đ Plan du Cours
- LâURGENCE EN TANT QUE CONDITION COMMUNE Dans le rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, il faut toujours dĂ©montrer une urgence
- URGENCE ET EXISTENCE DâUN DIFFĂREND Il y a toujours un diffĂ©rend entre les parties, donc cette condition devra alors
- LE RĂFĂRĂ IN FUTURUM
- LâAPPEL NULLITĂ Aussi appelĂ© « appel restaurĂ©
- HYPOTHĂSES OU LâAPPEL EST IMPOSSIBLE Lorsque une autre voie de recours est ouverte par un texte
- LâAPPEL DIFFĂRĂ Lâinstance ne se rĂ©sout pas toujours pas un seul jugement
- LES CONSĂQUENCES DE LâEXPIRATION DU DĂLAI DâAPPEL Lâexpiration du dĂ©lai dâappel est sanctionnĂ©e dâune fin de
- LE RELEVĂ DE FORCLUSION Plus difficile Ă mettre en Ćuvre
- UNE DĂVOLUTION DĂPASSANT LE CADRE DE LA PREMIĂRE INSTANCE En France, on a choisit que lâappel soit une voie
- LâINSTRUCTION CONFIĂE A UN CONSEILLER DE LA MISE EN ĂTAT
- LA JURIDICTION DU CME a) SA COMPĂTENCE Le CME est susceptible de rendre des ordonnances qui sont parfois provisoires ou
- LE CARACTĂRE DĂTERMINANT DE LA CAUSE On ne peut pas modifier les dĂ©cisions de justice pour tout et nâimporte quoi
đ 1. LâURGENCE EN TANT QUE CONDITION COMMUNE Dans le rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, il faut toujours dĂ©montrer une urgence
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- RĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral : ProcĂ©dure de rĂ©fĂ©rĂ© dans laquelle il faut toujours dĂ©montrer une urgence, notion floue et apprĂ©ciĂ©e concrĂštement et casuistiquement selon les intĂ©rĂȘts propres au dossier.
đ Points essentiels
- En rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, la demande doit toujours ĂȘtre fondĂ©e sur lâurgence Ă statuer.
- Le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s doit percevoir lâurgence dans le dossier pour pouvoir statuer en rĂ©fĂ©rĂ©.
đĄ Ă retenir
Dans le rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, lâurgence est une condition commune : elle doit ĂȘtre dĂ©montrĂ©e et apprĂ©ciĂ©e au moment oĂč le juge statue, et la dĂ©cision doit en faire apparaĂźtre le contrĂŽle par le juge du fond.
đ 2. URGENCE ET EXISTENCE DâUN DIFFĂREND Il y a toujours un diffĂ©rend entre les parties, donc cette condition devra alors
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La procĂ©dure dâinjonction de faire : ProcĂ©dure prĂ©vue aux articles 1425-1 et suivants, prĂ©sentĂ©e comme plus simple Ă mettre en Ćuvre que la procĂ©dure de rĂ©fĂ©rĂ© injonction et utilisĂ©e lorsque cette procĂ©dure est possible.
- DiffĂ©rend entre les parties : Opposition entre des parties, qui doit coexister avec lâurgence lorsque le juge statue en rĂ©fĂ©rĂ©.
- Condition dâurgence : PrĂ©sumĂ©e dans les deux cas sans besoin de la dĂ©montrer.
- Existence de lâobligation : ĂlĂ©ment permettant au juge des rĂ©fĂ©rĂ©s dâordonner lâexĂ©cution : en rĂ©fĂ©rĂ© injonction, lâinjonction est accordĂ©e si lâexistence de lâobligation nâest pas sĂ©rieusement contestable.
- Existence dâun diffĂ©rend : Lâurgence doit ĂȘtre accompagnĂ©e de lâabsence de contestation sĂ©rieuse ou de lâexistence dâun diffĂ©rend (condition2).
đ Points essentiels
- Le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s peut nĂ©anmoins prescrire des mesures conservatoires ou de remise en Ă©tat en prĂ©sence dâune contestation sĂ©rieuse, pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite.
- En prĂ©sence dâun diffĂ©rend entre les parties, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s doit vĂ©rifier si la solution est Ă©vidente ou non.
