Revision sheet: Introduction aux voies de recours en justice

Plan du Cours

  1. L’URGENCE EN TANT QUE CONDITION COMMUNE Dans le rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, il faut toujours dĂ©montrer une urgence
  2. URGENCE ET EXISTENCE D’UN DIFFÉREND Il y a toujours un diffĂ©rend entre les parties, donc cette condition devra alors
  3. LE RÉFÉRÉ IN FUTURUM
  4. L’APPEL NULLITÉ Aussi appelĂ© « appel restaurĂ©
  5. HYPOTHÈSES OU L’APPEL EST IMPOSSIBLE Lorsque une autre voie de recours est ouverte par un texte
  6. L’APPEL DIFFÉRÉ L’instance ne se rĂ©sout pas toujours pas un seul jugement
  7. LES CONSÉQUENCES DE L’EXPIRATION DU DÉLAI D’APPEL L’expiration du dĂ©lai d’appel est sanctionnĂ©e d’une fin de
  8. LE RELEVÉ DE FORCLUSION Plus difficile à mettre en Ɠuvre
  9. UNE DÉVOLUTION DÉPASSANT LE CADRE DE LA PREMIÈRE INSTANCE En France, on a choisit que l’appel soit une voie
  10. L’INSTRUCTION CONFIÉE A UN CONSEILLER DE LA MISE EN ÉTAT
  11. LA JURIDICTION DU CME a) SA COMPÉTENCE Le CME est susceptible de rendre des ordonnances qui sont parfois provisoires ou
  12. LE CARACTÈRE DÉTERMINANT DE LA CAUSE On ne peut pas modifier les dĂ©cisions de justice pour tout et n’importe quoi

1. L’URGENCE EN TANT QUE CONDITION COMMUNE Dans le rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, il faut toujours dĂ©montrer une urgence

Notions clés & Définitions

  • RĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral : ProcĂ©dure de rĂ©fĂ©rĂ© dans laquelle il faut toujours dĂ©montrer une urgence, notion floue et apprĂ©ciĂ©e concrĂštement et casuistiquement selon les intĂ©rĂȘts propres au dossier.

Points essentiels

  • En rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, la demande doit toujours ĂȘtre fondĂ©e sur l’urgence Ă  statuer.
  • Le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s doit percevoir l’urgence dans le dossier pour pouvoir statuer en rĂ©fĂ©rĂ©.

À retenir

Dans le rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, l’urgence est une condition commune : elle doit ĂȘtre dĂ©montrĂ©e et apprĂ©ciĂ©e au moment oĂč le juge statue, et la dĂ©cision doit en faire apparaĂźtre le contrĂŽle par le juge du fond.

2. URGENCE ET EXISTENCE D’UN DIFFÉREND Il y a toujours un diffĂ©rend entre les parties, donc cette condition devra alors

Notions clés & Définitions

  • La procĂ©dure d’injonction de faire : ProcĂ©dure prĂ©vue aux articles 1425-1 et suivants, prĂ©sentĂ©e comme plus simple Ă  mettre en Ɠuvre que la procĂ©dure de rĂ©fĂ©rĂ© injonction et utilisĂ©e lorsque cette procĂ©dure est possible.
  • DiffĂ©rend entre les parties : Opposition entre des parties, qui doit coexister avec l’urgence lorsque le juge statue en rĂ©fĂ©rĂ©.
  • Condition d’urgence : PrĂ©sumĂ©e dans les deux cas sans besoin de la dĂ©montrer.
  • Existence de l’obligation : ÉlĂ©ment permettant au juge des rĂ©fĂ©rĂ©s d’ordonner l’exĂ©cution : en rĂ©fĂ©rĂ© injonction, l’injonction est accordĂ©e si l’existence de l’obligation n’est pas sĂ©rieusement contestable.
  • Existence d’un diffĂ©rend : L’urgence doit ĂȘtre accompagnĂ©e de l’absence de contestation sĂ©rieuse ou de l’existence d’un diffĂ©rend (condition2).

Points essentiels

  • Le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s peut nĂ©anmoins prescrire des mesures conservatoires ou de remise en Ă©tat en prĂ©sence d’une contestation sĂ©rieuse, pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite.
  • En prĂ©sence d’un diffĂ©rend entre les parties, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s doit vĂ©rifier si la solution est Ă©vidente ou non.
  • Le moyen tirĂ© de l’existence d’une contestation sĂ©rieuse ou de l’absence de diffĂ©rend est un moyen de nature Ă  faire obstacle au pouvoir du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s.
  • Solution intermĂ©diaire : Si la contestation n’est sĂ©rieuse que pour une partie de l’obligation, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s n’accordera une provision que pour la partie non contestable.

