conseil est alternĂ©e chaque annĂ©e, et en cas de partage des voix l’affaire est rejugĂ©e avec un 5e magistrat (prĂ©sident du TJ).
  • Le CPH est une juridiction conciliatrice : il ne juge qu’en cas d’échec de la procĂ©dure amiable.
  • Le CPH connaĂźt tous les litiges individuels nĂ©s du contrat de travail, quel que soit le montant, et statue en dernier ressort jusqu’à 5 000 euros.
  • Le litige doit ĂȘtre individuel : il ne devient collectif que si l’objet vise la dĂ©termination ou l’interprĂ©tation d’un droit collectif, mĂȘme si plusieurs salariĂ©s agissent sur le mĂȘme fondement.
  • La compĂ©tence territoriale du CPH est d’ordre public : en principe, le lieu de l’établissement oĂč travaille le salariĂ©, sinon le domicile, avec une option pour le lieu de l’embauche ou du siĂšge social.

Astuce mémo

CPH = ParitĂ© + Conciliation d’abord + Objet individuel (c’est l’objet qui dĂ©cide).

3. Juridictions du travail et compétence du CPH

Notions clés & Définitions

  • ComitĂ© social et Ă©conomique CSE : Le comitĂ© social et Ă©conomique est l’instance unique qui reprend les attributions des anciennes instances reprĂ©sentatives du personnel.
  • LibertĂ© syndicale : La libertĂ© syndicale est le droit de constituer un syndicat, d’y adhĂ©rer ou de ne pas y adhĂ©rer, sans autorisation prĂ©alable.
  • Objet du syndicat : L’objet du syndicat dĂ©signe la dĂ©fense et l’étude des intĂ©rĂȘts des personnes visĂ©es par ses statuts, dans les limites du code du travail.
  • Principe de spĂ©cialitĂ© syndicale : Le principe de spĂ©cialitĂ© impose qu’un syndicat primaire soit centrĂ© sur une profession ou des mĂ©tiers similaires ou connexes.
  • ReprĂ©sentativitĂ© syndicale : La reprĂ©sentativitĂ© syndicale est le critĂšre lĂ©gal qui conditionne la capacitĂ© d’action des syndicats.

Points essentiels

  • Le CSE a remplacĂ© les trois instances antĂ©rieures sans ĂȘtre une simple fusion, en reprenant leurs attributions.
  • La libertĂ© syndicale a une valeur constitutionnelle et est aussi reconnue par la Convention europĂ©enne des droits de l’homme et la convention n°87 de l’OIT.
  • La crĂ©ation d’un syndicat ne nĂ©cessite pas d’autorisation administrative prĂ©alable, mais suppose le dĂ©pĂŽt des statuts en mairie avec l’identification des dirigeants (L.2131-3).
  • Le dĂ©pĂŽt des statuts en mairie confĂšre au syndicat la personnalitĂ© morale et favorise le pluralisme syndical.
  • Un syndicat ne peut pas avoir un objet essentiellement politique ou commercial, car l’objet doit rester centrĂ© sur la dĂ©fense et l’étude des intĂ©rĂȘts des personnes visĂ©es (L.2131-1).
  • La reprĂ©sentativitĂ© syndicale conditionne l’accĂšs aux moyens d’action : depuis la loi du 20 aoĂ»t 2008, tous les syndicats doivent prouver leur reprĂ©sentativitĂ©.

Astuce mémo

CSE = « une seule table » qui remplace les anciennes instances ; L2131-3 = dépÎt en mairie = personnalité morale.

4. Contentieux de la sécurité sociale

Notions clés & Définitions

  • ReprĂ©sentativitĂ© syndicale : La reprĂ©sentativitĂ© syndicale dĂ©signe la capacitĂ© d’un syndicat Ă  ĂȘtre reconnu pour agir et nĂ©gocier, notamment via des critĂšres lĂ©gaux cumulatifs.
  • Valeurs rĂ©publicaines : Les valeurs rĂ©publicaines sont un critĂšre exigĂ© pour qu’une organisation syndicale soit reconnue reprĂ©sentative.
  • IndĂ©pendance syndicale : L’indĂ©pendance syndicale est l’absence de dĂ©pendance vis-Ă -vis de l’employeur, notamment sur le plan du financement.
  • Transparence financiĂšre : La transparence financiĂšre impose aux organisations syndicales de respecter des obligations comptables prĂ©vues par le code du travail.
  • Charge de la preuve : La charge de la preuve dĂ©signe la rĂšgle selon laquelle celui qui conteste ou demande doit rapporter les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires au juge.

