Revision sheet: Introduction aux Organisations Internationales

Plan du Cours

  1. Définition et caractéristiques des organisations internationales (OI)
  2. Les sujets de droit international et les États crĂ©ateurs des OI
  3. La reconnaissance des États et la population dans les OI
  4. La personnalité juridique des OI et leur fonctionnement global
  5. Les organes des OI et la prise de décision
  6. Le systÚme des Nations Unies : organisation et répartition des compétences
  7. Les actes, rĂ©ussites et difficultĂ©s de l’ONU
  8. Les institutions spĂ©cialisĂ©es et sui generis liĂ©es Ă  l’ONU
  9. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) : organisation et missions
  10. Les difficultĂ©s rencontrĂ©es par l’OMC
  11. La construction européenne : traités et évolutions institutionnelles
  12. Les objectifs et finalitĂ©s politiques de l’Union europĂ©enne (UE)

1. Définition et caractéristiques des organisations internationales (OI)

Notions clés & Définitions

  • Les organes : Les organes sont des structures permanentes mises en place par le traitĂ© international qui institue une organisation internationale, chargĂ©es d'exĂ©cuter ses fonctions et missions.
  • SouverainetĂ© des États : La souverainetĂ© des États est le pouvoir suprĂȘme et indĂ©pendant exercĂ© par un État sur son territoire, que les États peuvent volontairement limiter en transfĂ©rant certaines compĂ©tences Ă  une organisation internationale.
  • Droit international : Le droit international est l'ensemble des rĂšgles juridiques qui rĂ©gissent les relations entre sujets de droit international, notamment les États et les organisations internationales.

Points essentiels

  • Les OI sont des associations de membres créées par des États via un traitĂ© international qui dĂ©finit leur but et leurs compĂ©tences.
  • Le traitĂ© international est l'instrument juridique fondamental qui institue une OI et encadre ses compĂ©tences et organes.
  • Les OI sont des sujets dĂ©rivĂ©s du droit international, créés par la volontĂ© souveraine des États membres.
  • La crĂ©ation d’une OI se caractĂ©rise par la mise en place d’organes permanents et de moyens confiĂ©s par les États, au-delĂ  des seules tĂąches attribuĂ©es.

À retenir

Les OI sont des entitĂ©s juridiques créées par des traitĂ©s entre États, incarnant une limitation volontaire de souverainetĂ© pour atteindre des objectifs communs.

2. Les sujets de droit international et les États crĂ©ateurs des OI

Notions clés & Définitions

  • Avant : La pĂ©riode prĂ©cĂ©dant la crĂ©ation de l’Organisation des Nations Unies, durant laquelle seuls les États souverains Ă©taient reconnus comme sujets de droit international.
  • Exemple : Le partage des terres en Afrique lors des
  • Domaine : Les secteurs d’activitĂ© dans lesquels les organisations internationales exercent leurs compĂ©tences, incluant notamment l’énergie, la santĂ©, la technologie, l’économie et le climat.
  • Maintenant : L’identitĂ© dĂ©pend de la nation
  • Sujets instituĂ©s du droit international : On les appelle aussi sujets instituĂ©s du droit internationales

Points essentiels

  • Les OI sont des sujets instituĂ©s du droit international, créés par la volontĂ© souveraine des États exprimĂ©e dans un traitĂ©.
  • La Convention de Vienne de 1969 encadre le droit des traitĂ©s, dĂ©finissant un traitĂ© comme un accord Ă©crit entre États soumis au droit international.
  • La crĂ©ation d’une OI nĂ©cessite au moins deux États signataires d’un traitĂ© qui prĂ©voit la mise en place d’une entitĂ© autonome avec des tĂąches et organes.
  • Les organes permanents et les moyens confiĂ©s Ă  l’OI dans le traitĂ© sont essentiels pour caractĂ©riser sa crĂ©ation.
  • Organisations internationales et europĂ©ennes : Introduction : Ce sont des associations de membres mises en place par les Ă©tats par un traitĂ© international dans un certain but mentionnĂ© par ce traitéàelles sont donc crĂ©es par les Ă©tats Le traitĂ© est un instrument du droit international Ă Les OI sont créés par des sujets de droit international grĂące au droit international C’est quoi une Organisation EuropĂ©enne ?
  • N’existe pas juridiquement : il existe juridiquement que des OI qui ont vocation Ă  agir sur le continent europĂ©en

À retenir

Les OI sont des sujets instituĂ©s du droit international, créés par la volontĂ© souveraine des États exprimĂ©e dans un traitĂ©.