- Le moyen tirĂ© de lâexistence dâune contestation sĂ©rieuse ou de lâabsence de diffĂ©rend est un moyen de nature Ă faire obstacle au pouvoir du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s.
- Solution intermĂ©diaire : Si la contestation nâest sĂ©rieuse que pour une partie de lâobligation, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s nâaccordera une provision que pour la partie non contestable.
đĄ Ă retenir
Le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s peut nĂ©anmoins prescrire des mesures conservatoires ou de remise en Ă©tat en prĂ©sence dâune contestation sĂ©rieuse, pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite.
đ 3. LE RĂFĂRĂ IN FUTURUM
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Exception : Le juge est libre dâoctroyer une mesure dâinstruction diffĂ©rente de celle qui a Ă©tĂ© sollicitĂ©e (arrĂȘt 3e ch.
- Juge des rĂ©fĂ©rĂ©s : Juge compĂ©tent pour statuer en urgence dans le cadre du rĂ©fĂ©rĂ© : lorsque le critĂšre de lâĂ©vidence nâest pas rempli et quâil existe une contestation sĂ©rieuse, il peut renvoyer lâaffaire Ă une audience quâil fixe au fond du droit pour accĂ©lĂ©rer la procĂ©dure.
- RĂ©fĂ©rĂ© in futurum : DĂ©bat sur le caractĂšre autonome ou non du rĂ©fĂ©rĂ© in futurum : Ni la condition dâurgence ni celle de contestation sĂ©rieuse nâest requise.
- ProcĂ©dure rapide : Câest un des atouts des rĂ©fĂ©rĂ©s que dâobtenir Ă la suite dâune procĂ©dure rapide une dĂ©cision qui va ĂȘtre immĂ©diatement susceptible dâĂȘtre appliquĂ©e.
- Ordonnance de rĂ©fĂ©rĂ© : Par principe ĂȘtre signifiĂ©e Ă la partie adverse avant de la mettre Ă exĂ©cution.
đ Points essentiels
- Le rĂ©fĂ©rĂ© in futurum relĂšve du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s, compĂ©tent pour ordonner des mesures dâinstruction lĂ©galement admissibles sur requĂȘte ou en rĂ©fĂ©rĂ©, dans le cadre de lâurgence et de lâorganisation de la suite du litige.
- Le rĂ©fĂ©rĂ© in futurum sâinscrit dans les procĂ©dures rapides (procĂ©dures prĂ©sidentielles) qui sâadaptent Ă la spĂ©cificitĂ© de certains contentieux.
- 1). La passerelle est lâhypothĂšse oĂč le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s va percevoir par exemple dans le dossier une contestation sĂ©rieuse. Sâil y a une contestation sĂ©reuse, la solution nâest plus Ă©vidente, donc le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s nâest plus compĂ©tent. Mais le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s voit quâil y a dans le dossier une urgence Ă statuer (le critĂšre de lâĂ©vidence nâest pas remplie). Alors il va pouvoir renvoyer lâaffaire Ă une audience quâil fixe au fond du droit afin dâaccĂ©lĂ©rer la procĂ©dure. Une ordonnance de rĂ©fĂ©rĂ© va emporter automatiquement saisine du tribunal au fond du droit dans le cadre dâun jour fixe. Le prĂ©sident renvoie lâaffaire Ă une date quâil fixe en veillant Ă ce que le dĂ©fendeur dispose dâun temps suffisant pour prĂ©parer sa dĂ©fense. Parmi les sources du droit processuel, une est spĂ©cifique Ă la procĂ©dure civile : la pratique du palais => un code de procĂ©dure civile ne peut pas tout anticiper, et parfois les juridictions peuvent mettre en place des rĂšgles qui ne sont pas dans le code mais qui sont pleines de bon sens et utiles. La technique de la passerelle est une technique qui a Ă©tĂ© inspirĂ©e par la pratique de certaines juridictions avant dâĂȘtre Ă©rigĂ©e dans le code = procĂ©dure Ă jour fixe = le juge fixe une date dâaudience prioritaire. SECTION 3 â LES EFFETS DE LâORDONNANCE DE RĂFĂRĂ Lâordonnance est dĂ©pourvue au principal de lâautoritĂ© de la chose jugĂ©e. Cela veut dire quâelle ne prĂ©juge pas de lâinterprĂ©tation que pourrait en donner le juge saisi au principal sâil devait ĂȘtre saisi par la suite. Le juge du principal peut tout Ă fait juger lâinverse de ce quâa jugĂ© le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s. Une partie Ă lâinstance du rĂ©fĂ©rĂ© peut saisir le juge du fond pour obtenir un jugement contraire. La jurisprudence le dit souvent, un juge des rĂ©fĂ©rĂ©s a pu constater la rĂ©siliation dâun bail, cette dĂ©cision nâa aucune autoritĂ© de chose jugĂ©e au principal, si le tribunal est saisi ultĂ©rieurement, il peut statuer au fond de maniĂšre opposĂ©e. Donc la dĂ©cision de rĂ©fĂ©rĂ©, juridiquement, est fragile. Elle lâest dâautant plus que comme il sâagit dâune dĂ©cision provisoire, lâordonnance de rĂ©fĂ©rĂ© peut ĂȘtre modifiĂ©e ou rapportĂ©e par le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s en cas de circonstances nouvelles (art.488 al.