Points essentiels

  • En contentieux de reprĂ©sentativitĂ©, la preuve pĂšse sur le demandeur ou le contestataire, et le juge apprĂ©cie la preuve au regard de son action.
  • L’interdiction des discriminations est prĂ©sentĂ©e comme faisant partie des valeurs rĂ©publicaines exigĂ©es pour la reprĂ©sentativitĂ©.
  • L’indĂ©pendance s’entend notamment vis-Ă -vis de l’employeur, notamment par le financement, et elle est prĂ©sumĂ©e (arrĂȘt du 9 septembre 2016).
  • Le non-respect des obligations comptables de transparence financiĂšre peut conduire Ă  Ă©carter le critĂšre, avec une dĂ©cision de la chambre sociale du 12 juin 2019 n°18-24.814.
  • Les critĂšres de reprĂ©sentativitĂ© mentionnĂ©s sont cumulatifs : valeurs rĂ©publicaines, indĂ©pendance, transparence financiĂšre, anciennetĂ© minimale et influence.
  • L’anciennetĂ© minimale de 2 ans s’apprĂ©cie Ă  compter de la date de dĂ©pĂŽt lĂ©gal des statuts, et l’affiliation Ă  une autre organisation permet de bĂ©nĂ©ficier de l’anciennetĂ© du syndicat affiliant.

Astuce mémo

Contestateur = preuve à fournir : « celui qui attaque prouve ».

5. Liberté syndicale et représentativité syndicale

Notions clés & Définitions

  • CSE : Le comitĂ© social et Ă©conomique est l’instance de reprĂ©sentation des salariĂ©s qui organise notamment la nĂ©gociation et la reprĂ©sentation au niveau de l’entreprise.
  • DĂ©lĂ©guĂ© syndical : Le dĂ©lĂ©guĂ© syndical est le reprĂ©sentant dĂ©signĂ© par un syndicat pour porter sa mission syndicale dans l’entreprise ou l’établissement.
  • UnitĂ© Ă©conomique et sociale UES : L’unitĂ© Ă©conomique et sociale est une structure de reprĂ©sentation fondĂ©e sur une unitĂ© Ă©conomique et une unitĂ© sociale, permettant d’organiser les institutions reprĂ©sentatives.
  • Groupe comitĂ© de groupe : Le comitĂ© de groupe est l’instance de reprĂ©sentation propre aux groupes, chargĂ©e d’informer les salariĂ©s des dĂ©cisions Ă©conomiques prises au niveau du groupe.
  • Protocole d’accord prĂ©-Ă©lectoral PAP : Le protocole d’accord prĂ©-Ă©lectoral est l’acte qui fixe les modalitĂ©s pratiques des Ă©lections professionnelles du CSE.

Points essentiels

  • La dĂ©termination du pĂ©rimĂštre des Ă©tablissements pour le CSE se fait d’abord par accord collectif avec les syndicats, puis Ă  dĂ©faut selon les rĂšgles prĂ©vues par le code du travail.
  • En l’absence d’accord collectif et de dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux, un accord peut ĂȘtre nĂ©gociĂ© avec les Ă©lus du CSE, et en l’absence d’élus l’employeur dĂ©cide.
  • Le pĂ©rimĂštre dĂ©cidĂ© par l’employeur doit ĂȘtre fondĂ© sur le critĂšre d’autonomie de gestion du responsable d’établissement, notamment en matiĂšre de gestion du personnel et aussi en matiĂšre budgĂ©taire selon la Cour de cass.
  • En cas de litige sur le pĂ©rimĂštre, la DRETS tranche, puis un recours est possible devant le tribunal judiciaire.
  • Pour les dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux, la logique est centrĂ©e sur la mission et la communautĂ© de travail susceptible de gĂ©nĂ©rer des revendications communes et spĂ©cifiques (L.2143-3).
  • L’UES exige une unitĂ© Ă©conomique et une unitĂ© sociale, et vise notamment Ă  Ă©viter les montages destinĂ©s Ă  contourner les seuils d’effectifs lĂ©gaux.