3. La reconnaissance des États et la population dans les OI

Notions clés & Définitions

  • L’unanimitĂ© : L’accord de tous les membres d’une organisation internationale nĂ©cessaire pour prendre certaines dĂ©cisions importantes.
  • Statut d’observateur : Un statut accordĂ© par une organisation internationale Ă  des entitĂ©s non membres, souvent des États, leur permettant de participer aux travaux sans disposer du droit de vote, comme c’est le cas pour la Palestine ou le Vatican.
  • États membres : Les États qui ont adhĂ©rĂ© Ă  une organisation internationale en exprimant leur volontĂ© souveraine, disposant ainsi de la personnalitĂ© juridique au sein de cette organisation.
  • Tous les États : Le consensus n’est pas l’approbation de tous les États, c’est simplement :

Points essentiels

  • La reconnaissance d’un État peut ĂȘtre implicite ou explicite, constitue un acte Ă  la fois juridique et politique, et dĂ©pend de la reconnaissance par d’autres États.
  • Certains États ont un statut hybride, ne remplissant pas tous les critĂšres classiques mais reconnus par d’autres États.
  • Le statut d’observateur dans une organisation internationale peut ĂȘtre accordĂ© Ă  des États non membres pour des raisons politiques ou rĂ©gionales, comme la Palestine ou le Vatican.
  • La population d’un État est un Ă©lĂ©ment fondamental pour sa reconnaissance et son intĂ©gration dans les organisations internationales.
    1. La reconnaissance de l’état : Au sein du droit international, il n’existe aucune autoritĂ© centrale chargĂ©e de la reconnaissance d’un Ă©tat, aucun organe existe afin d’effectuer cette mission. La reconnaissance d’un Ă©tat par les autres Ă©tats est donc fondamentale. Pour participer Ă  des OI ou en crĂ©er, il faut ĂȘtre sujet de droit, et pour ĂȘtre sujet de droit il faut ĂȘtre reconnu par les autres Ă©tats. Ă Sans cette reconnaissance, il existe une entitĂ© gĂ©ographique mais qui ne dispose pas de la possibilitĂ© d’adhĂ©rer Ă  une OI, de bĂ©nĂ©ficier des avantages de la souverainetĂ© garantie par le droit international, et de mĂȘme il ne peut pas ĂȘtre jugĂ© responsable des violations du droit international (exemple du Hamas). En revanche, si un Ă©tat commet des violations du droit international : il en est responsable. En droit, l’état existe de facto quand il rĂ©unit les 3 conditions mais il existe en droit de jure que s’il est reconnu par les autres Ă©tats. ‱ 1Ăšre remarque sur cette reconnaissance : Il n’y a pas de nombre minimal dâ€˜Ă©tat pour qu’un Ă©tat soit officiellement reconnu comme tel mais il faut un nombre suffisant d’état reconnaissant l’état en tant que tel pour permettre Ă  un Ă©tat de devenir sujet du droit international et donc adhĂ©rer Ă  une OI. Le fait d’appartenir Ă  cette OI nous assure de la qualitĂ© de sujet de droit international et nous garantit donc le statut d’état. Il y a un
  • C. Les rĂ©ussites et difficultĂ©s rencontrĂ©s par l’ONU : Ă L’ONU rencontre des difficultĂ©s. Sa faiblesse intrinsĂšque et qu’elle repose sur les États pour mettre en Ɠuvre ses dĂ©cisionsĂ  elle n’est pas maitre de son effectivitĂ©. C’est un problĂšme gĂ©nĂ©ralisĂ© au droit international qui dĂ©pend de la bonne volontĂ© des Ă©tats. On voit tout de mĂȘme que cette efficacitĂ© peut ĂȘtre redoutable, notamment en matiĂšre de sanction affectĂ© Ă  un groupe terroriste, ces sanctions peuvent ĂȘtre adoptĂ©es par le conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU Par exemple il va exiger de geler les avoir des personnes qui participent Ă  un groupe terroriste. Seulement se sont les Ă©tats qui vont procĂ©der au gĂšle de ces comptes, pour que ce soit plus efficace se sont parfois d’autres OI qui participent au gĂšle de ces comptes. Par exemple au niveau de l’UE c’est l’UE elle-mĂȘme qui gĂšle les avoir. Cette mesure est tellement efficace qu’on sait que cette mesure de gĂšle a mis fin Ă  certains mouvements terroristes comme Daesh. La difficultĂ© c’est quand l’ONU exige un changement de comportement d’un État directement, Par exemple un cesser le feu. Les Ă©tats concernĂ©s n’ont pas peur des consĂ©quences s’ils ont le soutient d’un membre du conseil de sĂ©curitĂ©. Il n’y a donc pas d’efficacitĂ©, celle-ci est flagrante en matiĂšre de maintien de la paix, mais ça ne doit pas masquer certaines mesures qui sont efficace.