đĄ Ă retenir
Le rĂ©fĂ©rĂ© in futurum relĂšve du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s, compĂ©tent pour ordonner des mesures dâinstruction lĂ©galement admissibles sur requĂȘte ou en rĂ©fĂ©rĂ©, dans le cadre de lâurgence et de lâorganisation de la suite du litige.
đ 4. LâAPPEL NULLITĂ Aussi appelĂ© « appel restaurĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Appel incident : = lâintimĂ© profite de lâappel principal pour demander le reliquat que le premier juge nâa pas accordĂ© (mĂȘme si il a gagnĂ© en premiĂšre instance) = droit dâinterjeter appel = rĂ©action dâun intimĂ© qui contre-attaque et demande une modification de la dĂ©cision de p
đ Points essentiels
- On pouvait donc intenter un appel nullitĂ© en cas dâexcĂšs de pouvoir, mais aussi en cas dâatteinte Ă un principe fondamental de procĂ©dure.
đĄ Ă retenir
On pouvait donc intenter un appel nullitĂ© en cas dâexcĂšs de pouvoir, mais aussi en cas dâatteinte Ă un principe fondamental de procĂ©dure.
đ 5. HYPOTHĂSES OU LâAPPEL EST IMPOSSIBLE Lorsque une autre voie de recours est ouverte par un texte
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La dĂ©cision qui ordonne une expertise : DĂ©cision soumise Ă un appel conditionnĂ© par lâautorisation du premier prĂ©sident de la cour dâappel : lâappel immĂ©diat nâest possible que pour la dĂ©cision qui « ordonne une expertise » (art.272), câest-Ă -dire une dĂ©cision qui accorde lâexpertise, et non une dĂ©cision qui statue sur une demande dâexpertise.
- La dĂ©cision qui ordonne un sursis Ă statuer : DĂ©cision soumise Ă un appel conditionnĂ© par lâautorisation du premier prĂ©sident de la cour dâappel : lâappel immĂ©diat nâest possible que pour la dĂ©cision qui ordonne un sursis Ă statuer (art.380), aprĂšs sollicitation de lâautorisation du premier prĂ©sident.
- APPEL EST IMPOSSIBLE : Lâappel est impossible en fonction de la nature de la dĂ©cision.
đ Points essentiels
- Lâappel nullitĂ© suppose que lâappel soit interdit immĂ©diatement ou Ă titre dĂ©finitif.
- La Cour de cassation a admis, dans un arrĂȘt du 09/01/2020, un recours nullitĂ© contre une ordonnance de radiation du rĂŽle faute dâexĂ©cution (art.524).
- Le CPC prĂ©voit que les mesures dâadministration judiciaire ne sont sujettes Ă aucun recours (art.537), ce qui interroge lâarticulation avec lâappel nullitĂ©.
- La jurisprudence de 2020 traite lâhypothĂšse oĂč une mesure dâadministration judiciaire est en cause : lâappel nullitĂ© peut malgrĂ© tout ĂȘtre recevable.
- Mais le problĂšme câest que lâon nâa pas de dĂ©finition de la mesure dâadministration judiciaire.
- Une expertise peut aussi ĂȘtre trĂšs coĂ»teuse.
đĄ Ă retenir
Lâappel nullitĂ© suppose que lâappel soit interdit immĂ©diatement ou Ă titre dĂ©finitif.