Astuce mémo

CSE = pĂ©rimĂštre nĂ©gociĂ© (accord d’abord) ; DS = mission syndicale (communautĂ© de travail). UES = double unitĂ© (Ă©co + sociale).

6. Action syndicale et reprĂ©sentation dans l’entreprise

Notions clés & Définitions

  • Section syndicale : La section syndicale est la structure syndicale implantĂ©e dans l’entreprise, support de l’action syndicale prĂ©vue par le code du travail.
  • AdhĂ©sion syndicale : L’adhĂ©sion syndicale est un acte relevant de la vie personnelle du salariĂ©, dont la preuve ne peut pas ĂȘtre exigĂ©e sous forme de divulgation au syndicat ou Ă  l’employeur.
  • DĂ©lĂ©gation syndicale : La dĂ©lĂ©gation syndicale dĂ©signe le cadre de reprĂ©sentation du syndicat au niveau de l’entreprise par un dĂ©lĂ©guĂ© syndical.
  • ReprĂ©sentant de la section syndicale : Le reprĂ©sentant de la section syndicale est un mandat permettant d’animer la section quand le syndicat n’est pas encore reprĂ©sentatif, avec des moyens proches mais sans pouvoir de nĂ©gociation collective.
  • ComitĂ© social et Ă©conomique : Le comitĂ© social et Ă©conomique est l’instance unique de reprĂ©sentation du personnel, dont les attributions et moyens varient selon l’effectif de l’entreprise.

Points essentiels

  • Pour constituer une section syndicale, le syndicat doit ĂȘtre constituĂ© depuis au moins 2 ans, respecter les valeurs rĂ©publicaines, ĂȘtre indĂ©pendant et couvrir l’entreprise par son champ territorial et professionnel.
  • Il n’existe pas de seuil d’effectif pour crĂ©er une section syndicale, mais le syndicat doit justifier d’au moins 2 adhĂ©rents dans l’entreprise.
  • En cas de contestation de la section syndicale, le syndicat peut produire au juge les Ă©lĂ©ments prouvant la prĂ©sence de plusieurs adhĂ©rents sans les communiquer Ă  la partie adverse.
  • Le fait d’ĂȘtre adhĂ©rent Ă  un syndicat ne protĂšge pas automatiquement le salariĂ©, et l’employeur doit fournir des extraits de son registre du personnel pour permettre la vĂ©rification.
  • La section syndicale n’a pas de personnalitĂ© morale, donc pas de patrimoine, ni de contrat, ni d’action en justice en son nom propre.
  • L’employeur doit mettre Ă  disposition des panneaux d’affichage Ă  la section syndicale, et les communications affichĂ©es doivent ĂȘtre transmises Ă  l’employeur sans autorisation prĂ©alable pour Ă©viter le dĂ©lit d’entrave en l

Astuce mémo

Section syndicale = 2 adhérents + juge seul pour la preuve ; pas de personnalité morale ; affichage sans autorisation.

7. Mise en place du CSE et seuils d’effectif

Notions clés & Définitions

  • CSE : Le comitĂ© social et Ă©conomique est l’instance reprĂ©sentative du personnel qui regroupe les anciennes instances et organise l’expression collective des salariĂ©s.
  • CSSCT : La commission santĂ©, sĂ©curitĂ© et conditions de travail est une commission interne au CSE chargĂ©e de prĂ©parer ses travaux sur les sujets de santĂ© et sĂ©curitĂ©.
  • CHSCT : Le CHSCT est l’ancienne instance santĂ©-sĂ©curitĂ© que la CSSCT remplace au sein du CSE.
  • Heures de dĂ©lĂ©gation : Les heures de dĂ©lĂ©gation sont un crĂ©dit de temps mensuel accordĂ© aux Ă©lus pour exercer leurs missions au sein du CSE.
  • Subvention de fonctionnement du CSE : La subvention de fonctionnement est un financement versĂ© par l’employeur au CSE, calculĂ© Ă  partir de la masse salariale brute.