À retenir

La reconnaissance des États est un processus juridique et politique complexe qui influence leur participation et leur statut au sein des organisations internationales.

4. La personnalité juridique des OI et leur fonctionnement global

Notions clés & Définitions

Points essentiels

  • La convention constitutive d’une organisation internationale rĂ©partit les pouvoirs entre ses organes, jouant un rĂŽle analogue Ă  une constitution.
  • Les organes intergouvernementaux reprĂ©sentent les États membres et garantissent l’égalitĂ© souveraine entre eux.
  • Les organes intĂ©grĂ©s mettent en Ɠuvre l’action de l’organisation et peuvent, selon leur pouvoir, surpasser les organes intergouvernementaux.
  • Le fonctionnement dĂ©mocratique des organisations internationales repose moins sur la sĂ©paration des pouvoirs que sur la reprĂ©sentation des États et l’exĂ©cution des dĂ©cisions.
    1. Fonctionnement global des organisations : La Convention internationale qui met en place l’OI peut ĂȘtre assimilĂ©e Ă  la Constitution (qui rĂ©partis les pouvoirs entre les diffĂ©rent organes) mĂȘme si la Convention n’a pas autant l’enjeux de la sĂ©paration des pouvoirs, c’est important. Ă Il y a beaucoup de question sur le fonctionnement dĂ©mocratique des OI, mais celui-ci est moins axĂ© sur la sĂ©paration des pouvoirs. On retrouve :
  • Un parlement
  • Plusieurs organes chargĂ©s de l’exĂ©cution.

À retenir

La personnalitĂ© juridique des organisations internationales repose sur une structure organique Ă©quilibrant la reprĂ©sentation Ă©tatique par les organes intergouvernementaux et l’action autonome assurĂ©e par les organes intĂ©grĂ©s.

5. Les organes des OI et la prise de décision

Notions clés & Définitions

  • Les organes : Les structures institutionnelles au sein d’une organisation internationale, chargĂ©es de reprĂ©senter les États membres, de mettre en Ɠuvre les dĂ©cisions et de gĂ©rer les affaires de l’organisation.
  • Par exemple : Le mandat de 4 ans il ne restait que 3 membres en 2018, or il faut ĂȘtre 3 pour les dĂ©cisions, il n’en restait qu’un en 2019, donc plus aucune dĂ©cision d’appel ne peut ĂȘtre prise.
  • AssemblĂ©e plĂ©niĂšre : Une premiĂšre instance, dĂ©cisionnelle, sous forme d’assemblĂ©e plĂ©niĂšre, elle regroupe un reprĂ©sentant pour chaque État partis de l’organisation.