đ 6. LâAPPEL DIFFĂRĂ Lâinstance ne se rĂ©sout pas toujours pas un seul jugement
đ Points essentiels
- Lâinstance ne se rĂ©sout pas toujours en un seul jugement : avant la dĂ©cision finale, il peut y avoir des dĂ©cisions avant-dire droit, intermĂ©diaires ou prĂ©paratoires.
- Lâappel ne rĂ©sout pas nĂ©cessairement lâinstance par un seul jugement : lâinstance peut rester en cours malgrĂ© lâexistence dâun jugement attaquĂ©.
- LâidĂ©e dâappel diffĂ©rĂ© renvoie Ă une situation oĂč la rĂ©solution complĂšte du litige nâest pas immĂ©diatement acquise par lâappel.
- Lâappel diffĂ©rĂ© implique que la procĂ©dure dâappel sâinsĂšre dans un dĂ©roulement oĂč plusieurs dĂ©cisions peuvent intervenir avant la rĂ©solution finale.
đĄ Ă retenir
Lâappel diffĂ©rĂ© signifie que lâinstance ne se âfermeâ pas forcĂ©ment en une seule Ă©tape : les dĂ©cisions avant-dire droit ne font pas lâobjet dâun appel immĂ©diat, et leur contestation sâinsĂšre dans le moment oĂč lâon forme appel des dĂ©cisions finales sur le fond (art. 545).
đ 7. LES CONSĂQUENCES DE LâEXPIRATION DU DĂLAI DâAPPEL Lâexpiration du dĂ©lai dâappel est sanctionnĂ©e dâune fin de
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La demande en justice mĂȘme en rĂ©fĂ©rĂ© » : « la demande en justice mĂȘme en rĂ©fĂ©rĂ© » = quand on dĂ©pose sa dĂ©claration dâappel, on fait une demande en justice.
- Ou lorsque lâacte de saisine de la juridiction » : « ou lorsque lâacte de saisine de la juridiction » = la dĂ©claration dâappel / « est annulĂ©e par lâeffet dâun vice de procĂ©dure » = la dĂ©claration dâappel qui serait annulĂ©e en raison dâun vice de procĂ©dure aurait quand mĂȘme interrompu le dĂ©lai dâappel.
đ Points essentiels
- Lâexpiration du dĂ©lai dâappel est sanctionnĂ©e par une fin de non-recevoir, qui fait partie de celles devant ĂȘtre relevĂ©es dâoffice par le juge (art. 125 al. 1).
- Pas de dĂ©finition, donc lâenjeu principal est lĂ .
- La partie qui a comparu nâest plus recevable Ă exercer un recours Ă titre principal aprĂšs lâexpiration du dĂ©lai de deux ans lorsque le jugement nâa pas Ă©tĂ© notifiĂ© dans ce dĂ©lai.
- Le délai de deux ans constitue un maximum : aprÚs ce terme, la recevabilité du recours principal est exclue.
đĄ Ă retenir
Lâexpiration du dĂ©lai dâappel entraĂźne une fin de non-recevoir relevant dâoffice par le juge, ce qui rend la dĂ©cision de premiĂšre instance dĂ©finitive et exclut le pourvoi en cassation.
đ 8. LE RELEVĂ DE FORCLUSION Plus difficile Ă mettre en Ćuvre
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Conditions dâexistence : = il faut donc un intĂ©rĂȘt et parfois une qualitĂ© pour faire appel.
- Lâappelant principal peut complĂ©ter : PossibilitĂ©, dĂ©sormais prĂ©vue par le texte, pour lâappelant principal de complĂ©ter, retrancher ou rectifier, dans le dispositif des premiĂšres conclusions remises dans les dĂ©lais prĂ©vus, les chefs du dispositif du jugement critiquĂ©.
- Ceux qui en dépendent » : « ceux qui en dépendent » = Critiqué 3 chefs sur 5, finalement regret de ne pas avoir critiqué le quatriÚme = je peut essayer de démontrer que le quatriÚme chef non critiqué a un lien de dépendance avec le troisiÚme chef qui a été critiqué.
- Deux hypothĂšses :
- Le dĂ©fendeur qui nâa pas eu connaissance du jugement en temps utile.