Points essentiels

  • La CSSCT remplace les CHSCT au sein du CSE et prĂ©pare les travaux du CSE sur les questions de santĂ© et sĂ©curitĂ©.
  • La CSSCT n’a pas de personnalitĂ© morale et ne dispose pas d’un pouvoir dĂ©libĂ©ratif.
  • Le CSE dispose de moyens prĂ©vus par le code du travail, notamment des heures de dĂ©lĂ©gation, un local, des panneaux d’affichage et une subvention de fonctionnement.
  • Le minimum d’heures de dĂ©lĂ©gation est fixĂ© Ă  16 heures par mois par l’article L.2314-1 du code du travail.
  • Le droit Ă  un local est prĂ©vu par l’article L.2315-25 et les panneaux d’affichage par l’article L.2315-15.
  • La subvention de fonctionnement est calculĂ©e sur la masse salariale brute : 0,2% de 50 Ă  2 000 salariĂ©s puis 0,22% Ă  partir de 2 000 salariĂ©s.

Astuce mémo

CSSCT = Santé-Sécurité, sans pouvoir : elle prépare, elle ne décide pas.

8. Conflits collectifs du travail et droit de grĂšve

Notions clés & Définitions

  • Retenue de salaire : La retenue de salaire est une diminution de rĂ©munĂ©ration appliquĂ©e au salariĂ© grĂ©viste, dont le montant doit ĂȘtre proportionnel Ă  la durĂ©e de l’arrĂȘt de travail.
  • Faute lourde : La faute lourde est une faute grave imputable au salariĂ©, apprĂ©ciĂ©e individuellement, qui peut ouvrir la voie Ă  une procĂ©dure de licenciement pour faute lourde.
  • Faute lourde collective : La faute lourde collective dĂ©signe l’idĂ©e d’une faute lourde imputĂ©e Ă  un groupe, qui n’existe plus aujourd’hui en matiĂšre de grĂšve.
  • Non-grĂ©vistes : Les non-grĂ©vistes sont les salariĂ©s qui ne participent pas au mouvement, dont le contrat doit en principe ĂȘtre maintenu pour leur permettre d’exĂ©cuter le travail et percevoir leur rĂ©munĂ©ration.
  • PrĂ©avis de grĂšve : Le prĂ©avis de grĂšve est un dĂ©lai obligatoire Ă  dĂ©poser dans les services publics, prĂ©cisant notamment les motifs, le lieu, la date et l’heure de dĂ©but, ainsi que la durĂ©e.

Points essentiels

  • La retenue de salaire pour grĂšve doit ĂȘtre strictement proportionnelle Ă  la durĂ©e de l’arrĂȘt de travail, et une retenue forfaitaire excĂ©dentaire devient une sanction pĂ©cuniaire.
  • En cas de faute lourde, le salariĂ© s’expose Ă  un licenciement, mais la faute lourde doit ĂȘtre caractĂ©risĂ©e prĂ©cisĂ©ment pour chaque personne concernĂ©e.
  • La faute lourde doit ĂȘtre Ă©tablie par la participation personnelle du grĂ©viste Ă  des actes manifestement illicites, notamment en cas de violence envers les personnes ou les biens ou d’atteinte Ă  la libertĂ© du travail.
  • MĂȘme si la faute lourde est Ă©tablie, elle ne rompt pas automatiquement le contrat : elle constitue un motif permettant d’engager une procĂ©dure de licenciement, sans obligation de sanctionner.
  • En l’absence de faute lourde, toute sanction prononcĂ©e contre un salariĂ© grĂ©viste est nulle, y compris si elle prend la forme d’un licenciement, ouvrant droit Ă  la rĂ©intĂ©gration.
  • Si le juge prononce la nullitĂ© du licenciement et ordonne la rĂ©intĂ©gration, l’indemnitĂ© due correspond Ă  toutes les rĂ©munĂ©rations perdues entre l’éviction et la rĂ©intĂ©gration, sans dĂ©duction des revenus de remplacement.

Astuce mémo

Proportion = pas de forfait ; Individuel = pas de faute lourde collective ; Nullité = pas de faute lourde.