Points essentiels

  • L’assemblĂ©e plĂ©niĂšre regroupe un reprĂ©sentant par État membre et constitue la premiĂšre instance dĂ©cisionnelle des organisations internationales.
  • Chaque État dispose d’une voix dans l’assemblĂ©e plĂ©niĂšre, assurant l’égalitĂ© souveraine entre membres.
  • Les organes permanents sont essentiels pour la continuitĂ© et l’efficacitĂ© des dĂ©cisions de l’organisation internationale.
  • La prise de dĂ©cision dans les organisations internationales repose sur la reprĂ©sentation Ă©gale des États et la mise en Ɠuvre par des organes spĂ©cialisĂ©s.
  • Elle se rĂ©unit tous les ans en septembre, et de maniĂšre exceptionnelle si nĂ©cessaire. Elle est libre de discuter de toute question ou affaire dans le cadre de la charte des Nations Unies, il y a une seule exception. Elle dispose de 4 types de pouvoirs : ‱ Un pouvoir d’alerte : Elle peut alerter les autres organes de l’ONU sur toute question relative au maintien de la paix et de la sĂ©curitĂ©, c’est surtout un pouvoir politique car il ne sert Ă  rien ‱ Un pouvoir d’étude : Elle peut demander
  • Des Ă©tudes
  • Des examens
  • Des rapports sur place Elle mĂȘme reçoit des rapports des autre organisations et Ă©tudie les rapports qu’elle reçoit ‱ Un pouvoir de recommandation : Elle peut recommander Ă  un État ou un autre organe des Nations Unies d’adopter un certain comportement ou une dĂ©cision ‱ Un pouvoir d’approuver le budget de l’organisation (qui est la clĂ© des organisations). L’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale vote Ă  la majoritĂ© des prĂ©sents et votants. Seuls les États prĂ©sents sont comptabilisĂ©s dans le vote, de plus les États observateurs ne votent pas. Ă Cependant l’art 18 de la Charte des Nations Unies prĂ©cise que sur les questions importantes, les dĂ©cisions sont prises Ă  la majoritĂ© des 2/3 des prĂ©sents et votants.
    1. Les institutions de l’UE : Dans le traitĂ© sur l’union au sein de l’art 13, il Ă©numĂšre l’ensemble toutes les institutions de l’UE, il y en a 7 :
  • Le parlement europĂ©en
  • Le conseil europĂ©en
  • Le conseil
  • La commission europĂ©enne
  • La cour de justice de l’UE
  • La banque centrale europĂ©enne
  • La Cour des comptes Chaque art va dĂ©tailler institution par institution a. LeparlementeuropĂ©en:art14 C’est l’assemblĂ©e (ancien nom), l’instruction qui regroupe le + de monde au sein de l’UE. Dans l’article 14 paragraphe 1, il y a toutes les fonctions du parlement europĂ©en : Au dĂ©part, dans le traitĂ© de Rome, c’était inscrit que le parlement europĂ©en Ă©tait composĂ© de parlementaires nationaux, un peu comme l’assemblĂ©e du conseil europĂ©en. Ă Au dĂ©part, on essayait de reprĂ©senter l’équilibre parlementaire de chaque Ă©tat. À partir de 1979, il va ĂȘtre Ă©lu au suffrage universel directe. C’est la seule OI qui bĂ©nĂ©ficie d’une assemblĂ©e directement Ă©lue par les citoyens. Le parlement europĂ©en est composĂ© de 720 membres.
  • l’état est peuplĂ©, + il aura de reprĂ©sentant au sein du parlement europĂ©enĂ nombre minimum de reprĂ©sentant c’est 6 (Malte), le nombre maximum est 96 (l’Allemagne), on en a 81 en France. Les Ă©tats – peuplĂ©s sont surreprĂ©sentĂ©s au sein du parlement europĂ©en, par rapports aux grands Ă©tats.