đ Points essentiels
- Le relevé de forclusion est une tentative exceptionnelle de relevé de forclusion pour le plaideur qui a raté son délai.
- La responsabilitĂ© professionnelle de lâavocat peut ĂȘtre engagĂ©e sâil nâa pas indiquĂ© correctement le bon dĂ©lai dâappel.
- Lorsquâune partie a fait un appel tardif, et quâest relevĂ©e sa forclusion, elle doit alors rĂ©itĂ©rer son appel.
- Aujourdâhui, en principe, celui qui fait appel de la dĂ©cision de premiĂšre instance, comme elle bĂ©nĂ©fice de lâexĂ©cution provisoire, il doit exĂ©cuter la dĂ©cision de premiĂšre instance.
- Le relevé de forclusion est une stratégie permettant de sauver un appel tardif.
- Lâappel tardif est en principe irrecevable et rend la dĂ©cision de premiĂšre instance dĂ©finitive.
- Il nâest pas possible de faire un pourvoi en cassation contre la dĂ©cision devenue dĂ©finitive par lâirrecevabilitĂ© de lâappel tardif.
đĄ Ă retenir
Le relevé de forclusion est une tentative exceptionnelle de relevé de forclusion pour le plaideur qui a raté son délai.
đ 9. UNE DĂVOLUTION DĂPASSANT LE CADRE DE LA PREMIĂRE INSTANCE En France, on a choisit que lâappel soit une voie
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Exemple : Illustration non fournie dans lâextrait.
- La procĂ©dure Ă bref dĂ©lai : Sous-division de la procĂ©dure dâappel avec reprĂ©sentation obligatoire correspondant au circuit court.
- Art.908 : = le dĂ©lai de trois mois pour conclure de lâappelant Ă la suite de sa dĂ©claration de lâappel.
đ Points essentiels
- => Le litige nâest pas figĂ© entre la premiĂšre instance et lâappel.
- Il est possible, en premiĂšre instance, dâinvoquer un moyen et dâinvoquer en appel un moyen totalement contraire.
đĄ Ă retenir
=> Le litige nâest pas figĂ© entre la premiĂšre instance et lâappel.
đ 10. LâINSTRUCTION CONFIĂE A UN CONSEILLER DE LA MISE EN ĂTAT
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Ătat dâĂȘtre : Le CME examine lâaffaire afin de savoir sâil estime quâelle est en Ă©tat dâĂȘtre jugĂ©e.
đĄ Ă retenir
đ 11. LA JURIDICTION DU CME a) SA COMPĂTENCE Le CME est susceptible de rendre des ordonnances qui sont parfois provisoires ou
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Ordonnances du CME : Il a donc fallu mettre en place un recours contre certaines ordonnances du CME b) LE RECOURS CONTRE LES ORDONNANCES DU CME A lâintĂ©rieur mĂȘme de la procĂ©dure dâappel, un recours interne est ouvert concernant certaines ordonnances.
đ Points essentiels
- Le CME est susceptible de rendre des ordonnances.
- Lâart.913-6 indique que, parmi les ordonnances, celles qui ont autoritĂ© de chose jugĂ©e, la dĂ©cision du CME peut sâavĂ©rer dĂ©terminante pour la suite de la procĂ©dure.
đĄ Ă retenir
Le CME est susceptible de rendre des ordonnances.
đ 12. LE CARACTĂRE DĂTERMINANT DE LA CAUSE On ne peut pas modifier les dĂ©cisions de justice pour tout et nâimporte quoi
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ArrĂȘt de cassation : La cassation peut ĂȘtre totale ou partielle.
- Erreur du juge : Erreur invoquĂ©e au soutien du recours en rĂ©vision, devant ĂȘtre dĂ©terminante quant Ă lâissue du litige ou quant Ă la prise de dĂ©cision.
- Fraude dâune partie : Cause de rĂ©vision lorsque, aprĂšs le jugement, il se rĂ©vĂšle que la dĂ©cision a Ă©tĂ© surprise par la fraude de lâautre partie au profit de laquelle elle a Ă©tĂ© rendue.
đ Points essentiels
- Exemple de dĂ©terminance : la dissimulation dâun patrimoine immobilier par une Ă©pouse dans le cadre dâune instance en divorce influence la fixation de la prestation compensatoire.