À retenir

Le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s peut nĂ©anmoins prescrire des mesures conservatoires ou de remise en Ă©tat en prĂ©sence d’une contestation sĂ©rieuse, pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite.

3. LE RÉFÉRÉ IN FUTURUM

Notions clés & Définitions

  • Exception : Le juge est libre d’octroyer une mesure d’instruction diffĂ©rente de celle qui a Ă©tĂ© sollicitĂ©e (arrĂȘt 3e ch.
  • Juge des rĂ©fĂ©rĂ©s : Juge compĂ©tent pour statuer en urgence dans le cadre du rĂ©fĂ©rĂ© : lorsque le critĂšre de l’évidence n’est pas rempli et qu’il existe une contestation sĂ©rieuse, il peut renvoyer l’affaire Ă  une audience qu’il fixe au fond du droit pour accĂ©lĂ©rer la procĂ©dure.
  • RĂ©fĂ©rĂ© in futurum : DĂ©bat sur le caractĂšre autonome ou non du rĂ©fĂ©rĂ© in futurum : Ni la condition d’urgence ni celle de contestation sĂ©rieuse n’est requise.
  • ProcĂ©dure rapide : C’est un des atouts des rĂ©fĂ©rĂ©s que d’obtenir Ă  la suite d’une procĂ©dure rapide une dĂ©cision qui va ĂȘtre immĂ©diatement susceptible d’ĂȘtre appliquĂ©e.
  • Ordonnance de rĂ©fĂ©rĂ© : Par principe ĂȘtre signifiĂ©e Ă  la partie adverse avant de la mettre Ă  exĂ©cution.

Points essentiels

  • Le rĂ©fĂ©rĂ© in futurum relĂšve du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s, compĂ©tent pour ordonner des mesures d’instruction lĂ©galement admissibles sur requĂȘte ou en rĂ©fĂ©rĂ©, dans le cadre de l’urgence et de l’organisation de la suite du litige.
  • Le rĂ©fĂ©rĂ© in futurum s’inscrit dans les procĂ©dures rapides (procĂ©dures prĂ©sidentielles) qui s’adaptent Ă  la spĂ©cificitĂ© de certains contentieux.
  • 1). La passerelle est l’hypothĂšse oĂč le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s va percevoir par exemple dans le dossier une contestation sĂ©rieuse. S’il y a une contestation sĂ©reuse, la solution n’est plus Ă©vidente, donc le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s n’est plus compĂ©tent. Mais le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s voit qu’il y a dans le dossier une urgence Ă  statuer (le critĂšre de l’évidence n’est pas remplie). Alors il va pouvoir renvoyer l’affaire Ă  une audience qu’il fixe au fond du droit afin d’accĂ©lĂ©rer la procĂ©dure. Une ordonnance de rĂ©fĂ©rĂ© va emporter automatiquement saisine du tribunal au fond du droit dans le cadre d’un jour fixe. Le prĂ©sident renvoie l’affaire Ă  une date qu’il fixe en veillant Ă  ce que le dĂ©fendeur dispose d’un temps suffisant pour prĂ©parer sa dĂ©fense. Parmi les sources du droit processuel, une est spĂ©cifique Ă  la procĂ©dure civile : la pratique du palais => un code de procĂ©dure civile ne peut pas tout anticiper, et parfois les juridictions peuvent mettre en place des rĂšgles qui ne sont pas dans le code mais qui sont pleines de bon sens et utiles. La technique de la passerelle est une technique qui a Ă©tĂ© inspirĂ©e par la pratique de certaines juridictions avant d’ĂȘtre Ă©rigĂ©e dans le code = procĂ©dure Ă  jour fixe = le juge fixe une date d’audience prioritaire. SECTION 3 – LES EFFETS DE L’ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ L’ordonnance est dĂ©pourvue au principal de l’autoritĂ© de la chose jugĂ©e. Cela veut dire qu’elle ne prĂ©juge pas de l’interprĂ©tation que pourrait en donner le juge saisi au principal s’il devait ĂȘtre saisi par la suite. Le juge du principal peut tout Ă  fait juger l’inverse de ce qu’a jugĂ© le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s. Une partie Ă  l’instance du rĂ©fĂ©rĂ© peut saisir le juge du fond pour obtenir un jugement contraire. La jurisprudence le dit souvent, un juge des rĂ©fĂ©rĂ©s a pu constater la rĂ©siliation d’un bail, cette dĂ©cision n’a aucune autoritĂ© de chose jugĂ©e au principal, si le tribunal est saisi ultĂ©rieurement, il peut statuer au fond de maniĂšre opposĂ©e. Donc la dĂ©cision de rĂ©fĂ©rĂ©, juridiquement, est fragile. Elle l’est d’autant plus que comme il s’agit d’une dĂ©cision provisoire, l’ordonnance de rĂ©fĂ©rĂ© peut ĂȘtre modifiĂ©e ou rapportĂ©e par le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s en cas de circonstances nouvelles (art.488 al.