À retenir

L’assemblĂ©e plĂ©niĂšre regroupe un reprĂ©sentant par État membre et constitue la premiĂšre instance dĂ©cisionnelle des organisations internationales.

6. Le systÚme des Nations Unies : organisation et répartition des compétences

Notions clés & Définitions

Points essentiels

  • L’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale a une compĂ©tence gĂ©nĂ©rale sauf dans les cas oĂč le Conseil de sĂ©curitĂ© agit pour le maintien de la paix.
  • La Cour internationale de Justice peut avoir une compĂ©tence obligatoire reconnue par certains États, mais cette reconnaissance est facultative.
  • La Charte des Nations Unies dĂ©finit la rĂ©partition des compĂ©tences entre ses principaux organes.

À retenir

La rĂ©partition des compĂ©tences au sein de l’ONU place le Conseil de sĂ©curitĂ© au centre des questions de paix et sĂ©curitĂ©, avec une prioritĂ© sur ses dĂ©cisions.

7. Les actes, rĂ©ussites et difficultĂ©s de l’ONU

Notions clés & Définitions

  • Le comitĂ© des ministres : On a ici un reprĂ©sentant par État membres, le plus souvent le ministre des affaires Ă©trangĂšres.
  • Soft law : Actes non contraignants comme dĂ©clarations, rĂ©solutions ou recommandations qui expriment la volontĂ© ou l’opinion des organes de l’ONU.
  • Actes de soft : Notamment des dĂ©clarations, de la prĂ©sidence du conseil de sĂ©curitĂ© ou du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONUĂ elle n’a pas valeur obligatoire.

Points essentiels

  • L’ONU produit des actes contraignants et de soft law, comme des dĂ©clarations sans obligation.
  • L’efficacitĂ© dĂ©pend de la volontĂ© des États pour appliquer ses dĂ©cisions, notamment en matiĂšre de sanctions.
  • Le Conseil de sĂ©curitĂ© peut adopter des sanctions ciblĂ©es, mais leur application dĂ©pend des États.
  • L’ONU ne peut agir sans le consentement des États membres, ce qui limite son efficacitĂ©.

À retenir

L’ONU, malgrĂ© ses outils juridiques, reste tributaire de la coopĂ©ration volontaire des États pour son efficacitĂ©.

8. Les institutions spĂ©cialisĂ©es et sui generis liĂ©es Ă  l’ONU

Notions clés & Définitions

  • Le Conseil de l’Europe : Organisation intergouvernementale créée en 1949 regroupant 46 États europĂ©ens, dont la mission est de promouvoir la dĂ©mocratie, les droits humains et l’état de droit.

Points essentiels

  • Le Conseil de l’Europe Ă©labore des conventions et met en place des organes de contrĂŽle pour leur application.
  • La Cour europĂ©enne des droits de l’homme garantit des droits fondamentaux minimaux dans les États membres et peut ĂȘtre saisie par des requĂȘtes individuelles.
  • Le ComitĂ© des ministres veille Ă  l’exĂ©cution des dĂ©cisions de la Cour europĂ©enne des droits de l’homme, notamment en rĂ©parant les prĂ©judices et en modifiant le droit national si nĂ©cessaire.

À retenir

Les institutions spĂ©cialisĂ©es europĂ©ennes assurent une protection effective des droits fondamentaux grĂące Ă  un contrĂŽle juridictionnel et Ă  la mise en Ɠuvre des dĂ©cisions judiciaires.

9. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) : organisation et missions

Notions clés & Définitions

Points essentiels

  • L’OMC organise et rĂ©gule le commerce international entre ses membres via des accords multilatĂ©raux.
  • Elle dispose d’un mĂ©canisme de rĂšglement des diffĂ©rends commerciaux entre États membres.
  • L’OMC surveille les politiques commerciales nationales pour assurer la conformitĂ© aux rĂšgles internationales.
  • Les membres de l’OMC s’engagent Ă  respecter des rĂšgles communes pour faciliter le commerce et Ă©viter les pratiques dĂ©loyales.