- On ne peut pas modifier les dĂ©cisions de justice pour tout et nâimporte quoi : il faut dĂ©montrer une erreur du juge.
- Il doit ĂȘtre accompagnĂ© de manĆuvres pour dissimuler la vĂ©ritĂ©. AprĂšs un acquiescement Ă un jugement de divorce, qui fixe au profit de lâĂ©pouse une prestation compensatoire, elle dĂ©couvre la fraude de son mari qui a abouti Ă une minoration du montant de celle-ci. Elle cherche Ă faire un recours en rĂ©vision pour avoir une prestation compensatoire plus Ă©levĂ©e, du fait de la fraude de son mari. Mais le juge du fond dĂ©clare sa demande irrecevable. Elle a acquiescĂ© au jugement de premiĂšre instance = elle est dâaccord, pas simple de remettre en cause un jugement sur lequel on a donnĂ© son approbation. Pour le juge du fond, avant dâexercer le recours en rĂ©vision, elle doit dâabord faire annuler son acquiescement en utilisant les vices du consentement. Ensuite, elle pourra exercer son recours en rĂ©vision, dans un second temps. Mais la Cour de cassation estime que le recours en rĂ©vision est directement recevable sans passer par lâannulation de lâacquiescement prĂ©alable. - Le recours en rĂ©vision est ouvert si depuis le jugement il a Ă©tĂ© recouvrĂ© des piĂšces dĂ©cisives qui avaient Ă©tĂ© retenues par le fait dâune autre partie (« recouvrer » = dĂ©couvert). La Cour de cassation estime que derniĂšre cette notion de « piĂšces » il peut y avoir un peu de tout. En revanche, la piĂšce dĂ©couverte ne doit pas ĂȘtre anodine, elle doit ĂȘtre dĂ©cisive. La rĂ©tention doit en principe Ă©maner de la partie qui a gagnĂ© le procĂšs, mais peut aussi Ă©maner dâun tiers si on arrive Ă dĂ©montrer une complicitĂ© entre le tiers et la personne qui a gagnĂ© le procĂšs. Le rĂ©tention / la garde de la piĂšce dĂ©cisive doit avoir Ă©tĂ© volontaire. Si câest dĂ©libĂ©rĂ©ment que lâon garde une piĂšce dĂ©cisive, la rĂ©tention est volontaire.
đĄ Ă retenir
Exemple de dĂ©terminance : la dissimulation dâun patrimoine immobilier par une Ă©pouse dans le cadre dâune instance en divorce influence la fixation de la prestation compensatoire.
𧩠Compléments de couverture
- En référé, lorsque les débats sont renvoyés à une audience ultérieure, le juge peut organiser les échanges entre les parties comparantes aprÚs avoir recueilli leur avis, notamment en fixant les conditions de communication des prétentions, moyens et piÚces.
- En rĂ©fĂ©rĂ©, les parties peuvent se rĂ©fĂ©rer aux prĂ©tentions et moyens quâelles auraient formulĂ©s par Ă©crit.
- Lâappel nullitĂ© a Ă©tĂ© créé Ă lâorigine pour corriger un « vice grave ».
- Lâappel est impossible lorsquâune autre voie de recours est ouverte par un texte, notamment dans les cas de requĂȘtes en rectification et de certaines dĂ©cisions du juge commissaire devant le TdeC.
- Le texte prĂ©cise un seuil chiffrĂ© : lâappel est impossible lorsque le taux du ressort nâest pas dĂ©passĂ© (5 000 euros), et dans ce cas seule la cassation est ouverte.
- Le relÚvement du taux du ressort de 5 000 à 10 000 euros est mentionné comme un « projet Rivage », mais avec un décret repoussé.
- Les fins de non-recevoir liĂ©es Ă lâexpiration du dĂ©lai dâappel doivent ĂȘtre relevĂ©es dâoffice lorsquâelles ont un caractĂšre dâordre public, notamment lorsquâelles rĂ©sultent de lâinobservation des dĂ©lais des voies de recours ou de lâabsence dâouverture dâune voie de recours.
- Le dĂ©cret du 29/12/2023 indique que les magistrats instructeurs sont compĂ©tents pour relever dâoffice ces fins de non-recevoir.
- Avant la rĂ©forme de 2023, le texte prĂ©voyait que le CME examinait lâaffaire dans « les 15 jours ».