9. Articulation des conventions avec les autres sources

Notions clés & Définitions

  • Principe de faveur : Principe de conflit qui impose, en cas de pluralitĂ© de normes conventionnelles applicables, de retenir la rĂšgle la plus favorable au salariĂ©.
  • Clause de verrouillage : Clause insĂ©rĂ©e dans certains accords de branche qui empĂȘche, en pratique, qu’un accord d’entreprise soit moins favorable sur les matiĂšres concernĂ©es.
  • SupplĂ©tivitĂ© de l’accord de branche : RĂšgle d’articulation selon laquelle l’accord de branche ne s’applique qu’en l’absence d’accord d’entreprise sur les thĂšmes visĂ©s.
  • Articles L.2253-1 Ă  L.2253-3 : Dispositions qui rĂ©partissent les thĂšmes de nĂ©gociation entre branche et entreprise et organisent la prĂ©valence de l’accord d’entreprise selon l’objet.
  • Effet automatique et impĂ©ratif des conventions collectives : CaractĂšre des conventions collectives qui oblige l’employeur Ă  appliquer leurs stipulations aux salariĂ©s concernĂ©s.

Points essentiels

  • Le principe de faveur est prĂ©sentĂ© comme une rĂšgle de conflit permettant de choisir le texte conventionnel applicable quand plusieurs normes visent la mĂȘme situation de travail.
  • Le principe de faveur exclut le cumul entre conventions entre elles et avec la loi, et empĂȘche le cumul d’avantages ayant la mĂȘme cause ou le mĂȘme objet.
  • La jurisprudence a affirmĂ© l’existence d’un principe fondamental imposant l’application de la norme la plus favorable au salariĂ© en cas de conflit de normes.
  • Le principe de faveur a Ă©tĂ© Ă©tendu Ă  des situations non prĂ©vues par le code du travail, notamment les conflits entre convention collective et usage, ou entre deux conventions de branche.
  • Le Conseil constitutionnel a qualifiĂ© le principe de faveur de principe fondamental du droit du travail (dĂ©cision 29 avril 2004 n°2004-494).
  • La loi du 4 mai 2004 a instaurĂ© la primautĂ© de l’accord d’entreprise sur des niveaux plus larges mĂȘme si moins favorable, sauf si la convention de branche interdit la dĂ©rogation moins favorable via une clause de verrouil

Astuce mémo

Faveur = « plus favorable » ; Verrouillage = « branche bloque l’entreprise » ; SupplĂ©tivitĂ© = « branche seulement si entreprise absente ».

10. NĂ©gociation et conclusion des conventions d’entreprise

Notions clés & Définitions

  • Consultation du comitĂ© d’entreprise : Obligation de consulter le comitĂ© d’entreprise avant certaines dĂ©cisions relevant de la nĂ©gociation ou de la conclusion d’un accord collectif.
  • Avis du CSE : RĂŽle du comitĂ© social et Ă©conomique dans le processus d’adoption de certains projets d’accords collectifs, selon les rĂšgles applicables.
  • DĂ©lit d’entrave : Infraction liĂ©e au non-respect par l’employeur des obligations d’ouverture des nĂ©gociations obligatoires dans l’entreprise.
  • ProcĂšs-verbal de dĂ©saccord : Document Ă©tabli Ă  la fin des nĂ©gociations lorsque l’accord n’est pas conclu, prĂ©cisant les derniĂšres propositions de l’employeur et ses mesures unilatĂ©rales.
  • Accord de mĂ©thode : Accord prĂ©alable utile pour fixer plus clairement la date de fin des nĂ©gociations lorsque celle-ci est dĂ©licate Ă  dĂ©terminer.

Points essentiels

  • Avant la loi du 17 aoĂ»t 2015, la Cour de cassation ne distinguait pas selon que la dĂ©cision rĂ©sulte d’un accord collectif ou d’une dĂ©cision unilatĂ©rale pour l’obligation de consultation du comitĂ© compĂ©tent.
  • Depuis la loi du 17 aoĂ»t 2015, les projets d’accord collectif, leur rĂ©vision ou leur dĂ©nonciation ne sont plus soumis Ă  l’avis du CSE (art. L2323-2).
  • La dĂ©nonciation d’un accord collectif est qualifiĂ©e de dĂ©cision unilatĂ©rale.
  • L’employeur doit engager chaque annĂ©e ou tous les 3 ans des nĂ©gociations obligatoires portant sur 3 blocs de thĂšmes (rĂ©munĂ©rations/temps de travail/partage de la valeur ajoutĂ©e ; Ă©galitĂ© pro et QVT ; gestion des emplois,
  • Si l’employeur ne lance pas les nĂ©gociations, un syndicat peut dĂ©clencher l’ouverture et l’employeur doit organiser la premiĂšre nĂ©gociation dans les 15 jours, sinon il commet un dĂ©lit d’entrave.
  • Pendant la nĂ©gociation, le pouvoir de direction est suspendu sur les matiĂšres traitĂ©es : l’employeur ne peut pas prendre de dĂ©cision unilatĂ©rale sur la collectivitĂ© des salariĂ©s, sauf urgence ; une dĂ©cision prise en mĂ©pr