À retenir

Comprendre que l’OMC est la principale organisation rĂ©gulant le commerce mondial par des rĂšgles et un systĂšme de rĂšglement des diffĂ©rends.

10. Les difficultĂ©s rencontrĂ©es par l’OMC

Notions clés & Définitions

  • Crise des sub prime : Une crise Ă©conomique majeure dĂ©clenchĂ©e par l'effondrement des prĂȘts hypothĂ©caires Ă  risque aux États-Unis, rĂ©vĂ©lant la vulnĂ©rabilitĂ© du systĂšme financier mondial.
  • Crise migratoire : La crise migratoire Ă  partir de 2014-2015 avec un flux inhabituel de Syrien, libyen, libanais, cette crise est due notamment Ă  la fermeture des frontiĂšres Ă  l’Est de l’Europe.

Points essentiels

  • L’OMC fait face Ă  des blocages frĂ©quents dans les nĂ©gociations commerciales multilatĂ©rales.
  • Les États membres peuvent privilĂ©gier leur souverainetĂ© nationale au dĂ©triment des rĂšgles communes de l’OMC.
  • L’OMC est critiquĂ©e pour son manque de transparence et son incapacitĂ© Ă  intĂ©grer certains enjeux globaux.
  • Le systĂšme multilatĂ©ral de l’OMC montre des limites face aux intĂ©rĂȘts divergents des États membres.
  • Ces traitĂ©s peuvent ĂȘtre signĂ©s soit avec des Ă©tats, soit avec d’autres OI. Un accord entre une OI et une entreprise, une ONGĂ ne sera pas un traitĂ© international. ‱ Elle confĂšre un droit de lĂ©gation L’OI peut dĂ©lĂ©guer des missionnaires dans les Ă©tats membres de son OI, elle peut dĂ©lĂ©guer des missions, des agents dans ses Ă©tats membresĂ comme du personnel ‱ Elle permet Ă  l’OI de prĂ©senter des rĂ©clamations internationales en cas de dommages : Ça lui permet de saisir un arbitrage, mettre en place une Cour, ou nĂ©gocier avec l’état causant le dommageĂ si ça aboutit. Ça lui permet de protĂ©ger ses agents ainsi que ces missions. À la diffĂ©rence des Ă©tats, la personnalitĂ© juridique internationale des OI n’est pas illimitĂ©, ni libre de conclure tout traiter, toute dĂ©marche juridique car elle est encadrĂ©e, limitĂ©e par la convention. Les Ă©tats, eux, sont souverains, ils peuvent tout faire, mĂȘme renoncer Ă  leur propre souverainetĂ©. L’ensemble d’action des OI sont limitĂ©s par le principe de spĂ©cialitĂ©. Ce principe guide l’exercice de la personnalitĂ© juridique
    1. Pourquoi y a-t-il des OI ? Depuis le XIXe : toutes les terres sont sous un Ă©tat souverain Ă La colonisation a continuĂ© Ă  ce que le modĂšle Ă©tatique domine le monde Sur terre le temps des grandes conquĂȘtes a dĂ©finitivement disparu car chaque Ă©tat est dominĂ© par la logique d’état ce qui explique la crĂ©ation d’OI Les Ă©tats sont de + en + interdĂ©pendants et cela est croissant (mondialisation), avec les technologies les Ă©tats sont tous voisins et rapprochent les Ă©tats Cela crĂ©er une sorte de dĂ©pendance entre les Ă©tats :
    2. Qu’est-ce qu’une OI ?
    • ÉnergĂ©tique
  • Sanitaire Ă  COVID
  • Technologique
  • Économique
  • Climatique Cette interdĂ©pendance multifactorielle pousse Ă  la crĂ©ation d’OI et Ă  la coopĂ©ration notamment pour rationaliser, lutter contre le terrorisme, les Ă©pidĂ©mies ou encore combattre le rĂ©chauffement climatique La prise de conscience de la nĂ©cessitĂ© de coopĂ©ration Ă  multipliĂ© la crĂ©ation d’OI et la diversification des tĂąches qui leurs sont confiĂ©es. On est passĂ© Ă  12 OI aprĂšs la 2 guerre mondiale Ă  300 aujourd’huiĂ multiplication au niveau universelle, rĂ©gionale
  • OMS – ONU – OMC – OTAN – UNESCOĂ OI Ă  vocation universelle
  • Leur fonction ? Elles ont toutes des tĂąches diffĂ©rentes : activitĂ©s de rĂ©gulation, d’évaluation, harmonisation juridique, enquĂȘtes, rapports d’expertises, action sur le terrain et d’autres tout ça en mĂȘme temps Les Ă©tats peuvent confier les tĂąches qu’ils souhaitent Ă  l’OI et sont libres des moyens qu’ils octroient aux OI