- Pour saisir le CME, il faut lui adresser des conclusions « spécialement adressées » ; si elles ne le sont pas, elles sont « irrecevables ».
- Vette idĂ©e a pourtant Ă©tĂ©t remise en cause : si les apprĂ©ciations portĂ©es par la Cour ne sont pas conformes au droit de lâUE, il est possible de resaisir la Cour (arrĂȘt 1e ch.
- TITRE 1 â LES VOIES DE RECOURS ORDINAIRES CHAPITRE 1 â LâAPPEL Des 5 voies de recours, lâappel est la plus utilisĂ©e.
- TITRE II â LES PROCĂDURES ORALES Avant que nâintervienne le dĂ©cret du 01/10/2010, il fallait estimer quâil y avait autant de procĂ©dures orales que de juridictions spĂ©cialisĂ©es.
- SECTION 2 â LA PROCĂDURE SUR TIERCE OPPOSITION La tierce opposition peut ĂȘtre faite Ă titre principal ou Ă titre incident, dans le cadre dâune instance autonome ou dans le cadre dâune instance de la en cours.
- SECTION 3 â LES SUITES DE LâARRĂT DE CASSATION La Cour de cassation est la plus haute de toutes les juridictions, on peut donc imaginer quâĂ la suite dâun pourvoi il ne se passe plus rien, ce nâest pas le cas.
- SECTION 2 â LE RENVOI A UN JUGE SPĂCIALISĂ Devant le TJ, câest le juge de la mise en Ă©tat.
- SECTION 3 â LE CALENDRIER DE PROCĂDURE Autrefois, on parlait de « contrat de procĂ©dure » ou de « calendrier de mise en Ă©tat ».
- PARTIE II â LES VOIES DE RECOURS Le jugement est un acte authentique rendu au nom du peuple français, on ne peut donc pas le remettre en cause nâimporte comment.
đ Tableaux de SynthĂšse
| ThÚme | RÚgle / idée clé | Conditions / précisions |
|---|
| RĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral (urgence) | Lâurgence est une condition commune | En rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral, il faut toujours dĂ©montrer une urgence ; notion floue apprĂ©ciĂ©e concrĂštement et casuistiquement ; le juge doit percevoir lâurgence dans le dossier pour statuer ; la dĂ©cision doit en faire apparaĂźtre le contrĂŽle par le juge du fond |
| Urgence + diffĂ©rend | DiffĂ©rend entre les parties | Il y a toujours un diffĂ©rend entre les parties ; la condition dâurgence doit coexister avec lâexistence dâun diffĂ©rend lorsque le juge statue en rĂ©fĂ©rĂ© |
| RĂ©fĂ©rĂ© in futurum | DĂ©bat sur lâautonomie | Ni la condition dâurgence ni celle de contestation sĂ©rieuse nâest requise ; relĂšve du juge des rĂ©fĂ©rĂ©s ; mesures dâinstruction lĂ©galement admissibles sur requĂȘte ou en rĂ©fĂ©rĂ©, dans le cadre de lâurgence et de lâorganisation de la suite du litige |
| Appel nullitĂ© (idĂ©e gĂ©nĂ©rale) | Lâappel nullitĂ© suppose un appel interdit immĂ©diatement ou Ă titre dĂ©finitif | Lâappel est impossible en fonction de la nature de la dĂ©cision ; lâappel nullitĂ© suppose que lâappel soit interdit immĂ©diatement ou Ă titre dĂ©finitif |
| ThÚme | Cas / mécanisme mentionné | Effet / conséquence |
|---|
| Injonction de faire (procĂ©dure) | ProcĂ©dure prĂ©vue aux articles 1425-1 et suivants | PrĂ©sentĂ©e comme plus simple Ă mettre en Ćuvre que la procĂ©dure de rĂ©fĂ©rĂ© injonction ; utilisĂ©e lorsque cette procĂ©dure est possible |
| Contestation sĂ©rieuse (mesures) | Mesures malgrĂ© contestation sĂ©rieuse | Le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s peut prescrire des mesures conservatoires ou de remise en Ă©tat en prĂ©sence dâune contestation sĂ©rieuse pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite |
| Passerelle (renvoi) | Contestation sĂ©rieuse = solution non Ă©vidente | Si contestation sĂ©rieuse : critĂšre de lâĂ©vidence non rempli ; le juge peut renvoyer Ă une audience fixĂ©e au fond du droit pour accĂ©lĂ©rer la procĂ©dure |
| Appel immĂ©diat conditionnĂ© (expertise / sursis) | DĂ©cisions soumises Ă autorisation du premier prĂ©sident | Appel immĂ©diat possible seulement pour la dĂ©cision qui « ordonne une expertise » (art.272) et seulement pour la dĂ©cision qui ordonne un sursis Ă statuer (art.380), aprĂšs sollicitation de lâautorisation |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confondre âurgenceâ (rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral) avec une notion abstraite : elle est dite floue et apprĂ©ciĂ©e concrĂštement et casuistiquement, au moment oĂč le juge statue.