Astuce mémo

Consultation avant 2015 ; aprĂšs 2015 : CSE sort du circuit pour les accords (L2323-2).

11. Révision et dénonciation des conventions collectives

Notions clés & Définitions

  • Convention collective : Une convention collective est un accord collectif qui fixe des rĂšgles applicables aux contrats de travail relevant de son champ d’application.
  • Avenant de rĂ©vision : Un avenant de rĂ©vision est un accord modificatif qui modifie ou complĂšte certaines dispositions d’une convention ou d’un accord collectif.
  • DĂ©nonciation d’un accord collectif : La dĂ©nonciation est un acte collectif qui met fin Ă  l’effet d’une convention ou d’un accord collectif selon le rĂ©gime prĂ©vu par le code du travail.
  • Survie provisoire de l’accord : La survie provisoire est la pĂ©riode pendant laquelle l’accord dĂ©noncĂ© continue de s’appliquer avant son extinction dĂ©finitive.
  • EntitĂ© Ă©conomique : Une entitĂ© Ă©conomique est un ensemble organisĂ© de personnes et d’élĂ©ments corporels ou incorporels permettant l’exercice d’une activitĂ© Ă©conomique avec un objectif propre.

Points essentiels

  • L’employeur peut appliquer une convention sans adhĂ©rer, notamment par engagement unilatĂ©ral ou usage, mais cela n’empĂȘche pas un salariĂ© d’exiger l’application de la convention qui s’impose au titre de l’activitĂ© rĂ©elle.
  • La mention de la convention applicable sur le bulletin de paie vaut prĂ©somption d’engagement de l’employeur, sauf preuve d’une erreur manifeste.
  • Les conventions collectives ont un effet erga omnes : leurs clauses s’imposent en principe Ă  tous les contrats conclus avec l’employeur, mĂȘme sans adhĂ©sion syndicale.
  • L’activitĂ© Ă©conomique principale dĂ©termine la convention applicable, sauf exclusion expresse de certaines catĂ©gories par la convention.
  • Les conventions collectives ont un effet impĂ©ratif : elles ne peuvent pas ĂȘtre Ă©cartĂ©es ni par renonciation du salariĂ© ni par une clause contraire du contrat ou une transaction.
  • Le caractĂšre impĂ©ratif produit un effet automatique mĂȘme sans information du salariĂ© et mĂȘme si une autre convention a Ă©tĂ© appliquĂ©e par erreur.

Astuce mémo

Paie = preuve (présomption), mais erreur manifeste peut casser la présomption ; erga omnes = tout le monde, activité principale = boussole.

12. ConsĂ©quences du changement d’employeur sur les droits

Notions clés & Définitions

  • Transfert des contrats L.1224-1 : Le transfert des contrats de travail est une consĂ©quence automatique du transfert d’une entitĂ© Ă©conomique autonome, avec maintien du contrat chez le nouvel employeur.
  • Ordre public du transfert : Le rĂ©gime de transfert s’impose par principe aux employeurs et aux salariĂ©s, ce qui limite les possibilitĂ©s d’y dĂ©roger par simple volontĂ©.
  • Transfert conventionnel : Le transfert peut ĂȘtre appliquĂ© par accord entre employeurs successifs lorsque les conditions lĂ©gales ne sont pas rĂ©unies, mais il ne s’impose pas aux salariĂ©s.
  • Transfert des dettes L.1224-2 : Le nouvel employeur reprend certaines obligations financiĂšres dues par l’ancien employeur aux salariĂ©s, sauf cas d’exclusion prĂ©vus.
  • Transfert entre secteurs privĂ© et public : Le changement d’employeur peut concerner une activitĂ© de service public, avec des rĂšgles spĂ©cifiques selon le sens du passage privé↔public.