À retenir

L’OMC fait face Ă  des blocages frĂ©quents dans les nĂ©gociations commerciales multilatĂ©rales.

11. La construction européenne : traités et évolutions institutionnelles

Notions clés & Définitions

  • L’acte unique : RĂ©vision du traitĂ© CEE : C’est monsieur Spinelli qui propose une rĂ©vision des traitĂ©s, c’est-Ă -dire de les modifier.
  • Le traitĂ© de Lisbonne : La consĂ©cration de l’UE : On est passĂ© Ă  27 États membres, il faut pouvoir rĂ©gler les situations, avance institutionnellement.
  • TraitĂ© de Rome : ð Elles sont créées par le traitĂ© de Rome le 27 mars 1957

Points essentiels

  • Le Parlement europĂ©en est Ă©lu au suffrage universel direct depuis 1979, unique parmi les organisations internationales.
  • La procĂ©dure de codĂ©cision est devenue la rĂšgle pour l’adoption des actes lĂ©gislatifs de l’UE, sauf exceptions en politique Ă©trangĂšre et sĂ©curitĂ©.
    1. Les institutions de l’UE : Dans le traitĂ© sur l’union au sein de l’art 13, il Ă©numĂšre l’ensemble toutes les institutions de l’UE, il y en a 7 :
  • Le parlement europĂ©en
  • Le conseil europĂ©en
  • Le conseil
  • La commission europĂ©enne
  • La cour de justice de l’UE
  • La banque centrale europĂ©enne
  • La Cour des comptes Chaque art va dĂ©tailler institution par institution a. LeparlementeuropĂ©en:art14 C’est l’assemblĂ©e (ancien nom), l’instruction qui regroupe le + de monde au sein de l’UE. Dans l’article 14 paragraphe 1, il y a toutes les fonctions du parlement europĂ©en : Au dĂ©part, dans le traitĂ© de Rome, c’était inscrit que le parlement europĂ©en Ă©tait composĂ© de parlementaires nationaux, un peu comme l’assemblĂ©e du conseil europĂ©en. Ă Au dĂ©part, on essayait de reprĂ©senter l’équilibre parlementaire de chaque Ă©tat. À partir de 1979, il va ĂȘtre Ă©lu au suffrage universel directe. C’est la seule OI qui bĂ©nĂ©ficie d’une assemblĂ©e directement Ă©lue par les citoyens. Le parlement europĂ©en est composĂ© de 720 membres.
  • l’état est peuplĂ©, + il aura de reprĂ©sentant au sein du parlement europĂ©enĂ nombre minimum de reprĂ©sentant c’est 6 (Malte), le nombre maximum est 96 (l’Allemagne), on en a 81 en France. Les Ă©tats – peuplĂ©s sont surreprĂ©sentĂ©s au sein du parlement europĂ©en, par rapports aux grands Ă©tats.
  • Donc sa 1Ăšre fonction c’est que le parlement devient colĂ©gislateur de l’UE officiellement avec le traitĂ© de Lisbonne ; c’est-Ă -dire que le conseil n’est plus seul pour adopter des textes car il faut l’approbation du parlement europĂ©en.

À retenir

Le Parlement européen est élu au suffrage universel direct depuis 1979, unique parmi les organisations internationales.