- Oublier que le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s doit âpercevoirâ lâurgence dans le dossier : sans perception/contrĂŽle visible, la dĂ©cision ne respecte pas lâexigence dĂ©crite.
- Croire que âurgenceâ suffit toujours : en prĂ©sence dâun diffĂ©rend entre les parties, il faut que lâurgence coexiste avec cette rĂ©alitĂ© du diffĂ©rend.
- Penser que contestation sĂ©rieuse empĂȘche toute mesure : au contraire, le juge peut prescrire des mesures conservatoires/remise en Ă©tat pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite.
- Confondre référé in futurum avec les autres référés sur les conditions : ici, ni urgence ni contestation sérieuse ne sont requises.
- Se tromper sur âappel immĂ©diatâ : pour expertise/sursis, lâappel immĂ©diat nâest possible que dans les cas prĂ©cisĂ©s (dĂ©cision qui ordonne lâexpertise / ordonne le sursis), sous autorisation du premier prĂ©sident.
- MĂ©langer âfin de non-recevoirâ et âdĂ©finitionâ : lâexpiration du dĂ©lai dâappel est sanctionnĂ©e par une fin de non-recevoir relevĂ©e dâoffice par le juge.
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Checklist Examen
- En rĂ©fĂ©rĂ© gĂ©nĂ©ral : savoir que lâurgence est une condition commune et quâelle doit ĂȘtre dĂ©montrĂ©e.
- Savoir expliquer comment lâurgence est apprĂ©ciĂ©e : concrĂštement et casuistiquement selon les intĂ©rĂȘts propres au dossier.
- Savoir rappeler que le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s doit percevoir lâurgence dans le dossier pour pouvoir statuer.
- Savoir que la décision doit faire apparaßtre le contrÎle par le juge du fond.
- Savoir articuler urgence et existence dâun diffĂ©rend entre les parties (diffĂ©rend qui doit coexister avec lâurgence).
- Savoir distinguer âexistence de lâobligationâ (injonction) et âabsence de contestation sĂ©rieuseâ (injonction en rĂ©fĂ©rĂ© injonction).
- Savoir que, mĂȘme avec contestation sĂ©rieuse, des mesures conservatoires/remise en Ă©tat peuvent ĂȘtre ordonnĂ©es pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite.
- Savoir dĂ©crire la âpasserelleâ : contestation sĂ©rieuse â critĂšre de lâĂ©vidence non rempli â renvoi Ă une audience fixĂ©e au fond du droit pour accĂ©lĂ©rer la procĂ©dure.
- Savoir caractĂ©riser le rĂ©fĂ©rĂ© in futurum : ni urgence ni contestation sĂ©rieuse requises ; mesures dâinstruction lĂ©galement admissibles dans le cadre dĂ©crit.
- Pour âhypothĂšses oĂč lâappel est impossibleâ : retenir que cela dĂ©pend de la nature de la dĂ©cision et que lâappel nullitĂ© suppose un appel interdit immĂ©diatement ou Ă titre dĂ©finitif.
- Pour les dĂ©cisions soumises Ă autorisation du premier prĂ©sident : maĂźtriser les deux cas citĂ©s (dĂ©cision qui ordonne une expertise â art.272 ; dĂ©cision qui ordonne un sursis Ă statuer â art.380).
- VĂ©rifier que tu sais dire ce qui sanctionne lâexpiration du dĂ©lai dâappel : une fin de non-recevoir relevĂ©e dâoffice par le juge (art. 125 al. 1).
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