À retenir

Le rĂ©fĂ©rĂ© in futurum relĂšve du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s, compĂ©tent pour ordonner des mesures d’instruction lĂ©galement admissibles sur requĂȘte ou en rĂ©fĂ©rĂ©, dans le cadre de l’urgence et de l’organisation de la suite du litige.

4. L’APPEL NULLITÉ Aussi appelĂ© « appel restaurĂ©

Notions clés & Définitions

  • Appel incident : = l’intimĂ© profite de l’appel principal pour demander le reliquat que le premier juge n’a pas accordĂ© (mĂȘme si il a gagnĂ© en premiĂšre instance) = droit d’interjeter appel = rĂ©action d’un intimĂ© qui contre-attaque et demande une modification de la dĂ©cision de p

Points essentiels

  • On pouvait donc intenter un appel nullitĂ© en cas d’excĂšs de pouvoir, mais aussi en cas d’atteinte Ă  un principe fondamental de procĂ©dure.

À retenir

On pouvait donc intenter un appel nullitĂ© en cas d’excĂšs de pouvoir, mais aussi en cas d’atteinte Ă  un principe fondamental de procĂ©dure.

5. HYPOTHÈSES OU L’APPEL EST IMPOSSIBLE Lorsque une autre voie de recours est ouverte par un texte

Notions clés & Définitions

  • La dĂ©cision qui ordonne une expertise : DĂ©cision soumise Ă  un appel conditionnĂ© par l’autorisation du premier prĂ©sident de la cour d’appel : l’appel immĂ©diat n’est possible que pour la dĂ©cision qui « ordonne une expertise » (art.272), c’est-Ă -dire une dĂ©cision qui accorde l’expertise, et non une dĂ©cision qui statue sur une demande d’expertise.
  • La dĂ©cision qui ordonne un sursis Ă  statuer : DĂ©cision soumise Ă  un appel conditionnĂ© par l’autorisation du premier prĂ©sident de la cour d’appel : l’appel immĂ©diat n’est possible que pour la dĂ©cision qui ordonne un sursis Ă  statuer (art.380), aprĂšs sollicitation de l’autorisation du premier prĂ©sident.
  • APPEL EST IMPOSSIBLE : L’appel est impossible en fonction de la nature de la dĂ©cision.

Points essentiels

  • L’appel nullitĂ© suppose que l’appel soit interdit immĂ©diatement ou Ă  titre dĂ©finitif.
  • La Cour de cassation a admis, dans un arrĂȘt du 09/01/2020, un recours nullitĂ© contre une ordonnance de radiation du rĂŽle faute d’exĂ©cution (art.524).
  • Le CPC prĂ©voit que les mesures d’administration judiciaire ne sont sujettes Ă  aucun recours (art.537), ce qui interroge l’articulation avec l’appel nullitĂ©.
  • La jurisprudence de 2020 traite l’hypothĂšse oĂč une mesure d’administration judiciaire est en cause : l’appel nullitĂ© peut malgrĂ© tout ĂȘtre recevable.
  • Mais le problĂšme c’est que l’on n’a pas de dĂ©finition de la mesure d’administration judiciaire.
  • Une expertise peut aussi ĂȘtre trĂšs coĂ»teuse.

À retenir

L’appel nullitĂ© suppose que l’appel soit interdit immĂ©diatement ou Ă  titre dĂ©finitif.