Points essentiels

  • Le transfert lĂ©gal est d’ordre public et s’impose aux employeurs comme aux salariĂ©s, tandis qu’un transfert conventionnel ne s’impose pas aux salariĂ©s.
  • Si le licenciement est prononcĂ© Ă  l’occasion du transfert, en vue du transfert, il est privĂ© d’effets et ouvre des choix au salariĂ©.
  • Le salariĂ© peut demander soit la poursuite du contrat au repreneur, soit la rĂ©paration du prĂ©judice contre l’auteur du licenciement.
  • Si le repreneur propose avant la fin du prĂ©avis la poursuite du contrat rompu, le contrat subsiste de plein droit.
  • Les contrats sont transfĂ©rĂ©s sans modification : ils doivent ĂȘtre exĂ©cutĂ©s dans les mĂȘmes conditions, et l’anciennetĂ© est conservĂ©e.
  • Le nouvel employeur peut sanctionner une faute commise avant le transfert et se prĂ©valoir des clauses contractuelles existantes.

Astuce mémo

Transfert = Contrat continue (conditions + anciennetĂ©) ; Licenciement “pour le transfert” = sans effets.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1892CrĂ©ation de l’inspection du travail (loi du 2 novembre 1892).
1947Convention OIT n°81 (prĂ©vue en 1947, ratifiĂ©e en 1951) garantissant l’indĂ©pendance de l’inspection du travail.
2016Ordonnance d’avril 2016 renforçant notamment l’organisation des contrĂŽles et les sanctions pĂ©nales/administratives de l’inspection du travail.
20 août 2008Réforme de la représentativité syndicale : tous les syndicats doivent prouver leur représentativité.
22 septembre 2017Ordonnance Macron n°2017-1386 : création du CSE en remplacement des anciennes instances.
29 avril 2004Décision du Conseil constitutionnel n°2004-494 : le principe de faveur est un principe fondamental du droit du travail.
4 mai 2004Loi du 4 mai 2004 : primautĂ© de l’accord d’entreprise sur des niveaux plus larges, sauf clause de verrouillage de branche.
8 août 2016Loi Travail du 8 août 2016 : nouvelle architecture du code du travail (notamment en matiÚre de durée du travail).
31 janvier 2007Loi de modernisation du dialogue social : intĂ©gration d’articles sur la consultation prĂ©alable des organisations sociales et patronales.
18 novembre 2016Loi de modernisation de la justice : remplacement des TASS par le pĂŽle social du tribunal judiciaire.

Tableaux de synthĂšse

CPH : litige individuel vs collectif

CritĂšreLitige individuelLitige collectif
Objet de la demandeObjet individuel (ex : paiement d’une prime pour soi)DĂ©termination ou interprĂ©tation d’un droit collectif
Nombre de salariĂ©sPeu importe le nombre de salariĂ©s agissantPeu importe le nombre de salariĂ©s agissant si l’objet vise un droit collectif

Représentation syndicale : section syndicale vs délégué syndical vs RSS

InstitutionConditions/objetPouvoirs clés
Section syndicaleSyndicat créé depuis au moins 2 ans, valeurs rĂ©publicaines, indĂ©pendance, champ couvrant l’entreprise, et au moins 2 adhĂ©rents dans l’entrepriseSupport de l’action syndicale : affichage/communications, rĂ©unions d’information, mais pas de personnalitĂ© morale
DĂ©lĂ©guĂ© syndical (DS)Syndicat reprĂ©sentatif ; conditions d’ñge/anciennetĂ© et choix parmi des candidats ayant atteint 10% au 1er tourMission syndicale dans l’entreprise : nĂ©gociation et conclusion de conventions collectives
ReprĂ©sentant de la section syndicale (RSS)Syndicat non reprĂ©sentatif ; conditions d’indĂ©pendance, champ, anciennetĂ© 2 ans, transparence financiĂšreMoyens proches du DS mais sans pouvoir de nĂ©gocier/signer ; vise Ă  prĂ©parer la reprĂ©sentativitĂ©