12. Les objectifs et finalitĂ©s politiques de l’Union europĂ©enne (UE)

Notions clés & Définitions

  • La CEE : Ce premier pilier est celui dont on a parlĂ© jusqu’à prĂ©sent qui englobe aussi Euratom.
  • L’union europĂ©enne : Au lendemain de la 2GM, les dirigeants poliÄques cherchent Ă  reconstruire l’EuropeĂ pour cela des OI sont créées.

Points essentiels

  • L’UE vise Ă  promouvoir la paix, la stabilitĂ©, la prospĂ©ritĂ© et les droits fondamentaux en Europe.
  • L’intĂ©gration europĂ©enne repose sur le partage de souverainetĂ© entre États membres dans certains domaines.
  • La politique extĂ©rieure et de sĂ©curitĂ© commune (PESC) est un domaine oĂč la codĂ©cision parlementaire est limitĂ©e.
  • Les finalitĂ©s politiques de l’UE incluent la cohĂ©sion Ă©conomique, sociale et territoriale entre ses membres.

À retenir

L’Union europĂ©enne est un projet politique d’intĂ©gration fondĂ© sur la coopĂ©ration et le partage de souverainetĂ© entre États membres pour atteindre des objectifs communs tels que la paix, la stabilitĂ© et la prospĂ©ritĂ©.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1969Création de l'ONU
1979Élection du Parlement europĂ©en au suffrage universel direct
2014Traité de fusion de l'UE et Euratom
2015Crise migratoire majeure
2018Réforme du Conseil européen
2019Brexit officiel

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison des organes de l'ONU et de l'UE

OrganeFonction principalePouvoirs
Assemblée généraleReprésentation globaleDécisions non contraignantes sauf dans certains cas
Conseil de sécuritéMaintien de la paix et sécuritéDécisions obligatoires, veto des membres permanents
Parlement européenLégislation et contrÎle démocratiqueAdopte lois avec le Conseil, élu au suffrage direct
Commission européenneExécutif de l'UEPropose et exécute la législation

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre la souverainetĂ© des États et la souverainetĂ© transfĂ©rĂ©e Ă  une organisation internationale.
  2. Mélanger les sujets de droit international avec les sujets de droit interne.
  3. Confondre la reconnaissance d'un État avec son adhĂ©sion Ă  une organisation internationale.
  4. Confusion entre les organes de l'ONU et ceux de l'UE.
  5. Oublier que le Conseil de l'Europe n'est pas une institution de l'UE.
  6. Confondre la nature juridique des actes de l'ONU et de l'OMC.
  7. Mélanger les finalités politiques de l'UE avec ses objectifs économiques.

Checklist Examen

  1. Identifier les caractéristiques principales des organisations internationales.
  2. Expliquer le rĂŽle des sujets de droit international.
  3. Distinguer reconnaissance d'État et adhĂ©sion Ă  une organisation.
  4. Lister les organes principaux de l'ONU et de l'UE.
  5. Comprendre la répartition des compétences dans le systÚme de l'ONU.
  6. Analyser les réussites et difficultés de l'ONU.
  7. Connaßtre les institutions spécialisées liées à l'ONU.
  8. Décrire l'organisation et les missions de l'OMC.
  9. Expliquer la construction européenne et ses évolutions institutionnelles.
  10. Identifier les objectifs politiques de l'UE.
  11. Comparer les organes législatifs de l'UE et de l'ONU.
  12. Comprendre le rÎle du Parlement européen.

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1. Quel document est comparé à une constitution dans le fonctionnement d'une organisation internationale ?

2. Quelle affirmation correspond au sujet « Les actes, rĂ©ussites et difficultĂ©s de l’ONU » ?

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OI — dĂ©finition ?

Organisation créée par des États via un traitĂ© international.

Caractéristiques des OI

Création par traité, organes permanents, limitation volontaire de souveraineté.

Sujets de droit international

États et organisations internationales, créés par la volontĂ© souveraine.

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