6. L’APPEL DIFFÉRÉ L’instance ne se rĂ©sout pas toujours pas un seul jugement

Points essentiels

  • L’instance ne se rĂ©sout pas toujours en un seul jugement : avant la dĂ©cision finale, il peut y avoir des dĂ©cisions avant-dire droit, intermĂ©diaires ou prĂ©paratoires.
  • L’appel ne rĂ©sout pas nĂ©cessairement l’instance par un seul jugement : l’instance peut rester en cours malgrĂ© l’existence d’un jugement attaquĂ©.
  • L’idĂ©e d’appel diffĂ©rĂ© renvoie Ă  une situation oĂč la rĂ©solution complĂšte du litige n’est pas immĂ©diatement acquise par l’appel.
  • L’appel diffĂ©rĂ© implique que la procĂ©dure d’appel s’insĂšre dans un dĂ©roulement oĂč plusieurs dĂ©cisions peuvent intervenir avant la rĂ©solution finale.

À retenir

L’appel diffĂ©rĂ© signifie que l’instance ne se “ferme” pas forcĂ©ment en une seule Ă©tape : les dĂ©cisions avant-dire droit ne font pas l’objet d’un appel immĂ©diat, et leur contestation s’insĂšre dans le moment oĂč l’on forme appel des dĂ©cisions finales sur le fond (art. 545).

7. LES CONSÉQUENCES DE L’EXPIRATION DU DÉLAI D’APPEL L’expiration du dĂ©lai d’appel est sanctionnĂ©e d’une fin de

Notions clés & Définitions

  • La demande en justice mĂȘme en rĂ©fĂ©rĂ© » : « la demande en justice mĂȘme en rĂ©fĂ©rĂ© » = quand on dĂ©pose sa dĂ©claration d’appel, on fait une demande en justice.
  • Ou lorsque l’acte de saisine de la juridiction » : « ou lorsque l’acte de saisine de la juridiction » = la dĂ©claration d’appel / « est annulĂ©e par l’effet d’un vice de procĂ©dure » = la dĂ©claration d’appel qui serait annulĂ©e en raison d’un vice de procĂ©dure aurait quand mĂȘme interrompu le dĂ©lai d’appel.

Points essentiels

  • L’expiration du dĂ©lai d’appel est sanctionnĂ©e par une fin de non-recevoir, qui fait partie de celles devant ĂȘtre relevĂ©es d’office par le juge (art. 125 al. 1).
  • Pas de dĂ©finition, donc l’enjeu principal est lĂ .
  • La partie qui a comparu n’est plus recevable Ă  exercer un recours Ă  titre principal aprĂšs l’expiration du dĂ©lai de deux ans lorsque le jugement n’a pas Ă©tĂ© notifiĂ© dans ce dĂ©lai.
  • Le dĂ©lai de deux ans constitue un maximum : aprĂšs ce terme, la recevabilitĂ© du recours principal est exclue.

À retenir

L’expiration du dĂ©lai d’appel entraĂźne une fin de non-recevoir relevant d’office par le juge, ce qui rend la dĂ©cision de premiĂšre instance dĂ©finitive et exclut le pourvoi en cassation.

8. LE RELEVÉ DE FORCLUSION Plus difficile à mettre en Ɠuvre

Notions clés & Définitions

  • Conditions d’existence : = il faut donc un intĂ©rĂȘt et parfois une qualitĂ© pour faire appel.
  • L’appelant principal peut complĂ©ter : PossibilitĂ©, dĂ©sormais prĂ©vue par le texte, pour l’appelant principal de complĂ©ter, retrancher ou rectifier, dans le dispositif des premiĂšres conclusions remises dans les dĂ©lais prĂ©vus, les chefs du dispositif du jugement critiquĂ©.
  • Ceux qui en dĂ©pendent » : « ceux qui en dĂ©pendent » = CritiquĂ© 3 chefs sur 5, finalement regret de ne pas avoir critiquĂ© le quatriĂšme = je peut essayer de dĂ©montrer que le quatriĂšme chef non critiquĂ© a un lien de dĂ©pendance avec le troisiĂšme chef qui a Ă©tĂ© critiquĂ©.
  • Deux hypothĂšses :
    • Le dĂ©fendeur qui n’a pas eu connaissance du jugement en temps utile.