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre le rĂŽle de l’inspection du travail (contrĂŽle/autorisation) avec celui du juge : l’inspection ne tranche pas la validitĂ© du contrat de travail.
  2. Croire que le CPH juge automatiquement : il est conciliateur et ne juge qu’en cas d’échec de la procĂ©dure amiable.
  3. Se tromper sur l’individualitĂ© du litige au CPH : ce n’est pas le nombre de salariĂ©s qui compte, mais l’objet (droit individuel vs droit collectif).
  4. Penser que la grĂšve rompt le contrat : en principe elle le suspend, et la retenue de salaire doit ĂȘtre strictement proportionnelle (sinon sanction pĂ©cuniaire).
  5. Croire qu’il existe une faute lourde collective en matiĂšre de grĂšve : elle n’existe plus, la faute lourde doit ĂȘtre caractĂ©risĂ©e individuellement.
  6. MĂ©langer libertĂ© syndicale et reprĂ©sentativitĂ© : la crĂ©ation/adhĂ©sion ne nĂ©cessite pas d’autorisation, mais l’accĂšs aux moyens d’action dĂ©pend de la reprĂ©sentativitĂ©.
  7. Confondre articulation des normes : le principe de faveur ne se raisonne plus comme avant dĂšs lors que la branche devient supplĂ©tive et que l’entreprise peut prĂ©valoir selon les thĂšmes.

Checklist Examen

  1. Identifier ce que contrĂŽle l’inspection du travail (rĂ©glementation du travail + conventions/accords collectifs) et ce qu’elle ne tranche pas (litiges de validitĂ© du contrat).
  2. Expliquer l’organisation territoriale de l’inspection (DREETS/DDETS) et les suites possibles depuis l’ordonnance d’avril 2016 (initiative des contrĂŽles et dĂ©cisions sur les suites).
  3. ConnaĂźtre les moyens d’investigation et de contrainte de l’inspection (visites, accĂšs aux locaux, identitĂ©, PV, amendes administratives, arrĂȘt immĂ©diat en cas de danger grave et imminent).
  4. MaĂźtriser les traits du CPH : juridiction paritaire, prĂ©sidence alternĂ©e, conciliation prĂ©alable (BCO) et jugement seulement en cas d’échec.
  5. DĂ©terminer la compĂ©tence du CPH : litiges individuels nĂ©s du contrat de travail, montant jusqu’à 5 000 euros en dernier ressort, compĂ©tence territoriale d’ordre public et options prĂ©vues.
  6. Savoir distinguer contentieux général et contentieux spéciaux de la sécurité sociale (pÎle social du TJ + CRA préalable ; contrÎle médical/expertise médicale/technique).
  7. Expliquer la définition et les conditions de la grÚve (cessation collective et concertée + revendications professionnelles) et les conséquences : suspension du contrat, retenue proportionnelle, faute lourde individuelle.
  8. Présenter les spécificités de la grÚve dans les services publics (préavis, négociation pendant le préavis, grÚves interdites comme les grÚves tournantes, retenues aménagées).
  9. Expliquer l’articulation des conventions/accords avec les autres sources : ordre public (absolu vs social), dĂ©rogations autorisĂ©es, et articulation branche/entreprise (supplĂ©tivitĂ©/Ă©quivalence).
  10. Savoir raisonner sur le principe de faveur et son affaiblissement : conflits de normes, exclusion du cumul, et mécanismes actuels (verrouillage, supplétivité, répartition des thÚmes).
  11. MaĂźtriser la nĂ©gociation et la conclusion des accords d’entreprise : acteurs, accord de mĂ©thode, loyautĂ©, consultation du CSE aprĂšs 2015 (L2323-2) et pouvoir de direction suspendu pendant la nĂ©gociation.
  12. ConnaĂźtre la mise en place du CSE et la logique des seuils (11/50), ainsi que la reprĂ©sentation syndicale dans l’entreprise (section syndicale, DS, RSS) et leurs pouvoirs respectifs.

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1. Quel texte de rĂ©fĂ©rence a imposĂ© l’existence d’une inspection du travail indĂ©pendante du pouvoir politique ?

2. En quoi l’administration du travail se distingue-t-elle du conseil de prud’hommes dans le traitement d’un litige liĂ© au contrat de travail ?

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Inspection du travail — rîle ?

VĂ©rifie l’application de la rĂ©glementation du travail.

Convention OIT n°81 — impose ?

Une inspection du travail indépendante.

DREETS — localisation ?

RĂ©gionale, rattachĂ©e Ă  l’État.

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