Points essentiels

  • Le relevĂ© de forclusion est une tentative exceptionnelle de relevĂ© de forclusion pour le plaideur qui a ratĂ© son dĂ©lai.
  • La responsabilitĂ© professionnelle de l’avocat peut ĂȘtre engagĂ©e s’il n’a pas indiquĂ© correctement le bon dĂ©lai d’appel.
  • Lorsqu’une partie a fait un appel tardif, et qu’est relevĂ©e sa forclusion, elle doit alors rĂ©itĂ©rer son appel.
  • Aujourd’hui, en principe, celui qui fait appel de la dĂ©cision de premiĂšre instance, comme elle bĂ©nĂ©fice de l’exĂ©cution provisoire, il doit exĂ©cuter la dĂ©cision de premiĂšre instance.
  • Le relevĂ© de forclusion est une stratĂ©gie permettant de sauver un appel tardif.
  • L’appel tardif est en principe irrecevable et rend la dĂ©cision de premiĂšre instance dĂ©finitive.
  • Il n’est pas possible de faire un pourvoi en cassation contre la dĂ©cision devenue dĂ©finitive par l’irrecevabilitĂ© de l’appel tardif.

À retenir

Le relevé de forclusion est une tentative exceptionnelle de relevé de forclusion pour le plaideur qui a raté son délai.

9. UNE DÉVOLUTION DÉPASSANT LE CADRE DE LA PREMIÈRE INSTANCE En France, on a choisit que l’appel soit une voie

Notions clés & Définitions

  • Exemple : Illustration non fournie dans l’extrait.
  • La procĂ©dure Ă  bref dĂ©lai : Sous-division de la procĂ©dure d’appel avec reprĂ©sentation obligatoire correspondant au circuit court.
  • Art.908 : = le dĂ©lai de trois mois pour conclure de l’appelant Ă  la suite de sa dĂ©claration de l’appel.

Points essentiels

  • => Le litige n’est pas figĂ© entre la premiĂšre instance et l’appel.
  • Il est possible, en premiĂšre instance, d’invoquer un moyen et d’invoquer en appel un moyen totalement contraire.

À retenir

=> Le litige n’est pas figĂ© entre la premiĂšre instance et l’appel.

10. L’INSTRUCTION CONFIÉE A UN CONSEILLER DE LA MISE EN ÉTAT

Notions clés & Définitions

  • État d’ĂȘtre : Le CME examine l’affaire afin de savoir s’il estime qu’elle est en Ă©tat d’ĂȘtre jugĂ©e.

À retenir

11. LA JURIDICTION DU CME a) SA COMPÉTENCE Le CME est susceptible de rendre des ordonnances qui sont parfois provisoires ou

Notions clés & Définitions

  • Ordonnances du CME : Il a donc fallu mettre en place un recours contre certaines ordonnances du CME b) LE RECOURS CONTRE LES ORDONNANCES DU CME A l’intĂ©rieur mĂȘme de la procĂ©dure d’appel, un recours interne est ouvert concernant certaines ordonnances.

Points essentiels

  • Le CME est susceptible de rendre des ordonnances.
  • L’art.913-6 indique que, parmi les ordonnances, celles qui ont autoritĂ© de chose jugĂ©e, la dĂ©cision du CME peut s’avĂ©rer dĂ©terminante pour la suite de la procĂ©dure.

À retenir

Le CME est susceptible de rendre des ordonnances.

12. LE CARACTÈRE DÉTERMINANT DE LA CAUSE On ne peut pas modifier les dĂ©cisions de justice pour tout et n’importe quoi

Notions clés & Définitions

  • ArrĂȘt de cassation : La cassation peut ĂȘtre totale ou partielle.
  • Erreur du juge : Erreur invoquĂ©e au soutien du recours en rĂ©vision, devant ĂȘtre dĂ©terminante quant Ă  l’issue du litige ou quant Ă  la prise de dĂ©cision.
  • Fraude d’une partie : Cause de rĂ©vision lorsque, aprĂšs le jugement, il se rĂ©vĂšle que la dĂ©cision a Ă©tĂ© surprise par la fraude de l’autre partie au profit de laquelle elle a Ă©tĂ© rendue.

Points essentiels

  • Exemple de dĂ©terminance : la dissimulation d’un patrimoine immobilier par une Ă©pouse dans le cadre d’une instance en divorce influence la fixation de la prestation compensatoire.
  • On ne peut pas modifier les dĂ©cisions de justice pour tout et n’importe quoi : il faut dĂ©montrer une erreur du juge.
  • Il doit ĂȘtre accompagnĂ© de manƓuvres pour dissimuler la vĂ©ritĂ©. AprĂšs un acquiescement Ă  un jugement de divorce, qui fixe au profit de l’épouse une prestation compensatoire, elle dĂ©couvre la fraude de son mari qui a abouti Ă  une minoration du montant de celle-ci. Elle cherche Ă  faire un recours en rĂ©vision pour avoir une prestation compensatoire plus Ă©levĂ©e, du fait de la fraude de son mari. Mais le juge du fond dĂ©clare sa demande irrecevable. Elle a acquiescĂ© au jugement de premiĂšre instance = elle est d’accord, pas simple de remettre en cause un jugement sur lequel on a donnĂ© son approbation. Pour le juge du fond, avant d’exercer le recours en rĂ©vision, elle doit d’abord faire annuler son acquiescement en utilisant les vices du consentement. Ensuite, elle pourra exercer son recours en rĂ©vision, dans un second temps. Mais la Cour de cassation estime que le recours en rĂ©vision est directement recevable sans passer par l’annulation de l’acquiescement prĂ©alable. - Le recours en rĂ©vision est ouvert si depuis le jugement il a Ă©tĂ© recouvrĂ© des piĂšces dĂ©cisives qui avaient Ă©tĂ© retenues par le fait d’une autre partie (« recouvrer » = dĂ©couvert). La Cour de cassation estime que derniĂšre cette notion de « piĂšces » il peut y avoir un peu de tout. En revanche, la piĂšce dĂ©couverte ne doit pas ĂȘtre anodine, elle doit ĂȘtre dĂ©cisive. La rĂ©tention doit en principe Ă©maner de la partie qui a gagnĂ© le procĂšs, mais peut aussi Ă©maner d’un tiers si on arrive Ă  dĂ©montrer une complicitĂ© entre le tiers et la personne qui a gagnĂ© le procĂšs. Le rĂ©tention / la garde de la piĂšce dĂ©cisive doit avoir Ă©tĂ© volontaire. Si c’est dĂ©libĂ©rĂ©ment que l’on garde une piĂšce dĂ©cisive, la rĂ©tention est volontaire.

À retenir

Exemple de dĂ©terminance : la dissimulation d’un patrimoine immobilier par une Ă©pouse dans le cadre d’une instance en divorce influence la fixation de la prestation compensatoire.

đŸ§© ComplĂ©ments de couverture

  1. En référé, lorsque les débats sont renvoyés à une audience ultérieure, le juge peut organiser les échanges entre les parties comparantes aprÚs avoir recueilli leur avis, notamment en fixant les conditions de communication des prétentions, moyens et piÚces.
  2. En rĂ©fĂ©rĂ©, les parties peuvent se rĂ©fĂ©rer aux prĂ©tentions et moyens qu’elles auraient formulĂ©s par Ă©crit.
  3. L’appel nullitĂ© a Ă©tĂ© créé Ă  l’origine pour corriger un « vice grave ».
  4. L’appel est impossible lorsqu’une autre voie de recours est ouverte par un texte, notamment dans les cas de requĂȘtes en rectification et de certaines dĂ©cisions du juge commissaire devant le TdeC.
  5. Le texte prĂ©cise un seuil chiffrĂ© : l’appel est impossible lorsque le taux du ressort n’est pas dĂ©passĂ© (5 000 euros), et dans ce cas seule la cassation est ouverte.
  6. Le relÚvement du taux du ressort de 5 000 à 10 000 euros est mentionné comme un « projet Rivage », mais avec un décret repoussé.
  7. Les fins de non-recevoir liĂ©es Ă  l’expiration du dĂ©lai d’appel doivent ĂȘtre relevĂ©es d’office lorsqu’elles ont un caractĂšre d’ordre public, notamment lorsqu’elles rĂ©sultent de l’inobservation des dĂ©lais des voies de recours ou de l’absence d’ouverture d’une voie de recours.
  8. Le dĂ©cret du 29/12/2023 indique que les magistrats instructeurs sont compĂ©tents pour relever d’office ces fins de non-recevoir.
  9. Avant la rĂ©forme de 2023, le texte prĂ©voyait que le CME examinait l’affaire dans « les 15 jours ».
  10. Pour saisir le CME, il faut lui adresser des conclusions « spécialement adressées » ; si elles ne le sont pas, elles sont « irrecevables ».
  11. Vette idĂ©e a pourtant Ă©tĂ©t remise en cause : si les apprĂ©ciations portĂ©es par la Cour ne sont pas conformes au droit de l’UE, il est possible de resaisir la Cour (arrĂȘt 1e ch.
  12. TITRE 1 – LES VOIES DE RECOURS ORDINAIRES CHAPITRE 1 – L’APPEL Des 5 voies de recours, l’appel est la plus utilisĂ©e.
  13. TITRE II – LES PROCÉDURES ORALES Avant que n’intervienne le dĂ©cret du 01/10/2010, il fallait estimer qu’il y avait autant de procĂ©dures orales que de juridictions spĂ©cialisĂ©es.
  14. SECTION 2 – LA PROCÉDURE SUR TIERCE OPPOSITION La tierce opposition peut ĂȘtre faite Ă  titre principal ou Ă  titre incident, dans le cadre d’une instance autonome ou dans le cadre d’une instance de la en cours.
  15. SECTION 3 – LES SUITES DE L’ARRÊT DE CASSATION La Cour de cassation est la plus haute de toutes les juridictions, on peut donc imaginer qu’à la suite d’un pourvoi il ne se passe plus rien, ce n’est pas le cas.
  16. SECTION 2 – LE RENVOI A UN JUGE SPÉCIALISÉ Devant le TJ, c’est le juge de la mise en Ă©tat.
  17. SECTION 3 – LE CALENDRIER DE PROCÉDURE Autrefois, on parlait de « contrat de procĂ©dure » ou de « calendrier de mise en Ă©tat ».
  18. PARTIE II – LES VOIES DE RECOURS Le jugement est un acte authentique rendu au nom du peuple français, on ne peut donc pas le remettre en cause n’importe comment.

Tableaux de SynthĂšse

ThÚmeRÚgle / idée cléConditions / précisions
RĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral (urgence)L’urgence est une condition communeEn rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, il faut toujours dĂ©montrer une urgence ; notion floue apprĂ©ciĂ©e concrĂštement et casuistiquement ; le juge doit percevoir l’urgence dans le dossier pour statuer ; la dĂ©cision doit en faire apparaĂźtre le contrĂŽle par le juge du fond
Urgence + diffĂ©rendDiffĂ©rend entre les partiesIl y a toujours un diffĂ©rend entre les parties ; la condition d’urgence doit coexister avec l’existence d’un diffĂ©rend lorsque le juge statue en rĂ©fĂ©rĂ©
RĂ©fĂ©rĂ© in futurumDĂ©bat sur l’autonomieNi la condition d’urgence ni celle de contestation sĂ©rieuse n’est requise ; relĂšve du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s ; mesures d’instruction lĂ©galement admissibles sur requĂȘte ou en rĂ©fĂ©rĂ©, dans le cadre de l’urgence et de l’organisation de la suite du litige
Appel nullitĂ© (idĂ©e gĂ©nĂ©rale)L’appel nullitĂ© suppose un appel interdit immĂ©diatement ou Ă  titre dĂ©finitifL’appel est impossible en fonction de la nature de la dĂ©cision ; l’appel nullitĂ© suppose que l’appel soit interdit immĂ©diatement ou Ă  titre dĂ©finitif
ThÚmeCas / mécanisme mentionnéEffet / conséquence
Injonction de faire (procĂ©dure)ProcĂ©dure prĂ©vue aux articles 1425-1 et suivantsPrĂ©sentĂ©e comme plus simple Ă  mettre en Ɠuvre que la procĂ©dure de rĂ©fĂ©rĂ© injonction ; utilisĂ©e lorsque cette procĂ©dure est possible
Contestation sĂ©rieuse (mesures)Mesures malgrĂ© contestation sĂ©rieuseLe juge des rĂ©fĂ©rĂ©s peut prescrire des mesures conservatoires ou de remise en Ă©tat en prĂ©sence d’une contestation sĂ©rieuse pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite
Passerelle (renvoi)Contestation sĂ©rieuse = solution non Ă©videnteSi contestation sĂ©rieuse : critĂšre de l’évidence non rempli ; le juge peut renvoyer Ă  une audience fixĂ©e au fond du droit pour accĂ©lĂ©rer la procĂ©dure
Appel immĂ©diat conditionnĂ© (expertise / sursis)DĂ©cisions soumises Ă  autorisation du premier prĂ©sidentAppel immĂ©diat possible seulement pour la dĂ©cision qui « ordonne une expertise » (art.272) et seulement pour la dĂ©cision qui ordonne un sursis Ă  statuer (art.380), aprĂšs sollicitation de l’autorisation

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre “urgence” (rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral) avec une notion abstraite : elle est dite floue et apprĂ©ciĂ©e concrĂštement et casuistiquement, au moment oĂč le juge statue.
  2. Oublier que le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s doit “percevoir” l’urgence dans le dossier : sans perception/contrĂŽle visible, la dĂ©cision ne respecte pas l’exigence dĂ©crite.
  3. Croire que “urgence” suffit toujours : en prĂ©sence d’un diffĂ©rend entre les parties, il faut que l’urgence coexiste avec cette rĂ©alitĂ© du diffĂ©rend.
  4. Penser que contestation sĂ©rieuse empĂȘche toute mesure : au contraire, le juge peut prescrire des mesures conservatoires/remise en Ă©tat pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite.
  5. Confondre référé in futurum avec les autres référés sur les conditions : ici, ni urgence ni contestation sérieuse ne sont requises.
  6. Se tromper sur “appel immĂ©diat” : pour expertise/sursis, l’appel immĂ©diat n’est possible que dans les cas prĂ©cisĂ©s (dĂ©cision qui ordonne l’expertise / ordonne le sursis), sous autorisation du premier prĂ©sident.
  7. MĂ©langer “fin de non-recevoir” et “dĂ©finition” : l’expiration du dĂ©lai d’appel est sanctionnĂ©e par une fin de non-recevoir relevĂ©e d’office par le juge.

Checklist Examen

  1. En rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral : savoir que l’urgence est une condition commune et qu’elle doit ĂȘtre dĂ©montrĂ©e.
  2. Savoir expliquer comment l’urgence est apprĂ©ciĂ©e : concrĂštement et casuistiquement selon les intĂ©rĂȘts propres au dossier.
  3. Savoir rappeler que le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s doit percevoir l’urgence dans le dossier pour pouvoir statuer.
  4. Savoir que la décision doit faire apparaßtre le contrÎle par le juge du fond.
  5. Savoir articuler urgence et existence d’un diffĂ©rend entre les parties (diffĂ©rend qui doit coexister avec l’urgence).
  6. Savoir distinguer “existence de l’obligation” (injonction) et “absence de contestation sĂ©rieuse” (injonction en rĂ©fĂ©rĂ© injonction).
  7. Savoir que, mĂȘme avec contestation sĂ©rieuse, des mesures conservatoires/remise en Ă©tat peuvent ĂȘtre ordonnĂ©es pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite.
  8. Savoir dĂ©crire la “passerelle” : contestation sĂ©rieuse → critĂšre de l’évidence non rempli → renvoi Ă  une audience fixĂ©e au fond du droit pour accĂ©lĂ©rer la procĂ©dure.
  9. Savoir caractĂ©riser le rĂ©fĂ©rĂ© in futurum : ni urgence ni contestation sĂ©rieuse requises ; mesures d’instruction lĂ©galement admissibles dans le cadre dĂ©crit.
  10. Pour “hypothĂšses oĂč l’appel est impossible” : retenir que cela dĂ©pend de la nature de la dĂ©cision et que l’appel nullitĂ© suppose un appel interdit immĂ©diatement ou Ă  titre dĂ©finitif.
  11. Pour les dĂ©cisions soumises Ă  autorisation du premier prĂ©sident : maĂźtriser les deux cas citĂ©s (dĂ©cision qui ordonne une expertise — art.272 ; dĂ©cision qui ordonne un sursis Ă  statuer — art.380).
  12. VĂ©rifier que tu sais dire ce qui sanctionne l’expiration du dĂ©lai d’appel : une fin de non-recevoir relevĂ©e d’office par le juge (art. 125 al. 1).

Test your knowledge

Test your knowledge on Introduction aux voies de recours en justice with 11 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Dans le cadre d’un rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, quelle dĂ©marche doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e pour que le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s puisse statuer ?

2. En prĂ©sence d’un diffĂ©rend entre les parties, quel contrĂŽle le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s doit-il effectuer ?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Introduction aux voies de recours en justice with 24 interactive flashcards.

RĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral — condition ?

Démontrer une urgence.

Urgence — rîle ?

Condition essentielle pour statuer en référé.

Existence d’un diffĂ©rend — condition ?

PrĂ©sence d’un conflit entre parties.

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator